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lundi 29 janvier 2024

Les États Généraux de l’Information (EGI)…ou comment faire croire aux Français qu’ils seraient acteurs ! Une farce....

Les États Généraux de l’Information (EGI)…ou comment faire croire aux Français qu’ils seraient acteurs ! Une farce....

Samedi 27 et dimanche 28 janvier se déroulait le premier des 2 week-ends fixés pour « débattre » (faire comme si, serait plus juste !)  dans le cadre des EGI pilotés par le secrétaire général de Reporters sans frontières Christophe DeloireLe second étant prévu les 3 et 4 février 2024.

« Les États généraux de l’information, c’est quoi ? » s’interroge sur son site le Conseil Économique Social et Environnemental (CESE) ? la troisième assemblée constitutionnelle de la République qui explique  « Les États généraux de l’information ont été lancés à l’initiative du président de la République dans l’objectif d’établir un diagnostic sur les enjeux liés à l’information et de proposer des actions concrètes.

Afin d’alimenter leurs travaux, les États généraux de l’information se fondent sur trois types de participation : la participation des professionnels, celle des chercheurs et enfin celle des citoyens.

Dans ce cadre, une consultation citoyenne en ligne a été organisée avec le Conseil économique, social et environnemental (CESE) afin de recueillir les attentes et les propositions des citoyens. Cette consultation vise à nourrir, enrichir ou inspirer les réflexions des cinq groupes de travail des États généraux de l’information.

Pour poursuivre ce travail engagé en ligne, des journées délibératives réunissant 100 citoyens tirés au sort parmi les contributeurs en ligne volontaires sont organisées au CESE les 27 et 28 janvier ainsi que les 3 et 4 février 2024. »

C’est donc dans ce cadre que la centaine de citoyennes et citoyens tirés au sort pour « réfléchir et faire des propositions autour de différents thèmes en lien avec l’information et les médias » (impact des innovations technologiques, conditions d’exercice du métier de journaliste, développement de l’éducation aux médias et à l’information, modèle économique et régulation, ingérences et manipulations …), s’est réunie…Le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils n’ont  pas dû en revenir !!

Les oreilles de Christophe Deloire ou encore Laurence Franceschini, conseillère d’État en charge du groupe 5 “Quelle régulation efficace pour les médias traditionnels comme pour les nouveaux acteurs ?” (*), n’ont pas arrêté de siffler et doivent encore siffler !

(*)





Chacun notera que c’est Thomas Huchon qui a en charge le Groupe 1 “Comment la technologie change-t-elle notre rapport à l’information ?”

Le même Thomas Huchon (le fils du socialiste Jean-Paul Huchon) qui se retrouve aujourd’hui dans une incroyable polémique avec 3 autres protagonistes Rudy ReichstadtJulien Pain et Tristan Mendès France dont  France Télévisions et son wokisme consommé beaucoup plus affairiste que conceptuel, assure les tribunes que tiennent par exemple ces derniers sur les antennes de la télé publique comme l’expliquait le blog CGC Média dans son récent article : « A quand la commission d’enquête concernant l’utilisation des fonds de la DILCRAH  et du CNC demandé par le sénateur Houpert ? » (¤)

(¤)


Une commission d’enquête concernant l’utilisation des fonds de la DILCRAH et du CNC demandée donc par le sénateur Houpert, où les intéressés sont également concernés par le clip intitulé "Les censoeurs" diffusée sur Youtube, où il est justement question des liens qui unissent certains d'entre eux avec France Télévisions et la société monopolistique de Pierre-Antoine Capton.  (ci-après)

Revenons à ce cinquième groupe qui a attiré toute notre attention. 

Parmi l’un des « citoyens » choisi pour ne faire partie, un homme de presse qui n’a pas maché ses mots et mis les pieds dans le plat dès le départ, devant un auditoire  interloqué mais néanmoins captivé.  

D'entrée de jeu, il demande "où est Bruno Lasserre le président de EGI ?" La réponse fuse "Il a été retenu pour des problèmes familiaux "

"Eh bien non", lui répond-t-il, ajoutant vos devriez lire la presse "Le haut fonctionnaire de 70 ans qui présidait le comité de pilotage indépendant des EGI depuis leur lancement en octobre 2023 a démissionné."

«Pour des raisons strictement personnelles et familiales» (dixit) mais après que le 30 novembre dernier, une juge d’instruction parisienne a ordonné un procès en correctionnelle pour complicité de harcèlement moral

Bruno Lasserre qui est également président de la Cada et ancien vice-président du Conseil d’État, doit être jugé pour pour des faits remontant à l’époque où il dirigeait l’Autorité de la concurrence(2004-2016). Son ancien subordonné à l’Autorité de la concurrence, Fabien Zivy, le sera lui pour harcèlement moral." précise Satellifacts, ajoutant "LÉlysée a annoncé  jeudi 25 janvier qu'il était remplacé par le patron d’Arte, Bruno Patino"

Il s'interroge donc "où est Bruno Patino le nouveau président de EGI ?" Réponse identique   "Il a été retenu pour des problèmes familiaux "

"Décidément, lui aussi ...Que de  problèmes familiaux" s'amuse-t-il !

Au niveau « Information »…Les États Généraux « éponymes, commencent bien ! 

Le citoyen-contribuable évoquera ensuite, la situation financière de France Télévisons particulièrement inquiétante, que l'État a dû recapitaliser par décret à la mi juin 2023 sans passer par la Représentation nationale à hauteur de presque 32M€ (#)

(#)

mais aussi

la liquidation de Salto la plateforme de replay voulue par Ernotte qui expliquait qu'elle allait concurrencer "le diable Netflix" (sic) mais qui après 2 ans et demi  d'exploitation a dû être liquidée, coûtant environ 90M€ aux contribuables et plus généralement aux Français puisque chacun d'entre eux paie aujourd'hui la note avec la suppression de la CAP (ex redevance)  et le financement via la TVA...etc...

"C'est faux" lui répondra tout de go Laurence Franceschini - qui aurait au moins dû tourner sa langue 7 fois dans sa bouche avant d'asséner une énorme contre-vérité :  "Ce n'est pas Ernotte qui a voulu Salto mais M6 et TF1"  

Il abordera ensuite la plainte que vient justement de déposer TF1 contre France Télés avant d'être une fois encore recadré par ladite conseillère d'État qui l'invitera à "passer à autre chose" et ce devant des citoyens qui se sont demandés s'ils ne servaient pas d'alibi...

Les mêmes qui ont dû écouter Christopher Baldelli l'actuel patron de Public Sénat  dans une autre commission parler de lui, de lui et encore de lui et de ses passages dans le secteur, tout en essayant de politiser l'intégralité de son propos !

Il a aussi demandé pourquoi les syndicats n'étaient pas là, expliquant qu'il avait eu certains d'entre eux, affirmant ne pas avoir été conviés ? On lui a répondu qu'ils étaient associés...

Ah bon ! 

« Information » quand tu nous tiens !…et c'est en juin prochain que le retour de ces supposés travaux -  probablement déjà pré écrit  - devrait se faire où comme Labourage et Pâturage (c'est d'actualité) étaient les deux mamelles de ce Pays,  Indépendance et Transparence le seront sûrement en matière d'Information   !!

PS : Aucun des 5 groupes n'est dédié à l'Outremer pas plus que des intervenants d'ailleurs qui en seraient issus...

Ne cherchez donc pas un groupe du style "Diversité et pluralité en matière d'information dans nos territoires hors l'Hexagone" , il n'y en a pas  ! Il y a bien 2 ou 3 participants maximum venant des DROM  mais c'est tout.

dimanche 28 janvier 2024

Ça sent la motion de défiance à France Télévisions !

Ça sent la motion de défiance à France Télévisions !

Le mercredi 24 janvier, la SDJ qui rencontrait le directeur de l’information après de nombreuses sollicitations de la part de la Rédaction nationale, a publié un compte- rendu dont le premier point :"Mise en pause » des portraits politiques à Complément d’Enquête", a fait l’effet d’une bombe.

Extrait :

"Nous souhaitions notamment avoir des précisions sur une demande de la direction de l’information formulée à la rédaction de Complément d’Enquête : l’arrêt temporaire de tout projet de portrait, sous la forme d’enquête, concernant des personnalités politiques, dès maintenant et ce jusqu'à la fin des élections européennes".

Alexandre Kara nous confirme ce « moratoire », selon ses termes. "Je ne leur ai pas demandé d’arrêter mais de ne plus lancer de portraits politiques pendant la campagne des Européennes. (…) Je demande juste une pause. Ils feront les portraits qu’ils voudront après les Européennes, donc juin".

Nous faisons part dans un premier temps de notre étonnement. Pourquoi cette décision ?

Alexandre Kara explique que certains dirigeants politiques refusent de venir (ou menacent de ne pas venir) sur nos antennes à cause des enquêtes de la rédaction, passées ou en cours.

"Notre rôle est de donner la parole à tout le monde pendant cette campagne et d’être très présents. Notre rôle c’est d’être numéro 1 sur ces élections, peu importe qui en sortira vainqueur. Et aujourd’hui on a des difficultés avec un certain nombre de candidats parce que l’on fait de l’investigation"… 

La SDJ exprime son profond désaccord vis-à-vis de cette décision et de cette stratégie. Nous le manifestons à plusieurs reprises au cours de ce rendez-vous, et indiquons notre inquiétude quant à sa perception par le public. 

Sans parvenir à infléchir la position d’Alexandre Kara : "Je soutiendrai toujours l’investigation sauf que j’ai besoin que les hommes et femmes politiques soient présents sur l’ensemble de nos éditions et sur l’ensemble de notre offre dans les prochains mois parce que sinon, je considérerais que c’est une faute de pluralisme. On va faire 4 primes sur les Européennes. Et si plus personne ne vient sur le plateau du 20h, c’est un problème pour moi [...] et ça vient en partie de l’investigation". 

Nous sommes conscients qu’il est essentiel – notamment sur le plan démocratique - de recevoir sur nos plateaux des représentants politiques de premier plan et de tous bords pendant cette campagne. Nous déplorons que certains boycottent nos émissions. Mais cet état de fait ne doit pas entraver la liberté des journalistes d'enquêter, même l’espace de quelques mois. 

La SDJ souligne que ce n’est pas la première fois que des politiques refusent de venir sur nos antennes et qu’interrompre ces enquêtes, c’est céder au chantage de celles et ceux que nos enquêtes dérangent. Nous ne pouvons accepter que le travail d’enquête (réaliser des tournages et mener des interviews par exemple) soit interrompu. Il en va de notre indépendance qui doit être permanente et ne peut être « mise en pause ».

Alexandre Kara indique que depuis qu’il est en poste, Complément d’Enquête a fait plus de portraits politiques qu’au cours des 5 dernières années : "Je n’ai jamais rien censuré. Jamais le service public n’a eu autant de liberté [...] Notre responsabilité est plus large. On doit travailler ensemble pour toute l’info ». Il précise par ailleurs que si des candidats aux Européennes sont mis en cause, il sera possible de mener et diffuser des enquêtes. Cela nous semble difficilement concevable si, dans le même temps, les enquêtes sur des personnalités politiques sont en suspens.

Nous souhaitons ici rappeler que, jusqu’à présent, grâce à la liberté éditoriale totale dont bénéficient les rédactions de France Télévisions, Complément d’Enquête avait pu réaliser des investigations sur des personnalités de tous bords politiques afin de respecter un « équilibre » : Jordan Bardella, Sophia Chikirou, Anne Hidalgo, Alexis Kohler, Edouard Philippe, Sandrine Rousseau ou Eric Zemmour…." »

« Ça sent la motion de défiance » préviennent à présent déjà plusieurs journalistes du Siège.



samedi 27 janvier 2024

Qu'est-ce que Christophe Tardieu va bien pouvoir raconter au juge d'instruction sur une soi-disant enquête externe que prétend lancer France Télés ?

Qu'est-ce que Christophe Tardieu va bien pouvoir raconter au juge d'instruction sur une soi-disant enquête externe que prétend lancer France Télés  ?

Il y a peu, le secrétaire général de FTV déclarait à Satellifacts, « France Télévisions  s’attache tous les jours à informer au plus juste, à lutter contre la désinformation, à éduquer au bon usage de l’espace informationnel. »  Rien que ça !!! La main sur le cœur et dans le blanc des yeux, évidemment !

Il n'y aura bientôt pas que la France qui soit au pied du mur  mais également celui qui le prédit et qui sera bientôt face à la Justice car Christophe Tardieu qui fait partie du quatuor avec l’ex-Orange et son ex-dircab entre autres, tous logés dans les suites luxueuses du Majestic de Cannes (*)  au frais des contribuables, n’en déplaise à ceux qui racontent que cela serait fait avec un supposé mécanisme de bartering – a cru bon de sortir une fois la langue de bois qui n’a bien évidemment aucun rapport avec la réalité et à laquelle plus personne ne croit depuis un bon moment, à commencer par l’Encadrement.

Autant de mensonges, des salades racontées au quotidien, de trous noirs ironisent certains qui renseignent sur les biais idéologiques de l’équipe de direction, celle qui se pavane, laissant une facture éditée par Le 5 étoiles d’un incroyable montant : 112.123€.

Dernière pitoyable déclaration faite au CSE central, relayé dans un compte rendu par les alliés cégétiste de l’Infirmière TV qui dit lancer « une enquête externe »  précisant pourtant que « Cette facture n’existe pas . » (¤)

Ben voyons… A part un juge d’instruction et les policiers qu’il diligente par commissions rogatoire pour enquêter dans le cadre d’une plainte, personne ne gobe cet affirmation…Il est d’ailleurs assez de déclarer ordonner « une enquête externe » tout en précisant que l’objet du (des) délits  « n’existe pas . »

C’est bien pour tout ce qui précède, que la CGC des Média a mandaté  Maître Pierre-Olivier Lambert pour le dépôt d’une plainte pénale visant plusieurs délits, entre autres et pour le moins « détournement de fonds publics et abus de confiance (le pendant d’abus de biens sociaux dans le Privé »

Il faudra probablement ajouter aux 112.123€, le total des dépenses de bouche dont tout ce petit monde a bénéficié sur place…les notes de restaurants étant à des milliers de lieues de celles des équipes envoyées pour tourner dans la période ! Ce qui rajoute au scandale.

(¤) 3ème paragraphe 


La réponse des journalistes à cet ex-inspecteur des finances proche de Xavier Bertrand ne s’est donc pas faite attendre, via un communiqué du SNJ :

Morceaux choisis :

« Nous attendons que ceux qui dirigent arrêtent de tordre la réalité en demandant aux journalistes de la rédaction nationale de mettre à l’antenne parfois une information fantasmée en cercle fermé….

Une information formatée, réductrice, parfois au-delà de la limite de la désinformation par omission. »

Le syndicat enfonce le clou : 

« A  force de rêver l’information, le cauchemar s’installe… Celui du pur fake . »

 Les accusations sont graves et portent aussi sur des conflits d’intérêts "au plus haut niveau de la pyramide" »

On est loin de l’exemplarité et très loin de l’impartialité du service public , mais tellement près  de la volonté  annoncée de Delphine Ernotte : « Nous présentons la France telle que nous la voulons  et pas comme nous la voyons » . 

Et c’est ce diktat de la mésinformation qui s’impose . 

Une idéologie qui abîme l’image du service public et fragilise gravement la crédibilité des journalistes de toutes les rédactions.

Autres exemples : les révélateurs , une cellule créée pour faire la chasse aux intox devenue un service de fourniture d’images amateurs venues des réseaux sociaux pour remplir les JT . Sans réel contrôle.

L’été dernier, ordre a été donné de ne pas présenter d’images positives de la canicule. Et la liste est longue… »

Cerise sur le gâteau, un aveu  du président de la commission déontologie de France Télévisions qui déclare faire des bonds régulièrement lorsqu’il constate des impasses dans les choix éditoriaux des journaux d’information. 

(*)


vendredi 26 janvier 2024

Le méga plan de suppressions de postes que cachait l'ex-Orange qui continue son enfumage et ses pseudo-annonces !

Le méga plan de suppressions de postes que cachait l'ex-Orange qui continue son enfumage et ses pseudo-annonces !

Du 17 au 27 janvier se déroule à Biarritz le FIPADOC, premier grand rendez-vous international du documentaire de l'année.

À cette occasion la direction de France télévisions a fait une grande annonce: Le lancement dans les semaines à venir d'une nouvelle chaîne entièrement dédiée aux documentaires. Elle s'appellera : France.tv docs

 

Quelle mascarade…Quel mépris des salariés du groupe France Télés qui viennent d’apprendre ce jour qu’ils seront sacrifiés après le JO afin d’économiser soi-disant quelques 200 millions d’euros pour d’imaginaires investissements qui correspondent, plus ou moins, au chiffre d’affaires d’un producteur omnipotent à France Télés  proche de l’infirmière TV.


Chacun imagine après le lancement de Salto qui devait selon Ernotte concurrencer Netflix et qui s’est retrouvé liquidée après seulement 2,5 ans à tirer le diable (la plateforme américaine, dixit Ernotte) par la queue et près de 90 millions d’argent public littéralement cramés, comment les Français font des bonds de joie à l’idée de  voir et revoir les documentaires de France Télévisions !

Histoire vraie ou brouillard de Com' comme « la dame du Majesctic » (*) en a  l’habitude avec des annonces singulières jamais suivies d’effets, du genre :

 

 - l’annonce d'une chaîne dédiée aux Jeux Olympiques et paralympiques qui NE VERRA JAMAIS LE JOUR 

- l’annonce du lancement de NOWU pour parler aux jeunes de l'urgence climatique et des enjeux environnementaux, aussitôt lancé, aussitôt arrêté et fermé 

- l’annonce de pré-matinales avec Radio France dès le 8 janvier 2024... pour toujours rien et aucune date prévue

- et donc l’annonce la chaîne de documentaires : dans les semaines, les mois ou les années qui viennent... Qui sait ?

La question est, en tout cas, essentielle surtout par rapport aux propos des d’Ernotte, il y a quelques jours seulement, à l’attention de ses cadres (verbatim ci-après)

Au train où vont les choses Ernotte qui chante chanson après chanson, devrait avoir quitté France Télés, bien avant !

 Verbatim: "En 2018 on avait une demande de baisser les effectifs, là on n'a pas de demande de baisser les effectifs" (sic)

PS: Pour être précis, la demande exacte n'était pas de réduire les effectifs mais de réduire la masse salariale !!


(*)