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mardi 16 février 2021

L’insignifiance des téléspectateurs d’Outre-mer mise en avant à France Télés !

L’insignifiance des téléspectateurs d’Outre-mer mise en avant à France Télés !

"La fermeture de France Ô n’a eu qu’un très faible impact sur notre chiffre d'affaires" déclare aujourd’hui dans La Lettre de l’Audiovisuel Marianne Siproudhis directrice générale de France TV Publicité sous la responsabilité d’Ernotte.  

Autrement dit, les téléspectateurs de France Ô comptaient pour du beurre ! Emmanuel Macron qui avait fait de la lutte contre les fractures territoriales une priorité, sera à l’évidence comptable de ces propos tenus évidemment en son nom !

Les Outre-mer apprécieront surement les indignes déclarations de celles qui les considèrent finalement comme la portion congrue jusqu’à récemment transformer le site web Culturebox en chaîne éphémère diffusée sur les cendres fumantes de France Ô à laquelle ils n’ont pas accès.


A la question de Clément Machette à l’intéressée « La fermeture de France Ô l’été dernier at-elle provoqué la fuite de certains annonceurs ? », celle que l’ex-Orange a maintenu sous sa coupe déclare « Je pense que nous n’avons perdu que très peu de chiffre d’affaires du fait de la fermeture de cette chaîne. France Ô était vendue en package avec toutes nos chaînes. C’était une petite chaîne en matière d’audience. Nous nous sommes organisés pour proposer en complément une audience étendue à ceux qui avaient intégré France Ô dans leur package. », ajoutant « Nous avions certains annonceurs exclusifs pour France Ô, notamment des pure players et d’autres annonceurs qui avaient un ciblage assez jeune mais cela concerne environ une dizaine d’annonceurs que l’on ne retrouve pas sur le reste de nos chaînes, soit un très faible impact sur notre chiffre d'affaires. »

Voilà, ça c’est dit. Les Français d’Outre-mer amputés du canal 19 de la TNT ne rapportaient pas beaucoup, la fermeture de leur chaine n’a donc pas beaucoup d’impact sur les finances du groupe de service public !

Vive la République et vive la France…et fi de la honte qu’évoquait, il y a peu, le Chef de l’État.

Quant à France 4 qui sera arrêtée cet été, entraînant de facto la suppression d’un grand nombre d’écrans publicitaires, l’approche est à peu près la même et les répercussions probablement sans grand enjeu. « C’est un sujet que nous avons évidemment anticipé dans nos approches budgétaires avec le groupe France Télévisions. Nous avons émis plusieurs hypothèses et nous avons travaillé dessus, même si cela ne nous réjouit pas. »

Ce qui devrait permettre de faire rentrer des pépettes, c’est « la TV segmentée avec une publicité plus responsable et la capacité à nous mobiliser avec agilité ». (sic)

« Nous pensons que la communication est un porte-voix des usages et des comportements. C’est là tout le sens de notre démarche : donner “Plus d’espace(s) à la Responsabilité" » claironne France Télés.

« En 2020, nous avons innové en continu et contribué à construire la télévision de demain avec le lancement de nos offres de publicité segmentée suite à la publication du décret l’autorisant cet été. » chante encore le tandem Siproudhis/Ernotte qui précise « Cela devrait permettre de « générer un chiffre d’affaires net de 376,5millions d’euros, en recul de 4,7% certes dans un marché global TV qui devrait être à -11 % vs 2019 »

Dingue !!

Avec ce partenariat de publicités ciblées, via notamment les box et certains opérateurs (*), le groupe audiovisuel public pourrait avec ces nouveaux annonceurs 11 annonceurs pour l’heure quasiment les mêmes que sur la TNT – engranger selon ses dires , entre « 85 et 135 millions d’euros » ?!

(*) France Télévisions a noué un partenariat avec Orange (l’ex-boîte de vous savez qui) afin d’initier, sur ses 7 millions de décodeurs, la publicité "adressée", qui adapte les spots aux téléspectateurs en fonction de leur profilles abonnés de la TV d’Orange pourront ainsi recevoir s’ils le veulent des annonces pertinentes et personnalisées sur ses chaînes distribuées par Orange". Chouette !!

Le blog CGC Média vous propose de découvrir la panacée ernottienne relayée par la dégée pub « Nous sommes en marche pour déployer ce nouveau marché de la télévision segmentée puisque nous avons déjà 11 annonceurs qui ont communiqué sur nos antennes via notre offre “adressable, tv". Nous allons progressivement monter en puissance dans ce domaine en fonction du déploiement du parc des box par les opérateurs FAI. Nous observons un très bel accueil non seulement des annonceurs nationaux mais aussi des annonceurs locaux qui voient l’opportunité d’émerger grâce à la publicité segmentée en TV. Nous nous sommes fixé un objectif de 2 millions d’euros en 2021 ».

Tous ces chiffres…ça vous donne le tournis. On ne sait lequel prendre !

lundi 15 février 2021

Le Législateur ne l'a pas prévu mais l'ex-Orange crée une agence de Presse commerciale à FTV, histoire d'enterrer l'AFP !

Le Législateur ne l'a pas prévu mais l'ex-Orange crée une agence de Presse commerciale à FTV, histoire d'enterrer l'AFP !

Le 4 janvier dernier, le blog CGC Média révélait la création d’« Une agence de Presse pour concurrencer l'AFP TV et lancer "Affaires sensibles" sur France Télés ! »

Nous écrivions alors « Ce lundi 4 janvier 2021, Laurent Guimier le monsieur Info d’Ernotte vient une nouvelle fois d’adresser un mail aux rédactions (*) dont l’Objet s’intitule "Bienvenue à « Affaires sensibles »" …Ce que Guimier ne dit pas, c’est que cette émission se ferait sous le contrôle d’une Agence de Presse France Télévisions que l’ex-Orange aurait selon nos informations, décidé de créer dans le plus grand secret et qu’Arnaud Lesaunier l’ex-DRH récemment exfiltré vers le Studio (ex-MFP) serait chargé de mettre en place…

Sur le même mode de création que l'AFP TV - la branche de l'Agence France-Presse chargée de la production de reportages télévisés pour le compte des clients médias, principalement des chaînes de télévision et des portails Internet – Ernotte s’embarquerait donc dans une concurrence assez déloyale à l’AFP qui pourrait bien se retrouver Gros-Jean comme devant ! »

Une fois encore le blog CGC Média avait tout dit.

Le SNJ dans son tract du 15 février confirme nos informations et écrit « "France.tv Presse" c'est le nom de l'agence de presse dont le groupe France Télévisions vient d'annoncer la création au sein de sa filiale France.tv studio.

Dès l'annonce de ce projet, lors du Comité Social et Economique central de juillet 2020, le SNJ a exprimé à la fois des espoirs et des craintes liés à cette agence de presse interne. Pour quoi faire ? Avec qui ? Et comment ? » 

Le syndicat qui ajoute « Sur le papier, rien n'empêche France.tv Presse de travailler pour d'autres clients au sein de l'audiovisuel public français, voire au-delà – rien n’est moins sûr !! – mais l'objectif affiché de la direction est bien d'utiliser cette agence de presse interne pour la fabrication de reportages, de magazines et de documentaires estampillés "France Télévisions" », évoque tout de même « plusieurs avantages, notamment son statut juridique qui lui permet d'obtenir d'importants financements (CNC notamment) pour des formats longs ».

Bien non…ces financements via le CNC pourront tout à fait très bien être considérés par Bruxelles comme des subventions déguisées.

D’autre part, la Loi qui a déjà créé l’AFP et en a fixé les statuts, à commencer par ses articles 1 et 2 (ci-après), n’a légalement pas prévu de conférer à France Télévisions cette mission et encore moins de placer le groupe de télés publiques en concurrence frontale avec l’agence dont les difficultés financières ne datent pas d’aujourd’hui et qui pourrait ainsi plonger lourdement.

AFP

1er article) Il est créé, sous le nom d'Agence France-Presse, un organisme autonome doté de la personnalité civile et dont le fonctionnement est assuré suivant les règles commerciales.

Cet organisme a pour objet :

1° De rechercher, tant en France qu'à l'étranger, les éléments d'une information complète et objective ;

2° De mettre contre paiement cette information à la disposition des usagers.

2ème article)

L'activité de l'Agence France-Presse est soumise aux obligations fondamentales suivantes :

1° L'Agence France-Presse ne peut en aucune circonstance tenir compte d'influences ou de considérations de nature à compromettre l'exactitude ou l'objectivité de l'information ; elle ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d'un groupement idéologique, politique ou économique ;

2° L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance ;

3° L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, assurer l'existence d'un réseau d'établissements lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial.

FTV

France Télévisions est une société nationale de programme qui gère les activités de la télévision publique en France, de la production à la diffusion. Créée le  septembre 1992 comme un simple groupement des deux chaînes publiques, elle est remplacée par une holding le  août 2000 avant de devenir une entreprise commune le  janvier 2010.

Méga problème donc car le fonctionnement de la télévision publique dont les activités relèvent de la production, la fabrication et la diffusion, ne peut légalement être assuré suivant des règles commerciales comme c’est le cas pour l’AFP !

Le Syndicat National des Journalistes qui écrit « Elle pourra donc rivaliser avec les producteurs privés » devrait pour le moins s’interroger sur cet aspect fondamental du problème avant d’affirmer « veiller particulièrement au respect des principes professionnels des journalistes et rester extrêmement attentifs au développement et au fonctionnement de cette structure qui doit être une opportunité pour les rédactions du service public et pas une menace » tout en « prenant acte de la création de cette agence de presse "interne" au groupe et souhaiter bonne chance à ses équipes » !

L'organisation syndicale devrait demander aux journalistes de l'AFP ce qu'ils en pensent comme du reste à de nombreux parlementaires!

Combien de temps Emmanuel Macron garant des institutions, des principes constitutionnels et légaux, va-t-il accepter de se faire tordre le bras pour que puisse enfler la honte de la République ?  

 





dimanche 14 février 2021

Le CSA de ROM avec un même son de cloche.

Le CSA de ROM avec un même son de cloche.

ROM qu’Emmanuel Macron a échangé avec Schrameck en janvier 2019 et qui applaudissait des deux mains voilà quinze jours au lancement par sa muse des ondes (dans les 2 sens du termes puisqu’elle touche aussi comme administratrice chez Suez, il ne faudrait pas l‘oublier) d’un fourre-tout numérique transformé en pseudo-chaîne pour les métropolitains seulement – les outre-mer n’y ont pas droit ! – vient à nouveau de faire retentir son p’tit son de cloche dans Le Parisien dimanche.

A la veille de cartonner Hanouna et Zemour, le premier pour une publicité clandestine apparue plusieurs fois à l’antenne en septembre 2019, concernant une compagnie aérienne n’existant pas, le second pour se propos tenus sur les mineurs étrangers isolés…celui qui doit absolument faire parler de lui avant d’être nommé président de l’ARCOM (son crédo) une autorité administrative n’existant pas, décrit au titre de presse comment fonctionne l’application « J’alerte le CSA sur un programme ».

Et en matière de pub clandestine il faut dire que l’intéressé (saisi sans cloche) a quelques interprétations surprenantes particulièrement lorsqu’il s’agit de France e Télés, de son ex-numérobis et dont l’épouse qui faisait de la pub pour ses produits et son site à l’antenne dont ce dernier était pourtant chargé !!  

C’est une cloche sur la page d’accueil du site web avec « un formulaire plus intuitif » (sic) qui devrait permettre au téléspectateur lambda de « déposer plainte en ligne en trois minutes trente ».

Il est question d’« ouvrir ainsi davantage l’institution au grand public afin qu’elle soit plus réactive, d’où le dépoussiérage 2.0 » explique-t-il encore...Ça ne s’invente pas !

En 2020, écrit le titre de presse « 50.000 saisines ont été prises en compte (combien ont abouti ?), soit 35% de moins qu’en 2019 et ce alors même que les Français ont passé 18 minutes de plus en moyenne (3h58/jour) devant leur télévision »Il y a donc de la marge avant que ne résonne la cloche et que la procédure soit déclenchée « Un chargé de mission devra remplir une fiche très détaillée énumérant les problématiques posées puis, dans le respect de la dignité de la personne et de la présomption d’innocence, à la direction juridique de proposer des solutions et ensuite à la direction générale qui se réunira en groupe de travail et pourra enfin décider d’un éventuel passage en collège plénier ». 

ROM a encore quelques belles heures devant lui pour continuer de soutenir sans faille l'ex-Orange après la mascarade de juillet 2020 infligée aux téléspectateurs-contribuables français ainsi que le camouflet porté par ricochet au Chef de l’État qui quelques mois plus tôt parlait pourtant de « Honte de la République »avant de se faire sonner les cloches !




samedi 13 février 2021

Nagui met en avant les écrits de quelques internautes pour désamorcer la polémique !

Nagui met en avant les écrits de quelques internautes pour désamorcer la polémique !

L’article paru dans Le Nouvel Obs publie mardi dernier, faisant référence au courrier réponseun peu plus de deux mois après la question posée en séance de l’Assemblée nationale doublée le 19 du même mois par un courrier de 3 pages qu’avait publié le blog CGC média, que Roselyne Bachelot venait d’adresser à Frédérique Dumas la députée de la 13e circonscription des Hauts-de-Seine, a été relayé un peu partout.

Voici mettait en avant-hier, deux ou trois réactions d’internautes totalement hors-propos que Nagui a publié histoire de parler d’autre chose !


Extrait :

« Dans L'Obs Frédérique Dumas pointe du doigt "des clauses exorbitantes du droit commun et dérogatoires par rapport aux usages professionnels." Elle exige ainsi qu'une enquête soit ouverte afin de vérifier que toutes les procédures ont bien été respectées avec la société de Nagui Air Productions, dont Banijay a fait l'acquisition.

En plein scandale, Nagui n'avait pas encore réagi à l'affaire. C'est désormais chose faite. L'animateur-producteur a choisi de briser le silence indirectement en publiant sur son compte Twitter des messages d'internautes prenant sa défense ». 

"Déjà une précision" souligne l’un d’entre eux qui indique "100M€ c'est le contrat entre France TV et la boîte de production. Pas le salaire de Nagui, même s'il n'est pas tricard. Eh oui, ça sert à payer toutes les personnes qui travaillent sur les émissions. Et tous les administratifs. Et les loyers. Et le matos".

Cet autre qui déclare "Ce chiffre [100M€ , ndlr] ne veut rien dire. C’est un contrat sur 3 ans et il faut savoir combien il rapporte à la chaîne... Et comme il est écrit dans le journal : ’Nagui est un des animateurs les plus rentables du groupe France Télévisions’".

Bien non, ce n’est absolument pas un rapport de cause à effet ! Il n’est pas question de savoir combien il rapporte à la chaîne – d’abord comment, lui comme quiconque, pourrait-il savoir ? – et si les 100M€ déjà perçus sont bien en relation avec les répercussions qu’il générerait mais bien si l’ex-Orange pouvait se dispenser du respect de partie ou totalité des procédures engageant l’argent public !

Il est d’ailleurs curieux de constater que c’est ce même argument erroné qu’Ernotte livrait à la presse, au moment où le PNF déclenchait l’enquête préliminaire.

« Informée de l’ouverture d’une enquête à la suite d’une plainte portant sur les contrats passé par France Télévisions avec la Société Air Productions pour la période 2017-2020, je reste attentive à la procédure en cours et ses résultats » écrivait très récemment Roselyne Bachelot après avoir laissé entendre pourtant en amont que tout aurait été clair « France télévisions précise qu'elle prévoyait la réalisation d'un audit portant sur la saison 2018-2019 de l'émission (N’oubliez pas les paroles) au premier trimestre 2020 en amont de ce renouvellement amis qui n'a pu être réalisé en raison de la crise sanitaire. La société indique que la réalisation constituera un préalable à tout engagement au-delà de la saison 2020 2021.»

La ministre ajoutant "Le comité des engagements a de nouveau formulé le 3 juin 2020 un avis favorable au renouvellement de cette émission pour la saison 2020 2021 et l'été 2021 pour un coût unitaire identique au contrat précédent le conseil d’Administration de France Télévisions a(urait) été informé lors de la réunion du 11 juin dernier. »

Ce ne sont donc pas 100 millions mais bien plus qu’Ernotte a signé avec la société de Nagui qui n’a donc pas pu être audité faute de Covid, dans le cadre du renouvellement de cette émission pour la saison 2020 2021 et l'été 2021 pour un coût unitaire identique au contrat précédent !

 

 


vendredi 12 février 2021

Mobilisation historique pour le mouvement de grève du 11 février, à la Fabrication Siège de France Télés

Mobilisation historique pour le mouvement de grève du 11 février, à la Fabrication Siège de France Télés

Le deux organisations syndicales, l’UNSA et la CGC qui appelaient les personnels de la Fabrique à se mettre en grève au Siège de France Télévisions se félicitent de la forte mobilisation qui a eu lieu bloquant ainsi la quasi totalité des émissions du jour.

Le blog CGC Média vous propose de découvrir leur texte commun qui se conclut ainsi "Votre mobilisation d’hier, c’est votre force de demain" et prévient la direction que faute de changements d'autres mouvement sont à venir. (ci-après) 

Les personnels de la Fabrique se sont très fortement mobilisés ce jeudi 11 février suite au préavis de grève déposé par l’UNSA et la CGC. Cette mobilisation historique est à la hauteur du malaise ressenti dans ce secteur. 

Bien que les autres organisations syndicales, malgré l’appel à l’unité, n’aient pas souhaité se joindre au mouvement, de très nombreux salariés sur les plateaux et dans les régies du siège ont décidé de suivre cet appel à la grève pour exprimer leur ras le bol de la situation actuelle.

L’émission Télématin, les éditions nationales de France 2 et France 3, l’édition régionale de France 3 Paris-Ile de France… ont été sérieusement perturbées obligeant la direction à les fabriquer et diffuser depuis les régies finales. 

Une mutualisation à outrance des outils et des personnels, des vacations trop longues, des temps de pause non respectés, du travail à la chaine : la coupe est pleine ! Tous dénoncent unanimement des conditions de travail dégradées qui ne sont plus supportables et impactent leur moral, leur santé et leur vie personnelle. 

Malgré les nombreuses alertes lancées par les personnels à leurs responsables, rien n’est fait et la direction continue de faire la sourde oreille. Face à cette forte mobilisation, la direction doit maintenant écouter les salariés et trouver rapidement des solutions aux problèmes actuels. 

Il y a urgence et les équipes de la fabrication, tous corps de métier confondus n’en peuvent plus et demandent que les moyens soient adaptés à la charge de travail. Personne ne se contentera de vagues promesses. L’UNSA et la CGC n’hésiteront pas à le rappeler à la direction avec de nouvelles actions.

NB : Le service des équipes légères bien qu’inclus dans le périmètre du préavis, connait une situation bien différente avec un sous-emploi chronique organisé par la direction

Votre mobilisation d’hier, c’est votre force de demain"



Même avec la modification des indicateurs d’audience, France Télés ne s’en sort pas !

Même avec la modification des indicateurs d’audience, France Télés ne s’en sort pas !

Depuis presque un an, couvre-feux sur confinements, les Français n’ont pas vraiment eu d’autre choix que celui de se tourner un peu plus vers les médias…les théâtres, cinémas et autre lieux culturels ayant été en grande partie fermés pendant cette période.

L’effet immédiat : la hausse du temps passé devant les écrans télé ou internet pour s’informer avant tout mais également se divertir et rester en contact avec le monde extérieur, dont ils ont été provisoirement coupés.

Malgré cela, les audiences de France Télés malgré leur propagande incessante sont loin d’avoir fait des étincelles. Certes il y a eu les interventions du Président de la République et du Premier Ministre pour faire le point à chaque étape de l’épidémie et annoncer les décisions de l’Exécutif sur les mesures prise, les restrictions de sorties ou les déplacements, majoritairement sur TF1 et de temps en temps en simultané avec La Deux - deux interventions d’Emmanuel Macron multidiffusées ont par exemple rassemblé chacune plus de 35 millions de téléspectateurs en moyenne - mais le constat est France Télés ne convainc particulièrement France 2 avec ses audiences catastrophiques de première partie de soirée.

Samedi dernier, le 6 février,« The Voice » produit par ITV Studios et animé par Nikos Aliagas sur TF1 rassemblait 6,31 millions de téléspectateurs pour une part d'audience de 29,6%, face à France 2 totalement dans les choux qui avec  « Secours  Pop, la grande soirée » l’émission censée se mobiliser pour le Secours populaire, ses bénévoles et surtout les plus démunis, qui réalisait quatre fois moins que La Une avec seulement  7,1% du public, soit 1,58 million de téléspectateurs.

Un score à rapprocher de celui de « Symphonie pour la vie, spécial pièces jaunes » (dont Brigitte Macron est la marraine) diffusée ce mercredi 10 février sur France 3, qui fait normalement appel à la générosité du public afin d'améliorer le quotidien des enfants hospitalisés mais qui n’a attiré que 6,1% du public pour 1,34 million de téléspectateurs uniquement.

Lorsqu’on pense que l’édition 2020 des Enfoirés sur TF1 qui signait là sa meilleure audience de l'année avec près de 9,5 millions de téléspectateurs, en hausse de 500.000 personnes par rapport à 2019, il y a de quoi s’interroger…en tout premier les associations qui constatent au bout du compte que ces opérations de collecte se soldent par des scores désespérants sur France Télés donc des de piètres collectes, alors que TF1 explose les compteurs.

D’où le constat implacable que font certains :  France Télévisions n’attire plus grand monde et ne convainc guère…c’est même dramatique pour les Français qui souffrent et dont beaucoup dépendent de ses associations !

Ce n’est pas en claironnant sur tous les toits comme le fait Ernotte en permanence ou encore dans des communiques de propagande au quotidien pour expliquer que France Télés leader partout, que les Français vont se laisser attraper comme des mouches avec de l’eau sucrée.

D’abord parce que le contexte sanitaire fausse la donne avec une forte augmentation bien compréhensible de la consommation télévision et internet.

Chacun les sait, si dès les premiers jours du confinement, le public a passé en moyenne chaque jour environ une heure douze de plus qu’un an auparavant devant la télévision, témoignant du rôle central du média pour accompagner les Français, c’est dans le contexte de crise que réside l’explication.

« Ainsi, pendant les 6 premières semaines de confinement (du 17 mars au 26 avril 2020), la durée d’écoute individuelle de la télévision (DEI) s’est élevée en moyenne à 4h41 quotidiennes, contre 3h29 un an auparavant, soit une augmentation de plus d’un tiers » met en avant cette étude qui ajoute « C’est même auprès des jeunes que l’augmentation du temps dédié à la télévision est la plus marquée : + 65% pour les 15-24 ans avec 1h47 quotidienne. Ils sont également plus nombreux : plus de 58% des 15-24 ans ont regardé la télévision chaque jour pendant le confinement. Soit une hausse de 18 points en un an »contrairement à ce que chante l’ex-Orange  et sa cour, justement sur le fait que les jeunes ne regarderaient plus la télé, privilégiant  d’autres supports ! Ben non…


Médiamétrie a eu beau modifier ses indicateurs pour 2021 en tenant compte des d’indices de « performances numériques » après que France Télés qui détient 22,89 % du capital ait beaucoup insisté, rien n’y fait.

France Télés depuis un peu plus de 5 ans est tombée si bas -  à tel point que le Président de la République avait qualifié sa gouvernance de « Honte de la République »  que les gesticulations de quelques-uns pour faire croire le contraire entraineront vers leur perte toutes celles et ceux qui ont activement œuvré pour que cela continue.

 

 

jeudi 11 février 2021

Candilis l’ex-numérobis d’Ernotte à France Télés retourné chez Banijay viendrait d’en démissionner !

Candilis l’ex-numérobis d’Ernotte à France Télés retourné chez Banijay viendrait d’en démissionner !

Selon nos informations, Takis Candilis dont la dépêche AFP indiquait « Takis Candilis qui était directeur de la fiction chez Banijay numéro 3 européen de la production télévisuelle où il était chargé de l'expansion internationale, avant d’être recruté par l'ex-Orange chez France Télévisions, retourne chez son ancien employeur, la société de production Banijay, en tant que conseiller en charge de la fiction », viendrait donc d’en démissionner.

Celui qui, selon nos informations, a touché un très très gros chèque pour son départ après 2 ans de présence seulement à France Télés (entre 2 et 5 en ajoutant quelques 0 derrière, selon nos sources) aurait donc fait savoir qu’en fonction du contexte il ne pouvait pas rester ! 

Rappelons justement pour le contexte que le PNF a diligenté une enquête préliminaire au sujet  des premiers 100 millions d'euros de contrats que l'ex-Orange a signé avec Nagui et Air Productions, (la société qu’il a fondé et qu’il préside, détenue par Banijay dont l’animateur est actionnaire à hauteur de 5,3%) d’où venait Takis Candilis le numérobis ernottien qui en était le patron qu’en 2017.

Etonnant tout de même pour celui qui après s’être répandu lui-même sur les réseaux sociaux concernant son retour en fanfare chez son ancien employeur - « il se vantait sur Twitter (22/10) de rejoindre les équipes de Banijay » (Canard enchaîné) - et qui indiquait ensuite qu’il créait finalement sa boite pour ne devenir que prestataire-conseiller de la société de Stéphane Courbit (*) !

Pour donner sa démission il faut avoir été salarié, n’est-ce pas !

Une question demeure donc, comment l’intéressé qui a annoncé qu’il ne l’était pas, a-t-il fait ?

(*)

L’énorme pied-de-nez d’Ernotte à Roselyne Bachelot en pleine épidémie Covid-19.

L’énorme pied-de-nez d’Ernotte à Roselyne Bachelot en pleine épidémie Covid-19.

Roselyne Bachelot était, ce mercredi 10 février, l’invitée, des Quatre Vérités sur France 2 où elle déclarait « Il est encore trop tôt pour fixer une date précise des musées mais nous sommes dans un processus de réouverture » avant d’ajouter pour les Festivals « "L’hypothèse d’un été sans festival est exclue… ce sont les festivals 'debout' posent plus de difficultés. »

C’était sans compter, 2 jours avant le pied-de-nez que venait de lui adresser l’ex-Orange dont elle ne tarit pas d’éloges, avec l’ouverture officielle de la dix-huitième édition du FIFO à Tahitii, inauguré en grande pompe par l’ex-directeur d’Ernotte au pôle Outre-mer Wallès Kotra qui avait fait le voyage depuis son fief calédonien où la situation est très tendue et ce malgré les strictes restrictions de déplacement dues avec notamment le premier cas de "variant" du virus Covid-19 dépisté justement en Polynésie française.

C’est devant un parterre agglutiné sans masque – loin des gestes barrières imposés par le Gouvernement – et malgré la quatorzaine imposée sur place que l’intéressé est allé défier l’État actionnaire.


Faisant fi du message adressé par Luc de Saint Sernin qui, lui, respecte les mesures et adresse quelques mots aux festivaliers « Quelle tristesse de ne pouvoir être avec vous sous le banian ce jour d’ouverture du 18ème FIFO. Ce coronavirus a décidément tous les défauts, celui de nous rendre malade et celui de nous isoler mais au moins n’aura-t-il pas celui de nous séparer », Wallès Kotra le lieutenant Outre-mer d’Ernotte ne fait que ce qu'il veut…Ce ne sont quand même pas Emmanuel Macron, Jean Castex et tout le gouvernement qui vont lui imposer quoi que ce soit !

Le directeur de la stratégie éditoriale du pôle outre-mer aurait quand dû lire un peu mieux le programme du festival qui parle bien de rencontres...celles qu'aura organisées entre autres KOTRA qui en mission pour la télé publique donc payé par le contribuable, ne passe pas par la case quatorzaine !

« Chaque année, le FIFO propose un programme destiné aux professionnels de l’audiovisuel locaux, festivaliers et invités. Moments de rencontre avec le public pour échanger sur l’univers fascinant de l’audiovisuel, sur celui d’un film du FIFO ou sur les aspects techniques et artistiques de la réalisation d’un film, ces rencontres permettent au public comme aux professionnels du métier de s’enrichir mutuellement.

En plus de ces rencontres avec le public, les réalisateurs, producteurs, auteurs, diffuseurs, distributeurs ou journalistes ont aussi l’occasion de se réunir. Ils ont une occasion unique de partager leurs difficultés, d’imaginer des moyens pour les dépasser et surtout de bâtir ensemble l’audiovisuel océanien de demain.

Cette année particulière, le virage numérique pris par le FIFO ( !!) n’a pas effacé les professionnels, leurs envies et leurs préoccupations. L’équipe du festival a ainsi mis en place un programme original ouvert gratuitement à tous les professionnels de l’audiovisuel en Océanie. »

Va-t-elle aussi applaudir, la ministre qui voit ses arguments battus en brèche par la gouvernance du groupe public ?! 

Ernotte va féliciter en toute discrétion les techniciens qui diffusent Culturebox depuis France Ô !

Ernotte va féliciter en toute discrétion les techniciens qui diffusent Culturebox depuis France Ô !

Après Martine à la plage, voici Delphine à Malakoff ! 

Ernotte s'est rendue hier en toute discrétion (à l’origine, avant que l’affaire s’ébruite) directement au troisième étage de l'établissement de Malakoff qui assurait la diffusion de la défunte France Ô, pour féliciter les techniciens de la qualité de la diffusion de la chaîne éphémère - pas accessible en Outre-mer…ironie de la situation - passée, elle, en HD au détriment d’autres chaines du groupe.

Visite éclair réalisé dans le plus grand secret à laquelle semble-t-il Gengoul n'était pas conviée comme le montre les photos (*) de la propagande interne ernottienne ! 

"C'est dans une ambiance chaleureuse" dit le texte que "Delphine Ernotte a échangé avec les équipes de la régie, en charge de la diffusion de Culturebox la nouvelle chaîne éphémère et culturelle du groupe". Roselyne Bachelot et Roch-Olivier Maistre vont probablement encore applaudir ?!

Quant aux autres salariés de France Ô dont l’ex-Orange et Bachelot ont signé l’arrêt de mort en août dernier qu’il ne fallait surtout pas croiser, ils n'ont été au courant de cette ridicule opération de com’ que par le bouche-à-oreille qui s’est répandue comme une trainée de poudre et a fait l'effet d'une nouvelle provocation.







CNews relaie l'article du Nouvel Obs sur le courrier réponse de la députée Frédérique Dumas concernant le premier contrat de 100 millions d'euros qu'Ernotte a signé avec Nagui.

CNews relaie l'article du Nouvel Obs sur le courrier réponse de la députée Frédérique Dumas concernant le premier contrat de 100 millions d'euros qu'Ernotte a signé avec Nagui. 

C'est un déchainement sur les réseaux sociaux, Twitter entre autres, depuis que Cnews ait repris ce matin l'article publié la veille par L'Obs dans sa version numérique, intitulé « Frédérique Dumas : "Sur le contrat de Nagui, Roselyne Bachelot commet une faute juridique et politique"». 

Cette femme de conviction spécialiste de l'Audiovisuel qui plaide pour de nouvelles règles de gouvernance dans le secteur après notamment que le Chef de l'État ait lui -même qualifié celle ci de "honte de le République" - sans rien faire par la suite est-il utile de préciser et surtout après que la mascarade de juillet dernier qui sonnait à ses oreilles comme un désaveu ! - demande au gouvernement de prendre ses responsabilités.

Le blog CGC Média vous propose de découvrir  l'article de CNews (ci-après) qui provoque déjà bien des remous dans le cadre faut-il le rappeler d'une enquête préliminaire diligentée par le PNF et confiée à la BRDE suite à une plainte au Pénal déposée par le SNPCA-CGC.

NAGUI : SON CONTRAT DE 100 MILLIONS D'EUROS AVEC FRANCE TÉLÉVISIONS RÉVOLTE UNE DÉPUTÉE QUI EXIGE UNE ENQUÊTE.

La députée Frédérique Dumas, ex-LREM et actuelle membre du Groupe Libertés et Territoires, exige une enquête sur le contrat de 100 millions d’euros entre Nagui et le groupe France Télévisions.

Le 6 novembre dernier, Frédérique Dumas avait interpellé Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, à l’Assemblée nationale à propos de ce contrat qui avait fait l’objet d’une enquête approfondie de Mediapart en juillet 2020, menant au dépôt d’une plainte pour abus de confiance par la Confédération générale des cadres (CGC), suivi de l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris.

Comme elle s’y était engagée, la ministre lui a répondu par courrier le 12 janvier dernier. Une réponse que L’Obs a réussie à se procurer. Interrogée hier à ce propos par le magazine, Frédérique Dumas s’est dit « choquée » par le contenu de cette lettre.

La députée des Hauts-de-Seine assure que le montant de ce contrat signé par Nagui avec France Télévisions pour leur fournir des programmes (Tout le monde veut prendre sa placeN’oubliez pas les paroles, etc.) sur la période 2017-2020 « n’est pas obligatoirement le sujet ». Pour elle, ce sont principalement les « clauses exorbitantes du droit commun et dérogatoires par rapport aux usages professionnels. (…) Il n’y a pas d’exigence d’audience, il n’est pas prévu d’audit, la commande porte sur certaines émissions dont le concept n'est pas précisé alors que le montant financier, lui, est bien garanti », précise la députée.

LA VIGILANCE DE L'ÉTAT EN QUESTION

Frédérique Dumas est bien consciente que, ni Roselyne Bachelot, ni Bruno Lemaire, le ministre de l’Economie, ne sont « directement responsables du contrat », mais ils le sont « d’une gouvernance ».

La députée estime que l’État ne peut se satisfaire des explications fournies par France Télévisions, et doit exiger des preuves sur le respect des procédures. « Des représentants de l’État siègent au conseil d’administration de France Télévisions. Ils ont manqué de vigilance ? Le contrat leur a-t-il seulement été soumis ? », explique-t-elle.  « Que l’entreprise assure qu’elle a respecté les procédures, cela ne suffit pas ! La ministre doit obtenir les preuves : convocation du comité, ordre du jour, procès-verbal...C’est une question de principe », poursuit Frédérique Dumas, visiblement déçue par la réponse de Roselyne Bachelot.

La députée des Hauts-de-Seine se veut d’autant plus vigilante qu’un précédent scandale avait déjà été observé en 1996 sur les contrats des animateurs-producteurs. « Un élu s'était intéressé aux contrats des animateurs-producteurs. Il était alors apparu - et cela faisait partie du scandale - que Jean-Luc Delarue ne déposait pas ses comptes. Cela n'a pas changé ? Bien sûr que ce n'est pas réglé ! », s’insurge-t-elle.

Frédérique Dumas affirme également que Roselyne Bachelot elle-même lui aurait confirmé que des sociétés de production telles que Banijay (le groupe dont fait partie Air Productions, l’entreprise fondée par Nagui, ndlr) continuent aujourd’hui de s’affranchir de cette obligation légale sous prétexte de protéger ces informations jugées sensibles de la concurrence. « Quand on travaille avec le service public, ce genre d’argument est inaudible. Il s’agit de l’argent du contribuable ! », conclut-elle.