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mardi 13 décembre 2011

Plusieurs médias après l'enquête de Télé Loisirs, interpellent implicitement le Chef de l'Etat : France Télé jette-t-elle l'argent par les fenêtres?"

Comme l'écrit Voltaire dans un courrier de 1760.“Les beaux esprits se rencontrent”...ainsi le blog de la CGC Média publiait la veille un article qui vient en écho à l'article publié dans "Télé Loisirs" intitulé "France Télévisions, où va notre argent?".Lien

Il y était question notamment , des clauses d’audiences «contractuelles» à la tête du client sur France Télévisions et du prix payés pour certaines émissions. Le blog y indiquait entre autres, que chaque numéro de l’émission de PPDA produite par Dominique Ambiel qui, après son départ comme conseiller de Jean-Pierre Raffarin et ses déboires judiciaires, avait remonté sa société de production : « A Prime Group », était estimé à plus de 350.000 €.

Voila ce que dit l'article publié dans "Télé Loisirs" repris par plusieurs média:

Enquête: France Télévisions jette-t-elle l'argent par les fenêtres ?

Cette semaine, Télé Loisirs publie une grosse enquête sur le thème:

En cause, des émissions qui coûtent chers par rapport à leurs faibles audiences, des fictions tournées par dizaines mais qui restent dans des cartons...

Nos confrères rappellent avant tout que la redevance est estimée à 2.8 milliards d'euros.

L'hebdo télé parle des programme où l'argent est jeté par les fenêtres", notamment les fictions tournées, payées, et jamais diffusées!

Jean-Pierre Guérin, patron de la société de production GMT et président du principal syndicat des producteurs USPA, confie: "En général, le patron de la fiction qui est en place fait beaucoup de commandes aux copains et aux autres, et celui qui prend sa place fait la même chose. Résultat, ça bloque". C'est notamment le cas de "Duo", une série de 6 épisodes où 3.9 millions d'euros ont été dépensés pour rien. Également "Paradis criminel", avec 4 épisodes tournés, "Tragédie en direct" qui est en attente depuis 2007.

Nos confrères précisent que "tout projet bénéficiant d'une convention d'écriture est payé 80.000 euros, et bien souvent, il est produit." et de rappeler qu'un 52 minutes coûte en moyenne 700.000 euros par épisode sur France 2 et un 90 minutes 1.8 million d'euros.

Télé Loisirs s'intéresse également à France 3, et à l'émission "Midi en France" de Laurent Boyer qui ne dépasse pas les 250.000 téléspectateurs, et qui coûte 100.000 euros par numéro.

Un ancien membre de MFP, pourtant société de production de France Télévisions, fustige ce programme car selon lui, les conditions d'obtention par une boîte de production extérieure semblent floues: "A l'appel d'offres, on leur a proposé un budget moins cher, mais notre dossier n'a pas été retenu."

Idem pour "Avant premières" sur France 2, où selon des détracteurs, la productrice a bénéficié de nombreux réseaux politiques (c'est une proche d'Anne Sinclair) et réussi à imposer son émission en seconde partie de soirée, vendue 190.000 euros et 50.000 euros de moyens techniques.

Nos confrères de Télé Loisirs ont également enquêté sur le budget réservé à la communication. Avant de rappeler que TF1 et M6 n'ont pas organisé de conférence de presse de rentrée, Télé Loisirs précise que France Télévisions a décidé d'en faire six, une pour le groupe et une par chaîne. La dernière de Patrick de Carolis avait coûté 100.000 euros.

A cela s'ajoute le retour du duo CAROLIS DUHAMEL, le premier bénéficiant d'un CDD à France Télé et parallèlement de contrats d'animateur comme de producteur, le second d'un contrat d'auteur via une boite de prod extérieure.

Le Chef de l’État n'avait sûrement pas nommé directement Pflimlin pour ça !!!!!

lundi 12 décembre 2011

La porosité de Patrice Papet dga de France Télé...

Dans une interview façon question-réponse, que Patrice Papet dga délégué aux ressources humaines et à la communication interne de FTV, a donné au magasine "Stratégies", on peut lire les hallucinantes déclarations de ce dernier. A la question sur la polyvalence des journalistes, il répond: "Il y a une certaine porosité entre éditorial et technique: de plus en plus de techniciens font des tâches qui se rapportent à l'éditorial et vice versa"....

Allez donc dire cela au service des preneurs de son particulièrement ceux de "l'actu" dont certains à France Télévisions minorent le rôle depuis des années, n'envoient plus sur les tournages (encore moins à l’Étranger) et verraient d'un bon œil la disparition pure et simple de la fonction donc du service
!!! Ah! ce Papet, quel boute-en-train! Toujours le mot pour rire....Ce n'est d'ailleurs pas la seule "boutade" qu'il ait lancée - l'interview en est pleine- contredisant au passage les propos de Martin Ajdari son homologue financier au journal "Le Monde" qui disait il y quelques jours à peine: "Le plan de départs volontaires à la retraite, annoncé en 2009, a déjà touché 471 postes...plan qui pourrait "atteindre 650 postes" d'ici sa clôture en 2012. "

Qui dit mieux ? Notre Papet national qui est concerné au premier chef et pas impacté par le petit délai supplémentaire à effectuer dans l'entreprise depuis la réforme des retraites puisque né en janvier 1951 mais pas indique encore à "Stratégies" sur ce plan qui devait soi-disant concerner à l'origine au delà de 900 postes
".: "On estime aujourd'hui la population potentiellement concernée à près de 850 personnes."

Papet compte peut-être les départs conventionnels dans le lot ou les négociations transactionnelles qui sont toujours en cours pour un différentiel de 200 âmes !!!! Si ce n'est pas le cas, Pinocchio devrait se retourner dans le tiroir de son établi devant de tels propos.

Nous allons très prochainement décortiquer cette "interview-propagande" faite sur l'air de tout va bien par, ne l'oublions pas, le
dga délégué à la communication interne de FTV qui déclare également, sans rire: "Je ne vois pas d'où viennent les informations du Monde sur la flambée des arrêts maladies. Si je compar les neufs premiers mois de 2011 par rapport à 2010, je note une réduction assez sensible de -4,3% de jours d'arrêts maladies".

Mensonge éhonté, provoc ou inconscience totale de celui qui est également responsable (de façade) des risques psychosociaux????

ll est dans le déni permanent et le mépris du personnel qui n'en peut plus face à une situation décrite par 3 expertises comme une "démotivation, une démobilisation, une perte totale de repères, une inquiétude flagrante des salariés et un climat extrêmement anxiogène ayant entraîné une forte progression des prescriptions d'antidépresseurs et autres arrêts maladies"



Pour les « sous-salariés » de France Télévisions, l’affaire est dans le sac.

Pour les « sous-salariés » de France Télévisions, l’affaire est dans le sac.

Minable, bas, vil, méprisable….et la liste de qualificatifs serait longue. Certes, ce n'est pas tant pour le "cadeau" offert aux personnels permanents de France 2, (un sac souple en toile nylon imperméable…genre cadeau surprise Yves Rocher) mais davantage sur le mépris dont sont victimes les Intermittents du Spectacle !

Déjà que qu’ils sont de plus en plus nombreux à ne pas être payés au mois le mois - certains d’entre eux comme les photographes (pour ne citer qu’eux) ne sont toujours pas payés au bout de trois mois - voila qu’aujourd’hui, nouvelle humiliation, ils n’ont donc pas droit au sac. Le seul sac auquel ils aient droit c’est le sac d’embrouilles…rendez-vous compte que certains en sont à payer des agios auprès de leur banque sur découvert pour pouvoir payer leurs factures et vivre normalement.

L’intermittent, catégorie exclue des "largesses" dispensées par France Télévisions, qui n’aurait qu’un seul choix celui de se taire ! "Vous n'y avez pas droit, vous ne figurez pas sur les listes !" c'est la réponse qui leur a été faite lorsqu'ils se sont présentés pour retirer leur "cadeau"….et même pas la possibilité de vider leur sac !

Une nouvelle discrimination après celle des primes dont avait été privé ce « sous-prolétariat »… discrimination pourtant signalée à l'Inspection du travail de France Télévisions prise encore la main dans le sac.

dimanche 11 décembre 2011

Des clauses d’audiences «contractuelles» à la tête du client sur France Télévisions.

Des clauses d’audiences «contractuelles» à la tête du client sur France Télévisions.

Cette semaine, la première partie de soirée présentée par Patrick Poivre d’Arvor : « Place publique » n’a réuni que quelques 2 millions de téléspectateurs pour 7,3% de parts d’audience, faisant prendre à France, une fois encore, la queue de peloton derrière M6 et son faible Enquête exclusive (8,7% de PDA).

Selon nos informations, chaque numéro de l’émission de PPDA produite par Dominique Ambiel qui, après son départ comme conseiller de Jean-Pierre Raffarin et ses déboires judiciaires, avait remonté sa société de production : « A Prime Group », est estimé à plus de 350.000 € et dispose de clause d’audience normalement similaire aux contrats signés par Pflimlin pour ce type de programmes avec des audiences « planchers » aux environs de 8% pour le maintien ou non de l’émission.

Souvenez-vous, en 2008, « La lettre de l'audiovisuel » et Morandini révélaient que « Patrick Poivre d’Arvor venait de conclure avec Dominique Ambiel pour prendre des parts dans sa société de production, A Prime Group (qui a notamment produit «J’ai une question à vous poser» sur TF1) ».

Pourtant Dominique Ambiel que les escaliers du 8ème étage de France Télévisions ont vu passer et repasser pour se rendre dans le bureau de Rémy Pflimlin et qui a dans ses cartons d’autres productions (entre autres l’émission féminine qui devait avoir lieu en septembre et soi-disant reportée à janvier 2012 pour trouver son positionnement éditorial !!!!) ne devrait pas avoir à s’y plier.

Idem pour Rachel Kahn dont le magazine pluriculturel produit par Rachel Kahn présenté par Elizabeth Tchoungui qui n’a rassemblé que 351 258 personnes, pour 2,9 % du public… La clause d’audience et le maintien de l’émission à l’antenne, même en la décalant, serait-elle proportionnelle à la proximité et l’amitié que Rachel Khan n’a jamais cachées avec Anne Sinclair l’épouse de DSK et surtout au fait qu’elle soit « facilitateuse» de rencontres ????

Y-aurait-il deux poids, deux mesures à France télévisions en matières de clauses d’audiences contractuelles et des affinités de chacun(e) avec tel ou telle personnalité ???

Force est de constater que pour Cyril Viguier dont l’émission est cependant dans la moyenne de l’objectif de 8% qui serait précisé dans son contrat qui fait donc mathématiquement mieux que les 2 précédents, n’a pas bénéficié du même traitement. Pflimlin n’a pas tardé à prononcer, pouce en bas, l’arrêt de mort de son émission "Vendredi sur un plateau", à l'antenne depuis la rentrée de septembre en deuxième partie de soirée pour le 16 décembre !!!

Pareil pour Delarue pour qui la chaîne s’est même fendue d’un communiqué pour annoncer également l’arrêt définitif et précipité de son émission « Réunion de famille » face aux audiences médiocres du programme. Hospitalisé suite à une occlusion intestinale, Jean-Luc Delarue absent depuis deux semaines des écrans et qui vient de révéler qu’il souffrait d’un cancer, l’a appris sur son lit de convalescence. Il a sûrement dû être rassuré par les propos de France 2 qui le virant, lui « réitère malgré tout sa confiance, en assurant qu’il planche sur la production de nouveaux projets » mais qui qui réfléchit désormais à son remplacement. Un vrai réconfort moral, c’est probable !

Autrement dit, il doit bien y avoir quelque part une petite phase écrite en minuscule comme dans les contrats d’assurance que ces deux derniers n’ont pas dû lire et qui préciserait – voyons un peu – que leur clause d’audience est proportionnelle au rendu de «l’entregent » pour reprendre l’expression maintenant médiatique de Pflimlin, qu'ils apportent !

jeudi 8 décembre 2011

La direction de France Télévisions qui raconte que tout va bien alors que le foutoir est total, prise encore en flagrant délit de mépris des instances

La direction de France Télévisions qui raconte que tout va bien alors que le foutoir est total, prise une nouvelle fois en flagrant délit de mépris des instances de représentation du personnel

C'est la Xième motion que France Télévisions essuie sans que cela ne l'émeuve outre mesure...à part Patrice Papet qui indique que "le fait que certaines informations sortent de l'entreprise est préjudiciable".

A part la direction qui baratine en permanence les médias avec des "tout va bien, l'entreprise unique est sur les rails, etc...", alors que France Télévisions est au bord de l'implosion, aucun autre son de cloche ne devrait résonner et surtout pas celui des syndicats...cette bonne blague.

Voici la motion:

Motion des délégués du personnel-Maison de France Télévisions

Considérant que la direction de France 2 ne respecte pas les accords en vigueur sur les métiers à France télévisions

Considérant, que sous couvert d'exception , la direction de France 2 essaye de généraliser l'utilisation des JRI-monteurs, tentant de créer de fait une polycompétence .

Les délégués du personnel de la Maison France -Télévisions (Siège)suspendent la séance du jour dans l'attente d'engagements clairs du président de France Télévisions sur le respect des métiers dans le cadre des conventions collectives en vigueur jusqu'à la fin des négociations des accords collectifs.

mercredi 7 décembre 2011

Au diable la crise, France 2 fait la fête avec les dix ans de JT de David Pujadas

Au diable la crise, France 2 fait la fête avec les dix ans de JT de David Pujadas

Le 15 décembre 2011, France 2 a adressé le carton d'invitation ci-dessous à quelques dizaines de collaborateurs pour fêter sur une luxueuse péniche les 10 ans de JT de David Pujudas.

Si vous n'avez pas reçu ce carton, ce doit sans doute être un oubli. Il vous suffirait donc d'imprimer l'image ci-dessous sur bristol, de la massicoter en 4 parties et de remplir derrière le "M"...Monsieur ou Madame avec vos nom et prénom pour faire être de la fête.

PS: Normalement Carolis, Duhamel, Tessier et consort ont déjà dû le recevoir....

Après Carolis sous CDD à FTV , c'est le retour de Duhamel

Après Carolis sous CDD, voila que Pflimlin remet ça avec le retour de Patrice Duhamel.

Alors que les recrutements ont explosés depuis l'arrivée de Pflimlin - on pourrait atteindre quasiment 10% d'augmentation des effectifs toutes sociétés du groupe France Télévisions (bien videmment la direction en communique aucun chiffre) - la présidence après le CCD de Carolis pourtant déjà revenu comme producteur "des Racines et des Ailes" vias sa boîte ANAPROD continue, c'est au tour de DUHAMEL de revenir, lui aussi sur France Télé.

Le Canard enchaîné du mercredi 7 décembre révèle ainsi que Patrice Duhamel est lui aussi au travail pour France Télévisions comme auteur via la Société de production créée en 2005 par Simone Harari: Effervescence pour un docu sur les années Chirac et VGE payé plusieurs dizaines de milliers d'euros..Il ne manquerait plus que ce soit Thierry Langlois l'ex lieutenant pour les programmes du binôme Carolis/Duhamel de rEtour d'un an de 3purgatoire" au CNC qui ait signé le contrat et la farce serait totale. (voir article en bas de post)

En nommant Pflimlin à la tête de France Télévisions, Nicolas Sarkozy n'imaginait pas que son "poulain" mettrait tout en oeuvre pour faire revenir par le fenêtre ses prédécesseurs sorties par la porte en dépenssant des dizaines de milliers d'euros des deniers publics!
Mais comme le déclarait Pflimlin au Monde, il y a quelques jours, interrogé sur l’enquête préliminaire que le Parquet de Paris sous la conduite du procureur Nicolas Baietto a confiée à la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) suite à la plainte déposée en juillet pour « favoritisme et prise illégale d'intérêt » : « Sur un budget qui fait 3 milliards d'euros, des contrats de quelques milliers d'euros ce n'est pas un sujet »!


lundi 5 décembre 2011

Le Chef de l'État renvoie Pflimlin dans les cordes.

Le Chef de l'État renvoie Pflimlin dans les cordes.

L'Élysée n'a pas laissé l’opportunité à France Télévisions de faire part officiellement de ses projets « d’extension », ni au ministère de la Culture et de la Communication d’annoncer au Conseil supérieur de l'audiovisuel en janvier prochain, au moment des dépôts des candidatures pour les nouvelles chaînes de la télévision numérique terrestre (TNT) d'une éventuelle préemption, comme cela avait été évoqué.

C’est niet..« Il n'y aura aucune préemption de l'État ». Le gouvernement ne réservera donc pas, comme il en a pourtant le droit, de nouveaux canaux pour Rémy Pflimlin qui, il y a quelques semaines, avait claironné que France Télévisions pourrait acquérir la totalité de Gulli – en occultant deux « légers détails » : qu’il n’avait pas l’aval de l'État actionnaire sur l'opération mais surtout que Lagardère avait fait savoir qu'il n'était pas vendeur – et qui se retrouve donc renvoyé dans les cordes.

À quelques mois de la présidentielle, Nicolas Sarkozy a donc préféré privilégier des nouveaux acteurs éventuels plutôt que de suivre les « vertigineuses » idées de Rémy Pflimlin qui n’a réussi qu’une chose depuis sa nomination : mettre, à tous niveaux, un souk sans nom…pour être poli.

Vers qui Rémy Pflimlin va-t-il pouvoir se retourner ? Sûrement plus vers Dominique Strauss-Khan qui n’est plus dans la course à la présidentielle et avec qui il avait pris contact voilà plusieurs semaines en prévision de 2012 [ce que n’ignore d’ailleurs pas l'Élysée] !

Chacun aura bien compris comme l’a déclaré Rémy Pflimlin qu’« il ne tutoie pas le chef de l'État » mais de là à « frapper à la porte » de celui qui il y a encore quelques semaines était très bien placé dans les sondages pour succéder au premier (on connaît la suite…) il fallait oser !!!!!

samedi 3 décembre 2011

Communiqué CGC: A France 24, c'est marche ou crève

Voilà à quoi se résume l’attitude navrante de la direction de France 24 vis-à-vis des salariés de la
chaîne et de leurs représentants.

Vendredi 2 décembre, alors même que le Conseil d’administration de France 24 entérinait définitivement la fusion juridique des entreprises de l’Audiovisuel extérieur, la direction a une nouvelle fois choisi de bafouer le Code du travail en niant purement et simplement les prérogatives des représentants du personnel au Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail.

Las d’attendre que le CHSCT soit loyalement informé et consulté sur le projet de réorganisation opérationnelle post-fusion, Alain de Pouzilhac, pour qui tout doit être plié avant le 31 décembre, a mandaté son représentant au CHSCT pour passer en force en entravant l’action légitime des représentants du personnel et en déclarant la consultation close.

Le CHSCT a refusé de rendre un avis sous la menace, alors que subsistent tant d’interrogations et de zones d’ombre dans un projet mal conçu, mal mûri et qui repose
intégralement sur un plan social hasardeux et vide de sens.

Le rapport de la mission de l’Inspection Générale des Finances sur l’AEF note à ce propos que le processus de dimensionnement de ce plan social « a manifestement davantage été déterminé en fonction d’un objectif d’économies à réaliser qu’à partir d’une véritable analyse prospective des besoins, de l’organisation cible, de la charge de travail et des ressources à mobiliser. »

L'expert-comptable mandaté par le Comité d'entreprise va jusqu’à affirmer que « les suppressions de postes envisagées reposent plus sur le hasard que sur la nécessité et les besoins qui naissent du rapprochement opérationnel ».

Aujourd’hui, nous ne savons rien et la direction refuse de répondre à nos questions :

• Nous n’avons aucun détail sur les synergies qui pourraient exister entre les entreprises de l’AEF.
• La direction veut mettre en place un plan de départ alors que les salariés n’ont aucune
visibilité sur la future organisation et ne peuvent donc décider en connaissance de cause.
• Qu’adviendra-t-il des personnes dont le poste est visé par une suppression mais qui choisiront de rester ?
• Comment la grille des programmes sera-t-elle adaptée à nos ressources, tant humaines que financières ?
• Comment la subvention que verse l’État assurera-t-elle la pérennité de nos entreprises malgré la zone d’incertitude budgétaire préoccupante pointée du doigt par l’IGF.
• Enfin, nous ne savons toujours pas concrètement comment nous allons travailler ensemble.

Comme le souligne d’ailleurs la Sénatrice Claudine Lepage dans son rapport : « Les obstacles à la réorganisation opérationnelle sont nombreux et les avantages attendus hypothétiques. Au-delà de ces difficultés, la question du rapprochement des deux entités pose la question de fond de la capacité d’une télévision et d’une radio à travailler ensemble dans de bonnes conditions. »

Face à cette interrogation, la direction ose parler de “choix social” pour tenter de justifier son
recours à un plan de départ et dissimuler son absence totale de projet opérationnel.

La CGC Médias est profondément indignée par le mépris affiché par la direction de France 24 à l’encontre des représentants du personnel et s’inquiète vivement de voir que la santé et les conditions de travail -déjà précaires- des salariés sont considérées comme de simples variables d’ajustement dans cette fusion menée au pas de charge et en l’absence de tout projet d’entreprise.

Vos représentants vous informeront dans les jours à venir des actions qu’ils entreprendront pour défendre vos intérêts.

jeudi 1 décembre 2011

Thierry Thuillier directeur de l'information de France Télévisions depuis août 2010 sur le départ!

Selon nos informations, le sort de Thierry Thuillier pourrait être réglé ce soir...directeur de l'information de France Télévisions depuis août 2010, il pourrait être amené à quitter le groupe après seulement quelques mois à son poste.

mercredi 30 novembre 2011

Pflimlin-Tessier, le chaînon manquant ou comment boucler la boucle à France Télévisions.

Pflimlin-Tessier, le chaînon manquant ou comment boucler la boucle à France Télévisions. 
 
Afin de rendre à César ce qui appartient à César, rendons au magazine Capital la primeur de l’info; Capital (article juste ci-dessous) qui écrivait dès septembre 2010 : "Le voilà visiblement de retour cet état-major [l’état-major de Tessier]... En coulisse, Marc Tessier l'ancien président de France Télévisions a plaidé la cause de l'Alsacien qu'il avait nommé à la tête de France 3. Le même Tessier est aujourd'hui très étroitement consulté par son poulain pour composer son organigramme"
 
Le blog CGC Média parallèlement publiait un aperçu de désignations des membres de l’équipe Tessier faites par Pflimlin. Le 1er octobre 2010, peu de temps après sa nomination par le Chef de l’Etat, Rémy Pflimlin nommait Bertrand Mosca « directeur délégué aux programmes en charge de l’innovation, des nouvelles cultures et de la diversité », il y a quelques semaines il virait Claude-Yves Robin patron de « La Deux » et donnait le poste à Mosca.
 
Selon nos informations, c’est aussi le retour de Marc Schwartz ex « directeur général adjoint chargé, sous Tessier, des chantiers transversaux et du développement des synergies du groupe France Télévisions » (de 2004 à août 2005) via le cabinet Mazars qu’il a rejoint et avec lequelPflimlin travaille…Petit détail en passant,Marc Schwartz c’est le promoteur du « logiciel de gestion global » :ARIANE (personne ne connaît la véritable terminologie) qui a déjà coûté plusieurs dizaines de millions d’euros sans que les résultats soient au rendez-vous, c’est le moins que l’on puisse dire (certains utilisateurs en sont même revenus au papier et au travail manuel) !...lisez le tract du SNPCA-CGC d’avril 2006 ci-après.
 
 

La boucle est presque bouclée…
 
Mais bon sang, c’est bien sûr, il manquerait presque un chaînon à la chaîne, celui qui relie Tessier et Pflimlin pour boucler la boucle !? Non, c’est Arnaud Esquérré qui sur proposition d’Yves Rolland, secrétaire général de France Télévisions, lui-même nommé par Pflimlin, a été nommé chargé de mission auprès du secrétaire général.
 
Il ne faut pas oublier qu’Arnaud Esquerré a débuté sa carrière en 2000 comme chargé de mission auprès de Marc Tessier alors président de France Télévisions qu’il quitta en 2005 en rejoignant du ministère de la culture et de la communication où il fut chargé des relations extérieures au département de l’information et de la communication avant d’intégrer la Direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC, ministère de la culture et de la communication).
 
Aujourd’hui, avec Arnaud Esquerré, « chargé de mission » sous Tessier et repris au même poste de « chargé de mission » par Pflimlin, chacun comprend mieux ce qui se passe «en coulisses comme l’écrivait le magazine Capital dès le début.
 
En tout cas, si les rendez-vous du « triumvirat » sont d’habitude très discrets (les mails et le téléphone suffisant largement), ce sont 300 personnes environ qui ont pu les voir tous les trois, en grande conversation pendant plus d’une demie heure, hier soir au cocktail qui a suivi la projection du nouveau film de Besson organisé à France Télé.