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lundi 25 mars 2024

Le procureur de la République comme la Cour des comptes avaient été saisis au printemps dernier de nouvelles irrégularités à France Médias Monde.

Le procureur de la République comme la Cour des comptes avaient été saisis au printemps dernier de nouvelles irrégularités à France Médias Monde.

Révélé la semaine dernière pas La Lettre, l’audience devant la chambre du contentieux de la Cour des comptes le 23 avril prochain, ne sera pas qu’une simple formalité (*) comme essaie de le présenter l’entreprise publique, sinon pourquoi l’instance aurait-elle déclaré :"A la suite du contrôle par la Cour des comptes de France Médias Monde, la chambre du contentieux a (...) été saisie de faits qui, après instruction, ont donné lieu à une décision de renvoi du Procureur général visant plusieurs responsables ou anciens responsables de cette société publique".

(*) Sollicité par l'AFP, FMM va même jusqu’à affirmer "Il s'agit de griefs portant sur des questions purement procédurales qui, selon nos avocats et nos propres analyses, n'ont pas entraîné de préjudice financier" assurant sans sourciller qu'"il n'est question d'aucune incrimination pour enrichissement personnel ou conflit d'intérêt".

C’est bien ce que nous allons voir car en plus de la période allant de 2013 à 2019 pour laquelle l’audience de jugement a été fixée au 23 avril dans le cadre d’une  procédure faisant  suite à un contrôle du groupe public par la Cour des comptes en 2021 portant sur la période en question, FMM semble oublier les nombreuses révélations publiées sur le blog CGC Médias depuis, annonçant plusieurs actions judiciaires à venir pour lesquelles maître Pierre-Olivier Lambert qui avait fait condamner Carolis et Millot, vient d'être mandaté.

En effet, au printemps 2023, la Cour des comptes a fait l’objet d’une saisine sur de nombreuses autres irrégularités depuis la précédente période, tout comme le Procureur de la République qui à la mi-avril enregistrait un signalement en règle, sous statut de lanceur d’alerte…pour lequel le Doyen des juges d’instruction va être sollicité.   

Les 2 instances devraient apprécier « Le communiqué de FMM » qui après plusieurs manquements aux règles, aux principes et autres dispositions légales liées à la commande publique, mettait en avant les procédures et les circuits à respecter, notamment : l’appel d’offres, l’acceptation, l’établissement du bon de commande signé par les directions concernées et enfin la livraison et l’installation…dans cet ordre, pas dans un autre !

Seule réaction alors à France Médias Monde malgré les 2 articles du Canard enchaîné (¤) virer illégalement le représentant de la CGC pensant surement que le protocole d’accord signé avec lui, les dédouanait de respecter la loi et des dispositions légales d’ordre public.

C’est d’ailleurs dans ces conditions et fort des nombreux tuyaux émanant de ce haut cadre du secteur "Mr T" (¤)  notre intarissable gorge profonde que le blog CGC Médias écrivait le 27 février « La CGC pour l'Audiovisuel va déposer plainte pour obtenir la réintégration d’un salarié protégé à FMM ».

La Cour des comptes qui pointait notamment "de nombreuses irrégularités au regard des règles de la commande publique (absence de mise en concurrence)" auxquelles l'entreprise était invitée "à mettre fin sans délai", va donc avoir du pain sur la planche comme le DTSI du groupe.

Thierry Fanchon qui va déjà devoir expliquer notamment, comme l'écrivait le blog CGC Média dans son article "Red Bee Média (partenaire de Dotscreenl’un des plus gros prestataires de FMM avec Aski-Dadevant la Justice avec France Médias Monde" comment « Quarante salariés de la société de services audiovisuels Red Bee Media, qui pour la plupart travaillent depuis une dizaine d’années à France Médias Monde (FMM), afin de demander leur intégration au groupe public »... va devoir également  s'exprimer, entre autres, sur  l'épisode des serveurs en leasing à FMM...










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dimanche 24 mars 2024

Rodolphe Saadé s’adresse aux salariés de BFMTV et RMC mais….

Rodolphe Saadé s’adresse aux salariés de BFMTV et RMC mais….

Mardi dernier,  Rodolphe Saadé le milliardaire franco-libanais à la tête de CMA CGM qui a fait l'annonce surprise, il y a peu, du rachat d’Altice Media pour 1,55 milliard d'euros en numéraire à l'homme d'affaires Patrick Drahi dont le groupe connait de sérieux problèmes à commencer par sa dette.

Présent à la séance du CSE extraordinaire, M. Saadé a indiqué espérer conclure l'opération "au mois de juin, au plus tard mi-juillet", selon des propos  par Challenges. "On est un groupe qui est une famille", avec des "valeurs très fortes", et "on souhaite que les collaborateurs qui nous rejoignent partagent ces mêmes valeurs", ajoute le magazine qui cite l’armateur.

"Je souhaite que tout le monde reste" mais pour ceux qui ne le souteraient pas, un dispositif sera mis en place début octobre après l'actualité des Jeux olympiques, dans le cadre de la clause de cession qui permet de quitter un média lors d'un changement de propriétaire mais apparemment ici avec des indemnités réduites au minimum légal pour ne pas inciter aux départs.

Rodolphe Saadé a toutefois appelé à ce que les médias du groupe n'aient pas "une attitude agressive vis-à-vis de l'actionnaire", c'est-à-dire son groupe…

Puis "questionné en fin de réunion sur la réaction qu'il aurait en cas de Une de ses médias sur un hypothétique scandale concernant CMA CGM, il a répondu: "Je ne réagirais pas bien. Et je le ferais savoir". Mais "je n'interviens pas" relate encore Challenges.

Trois jours plus tard, histoire de confirmer ses propos, les journalistes de « La Provence »  réunis en en assemblée générale votaient une grève illimitée accompagnée d'une motion de défiance envers leur direction générale,  après que le directeur de la rédaction, Aurélien Viers, a été mis à pied à cause semble-t-il d’une Une jugée anti-Macron, selon des informations révélées par La lettre et TéléramaCelui qui avait pris ses fonctions il y a un an, aurait en effet été convoqué la semaine prochaine à un entretien préalable en vue de son licenciement.


PS: Selon un communiqué du journal appartenant à Rodolphe Saadé, Aurélien Viers, mis à pied vendredi, devait reprendre ses fonctions lundi. Les syndicats, non consultés, maintiennent leur mobilisation. (source Le Monde)



samedi 23 mars 2024

Ernotte : une « erreur stratégique » mais en anglais dans le texte !

Ernotte : une « erreur stratégique » mais en anglais dans le texte !

Dans une invraisemblable confession que fait l'ex-Orange au site Series mania, l'ex-Orange a qualifié "l'effondrement de la chaîne de streaming française Salto d'« erreur stratégique »".

“We killed Salto, but from my point of view this was a strategic mistake and I hope we can overcome it and reconsider it ” chante l'ex-Orange se dédouanant ainsi de toute responsabilité et ajoutant même “A common platform is the right thing to do.” (*) 

(* traduction) "Nous avons tué Salto, mais de mon point de vue, c'était une erreur stratégique et j'espère que nous pourrons la surmonter et la reconsidérer. Une plateforme commune est la bonne chose à faire."

Kill, en anglais , c'est : TUER...Bill, c'est : FACTURE

"La dame du Majectic" (¤) aura effectivement tué les contribuables français avec cette facture de 90 millions d'euros de l'argent public pour la partie France Télés, cramés en 2 ans et demi seulement avant liquidation...mais qu'importe, totalement hors-sol, elle se dit prête à recommence estimant que la liquidation de Salto serait donc une erreur !!!

Extraits de la logorrhée ernotienne traduite pour l'occasion : 

Salto – la plateforme de  entreprise de streaming par abonnement entre France Télévisions, TF1 et M6 – a été dissoute l'année dernière après avoir échoué à attirer des abonnés dans un contexte de concurrence féroce en France, mais Ernotte-Cunci souhaite voir une autre version développée.

Lors d'un discours à Series Mania, elle a salué le futur service de streaming britannique Freely, soutenu par tous les principaux réseaux terrestres, et a appelé ses homologues français à explorer une initiative similaire. "Je peux dire que nous avons raté une opportunité", a déclaré Ernotte-Cunci. 

Plus tôt dans la journée, le patron sortant de M6, Nicolas de Tavernost, a réclamé des « mesures collectives pour développer les services de streaming » en France. Il a également fait référence à l’offre britannique Freely, qui sera bientôt lancée, en déclarant : « Les Britanniques nous ont montré la voie, mais nous avons raté une étape. »

Interrogé sur le prochain service de streaming gratuit de TF1, Ernotte-Cunci a répondu « vous pouvez faire cavalier seul ou être plus joyeux et plus forts ensemble », ajoutant que la découvrabilité devenait de plus en plus difficile et qu'une plateforme collective résoudrait ce problème...

L'infirmière TV qui compte aujourd'hui les jours avant divers écueils judiciaires, particulièrement la plainte déposée le 9 février dernier des « CHEFS DE DÉTOURNEMENT DE FONDS PUBLICS ET D’ABUS DE CONFIANCE, PRÉVUS ET RÉPRIMÉS PAR LES ARTICLES 432-15 ET 314-1 DU CODE PÉNAL » visant DELPHINE ERNOTTE-CUNCI mais aussi TOUS AUTEURS, COAUTEURS, COMPLICES et RECÉLEURS QUE L’ENQUÊTE DÉTERMINERA" après les 112.123€ dépensés au Majestic de Cannes du groupe des hôtels et casinos Barrière (*), joue presque les victimes: elle avait raison, les autres avaient tort !!

« Il serait dans notre intérêt de créer un cluster [en Europe] et d'unir nos forces pour créer des programmes ensemble », a même chanté celle qui doit croire que depuis Genève elle gouvernerait l'Europe et ce alors même que les télés du continent ZDF (Allemagne), NPO (Pays-Bas), VRT (Belgique), SVT (Suède), DR (Danemark), YLE (Finlande). ), RÚV (Islande) et NRK (Norvège) qui ont créé le groupe de commande: New 8, lancé en octobre de l'année dernière, l'ont intelligemment tenu en dehors !

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vendredi 22 mars 2024

Elle disait quoi l’infirmière TV ? Faire la chasse aux fake news avec le recul et l’analyse indispensables pour ce faire !!!

Elle disait quoi l’infirmière TV ? Faire la chasse aux fake news avec le recul et l’analyse indispensables pour ce faire !!!   

Ils ont été servis les téléspectateurs de France 2, ceux qui étaient parvenus à rester devant l’émission de Léa Salamé, samedi dernier.

« Xavier Dupont de Ligonnès n’a pas tué sa famille mais a été exfiltré par les services secrets… » a déclaré la sœur de ce dernier dans une “interview exclusive” pour le programme diffusé sur France 2.

« Non, vous n’êtes pas chez Hanouna mais chez Léa Salamé sur le service public » écrit Télérama (*)  qui n’en est pas revenu et c’est tout naturel.

(*) 

Le magazine télé poursuit « Pardon de vous poser la question très clairement, se permet Léa Salamé. Les cinq corps retrouvés enterrés dans le jardin, c’est les corps de qui ? C’est une mise en scène », assure l’invitée.

Bienvenue sur France 2 où, ce samedi soir, le talk-show Quelle époque ! revient sur l’affaire Xavier Dupont de Ligonnès, « la plus mystérieuse, la plus terrifiante, la plus fascinante de ces dernières années ».

Léa Salamé rappelle la découverte des corps de la femme et des quatre enfants sous la terrasse. « Une hystérie collective s’empare de la France. Tout le monde ne parle que de l’affaire, chacun a son avis, les réseaux sociaux s’en mêlent …. »

Vive le recul, l’analyse indispensable et la  rigueur journalistique que l’ex-Orange met à toutes les sauces avec le slogan commun à la radio et à la télé « l’info juste,  pas juste l’info »

Pour Christine Dupont de Ligonnès, "C'est important, oui, de restaurer, le vrai visage de son frère !"

Grâce à la télé publique et à France 2, cette restauration étant faite…il y a maintenant  plein d’autres chantiers pour redorer le blason de quelques tueurs par ci, par-là !



Frédéric Mitterrand s’en est allé rejoindre Sylvain Augier à quelques jours d’intervalle.

Frédéric Mitterrand s’en est allé rejoindre Sylvain Augier à quelques jours d’intervalle.

Hier, le Pays apprenait la disparition mort d'un cancer à l’âge de 76 ans.

Les Français garderont à l’oreille son « Bonsoir » et au cœur sa passion du verbe mais aussi de l’image. Les hommages   pleuvent de partout pour cet amoureux du cinéma comme de la télé et imprégné de Culture dont il sera d’ailleurs le ministre, entre autres celui de Nicolas Sarkozy qui dira de celui qu’il avait choisi pour succéder à André Malraux alors « ministre d'État » dans les années 60 « chargé des Affaires culturelles » disait-on à l’époque dont il déclare : "Un homme profondément cultivé et délicat".

Le neveu de l’ancien président de la République, François Mitterrand, avait annoncé être "malade" en avril 2023, sans donner davantage de précisions. La maladie l’emporte donc la même semaine où un autre homme de télé rire lui aussi sa révérence.

Sylvain Augier, qui avait notamment animé les émissions de télévision "La carte aux trésors" et "Faut pas rêver" sur France 3 est mort samedi dernier à l'âge de 68 ans Il avait marqué plusieurs générations de téléspectateurs en quête de voyages et  d’aventures.

"C'était notre Tintin reporter toujours blagueur", a salué mardi sur le réseau social X l'animatrice et sportive Nathalie Simon, qui a animé "La carte aux trésors" de 2007 à 2009. 

Où sont passés les plus de 3 milliards de crédits exceptionnels versés au secteur de la Culture entre 2017 et 2023 ?

Où sont passés les 3 milliards de crédits exceptionnels versés au secteur de la Culture entre 2017 et 2023 ?

La question a de quoi surprendre alors même que Bruno Lemaire vient de détailler les 10 milliards d’économies pour 2024 qui s’ajouteront aux 20 milliards  minimum à réaliser sur les budgets de l'État et de la Sécurité sociale, annonce faite mercredi dernier le ministre délégué aux Comptes publics Thomas Cazenave.

Dans son article du 20 mars dernier « La Cour des comptes pointe les ratés des aides versées par la rue de Valois et France 2030 »,  La Lettre qui multiplie les révélations et fait faire de mauvais rêves à certains, vient de jeter un nouveau pavé dans la mare.

La Cour critique l'attribution de 1,5 milliard d'euros de crédits sans objectif, ni fléchage, en ce qui concerne France 2030.  Jamais les 19 mesures retenues pour cadrer le dispositif d'investissement d'avenir n'ont été rendues publiques, relève ainsi la Cour

Il parait pourtant essentiel de savoir où sont partis ces 3,1 milliards d’euros d’argent public dans le contexte financier actuel qui place la France dans les derniers pays de l’UE  pour ne pas dire le dernier avec un endettement qui atteint 5% de son PIB …et Rachida Dati qui plaide pour ressusciter l’ORTF !!

Extraits :

« Pierre Moscovici présente ce matin au Sénat (20/03) un rapport de la Cour des comptes évaluant l'usage des 3 milliards d'euros de crédits exceptionnels versés au secteur de la culture entre 2017 et 2023.

Consulté par La Lettre, le document pointe les ratés des aides versées par la rue de Valois et France 2030 ainsi que de sérieuses insuffisances dans le contrôle de l'attribution de ces fonds. 

Les sages de la rue Cambon ont sobrement intitulé leur rapport "Les crédits exceptionnels à la culture et aux industries créatives : des moyens considérables, une logique de guichet, un contrôle insatisfaisant".

Derrière ces termes civils, la Cour des comptes dresse un bilan très critique de l'attribution de 3 milliards d'euros de crédits sous les règnes successifs de Françoise Nyssen, Franck Riester, Roselyne Bachelot-Narquin et Rima Abdul-Malak rue de Valois. 

L'étude, déclenchée par la commission des finances du Sénat, sera présentée aujourd'hui au Palais du Luxembourg par Pierre Moscovici, le Premier président de la Cour. Consulté par La Lettre, le rapport se penche sur les 3,1 milliards d'euros engagés de 2017 à 2023 en faveur du secteur culturel, en plus des budgets programmés par le ministère de la Culture.

Cette enveloppe exceptionnelle se divisait en deux : 1,6 milliard d'euros de crédits distribués dans le cadre du plan de relance, pour faire face à la crise du Covid-19, et 1,5 milliard dans le cadre du fonds France 2030

En ce qui concerne le plan de relance, l'équipe de dix conseillers de la 3ème chambre de la Cour, dirigée par Nacer Meddah et composée entre autres de l'ex-ministre de l'éducation nationale Vincent Peillon, estime que les objectifs n'ont pas été atteints.


Les deux raisons d'être de ces rallonges étaient de soutenir les revenus du secteur et d'accélérer la transformation numérique. Si le secteur du patrimoine a utilisé ces fonds de façon pertinente, en revanche, les sages de la rue Cambon n'ont décelé aucun résultat tangible pour la transformation numérique. "L'occasion semble avoir été manquée d'aborder des enjeux de transformation, notamment dans les secteurs de la presse, du livre et de la musique", pointent les auteurs du rapport…

Ce n'est pas faute d'avoir cherché des réalisations convaincantes. L'équipe de la Cour a en effet procédé à une cinquantaine d'entretiens avec les représentants des administrations et établissements publics et envoyé une série de questionnaires. L'exemple du dispositif "Mondes nouveaux", censé redynamiser la scène de la création contemporaine, illustre la précipitation avec laquelle ces crédits ont été attribués. Pressé par le plus haut sommet de l'État de déployer rapidement ces crédits, 30 millions d'euros avaient été distribués pour 264 projets artistiques, choisis à la va-vite par le ministère de la culture. Avec quel résultat ? "On peut regretter que les effets sur les revenus des artistes ne soient à ce stade pas connus", répond sobrement la Cour qui recommande au ministère d'arrêter les frais, en mettant fin au dispositif. 

D'autant que ces financements ont été souvent dirigés vers des start-up qui, depuis, ont disparu de la circulation. Une partie des fonds a même été captée par des acteurs sans liens réels avec le secteur culturel, opérant dans l'industrie de la confection, ou des NFT finançant la mode. 

En ce qui concerne France 2030, la Cour critique l'attribution de 1,5 milliard d'euros de crédits sans objectif, ni fléchage. Dotées dans un premier temps de 400 millions d'euros, les 19 mesures retenues pour cadrer le dispositif d'investissement d'avenir n'ont jamais été rendues publiques, relève la Cour. 

La gouvernance de cette cagnotte, pilotée à la fois par Bpifrance, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et le Secrétariat général pour l'investissement (SGPI) dirigé par Bruno Bonnell, a engendré plusieurs effets pervers.

"Le plan France 2030 se caractérise par une grande lourdeur des processus décisionnels et par un éparpillement de l'information, qui rendent complexe un suivi rigoureux", regrettent les magistrats financiers. La multiplicité de ces différents donneurs d'ordre a contribué à diluer les responsabilités de chacun. Sans véritable cap, la Caisse des dépôts et Bpifrance ont ainsi versé les subventions aux acteurs traditionnels déjà concernés par des subventions publiques, court-circuitant le ministère de la Culture, pourtant compétent en la matière. 

La Cour des comptes appelle dorénavant le ministère de la Culture à reprendre la main sur le pilotage de la politique culturelle. Trois sénateurs de la commission des finances vont se saisir de ces travaux pour en tirer un nouveau texte porté par Vincent Eblé (PS), Didier Rambaud (Renaissance) et Jean-Raymond Hugonet (apparenté LR) »

jeudi 21 mars 2024

La chambre du contentieux de la Cour des comptes se saisit du dossier des "irrégularités des commandes publiques" au sein de France Média Monde (La Lettre).

La chambre du contentieux de la Cour des comptes se saisit du dossier des "irrégularités des commandes publiques" au sein de France Média Monde (La Lettre).  

Le Parquet qui a été saisi l'an dernier, pourra donc s'appuyer sur la Cour des comptes dont La Lettre (*) révèle aujourd'hui que "La gestion de France Médias Monde sera jugée".

(*)

"La société qui héberge RFI et France 24 passera, le 23 avril, devant la chambre du contentieux de la rue Cambon. Les irrégularités des commandes publiques du groupe piloté par Marie-Christine  Saragosse entre2013 et 2019 sont particulièrement scrutées" écrit le titre de presse dans l'excellent article signé Antoine Cariou que le blog CGC Média s'apprête à commenter largement dans le cadre d'une plainte qui devrait être déposée par le SNPCA-CGC après l'éviction illégale du représentant du syndicat puisque alors toujours salarié protégé au sein de l'entreprise et qui a payé, à l'évidence, les nombreux articles et autres révélations que nous avons été amenés à faire post après post jusqu'à saisir le Parquet.

Comme suite à cette information que donne La Lettre qui conclut avec l'encadré ci-après, où Thierry Fanchon le DTSI local est cité, "Mr T" notre gorge profonde cadre de son état proche de la direction de FMM visiblement nous a fait parvenir quelque mails qui nous en sommes convaincus, ravira la Justice et aussi la Cour des Comptes.

Extraits ...Chacun comprendra qu'il s'agit d'"échanges par mails entre des boites extérieures et FMM, de pratiques illégales au regard des règles sur l'obtention de marchés publics  qui ont perduré depuis 2013 et continué de prospérer après 2019"

"Bonjour,

Comme vu avec Max….collaborateur 5COM actuellement chez XXXXX et pressenti pour intégrer l'équipe des techs de 5COM une fois l'appel d'offre "gagné", il serait judicieux de l'intégrer ne serait-ce que 3 jours au sein de ton équipe pour lui faire faire un premier tour. 

Pour info, il est le fils de M. XXXXXXXX, France Télévisions, et cela peut avoir du poids dans la décision de nous allouer l'Appel d'Offre.

Merci de bien vouloir lui faire une petite place mercredi, jeudi et vendredi pour l'accueillir temporairement.

Je te confirme cet après-midi par texto son arrivée demain ou non (tout dépendra de ma capacité à organiser son remplacement dès ce soir). Merci de ton aide."

Thks.

XXX"

Un autre

"Bonjour, ci-joint le devis… Peux-tu modifier le prix comme il faut [à la hausse évidemment, ndlr] et me renvoyer la commande.

Merci beaucoup.

Max,

Le prix est de XXX, je te promets, je te propose de Le faire passer à YYYY"

Ou encore

"Max,

comme je te l’ai dit dernièrement, l’entreprise est de plus en plus regardante sur les factures, il ne faudrait pas qu’ils regardent sur le site et qu’il s’aperçoive que le produit coûte moins cher.

Ce qui veut dire que tu prends une commission de XXXX€, ce n’est pas pour t’embêter mais F….et B….m’ont donné leur rapport pour la validation des Devis et les achats jusqu’à XXXX € sans avoir à passer par qui que ce soit et je ne veux pas qu’ils pensent que je suis de mèche avec toi.

Maintenant si avant tu avais l’habitude de « marger »   et que tu n’as jamais eu de souci, je veux bien valider ton devis.

Tu remarqueras que certains de mes mails ne sont adressés qu’à toi !!! "

NB: C'est sur un pavé de quelques 200 pages de documents méticuleusement  collectés sur lesquels la Justice et la Cour des comptes pourront s'appuyer...

A suivre très très vite donc...

 


mercredi 20 mars 2024

Pour l'UNSA France Télés comme pour la CGC de l'Audiovisuel "la holding c’est non"...mille fois non !

Pour l'UNSA France Télés comme pour la CGC de l'Audiovisuel "la holding c’est non"...mille fois non !

Ce matin se déroulait une nouvelle séance du CSE au siège de France Télévisions. L'UNSA  a lu en préambule une déclaration liminaire au titre sans ambiguïté et des plus logique "la holding c’est non" à laquelle souscrit pleinement la CGC Audiovisuel.


Le syndicat dresse un état des lieux sans concession face à une situation catastrophique en interne sur fond des récentes déclarations faite par Rachida Dati de ressusciter l'ORTF  en surnommant le bousin de "holding qui va nous rendre dingue" que certains ont imaginé surnommé de "BBC à la française" pour faire avaler la pilule.

Le blog CGC Média vous propose de découvrir l'excellente adresse:

"Une holding qui va nous rendre dingue ! Il faut tout de même reconnaitre que les salariés de France télévisions traversent actuellement une période bien étrange. Une année débutée en fanfare avec une feuille de route qui a fait pschitt en CSE central et des jeux olympiques qui semblent être devenus l’alpha et l’oméga pour l’avenir de France Télévisions.

Pour de nombreux salariés c’est la certitude qu’après le 9 septembre 2024, les augures sont mauvais et que de nouvelles plaies s’abattront sur eux.

Il est vrai que depuis plusieurs années déjà, des nuées de sauterelles, de criquets et autres parasites ont dévoré tout ce qu’ils pouvaient à France Télévisions..et comme si cela n’était pas suffisant, aujourd’hui, un grand nombre de nuages noirs et menaçants obscurcit notre ciel avec la promesse d’un déluge qui se prépare. 

Campus avec son Flex office, Tempo avec la disparition des éditions nationales de France 3, Ici avec la probable fusion de France 3 et France bleu, un nouveau plan d’économies de 200 millions d’Euros, la convention collective que Delphine Ernotte veut renégocier et maintenant le retour de la fameuse holding ressuscitée par la ministre de la Culture. 

La coupe n’est pas encore assez pleine ? Récemment, Delphine Ernotte a également apporté son soutien à la création d’une holding, projet indispensable selon elle pour garantir l’avenir de l’audiovisuel public. Et il faudra que les choses aillent vite, après les jeux olympiques, bien sûr.

L’audiovisuel public, les missions de service public, parlons-en ! 

Qui s’en préoccupe le plus dans cette entreprise ? 

Les salariés non ? Des journalistes, des techniciens, des administratifs qui subissent sans broncher les décisions de la direction, la dégradation continuelle de leurs conditions de travail, des plans d’économies sans fin, des procédures incohérentes et des outils inadaptés qui pourrissent leur quotidien. 

Qui se préoccupe de l’avis de ces salariés qui s’épuisent depuis des années pour continuer à remplir les missions de service public ?

Qui peut sérieusement penser aujourd’hui qu’une holding serait dans l’intérêt de l’audiovisuel public et de ses salariés ?

Une holding pour quoi faire ? Pour voir les postes de directeurs pousser comme des champignons ?

Pour l’UNSA, la holding c’est non !"

mardi 19 mars 2024

L'ex-Orange en route pour détricoter l'accord France Télévisions…elle n'en aura jamais l'occasion.

L'ex-Orange en route pour détricoter l'accord France Télévisions…elle n'en aura jamais l'occasion.

Lors de sa convocation devant la commission d’enquête à l’Assemblée nationale sur l'attribution des fréquences, Ernotte qui a parlé à l'un des députés présents (¤) comme on s'apostrophe à la halle aux poissons de Trouville,  a prévu de revenir sur l'accord d'entreprise signé en 2013 (*) qu'elle imagine probablement imposer aux 3 autres sociétés de l'Audiovisuel public regroupées au sein d'un "ORTF à la british" (France Télévisions, Radio France, France Médias Monde et l’INA) dont elle espère que Rachida Dati lui confiera les rênes !

Elle a d'ailleurs indiqué aux parlementaires: « Je soutiens intégralement ce qu’a proposé la ministre », après les propos tenus le 7 février par la successeure de RAM qui avait « plaidé pour un audiovisuel public qui regroupe toutes ses forces ».

Le blog CGC Média vous propose de découvrir ce qu'en disait Ernotte impliquant dans son discours la DRH groupe Isabelle Caroff.

(*)

  

Verbatim

"On vit aujourd’hui dans cette maison, dans cette entreprise, sur un accord d’entreprise qui est assez fondateur, très  important - je reprends les mots d’Isabelle [Caroff, ndlr] le 18 janvier -  qui nous a permis d’être entreprise telle qu’on est aujourd’hui. Il ne s’agit pas de questionner cet accord là, mais de se dire qu’il a plus de 10 ans. 

Est-ce qu’il prend en compte les aspirations des nouvelles générations ? 

Est-ce qu’il n’est pas un peu périmé sur certains métiers ? 

Comment on pourrait se dire: quel nouveau cadre social on peut arriver à dessiner dessiner tous ensemble

Donc première partie de l’année, on va faire un état des lieux, un bilan  - à plat, à plat - de manière à pouvoir aussi partager ça avec les organisations syndicales et proposer une méthode pour travailler et négocier ensemble." 

 

 (¤)