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vendredi 25 novembre 2022

Un triumvirat à la manœuvre pour accélérer la chute de France Télés !

Un triumvirat à la manœuvre pour accélérer la chute de France Télés !   

Un peu à la mode du péplum américain « La chute de l’Empire romain », la proconsule ernottienne vient d’être priée d’accélérer sa campagne de démantèlement visant le groupe de télés public dont certains rêvent tout simplement de disparition!

Celle que beaucoup surnomment aujourd’hui « le bras armé d’Alexis Kohler » va donc devoir avec son centurion de circonstance, mettre les bouchées doubles pour tenir les promesses faites en haut lieux, histoire de précipiter très vite à présent la chute programmée de France Télévisions.   

Même si Alexandre, le récent successeur de Laurentus 1er avait estimé ne pas devoir changer de Tempo avant 2023 voire 2024, l’incurie romaine au pouvoir en a décidé autrement.

Avant fin décembre 2022, il faudra qu’un CSE central se tienne et acte les grandes lignes du projet de démantèlement de l’Information régionale destructeur d’emplois que la propagande présente comme « une chance éditoriale et organisationnelle positive » et que certains bonimenteurs de ce monde à vomir de l’entre- soi, tentent de vendre le plus fallacieusement qui soit comme une parade aux  « velléités politiques de ceux qui veulent privatiser ou faire disparaître l’audiovisuel public donc France Télévisions, en cas de victoire en 2027 » alors que c’est déjà le cas et qu’ils sont à la manœuvre !

Il faut aller très vite et taper tous azimuts pour plaire à Rome comme le dénonçait si justement les scribes du SNJ (*)

« Pas le temps de souffler pour les salariés et pour les O.S : la direction a décidé de donner un coup d’accélérateur à Tempo. Un CSE central extraordinaire sur ce seul dossier était prévu initialement début décembre et un point à l’ordre du jour du CSE Siège ce même mois. Ce calendrier semble chamboulé pour des raisons d’organisation mais pour autant le rouleau compresseur continue sa route, et tout cela n’est que partie remise ! L’équipe projet sillonne le réseau France 3 pour distiller sa bonne parole et convaincre les salariés d’adhérer à ce big bang de l’info et les chiffres tombent : Tempo touchera 4000 salariés de l’entreprise, soit près de la moitié des effectifs de France Télévisions. Pas de panique : tout le monde y trouvera son compte, , nous dit-on et personne ne sera laissé sur le bord de la route. [Ben voyons, ndlr]

Surtout, tous les salariés de la rédaction nationale pourront travailler sur les 13H et les 20H et même avoir le temps de traiter les sujets. Le pire cacherait donc le meilleur ? Quelle arnaque. En plus, il n’y aura pas, nous assure le nouveau directeur de l’information, une « aristocratie » des ex-France 2 au détriment des ex-France 3. Plus de casting ? Alors qu’il n’existait pas, nous disait-on il y a encore peu ? Nous voilà rassurés... ou pas ! L’argument ultime pour nous convaincre : Tempo serait le seul moyen de préserver France 3, face aux velléités politiques de ceux qui veulent privatiser ou faire disparaître l’audiovisuel public et donc France Télévisions, en cas de victoire en 2027. Le cynisme dans toute sa splendeur. Un argument surprenant et surtout incohérent.

Caricature de plus, selon la direction, Tempo serait même une opportunité pour tous les salariés du national car nous pourrons tout autant faire du France Info que du « desk » pour les régions, du reportage pour France 2, des papiers sur le web. Bref, la transversalité et les nouveaux métiers sont au cœur du projet. Il n’y aura plus de spécialité et sans doute une meilleure qualité de vie au travail pendant que nous y sommes ? Nous disons une nouvelle fois NON, NON et NON à Tempo qui détruira deux éditions historiques de France 3 aux audiences très fortes. Des rendez-vous emblématiques d’une information pluraliste qui seraient ainsi sacrifiés sur l’autel des réductions budgétaires et d’une fausse régionalisation sans ambition et sans moyens supplémentaires ! C’est d’ailleurs ce que les militants du SNJ ont rappelé à l’issue de leur Assemblée Générale annuelle. Journalistes du réseau régional, ultramarin et de la rédaction nationale sont unis contre ce projet. La présidence a lancé le compte à rebours, un lent supplice dont on mesurera bientôt les dégâts mais il sera déjà trop tard, comme pour le projet de transfert des émissions de France Télévisions SA vers France Télévisions Studio. Nous adressons un message clair à madame Ernotte. Tempo, ce n’est pas le sens de l’histoire. Le SNJ se battra jusqu’au bout, pour faire échouer votre projet funeste ».

Bing…voilà qui est bien dit !

(*)

Au cas où le message jupiterien de forme, ne paraîtrait pas assez volontaire, « la dame qui pique » (en  référence au rôle d’infirmière qu’elle tient dans « Un si grand soleil »)  en a encore sous le coude... de quoi faire oublier son bilan catastrophique, plus particulièrement  le dernier dont la présentation est loin de faire rire Bercy

Il y a par exemple l’accord relatif à son projet Campus (déménagement des emprises parisiennes) qu’elle a fait signer à quatre syndicats, pour lequel elle fait nommer en toute hâte et à la surprise générale de soi-disant experts (« 1 par CSE et/ou CSEC concernés » ) mais aussi  une commission éponyme « en charge du suivi de la mise en œuvre de la phase de microzoning » dont « la mission est d’analyser les informations fournies par la direction, de suivre le déroulement du projet et sa mise en œuvre, d’être force de propositions, et de préparer ainsi les travaux des CSE permettant le recueil des avis ». (¤)

Tout cela pour espérer faire croire aux tutelles que tout le monde adhérerait au projet – tu parles ! – et au Pouvoir que tout est sur les rails afin que la casse soit bientôt complète…tout ça sans même parler des transferts bidons et illégaux vers Le  Studio. FTV que le triumvirat voit probablement comme la meilleure solution de  solution de dégraissage et d’expulsion  à moindres coûts des quelques légions assez crédules pour sauter le pas !

  (¤)




 

jeudi 24 novembre 2022

Une idée pour l'ex-Orange: brader Salto TV avec le BLACK FRIDAY !

Une idée pour l'ex-Orange: brader Salto TV avec le BLACK FRIDAY !

Alors qu'un pacte d'actionnaires lie au minimum pour 5 ans TF1, M6 et France Télés dans Salto (*) une idée pour l'ex-Orange qui voudrait s'en débarrasser mais ne peut pas comme le blog CGC Média l'expliquait dans ses deux précédents articles (fin de post ) le BLACK FRIDAY

Quel est le PPDC entre Hidalgo et sa pote Ernotte après Arnaud N’Gatcha?

Quel est le PPDC entre Hidalgo et sa pote Ernotte après Arnaud N’Gatcha ?

Avec Arnaud N’Gatcha « adjoint à la Maire de Paris en charge de l'Europe, des relations internationales et de la francophonie » d’Anne Hidalgo mais aussi nommé par Delphine Ernotte « directeur des opérations spéciales à France Télévisions », grassement payé [plus de 100.000€/an comme le montre sa déclaration à la HATVP (cliquez ici)] par le contribuable français mais aussi parisien, le Plus Petit Dénominateur Commun entre les deux copines semble bien être: le PIPEAU.

La première sévèrement défaite à la dernière élection présidentielle (1,74% des suffrages) vient d’être épinglé par Le Canard enchaîné pour « ses promesses qui s’envolent en fumée » dans son article « Hidalgo part à la taxe » (ci-après)…

La seconde et sa propagande d’autosatisfaction continuelle à l’adresse de l’actionnaire donc l’État, les Tutelles, les politiques, la Représentation nationale, les salariés mais aussi par-dessus tout, les contribuables que le blog CGC Média renvoyait hier – documents à l’appui aux dizaines et dizaines de millions d’argent public englouti à fonds perdus dans le fiasco ernottien Salto, tout ça en maquillant les données au travers de documents comptables insincères.

En voici quelques exemples parmi tant d'autres.

Lundi dernier, alors que l’ex-Orange chantait au Figaro que « Salto atteindrait bientôt le million d’abonnés, deux ans seulement après son lancement. » ajoutant que la plateforme « fait la démonstration qu’elle avait de la valeur et aussi un avenir mais pas avec l’actionnariat tel qu’il est aujourd’hui », les documents que débusquait le blog CGC Média, montre que la quasi-totalité du propos s’avère être du PIPEAU.  

Outre le fait que Salto n’a pas publié ses comptes en 2021 le plus illégalement qui soit puisque c’est là une obligation légale, l’infirmière TV va une fois encore débiter ses salades.  

D’abord, les documents financiers qu’a fournis le blog CGC Média dans son article « La dernière incartade ernottienne qui pourrait bien finir devant la Justice en scandale d’État ! » prouvent que c’est encore du PIPEAU...ou de la FLÛTE comme l'aurait dit Emmanuel Macron !

Il suffit pour le vérifier de regarder les extraits des écrits de France Télés généralement bien enfouis dans la masse.

Tout d’abord dans ce qui est adressé aux contrôleurs d’État, à Bercy, aux administrateurs, pas une ligne sur Salto, à part pour évoquer la liquidation ou le changement de pactes d’actionnaires (¤)

« En mai 2021, les groupes TF1 et M6 ont annoncé leur entrée en négociations exclusives en vue de fusionner à l’horizon fin 2022. Cette opération est soumise à l’avis de l’ARCOM et à l’autorisation de l’Autorité de la concurrence, qui devrait rendre sa décision à l’automne 2022. La perspective d’une fusion entre les deux associés de France Télévisions au sein de Salto modifierait très substantiellement l’équilibre de gouvernance paritaire qui avait présidé au lancement de Salto.

Compte tenu des incertitudes que ce contexte fait peser sur la gouvernance future de Salto, des discussions ont été engagées entre France Télévisions, TF1 et M6 en vue de définir les nouveaux contours de l’actionnariat de Salto en cas de réalisation de la fusion ainsi que les modalités de contribution de France Télévisions au financement du projet dans cette perspective. Ces discussions sont toujours en cours au moment de l’arrêté de comptes 2021 ».

(¤) 

Toujours du PIPEAU donc au regard  des termes du pacte d'actionnaires qui lie au minimum pour 5 ans TF1, M6 et France Télés. (ci-après)

Ensuite, il est inutile de chercher des références chiffrées, France Télés a trouvé la feinte. Il n’est question que de « la filiale France Télévisions SVOD » – formule choisie pour masquer les pertes abyssales cumulées de Salto qui représente des dizaines de millions d’euros d’argent public – et gloser sur le fait que « Salto n’est pas accessible sur de nombreux supports ».

Ce sont les comptes publiés en 2021 par TF1  qui déteint 33,33 % des parts dans Salto (à égalité avec M6 et FTV) qui déclare une perte de 28,6 millions d’euros pour ce 1/3 que comptabilise le groupe de télé privé. (ci-après)

On est donc probablement au-delà des 180 millions de pertes qu’affiche Les Echos pour Salto, cette semaine.


Enfin, sur le montant des frais liés au lancement de Salto (l'échec ernottien par excellence qui a coûté une blinde aux Français), il faudra bien que quelqu'un pose la question en attendant qu'un juge le fasse: Combien ont encore coûté aux contribuables ces consultants qu'évoque globalement l'ex-Orange dans ces quelques hallucinantes lignes (ci-après) couchées ainsi sur le bilan 2020: "honoraires consécutifs aux différents accords et partenariats, suivi des négociations sur le volet de la concurrence, suivi des contentieux, honoraires des experts, coût de la fiducie (pour le suivi des flux financiers au titre de la distribution), etc..."

Les Français sont en droit de savoir quels sont tous ces gens et toutes ces boites que le tandem Sitbon-Gomez/Ernotte français a sélectionné pour conduire à la catastrophe annoncée ?!
Le blog CGC Média pose Officiellement  la question au Pouvoir qui s'agissant des deniers publics, n'aurait jamais dû fermer les yeux.

Pourquoi l'ex-dircab arrive-t-il à ce stade? 

Parce qu'après la démission du premier président de cette « filiale SVOD » de circonstance, c'est Sitbon-Gomez qui prenait la place ! 















mercredi 23 novembre 2022

La dernière incartade ernottienne qui pourrait bien finir devant la Justice en scandale d’État !

La dernière incartade ernottienne qui pourrait bien finir devant la Justice en scandale d’État  !

Combien de fois, le blog CGC Média aura-t-il dénoncé ce mariage de la carpe et des lapins dont Ernotte se vante depuis 2018 d’être à l’origine et qui aura coûté des dizaines de millions d’euros aux contribuables sans que l’État n’y trouve à redire ?!

Le 21 novembre dernier, dans son article « TF1 et M6 pourraient "revendre la plateforme vidéo Salto ou la fermer" et Ernotte dans tout ça, elle part quand ? », nous citions Le Figaro de ce week-end (*) dans un article signé Caroline Sallé « TF1 et M6 se retirent de la plateforme Salto » qui parlait d’une fermeture ou d’une cession « Les deux groupes, ainsi que France Télévisions, pourraient revendre la plateforme vidéo. Ou la fermer ».

La semaine précédente, le blog CGC Média dans son papier « France Télés : Comment flouer le Conseil d'Administration et ses  administrateurs, la Représentation nationale, les représentants des salariés, les politiques, le gouvernement et les Français !? », rappelait les procédures judiciaires adaptées en cas pour des dirigeants pour présentation de comptes annuels infidèles et ce malgré le fait que les comptes de la société aient été certifiés par un commissaire aux comptes, et les sanctions pénales encourues que la Cour de cassation a consacré de façon de façon jurisprudentielle.

Ainsi, la simple soumission de documents comptables inexacts peut donner lieu à une poursuite pénale des dirigeants de toute société qui ne donne pas une image fidèle, au regard des règles comptables de régularité, de sincérité et de prudence. 

Autrement dit, en masquant volontairement les pertes de la plateforme des comptes du groupe public de télévision comme de l’entreprise France Télés dans un foutras dénommé SVOD, afin de faire croire à un soi-disant équilibre avec une mention aussi petite que celle des polices d’assurances « hors éléments non récurrents liés à Salto », c’est bien ce à quoi cela correspond.

LE PLUS GRAVE C'EST QUE POUR FTV, IL S'AGIT D'ARGENT PUBLIC. 

Voici comment l'infirmière TV communiquait sa propagande en mars dernier : "Le C.A. salue (rait ) l'effort budgétaire accompli et ce alors même que France Télés précise pour la première fois : hors éléments non récurrents liés à SALTO pour un résultat d'exploitation du groupe de 9,5M€ " !

 

En 2020, Salto publiera pour la dernière fois ses comptes pour un chiffre d’affaires de 250.000 € face à des pertes incroyables qui s’élèvent à plus de 30 millions d’euros. (¤)

Pourquoi en 2021, les comptes n’ont-ils pas été publiés, en totale infraction d’ailleurs avec la loi ?

(¤)


Parce que les pertes sont abyssales comme le révèle l’article publié lundi dans Les Échos « La plateforme de streaming Salto est à vendre » (*) s’interrogeant devant un tel désastre : « Quel acheteur ? » avant d’ajouter « Salto qui n’a pas encore de modèle économique stable, dégage autour de 50 à 60 millions d’euros de revenus et 180 millions de pertes brutes pour ses actionnaires (avant les recettes pour la distribution et les programmes versées par Salto).» 

(*)

Déficit probablement en-dessous de la réalité depuis l’origine de Salto qu’Ernotte se vante d’avoir inventé 2018 que corroborent les comptes 2021, publiés eux, qui affichent pour cette filiale que déteint TF1 avec 33,33 % des parts (à égalité avec M6 et FTV) une perte de 28,6 millions d’euros pour ce 1/3 des pertes que comptabilise le groupe de télé privé. (ci-après)



Cela sans compter les indemnités qu’il faudra débourser pour licencier l’ensemble des personnels qui ont été depuis ces dernière années affiliés à la plateforme dans l’objectif de sa fermeture !

Ce n’est donc pas là un épiphénomène comme certains acteurs publics de cette inadmissible opération le prétendent mais bel et bien un scandale d’État dont l’ex-Orange est la première responsable et dans lequel l’actionnaire est parallèlement mouillé…

mardi 22 novembre 2022

Viré de son poste début octobre, Laurent Guimier devrait se voir confier une émission (rien à voir avec l’Info) !

Viré de son poste début octobre, Laurent Guimier devrait se voir confier une émission (rien à voir avec l’Info) !

En septembre dernier, quelques jours avant d’être dégagé, Laurent Guimier s’offrait une pleine page dans Le Parisien (*) redisant à Benjamin Meffre « être très heureux à France Télévisions » et ajourant  « ne pas être candidat à la présidence de Radio France ? ».

Le co-présentateur avec Léa Salamé d’"Élysée 2022", l'émission politique de France 2 la saison dernière, était remplacé par Alexandre Kara lui-même sorti de l’info pour atterrir aux programmes comme directeur délégué.

Aujourd’hui, l’ex-patron de l’Info sorti de son poste d’un claquement de doigt par l’infirmière TV, devrait se voir confier une émission…qui n’aurait quasiment rien à voir avec le secteur dont il était dégagé.

L’ex-Orange et son ex-dircab auraient même finalisé le deal, l’intéressé ne cachant pas sa satisfaction de revenir à l’antenne !

(*)


L’ex-Orange disjoncte dans son titre de Droite traditionnel !

L’ex-Orange disjoncte dans son titre de Droite traditionnel !

Il n’y a plus d'adjectifs pour qualifier l’hallucinante propagande à laquelle se livre depuis l’été 2015, l’infirmière TV qui annonce dans Le Figaro – sa courroie de transmission attitrée, à Droite toute ! – avoir fait « des efforts financiers drastiques depuis dix ans » (sic)

Parachutée à l’été 2015 dans les conditions invraisemblables que tout un chacun connait à présent, elle raconte au titre de presse que « La baisse des coûts ne peut pas être le seul horizon de France Télévisions »   après « les efforts financiers drastiques qu’elle fait depuis dix ans »…

et ce alors même que nous sommes en 2022, soit 7 ans de calvaire seulement que subissent au quotidien les salariés consternés (c’est déjà énorme) et non 10 ans comme elle le chante !

A partir de là, chacun imagine aisément la teneur du pathétique exercice d’autosatisfaction auquel se livre « la dame de chez Suez » mais aussi au dézingage de l’État actionnaire auquel elle revient perpétuellement, donnant entre autres systématiquement des cours d’économie au gouvernement « Rapporté au PIB ou à la population, le coût du service public français se classe plutôt dans la moyenne basse en Europe, au quatorzième rang pour être précise. La BBC a un budget de 50 % supérieur au nôtre. L’audiovisuel public allemand est deux fois mieux financé. En réalité, la vraie question est politique : avons-nous besoin d’un audiovisuel public fort ? Oui ou non »Allez, répondez Emmanuel Macron !!  

Après avoir tenté le vain enfumage de la Représentation nationale avec ses lamentations devant la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationalemercredi 26 octobre, expliquant sans rire qu’il manquait 45M€ au budget 2023 pour France Télés, elle continue de s’envoyer des fleurs (1) et de s’inventer un monde totalement déconnecté de la réalité, ressassant à l’envi la nécessité de contrer les Gafam (probablement avec Salto, son méga fiasco) (2) ou encore sa supposée mobilisation contre la désinformation (3), sans oublier son offre de service  visant la tête d’un audiovisuel public fusionné. (4)

Extraits

(1) « Un rapport de l’IGF paru cet été a démontré que l’entreprise « coûtait » 560 millions d’euros de moins à la collectivité qu’en 2009. Sur ces quatre dernières années, ce sont 400 millions d’euros que nous avons économisés. Nous avons tenu tous nos engagements, réformé l’entreprise, tout en faisant de France Télévisions le premier média de France en audience. Au global, l’effort de productivité est majeur. De l’ordre de 20 % en dix ans : 15 % liés à la baisse des effectifs et 5 % à la réallocation de budgets pour de nouveaux projets, comme le lancement de France info ou le doublement de nos investissements sur le numérique. Je connais peu d’entreprises publiques à qui il aura été demandé autant d’efforts. Il y a dix ans, France Télévisions comptait 10 500 collaborateurs. Nous passerons cette année sous la barre des 9 000. Je pense sincèrement qu’à mission et périmètre constants, nous sommes arrivés à la limite. La baisse des coûts ne peut pas être le seul horizon de France Télévisions. » tartine Ernotte.

(2) « Salto atteindra bientôt le million d’abonnés, deux ans seulement après son lancement. Il a fait la démonstration qu’il avait de la valeur. Salto a un avenir, mais pas avec l’actionnariat tel qu’il est aujourd’hui. Si demain il trouve un acquéreur, je n’aurai aucun problème à y laisser nos contenus. » débite-elle encore alors que la messe est visiblement dite pour l’arrêt de la plateforme.

(3) « Le monde a beaucoup changé. Il y a cinq ans, on pensait que les vieux médias allaient mourir, que nous allions tous être « netflixés » ou « twitterisés ». On se disait aussi que les Gafam, nés sous le soleil de la côte ouest des États-Unis étaient dirigés par des progressistes. Que les réseaux sociaux étaient synonymes de liberté et de démocratie. Regardez ce qui se passe aujourd’hui. La bascule est complète. Elon Musk dit placer sur un même plan l’information d’un journaliste que n’importe quel tweet. Le réseau social chinois TikTok collecte à grande échelle les données personnelles de nos enfants. Cela pose même la question de rester sur ces réseaux… » professe-t-elle.

(4) « Demain, l’audiovisuel public sera beaucoup plus fort s’il est regroupé au sein d’une même appli. Nous pourrions aussi aller plus loin sur Franceinfo, ou en proximité entre France 3 et France Bleu. Le lancement de notre plateforme commune « ICI » est une première étape importante…La fusion permettrait d’être plus fort, mais aussi plus économe de l’argent public ? » raconte-t-elle, enchainant « Six entreprises, six directeurs financiers et DRH, six investissements numériques identiques… oui, assurément je pense que l’on peut faire plus et mieux pour redéployer des moyens sur le cœur du réacteur…Je ne connais pas un pays européen avec six services audiovisuels publics. », affirme-t-elle encore!

Le reste est du même tonneau, lénifiant, incantatoire et totalement hors-sol !