La direction de FTV s’est moquée, hier à la séance du C.E. de France Télévisions, des procédures déposées devant la Justice comme des I.R.P., des Administrateurs et des élus »
La séance du CE de France Télévisions qui s'est déroulée hier, a été l’occasion pour la direction de montrer une fois de plus que non seulement elle se moquait ouvertement des droits d’alerte et des diverses procédures judiciaires menées mais qu’elle ne se préoccupait pas non plus des préconisations de la Commission Copé.
A chaque intervention de la représentante au CE pour la CGC rappelant qu’il était peut être "urgent" d’attendre le rapport de la Commission avant de demander aux élus de se prononcer sur des restructurations de France TV SA, la direction s’est contentée de rire en affirmant que l’entreprise devait bien continuer à vivre.
Même réaction lorsque le représentant du SITR a manifesté son étonnement face à la direction qui évoquait "l’imminence des déménagements relatifs à la mise en œuvre des trois chantiers (Jeunesse, Acquistions/Achats, Études) alors que les droits d’alerte votés par les différents CE et CCE des chaînes ne sont pas levés et que des procédures judiciaires sont en cours".
Pour la direction de France TV qui se montre de plus en plus autiste, rien ne compte d’autre que l’aboutissement de ces chantiers.
Patrick de Carolis qui a indiqué aux membres des Conseils d'Administration - ses propos sont inscrits aux divers procès verbaux - qu'il "attendrait les résultats des cabinets d'expertises chargés des droits d'alerte [toujours en viguer sur F2, F3 et F5]" a non seulement pris les administrateurs pour des naïfs en tenant des propos qui sont différents de ceux qu'il a tenus dans les CE et CCE mais, plus grave, pris aussi l’ensemble des élus et représentants syndicaux pour une quantité négligeable, en ne tenant absolument pas compte des engagements qu'il avait pris auprès d'eux.
C'est ainsi que durant près de trois heures, la direction de FTV s’est appliquée à détailler l’évolution des quatre chantiers suivants (DRH, Finances, Production et moyens techniques de la Rédaction, Communication), affirmant clairement que les trois premiers [Jeuness, Achats et Etudes)étaient d'ores et déjà acquis et prêts à être mis en oeuvre.
Le DGA-RH a même insisté, alors que la Secrétaire en début de séance avait demandé qu’il n’y ait pas de consultation sur le point concernant la modification des structures de France TVSA, pour que le vote ait quand même lieu, au motif qu’il était urgent.
L’urgence était, soi-disant, de confirmer officiellement l’arrivée d’un directeur adjoint au directeur des ressources humaines de France TV SA pour l’aider à faire face à l’arrivée des 58 nouvelles personnes qui doivent intégrer la holding dans le cadre des trois premiers chantiers….
Et encore une nomination de plus !! Il était « urgent », c’est certain !!! de faire passer le nombre des effectifs déjà de plus de 172 salariés en 2008 à 180 ou plus pour une masse salariale prise sur France 2 et France 3 qui tourne autour de 15 millions d’euros.
ET COMME SI LE MÉPRIS QU’AFFICHE CETTE DIRECTION NE SUFFISAIT PAS ET ALORS QUE,
- A TITRE EXCEPTIONNEL LA DIRECTRICE GÉNÉRALE DE FRANCE 3 A MALGRÉ LE FAIT QUE LES MÉCANISMES DE L’ACCORD D’INTERESSEMENT NE LE PRÉVOYAIENT PAS, ATTRIBUÉ : UNE PRIME FORFAITAIRE DE 15O€- QUE CETTE PRIME DITE D’INTERESSEMENT SUR FRANCE 2 EST D’ENVIRON 500€- POUR LES COLLABORATEURS DE FRANCE TÉLÉVISIONS, ELLE SE MONTERAIT A 1.500€.
Comme dit l’adage populaire, on n’est jamais mieux servi que par soi-même !!!
LA CGC (SNPCA et SPC) dans le cadre du contrôle fiscal en cours va directement interpeller les Ministères de Tutelle et plus particulièrement BERCY.
vendredi 20 juin 2008
Tessier se rappelle au bon souvenir des communications internes à France Télévisions
Le SNPCA-CGC a pu lire le mail adressé par les communications internes des chaînes du groupe France Télévisions que Marc TESSIER (précédent Président de France Télévisions) a souhaité diffuser par leur intermédiaire.
Chacun peut y lire "Marc TESSIER souhaite porter à la connaissance de ses salariés (ceux de France Télé] la décision du juge d'instruction du Tribunal de Grande Instance de Paris saisi d'une plainte à son encontre déposée par une organisation syndicale pour délit de favoritisme et prise illégale d'intérêt le 3 juin 2005."
Le communiqué poursuit "Après investigations, le juge a, en effet, rendu une décision de non-lieu non frappée d'appel qui met un terme aux accusations portées contre Marc TESSIER.
Il n'est donc pas inutile de rappeler quelques informations essentielles dans ce dossier:
- 1°) Contrairement à ce que dit le communiqué diffusé à la demande de Marc Tessier, il ne s'agit pas "d'une plainte à son encontre déposée par une organisation syndicale pour délit de favoritisme et prise illégale d'intérêt" mais d'une plainte contre X déposée avec constitution de partie civile le 2 juin par le SNPCA-CFE-CGC au cabinet du doyen des juges d'instruction près le TGI de Paris, plainte contre X "pour les délits de prise illégale d'intérêt, complicité et recel; octroi d'avantages injustifié, complicité et recel, abus de biens sociaux, complicité et recel".
- 2°)Contrairement toujours à ce que dit le communiqué diffusé à la demande de Marc Tessier,il ne s'agissait pas d'une plainte "à l'encontre de Marc Tessier pour délit de favoritisme et prise illégale d'intérêt" mais combien de fois faudra-t-il le redire comprenant 9 chefs d'incrimination.
- 3°)Contrairement toujours à ce que dit le communiqué diffusé à la demande de Marc Tessier,il ne s'agit pas "d'une décision de non-lieu qui mettrait un terme aux accusations portées contre Marc TESSIER", pour la bonne raison, il est utile de le redire que la plainte était contre X et que donc la formule "accusations portées contre Marc TESSIER" s'avère en plus d'être inexacte, calomnieuse à l'encontre du syndicat.
- 4°) En cela, la formulation bien imprudente, reprend d'ailleurs l'esprit du communiqué de Marc Tessier adressé à la presse, le 6 juin 2005, débutant ainsi: "Un document mettant en cause de façon malveillante ma vie privée et mon honneur professionnel a été rendu public. Ce document met en cause l'activité professionnelle de mon compagnon, Monsieur Abenayake, ainsi que sa présence à mes côtés dans diverses manifestations où il est accrédité et invité à ce titre.". Si le représentant légal du groupe et des chaînes en est bien son président, une plainte contre X n'est pas, est-il besoin de le rappeler, nominative.
Le communiqué en dehors de l'évident parti pris, est donc fallacieusement tourné pour tenter de discréditer l'action du syndicat et ne reflète en rien la réalité.
Pour être le plus complet possible puisque les circonstances s'y prêtent nous allons donc éditer les nombreuses pages de l'ordonnance afin de rétablir, entre autres, quelques énormités énoncées dans le communiqué interne à France Télévisions.
Le SNPCA-CGC à l'origine de la plainte tient à préciser que le non-lieu est majoritairement axé sur le fait qu'au moins pour 7 des 9 chefs d'incrimination, le syndicat n'ait pas été jugé "fondé à agir" et que sur les 2 derniers points à savoir comme le précise l'ordonnance de non-lieu dans le cadre de "l'information suivie contre X du chef de prise illégale d'intérêts, recel dudit délit, faits prévus et réprimés par les articles 432-12, 432-17, 321-1 à 321-4, 321-9 et 321-10 du code pénal" l'ordonnance de plus de 10 pages indique clairement " Attendu qu'il n'existe dès lors pas de charges suffisantes contre quiconque d'avoir commis ces infractions, déclarons n'y avoir lieu à suivre en l'état et ordonnons le dépôt du dossier au greffe pour y être repris s'il survenait des charges nouvelles"
Pour la petite information et concernant les 7 autres chefs non retenus, si nous avions été une association de contribuables par exemple et non un syndicat, peut-être aurions-nous été plus fondés à agir!!
Chacun peut y lire "Marc TESSIER souhaite porter à la connaissance de ses salariés (ceux de France Télé] la décision du juge d'instruction du Tribunal de Grande Instance de Paris saisi d'une plainte à son encontre déposée par une organisation syndicale pour délit de favoritisme et prise illégale d'intérêt le 3 juin 2005."
Le communiqué poursuit "Après investigations, le juge a, en effet, rendu une décision de non-lieu non frappée d'appel qui met un terme aux accusations portées contre Marc TESSIER.
Il n'est donc pas inutile de rappeler quelques informations essentielles dans ce dossier:
- 1°) Contrairement à ce que dit le communiqué diffusé à la demande de Marc Tessier, il ne s'agit pas "d'une plainte à son encontre déposée par une organisation syndicale pour délit de favoritisme et prise illégale d'intérêt" mais d'une plainte contre X déposée avec constitution de partie civile le 2 juin par le SNPCA-CFE-CGC au cabinet du doyen des juges d'instruction près le TGI de Paris, plainte contre X "pour les délits de prise illégale d'intérêt, complicité et recel; octroi d'avantages injustifié, complicité et recel, abus de biens sociaux, complicité et recel".
- 2°)Contrairement toujours à ce que dit le communiqué diffusé à la demande de Marc Tessier,il ne s'agissait pas d'une plainte "à l'encontre de Marc Tessier pour délit de favoritisme et prise illégale d'intérêt" mais combien de fois faudra-t-il le redire comprenant 9 chefs d'incrimination.
- 3°)Contrairement toujours à ce que dit le communiqué diffusé à la demande de Marc Tessier,il ne s'agit pas "d'une décision de non-lieu qui mettrait un terme aux accusations portées contre Marc TESSIER", pour la bonne raison, il est utile de le redire que la plainte était contre X et que donc la formule "accusations portées contre Marc TESSIER" s'avère en plus d'être inexacte, calomnieuse à l'encontre du syndicat.
- 4°) En cela, la formulation bien imprudente, reprend d'ailleurs l'esprit du communiqué de Marc Tessier adressé à la presse, le 6 juin 2005, débutant ainsi: "Un document mettant en cause de façon malveillante ma vie privée et mon honneur professionnel a été rendu public. Ce document met en cause l'activité professionnelle de mon compagnon, Monsieur Abenayake, ainsi que sa présence à mes côtés dans diverses manifestations où il est accrédité et invité à ce titre.". Si le représentant légal du groupe et des chaînes en est bien son président, une plainte contre X n'est pas, est-il besoin de le rappeler, nominative.
Le communiqué en dehors de l'évident parti pris, est donc fallacieusement tourné pour tenter de discréditer l'action du syndicat et ne reflète en rien la réalité.
Pour être le plus complet possible puisque les circonstances s'y prêtent nous allons donc éditer les nombreuses pages de l'ordonnance afin de rétablir, entre autres, quelques énormités énoncées dans le communiqué interne à France Télévisions.
Le SNPCA-CGC à l'origine de la plainte tient à préciser que le non-lieu est majoritairement axé sur le fait qu'au moins pour 7 des 9 chefs d'incrimination, le syndicat n'ait pas été jugé "fondé à agir" et que sur les 2 derniers points à savoir comme le précise l'ordonnance de non-lieu dans le cadre de "l'information suivie contre X du chef de prise illégale d'intérêts, recel dudit délit, faits prévus et réprimés par les articles 432-12, 432-17, 321-1 à 321-4, 321-9 et 321-10 du code pénal" l'ordonnance de plus de 10 pages indique clairement " Attendu qu'il n'existe dès lors pas de charges suffisantes contre quiconque d'avoir commis ces infractions, déclarons n'y avoir lieu à suivre en l'état et ordonnons le dépôt du dossier au greffe pour y être repris s'il survenait des charges nouvelles"
Pour la petite information et concernant les 7 autres chefs non retenus, si nous avions été une association de contribuables par exemple et non un syndicat, peut-être aurions-nous été plus fondés à agir!!
Carolis en route vers la défiance

En marge du mouvement de mobilisation du 18 Juin auquel participait le SNPCA-CGC, une délégation du syndicat a été reçue, au Palais du Luxembourg par une Sénatrice membre de la commission Copé.
Au Sénat le SNPCA-CGC s’est fait le relais des inquiétudes et de la lassitude des salariés depuis l’annonce de la suppression de la publicité sur les chaînes du groupe et surtout des répercussions dévastatrices qui se ressentent déjà.
Les questions du SNPCA-CGC ont été nombreuses, portant à la fois sur les préconisations de la commission et le futur projet de loi, lequel ne rentrerait vraisemblablement pas en vigueur avant le printemps 2009.
Interrogée sur la prise en compte des propositions de la commission dans la future loi, la Sénatrice nous a indiqué que le projet serait porté directement par Monsieur Copé au parlement. [Cette bonne blague, le président/avocat proposera notamment dans le "texte" le projet de gouvernance que le cabinet d'affaires qui le rémunère a concocté pour FTV!]
Il est à noter également que certaines des préconisations ne relèveront pas d’un texte de loi, comme par exemple le redécoupage de France 3 en 7 régions, puisqu’il s’agit, pour la commission, d’entités de gestion et non de chaînes indépendantes.
D'après la Sénatrice, il n’est pas non plus question de faire entrer la PQR (Presse Quotidienne Régionale)dans le capital de la future société unique.
S'agissant du nombre des régions, le SNPCA-CGC a indiqué qu'il avait connaissance d'une des propositions faites par Patrick de Carolis, lui-même, qui a proposé à la commission un découpage en 4 ou 5 régions afin d'en réduire la gestion. Le même qui préconise depuis le début, l’entreprise unique et dont la mise en place va amener la fin brutale des Conventions Collectives …
Cette information n'a pas été démentie.
Patrick de Carolis qui feint de ne pas être d'accord avec les déclarations de JF Copé dernièrement sur le redécoupage des 13 régions de France 3 en 7 régions, ne manque pas de cynisme!!! C'est lui qui propose de réduire les 13 régions actuelles à 4 ou 5.
Même si dans le rapport, JF Copé devrait proposer une "harmonisation des statuts des personnels par le haut", [ce qui ne veut, bien évidemment rien dire], cela devrait relever de la "négociation collective" et dans ce genre de situation l’issue est, par définition, incertaine.
Au sujet des économies escomptées par ce redécoupage et largement anticipées par les 8 chantiers de France Télévisions, le SNPCA-CGC s'est déclaré dès à présent hostile à toute mobilité contrainte qui toucherait les personnels des services concernés, derniers en date ceux, entre autres, des Ressources Humaines, des Finances et supports.
Le SNPCA-CGC n’hésitera pas à utiliser tout moyen, y compris en saisissant comme il vient de le faire la Justice, afin de protéger les personnels concernés si d’aventure de telles mesures étaient prises.
Le CCE de France 3 se déroulera le 30 juin prochain, le CE de France 2 le 25, celui de France Télévisions a eu lieu hier. Concernant les déclarations de Patrick de Carolis, toutes plus contradictoires les unes que les autres, concernant les "informations" soi-disant à ce sujet.
Le CCE de France 3 sera l’occasion pour le SNPCA-CGC de réaffirmer la position claire qu'il affiche depuis toujours: la défense du droit et de l'intérêt des personnels touchés par ces chantiers mais plus largement ceux qui vont suivre.
Le CE de France 2 sera l’occasion pour le SNPCA-CGC de dénoncer, une fois encore l'attitude méprisante de cette "direction" et d'informer les élus d'une nouvelle tentative dilatoire de la chaîne qui a contraint le Président du TGI de Paris, saisi par voie de référé pour faire défense à "La Deux" de poursuivre sa pseudo "consultation/information", de demander un renvoi.
Le CE de France Télévisions a, lui, été l’occasion pour la direction de franches et récurrentes rigolades. A chaque intervention de la représentante CGC rappelant:
- les positions prises en CA de ne rien entreprendre avant entre autre le rendu des droits d'alerte qui sont loin d'être levés RIRES [de la direction];
- la Justice saisie sur France 3 avec un jugement prévu le 8 juillet et sur France 2 avec un premier référé renvoyé au 26 juin à 11h15 RIRES [de la direction];
- sur le [soi-disant] désaccord entre les propositions de la commission et celles [toujours soi-disant] de France Télé RIRES [de la direction];
- sur les préconisations de JF Copé et de la commission RIRES [de la direction];
...
Cette équipe n'en a visiblement plus rien à faire de rien. Dernière en date sur France 2, hier, Patrice Duhamel a annoncé à son présentateur l'arrêt de l'émission du médiateur de l'info. Il n'y a plus d'argent...l'émission s'arrête. Quant aux missions fixées réglementairement sur la nécessité d'une émission de médiation pour l'info, rien à faire...il n'y a plus de sous, on vous dit! Pourtant des sous il y en a pour débaucher de "La Une" Jean-Luc Reichmann et surtout Julien Courbet!!
Au sujet de la proposition de la commission de faire de France 3 une chaîne à vocation régionale avec des décrochages nationaux, le SNPCA-CGC a souligné la nécessaire augmentation des moyens humains, techniques et financiers pour la mise en oeuvre de ce schéma.
Si l’avenir de la filière production est flou (nous n’avons pas eu de réponse précise quant à son devenir), la Sénatrice a indiqué que la commission avait réservé une enveloppe budgétaire de 110 millions d’euros consacrée exclusivement aux régions pour remplir leurs nouvelles missions.
Sur la question du financement, madame la Sénatrice s'est déclarée, favorable à l’indexation de la redevance sur l’inflation et nous a précisé que chacune des préconisations serait assortie d’un chiffrage lors de la remise du rapport au Président de la République le 25 juin prochain.
D'ici là, et dans les mois à venir, le SNPCA-CGC particulièrement vigilant sur le sujet et vu le contexte depuis le dernier semestre 2007, continuera de se battre pour assurer aux personnels un véritable avenir pour leurs chaînes respectives au sein de l'audiovisuel public.
Sur France 2, la CGC Médias (SNPCA-CGC et SPC-CGC) qui a brigué vos suffrages aux élections professionnelles du 5 juin et dont la représentativité, si la loi sur la représentativité était votée, a dépassé la barre fatidique des 20% a invité le personnel à concrétiser la formidable impulsion que lui a été transmis, en augmentant les votes au second tour et en plaçant LE 26 JUIN 2006 les candidats CGC en capacité de l’emporter pour encore mieux les défendre.
Paris, le 20 mai 2007
mercredi 18 juin 2008
France 2 tente de jouer la montre dans la procédure judiciaire devant le TGI dont l'audience était fixée au 19 juin à 11h00
Alors que l'audience en référé, d'heure à heure, devant le TGI de PARIS (visant à faire défense à France 2 de continuer sa procédure illicite de "chantiers" et de stopper toute tentative de transfert des personnels vers France Télé en constatant que la poursuite de ce projet constitue un trouble manifestement illicite) devait se tenir le 19 juin prochain à 11h, la chaîne qui à l'évidence perd ses moyens (au sens propre comme au sens figuré) n'avait adressé à l'avocat en charge de la plainte pour le SNPCA-CGC,jusqu'à hier après midi, ni document, ni écritures.
En procédant de la sorte, à la veille même de la procédure en Justice, France 2 essaie une nouvelle fois de "jouer la montre" et tente de retarder la décision du TGI par un renvoi de facto.
Mépris de l'institution, du président du tribunal, de l'avocat des parties adverses comme mépris des syndicats mais également des personnels.
France 2 doit probablement penser qu'en attendant la remise des recommandations de la commission par JF Copé, le 25 juin, elle justifierait ses infractions à la législation en vigueur en prétextant que cette dernière devrait évoluer.
Patrick de Carolis responsable légal de la chaîne comme son fidèle bras armé François Guilbeau, DG de "La Deux", doivent croire que le 25/06: les recommandations de la commission Copé deviendront la loi!!!
Ils oublient surement que la commission Attali du même nom de son président, a également rendu son rapport; ses préconisations ne sont pas devenues texte de loi pour autant, encore pire l'ensemble des mesures proposées est loin d'avoir fait l'objet d'une quelconque validation par le chef de l'Etat.
Voila pour le coup du "renvoi" dilatoire! Quant aux habituelles gesticulations d'une équipe ne sachant à l'évidence plus comment se sortir de ses contradictions aussi nombreuses que permanentes, elles n'y changeront rien.
Provocation de dernière minute ou inconscience, le 18 juin 2008 au moment où les syndicats, dont la CGC, manifestaient de Bastille à République, France Télévisions adressait un mail aux organisations syndicales pour les convier justement, le 19 juin, à l'heure normalement de l'audience en référé qui devait avoir lieu au TGI "à une réunion sur le dialogue social". De qui se moque-t-on ? Et de quel "dialogue" peut-il bien être question ? En tout cas, il n'y a là dedans, ni social, ni dialogue!
Il est clair que Patrick de Carolis, Patrice Duhamel et consort, pourront toujours, dès le 1er juillet pour un job d'été, frapper à la porte de "L'almanach Vermot" et se faire embaucher en tant qu'"inventeur" de blagues et de calembours en tout genre.
En procédant de la sorte, à la veille même de la procédure en Justice, France 2 essaie une nouvelle fois de "jouer la montre" et tente de retarder la décision du TGI par un renvoi de facto.
Mépris de l'institution, du président du tribunal, de l'avocat des parties adverses comme mépris des syndicats mais également des personnels.
France 2 doit probablement penser qu'en attendant la remise des recommandations de la commission par JF Copé, le 25 juin, elle justifierait ses infractions à la législation en vigueur en prétextant que cette dernière devrait évoluer.
Patrick de Carolis responsable légal de la chaîne comme son fidèle bras armé François Guilbeau, DG de "La Deux", doivent croire que le 25/06: les recommandations de la commission Copé deviendront la loi!!!
Ils oublient surement que la commission Attali du même nom de son président, a également rendu son rapport; ses préconisations ne sont pas devenues texte de loi pour autant, encore pire l'ensemble des mesures proposées est loin d'avoir fait l'objet d'une quelconque validation par le chef de l'Etat.
Voila pour le coup du "renvoi" dilatoire! Quant aux habituelles gesticulations d'une équipe ne sachant à l'évidence plus comment se sortir de ses contradictions aussi nombreuses que permanentes, elles n'y changeront rien.
Provocation de dernière minute ou inconscience, le 18 juin 2008 au moment où les syndicats, dont la CGC, manifestaient de Bastille à République, France Télévisions adressait un mail aux organisations syndicales pour les convier justement, le 19 juin, à l'heure normalement de l'audience en référé qui devait avoir lieu au TGI "à une réunion sur le dialogue social". De qui se moque-t-on ? Et de quel "dialogue" peut-il bien être question ? En tout cas, il n'y a là dedans, ni social, ni dialogue!
Il est clair que Patrick de Carolis, Patrice Duhamel et consort, pourront toujours, dès le 1er juillet pour un job d'été, frapper à la porte de "L'almanach Vermot" et se faire embaucher en tant qu'"inventeur" de blagues et de calembours en tout genre.
Le Syndicat demande le dessaisissement de J-F Copé de la commission « télé publique »
COMMUNIQUÉ DE LA CGC-MÉDIAS :
Le Syndicat demande le dessaisissement de J-F Copé de la commission « télé publique »
La CGC-Médias juge « regrettable » les déclarations de Jean-François Copé, avocat d’affaires et salarié du cabinet « GIDE, LOYRETTE et NOUEL » qui a jugé « regrettable, le refus de l'intersyndicale de France Télévisions de dialoguer sur ses préconisations »
Jean-François Copé ne manque pas de culot et encore moins d’humour.
Jean-François Copé devrait pourtant savoir après avoir prêté serment comme avocat devant le Bâtonnier de Paris que le Conseil Supérieur de la Magistrature dispose, s’agissant des devoirs fondamentaux, notamment les devoirs d'impartialité et d’indépendance, que « viole l'obligation de se déporter [pour un avocat]ou de demander à être déchargé d'un dossier tout avocat qui "Manquant à son devoir d'impartialité, ne demanderait pas à être déchargé d'un dossier où il est impliqué et alors que ses relations personnelles avec la personne [voire la personne morale] et/ou avec ses proches ne sont pas compatibles avec le suivi, par ses soins, du dossier la concernant "
Le Conseil supérieur de la magistrature ajoute même qu’"il est fait en outre preuve d'un défaut de loyauté lorsque c'est par un usage abusif de sa qualité et de ses fonctions qu'un magistrat est resté en relation avec cette personne…. "
Jean-François Copé peut, dès lors bien trouver que "l'audition de Patrick de Carolis, président de France Télévisions, a été « très utile »", comment pourrait-il déclarer autre chose puisque c’est son cabinet d’avocat qui a élaboré la « charte organisationnelle », hors la loi, que Patrick de Carolis veut mettre ne place à marche forcée ?
Comment Jean-François Copé pourrait ne pas trouver [alors que trois de ses anciens collaborateurs travaillent à présent auprès de Patrick de Carolis, à savoir l'attachée de presse personnelle de Patrick de Carolis, Aurélie Ferton, passée par les relations presse du ministère du Budget à l'époque où J-F Copé était en fonction, ou encore à un poste nettement plus stratégique, le directeur général de France Télévisions Damien Cuier, ancien conseiller de J-F Copé et surtout Bastien Millot, aujourd'hui directeur délégué du groupe auprès de Carolis, ex-directeur-adjoint de cabinet de J-F Copé au ministère du Budget] "l'audition de Patrick de Carolis, « très utile »" ?
C’est Patrick de Carolis et son équipe qui ont embauché le cabinet d’avocats « GIDE, LOYRETTE et NOUEL » qui rémunère Jean-François Copé pour proposer « le modèle de gouvernance » que défend aujourd’hui le même J-F. Copé au nom de la commission.
La CGC-Médias juge donc ce mélange des genres qui, à l’évidence, met en lumière plusieurs manquements, contraire à la déontologie et à l’éthique des magistrats et des avocats qui veulent qu’on ne puisse être « JUGE ET PARTIE ».
La CGC-Médias exige que, conformément à sa prestation de serment et pour respecter la charte des avocats : Jean-François Copé se déporte et de demande à être déchargé du dossier, mieux : soit dessaisi du dossier.
A partir de là, JF Copé ne pourra plus s’émouvoir du fait que « l'intersyndicale n'a pas saisi l'occasion qui lui était offerte d'indiquer ses points d'accord et de désaccord avec les préconisations déjà annoncées et d'engager un échange constructif, se contentant d'une déclaration par laquelle elle a tenu à l'endroit de la commission des propos inutilement choquants et blessants ».
Il faut, du reste rappeler que s’agissant d’"échange constructif" [le seul valable aux yeux de Copé étant celui des équipes de P.de Carolis, et pour cause !!!] JF Copé aurait dû entendre de façon contradictoire – et qui plus qu’un avocat, ne le sait pertinemment ! – les partenaires sociaux.
Hors, il n’a jamais souhaité entendre les positions que la CGC Médias a fait connaître des la réunion du 19 février dernier souhaitée par le Président de la République.
Enfin, J-F Copé ne pourra plus déclarer par voie de communiqué fallacieux que « à plusieurs reprises, la commission a veillé à accompagner ses préconisations en matière de réformes par des garanties pour les salariés, tant en termes d'emplois, (préconisant littéralement qu'il n'y ait aucune suppression d'emploi) que de statut (demandant à ce que les différentes situations existantes soient prises en compte dans la négociation sociale) ».
A ce sujet, il convient de se rappeler des propos de Patrick de Carolis dans sa soi-disant « News Letter » n°1 où il écrit clairement, à l’instant même où Jean-François Copé rend public en conférence de Presse, le rapport de méthode présenté par lui-même et qu’il remettait au Président de la République : « Les huit chantiers de modernisation, loin d’être remis en cause par la commission Copé pour la nouvelle télévision publique, sont encouragés. »(en gras et souligné dans le texte)
Quelle farce ! Venir parler « d’accompagner la réforme de FTV» [réforme Carolis, ndlr] alors même qu’elle est un « copié-collé » [il serait plus judicieux, le cas échéant de parler de « Copé-collé »] du document sur lequel a travaillé pour France Télé le cabinet d’avocats de Jean-François et qu’on la défend bec et ongles et qu’on la met en avant, cela relève d’une profonde mystification.
La CGC Médias va saisir officiellement Monsieur le Bâtonnier mais aussi, sur tout ceci, le "premier magistrat" de France, à savoir Nicolas Sarkozy.
Le Syndicat demande le dessaisissement de J-F Copé de la commission « télé publique »
La CGC-Médias juge « regrettable » les déclarations de Jean-François Copé, avocat d’affaires et salarié du cabinet « GIDE, LOYRETTE et NOUEL » qui a jugé « regrettable, le refus de l'intersyndicale de France Télévisions de dialoguer sur ses préconisations »
Jean-François Copé ne manque pas de culot et encore moins d’humour.
Jean-François Copé devrait pourtant savoir après avoir prêté serment comme avocat devant le Bâtonnier de Paris que le Conseil Supérieur de la Magistrature dispose, s’agissant des devoirs fondamentaux, notamment les devoirs d'impartialité et d’indépendance, que « viole l'obligation de se déporter [pour un avocat]ou de demander à être déchargé d'un dossier tout avocat qui "Manquant à son devoir d'impartialité, ne demanderait pas à être déchargé d'un dossier où il est impliqué et alors que ses relations personnelles avec la personne [voire la personne morale] et/ou avec ses proches ne sont pas compatibles avec le suivi, par ses soins, du dossier la concernant "
Le Conseil supérieur de la magistrature ajoute même qu’"il est fait en outre preuve d'un défaut de loyauté lorsque c'est par un usage abusif de sa qualité et de ses fonctions qu'un magistrat est resté en relation avec cette personne…. "
Jean-François Copé peut, dès lors bien trouver que "l'audition de Patrick de Carolis, président de France Télévisions, a été « très utile »", comment pourrait-il déclarer autre chose puisque c’est son cabinet d’avocat qui a élaboré la « charte organisationnelle », hors la loi, que Patrick de Carolis veut mettre ne place à marche forcée ?
Comment Jean-François Copé pourrait ne pas trouver [alors que trois de ses anciens collaborateurs travaillent à présent auprès de Patrick de Carolis, à savoir l'attachée de presse personnelle de Patrick de Carolis, Aurélie Ferton, passée par les relations presse du ministère du Budget à l'époque où J-F Copé était en fonction, ou encore à un poste nettement plus stratégique, le directeur général de France Télévisions Damien Cuier, ancien conseiller de J-F Copé et surtout Bastien Millot, aujourd'hui directeur délégué du groupe auprès de Carolis, ex-directeur-adjoint de cabinet de J-F Copé au ministère du Budget] "l'audition de Patrick de Carolis, « très utile »" ?
C’est Patrick de Carolis et son équipe qui ont embauché le cabinet d’avocats « GIDE, LOYRETTE et NOUEL » qui rémunère Jean-François Copé pour proposer « le modèle de gouvernance » que défend aujourd’hui le même J-F. Copé au nom de la commission.
La CGC-Médias juge donc ce mélange des genres qui, à l’évidence, met en lumière plusieurs manquements, contraire à la déontologie et à l’éthique des magistrats et des avocats qui veulent qu’on ne puisse être « JUGE ET PARTIE ».
La CGC-Médias exige que, conformément à sa prestation de serment et pour respecter la charte des avocats : Jean-François Copé se déporte et de demande à être déchargé du dossier, mieux : soit dessaisi du dossier.
A partir de là, JF Copé ne pourra plus s’émouvoir du fait que « l'intersyndicale n'a pas saisi l'occasion qui lui était offerte d'indiquer ses points d'accord et de désaccord avec les préconisations déjà annoncées et d'engager un échange constructif, se contentant d'une déclaration par laquelle elle a tenu à l'endroit de la commission des propos inutilement choquants et blessants ».
Il faut, du reste rappeler que s’agissant d’"échange constructif" [le seul valable aux yeux de Copé étant celui des équipes de P.de Carolis, et pour cause !!!] JF Copé aurait dû entendre de façon contradictoire – et qui plus qu’un avocat, ne le sait pertinemment ! – les partenaires sociaux.
Hors, il n’a jamais souhaité entendre les positions que la CGC Médias a fait connaître des la réunion du 19 février dernier souhaitée par le Président de la République.
Enfin, J-F Copé ne pourra plus déclarer par voie de communiqué fallacieux que « à plusieurs reprises, la commission a veillé à accompagner ses préconisations en matière de réformes par des garanties pour les salariés, tant en termes d'emplois, (préconisant littéralement qu'il n'y ait aucune suppression d'emploi) que de statut (demandant à ce que les différentes situations existantes soient prises en compte dans la négociation sociale) ».
A ce sujet, il convient de se rappeler des propos de Patrick de Carolis dans sa soi-disant « News Letter » n°1 où il écrit clairement, à l’instant même où Jean-François Copé rend public en conférence de Presse, le rapport de méthode présenté par lui-même et qu’il remettait au Président de la République : « Les huit chantiers de modernisation, loin d’être remis en cause par la commission Copé pour la nouvelle télévision publique, sont encouragés. »(en gras et souligné dans le texte)
Quelle farce ! Venir parler « d’accompagner la réforme de FTV» [réforme Carolis, ndlr] alors même qu’elle est un « copié-collé » [il serait plus judicieux, le cas échéant de parler de « Copé-collé »] du document sur lequel a travaillé pour France Télé le cabinet d’avocats de Jean-François et qu’on la défend bec et ongles et qu’on la met en avant, cela relève d’une profonde mystification.
La CGC Médias va saisir officiellement Monsieur le Bâtonnier mais aussi, sur tout ceci, le "premier magistrat" de France, à savoir Nicolas Sarkozy.
mardi 17 juin 2008
La CGC Médias dénonce la casse de l'audiovisuel public organisée par l'avocat d'affaires Jean-François Copé.

Le SNPCA-CGC et le SPC-CGC qui appellent l’ensemble des salarié(e)s à cesser le travail le 18 juin 2008 à partir de 2 h 00 pour une durée de 24 heures, dénoncent la casse de l'audiovisuel public organisée par l'avocat d'affaires Jean-François Copé.
A l'évidence la commission Copé, seule commission à avoir explosé en plein vol et dont les pratiques de son président n'ont eu qu'un réel effet: galvaniser l'ensemble des partenaires sociaux contre ses annonces, n'a plus aucune crédibilité.
Quiconque sera associé aux pseudos recommandations de son président à côté de la plaque (énarque oblige!), directement liées au projet de charte hors la loi, voulue par Patrick de Carolis et dite "réforme Carolis", élaborée avec l’aide du cabinet d’affaires Gide Loyrette et Nouel pour lequel travaille justement J-F Copé, portera ensuite une lourde responsabilité dans cette implication.
Les revendications du SNPCA-CGC et du SPC-CGC sont claires:
- Le maintien de nos conventions collectives et accords d’entreprise.
- La réappropriation des droits télé par les chaînes.
- Un financement pérenne de l’audiovisuel public
Tout ceci s'entend après l'arrêt de la politique de gabegie menée par France Télévisions qui, bien loin des chaînes prémium, a créé une nébuleuse de 50 filiales aussi incrontôlables qu'opaques, filiales dont la gestion plombe lourdement les comptes des chaînes.
C'est dans ce contexte que défileront de Bastille à République le SNPCA-CGC et leSPC-CGC
dimanche 15 juin 2008
Patrice Duhamel et ses salades audiovisuelles.
Patrice Duhamel continue de raconter ses histoires à la Presse comme aux salariés de France Télévisions en imaginant qu'ils vont le croire!
Vendredi dernier, le 13 juin 2008, l'un des 2 déges de France Télévisions, indiquait à l'AFP "refuser de commenter la proposition de la commission Copé sur la mise en place de directions communes sur l'ensemble des genres de programmes".
Une véritable mascarade puisque ces soi-disant "directions communes" sont partie intégrante de la charte interne de fonctionnement élaborée justement par le cabinet qui salarie le président de la commission, Jean-François Copé lui-même, le cabinet d’avocats Gide Loyrette et Nouel!!!
Il faut quand même un certain culot pour prétendre ne pas vouloir commenter ce qu'on a soi-même commandité!!!
Venir affirmer « Nous avons choisi de ne pas commenter les propositions de la commission, car ce serait sans fin », mais indiquer cependant que « bien entendu, il y aura des commentaires après le 25 juin (date de la remise du rapport définitif de la commission au président de la République », c'est prendre ceux à qui vous le déclarez pour des andouilles; ni plus, ni moins.
Patrice Duhamel n'en est pas à une contrevérité près. Balivernes que tout ceci et, toujours probablement pour éviter de commenter avant le 25 juin les propositions de son ami avocat Jean-François Copé, France Télévisions va pourtant convoquer la "Commission économique du groupe", 9 jours avant soit le 16/06/2008, dont le reponsable CGT Marc Chauvelot avec l'aide de son acolyte Jean-François Téaldi a quasiment fixé le cadre. (en gras, les questions posées la semaine dernière à Jean-François de la commission par Jean-François du SJ-CGCT ET qui sont curieusement identiques à celles de France Télé)
Jugez plutôt:
Questions pour M.Nicolas, un des responsables du groupe, par FTV
1) Situation à date des résultats du groupe, de la capacité d’autofinancement, de la trésorerie, achats différés (lesquels) et mode de répartition des économies entre les chaînes, sur quels postes précis portent-elles en priorité ?
2) Comment le groupe anticipe t-il l’arrêt de la pub après 20H en 2009, quels achats de programmes sont ils prévus ? Variation du niveau des stocks de programmes du groupe prévu au budget ?
3) Quel est le calendrier prévu ( connu ?) pour le versement des 150M€ ?
4) Quelles sont les grandes orientations du nouveau budget qui va être présenté au CA du mois de juillet ?
5) Analyse des investissements techniques : budgétés, réalisés ?
6) Le coût de la grille de rentrée est il revu à la baisse ?
7) Quels sont les impacts financiers de la restructuration annoncée de F3 ?
8) Dans le cadre de la réforme de la gouvernance, le droit de veto qui serait accordé à la DDM constitue t-il une pratique usuelle ? Quelle autre entreprise du service public connaît-elle ce type de dispositif ?
Et dire que Patrice Duhamel, dit ne pas vouloir commenter avant le 25/06. Heureusement que le Secrétaire CGT de la commission éco du groupe dont Patrick de Carolis est du reste le Président, arrive à la rescousse et à point nommé, sinon ce silence aurait été "pesant"!!
Vendredi dernier, le 13 juin 2008, l'un des 2 déges de France Télévisions, indiquait à l'AFP "refuser de commenter la proposition de la commission Copé sur la mise en place de directions communes sur l'ensemble des genres de programmes".
Une véritable mascarade puisque ces soi-disant "directions communes" sont partie intégrante de la charte interne de fonctionnement élaborée justement par le cabinet qui salarie le président de la commission, Jean-François Copé lui-même, le cabinet d’avocats Gide Loyrette et Nouel!!!
Il faut quand même un certain culot pour prétendre ne pas vouloir commenter ce qu'on a soi-même commandité!!!
Venir affirmer « Nous avons choisi de ne pas commenter les propositions de la commission, car ce serait sans fin », mais indiquer cependant que « bien entendu, il y aura des commentaires après le 25 juin (date de la remise du rapport définitif de la commission au président de la République », c'est prendre ceux à qui vous le déclarez pour des andouilles; ni plus, ni moins.
Patrice Duhamel n'en est pas à une contrevérité près. Balivernes que tout ceci et, toujours probablement pour éviter de commenter avant le 25 juin les propositions de son ami avocat Jean-François Copé, France Télévisions va pourtant convoquer la "Commission économique du groupe", 9 jours avant soit le 16/06/2008, dont le reponsable CGT Marc Chauvelot avec l'aide de son acolyte Jean-François Téaldi a quasiment fixé le cadre. (en gras, les questions posées la semaine dernière à Jean-François de la commission par Jean-François du SJ-CGCT ET qui sont curieusement identiques à celles de France Télé)
Jugez plutôt:
Questions pour M.Nicolas, un des responsables du groupe, par FTV
1) Situation à date des résultats du groupe, de la capacité d’autofinancement, de la trésorerie, achats différés (lesquels) et mode de répartition des économies entre les chaînes, sur quels postes précis portent-elles en priorité ?
2) Comment le groupe anticipe t-il l’arrêt de la pub après 20H en 2009, quels achats de programmes sont ils prévus ? Variation du niveau des stocks de programmes du groupe prévu au budget ?
3) Quel est le calendrier prévu ( connu ?) pour le versement des 150M€ ?
4) Quelles sont les grandes orientations du nouveau budget qui va être présenté au CA du mois de juillet ?
5) Analyse des investissements techniques : budgétés, réalisés ?
6) Le coût de la grille de rentrée est il revu à la baisse ?
7) Quels sont les impacts financiers de la restructuration annoncée de F3 ?
8) Dans le cadre de la réforme de la gouvernance, le droit de veto qui serait accordé à la DDM constitue t-il une pratique usuelle ? Quelle autre entreprise du service public connaît-elle ce type de dispositif ?
Et dire que Patrice Duhamel, dit ne pas vouloir commenter avant le 25/06. Heureusement que le Secrétaire CGT de la commission éco du groupe dont Patrick de Carolis est du reste le Président, arrive à la rescousse et à point nommé, sinon ce silence aurait été "pesant"!!
vendredi 13 juin 2008
Nouvelle procédure pénale contre France Télévisions qui continue d'afficher son mépris des salariés
Alors que l'audience de référé d'heure à heure devant le TGI de PARIS, visant à interdire, entre autres à France2, de continuer sa procédure illicite de "chantiers" , suspendre les projets de transferts afférents et constater que la poursuite de ce projet constitue un trouble manifestement illicite, se tiendra le 19 juin prochain à 11h, la direction du groupe continue de mépriser les personnels.
Le SNPCA-CGC qui dès la fin 2007 a dénoncé les manoeuvres d'une direction qui serait déjà en train de "négocier", et qui a mandaté très officiellement son avocat dès le 5 février 2008, n'a pas encore de date pour la procédure suivante, celle à jour fixe sur le fond, qui est elle aussi engagée et pour laquelle le SNPCA-CGC est également partie prenante.
Pendant ce temps et malgré ces diverses procédures devant le TGI, Patrick de Carolis et Patrice Duhamel, à France Télévisions continuent les provocations.
Ils "communiquent" : La direction commune jeunesse « devrait être mise en place au 2nd semestre 2008»,a annoncé hier Patrice Duhamel, directeur général de France Télévisions.
Rien à faire des experts désignés par les CHS-CT des chaînes qui juste nommés, n'ont bien évidement pas mis à profit les 45 jours légaux qui leurs sont dévolus, pour rendre le moindre "avis"!
Rien à faire non plus des procédures lancées par le CE de France 2 et le CCE de France 3 contre ces chantiers!
Patrice Duhamel aurait même ironisé le plus cyniquement qui soit, sur le fait que de telles procédures soient « assez classiques » dans des groupes comme France Télévisions. Il a, allez savoir pourquoi -peut-être parce qu'il n'est pas sûr de lui- utilisé le conditionnel.
Et le même de poursuivre « Elle regroupera les talents et les expertises de chaque chaîne au sein d'une direction transversale ». Et toujours plus fort, « Cette nouvelle direction « adaptera et renouvellera la stratégie de France Télévisions par rapport aux programmes jeunesse ».
Que de salades pour essayer de justifier une réforme illisible dont le cabinet d'avocats qui salarie JF Copé est à l'origine et qui coûtera plus cher que le maintien des personnels sur les chaînes; les rapports qui circulent en interne et que la direction a bien pris garde de ne surtout pas rendre publics le prouvent!
Rappelons que c'est en fin d'année dernière, que Patrick de Carolis, président du groupe qui se retrouve une fois encore devant la Justice, a lancé ses huit chantiers dont trois considérés comme "prioritaires".
Rappelons également que la "création de directions communes pour la jeunesse, les acquisitions et les études" est une aberration
Alors même que Julien Borde, directeur des programmes jeunesse de France 3 avait prévu d'annoncer à Annecy sa désignation comme directeur commun aux programmes jeunesse issu des "chantiers", Patrice Duhamel n'est pourtant pas allé jusqu'à confirmer.
Il a préféré faire porter le chapeau à Thierry Langlois, responsable aux programmes, qui cela ne s'invente pas, a adressé le 10 juin 2008 à 20h41 (des horaires de bureau!) un mail à tous les salariés concernés où il est dit: "La période des vacances arrivant désormais rapidement, je tenais à vous informer de l'état d'avancement des chantiers Acquisitions & Jeunesse placés sous ma responsabilité.
A ce jour, nous considérons que l'ensemble des institutions représentatives du personnel concernées par les chantiers Acquisitions & Jeunesse ont été consultés". Ils ne manquent pas "d'humour" au 8ème étage!!!
Et d'ajouter tout de même: "La procédure a cependant été contestée par le CCE de France 3 et nous restons dans l'attente de la décision du tribunal de grance instance de Paris qui sera rendue le 8 juillet 2008 prochain.
"Toutefois, pendant cette période, nous avons le possibilité de poursuivre l'élaboration du projet" [grosso modo, les CE et CCE, la Justice, les salariés, rien à faire!] Il poursuit, "Dans ce cadre et à cet effet, je prendrai contact dans les prochains jours individuellement [diviser pour mieux régner!] avec chacun d'entre vous pour évoquer avc vous ce que pourrait être la nouvelle organisation de ces directions" [plus coûteuse et moins fonctionnelle, c'est une évidence]
La suite est à tomber "A cette occasion, la place et le contour du poste que chaque collaborateur/trice pourrait occuper dans le futur organigramme [petit détail qui vaut son pesant d'or, jamais dans la soi-disant procédure d'information/consultation, il n'a été question d'un organigramme; jamais n'a-t-il été présenté aux IRP mais le plus incroyable , c'est que chacun, selon le texte pourrait voir quels contours de poste il pourrait occuper -on croit rêver!]
La fin du texte est encore plus incroyable "Afin de répondre avec précision aux questions relatives au statut et aux modalités de transfert, je serai accompagné d'un membre de la DRH de FTV SA" [ Autrement dit, rien à faire, non plus des DRH respectives de France 2 ou France 3 dont dépendent les salariés qui devraient être "concernés"; rien à faire non plus de leurs droits et de leur Convvention Collective!!!!]
Quel mépris, redisons-le.
Enfin et histoire de tenter de sauver les apparences, il est écrit "Concernant le regroupement des collaborateurs: les CHS-CT des entités concernées devraient être consultés très prochainement sur le projet d'emménagement des directions communes et les projets de déménagements induits" [ devraient : personne n'est vraiment sûr qu'ils le seront, au futur au lieu du conditionnel!!!]
Et là attention le final, tout dans l'abjection et le mensonge: "Ce n'est qu'à l'issue des consultations et des travaux nécessaires, et sous réserve de la décision du tribunal, que le regroupement pourra être engagé" . Il va leur falloir attendre encore un peu à Carolis, Duhamel et consort car ils ne sont pas au bout des procédures judiciaires; ce n'est que le début!
Patrice Duhamel peut bien avoir refusé de commenter la proposition de la commission Copé de mettre en place des directions communes sur l'ensemble des genres de programmes avec un « Nous avons choisi de ne pas commenter les propositions de la commission, car ce serait sans fin », en indiquant cependant que « bien entendu, il y aura des commentaires après le 25 juin (date de la remise du rapport définitif de la commission au président de la République », à quoi bon commenter les annonces d'une réforme directement tirée dde la charte de fonctionnement élaborée par le cabinet qui salarie le président de la commission JF Copé, le cabinet d’avocats Gide Loyrette et Nouel!!!
Patrice Duhamel pense peut-être pouvoir en précisant « Sans entrer dans les détails, globalement, sur l'entreprise unique, (c'est) une piste centrale développée par Patrick de Carolis depuis la fin août et présentée dans son programme au CSA », en dehors du caractère totalement mensonger de cette pseudo affirmation, il est clair que la finalité de la commission devrait être la validation de cette charte hors la loi bel et bein rédigée par le cabinet d'avocats de JF Copé.
A ce sujet, le SNPCA-CGC va, du reste, éditer en dédut de semaine prochaine, la lettre que l'organisation syndicale adresse à Monsieur le Bâtonnier de Paris pour le saisir très officiellement de tout ceci.
P.S. Comble du mauvais goût, alors que la direction du groupe "juré craché", a prétendu qu'elle ne mettrait en oeuvre pour l'heure que les 3 chantiers soi-disant "prioritaires", le même baratin a été vendu le jeudi 12 juin 2008 dans l'après midi, aux salariés du pôle Communication (après avoir réuni les Finances, il y a quelques semaines) à qui la direction indiquait leur rattachement aux Services Généraux du groupe (FTS) dont l'ex collaborateur de Jean-François Copé Bastien Millot est le PDG.
Le SNPCA-CGC qui dès la fin 2007 a dénoncé les manoeuvres d'une direction qui serait déjà en train de "négocier", et qui a mandaté très officiellement son avocat dès le 5 février 2008, n'a pas encore de date pour la procédure suivante, celle à jour fixe sur le fond, qui est elle aussi engagée et pour laquelle le SNPCA-CGC est également partie prenante.
Pendant ce temps et malgré ces diverses procédures devant le TGI, Patrick de Carolis et Patrice Duhamel, à France Télévisions continuent les provocations.
Ils "communiquent" : La direction commune jeunesse « devrait être mise en place au 2nd semestre 2008»,a annoncé hier Patrice Duhamel, directeur général de France Télévisions.
Rien à faire des experts désignés par les CHS-CT des chaînes qui juste nommés, n'ont bien évidement pas mis à profit les 45 jours légaux qui leurs sont dévolus, pour rendre le moindre "avis"!
Rien à faire non plus des procédures lancées par le CE de France 2 et le CCE de France 3 contre ces chantiers!
Patrice Duhamel aurait même ironisé le plus cyniquement qui soit, sur le fait que de telles procédures soient « assez classiques » dans des groupes comme France Télévisions. Il a, allez savoir pourquoi -peut-être parce qu'il n'est pas sûr de lui- utilisé le conditionnel.
Et le même de poursuivre « Elle regroupera les talents et les expertises de chaque chaîne au sein d'une direction transversale ». Et toujours plus fort, « Cette nouvelle direction « adaptera et renouvellera la stratégie de France Télévisions par rapport aux programmes jeunesse ».
Que de salades pour essayer de justifier une réforme illisible dont le cabinet d'avocats qui salarie JF Copé est à l'origine et qui coûtera plus cher que le maintien des personnels sur les chaînes; les rapports qui circulent en interne et que la direction a bien pris garde de ne surtout pas rendre publics le prouvent!
Rappelons que c'est en fin d'année dernière, que Patrick de Carolis, président du groupe qui se retrouve une fois encore devant la Justice, a lancé ses huit chantiers dont trois considérés comme "prioritaires".
Rappelons également que la "création de directions communes pour la jeunesse, les acquisitions et les études" est une aberration
Alors même que Julien Borde, directeur des programmes jeunesse de France 3 avait prévu d'annoncer à Annecy sa désignation comme directeur commun aux programmes jeunesse issu des "chantiers", Patrice Duhamel n'est pourtant pas allé jusqu'à confirmer.
Il a préféré faire porter le chapeau à Thierry Langlois, responsable aux programmes, qui cela ne s'invente pas, a adressé le 10 juin 2008 à 20h41 (des horaires de bureau!) un mail à tous les salariés concernés où il est dit: "La période des vacances arrivant désormais rapidement, je tenais à vous informer de l'état d'avancement des chantiers Acquisitions & Jeunesse placés sous ma responsabilité.
A ce jour, nous considérons que l'ensemble des institutions représentatives du personnel concernées par les chantiers Acquisitions & Jeunesse ont été consultés". Ils ne manquent pas "d'humour" au 8ème étage!!!
Et d'ajouter tout de même: "La procédure a cependant été contestée par le CCE de France 3 et nous restons dans l'attente de la décision du tribunal de grance instance de Paris qui sera rendue le 8 juillet 2008 prochain.
"Toutefois, pendant cette période, nous avons le possibilité de poursuivre l'élaboration du projet" [grosso modo, les CE et CCE, la Justice, les salariés, rien à faire!] Il poursuit, "Dans ce cadre et à cet effet, je prendrai contact dans les prochains jours individuellement [diviser pour mieux régner!] avec chacun d'entre vous pour évoquer avc vous ce que pourrait être la nouvelle organisation de ces directions" [plus coûteuse et moins fonctionnelle, c'est une évidence]
La suite est à tomber "A cette occasion, la place et le contour du poste que chaque collaborateur/trice pourrait occuper dans le futur organigramme [petit détail qui vaut son pesant d'or, jamais dans la soi-disant procédure d'information/consultation, il n'a été question d'un organigramme; jamais n'a-t-il été présenté aux IRP mais le plus incroyable , c'est que chacun, selon le texte pourrait voir quels contours de poste il pourrait occuper -on croit rêver!]
La fin du texte est encore plus incroyable "Afin de répondre avec précision aux questions relatives au statut et aux modalités de transfert, je serai accompagné d'un membre de la DRH de FTV SA" [ Autrement dit, rien à faire, non plus des DRH respectives de France 2 ou France 3 dont dépendent les salariés qui devraient être "concernés"; rien à faire non plus de leurs droits et de leur Convvention Collective!!!!]
Quel mépris, redisons-le.
Enfin et histoire de tenter de sauver les apparences, il est écrit "Concernant le regroupement des collaborateurs: les CHS-CT des entités concernées devraient être consultés très prochainement sur le projet d'emménagement des directions communes et les projets de déménagements induits" [ devraient : personne n'est vraiment sûr qu'ils le seront, au futur au lieu du conditionnel!!!]
Et là attention le final, tout dans l'abjection et le mensonge: "Ce n'est qu'à l'issue des consultations et des travaux nécessaires, et sous réserve de la décision du tribunal, que le regroupement pourra être engagé" . Il va leur falloir attendre encore un peu à Carolis, Duhamel et consort car ils ne sont pas au bout des procédures judiciaires; ce n'est que le début!
Patrice Duhamel peut bien avoir refusé de commenter la proposition de la commission Copé de mettre en place des directions communes sur l'ensemble des genres de programmes avec un « Nous avons choisi de ne pas commenter les propositions de la commission, car ce serait sans fin », en indiquant cependant que « bien entendu, il y aura des commentaires après le 25 juin (date de la remise du rapport définitif de la commission au président de la République », à quoi bon commenter les annonces d'une réforme directement tirée dde la charte de fonctionnement élaborée par le cabinet qui salarie le président de la commission JF Copé, le cabinet d’avocats Gide Loyrette et Nouel!!!
Patrice Duhamel pense peut-être pouvoir en précisant « Sans entrer dans les détails, globalement, sur l'entreprise unique, (c'est) une piste centrale développée par Patrick de Carolis depuis la fin août et présentée dans son programme au CSA », en dehors du caractère totalement mensonger de cette pseudo affirmation, il est clair que la finalité de la commission devrait être la validation de cette charte hors la loi bel et bein rédigée par le cabinet d'avocats de JF Copé.
A ce sujet, le SNPCA-CGC va, du reste, éditer en dédut de semaine prochaine, la lettre que l'organisation syndicale adresse à Monsieur le Bâtonnier de Paris pour le saisir très officiellement de tout ceci.
P.S. Comble du mauvais goût, alors que la direction du groupe "juré craché", a prétendu qu'elle ne mettrait en oeuvre pour l'heure que les 3 chantiers soi-disant "prioritaires", le même baratin a été vendu le jeudi 12 juin 2008 dans l'après midi, aux salariés du pôle Communication (après avoir réuni les Finances, il y a quelques semaines) à qui la direction indiquait leur rattachement aux Services Généraux du groupe (FTS) dont l'ex collaborateur de Jean-François Copé Bastien Millot est le PDG.
Le SNPCA-CGC et le SPC-CGC appellent l’ensemble des salarié(e)s à cesser le travail le 18 juin
Le SNPCA-CGC et le SPC-CGC appellent l’ensemble des salarié(e)s à cesser le travail le 18 juin 2008 à partir de 2 h 00 pour une durée de 24 heures afin de demander :
Le retrait du projet de Patrick de Carolis (élaboré avec l’aide du cabinet d’affaires Gide Loyrette et Nouel, repris par le groupe de travail gouvernance de la commission du nom de son président J-F Copé qui travaille justement pour ledit cabinet), visant à transférer les salariés vers France Télévisions, au travers des « 8 chantiers » et de sa « charte » ayant pour conséquence de les sortir de leur Convention Collective et faisant peser sur eux tout le poids des économies à réaliser, les lésant encore plus.
A cet effet, le SNPCA-CGC qui a mandaté son avocat pour s’opposer à ce projet hors la loi, a fait parvenir ses statuts et son pouvoir pour 2 procédures déposées devant le Tribunal de Grande Instance de Paris :
- une requête afin d’assigner d’heure à heure,
- une requête afin d’assigner à jour fixe, pour mettre un coup d’arrêt à cette marche forcée illicite.
Les revendications des SNPCA-CGC et le SPC-CGC sont:
- Le maintien de nos conventions collectives et accords d’entreprise.
- La réappropriation des droits télé par les chaînes.
- Un financement pérenne de l’audiovisuel public,
Le retrait du projet de Patrick de Carolis (élaboré avec l’aide du cabinet d’affaires Gide Loyrette et Nouel, repris par le groupe de travail gouvernance de la commission du nom de son président J-F Copé qui travaille justement pour ledit cabinet), visant à transférer les salariés vers France Télévisions, au travers des « 8 chantiers » et de sa « charte » ayant pour conséquence de les sortir de leur Convention Collective et faisant peser sur eux tout le poids des économies à réaliser, les lésant encore plus.
A cet effet, le SNPCA-CGC qui a mandaté son avocat pour s’opposer à ce projet hors la loi, a fait parvenir ses statuts et son pouvoir pour 2 procédures déposées devant le Tribunal de Grande Instance de Paris :
- une requête afin d’assigner d’heure à heure,
- une requête afin d’assigner à jour fixe, pour mettre un coup d’arrêt à cette marche forcée illicite.
Les revendications des SNPCA-CGC et le SPC-CGC sont:
- Le maintien de nos conventions collectives et accords d’entreprise.
- La réappropriation des droits télé par les chaînes.
- Un financement pérenne de l’audiovisuel public,
mercredi 11 juin 2008
Grève exemplaire aujourd'hui à Monte Carlo Doualiya .
Grève exemplaire aujourd'hui à Monte Carlo Doualiya .
Suite au préavis déposé par 3 organisations syndicales CGC, FO et CFTC appelant à cesser le travail ce mercredi 11 juin 2008, suite à une publication commune intitulée "Nouvelle affaire de Censure à Monte Carlo Doualiya" dénonçant entre autre les dérives éditoriales de la "station" et le traitement particulièrement injuste de cette société publique filiale à 100% de RFI dont les personnels bénéficient, eux, d'une augmentation salariale générale, la Radio n'a pas diffusé ses programmes.
C'est une grève exemplaire qui a mobilisé massivement les personnels qui ne serait-ce que jusqu'en début d'après-midi étaient tous en grève. Il est à noter qu'en raison de sa diffusion spécifique principalement matinale en fonction des zones de populations concernées, le fait qu'aucune diffusion n'ait eu lieu montre à quel point les personnels qui n'en peuvent plus, ont montré leur détermination.
Quant aux programmes de l'après-midi, du début et de la fin de soirée, ils seront soit inexistants, soit très perturbés.
Cette grève extrêmement suivie est le résultat de la politique sectaire et méprisante d'une direction qui en préférant la raillerie et le bras de fer au dialogue, en porte l'entière responsabilité.
Alors que les syndicats signataires des préavis ont dans le cadre du service public, obligation de déposer leurs revendications dans un délai d'au moins 5 jours avant le mouvement [ce qui est le cas puisque 3 semaines au moins se sont écoulées entre] et que, ce faisant l'employeur a obligation de négocier avec les O.S concernées, la direction a préféré finasser et violer les règles et usages.
Dans le cadre du préavis et pour traiter des revendications, le dégé de Monte Carlo Doualiya a "invité l'ensemble des syndicats" à se réunir pour aborder globalement la situation. Il pensait peut-être pouvoir noyer le poisson avec l'aide de certains dont la couleur fétiche arborée s'avère être le jaune. Quel mépris des organisations appelant la grève. Dans un texte commun, là encore, elles ont fait savoir au directeur général qu'elles ne participeraient pas à cette "mascarade" de réunion destinée uniquement et à l'évidence à tourner leur action en ridicule.
Avec quelques 80/90% de gréviste, la direction a pu apprécier!!!
Ensuite la direction a tenté d'écrire à plusieurs techniciens de la Radio pour leur proposer de "discuter" avec eux des possibilités ...Pas négocier, non, discuter seulement.
Les réponses ne se sont pas fait attendre, certains des destinataires du mail, ont non seulement indiqué leur surprise mais plus avant, ont expliqué que seules les organisations syndciales, en l'occurrence celles qui avaient déposé le préavis, étaient habilitées à discuter.
Diviser pour mieux règner, voila vraisemblablement l'idée "lumineuse" de la direction! Là aussi elle a pu constater que ça ne marchait pas.
La direction a préféré jouer la provocation plutôt que reconnaître sa responsabilité dans la situation plus que préoccupante.
Encore un exemple des manoeuvres dilatoires du directeur général qu'ont dénoncées les syndicats FO, CGC et CFTC en maintenant leur appel à la grève le 11 juin, en demandant au président du groupe RFI qui s'en est pourtant lavé les mains, de prendre ses responsabilités.
Seulement voila, le mépris du personnels, les vaines tentatives d'appel à la rescousse avec des papiers de circonstance édités par tel ou tel syndicaliste de pacotille, les postures feignant l'outrage et raillant ceux qui défendent, à juste titre, une autre vision de l'entreprise et du sort réservé aux personnels, les soi-disant "anathèmes" lancés à l'adresse de tel journaliste de la presse écrite pour un article qu'il a commis, en moquant son travail et son indépendance et en suggérant qu'il ne serait pas maître de son libre arbitre, toutes ces méthodes non seulement sans effet mais d'un autre âge, ne grandissent pas ceux qui les emploient; pire elle les discrédite encore plus s'ilétait besoin.
Suite au préavis déposé par 3 organisations syndicales CGC, FO et CFTC appelant à cesser le travail ce mercredi 11 juin 2008, suite à une publication commune intitulée "Nouvelle affaire de Censure à Monte Carlo Doualiya" dénonçant entre autre les dérives éditoriales de la "station" et le traitement particulièrement injuste de cette société publique filiale à 100% de RFI dont les personnels bénéficient, eux, d'une augmentation salariale générale, la Radio n'a pas diffusé ses programmes.
C'est une grève exemplaire qui a mobilisé massivement les personnels qui ne serait-ce que jusqu'en début d'après-midi étaient tous en grève. Il est à noter qu'en raison de sa diffusion spécifique principalement matinale en fonction des zones de populations concernées, le fait qu'aucune diffusion n'ait eu lieu montre à quel point les personnels qui n'en peuvent plus, ont montré leur détermination.
Quant aux programmes de l'après-midi, du début et de la fin de soirée, ils seront soit inexistants, soit très perturbés.
Cette grève extrêmement suivie est le résultat de la politique sectaire et méprisante d'une direction qui en préférant la raillerie et le bras de fer au dialogue, en porte l'entière responsabilité.
Alors que les syndicats signataires des préavis ont dans le cadre du service public, obligation de déposer leurs revendications dans un délai d'au moins 5 jours avant le mouvement [ce qui est le cas puisque 3 semaines au moins se sont écoulées entre] et que, ce faisant l'employeur a obligation de négocier avec les O.S concernées, la direction a préféré finasser et violer les règles et usages.
Dans le cadre du préavis et pour traiter des revendications, le dégé de Monte Carlo Doualiya a "invité l'ensemble des syndicats" à se réunir pour aborder globalement la situation. Il pensait peut-être pouvoir noyer le poisson avec l'aide de certains dont la couleur fétiche arborée s'avère être le jaune. Quel mépris des organisations appelant la grève. Dans un texte commun, là encore, elles ont fait savoir au directeur général qu'elles ne participeraient pas à cette "mascarade" de réunion destinée uniquement et à l'évidence à tourner leur action en ridicule.
Avec quelques 80/90% de gréviste, la direction a pu apprécier!!!
Ensuite la direction a tenté d'écrire à plusieurs techniciens de la Radio pour leur proposer de "discuter" avec eux des possibilités ...Pas négocier, non, discuter seulement.
Les réponses ne se sont pas fait attendre, certains des destinataires du mail, ont non seulement indiqué leur surprise mais plus avant, ont expliqué que seules les organisations syndciales, en l'occurrence celles qui avaient déposé le préavis, étaient habilitées à discuter.
Diviser pour mieux règner, voila vraisemblablement l'idée "lumineuse" de la direction! Là aussi elle a pu constater que ça ne marchait pas.
La direction a préféré jouer la provocation plutôt que reconnaître sa responsabilité dans la situation plus que préoccupante.
Encore un exemple des manoeuvres dilatoires du directeur général qu'ont dénoncées les syndicats FO, CGC et CFTC en maintenant leur appel à la grève le 11 juin, en demandant au président du groupe RFI qui s'en est pourtant lavé les mains, de prendre ses responsabilités.
Seulement voila, le mépris du personnels, les vaines tentatives d'appel à la rescousse avec des papiers de circonstance édités par tel ou tel syndicaliste de pacotille, les postures feignant l'outrage et raillant ceux qui défendent, à juste titre, une autre vision de l'entreprise et du sort réservé aux personnels, les soi-disant "anathèmes" lancés à l'adresse de tel journaliste de la presse écrite pour un article qu'il a commis, en moquant son travail et son indépendance et en suggérant qu'il ne serait pas maître de son libre arbitre, toutes ces méthodes non seulement sans effet mais d'un autre âge, ne grandissent pas ceux qui les emploient; pire elle les discrédite encore plus s'ilétait besoin.
La dizaine de pages de l'ordonnance de non-lieu ....
mardi 10 juin 2008
Non à la casse de France Télévisions
Non à la casse de France Télévisions organisée à marche forcée par Patrick de Carolis et consort.Depuis l'annonce officielle faite par les parlementaires de l'opposition sur déclaration explicative des intéressés à leur départ de la commission Copé, à savoir que "les dés sont pipés", personne ne croit maintenant sérieusement que ladite commission ait encore une réelle légitimité.
D'abord parce que les "préconisations" du président de la commission ne peuvent se se réduire à l’annonce faite par lui-même, style bureau d’enregistrement, de la validation de la « charte » et de ses « chantiers » que le cabinet d’avocat d’affaires Gide Loyrette et Nouel pour lequel il travaille et qui a aidé à élaborer ce projet illicite que Patrick de Carolis essaie de mettre en place à marche forcée.
Il est évident que même si ce cabinet d'avocats travaillait pour France Télé avant qu'il ne recrutât Jean-François Copé, le fait qu'il soit en charge de l'avenir de la télé publique donc d'un dossier d'Etat et que 3 de ses proches collaborateurs alors qu'il était ministre et maire de Meaux soient ou conseillers ou DG de France Télévisions, ne plaident pas pour une indispensable "indépendance" et une quelconque "transparence".
Qui peut encore imaginer que des professionnels du secteur continuent de cautionner ?! Qui peut croire qu'il s'agirait pour les partants d'une "posture" politique ?! Alors même que d'autres commissions étaient composées de parlementaires de la majorité et de l'opposition et que la seule commission à avoir explosé de la sorte est la commission Copé.
Sur ce dossier, voyez la page de tv-médias du 5 juin 2008 : "L'horizon s'obscurcit à France Télévisions "
jeudi 5 juin 2008
les salariés ne sont "ni des esprits tordus incrédules, ni des esprits sains hermétiques à la démagogie...
Pour la CGC audiovisuel, les salariés ne sont "ni des esprits tordus incrédules, ni des esprits sains hermétiques à la démagogie...
La CGC Audiovisuel a pris connaissance avec étonnement de la propagande CGT appelant à voter pour leurs candidats au 2ème tour des élections professionnelles à France 2 où le syndicat classe les salariés en 2 catégories:
"Les esprits tordus qui n'auraient pas cru (au listing de toutes leurs actions) et les esprits sains qui auraient pris cela pour de la démagogie"
A la CGC nous travaillons pour tout le monde.
Nous vous livrons cette propagande
La CGC Audiovisuel a pris connaissance avec étonnement de la propagande CGT appelant à voter pour leurs candidats au 2ème tour des élections professionnelles à France 2 où le syndicat classe les salariés en 2 catégories:
"Les esprits tordus qui n'auraient pas cru (au listing de toutes leurs actions) et les esprits sains qui auraient pris cela pour de la démagogie"
A la CGC nous travaillons pour tout le monde.
Nous vous livrons cette propagande
A quoi peut bien servir le cahier des missions et des charges pour Patrice Duhamel?
Ce n'est certes pas une première tentative de la part de France 2 et plus largement de France télévisions, mais Patrice Duhamel et François Guilbeau verraient d'un très bon oeil le transfert des émissions religieuses de France 2 vers France 5.
Selon le "Canard enchaîné", François Guilbeau DG de France 2 et transfuge de RFO se serait "déchaîné dans un récent dîner débat contre ses programmes pourtant inscrits au cahier des charges suspectés de plomber l'audience des émissions qui suivent en milieu de journée et en début d'après-midi."
Et dire qu'il y a encore peu de temps, Patrick de Carolis et Patrice Duhamel, affirmaient de concert après avoir ressorti des oubliettes ce soi-disant "baromètre qualitatif" (une des plus énormes fumisteries depuis que la PAF existe) "qu'il n'était plus question d'audience - le groupe public devait s'en libérer -mais de qualité"
Partice Duhamel et François Guilbeau insinueraient-ils que les programmes religieux ne sont pas des programmes de qualité.
PS: Dans le cadre du contrôle fiscal qu'essuie France Télévisions, nous allons reparler des "modes de financement" de ses émissions que la chaîne impose et ce de façon tout a fait inégalitaire aux "productions" concernées.
Selon le "Canard enchaîné", François Guilbeau DG de France 2 et transfuge de RFO se serait "déchaîné dans un récent dîner débat contre ses programmes pourtant inscrits au cahier des charges suspectés de plomber l'audience des émissions qui suivent en milieu de journée et en début d'après-midi."
Et dire qu'il y a encore peu de temps, Patrick de Carolis et Patrice Duhamel, affirmaient de concert après avoir ressorti des oubliettes ce soi-disant "baromètre qualitatif" (une des plus énormes fumisteries depuis que la PAF existe) "qu'il n'était plus question d'audience - le groupe public devait s'en libérer -mais de qualité"
Partice Duhamel et François Guilbeau insinueraient-ils que les programmes religieux ne sont pas des programmes de qualité.
PS: Dans le cadre du contrôle fiscal qu'essuie France Télévisions, nous allons reparler des "modes de financement" de ses émissions que la chaîne impose et ce de façon tout a fait inégalitaire aux "productions" concernées.
Nouvelle affaire de Censure à Monte Carlo Doualiya
Les syndicats CGC et FO dénoncent une nouvelle affaire de Censure à Monte Carlo Doualiya
La rubrique de l'un des meilleurs journalistes de Monte Carlo Douliya a été une nouvelle fois censurée le 30 mai dernier. Il s'agit d'un portrait du Prix Nobel de la Paix, Desmond Tutu, que le journaliste termine en rappelant que ce dernier a écrit au président syrien pour protester contre l'incarcération d'opposants en Syrie. Cette dernière phrase a été coupée d'autorité, contre la volonté du journaliste par un membre de l'encadrement qui lui a reproché de « vouloir créer des problèmes ». Le journaliste a protesté en vain auprès de la présidence !
C'est la deuxième fois que ce journaliste chevronné, reconnu et respecté dans tout le monde arabe, y compris en Syrie, se voit ainsi censuré. La phrase incriminée cette fois ci, n'a pourtant rien de bien grave. Pourquoi ce zèle répressif?
Ne faut-il pas chercher l'explication dans l'opération de « délocalisation de l'antenne » en Syrie prévue entre le 17 et le 21 juin? Le directeur général et sa garde rapprochée semblent bien déterminés à empêcher que la moindre fausse note ne vienne troubler ce déplacement.
Le gouvernement syrien n'en demandait pas tant sans doute. Si l'on ne peut pas dire une phrase aussi banale à partir de Paris, que pourra-ton dire à partir de Damas? Il est évident que les conditions minimales de liberté d'expression ne sont pas réunies pour cette opération non pas tant à cause de la censure syrienne mais, à cause de l'autocensure que notre propre direction croit devoir nous imposer. Cette opération que l’on pourrait qualifier d’opération de marketing, est incompatible avec la charte de déontologie du groupe. Du reste, la multiplication de ces opérations dont certaines ont connu des ratages lamentables, n'a donné aucun résultat réel puisqu'aucune nouvelle FM n'a été ouverte dans aucun pays arabe ; pas plus en Syrie qu'ailleurs.
Au lieu de se draper dans une indignation feinte et simulée lorsque nous dénonçons la dérive éditoriale, au lieu de lancer les membres de son encadrement, et particulièrement le secrétaire général de l'antenne, multiplier les mesures d'intimidation contre le personnel pour casser la grève, au lieu de jouer sciemment sur le communautarisme pour susciter la division et consolider sa position intérieure, le directeur général aurait mieux fait de réfléchir à ses échecs et d'arrêter l'automutilation infligée à notre radio depuis trois ans en poussant les meilleurs d'entre nous vers la sortie.
Le directeur général et le secrétaire général de l'antenne assument entièrement la responsabilité de la situation déplorable dans laquelle se trouve notre radio. Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
Les syndicats FO et CGC maintiennent leur appel à la grève le 11 juin, dénoncent les manœuvres dilatoires du directeur général et demandent au président du groupe RFI de prendre ses responsabilités.
Enfin, nous appelons nos futurs dirigeants, tout particulièrement le président de la holding de l'audiovisuel public extérieur mais aussi les Tutelles, à intervenir d'urgence afin de sauver cette radio qui a un rôle si important à jouer. Il serait regrettable de la sacrifier à cause des erreurs de quelques uns.
Paris, le 05 mai 2008
La rubrique de l'un des meilleurs journalistes de Monte Carlo Douliya a été une nouvelle fois censurée le 30 mai dernier. Il s'agit d'un portrait du Prix Nobel de la Paix, Desmond Tutu, que le journaliste termine en rappelant que ce dernier a écrit au président syrien pour protester contre l'incarcération d'opposants en Syrie. Cette dernière phrase a été coupée d'autorité, contre la volonté du journaliste par un membre de l'encadrement qui lui a reproché de « vouloir créer des problèmes ». Le journaliste a protesté en vain auprès de la présidence !
C'est la deuxième fois que ce journaliste chevronné, reconnu et respecté dans tout le monde arabe, y compris en Syrie, se voit ainsi censuré. La phrase incriminée cette fois ci, n'a pourtant rien de bien grave. Pourquoi ce zèle répressif?
Ne faut-il pas chercher l'explication dans l'opération de « délocalisation de l'antenne » en Syrie prévue entre le 17 et le 21 juin? Le directeur général et sa garde rapprochée semblent bien déterminés à empêcher que la moindre fausse note ne vienne troubler ce déplacement.
Le gouvernement syrien n'en demandait pas tant sans doute. Si l'on ne peut pas dire une phrase aussi banale à partir de Paris, que pourra-ton dire à partir de Damas? Il est évident que les conditions minimales de liberté d'expression ne sont pas réunies pour cette opération non pas tant à cause de la censure syrienne mais, à cause de l'autocensure que notre propre direction croit devoir nous imposer. Cette opération que l’on pourrait qualifier d’opération de marketing, est incompatible avec la charte de déontologie du groupe. Du reste, la multiplication de ces opérations dont certaines ont connu des ratages lamentables, n'a donné aucun résultat réel puisqu'aucune nouvelle FM n'a été ouverte dans aucun pays arabe ; pas plus en Syrie qu'ailleurs.
Au lieu de se draper dans une indignation feinte et simulée lorsque nous dénonçons la dérive éditoriale, au lieu de lancer les membres de son encadrement, et particulièrement le secrétaire général de l'antenne, multiplier les mesures d'intimidation contre le personnel pour casser la grève, au lieu de jouer sciemment sur le communautarisme pour susciter la division et consolider sa position intérieure, le directeur général aurait mieux fait de réfléchir à ses échecs et d'arrêter l'automutilation infligée à notre radio depuis trois ans en poussant les meilleurs d'entre nous vers la sortie.
Le directeur général et le secrétaire général de l'antenne assument entièrement la responsabilité de la situation déplorable dans laquelle se trouve notre radio. Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
Les syndicats FO et CGC maintiennent leur appel à la grève le 11 juin, dénoncent les manœuvres dilatoires du directeur général et demandent au président du groupe RFI de prendre ses responsabilités.
Enfin, nous appelons nos futurs dirigeants, tout particulièrement le président de la holding de l'audiovisuel public extérieur mais aussi les Tutelles, à intervenir d'urgence afin de sauver cette radio qui a un rôle si important à jouer. Il serait regrettable de la sacrifier à cause des erreurs de quelques uns.
Paris, le 05 mai 2008
mercredi 4 juin 2008
La direction de France Télévisions continue ses provocations
Selon nos informations et malgré la première procédure d'une longue série, dont l'audience en référé devant le TGI a eu lieu le 27 mai et à l'initiative du CCE de France 3, la direction qui n'a que faire des salariés - redisons-le - a fait visiter leurs soi-disant futurs "bureaux" aux collaborateurs des études.
Le SNPCA-CGC qui entend faire juger par le TGI du caractère illicite de consultation visant à sortir les salariés des chaînes dans le cadre des 8 chantiers liés à sa charte hors la loi, dénonce en plus, le fait que s'agissant de locaux et des conditions de travail qui y sont liées, le CHSCT n'ait été informé et encore moins consulté.
Que les experts désignés le cas échéant, n'aient absolument rendu aucune conclusion dans les 45 jours légaux dont ils disposent pour se prononcer, n'émeut pas cette direction qui finalement ne respecte rien ni personne.
- En dépit des diverses protestations à ce projet illégal,
- en dépit de la résolution votée au dernier CE décidant de faire intervenir dans ce processus un expert mandaté par le CHSCT,
- en dépit d’un courrier de 14 élus du CE sur 16 pour exiger sous huitaine pour le moins la suspension du processus,
- en dépit du fait même que le CHSCT avant même le point de départ de ce projet que l’on peut dater du 2ème semestre 2007 n’a jamais été préalablement consulté et ce en totale entrave,
la Direction de l’entreprise continue de violer jour après jour les textes et le droit.
La direction trouve sans doute inutile de saisir le CHSCT, en parfaite entrave, mais qui plus est, tout aussi inutile de respecter les prérogatives de l’instance comme celles généralement des I.R.P.
Le SNPCA-CGC qui entend faire juger par le TGI du caractère illicite de consultation visant à sortir les salariés des chaînes dans le cadre des 8 chantiers liés à sa charte hors la loi, dénonce en plus, le fait que s'agissant de locaux et des conditions de travail qui y sont liées, le CHSCT n'ait été informé et encore moins consulté.
Que les experts désignés le cas échéant, n'aient absolument rendu aucune conclusion dans les 45 jours légaux dont ils disposent pour se prononcer, n'émeut pas cette direction qui finalement ne respecte rien ni personne.
- En dépit des diverses protestations à ce projet illégal,
- en dépit de la résolution votée au dernier CE décidant de faire intervenir dans ce processus un expert mandaté par le CHSCT,
- en dépit d’un courrier de 14 élus du CE sur 16 pour exiger sous huitaine pour le moins la suspension du processus,
- en dépit du fait même que le CHSCT avant même le point de départ de ce projet que l’on peut dater du 2ème semestre 2007 n’a jamais été préalablement consulté et ce en totale entrave,
la Direction de l’entreprise continue de violer jour après jour les textes et le droit.
La direction trouve sans doute inutile de saisir le CHSCT, en parfaite entrave, mais qui plus est, tout aussi inutile de respecter les prérogatives de l’instance comme celles généralement des I.R.P.
Les parlementaires de gauche officialisent leur départ de la Commission Copé. A-t-elle encore une légitimité?
Les six parlementaires socialistes et communistes de la commission Copé ont officialisé, ce mercredi, leur départ de celle-ci, déplorant que "les arbitrages aient déjà été rendus".
"Les dés sont pipés. (...) La commission pourra faire les plus belles recommandations du monde, mais les arbitrages sont déjà rendus", a déclaré le député PS Michel Françaix lors d'un point de presse à Paris.
"On ne peut pas servir de caution à quelque chose qui sert le privé et qui affaiblit l'audiovisuel public", a assuré le sénateur (PS) David Assouline.
"Au-delà de la fin de la publicité, il y a la seconde coupure pour les chaînes privées (...). Ces éléments nous amènent à nous dire que la commission Copé a été mise en place moins pour financer l'audiovisuel public de demain que pour voler au secours des chaînes privées, et plus particulièrement TF1", selon Patrick Bloche.
"Le président de la République détricote le service public, tandis que le service privé tricote le sien avec la laine que lui fournit Sarkozy", a déclaré pour sa part à l'AFP l'ancien ministre communiste Jack Ralite, à sa sortie de la
commission.
Les chaînes privées pourraient bénéficier d'une deuxième coupure pendant les films et les fictions longues, selon un projet qui devrait être en discussion au Parlement à l'automne. Selon l'un des scénarios évoqués par la commission Copé, les recettes publicitaires supplémentaires des chaînes privées pourraient faire l'objet d'une taxe, qui participerait au financement de l'audiovisuel public.
Quelle légitimité peut bien encore avoir cette commission ? Qui pourrait encore cautionner cela ? L'article du Canard enchaîné de ce mercredi en dit long sur "l'ambiance" qui y règne.
"Les dés sont pipés. (...) La commission pourra faire les plus belles recommandations du monde, mais les arbitrages sont déjà rendus", a déclaré le député PS Michel Françaix lors d'un point de presse à Paris.
"On ne peut pas servir de caution à quelque chose qui sert le privé et qui affaiblit l'audiovisuel public", a assuré le sénateur (PS) David Assouline.
"Au-delà de la fin de la publicité, il y a la seconde coupure pour les chaînes privées (...). Ces éléments nous amènent à nous dire que la commission Copé a été mise en place moins pour financer l'audiovisuel public de demain que pour voler au secours des chaînes privées, et plus particulièrement TF1", selon Patrick Bloche.
"Le président de la République détricote le service public, tandis que le service privé tricote le sien avec la laine que lui fournit Sarkozy", a déclaré pour sa part à l'AFP l'ancien ministre communiste Jack Ralite, à sa sortie de la
commission.
Les chaînes privées pourraient bénéficier d'une deuxième coupure pendant les films et les fictions longues, selon un projet qui devrait être en discussion au Parlement à l'automne. Selon l'un des scénarios évoqués par la commission Copé, les recettes publicitaires supplémentaires des chaînes privées pourraient faire l'objet d'une taxe, qui participerait au financement de l'audiovisuel public.
Quelle légitimité peut bien encore avoir cette commission ? Qui pourrait encore cautionner cela ? L'article du Canard enchaîné de ce mercredi en dit long sur "l'ambiance" qui y règne.
La CGC qui avait appelé à la grève le 18 juin 2008, se félicite de la mobilisation
mardi 3 juin 2008
Bruxelles ne permettra pas la création de nouvelles taxes
Le projet de taxation visant à compenser la suppression de la publicité sur France Télévisions préconisés par JF Copé, n'a pas manqué de faire réagir TF1, M6 et Canal+ qui ont envoyé une lettre commune de protestation il y a quelques jours au président de la commission sur l'audiovisuel public, avec copies au Premier ministre François Fillon et à la ministre de la Culture Christine Albanel.
Le SNPCA-CGC avait précédemment indiqué que Bruxelles, sollicité pour intervenir dans un dossier analogue (Bitkom) en Allemagne, était sur le point d'émettre un avis négatif sur la création de taxes nouvelles.
Bruxelles fait référence aux articles 81 et 82 du traité de la Communauté européenne, sur les taxes arbitraires et injustes.
Rappelons que le syndciat prône depuis janvier 2008 pour un calendrier de réduction progressive de la publicité sur les chaînes si la "réflexion" du chef de l'Etat devait aller jusuq'au bout.
Il y a peu, Viviane Reding critiquait le projet de taxe télécoms.
Selon Reuters, la commissaire européenne chargée
des télécoms, Viviane Reding, critiquait le projet de
taxation des opérateurs mobiles français pour financer
l'audiovisuel public français pour compenser la suppression de
la publicité.
Intervenant devant l'Association des journalistes
économiques et financiers, elle estimait que ce projet allait à
l'encontre de la volonté du gouvernement de favoriser la
pénétration du haut débit en France. "On ne peut pas vouloir résoudre le problème de pénétration du haut débit en France et en même temps mettre des taxes supplémentaires. Je pense que ça va contre la logique et je le dis haut et fort", a-t-elle déclaré.
Viviane Reding, qui mène une croisade contre les tarifs des
opérateurs télécoms, a annoncé par ailleurs son intention de les
publier sur un site internet pour stigmatiser ceux qui ne
réduiraient pas avant le 1er juillet leurs frais d'itinérance
pour les envois de messages ou les prix de gros pour la
transmission de données.
"Je prendrais tous les tarifs et j'en ferais un site Internet (...) Ainsi, tout le monde pourra voir qui n'a pas
baissé ses prix," a-t-elle dit.
"Ces prix sont une vraie vache à lait. Ils sont géants et
cela ne peut pas durer", a ajouté la commissaire. [Reuters /YLG - (Astrid Wendlandt)]
Les dirigeants des chaînes privées TF1 (Nonce Paolini), M6 (Nicolas de Tavernost) et Canal+ (Bertrand Méheut) qui ont pour leur part estimé cette taxe, "préjudiciable et illégitime", ont indiqué qu'une nouvelle taxation sur les recettes publicitaires supplémentaires des chaînes privées, ne ferait que "compenser la mauvaise gestion structurelle" de France Télévisions qui se livre à "une concurrence de plus en plus déloyale"; France Télévisions qui est du reste sous le coup d'un contôle fiscal!
Le SNPCA-CGC avait précédemment indiqué que Bruxelles, sollicité pour intervenir dans un dossier analogue (Bitkom) en Allemagne, était sur le point d'émettre un avis négatif sur la création de taxes nouvelles.
Bruxelles fait référence aux articles 81 et 82 du traité de la Communauté européenne, sur les taxes arbitraires et injustes.
Rappelons que le syndciat prône depuis janvier 2008 pour un calendrier de réduction progressive de la publicité sur les chaînes si la "réflexion" du chef de l'Etat devait aller jusuq'au bout.
Il y a peu, Viviane Reding critiquait le projet de taxe télécoms.
Selon Reuters, la commissaire européenne chargée
des télécoms, Viviane Reding, critiquait le projet de
taxation des opérateurs mobiles français pour financer
l'audiovisuel public français pour compenser la suppression de
la publicité.
Intervenant devant l'Association des journalistes
économiques et financiers, elle estimait que ce projet allait à
l'encontre de la volonté du gouvernement de favoriser la
pénétration du haut débit en France. "On ne peut pas vouloir résoudre le problème de pénétration du haut débit en France et en même temps mettre des taxes supplémentaires. Je pense que ça va contre la logique et je le dis haut et fort", a-t-elle déclaré.
Viviane Reding, qui mène une croisade contre les tarifs des
opérateurs télécoms, a annoncé par ailleurs son intention de les
publier sur un site internet pour stigmatiser ceux qui ne
réduiraient pas avant le 1er juillet leurs frais d'itinérance
pour les envois de messages ou les prix de gros pour la
transmission de données.
"Je prendrais tous les tarifs et j'en ferais un site Internet (...) Ainsi, tout le monde pourra voir qui n'a pas
baissé ses prix," a-t-elle dit.
"Ces prix sont une vraie vache à lait. Ils sont géants et
cela ne peut pas durer", a ajouté la commissaire. [Reuters /YLG - (Astrid Wendlandt)]
Les dirigeants des chaînes privées TF1 (Nonce Paolini), M6 (Nicolas de Tavernost) et Canal+ (Bertrand Méheut) qui ont pour leur part estimé cette taxe, "préjudiciable et illégitime", ont indiqué qu'une nouvelle taxation sur les recettes publicitaires supplémentaires des chaînes privées, ne ferait que "compenser la mauvaise gestion structurelle" de France Télévisions qui se livre à "une concurrence de plus en plus déloyale"; France Télévisions qui est du reste sous le coup d'un contôle fiscal!
A qui profite la deuxième coupure pub? @ l'Express.fr
A qui profite la deuxième coupure pub?
Vendredi 30 mai, le patron du groupe UMP à l'Assemblée Jean-François Copé, puis le ministère de la Culture annonçaient que la mise en place d'une deuxième coupure publicitaire pendant les films des chaînes privées était envisageable. Dénoncée par les auteurs, cette application d'une directive européenne pourrait rapporter 300 millions d'euros aux chaînes privées.
Chaînes privées et annonceurs. Tels seraient les grands gagnants de l'arrivée d'une deuxième coupure publicitaire dans les films de nos premières parties de soirées.
Une arrivée qu'ont dénoncé lundi 2 juin la société civile des Auteurs réalisateurs producteurs (ARP) et la Société des réalisateurs de films (SRF), opposées à la possibilité d'une deuxième coupure publicitaire. Toutes deux se disent "très inquiètes" et y voient seulement un moyen de "sauver le soldat TF1" en difficulté. "Le prix à payer est le piétinement du droit moral des auteurs, le mépris du téléspectateur et la paupérisation du service public, donc sa marginalisation", concluent elles.
Vendredi 30 mai, Jean-François Copé, le président de la commission qui planche sur le financement de France Télévisions, avait donné son aval à la mise en place d'une deuxième coupure publicitaire sur les chaînes de télévision privées. Le ministère de la Culture avait suivi, en se déclarant "favorable" à un débat sur cette question.
Cette deuxième page de pub est une application française de la directive européenne Télévision sans frontières (TSF). Une directive "plus souple" que ce qui se fait aujourd'hui en France, "où tout ce qui encadre la durée de la publicité est extrêmement strict", explique Valérie Négrier, directrice du pôle Télévision chez Aegis Media Expert, jointe par L’EXPRESS.fr.
300 millions d'euros net supplémentaires
Cette deuxième page de publicité "va amener une manne financière supplémentaire importante aux chaînes privées", selon Valérie Négrier.
Loin d'être "appauvries" comme le craignait Jean-François Copé vendredi, les télévisions privées vont donc profiter à plein de l'augmentation de leurs espaces publicitaires.
L'impact de cette seule deuxième coupure n'a pas encore été estimé, mais sa mise en place et les changements de comptabilisation dûs à la directive européenne devraient avoir un effet non négligeable. "Dans les fictions en prime time, il y aura 300 millions d'euros net supplémentaires pour les chaînes privées", affirme Valérie Négrier. Selon cette dernière, TF1 empocherait 200 millions d'euros, 80 millions iraient à M6, et 20 millions à Canal+.
Pas de hausse des tarifs
Du côté des annonceurs, cette modification va surtout permettre de nuancer les points négatifs de l'arrêt de la publicité sur les chaînes de la télévision publique.
En effet, la suppression de la publicité sur la télévision publique va rétrécir le "territoire" où les annonceurs présentent les produits, et rendre plus difficile l'accès au public spécifique à France Télévisions.
Mais c'est surtout la question des tarifs des chaînes privées qui inquiétait, comme l'explique Valérie Négrier: "Sans une augmentation des espaces publicitaires, les chaînes privées n'auraient pu absorber l'arrêt de la publicité sur France Télévisions qu'en augmentant leurs tarifs pour réguler les demandes des annonceurs." Une hausse très peu attrayante pour ces derniers.
Lundi matin en tout cas, TF1 profitait déjà de l'effet d'annonce: vers 15h30 à la Bourse, l'action prenait 1,65% à 12,93 euros, dans un marché parisien en baisse de 1,14%.
Par Bérénice Dubuc, mis à jour le 02/06/2008 à 12:29 - publié le 02/06/2008
Vendredi 30 mai, le patron du groupe UMP à l'Assemblée Jean-François Copé, puis le ministère de la Culture annonçaient que la mise en place d'une deuxième coupure publicitaire pendant les films des chaînes privées était envisageable. Dénoncée par les auteurs, cette application d'une directive européenne pourrait rapporter 300 millions d'euros aux chaînes privées.
Chaînes privées et annonceurs. Tels seraient les grands gagnants de l'arrivée d'une deuxième coupure publicitaire dans les films de nos premières parties de soirées.
Une arrivée qu'ont dénoncé lundi 2 juin la société civile des Auteurs réalisateurs producteurs (ARP) et la Société des réalisateurs de films (SRF), opposées à la possibilité d'une deuxième coupure publicitaire. Toutes deux se disent "très inquiètes" et y voient seulement un moyen de "sauver le soldat TF1" en difficulté. "Le prix à payer est le piétinement du droit moral des auteurs, le mépris du téléspectateur et la paupérisation du service public, donc sa marginalisation", concluent elles.
Vendredi 30 mai, Jean-François Copé, le président de la commission qui planche sur le financement de France Télévisions, avait donné son aval à la mise en place d'une deuxième coupure publicitaire sur les chaînes de télévision privées. Le ministère de la Culture avait suivi, en se déclarant "favorable" à un débat sur cette question.
Cette deuxième page de pub est une application française de la directive européenne Télévision sans frontières (TSF). Une directive "plus souple" que ce qui se fait aujourd'hui en France, "où tout ce qui encadre la durée de la publicité est extrêmement strict", explique Valérie Négrier, directrice du pôle Télévision chez Aegis Media Expert, jointe par L’EXPRESS.fr.
300 millions d'euros net supplémentaires
Cette deuxième page de publicité "va amener une manne financière supplémentaire importante aux chaînes privées", selon Valérie Négrier.
Loin d'être "appauvries" comme le craignait Jean-François Copé vendredi, les télévisions privées vont donc profiter à plein de l'augmentation de leurs espaces publicitaires.
L'impact de cette seule deuxième coupure n'a pas encore été estimé, mais sa mise en place et les changements de comptabilisation dûs à la directive européenne devraient avoir un effet non négligeable. "Dans les fictions en prime time, il y aura 300 millions d'euros net supplémentaires pour les chaînes privées", affirme Valérie Négrier. Selon cette dernière, TF1 empocherait 200 millions d'euros, 80 millions iraient à M6, et 20 millions à Canal+.
Pas de hausse des tarifs
Du côté des annonceurs, cette modification va surtout permettre de nuancer les points négatifs de l'arrêt de la publicité sur les chaînes de la télévision publique.
En effet, la suppression de la publicité sur la télévision publique va rétrécir le "territoire" où les annonceurs présentent les produits, et rendre plus difficile l'accès au public spécifique à France Télévisions.
Mais c'est surtout la question des tarifs des chaînes privées qui inquiétait, comme l'explique Valérie Négrier: "Sans une augmentation des espaces publicitaires, les chaînes privées n'auraient pu absorber l'arrêt de la publicité sur France Télévisions qu'en augmentant leurs tarifs pour réguler les demandes des annonceurs." Une hausse très peu attrayante pour ces derniers.
Lundi matin en tout cas, TF1 profitait déjà de l'effet d'annonce: vers 15h30 à la Bourse, l'action prenait 1,65% à 12,93 euros, dans un marché parisien en baisse de 1,14%.
Par Bérénice Dubuc, mis à jour le 02/06/2008 à 12:29 - publié le 02/06/2008
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