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mardi 16 décembre 2014

Pflimlin continue le sabordage de France Télé, en créant une nouvelle direction « de la Stratégie, du Développement et de la Diversité » visant, notamment, à contrer les velléités d’expansion du pdg de Radio France Mathieu Gallet.

Ce mardi 16 décembre, Pflimlin qui avait convoqué sur 2 jours (ce jour et le suivant) le C.C.E., pendant près de 3 heures dans le cadre du point « situation générale de l’entreprise » s’est félicité devant l’Instance de tout ce qu’il avait « accompli » depuis sa nomination à l’été 2010 par Nicolas Sarkozy.

Pflimlin, n’a eu qu’une expression  à la bouche : « La bascule numérique »  pour justifier le lancement d’une « chaîne info numérique » et de mettre en avant  les velléités d’expansion du pdg de Radio France Mathieu Gallet. ….Il fait bien de la «Radio filmée» qu’il met ensuite en ligne ….pourquoi donc France Télé ne pourrait-elle pas décliner son info sur le numérique ????  

Pendant toute la matinée et avant de laisser le soin à Thierry Thuillier l’après-midi de « tenter » d’expliquer l’inexplicable, celui que Renaud  Van Ruymbeke a placé, à l’été dernier, sous statut de témoin assisté dans le « seul » volet Bygmalion s’agissant de la plainte au Pénal beaucoup plus large déposée par le SNPCA-CGC et dont l’instruction judiciaire en cours a été confiée au juge, s’est une fois encore écouté parler.   

Les élus comme les salariés de France Télé qui ne supportent plus le numéro d’autosatisfaction auquel se livre en permanence Pflimlin, ont dû trois heures durant écouter ses élucubrations pour redire combien l’entreprise se portait bien !

Combien les critiques du CSA n’étaient « ni réellement étayées, ni objectivées » comme l’intéressé l’a écrit…

Combien les « attaques » de la Presse étaient sans fondements…

Combien les objectifs avaient été atteints dans tous les domaines…

Combien l’entreprise avait su se réformer et était sur les rails,

Combien les salariés étaient contents….

Combien les audiences « stabilisées » répondaient aux attentes des téléspectateurs et des missions de Service public…

Combien les recettes publicitaires étaient meilleures que prévues,

Combien la « bascule » vers le numérique allait marquer un tournant…

Combien…etc…..

Hallucinant !!!!

Quant au document intitulé « Info 2015 »,  présenté aux élus du CCE de France Télévisions en séance ce 16 décembre dans le cadre d’une procédure « information/consultation », il ne fait pas état ni des modalités, ni des détails de la création de cette « chaine info numérique ».  

Tout juste est-il écrit dans ledit document remis aux élus et truffés de diverses incantations sur lequel le successeur de Pflimlin nommé par les 8 membres du CSA   dans les premiers mois de 2015, ne pourra que revenir :

 1) « Le projet de création d’une chaîne d’information numérique s’inscrit dans les objectifs suivants :

- Faire du service public, l'information audiovisuelle de référence sur l'ensemble des canaux de diffusion actuels et à venir (antennes, web, mobile, TV connectée, etc.) :

- s'imposer par rapport à la concurrence, chercher à conforter, fidéliser, développer, élargir ses publics ;

- développer rapidement de nouvelles offres en s'adaptant et anticipant les nouveaux usages avec un parti pris de différenciation (entre elles et par rapport à la concurrence) ;

- conquérir de nouveaux publics pour rajeunir globalement l'audience de France Télévisions. »



2) L’objectif est donc de développer, en fonction de nos moyens, de nouvelles offres d’information à destination des publics (notamment les jeunes adultes) qui ne se tournent plus vers France Télévisions pour s’informer, ou dans des domaines qui ne sont pas assez traités :

- Création d’une chaîne d’information numérique permettant de valoriser cette production d’information. Un projet souvent évoqué par la télévision publique sans avoir jamais été concrétisé jusqu’ici.

- Nouveaux magazines antennes ou web, par exemple sur l’éducation aux média ou l’économie (à noter que cette offre a été mise à l’antenne sur France 2 en faisant travailler ensemble des équipes de France 3 et de France 2)

- Développement de formats/pages magazine dans certaines éditions en fonction des Cahiers des charges développés par les équipes d’éditions  

3) Il est également proposé de placer sous l’autorité de la Direction de l’Information :

- Une Direction de la Stratégie, du Développement et de la Diversité qui aurait pour mission de réfléchir, au-delà du traitement quotidien de l’information, à des nouveaux modes de traitement et de récit de l’information (nouveaux contenus, nouvelles écritures, développement artistique), notamment en lien avec le développement numérique. Cette direction aurait en charge la conduite du projet de chaîne d’information numérique. Elle accompagnerait les évolutions éditoriales et organisationnelles et piloterait la mise en œuvre du projet Info 2015. Enfin, cette direction aurait comme axe d’action de promouvoir la diversité comme élément de développement de l’offre. »

Pierre Nicolas dément le plus fermement qui soit le "démenti de la direction" de France Télé sur son retrait de l'antenne.

Pierre Nicolas dément le plus fermement qui soit le "démenti de la direction" de France Télé sur son retrait de l'antenne.

Décidément, niveau "communiqués de démentis" au CSA, aux Parlementaires, à la Presse après la publication de certains articles peu amènes, à nombre de ses détracteurs...il y va, Pflimlin !!!!

Le 28 novembre dernier, le blog CGC Média publiait un article sur l'éviction de Pierre Nicolas intitulé "Viré de l'antenne de Midi-Pyrénées comme un moins que rien avant le départ de Pflimlin" .


Suite à ce post, le blog CGC Média a reçu des dizaines de commentaires que nous ne publions normalement pas mais TOUS DE SOUTIEN est-il besoin de le préciser pour le journaliste figure emblématique de la station depuis près de 35 ans, condamnant d’ailleurs unanimement  au passage la violence des procédés de France Télévisions.

Les commentaires n'ont, du reste, pas fait que se porter sur le blog CGC Média qui avait révélé l'affaire mais plus largement sur les réseaux sociaux (pourtant si chers au duo Patino/Pflimlin).

Face à cette déferlante de soutiens, la direction qui s'est d'abord attelée à retirer de chaque plaquette promotionnelle, le visage de l'intéressé mais surtout la pub pour l'émission qui allait avec, a cru bon de sortir un communiqué où "elle dément les informations qui circulent [supposées, ndlr] salir l'image des cadres de France Télé"....mais surtout que "Pierre Nicolas n'a [aurait,ndlr] pas été retiré de l'antenne sur la décision de la direction mais parce que l'intéressé lui-même a [aurait,ndlr] décidé de ne plus présenter les éditions du week-end" 

Le communiqué osant conclure en invoquant "l'absence de l'antenne à laquelle elle a [aurait,ndlr] paré avec d'autres journalistes dont les qualité professionnelles sont reconnues"!!!!!! 
Qui a mis en cause la qualité professionnels de ces journalistes ? Personne et qui la met en parallèle avec celle de Pierre Nicolas, sinon la direction de FTV !!!!!
Écœurant....
Face à ce communiqué, Pierre Nicolas qui précise que seule cette "absence à son  poste, est due à la dégradation de son état de santé"  - ce que chacun peut comprendre, vu le contexte - a décidé de répondre par un cinglant démenti que vous propose de découvrir le blog CGC Média (* en fin de post)




Réponse de Pierre Nicolas au communiqué de France 3 Midi Pyrénées.



Je découvre le document de la direction de France3 publié sur les réseaux sociaux (Facebook en l’occurrence).  Il y est question de ma modeste personne je me sens donc autorisé à y répondre.  

J’affirme d’abord que je ne reconnais pas à ma Direction le droit de s’épancher comme elle le fait en public sur ma vie professionnelle.  

Il y a bien évidemment différend mais je me suis fixé pour ma part comme règle de conduite de m’abstenir de tout commentaire ou évocation devant la presse ou sur les réseaux sociaux. J’aurais aimé que ma Direction ait cette élégance. Il n’en est rien.

En parlant de bonnes manières je tiens ici à présenter mes excuses aux téléspectateurs de France3 Midi Pyrénées accusés par ma  Direction de salir par leurs remarques «  l’image de ses cadres ».

Je perçois bien la dimension aristocratique de ce reproche adressé à une horde surgie d’Internet et accusée de piétiner les allées médiatiques de cette télévision alors qu’elle devrait se contenter de payer en silence la redevance audiovisuelle.

Je précise donc qu’à mon avis cette mobilisation citoyenne est avant tout suscitée par la curieuse manière dont cette affaire est menée. Je rappelle que la décision d’Avril 2014 de modifier mon contrat de travail a été prise unilatéralement et qu’elle m’a été imposée sans aucune concertation.

A ce sujet je déments le démenti de ma Direction et je précise : La seule solution proposée  pour compenser ma surcharge de travail dominical était un leurre inacceptable consistant à me pousser vers un placard en attendant la retraite. J’ai donc été OBLIGÉ de reprendre « à regret » un rythme de travail du lundi au vendredi.

Cette mise à l’ écart, sans que je puisse me défendre et qui intervient après 34 ans de bons et loyaux services à France3 est responsable de la dégradation de mon état de santé. Seule cette dégradation de mon état de santé est responsable de mon absence à mon poste.


Mes qualités professionnelles ne sauraient en aucun cas être mises en doute. 

                                                                                             Pierre Nicolas


Le budget « numérique » pour Patino à France Télé représente pour 2014, plus d'un demi-siècle de redevance que paieraient les habitants d’une ville comme Meaux !

Le budget « numérique » pour Patino à France Télé représente pour 2014, plus d'un demi-siècle de redevance que paieraient  les habitants d’une ville comme Meaux ! 

Patino était l'invité de l'émission de Canal + "Le Tube", ce dimanche 13 décembre, à l'occasion des 20 ans de France 5....dont il n'est pas à l'origine (pour un peu, on aurait pu le croire!). Celui dont les frasques numériques continue de couter très cher à l'entreprise, n'a pu s'empêcher de se faire mousser une fois encore avec ses "idées"...dernière en date, "la chaîne d'Info numérique" qu'il sert à chaque interview confondant au passage 1, 2, 3 et 4 !

A Daphné Bürki, la présentatrice de l'émission qui d'emblée l’interrogeait: "Directeur général délégué au programmes, aux antennes et au développement numérique de France Télévisions" bref le numéro deux après Pflimlin .."une telle carte de visite, est-ce que ça tient dans la poche?", il se contentait de répondre "en fait, j'en ai rarement" !!!!
Il a conclu l'interview en affirmant "Je ne serai pas candidat à la présidence de France Télévisions c'est un non (ferme et) définitif "...."En voilà, une nouvelle qu'elle est bonne", comme aurait dit Coluche. Comment pourrait-il d'ailleurs briguer le poste après tant d'échecs accumulés au niveau des programmes ?  Chacun a encore en tête la désastreuse programmation de l'émission de Sophia Aram qui a tellement plombé l'acces de "France 2" ou encore de la transformation de France 4 en pseudo chaîne "Jeunesse" avec une audience bien souvent en dessous de 1% !

Il fallait bien tenter quelque chose pour attirer ailleurs l'attention. Ce serait  France 5, cette "très très jolie chaîne" (dixit) dont il se félicitera avec 2 de ses programmes "Je sortirai forcément quelque chose que j'ai contribué à créer en étant le directeur de la chaîne "Entrée libre" parce que c'est la seule quotidienne culturelle qui existe dans le PAF à une heure de grande écoute et puis "On n'est pas des cobayes", le vendredi soir qui attire non seulement le public traditionnel mais aussi les familles".

S'agissant donc de la "chaîne info numérique" dont France Télé claironne le lancement et que Patino qualifie de "chaîne d'information du troisième type", voici ce que le numérobis de Pflimlin déclare à la question "France Télévisions veut lancer une chaîne d'info numérique...ça va ressembler à quoi? Est-ce que vous voulez concurrencer les chaînes d'info?":

"D'abord la chaîne d'info numérique à France Télévisions, ça commence à préexister  depuis que c'est rentré sur la télé connectée,  il y a environ 1 an. C'est une sorte de chaîne d'information à la demande avec un J.T. permanent restructuré, à peu près au moment où vous connectez qui propose de flux en live de France télé info et là, on va monter d'un cran supplémentaire avec les équipes de Thuillier pour proposer une offre 24/24 en continu qui s'insérera dans cette offre particulière qu'est FranceTVinfo qui ne concurrence pas directement les autres offres mais va beaucoup plus loin...c'est une chaîne d'information du troisième type!
Ça va se faire petit à petit parce que pour FranceTVinfo qui a 3 ans, l'information sur France TV c'est consubstantiel à France Télévisions dans une marche qui a débuté, il y a 4 ans."

Si quelqu'un a compris exactement quand ça a débuté, qu'il nous le dise !!!! Il y a 1 an, 3 ans ou  4 ans ????

Quant au coût pharaonique de tout cela, l'inventeur de la "chaîne du troisième type", ne dit mot...Il ne faudrait pas parler de choses qui fâchent !

Pourtant, rien que pour 2014, les moyens  dévolus au monsieur numérique de Pflimlin s'élèvent à 78 millions d’euros.
Voici, du reste,ce que chaque contribuable français peut lire en se rendant sur le site de  France Télé : « les moyens dévolus au numérique seront passés de 46 M€ en 2011 à 78 M€ en 2014 (+ 70%) ».

78 millions d’euros c’est à peu près ce que paieraient les habitants d’une ville comme Meaux pendant plus d'un demi-siècle (sur la base d’une redevance constante à 133€).

Quant à ces "plus 70% en 4 ans" qui font passer les dépenses de l’État destinés au secteur de Patino, de 46 à 78 millions d'euros, ils n'auront pas servi à grand chose et restent d'ailleurs sans réels effets sur les téléspectateurs (pas leur porte-monnaie évidemment!).

Il ne suffit pas des incantations incessantes de certains pour qu'il en soit autrement.

Pour faire court, les frasques patino-pflimlienne auront largement concouru, en pleine période de crise économique, année après année depuis l’été 2010 où Sarkozy nommait directement Pflimlin à France Télé, à mettre la télé publique sur la paille et à la placer l'entreprise en situation de quasi faillite.









 

lundi 15 décembre 2014

Le SNPCA-CGC va déposer une nouvelle plainte en entrave contre France Télé qui confond les lois de la République avec les jours de congés des salariés.


Le SNPCA-CGC va déposer une nouvelle plainte en entrave contre France Télé qui confond les lois de la République avec les jours de congés des salariés.

France Télévisions a prévu de réunir sur 2 jours, mardi 16 et mercredi 17 décembre, les membres du CCE [Comité Central d’Entreprise] pour une séance comptant pas moins de 20 points, notamment la fusion des rédactions « Info 2015 » avec obligation de convoquer l’ensemble des membres de l’instance.

Pourtant demain, le représentant du SNPCA-CGC ne sera pas là…la direction n’ayant volontairement pas pris les dispositions nécessaires pour sa présence.

Pourquoi ? Aussi invraisemblable que cela soit, la direction de France Télévisions a choisi, le plus illégalement qui soit, de ne pas prendre en charge ses frais de transports.

Voici l’hallucinante explication. Le représentant syndical du SNPCA-CGC au CCE, salarié de  l’établissement de Wallis et Futuna, a bien été convoqué au CCE extraordinaire du jeudi 4 décembre dernier concernant l’AITV et le service sous-titrage comme le prévoit explicitement la loi.
La direction de son établissement a donc fait le nécessaire pour son séjour sur place avec un billet d’avion prévoyant un retour le dimanche 7 décembre.
Le syndicat comme l’intéressé ont demandé ce qui était organisé  pour le CCE des 16 et 17 décembre et se sont vu répondre, médusés, « Il peut rester jusqu’à-là s’il veut mais il devra déposer des congés ».  
Comment une direction peut-elle affirmer que «  Les autres élus restés en Métropole dans l'attente de l'autre CCE sont restés en congés en attendant » et que si « celui du SNPCA-CGC est reparti, c’est tout simplement parce qu’il voulait retrouver sa famille et ne pas "dépenser" ici des jours de congés pour faire le tuilage entre les deux CCE... » ???? 
On rêve !!!!!!

Hallucinante réponse de la direction surtout après l’arrêt de la Cour de Cassation du 26 juin 2013 qui condamnait France télé qui avait pendant plus d’un an refusé de le convoquer, en soulignant que l’entreprise avait, entre autres, violé l’article 8 du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946  « Tout travailleur participe, par l'intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu'à la gestion des entreprises ».

Ceci est d’autant plus grave que certains autres membres du CCE situés dans les territoires et départements d’Outre-mer, sont eux resté sur place…bien évidemment pas en congés mais en mission !!!
Depuis quand d’ailleurs, le salarié devrait-il prendre sur ses congés allant même jusqu’à régler son hébergement,  pour une période pendant laquelle il reste sur place pour les besoins de l’employeur et où d’autres sont défrayés de leur mission ???

Ces pratiques totalement discriminatoires sont punies pénalement…le SNPCA-CGC n’a d’autre choix que de saisir la Justice pour que soit respectées les lois de la République quel que soit le positionnement géographique du salarié. Il ne peut y avoir aucune distinction entre Wallis et Futuna, Nouméa, Tahiti, Saint-Pierre et Miquelon, Mayotte, La Guyane, Lille, Lyon, Marseille ou Ajaccio…..(la liste est longue) sauf à parler de discrimination.

Aucun salarié n’a à prendre sur ses congés, faut-il le redire, pour respecter la Constitution française (comme précité) pour rester à la disposition de l’employeur « tuilage ou pas tuilage » !!!! 

Si ce C.C.E. se tient sans la présence du représentant du SNPCA-CGC, le syndicat en plus de sa plainte en entrave, demandera l’annulation des deux jours de réunions tenues dans de telles conditions.

LA CFDT MÉDIAS RETIRE SA SIGNATURE DE L’ACCORD COLLECTIF FTV


Sans commentaire....ci-après et ci-dessous, les raisons qui ont amené la CFDT à retirer sa signature de l'accord collectif: 

LA CFDT MÉDIAS RETIRE SA SIGNATURE DE L’ACCORD COLLECTIF FTV


Partenaire historique de la négociation sociale dans le secteur de l’audiovisuel, la CFDT Médias FTV constate avec amertume la déloyauté de l’actuelle direction de FTV dans l’application de l’accord collectif du 28 mai 2013. Elle prend ses responsabilités, dans l’intérêt des salariés et de l’avenir de l’entreprise, en dénonçant le jeu de dupes auquel se livre la Direction de France Télévisions depuis un an et demi : la CFDT Médias retire sa signature de l’accord collectif.

Quatre ans de négociations et dix huit mois de mise en œuvre pour aboutir aux constats suivants :

  •       Une interprétation systématiquement déloyale de l’accord de la part de la Direction et systématiquement défavorable aux salariés.
  •       Des fusions de services qui désorganisent et ne procurent aucun gain.
  •       De nouvelles grilles de classification où l’on repositionne à la tête du client sans justification. Une majorité de salariés n’a pas signé l’avenant à son contrat de travail !
  •       Des conditions d’emploi, de planification et de salaire des CDD devenues ubuesques.
  •       De nouvelles organisations de temps de travail de type punitif avec, par exemple, dans certains services, des coupures sur place imposées de deux heures trente.
  •       Des centaines de dossiers contentieux qui s’accumulent dans les bureaux de notre syndicat.
  •       Des journées entières de pseudo-négociations qui n’aboutissent jamais et qui coûtent des dizaines de milliers d’euros.
  •       Une souffrance au travail qui s’accroît sur le terrain, de type La Poste et France Télécom, et qui contredit cruellement « les beaux accords » cosmétiques dont se targue la Direction (accords H/F, risques psychosociaux, séniors) dans les médias.
  •      Beaucoup d’argent public dépensé dans des cabinets de conseil alors que le bon sens et le dialogue ne coûtent rien.



  •       Beaucoup d’argent public dépensé dans un plan de départs volontaires qui n’est qu’un outil de com !



Voici le bilan constaté d’une entreprise publique dont le tempo est imposé par la DRH et le service juridique et plus du tout par les directions opérationnelles.

Nous voici donc dans un groupe de télévision où l’on ne parle plus de télévision, de programmes et d’information en négociation.
Une situation que nous n’avons encore jamais vécue à ce point.

La CFDT Médias a signé les conventions collectives de l’audiovisuel public en 1984 (accords de référence pour tout le secteur), les accords 35h en 2000, l’accord journalistes FTV en 2011 et des dizaines d’accords spécifiques qui constituaient un corpus social.
Elle ne pouvait imaginer après l’accord du 28 mai 2013 une telle dérive.

Cet acte exceptionnel n’est pas dans notre culture syndicale ; mais les témoignages des salariés au quotidien, la vacuité des négociations que nous constatons chaque jour et la morgue avec laquelle la direction traite les problèmes concrets nous amènent à un choix simple :
  •       Être complice
  •       Être honnête
Honnêtement, nous estimons qu’il n’y a pas d’autres choix. Cette décision a été prise à l’unanimité du conseil syndical.

Notre retrait de signature de l’accord collectif du 28 mai 2013 est notifié ce jour, par courrier recommandé, à la Présidence de France Télévisions, ainsi qu’à l’administration du travail.
Il est transmis en copie aux ministères de tutelle (culture et finances) ainsi que, pour information, au ministère du travail.

Dans un document plus détaillé, nous vous proposerons une analyse précise des éléments qui ont conduit à cette décision.


Paris, le 11 décembre 2014



vendredi 12 décembre 2014

Pfimlin a décidé de se payer une nouvelle fois le CSA dont il dénonce l’ingérence et déplore les appréciations « ni réellement étayées, ni objectivées ».

Pfimlin a décidé de se payer une nouvelle fois le CSA dont il dénonce l’ingérence et déplore les appréciations « ni réellement étayées, ni objectivées ». 
Il n’en peuvent plus, les salariés de France Télévisions, de cette propagande dont Pflimlin les abreuve ces derniers temps dans le droit fil de celle qu’il distille en permanence depuis qu’il a été nommé par Sarkozy à l’été 2010. Et ils n'ont plus peur de le dire partout et en tout lieu y compris dans les couloirs.

Ils n’attendent qu’une chose, les salariés, que Pflimlin placé sous statut de témoin [qui peut évoluer à tout moment, comme chacun le sait] assisté par le juge Renaud Van Ruymbeke dans le volet « Bygmalion » d’une plainte beaucoup plus large déposée par le SNPCA-CGC et en pleine instruction, arrête ces vaines tentatives d’instrumentalisation qu’ils subissent depuis un peu plus de 4 ans et libère la place.
Ils en ont plus que marre les salariés d’être associés à Pflimlin « chacun d'entre vous sous ma présidence »et d’être mis systématiquement « en avant » comme s’ils soutenaient l’auteur des attaques contre le CSA…encore hier donc « Par ailleurs, sur bien des points, il semble paradoxalement être fait grief à l'entreprise et à ses collaborateurs de s'être inscrits dans le respect du Contrat d’Objectifs et de Moyens défini avec l’État. »

Le CSA ne fait aucun grief de quoi que ce soit aux collaborateurs de France Télévisions, n’en déplaise à Pflimlin ! Il pointe sa catastrophique gestion et celle de ses proches lieutenants qui a conduit l’entreprise dans le mur.

Le personnel en appelle évidement au choix le plus rapide possible par le CSA de celui qui va remplacer Pflimlin et s’atteler au redressement de l’entreprise en situation de quasi faillite…Les comptes « même consolidés » - ce qui n’a pas de sens en soi au niveau de l’entreprise qui intègre ses filiales pour atténuer une perte beaucoup plus importante -  devraient cette année frôler un nouveau déficit de -60 M€ donc encore plus pour France Télé !

Ils avaient déjà eu droit à une première attaque en règle contre le CSA lorsqu’était sortie la version « non encore adoptée en plénière »  du rapport, finalement, publié hier sur le site de l’instance de régulation avec des scuds à destination des sages comme ceux-là : « Ce document méconnait chacune de nos antennes ainsi que nos organisations, émet des affirmations erronées ou caricaturales et relève également d'une ingérence dans l'information…Dans un contexte de mutation numérique des médias, dans une époque de crise où la société française est déstabilisée, nous avons besoin d'un régulateur rigoureux, transparent et compétent, qui évalue France Télévisions en toute impartialité et l'aide à progresser, ainsi que le prévoient la lettre et l'esprit de la loi de 2013 relative à l'indépendance de l'audiovisuel public. ».

Pflimlin dans d’hallucinants propos, était même allé jusqu’à remettre en cause le CSA lui-même, son rôle vis-à-vis de l’État et des parlementaires, ses méthodes mais aussi de l’accuser d’entretenir en son sein une véritable zizanie : Lisez plutôt ça ne s'invente pas...les bras vous en tombent : « [Ce document] S’il avait reflété, même partiellement, la position du CSA, il aurait révélé un profond déficit méthodologique et posé la question du rôle de l'instance vis-à-vis de notre entreprise relativement à celui de notre actionnaire et des élus du peuple français à qui nous avons également des comptes à rendre » et de réclamer un CSA  qui ne puisse porter des «jugements de valeur déconnectés de la relation des chaînes de France Télé avec les Français » « rigoureux, transparent, compétent » [certainement pas celui qui ne peut] en aucun cas diffuser un tel document si peu étayé et aussi éloigné de la réalité  qui ne reflète en rien ce qu’il voudrait exprimer » (un CSA qui ne sait pas ce qu’il dit et qui ne travaille pas franchement ses rapports, en somme !) sauf à transgresser « la lettre et l'esprit de la loi de 2013 relative à l'indépendance de l'audiovisuel public ».

 Le personnel en a soupé qu'à la nouvelle mouture du texte, Pflimlin  ait décidé de remettre ça, ce jeudi 11 décembre, suite à la publication quasi à l’identique du définitif « rapport sur le bilan des résultats de France Télévisions pour la période 2010-2014 »  même si certaines phrases ont peu ou prou été remaniées:

« France Télévisions a pris connaissance du rapport publié par le CSA et relève des évolutions notables, par comparaison avec le document de travail divulgué le mois dernier par la presse….
Pour autant, France Télévisions déplore que la plupart des appréciations relatives à  l'insuffisante distinction des programmes et des chaînes, ou encore à la gestion et à la transparence, ne soient ni réellement étayées ni objectivées France Télévisions souhaite rappeler que, dans le cadre des missions, règles et moyens qui lui sont assignés, ses choix de programmation, le contenu de ses émissions ou ses décisions d’organisation interne relèvent de sa stricte responsabilité, dans le respect de l’indépendance qui lui est accordée par la loi…et dans le cadre de travaux qui structureront le prochain Contrat d’Objectifs et de Moyens, menés en cohérence avec les prérogatives et compétences de chacun, notamment celles du régulateur… »

Les membres du CSA apprécieront sûrement d’être ainsi tancés et traités de la sorte, une nouvelle fois !