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vendredi 3 février 2012

La direction de France Télévisions utilise le Pôle Nord-Est comme laboratoire ignominieux de la casse sociale que le groupe souhaite généraliser.

La direction de France Télévisions utilise le Pôle Nord-Est comme laboratoire ignominieux de la casse sociale que le groupe souhaite étendre et généraliser.

L’intersyndicale CFDT, SNPCA-CGC, SNJ et SUD a lu lors de la séance plénière du Comité d'Établissement France Télévisions Pôle Nord-Est, le 20 janvier 2012, une déclaration liminaire intitulée: "A qui le tour ?", la direction virant un salarié du pôle nord-est de France Télévisions pour « insuffisance professionnelle ».

Au Siège, scénario identique avec une salariée virée à 54 ans pour « insuffisance professionnelle ». Voila les pratiques illégale d'une direction plus que controversée tous azimuts…Il n’y a pas un Conseil de Prud’hommes pour sanctionner ce genre de licenciement pour « insuffisance professionnelle » sans le requalifier en « licenciement sans cause réelle et sérieuse » en accordant des indemnités pour le préjudice subi par le licencié.

La direction depuis l’avis rendu en CCE par la seule cgt permettant à Carolis de commencer la casse de l’entreprise et à son successeur de la poursuivre en l’amplifiant avec en prime un foutoir sans nom, se sert de ce pôle où le syndicat est majoritaire, comme laboratoire de la casse sociale en vue de son extension.

Cette direction qui essaie de se maintenir à tous prix pour survivre à juin 2012 et qui demande à ses "soutiens" de se "serrer les coudes", n’a qu’un seul crédo : casser jour après jour l'entreprise.

Voici le texte lu en séance :

" Déclaration liminaire des élus CFDT, SNPCA-CGC, SNJ et SUD au Comité d'Établissement France Télévisions Pôle Nord-Est du 20/01/12

A qui le tour ?

Décembre 2011, un salarié du pôle nord-est de France Télévisions se voit notifier son licenciement pour insuffisance professionnelle. Malgré la demande solennelle des élus du Comité d'Établissement et des organisations syndicales faite à la Direction de revenir sur sa décision, rien. Une fois de plus, l’Humain avec un grand H est traité comme une simple variable des Ressources Humaines.

Alors à qui le tour ? Quel monteur, quel opérateur de prise de son, quel opérateur de prise de vues, quel journaliste, quel agent administratif, quel encadrant sera victime d’un rapport pour un noir antenne, un blanc sonore, une faute de français, ou une erreur de planning ? Les motifs sont nombreux.
N’oublions pas la Direction également. Qui va la sanctionner pour ses manquements ? C’est elle qui a recruté le salarié incriminé, et qui n’a pas appliqué de période d’essai. Période qui lui aurait permis de juger des compétences réelles de ce dernier. Et même si elle avait perçu les insuffisances reprochées au salarié, ne pouvait-elle mettre en œuvre une formation digne de ce nom ? A qui le tour donc ?

Notre métier, « Faire de la télévision », a toujours été fait par des salariés bien en chair et non par des calculatrices. Combien d’études, d’expertises, de rapports « Vacquin » faudra-t-il pour qu’enfin on change de méthode de management ? Que les responsables de cette affaire en tirent les conclusions, et qu’ils acceptent le même sort que ce salarié jeté de notre entreprise sans ménagement.

2012 doit voir une suite au rapport « Vacquin ». Souhaitons que le plan d’action qui en découlera ne reste pas sans lendemain, et que cette nouvelle année soit propice à l’épanouissement professionnel des salariés du pôle.

Les élus CFDT, SNPCA-CGC, SNJ et SUD.

Strasbourg le 20 janvier 2012"

mercredi 1 février 2012

Lisez les 2 articles de Satellifax sur le budget 2012 de Pflimlin retoqué par les élus et l'expert du CCE de FTVs

Lisez les 2 articles de Satellifax sur le budget 2012 de Pflimlin retoqué par les élus et l'expert du CCE de FTV.

Ce que ne dit pas Satellifax, c'est qu'une fois de plus, Pflimlin n'a quasiment pas été là au CCE de France Télévisions du 31 janvier 2012.

En tout cas,
Pflimlin n'était pas là pour le budget "fantaisiste et insincère" que les élus ont retoqué et qu'il a fait adopter, le 5 janvier, en totale violation du droit, par les administrateurs de France Télévisions.....il était trop occupé à assister au pot du CNC en présence de l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy pour la communication et nouveau patron du Centre: Eric Garandeau.




mardi 31 janvier 2012

Vote négatif unanime contre Pflimlin et son budget 2012 "insincère et fantaisite" présenté illégalement au seul Conseil d'administration

Comment après un tel camouflet et une telle déclaration unanime, Pflimlin pourrait-il encore rester ?

Comme le blog CGC Média le révélait dès le 27 décembre 2011 comme l'ensemble des élus à présent, la direction a omis [sciemment] de les consulter sur le projet de budget 2012 avant de le présenter au conseil d’administration du 5 janvier2012 comme le prévoit le droit.

Les élus du CCE ont jugés comme nous l'écrivions déjà depuis 2 semaines le projet de budget 2012 présenté par Pflimlin "insincère et fantaisiste".

Pflimlin a donc roulé les administrateurs dans la farine avec un budget mensonger et des prévisions irréalisables qui conduiront à de nouvelles pertes financières et inévitablement à de nouveaux déficits que l’État donc les contribuables devront éponger et payer !!!!

Ceci est inadmissible...Aucun dirigeant d'entreprise publique ne doit pouvoir mentir sur le buget d'une entreprise d’État, particulièrement dans cette période de crise économique aigüe...Dans ce cas, l’État doit immédiatement en tirer les conséquences.

Voici le texte intégral de l'avis négatif rendu par les élus:

Les élus du CCE de FTV constatent que la direction a omis de les consulter sur le
projet de budget 2012 avant de le présenter au conseil d’administration du 5 janvier
2012 comme le prévoit le droit.

La trajectoire financière du contrat d’objectifs et de moyens 2011-2015 qui détermine le cadre de ce budget 2012 a été jugée insincère et fantaisiste.

La surestimation des recettes publicitaires et la révision à la baisse des ressources publiques de 15 M€, ne permettront pas à l’entreprise de faire face à ses charges nouvelles, dont les obligations de commandes aux producteurs privés qui s’élèvent à 420 M€, en augmentation de 30 M€ entre 2011 et 2012. Les investissements dans le cinéma atteignent 60 M€, soit 480 M€ de commandes obligatoires a minima par an.

Les charges seront supérieures de 13 M€ aux prévisions du plan d’affaires du fait de l’augmentation des taxes, des cotisations sociales et des coûts des locaux. Les développements de l’offre régionale de France 3 et des outre-mer 1ères ne sont pas chiffrés, ni le renouvellement des grilles de France Ô et de France 4, ni les coûts de l’harmonisation sociale et salariale liés au nouvel accord collectif.

Le budget consacré aux développements de l’offre numérique s’élève à 63 M€ qui, en l’absence de budget additionnel dédié, s’opérera par redéploiements et amputation de la trésorerie de l’entreprise.

Pour faire face à ces contraintes et accompagner ces objectifs ce sont une nouvelle fois les synergies et les gains de productivité qui seront mis à contribution pour tenter de résoudre cette impossible équation. La mutualisation des rédactions et des fonctions support, au détriment des salariés et du pluralisme de l’information, en font évidemment partie.

Compte tenu des incertitudes liées à ce contexte, les élus du CCE de France
télévisions votent un avis négatif sur le projet de budget 2012.

Voté à l’unanimité des élus,
Les organisations syndicales présentes s’associent.
Paris, le 31 janvier 2012

Sécafi donne raison à la CGC Média en jugeant irréalisable le budget 2012 de France Télé

Le 27 décembre, le blog de la CGC Média révélait que Rémy Pflimlin allait présenter aux seuls administrateurs début janvier, le budget 2012 sans l’avoir présenté préalablement avant les élus du CCE de France Télévisions.

La CGC Média a ensuite écrit une « Lettre ouverte aux administrateurs de France Télévisions sur les comptes et le budget France Télévisions » pour mettre les choses en lumière.

Le blog CGC Média dénonçait un budget en trompe-l’œil, établi dans le seul but de coller au plan d’affaire et au COM en donnant l’impression d’un équilibre retrouvé avec notamment des recettes publicitaires totalement imaginaires donc irréalisables pour 2012 fixées par Pflimlin à 450M€ alors que France Télé aurait même du mal à atteindre 320M€.

Budget gonflé fallacieusement qui ne débouchera que sur une seule conséquence: une situation très déficitaire pour France Télé…mais la consigne en interne au 8ème étage c’est « avant juin pas de vague »

Voila qu’à présent le Cabinet Sécafi signe sous l’égide de Pierre Ferracci un des proches du Chef de l’Etat que le Figaro surnommait l'autre «Raymond Soubie» (conseiller social du président) un document sans appel qui rejoint et conforte les informations de la CGC.

Et comble de l’ironie, le cabinet Sécafi réputé proche de la cgt et mandaté par elle, en son temps, au CCE pour ce rapport¸ rend une « note sur le budget 2012 France Télévisions » qui prouve que ce la CGC révélait s’avère exact.

Alors que les documents rendus habituellement par Sécafi vont quasiment toujours dans le sens de la direction, cette fois-ci visiblement même avec la plus grande imagination, force est de constater que le fond de la note souligne le caractère "insincère" et irréalisable du budget 2012 présenté par France Télévisions.

Sécafi parle en page 4 d'objectif "volontariste" (chacun aura compris) et enchaîne, "l'hypothèse de 425M€ nous semble optimiste du fait de l'environnement très incertain dans lequel évolue France Télévisions."

Sécafi ajoute "des ambitions dont la réalisation est loin d'être acquise au regard de la dégradation des audiences en 2011..." et encore "par ailleurs les recettes que pourraient dégager les développements numériques ne figurent pas comme des objectifs stratégiques dans le COM et font déjà l'objet de contestations"

Sécafi enfonce encore le clou et confirme nos informations: "les charges 2012 seront supérieures de 13M€ aus prévisions du plan d'affaire du fait de l'augmentation, entre autres des effectifs de + 6m€ du fait de la croissance des effectifs et des déménagements prévus non réalisés"

Sécafi indique aussi "le coût de l'harmonisation n'est pas mentionné [par FTV]"

Globalement, "France Télévisions verrait le résultat opérationnel prévu au budget 2012 afficher un déficit provoqué par les 45M€ "d'autres éléments"...quant à la construction du plan d'affaire , cela supposerait de nombreux gains de productivité, dont la part des frais de personnel passerait de 37% à 35% des charges opérationnelles avant coûts de diffusion"....sachant que "La capacité d'auto financement ne couvre pas les investissements et l'augmentation des stocks de programmes"

Sécafi conclut: "Si le budget 2012 et le plan d'affaire entérinent l'autofinancement de l'offre numérique, à l'heure actuelle il n'existe aucune marge de manœuvre économique supplémentaire SAUF A REMETTRE LA PUBLICITÉ EN SOIRÉE ou à engager de nouvelles économies"

Pflimlin écrit aux salariés de France Télé pour leur dire qu’ils ne seront pas payés normalement en janvier.

Voici le communiqué surréaliste de la direction de FTV a adressé, ce jour, au personnel de France Télévisions les informant que leur salaire n’est pas viré comme d’habitude.

La faute à qui ? A la banque selon France Télévisions.

Avant de vous livrer le massage de France Télé, nous avons interrogé un collaborateur qui n’a ni fiche de paie, ni salaire et qui vient d’appeler sa banque pour la prévenir qu’il y aurait un problème pour le versement de son salaire. Voila ce que lui a répondu sa banque (la soi-disant fautive) : « Vous plaisantez, y en a marre des problèmes de paie à France Télévisions….vu le contexte, nous on ne vous suit pas ! Si vous êtes à découvert, c’est votre problème pas celui de la banque…quant aux agios que vous paierez, là encore, nous n’y sommes pour rien…vous n’avez qu’à les transmettre à France Télévisions ».

Voila donc le texte que les salariés qui vont se retrouver à découvert, devront transmettre à leur banque qui n’en a visiblement pas grand-chose à faire :

«Suite à un problème informatique rencontré par le prestataire bancaire de France Télévisions, les instructions de virements des salaires de janvier 2012 des collaborateurs permanents de l’entreprise (hors DOM/TOM) n’ont pas été exécutées comme prévu.

La direction financière a mis en œuvre en urgence une procédure spécifique avec ce prestataire et les virements ont été traités en fin de matinée.

Les comptes bancaires des salariés concernés seront crédités du salaire de janvier 2012, aujourd’hui ou au plus tard demain, mardi 31 janvier.

Pour des raisons techniques propres à la banque de chaque collaborateur, il est possible que la mise à jour de son compte ne soit visible que mercredi matin.

Au cas où un salarié constaterait que son salaire n’est pas positionné sur son compte le mercredi 1er février, il doit alerter la trésorerie de France Télévisions à l’adresse e-mail suivante: …………………….. afin que le problème soit traité le plus rapidement possible. »

Le communiqué ne dit pas si le salaire des directeurs et autres collaborateurs de hauts niveaux, sont touchés !!!!

lundi 30 janvier 2012

Jean-François Kahn voit Bayrou président…"voter pour lui, c'est un vote révolutionnaire"

Jean-François Kahn voit Bayrou président…"voter pour lui, c'est un vote révolutionnaire"

Ancien candidat aux européennes (MoDem), Jean-François Kahn qui avait pris ses distances avec François Bayrou, le soutient aujourd’hui.

La productrice Rachel Kahn, témoin au mariage d’Anne Sinclair et de DSK (côté mariée), épouse de l’ex journaliste de Marianne Jean-François Kahn, dont la nomination à la direction de l’Antenne de France 2 sur proposition de Bertrand Mosca était donnée comme imminente, a-t-elle la même vision ?

« Ce n'est donc un choix par défaut » dit Jean-François Kahn qui avait pourtant été très critique envers François Bayrou après la campagne des européennes.

« Non. Je voudrais qu'il soit élu président de la République ! Il n'y a que Bayrou qui puisse réunir une majorité sur un vrai projet de redressement du pays. Aujourd'hui, on est dans une situation où les deux discours (droite/gauche) sont obsolètes et mensongers. Alors, je sais très bien que Bayrou a peu de chances, et qu'il est peu probable qu'il ait 60 % de députés... Mais moi, j'aime bien les choses impossibles ! » ajoute Jean-François Kahn.

La nomination à la direction de l’Antenne de France 2 sur proposition de Bertrand Mosca de Rachel Kahn se revendiquant à présent, après son amitié avec le couple DSK, d’une plus « récente » proximité avec François Hollande et de sa capacité à jouer un éventuel rôle concernant le futur de Rémy Pflimlin, aurait sûrement fait désordre par rapport aux engagements de son mari !?

Avoir dans un couple, une femme qui se dit proche du candidat PS et un mari qui appelle à voter pour le candidat MoDem, certains se disent que ça peut avoir un véritable intérêt !

Pourtant, pour reprendre un bout de la célèbre formule de Bourvil: « le dire c’est bien …. » mais penser que le fait d’«avoir plusieurs fers au feu» ne peut que vous être salutaire, c’est loin…très loin d’être acquis !!!!!

vendredi 27 janvier 2012

Bertrand Mosca pousse France 2 dans le ridicule et Pflimlin la télé publique dans le gouffre.

Bertrand Mosca pousse France 2 dans le ridicule et Pflimlin la télé publique dans le gouffre.

Au fou !!!! La rumeur enfle. Si la situation n’était pas si pathétique, tout Paris se gausserait. Le nouveau directeur de France 2 Bertrand Mosca succédant à Claude-Yves Robin débarqué par Pflimlin, s’apprêterait à nommer Rachel Kahn à la direction de l’antenne de France 2.

Rappel : Rachel Khan dont Mosca ne tarit pas d’éloges est la productrice d’un des plus grands accidents industriels de l’histoire de France 2. C’est en effet la productrice malheureuse de « Avant Premières » l’émission présentée par Elisabeth Tchoungui, diffusée d’abord en première partie de soirée et basculée de le seconde en troisième, le mercredi, sur « La Deux »..

Avec un budget colossal de 240.000 euros par émission, ce talk-show maniéré dans la forme et néanmoins archaïque, a atteint pour son premier numéro un gouffre d’audience historique de 1,9% de part de marché soit le coût du téléspectateur le plus élevé de toute l’histoire de la télévision française !!!

Alors que dans le même temps le directeur de l’Antenne de France 3 se précipitait pour arrêter Cyril Viguier qui faisait 7,9 % de part de marché avec un budget a peu près équivalent à la moitié de celui de Rachel Kahn( voir notre précédent post intitulé : « Des clauses contractuelles à la tête du client sur France Télévisions » , Bertrand Mosca soutenu par Rémy Pflimlin font sur France 2 de l’acharnement thérapeutique avec une émission qui ne manifeste plus aucun souffle de vie !!!!

Aujourd’hui placée donc en 3éme partie de soirée cette émission continue à bénéficier d’un budget exubérant pour une audience microscopique.

Mais qu’est qui vaut à Rachel Kahn une telle protection et la perspective étonnante d’une aussi belle promotion ?

A part la vielle amitié qui lie le directeur de France 2 à Rachel Kahn, serait-ce sa proximité avec Anne Sinclair dont elle se vante, qui lui vaut un tel traitement de faveur ? Comment ne pas s’interroger sur les « conditions » d’appel d’offre pour l’attribution du magazine culturel piloté par Arnaud N’Gatcha et Bertrand Mosca à une époque où Dominique Strauss Kahn était aux yeux de tous le futur président de la République ?!

Il en fallait peu pour que des esprits enfiévrés et imaginatifs, voient ensuite Strauss Kahn président nommer Rachel Kahn, première femme présidente de France Télévisions ! Dans cette perspective ô combien lumineuse pour le Service Public, se mettre bien avec la dame devenait alors la priorité.

Aujourd’hui l’émission agonisante est le symbole d’une chaîne sans tête et d’un groupe sans projet éditorial ou économique. Aujourd’hui, celle qui se vanterait désormais de sa toute nouvelle proximité avec François Hollande et de sa capacité, par sa seule présence, à consolider l’avenir de Rémy Pflimlin, se voit déjà en place au poste que le tandem Pflimlin/Mosca semble lui avoir promis.

Sa nomination à la direction de l’Antenne de France 2 ou à un quelconque poste de responsabilité serait un dernier affront a une entreprise qui n’en finit pas d’être humiliée.

Comment le Président de la République qui a nommé Pflimlin (ce dernier affirmant pourtant, hier, au Figaro, « ne rien lui devoir ») peut-il, continuer à assister à la fin d’un monde télévisuel dont il disait se souvenir des grands moments mais aussi vouloir les retrouver, sans réagir et surtout sans avoir les larmes aux yeux ?

Lisez: "Les 29 travaux de Rémy Pflimlin.." article de la Lettre A qui fait écho au blog CGG du 25/01 sur le "Plan route" de Pflimlinin

Lisez: "Les 29 travaux de Rémy Pflimlin.." article de la "Lettre A" qui fait écho au blog CGG du 25/01 intitulé " Pflimlin recalé au code et à la conduite....n'échappera pas à la sortie de route malgré son Plan" qui se penche sur l'hallucinant "Plan route" de Pflimlin et démontre ainsi, si besoin était, c'est qu'il est en dehors de toute réalité et vit dans un monde parallèle.

Voici l'article:

Le président de France Télévisions, Rémy Pflimlin, propose un plan pour 2015, en lançant pas moins de 29 chantiers.


Avenir plus qu'incertain pour Rémy Pflimlin? Pour conjurer le sort le président de France Télévisions tente une projection vers l'avenir avec un "plan de route partagé" pour 2015. Cette vaste ambition ne compte pas moins de 29 chantiers, succinctement décrits en à peine onze pages. Le document a d'abord une vertu pédagogique interne: "ll est apparu mi-2011 que les collaborateurs ne percevaient pas de signe de mise en œuvre concrète du projet stratégique" pourtant annoncé dès décembre 2010, regrette la direction

Inévitablement l'accent est mis sur le numérique. Nombre d'éléments ont déjà été annoncés, comme la volonté de développer l'information en ligne. Mais le plan de route recèle quelques nouveautés. Yann Chapellon, directeur de la diversification, est ainsi chargé de créer une plateforme payante de vidéo à la demande (VOD) "pour lutter contre les plateformes de piratage" Stéphane Mazzorato, débauché du Groupe Sud Ouest (GSO), va déployer de mars jusqu'à l'été de nouveaux sites d'information régionaux et ultra-marins de la chaine. Et Eric Scherer, directeur de la prospective, lancera, lui, une quinzaine d'expérimentations d'ici à la fin de l'année pour "préempter" les nouvelles formes de diffusion en ligne du contenu du groupe France télévisions.

jeudi 26 janvier 2012

Plimlin ne doit rien à Sarkozy !

Plimlin ne doit rien à Sarkozy !

« Je tire ma légitimité de mon parcours personnel. Mes compétences ont pu être vérifiées par tous puisque j’ai été auditionné par le CSA, l’Assemblée nationale et le Sénat. Toutes ces auditions, qui ont à chaque fois duré 2 heures, ont été filmées en direct. Je ne connais pas beaucoup de chefs d’entreprise dont la nomination est précédée d’une telle transparence.» voila les propos hallucinants qu’a tenus Pflimlin au Figaro économie, ce jeudi 26 janvier 2012, en réponse à la question du journaliste sur les conditions de nomination des présidents de l’audiovisuel public.

Il termine son propos en apothéose d’inepties « Bien évidemment, l’Etat est le seul décideur du processus de nomination ».

Quel ramassis de contre-vérités et d’inexactitudes livrées en quelques mots par Rémy Pflimlin !!!!

1°) « l’Etat est le seul décideur du processus de nomination » affirme Rémy Pflimlin… Tu parles Charles.

Ce n’est pas l’Etat qui nomme les présidents des sociétés France Télévisions, Radio France et de la société chargée de l'A.E.F audiovisuel extérieur de la France, depuis l'article unique de la loi organique no 2009-257 du 5 mars 2009, c’est le Président de la République qui n’est pas à lui tout seul l’Etat mais son « chef ».
Il est bien loin le temps, où seul, Louis XIV le roi soleil disait « l’Etat c’est moi »

2°) L'article 13 de la Constitution dispose, d’ailleurs, dans un de ses alinéas que : « Une loi organique détermine les emplois ou fonctions [...] pour lesquels, en raison de leur importance pour la garantie des droits et libertés ou la vie économique et sociale de la Nation, le pouvoir de nomination du Président de la République s'exerce après avis public de la commission permanente compétente de chaque assemblée. Le Président de la République ne peut procéder à une nomination lorsque l'addition des votes négatifs dans chaque commission représente au moins trois cinquièmes des suffrages exprimés au sein des deux commissions. [...] », n'en déplaise à Pflimlin.

3°) « Le CSA, l’Assemblée nationale et le Sénat qui ont pu vérifier mes compétences puisque j’ai été auditionné à chaque fois pour une durée de 2 heures ; auditions filmées en direct. » ajoute Rémy Pflimlin. Tu parles Charles.
A quel titre le fait que le CSA, l’Assemblée Nationale et le Sénat auditionnant Pflimlin et filmant ses auditions en direct, représenterait-il la preuve de ses compétences ????


Rappelons à Pflimlin qui semble feindre de le croire, que la nomination par décret du successeur de Carolis (dernier pdg nommé par le seul CSA) ne pouvait légalement intervenir tant que :

1- le président de la République n'avait pas transmis une proposition au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) ;
2- que celui-ci n'avait pas rendu un avis conforme [il dispose donc d'un droit de veto] ;
3- que le président de la République n'avait pas transmis la proposition à la commission chargée des affaires culturelles de l'Assemblée nationale et à son homologue du Sénat ;
4- enfin que les deux assemblées n'avaient pas rendu un avis dont l'addition des votes favorables globaux doit nécessairement être supérieure à 40 % cumulés de leurs membres.

Ces étapes étant légalement impératives, NON, les auditions du CSA, de l’Assemblée nationale et du Sénat [fussent-elle filmées] ne représentent en rien une vérification des compétences de l’interviewé ! Seul Pflimlin fait mine de le prétendre.

4°) Quant à la révocation des présidents des sociétés France Télévisions, Radio France et de la société chargée de l'A.E.F audiovisuel extérieur de la France toujours par le Président de la République, le Conseil constitutionnel à l’époque saisi, avait validé l'avis des commissions parlementaires sur la révocation mais censuré la possibilité, pour celles-ci, d'imposer leur veto, quant le reste de la procédure, lui, était validée.

Donc lorsque Pflimlin assène à l’adresse du Chef de l’Etat : « Je tire ma légitimité de mon parcours personnel » et indique clairement comme l’avait fait Carolis avec Sarkozy en martelant à l’époque « Je ne tire ma légitimité que de mon parcours personnel et du CSA» ou encore Tessier avec Chirac et Aillagon son ministre, il le fait à dessein et revendique une émancipation de façade dont personne n’est dupe.

Pflimlin ne doit rien à Sarkozy, soit !
Seules ses « compétences vérifiées » ont conduit à sa nomination, soit à nouveau !
Ses auditions en seraient la preuve et le gage d’une parfaite transparence !!!! Là comme l’aurait dit Michel Audiard, en 1968 « Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages ».

Il ne suffit pas de cracher dans la soupe, de claironner qu’on est l’unique responsable de ce qui vous arrive, qu’on ne doit rien à personne et qu’enfin, on a toujours préféré les paysages hollandais à nulle autre chose, pour que cela suffise à vous donner une once de crédibilité !

mercredi 25 janvier 2012

Pflimlin recalé au code et à la conduite…n’échappera pas à la sortie de route malgré son Plan.

Pflimlin recalé au code et à la conduite…n’échappera pas à la sortie de route malgré son Plan.

Pflimlin ne sait plus quoi inventer pour tenter de montrer que la « désorganisation » dont il est responsable où plus personne ne sait qui est qui ou encore qui fait quoi, aurait un sens !

Depuis son arrivée à France Télévisions malgré sa propagande martelant que France Télévisions serait sur les rails (tu parles, c’est tout le contraire), après les quelques 400 recrutements qu’il a effectués avec des postes à haut niveau pour au moins la moitié d’entre eux et les salaires qui vont avec (correspondant à un glissement de 5 à 6% de la masse salariale), après avoir fait passer un budget 2012 en trompe-l’œil aux seuls administrateurs ou encore après avoir remercié les responsables de chaîne ou des programmes qu’il avait lui-même nommés un an avant, il continue son agit-prop avec la mise en œuvre du « Plan de route 2011/2015 » pour France Télé.

Cela intervient d’ailleurs juste après la galette qu’il a partagé la semaine dernière avec quelques uns de ses collaborateurs tri »s sur le volet et à qui il a délivré en forme de vœux, le message suivant : « 2012 risque fort d’être une année difficile…France Télévisions pourrait bien être dans la tourmente, c’est pourquoi nous devons tous nous serrer les coudes ». [Autrement dit, mon poste est dans la balance, soutenez-moi car si je pars, je ne serai pas le seul !]

Après la « charte organisationnelle », après ses « pesées de postes », après son invraisemblable « note dite stratégique » (qui ne rime à rien et n’a rien de stratégique) intitulée « Conquête et reconquêtes », après le COM Contrat d’Objectifs et de Moyens (signé pour amuser la galerie et dévoyé sitôt parafé), il propose aujourd’hui le « Plan de route ».

La lecture du document (c’est à se demander qui a concocté un tel ramassis de lieux communs et de tels bateaux qui montrent à quel point Pflimlin et sa garde rapprochée son à 100.000 lieues de la réalité) est consternante.

Un an et demi après son arrivée et la soi-disant finalisation de la « fusion » des sociétés en structure unique, le « Plan de route » prouve bien que tout ce qu’il a pu annoncer n’était que pipeau.

Il avertit quand même dès le départ : « la démarche d’information sur le Plan de route de France Télévisions ne se substitue en rien au processus normal d’information/consultation sur tout ou partie des projets qui le constituent. »

Et Pflimlin de poser la question après une mini introduction langue de bois : « pourquoi un plan de route pour FTV ? ». La question est bien celle-là….Pourquoi ?

Tout le reste autour de 29 projets dits « prioritaires » de l’entreprise commune articulés autour de trois axes développés dans le plan stratégique et le contrat d’objectifs et de moyens :

- Créer pour partager par la complémentarité des chaînes (axe 1) - « Fédérer tous les publics autour d’une offre innovante et diversifiée » (coordonné par Emmanuelle Guilbart, directrice générale déléguée aux programmes.)
- Créer pour partager par le numérique (axe 2) - « Conquérir les nouveaux usages de la télé » coordonné par Bruno Patino, directeur général délégué au développement numérique et à la stratégie.
- Créer pour partager par l’efficacité & par la cohésion sociale (axe 3) - « Bâtir ensemble une entreprise commune, performante et solidaire » coordonné par Martin Ajdari, Directeur général délégué à la gestion, aux finances et aux moyens.

n’est que foutaise.

Vous y lirez également que la coordination globale de « la mise en œuvre du plan de route » est assurée par Patrice Papet, directeur général délégué à l’organisation, aux ressources humaines et à la communication interne de France Télévisions et la direction de la prospective et de la cohésion sociale (DPCS), assurée par Véronique Maillard, en charge du pilotage opérationnel en lien avec l’ensemble des acteurs concernés.

Et tout cela, TOUJOURS SANS LE MOINDRE ORGANIGRAMME à France Télé !

Quel verbiage pompeux et vide de sens qui montre que 18 mois après, on en est toujours là et que rien n’a bougé !!!!!

C’est à vous faire bondir et à vous faire dire que 18 mois plus tard, on en est à « clarifier les identités de chaque chaîne », « Préciser les règles de l’harmonisation de l’offre de programmes des chaines » ou à « Dynamiser la circulation de ces derniers »….Hallucinant.

Quant aux 29 projets chacun flanqué d’un « chef », nous allons vous livrer leurs « thèmes » pêle-mêle. …Un bataillon de « chefs » à faire pâlir l’armée mexicaine toute entière!

Projet n°1: Clarifier les identités et les territoires de chaque chaîne
Chefs de projet : P. Deloeuvre / P. Vilamitjana

Projet n°2: Optimiser la politique de création de FTV au bénéfice des chaînes et services édités par le groupe
Chefs de projet : Mathilde Michel / Hakim Atman

Projet n°3: Dynamiser la circulation des programmes
Chef de projet : Frédéric Prallet-Dujols

Projet n°4: Développer la régionalisation des programmes par la syndication
Chefs de projet : Laurent Corteel

Projet n°5: Préciser les règles de l’harmonisation de l’offre de programmes des chaines
Chef de projet : Philippe Vilamitjana

Projet n°6 : Élaborer et mettre en œuvre le plan marketing de France Télévisions
Chef(s) de projet : en attente de la nomination du directeur ou de la directrice de la communication externe et du marketing image.

Projet n°7: Développer toutes les formes de promotion pour et entre nos différentes marques et services
Chef de projet : Médéric Albouy

Projet n°8: Créer un dispositif d’édition et de distribution des marques programmes
Chef de projet : Yann Chapellon

Projet n°9: Définir des outils de mesure de la performance de nos programmes
Chef de projet : Stéphanie Brémond

Projet n°10: Conforter la place de l’information dans France Télévisions
Chef de projet : Jérôme Cathala, avec le soutien d’Alain Lardière

Projet n°11: Refondre et développer l’offre d’information en ligne
Chefs de projet : Hervé Brusini – Olivier Lendresse

Projet n°12: Lancer et développer la plateforme Sport
Chefs de projet : Olivier Lendresse – David Botbol

Projet n°13: Rénover l’offre éditoriale des sites régionaux (France 3) et ultramarins (Les 1ère)
Chef de projet : Stéphane Mazzorato (FTVEN)

Projet n°14: Faire évoluer l’offre Pluzz (Replay, Directs, VOD) sur tous les supports
Chef de projet : Vincent Nalpas

Projet n°15: Créer une plateforme de vidéo à la demande payante
Chef(s) de projet : Yann Chapellon

Projet n°16: La télévision connectée
Chefs de projet : Eric Scherer / Philippe Bourquin

Projet n°17: Refondre les sites Chaîne
Chef de projet : Sophie Benoit

Projet n°18: Expérimenter de nouvelles formes narratives
Chef de projet : Boris Razon

Projet n°19: Social TV
Chef(s) de projet : Philippe Deloeuvre

Projet n°20: Développer une culture numérique dans l’entreprise
Chefs de projet : Eric Scherer avec Laurence Pennera et Yves Le Bras

Projet n°21: Clarifier l’organisation et organiser la délégation de responsabilité
Chef de projet : Catherine Fabian Sautter

Projet n°22: Promouvoir une culture de la santé et de la qualité de vie au travail et prévenir les risques professionnels
Chef de projet : Xavier Froissart

Projet n°23: Elaborer la politique de Responsabilité Sociétale et Environnementale (RSE) de FTV
Chef de projet : Marie-Anne Bernard

Projet n°24: Harmoniser les statuts et les pratiques professionnelles
Chef de projet : Murielle Charles

Projet n°25: Mettre en œuvre une politique de gestion anticipée des Ressources Humaines
Chef de projet : Fabienne Rouarch-Cousin

Projet n°26: Optimiser l’environnement de travail :
-> par une meilleure gestion des outils de travail (Volet 1)
-> Par l’élaboration d’un schéma directeur immobilier (Volet 2)
Chef de projet : Kim Pham

Il en resterait donc 3 qui pourraient être:

Projet n°27, 28 et 29:

Arrêter de prendre les salariés pour des billes ;
Arrêter les recrutements extérieurs intempestifs et le copinage ;
Arrêter le mépris du personnel et le bourrage de crâne.

mardi 24 janvier 2012

RH défaillantes, désorganisation style "opération bonneteau" chez WKF Wolters Kluwer France…Murielle Berreti-Charles y était juste avant France Télé

RH défaillantes, désorganisation style "opération bonneteau" chez WKF Wolters Kluwer France…Murielle Berreti-Charles y était juste avant France Télévisions !

Qui était responsable RH sur WKF Wolters Kluwer France avant son recrutement à France Télévisions ?

Murielle Beretti-Charles bien entendu, et femme du PDG d’Altédia société sous contrat avec le groupe qui ne sait pas ce que conflit d’intérêts veut dire et qui a été embauchée comme responsable des relations sociales à France Télévisions (voir l’article du Canard enchaîné du 1er juin 2011)

Qui était également au Comité d’Entreprise de WKF Wolters Kluwer, sur place, avant que Murielle Beretti-Charles ne l’appelle à la rescousse à France Télévisions comme adjoint ?

Frédéric MAUTRET ex salarié de Wolters Kluwer qui se vantait dans son CV d’avoir fait son dernier plan social ?!

La nomination de l'expert chargé de vérifier les conditions de la fusion des filiales de Wolters Kluwer France dans la holding néerlandaise a été confirmée en Appel.

Voila donc à quoi le duo Beretti-Charles/Mautret se livrait sur place avant leur arrivée à France Télévisions et que la Cour d’Appel qualifie d’ « opération de bonneteau de la part des instances dirigeantes. »

Nous vous invitons à ce dossier, à lire les 2 articles de « La Lettre A » :

1er article intitulé : « La nomination de l'expert chargé de vérifier les conditions de la fusion des filiales de Wolters Kluwer France dans la holding néerlandaise a été confirmée en appel. »

La décision de la Cour d'appel de Versailles en décembre signe une victoire pour le comité d'entreprise de Wolters Kluwer France (WKF). Le bien fondé de la mission de l'expert, nommé à la demande des représentants du personnel par le tribunal de commerce de Nanterre en janvier pour analyser les circonstances du regroupement des filiales de Wolters Kluwer France au sein la holding néerlandaise, a été confirmée (LLA nº1492).

C'est un coup dur pour la direction de WKF et sa maison mère hollandaise. Car si la mission de l'expert n'a, de fait, pas été interrompue par cette procédure en appel, le contenu de l'arrêt évoque une opération de bonneteau de la part des instances dirigeantes. Une analyse qui conforte les organisations syndicales, pour qui les salariés du groupe de presse ont été financièrement lésés lors du regroupement des sociétés. Le rapport rédigé par l'expert judiciaire a, quant à lui, été remis au tribunal de commerce en fin d'année. Prochaine étape possible pour les représentants des salariés : engager une action au fond pour obtenir une indemnisation.


2ème article intitulé : « RH défaillantes chez WKF »

La désorganisation des RH chez Wolters Kluwer France a contraint l'entreprise à harmoniser par le haut les conditions de travail des salariés du groupe.

L'ultimatum de juin 2011 aura constitué une aubaine pour les représentants des salariés du groupe de presse Wolters Kluwer France (WKF). En l'absence de négociations conclues à cette date entre direction et partenaires sociaux, sur l'harmonisation des conditions de travail des huit sociétés du groupe, les meilleures pratiques en vigueur dans chacune devaient être étendues à tous les salariés. C'est chose faite depuis trois mois.

Car malgré l'arrivée en avril d'une nouvelle DRH, Virginie Ledoux-Vaccaro, la direction du groupe n'a pas réussi à reprendre le fil des discussions sur ce sujet. L'échec est d'autant plus patent pour Michael Koch, PDG de WKF depuis janvier, que ce dossier avait déjà coûté son poste de DRH à Patrick Kaczmarek. Il avait été remercié pour avoir consenti à cet arrangement d'une harmonisation par le haut en cas de non-reprise des négociations. Avec une succession de cinq DRH en deux ans (LLA nº1489), le groupe s'est montré incapable d'assurer la plupart des échéances de négociations sociales imposées par la fusion en 2008 des filiales au sein de WKF et par le plan social qui a suivi en 2009.

N.B : Voila donc à quoi le tandem le duo Beretti-Charles/Mautret (bien aux « affaires » sur les années précitées chez WKF, en 2008 et 2009 donc) qui se montre à France Télévisions comme pour il s'est montré pour le groupe WKF « incapable d'assurer la plupart des échéances de négociations sociales imposées…. »

Les partenaires sociaux, les élus mais plus grave les salariés de France Télévisions savent maintenant à quoi s’attendre…s’ils en avaient jamais douté !

lundi 23 janvier 2012

Thierry Langlois fait pire que Sled !

Thierry Langlois fait pire que Sled !

Ah ! si vous aviez entendu Pflimlin !!! Au moins avec Thierry Langlois, plus personne ne pourra comme avec Sled gloser sur sa proximité avec le Chef de l’Etat, commentée depuis sa nomination sur France 3 dans toute la Presse !

Rémy Plimlin qui ne cesse de se répandre dès qu’il le peut sur « son indépendance vis-à-vis du Président de la République qu’il ne tutoie pas », est tranquille avec Thierry Langlois ce genre de commentaire ne risque pas d’arriver !

Voila pourquoi pour s’émanciper un peu plus encore, Thierry Langlois a programmé pour remplacer le talk show de Cyril Viguier Viguier « Vendredi sur un plateau » dont le dernier numéro avec Michel Galabru avait totalisé presque 8% de part de marché, l’émission « Les grands du rire », un programme produit par Didier Barbelivien que France 3 a diffusé vendredi soir dernier.

Non content de voir le producteur de l’émission à tout bout de champ, apparaître dans la quasi totalité des émissions qu’il produit (on n’est jamais mieux servi que par soi-même…demandez donc à Carolis avec « Des racines et des ailes »), cette nouvelle « tranche » horaire pour lui n’a totalisé que 0,6 % d’audience soi 3,8 de part de marché, sûrement le score d’audience le plus calamiteux réalisé dans cette case depuis la rentrée de septembre pour France 3.

Nous voila rassuré sur l'indépendance des uns et des autres et surtout sur l'exemplarité de la télé publique en matière de programmes comme dans nombre d'autres domaines.


dimanche 22 janvier 2012

Enième flop pour Pflimlin et nouvelle démonstration de son inaptitude à diriger France Télé.

Enième flop pour Pflimlin et nouvelle démonstration de son inaptitude à diriger France Télé.

Rémy Pflimlin, cela pourrait se résumer par : une vaine propagande d’un autre temps, des non choix jamais au bon moment, au bon endroit et encore moins pour une bonne raison.

France 3 passée officiellement derrière M6 voilà quelques semaines, continue sa dégringolade en matière d’audience. Thierry Langlois nommé directeur d'antenne de France 3 par Pflimlin de retour d’une obligatoire période au purgatoire au CNC, dans un premier temps pour « encadrer » Pierre Sled puis dans un second temps pour prendre la place de ce dernier remercié pour mauvais résultats, devrait avoir du mal à trouver des explications face à ses mauvais résultats qui sont visiblement pire que ceux de son prédécesseur.

Thierry Langlois (le « sauveur » comme certains le surnomment ironiquement) avait choisi l'option de mettre le magazine Thalassa en prime time, présenté par Georges Pernoud, Laurent Bignolas et Sabine Quindou. Seulement 2,5 millions de téléspectateurs présents devant leur écran pour une part d'audience de quasiment 10%.

Cerise sur le gâteau, l'émission choisie par Thierry Langlois ès qualité : Les grands du rire, produite par Didier Barbelivien et Mémé Ibach, présentée par Yves Lecoq afin de remplacer le talk-show de Cyril Viguier n’a réalisé vendredi soir, à partir de 23h20, que 3,8% de parts de marché avec 350 000 téléspectateurs.

Pflimlin qui virait justement Cyril Viguier dont l’émission restait pourtant dans une moyenne de 8% (proche de ce qui visiblement figurait dans son contrat) pour insuffisance d’audience et surtout non-respect de sa clause contractuelle pour son émission "Vendredi sur un plateau", à l'antenne depuis la rentrée de septembre dernier, passe une fois de plus pour totalement ridicule.

Ridicule, Pflimlin l’avait déjà été après avoir remercié Jean-Luc Delarue pour qui France 2 se fendait même d’un communiqué pour annoncer également l’arrêt définitif et précipité de son émission « Réunion de famille », là aussi face aux audiences médiocres du programme.

Ridicule encore Rémy Pflimlin l'a été le 10 octobre dernier lorsque le pédégé de France Télévisions la risée de la Presse unanime à le railler lorsqu'il se félicitait dans une tribune au Monde des succès d'audiences d’une émission qui n’était pas encore à l'antenne et qu’il affublait du titre farfelu de "2010" au lieu du "2012"!

C'est le plus mauvais score de cette case depuis la rentrée de septembre pour France 3... Cyril Viguier "remercié" après 10 émissions et réalisé 7,9% de parts de marché avec Michel Galabru son dernier invité de "Vendredi sur un plateau", a dû s’en étrangler.

L’ambiance « Les Grands du rire » avec Isabelle Morizet plus connue sous le nom de Karen Cheryl et son « comparse » méga show-biz/people, les samedis après-midi comme si ce n’était déjà pas assez… en voilà une trouvaille et une véritable innovation, Thierry Langlois !!!

C’est probablement en mal d’inspiration que France Télévisions a choisi de programmer pour une ixième fois une émission sur le rire qui, vu le contexte, n’arrive plus à faire rire personne…Thierry Langlois aurait pu prévoir un « Spécial Inspecteur Derrick » , ça n’aurait pas été pire!

Enfin, la semaine prochaine avec effet le 23 janvier, sur proposition de Thierry Langlois, directeur de l'antenne et des programmes de France 3 et de François Guilbeau, directeur de la chaîne publique, Julien Borde éphémère ex directeur virtuel de l’unité Jeunesse de France Télé sans que jamais que le moindre organigramme n’était été présenté ou ait été soumis au vote du CCE, devrait tout changer puisque nommé secrétaire général des programmes de France 3.


vendredi 20 janvier 2012

Rémy Pflimlin continue de piétiner le droit....et dire que certains parlaient du devoir d'exemplarité des dirigeants d'entreprise publiques !

Alors que depuis les dernières élections dans l'établissement ex RFO de Mayotte ( le CHSCT sur place n'ayant ,par exemple, toujours pas été élu) la majorité des élus au CCE issus des listes CFDT, SNJ et SNPCA-CGC a remis à Pflimlin une demande de CCE extraordinaire comme le prévoit la loi, notamment pour l'élection d'un nouveau bureau et de nouvelles règles.

Rémy Pflimlin qui est pourtant le chef d'entreprise et à ce titre président du CCE (bien qu'on ne l' aperçoive quasiment jamais en séance) fait la sourde oreille. Et pour cause la cgt qui lui est toute acquise et qui jusqu'à là avait un siège d'avance sur le majorité des élus actuels
"CFDT, SNJ, CFTC et SNPCA-CGC" l'a perdu.

Qu'à cela ne tienne. Pflimlin va tout simplement faire comme si rien n'avait changé. Il appelle la cgt et organise avec l'élu issu de ses rangs qu'il considère toujours comme le secrétaire de l'instance l'ordre du jour d'un CCE ordinaire.

Il fait donc convoquer les élus au CCE le 31 janvier pour ce fameux CCE ordinaire et le 1er février 2012 pour le CCE extraordinaire.

Il devrait relire le Code du travail et essayer de se pencher un peu plus dans les manuels de Droit et la jurisprudence qui va avec.

Rémy Pflimlin y aurait compris que ce qu'il prétend faire est illégal...cela dit avec Murielle Beretti-Charles directrice des relations sociales à France Télévisions et femme du PDG d’Altédia société sous contrat avec le groupe qui ne sait pas ce que conflit d’intérêts veut dire (voir l’article du Canard enchaîné du 1er juin 2011) derrière lui, qui fait tout pour favoriser la cgt et tenter de nuire, jour après jour, au SNPCA-CGC et plus largement à la plateforme intersyndicale précitée ( encore dernièrement avec un courrier où elle fait siennes les seules allégations de la cgt) rien d'étonnant !!!! Murielle Beretti-Charles n'en est pas à son premier dossier en la matière.

Mais Murielle Beretti-Charles n’est pas chef d'entreprise et laisser aux avocats le soin de trouver les chefs d'accusations idoines pour porter plainte en Justice par rapport à ses écrits, parait le plus sage à faire.
Murielle Beretti-Charles ne déclarait-elle pas à la "Lettre A". qui l'interrogeait sur le fait qu'elle soit citée dans la plainte pour laquelle le Parquet a ordonné une enquête "ne rien avoir à craindre"
Elle aura tout loisir de développer son propos et d'expliquer à la Justice pourquoi elle avait déjà fait enlever de l'ODJ du CE de juillet 2011, en totale entrave, (délit pénal) le point sur les cabinets conseils et autres consultants
, qui faisait l’objet d’une demie page dans « Le Canard enchaîné » du 1er juin 2011 qui chiffrait sur 2 ans le montant payé par France Télévisions à 22,1 millions d’euros et où elle est justement citée ?!


Elle peut toujours s'imaginer la plus forte pour mettre le SNPCA-CGC "au pas" comme elle en rêve, elle est bien la seule à penser qu'elle y parviendrait.

Pour le reste et les séances du CCE, conseils ou pas, ce que prévoit Rémy Pflimlin n'est ni conforme au droit, ni à la jurisprudence constante qui en découle et qui est très claire en l'espèce:


En effet,
il a été jugé qu’une réunion extraordinaire du CCE peut être différée, pour tenir compte des délais prévus par le règlement intérieur du comité, jusqu’à la veille d’une proche réunion ordinaire, (et non le lendemain.) Cass. Crim. 22 oct 1975, n°74-90174, Cass. Crim. 14 sept. 1988 n°87-91416, Cass. Crim. 14 fév 1978 n°77-90336, Appel corr. Versailles, 13 fév 1980.

En conséquence, il est impératif de convoquer le CCE
extraordinaire avant TOUTE séance du CCE ordinaire.

Le SNPCA-CGC lui a immédiatement adressé une lettre pour lui demander ainsi d'organiser la réunion extraordinaire du CCE le 31 janvier puis le 1er février, la réunion ordinaire.


Si tel devait ne pas être le cas, bien évidemment, les organisations syndicales ayant demandé légalement la tenue de cette séance extraordinaire du CCE en tireraient immédiatement et surtout judiciairement toutes les conséquences.

Et le prix de l’humour « noir » est décerné à Patrice Papet dans le cadre de ses vœux à France Télévisions.

Et le prix de l’humour « noir » est décerné à Patrice Papet dans le cadre de ses vœux à France Télévisions.

Cadeau d’anniversaire tout dans la retenue, la sobriété et la finesse pour Patrice Papet, à la veille de souffler demain ses 62 bougies, celui du prix de l’humour « noir », il convient de le préciser.

L’imprévisible Patrice Papet (qui le disait encore, il y a quelques jours, au Nouvel Obs « Franchement, je ne sais pas et je ne vois pas qui pourrait m’aider à prévoir….) le numéro 3, directeur général chargé des ressources humaines et de la communication à France Télévisions, jamais avare d’un mot drôle ou d’une formule à vous laisser vous gondoler de rire sur place, a fait très fort à l’occasion des vœux.

Le cadre : Une séance d’autocongratulation dont il a l’habitude comme d’ailleurs l’ensemble de l’équipe dirigeante.

L’auditoire : La quasi totalité des apparatchiks situés surtout dans les étages supérieurs du Siège et quelques collaborateurs triés sur le volet et invités à se rendre au « cérémonial »… évidemment, ce n’était pas une opération porte-ouverte (*)

(*) L’histoire nous apprendra que même parmi ces « happy few » présents, quelques uns ont trouvé choquante, vu le contexte, la blagounette de Patrice Papet…et se sont regardés dans l’assistance interloqués.

Inutile de garder le suspense plus longtemps, voici ce qui a été dit :

« Nous sommes à France Télévisions dans un beau paquebot qui a atteint sa pleine vitesse de croisière et le nôtre il ne coule pas ! »
Chacun a donc pu apprécier à quel autre « paquebot » Patrice Papet faisait allusion.
Il est comme ça, le dga/drh de France Télé, il a beau faire partie des salariés éligibles au départ en retraite (et lui sans la moindre décote puisque né au premier trimestre 1951) mais qui ne part pas pour ne pas donner l’exemple (il ne voudrait pas après qu’on dise qu’il ait pu quitter le navire…pour rester dans ses comparaisons !), pourtant il ne rate jamais une opportunité.

Comme quoi s’amuser quand les autres souffrent, ce n’est pas donné à tout le monde…il faut pouvoir et surtout oser.

jeudi 19 janvier 2012

Lettre ouverte aux administrateurs de France Télévisions sur les comptes et le budget France Télévisions.

Lettre ouverte aux administrateurs de France Télévisions sur les comptes et le budget France Télévisions.



Mesdames, Messieurs les administrateurs,


Dès le 27 décembre 2011, la CGC écrivait entre autres sur son blog média, un article intitulé : «Rémy Pflimlin ne devrait présenter son budget 2012 qu’au seul Conseil d’Administration de France Télévisions».

L’organisation syndicale y évoquait un budget en trompe-l’œil de France Télévisions absolument pas présenté préalablement aux instances compétentes de représentation des salariés, soit les Comités d’Entreprises, soit le C.C.E. Comité Central d’Etablissements.


C’était en fin d’année dernière et quelques jours plus tard, début janvier 2012 une fois encore la CGC Média avait raison. Nous donnions une explication à cet article: Rémy Pflimlin a choisi délibérément de n’aborder ce sujet que devant le seul Conseil d’Administration de janvier 2012, squeezant ainsi le CCE et les CE qui non seulement doivent être informés légalement et consultés préalablement alors qu’ils avaient bien des tonnes de questions à poser.


Et surtout Rémy Pflimlin a fait en sorte que les élus et les syndicats qu’ils représentent, ayant d’extrêmes doutes sur la sincérité des comptes, ne puissent faire jouer aucune des trois possibilités légales dont ils disposent :

- les élus avaient la possibilité de voter le recours à une expertise en la matière ;
-
les élus avaient la possibilité de demander la présence des commissaires aux comptes ;

-
les élus avaient la possibilité de voter un DROIT D’ALERTE que ce dernier voulait éviter à tout prix.


Rien de tout cela, n’a été porté à la connaissance des administrateurs de France Télévisions.

Pas plus, les administrateurs de France Télévisions n’ont été au courant de l’échange entre les financiers et le directeur général chargé des finances pour France Télévisions: Martin Ajdari.


Dans un courrier commun après qu’ils aient été fortement incités à signer des "lettres d'affirmation internes" (c’est ainsi que Martin Ajdari qualifie ces écrits pour certifier les comptes), ils indiquaient clairement avant le mail en réponse.de l’intéressé : « En pleine période de clôture et à l'approche du séminaire de la Direction financière, il ne nous paraît pas opportun de rompre la cohésion des équipes. Cette note semble traduire un manque de confiance de la Direction financière sur l'implication et l'engagement de chacun de ses collaborateurs dans l'arrêté des comptes de l'entreprise. »

Martin Ajdari qui répond à leur courrier commun par un mail donc, avec entres autres formules invraisemblables :


« Comme vous le savez (autant et mieux que moi), nous avons depuis quelques semaines quelques "petits" soucis dans le cadre des opérations (et outils, et procédure) de clôture de nos comptes. » Effectivement les administrateurs auraient été en droit d’avoir connaissance de ces problèmes et de ces écrits en droit de savoir.


Ou encore « Loin d'être une mise en doute des compétences et de l'engagement des responsables invités à les signer, c'est au contraire supposé être une marque de confiance car la signature devient alors. Dour les CAC, un gage d'exhaustivité et de sincérité.


C'est en tout cas en ce sens que la procédure m'a été présentée et que je la comprends. Peut être le temps a t- il manqué pour en faire l'exégèse. ».


Les administrateurs auraient été également en droit de savoir que contrairement à ce qu’ils pensaient, à savoir que le directeur général insuffle la dynamique, fixe les objectifs et détermine les procédures, à France Télévisions le financier du groupe écrit avoir découvert la procédure qui « lui a été présentée et qu’il la comprend »…Encore heureux, ce n’est jamais que le numéro 2 de France Télévisions !!!!!


Il aurait été souhaitable que les administrateurs avant d’être consultés, sachent quels étaient « les quelques "petits" soucis observés dans le cadre des opérations de clôture de nos comptes. » qu’évoque Martin Ajadari.


Il aurait été souhaitable que les administrateurs avant d’être consultés isolément pour le budget 2012, que les recettes publicitaires prévues sont un leurre. Que s’asseyant sur une récente analyse pourtant commandée par le groupe dont Pflimlin se serait bien passé, certes les prévisions de recettes publicitaires pour France TV étaient en 2011 presque atteintes (422 millions d'euros de recettes, comme le confirmait il y a peu « Les Échos », légèrement en-dessous des 425 millions prévus dans le Contrat d'Objectifs et de Moyens (COM), pour 2012 et jusqu’en 2015, la passage de 425 à 450 millions d'euros, chiffre validé jeudi dernier à l'issue d'un conseil d'administration, est tout simplement irréaliste et posait de très sérieuses questions sur la sincérité de ce budget.


Il aurait été souhaitable que les administrateurs avant d’être consultés, sachent que s’agissant des soi-disant 485 départs dont Patrice Papet ne cesse de parler aux journalistes, non seulement les partenaires sociaux n’ont pas vu la trace du bout d’une preuve du moindre document le prouvant mais pire, que sans registre unique du personnel qui n’existe toujours pas pour France Télévisions depuis l’arrivée du trio Pflimlin/Ajdari/Papet, ils sont incapables de le vérifier.


Il aurait été souhaitable que les administrateurs avant d’être consultés, sachent que les « dizaines de recrutements effectués en 2009 et qui représenteraient [selon Papet] 1,9% de glissement de la masse salariale » - l’année juste avant l’arrivée du trio Pflimlin/Ajdari/Papet , n'est rien par rapport aux 400 recrutements dont la moitié à haut niveau de salaire avec un glissement de la masse salariale de 5 à 6% auxquels ils ont procédés.


Il aurait été souhaitable que les administrateurs avant d’être consultés, sachent que les 485 soi-disant départs – dont la CGC Média maintient que dans ce chiffre il y a encore des départs transactionnels négociés – ne représentent absolument pas une économie mais un réel surcoût puisque l’enveloppe globale des quelques 400 recrutements a très, très largement dépassé les soi-disant départs….sinon pourquoi le porte-parole RH de Pflimlin, Patrice Papet, se répandrait-il partout en annonçant 5% de réduction des effectifs qui correspondent selon lui à un millier d’emplois ? !


Il aurait été souhaitable que les administrateurs avant d’être consultés, sachent que présenter de tels comptes dont nombreux vous disent aujourd’hui qu’ils ne parieraient pas sur leur sincérité, c’est un peu comme si dans cette période de crise aigüe, l’annonce d’une croissance en hausse au niveau du Pays était faite à 1,5 alors que l’ensemble des analystes la prévoient aux alentours de 0,5% !


Et lorsque nous disons « Il aurait été souhaitable que les administrateurs avant d’être consultés, sachent… », c’est pour dire « Il aurait été souhaitable que l’Etat avant d’être consulté sache… »

Nous l’avons dit et répété, nous avons alerté et tiré les sonnettes d’alarme…Combien de jours, de semaines (guère plus) avant que nos décideurs s’aperçoivent que France Télévisions est en train de couler et ne se relèvera pas si rien n’est fait pour éviter le naufrage annoncé.


Pflimlin a une fois de plus, en procédant de la sorte, voulu éviter tout débat mais surtout toute contradiction…plus grave, il a délibérément entravé la bonne marche de l’entreprise en prenant les administrateurs donc l’État pour un simple bureau d’enregistrements.


Mesdames, Messieurs les administrateurs, pour être le plus complet possible voici donc les deux écrits précités que nous avons en notre possession, 1°) le mail de Martin Ajdari et 2°) la lettre des financiers.



1°) De : Ajdari Martin


Envoyé: vendredi 6 janvier 2012 18:57


Objet: Réponse à la note de clôture adressée aux financiers de proximité et à la direction.


« Bonsoir à tous,


Je me permets d'intervenir dans ce débat pour éclairer une demande qui aurait sans doute gagnée à être explicitée et répondre à une préoccupation en réaction qu'un échange moins formel aurait sans doute permis de lever.

Pour faire bref, et vous priant tous de m'excuser pour l'éventuelle imperfection technique des termes que j'emploie, d'autant que je n'ai que parcouru la note de clôture :


Comme vous le savez (autant et mieux que moi), nous avons depuis quelques semaines quelques "petits" soucis dans le cadre des opérations (et outils, et procédure) de clôture de nos comptes.



Pour favoriser une certification dans les meilleures conditions de ces comptes, au printemps, nos CAC ont suggéré que certaines des zones ou procédures identifiées comme comportant des incertitudes (car nos problèmes ne leur ont pas échappé) fassent l'objet de sortes de "lettres d'affirmation internes", telles que certains d'entre vous en ont comme moi déjà connues.



Loin d'être une mise en doute des compétences et de l'engagement des responsables invités à les signer, c'est au contraire supposé être une marque de confiance car la signature devient alors. Dour les CAC, un gage d'exhaustivité et de sincérité.



C'est en tout cas en ce sens que la procédure m'a été présentée et que je la comprends. Peut être le temps a t- il manqué pour en faire l'exégèse.



Mais ces questions, celle de la confiance comme celle de la certification, sont trop importantes pour France Télévisions pour que subsiste un malentendu. Donc merci aux uns et aux autres, si ma réponse est erronée, incomplète ou incompréhensible, de me le faire savoir.


Et merci surtout à tous de vos efforts que je sais intenses, dans un contexte difficile. Ils sont essentiels à la bonne marche de cette entreprise.


Martin Ajdari »




et 2°) lalettre commune

« Nous avons lu avec beaucoup d'attention la note de clôture qui nous a été adressée le jeudi 5 janvier. Nous sommes pour le moins très surpris d'avoir à certifier par écrit à la Directrice financière que nous allons assumer nos responsabilités dans le cadre tendu de la clôture des comptes. Nous interprétons cette note comme un manque de respect et de reconnaissance de notre travail et comme une marque de défiance vis-à-vis de la finance de proximité.


En pleine période de clôture et à l'approche du séminaire de la Direction financière, il ne nous paraît pas opportun de rompre la cohésion des équipes. Cette note semble traduire un manque de confiance de la Direction financière sur l'implication et l'engagement de chacun de ses collaborateurs dans l'arrêté des comptes de l'entreprise.



Malgré un contexte 2011 difficile, marqué par la mise en place d'un système Ariane Il non stabilisé à ce jour, (*) par des processus de gestion pour lesquels nous avons encore un gros effort de pédagogie à faire auprès des opérationnels, par un modèle de gestion en cours de finalisation et par le changement d'organisation des services comptables, nous avons régulièrement réalisé les travaux d'analyse nous permettant de produire les situations budgétaires de nos domaines/secteurs.




Si les travaux tels qu'ils ont été effectués jusqu'à présent ne correspondent pas à ce que la Direction financière attend de nous, il nous semble urgent de revoir les procédures de gestion et les rôles et responsabilités des divers intervenants de la finance (finance de proximité, comptabilité, contrôle de gestion central...).

(*) estimation totale du coût total d’Ariane I et d’Ariane Il [non stabilisé à ce jour, comme le dit le courrier] environ 50 millions d’euros. [ la aussi la direction ne fournit aucun document sur d’éventuels appels d’offres, des cahiers des charges et encore moins des montants alloués !!!!]


Comme disait Rémy Pflimlin au journaliste du Monde le 15 novembre dernier désavouant un peu plus le Chef de l’Etat sur l’exemplarité qu’il exigeait des dirigeants publics: « Sur un budget qui fait 3 milliards d'euros, des contrats de quelques milliers d'euros ce n'est pas un sujet ».