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mercredi 16 février 2022

Le tandem Sitbon-Gomez/Ernotte et la nouvelle bombe à déflagration lancée contre Emmanuel Macron à deux mois du 1er tour de la présidentielle.

Le tandem Sitbon-Gomez/Ernotte et la nouvelle bombe à déflagration lancée contre Emmanuel Macron à deux mois du 1er tour de la présidentielle.

Il n’est certes pas encore candidat mais Emmanuel Macron comme son entourage d’ailleurs, n’ont pas apprécié le numéro de « Complément d’enquête » sur les soirées de l’ex-locataire de Bercy dont France Télés fait des gorges chaudes.

Après l’entrée particulièrement pimentée qu’avait déjà servie l’ex-Orange et son ex-dircab dans le « Complément d’enquête » du 3 février dernier, intitulé "People et politiques, petits services entre amis ? ", le plat de résistance toujours présenté par « Complément d’enquête » ne passe pas du tout !

Voir ici


Que nous en disait « Putsch » - un nom de site tout trouvé - pour présenter l’émission :

« Nos confrères de Complément d’enquête ont diffusé un reportage qui va faire grincer des dents au plus haut sommet de l’Etat.

On y apprend notamment qu’Emmanuel Macron alors ministre de l’économie aurait dépensé la modique somme de 120 000 euros pour les « dîners de Bercy » en 8 mois, selon cette enquête.

Dans l’extrait diffusé sur le compte twitter de Complément d’enquête, un aperçu assez saisissant de l’utilisation des crédits du ministère pour de l’économie dans le but de tisser un réseau d’influence notamment dans le milieu des artistes et plus largement de la culture. « Discrètement pendant deux ans, Bercy devient une fête » révèle le reportage.

Christian Eckert, l’ancien secrétaire au budget en fait une analyse saillante dans cet extrait : «Quand Emmanuel Macron est parti de Bercy, il n’y avait plus d’argent pour le fonctionnement de sa partie du ministère (…) Une partie des moyens logistiques du Ministre ont servi à l’envol du candidat Macron »…

Captures d'écran

Dire que certains racontaient bêtement que l’ex-dircab d’Ernotte entretenait une certaine proximité avec le Chef de l’Etat !!!

Quant à l’ex-Orange, il y a fort à penser que le président de la République n’attende pas le dessert pour régler l’addition !

« Ernotte cherche une taupe à France Télés » selon Télérama qui donne l’info !

« Ernotte cherche une taupe à France Télés » selon Télérama qui donne l’info !

Pour faire suite aux révélations de Médiapart que le blog CGC Méda relayait dans son post du 7 février « L’ex-dircab d’Ernotte mouillé par Médiapart et par ‘’MEDIA CRASH’’ le film évènement qui sort en salles le 16 février, devrait être licencié sur le champ ! » , Télérama annonçait, deux jours plus tard, que le groupe de télévisions publiques « ouvrait une enquête interne pour découvrir qui est le mystérieux informateur à France Télévisions qui a fait fuiter le contenu du Complément d’enquête consacré à Vincent Bolloré le 5 avril 2016 ».

L’ex-Orange ferait bien de relire le verbatim publié par Mediapart (*fin de post) ou bien regarder le film qui sort en salles aujourd’hui pour y prendre connaissance de « ce que révèlent Mediapart et l’agence Premières Lignes dans MEDIA CRASH, un film-enquête sur les dérives et la censure des médias » !

Il se murmure pourtant en coulisses que "l'infirmière TV" a déjà fait son diagnostic...et qu'elle n'attendrait pas l'été pour une purge car il semble que le dossier médical du putatif malade, est déjà bien chargé! 

Le magazine télé pose clairement la question dans son article signé Richard Sénéjoux « Qui a fait fuiter “Complément d’enquête” à Bolloré ? France Télévisions cherche la taupe » et rappelle EN EXCLUSIVITÉ le contexte.

Extrait :

INFO TÉLÉRAMAComment le reportage consacré à l’homme d’affaires a-t-il pu parvenir jusqu’à lui, deux jours avant sa diffusion sur France 2, en 2016 ? Selon nos informations, le groupe public ouvre une enquête interne.

Mais qui est donc le mystérieux « informateur à France Télévisions » qui a fait fuiter le 5 avril 2016 le contenu du Complément d’enquête consacré à Vincent Bolloré (qui valut le prix Albert-Londres en 2017 à son auteur, Tristan Waleckx) deux jours avant sa diffusion sur France 2 ?

La question agite pas mal ces jours-ci le groupe public, à la suite d’un article paru dans Mediapart le 6 février, alors que le site d’information enquêtait à l’origine sur les affaires africaines du milliardaire breton. À tel point que, selon nos informations, France Télévisions a décidé de diligenter une enquête interne pour tenter de comprendre ce qui s’est passé et identifier la taupe.

Retour en 2016. Comme le raconte le site d’information, Vincent Bolloré, soupçonné de faits de corruption en Afrique, a été placé sur écoute entre mars et juillet par le juge d’instruction Serge Tournaire.

Parmi ses échanges téléphoniques, dont certains avec Nicolas Sarkozy, les enquêteurs relèvent plusieurs appels et textos avec Ramzi Khiroun, le directeur de la communication du groupe Lagardère, et par ailleurs proche de l’animateur Cyril Hanouna. Le sujet de leur discussion : le portrait du milliardaire qu’est en train d’achever le journaliste Tristan Waleckx pour Complément d’enquête, sur France 2, et dont le contenu le préoccupe.

Le communicant se propose ainsi de mettre Vincent Bolloré en relation avec un (très) proche de la pdg de France Télévisions. 

« Est-ce que tu m’autorises à donner ton numéro de portable à Stéphane Sitbon, dans le plus grand secret, qui est le directeur de cabinet de Delphine Ernotte ? » demande Ramzi Khiroun le 17 mars 2016, selon les écoutes retranscrites par Mediapart. D’abord gêné, Vincent Bolloré finit par accepter le coup de main, mais le laisse s’occuper de l’affaire… 

*Verbatim des écoutes, publié par Médiapart



mardi 15 février 2022

Liminaire CGC au CSE Siège de France Télés constatant la corrélation entre "l’abandon de l’humain et la suppression des ressources !"

Liminaire CGC au CSE Siège de France Télés constatant la corrélation entre "l’abandon de l’humain et la suppression des ressources !" 

Ce mardi 15 février, en préalable de la réunion du CSE Siège à France Télés, la CGC a lu un liminaire que la SNPCA-CGC reprend sous forme de tract de ce jour.

Le titre « RESSOURCES HUMAINES A FTV : Après l’abandon de l’humain, on supprime les ressources ! » ne laisse guère de doute au lecteur sur la façon dont la direction – malgré une certaine forme de résistance qui s’est organisée depuis quelques temps ! – traite les salariés.

Après son opération illégale de transfert des personnels qu’elle prétend avoir suspendue après la tentative de suicide à Télématin vers la SAS Le Studio, celles et ceux qui restent ne la préoccupe guère.

Le blog CGC Média vous propose de découvrir avec le texte ci-après (*), ce qui se passe au Siège mais est assez comparable dans tous les établissements du groupe où la navigation se fait à vue dans les régions comme dans les territoires d’Outremer qui n’on plus aucune latitude qu’il s’agisse de finances, de programmes ou de production…  

 (*)


 

France Télés et sa grande lessive démocratique qui lave plus blanc que blanc mais n’a d’yeux que pour Mélenchon !

France Télés et sa grande lessive démocratique qui lave plus blanc que blanc, n’a d’yeux que pour Mélenchon !

C’est en tout cas ce qui ressort du dossier de presse de France Télés concernant « l’émission politique dite de référence du service public ‘’Élysée 2022’’ » qui recevra chaque jeudi un des candidats à la présidentielle.

Tout d’abord comme le montre la photo de la plaquette (*), les journalistes sont tous blancs…Chapeau la Diversité!

(*)

Ensuite, ainsi que France Télés l’écrit, s’il existe bien un calendrier pour les futurs candidats à l’élection présidentielle de 2022, le seul qui soit cité est le candidat de la France Insoumise : « Jeudi 10 février, en direct à 20h40, Jean-Luc Mélenchon sera le premier invité à répondre aux questions de Léa Salamé et Laurent Guimier et sera également interrogé sur son programme par Anne-Sophie Lapix, Maryse Burgot, Claire Chazal, Patrick Cohen, Maya Lauqué et Hugo Clément. »

Lea Salamé annoncera « Bonsoir à tous et bienvenue "Élysée 2022la grande émission politique de la présidentielle en direct sur France 2 et sur TV5MONDE. A 60 jours à peine du premier tour des élections présidentielles "Élysée 2022accélère. Désormais, tous les jeudis soir, les grandes figures de l’information du Service public se mobiliseront pour interroger tous les candidats jusqu’à l’élection. Ça s’appelle "Élysée 2022 face à France Télévisionset notre premier invité, celui qui lance le bal, c’est le leader des insoumis Jean-Luc Mélenchon »

En faisant un peu de mathématiques et sachant qu’il reste 7 jeudis avant le premier tour du 10 avril prochain donc 7 candidats à pouvoir passer dans l’émission...combien seront-ils au bout du compte ? 

S’il s’agit de n’inviter que celles et ceux dont les 500 parrainages ont déjà été validés, il convient de préciser qu’au 10 février dernier jour de l’émission, ce n’était pas le cas de Jean-Luc Mélenchon n’en disposait selon le décompte bi-hebdomadaire du Conseil constitutionnelque de 258. (¤ tableau ci-après)

Seuls, la maire de Paris Anne Hidalgo (790), Valérie Pécresse (1249) et Emmanuel Macron qui n’est encore pas candidat (1050) en disposaient à ce moment-là…Imaginez les têtes de celles et ceux qui ont jusqu’au 7 mars pour les trouver : Nathalie Arthaud presque qualifiée (419) ou encore Jean Lassalle (382) et Fabien Roussel (381) au coude-à-coude ou bien Yannick Jadot (325) !

Chacun aura constaté comme le blog CGC Média l’a fait que nous en sommes déjà à 8

(¤ tableau au 10/02 )



lundi 14 février 2022

Laurent Guimier confirme à Télérama avoir confié à Mathieu Bock-Côté (CNews) un documentaire sur la présidentielle pour l’infirmer 6 jours plus tard.

Laurent Guimier confirme à Télérama avoir confié à Mathieu Bock-Côté (CNews) un documentaire sur la présidentielle pour l’infirmer 6 jours plus tard.

Il y quasiment une semaine, le fabriquant ernottien de Démocratie à France Télés confirmait à Télérama, l'information du "Figaro" concernant le projet de documentaire confié par France Télés à Mathieu Bock-Côté.

 

Le 4 février, le blog CGC Média dans son article « L’ex-dircab d’Ernotte spécialiste du monde de l’entre-soi, invente un concept complémentaire avec le concept de ‘’ l’entre- lui ’’ ! »  relayait le tweet de Sandrine Cassini, journaliste au Monde en charge des médias (*) qui postait l’info sur la toile.

 

Voilà ce que déclarait Laurent Guimier à Télérama le 8 février « "Ce n'est qu'à l'état de projet, pour la case documentaire du dimanche soir de France 5", "S'il se faisait, ce sera le regard d'un Québécois sur cette campagne présidentielle. C'est la liberté de ton qu'on offre, de la même manière que par le passé Rokhaya Diallo ou François Ruffin ont pu le faire sur d'autres thématiques" ».



L’interviewé d’enfoncer le clou pour tenter de justifier ses choix "France Télévisions est l'agora démocratique la plus ouverte possible à toutes les opinions, dans le respect de la loi évidemment".

Ce 14 février c’est une INFO TÉLÉRAMA le magazine télé infirme donc ces propos et indique « France Télévisions est contraint de jeter l’éponge après avoir envisagé de confier un documentaire sur la présidentielle pour France 5 à l’essayiste conservateur, nouvelle coqueluche de la chaîne de Vincent Bolloré ».

Le titre de presse ajoute « Mais quelle mouche a piqué la direction de France Télévisions ? » C’est le titre du communiqué coup de poing diffusé vendredi soir par un collectif d’auteurs et de réalisateurs de reportages et de documentaires. Réunis au sein du syndicat Gaard, ils en appellent à « l’éthique » et à « la déontologie » du groupe public.

Ces professionnels, auteurs de nombreux reportages pour France 2, France 3, France 5 (dans Envoyé spécial, Infrarouge, Les docs du dimanche, Le monde en face, Cash investigation…) se sont étranglés en apprenant que France Télévisions envisageait de confier un documentaire sur la campagne présidentielle à Mathieu Bock-Côté. Mathieu Bock-Côté ? Cet essayiste, aux opinions nationalistes et conservatrices controversées, devenu en quelques mois la nouvelle coqueluche de CNews. À 41 ans, le Québécois a mis un pied dans les médias français en 2014, en collaborant régulièrement au Figaro, au Point et à Valeurs actuelles, bataillant contre « la culture woke », avant de se faire une place sur CNews…. » 

Elle est là aussi la « Honte de la République » doublée d’un discrédit à faire rougir un champ de tomates ! 

(*)

L’ex-Orange et le hashtag "PasAvecMaRedevance", alibis d’Emmanuel Macron pour la privatisation de la télé publique ?

L’ex-Orange et le hashtag "PasAvecMaRedevance", alibis d’Emmanuel Macron pour la privatisation de la télé publique ?

Le Point du 12 février dernier dans son article « Un collectif citoyen dénonce les manquements de France TV Slash » signé Emmanuel Durget, annonçait la création du #PasAvecMaRedevance qui « lance une pétition contre la plateforme dédiée aux jeunes, après plusieurs centaines de manquements à ses missions de service public. »

« C'est avec ce hashtag, symbole des luttes contemporaines, qu'un collectif citoyen part en croisade contre France TV Slash » écrit le titre de presse qui précise « Arthur Monnet, porte-voix de cette mobilisation revendiquée apolitique, reproche à la chaîne numérique plusieurs centaines de manquements à sa mission de service public depuis sa création, en février 2018. Plus précisément, ce sont les publications de la chaîne sur Instagram, réseau social prisé par son jeune public, que le collectif met en cause. »

Pour Antonio Grigolini le directeur de France TV Slash joint par le journaliste, les éléments de langage s’enchaînent. Il s’agirait plus d’« erreurs ou des maladresses » commises en raison du grand nombre de publications vous savez les dizaines de millions de vues dont se vante en permanence Ernotte ! – et « des codes des plateformes parfois expéditifs » que la chaîne suit et qu’il conviendra de « rectifier le cas échéant » mais qu’il faut relativiser au regard des soi-disant  « dizaines de milliers de remerciements et de témoignages » qui, selon lui, « prouvent l'utilité et la pertinence » des contenus proposés.

Ben voyons …Langue de bois, propagande et pipeau à l’envi !

Le magazine mais aussi CNews, ce matin, mettent en avant « Le militantisme politique et la publicité clandestine » que dénoncent Arthur Monnet et le collectif.

Extrait : « Arthur Monnet s'appuie alors sur de solides bases de droit pour confirmer ses intuitions. Il épluche minutieusement les 3 000 publications de France TV Slash sur Instagram. Puis il confronte celles qu'il soupçonne aux chartes qui déterminent les missions de France Télévisions.

Selon lui, le résultat est accablant. ‘’Environ 500 posts, soit 1 sur 6, posaient problème’’. Le collectif en a retenu 100, pour ‘’rester digeste’’, qui accompagneront la pétition et seront rendus publics. Pour un quart de ces cas, c'est le non-respect de la ‘’stricte neutralité politique’’ exigée par la charte éthique de France Télévisions qui est pointé du doigt. Pour d'autres, il s'agit d'une violation de ‘’l'expression des différents points de vue’’ pour les ‘’questions prêtant à controverse’’ assurée par le cahier des charges des services publics ou encore du manque de vigilance pour ‘’éviter toute publicité clandestine dans les contenus diffusés’’…Tandis que certains griefs relèvent d'un militantisme délibéré, d'autres trahissent une négligence dans le traitement des sujets d'actualité. »

« Tandis que certains griefs relèvent d'un militantisme délibéré, d'autres trahissent une négligence dans le traitement des sujets d'actualité. » ajoute encore le journaliste qui enfonce le clou « À plusieurs reprises revient, par exemple, le traitement de l'affaire Adama Traoré. Une publication est pointée du doigt par le collectif pour n'avoir comme seule source qu'un membre du comité Vérité pour Adama, tandis qu'un autre fait la promotion de photographies dont la vente bénéficie au même comité.

Le collectif rappelle que le CSA avait déjà condamné France Télévisions, en 2018, pour « défaut de mesure dans l'évocation d'une procédure judiciaire criminelle en cours », pour une autre affaire judiciaire. Un cas viole même, toujours selon le collectif, la loi de 1905 et la garantie du « libre exercice des cultes ». Il s'agit d'un épisode du programme Clit Revolution dans lequel des militantes vont perturber une célébration religieuse au Japon »

N’en jetez plus, la cour est pleine.

Dire qu’il y a peu, Emmanuel Macron qualifiait la gouvernance de France Télévisons de « Honte de la République »sans avoir fait quoi que ce soit jusqu’ici pour y mettre un terme !

En coulisses, ils sont quelques-uns à avoir déjà sceller le sort de la télévision de servie publique, en soufflant régulièrement à l’oreille du Chef de l’État qu’il faudra tirer un trait après le 2ème tour de la présidentielle et privatiser tout ce qui pourra l’être !

Comme l’a dit Ernotte à ses hauts cadres en fin de semaine dernière, partie dans un délire astral où « l’alignement des planètes va dans son sens » : 


« - Le commissaire européen Thierry Breton,

- Le président de l’Autorité de régulation Roch-Olivier (alias le capitaine de l’Arcom-enterprise) et

- La ministre Roselyne Bachelot,

qui sont tous sur la même longueur d’onde et ont d’ailleurs dit les même choses que moi lorsque je les ai conviéz à me rejoindre le 12 janvier salle Pleyel ». 

Il ne manquait plus que le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler et l’ex-Premier ministre Édouard Philippe qu’elle n’a pas cités !

A moins comme le dit la rumeur, qu’après l’élection présidentielle de 2022 suivie des législatives dans la foulée, le dégagisme ne soit plus que politique mais ausi médiatico-public ! 


dimanche 13 février 2022

Entre enfumage et désenfumage à France Télés, les oreilles de Christophe Tardieu continuent de bourdonner !

Entre enfumage et désenfumage à France Télés, les oreilles de Christophe Tardieu continuent de bourdonner !

Les oreilles de Christophe Tardieu l’ex-directeur de cabinet de l’ex-ministre de la Culture Christine Albanel, débauché de l’équipe de Xavier Bertrand et nommé en mai dernier par l’ex-Orange Secrétaire Général en lieu et place de Francis Donnat, n’arrêtent pas de siffler depuis le printemps dernier !

Lorsque débarquait à France Télés celui que le président de la région des Hauts de France avait chargé en novembre 2019  de coordonner toutes les actions de la région pour commémorer les 3 grands anniversaires gaulliens de 2020 (« le 80e anniversaire du 18 juin, le 50e de sa disparition et le 130e de sa naissance », la Préfecture de Paris avait déjà suspendu les travaux au Siège.

Le 4 octobre 2019, dans son article « La commission de Sécurité constate la non-conformité de travaux engagés à France Télés » le blog CGC Média écrivait « La Commission de Sécurité qui s'est pointée à France Télévisions la semaine dernière, au même moment où avait lieu une alerte au feu qui n'en était pas une mais juste un test de bon fonctionnement, a décidé de stopper tout un tas de travaux en cours faute du respect de certaines normes.

Selon, nos informations ils ne devraient reprendre qu'au moment où France Télés prendra en compte les recommandations qui avaient été faites préalablement

PS: La mise en conformité devrait coûter un bras...deux même ! »

Il fallait évidement s'adresser à un spécialiste...pas possible de passer par ces enseignes pour bricoleurs amateurs dont les radio font la pub au quotidien, comme


Christophe Tardieu avait bien entendu cherché à savoir comment tout cela avait été possible et qui était responsable de la situation mais surtout sur quels points particuliers la Préfecture avait rendu un avis défavorable !

« La policière de Delphine Ernotte » lui avait-on répondu, après que Le Point avait publié en 22 mars 2018 un papier relayé deux jours plus tard par le blog CGC Média « La porteuse d’eau ex-Orange se lance dans la cybercriminalité ! » ; « Ernotte veut débaucher la commissaire de Paris 8ème…elle sera chargée de la sécurité et de la cybercriminalité. Elle verrait son salaire doubler si la commission de déontologie de la fonction publique validait… » précisions-nous.

La Préfecture, visait entre autres un problème de turbines devant assurer le désenfumage des deux salles de projections où l’ex-Orange faisait régulièrement sa com’ et invitait à tout bout de champ la gentry parisienne à des cocktails « en veux-tu, en voilà !».

L’intéressée lui avait expliqué avoir fait appel, en 2019, à la société 3SQE spécialisée dans les dans les domaines juridique, technique et financier, de conseil, d’audit et de maitrise d'œuvre pour tout projet sécurité et/ou sûreté dans sa globalité, afin de rattraper le temps perdu !

Son président Frédéric Meyer se serait même déplacé personnellement pour faire le point au moment de réaliser son audit.




Trois ans plus tard, depuis ces premières visites préfectorales, il ne s’est quasiment rien passé !

« Avec Donnat ça marchait mieux » ressasse à l’envi urbi et orbi, une petite poignée d’éternels innocents qui a trouvé là, le parfait bouc émissaire et qui ajoute « C’est mauvais pour son cœur. Il faut qu’il se calme ».

Certes, en octobre 2021, après que les arbres en papier qui avaient été installés dans le hall du Siège de France Télés avaient été démontés en urgence pour faire place nette et ne pas risquer un nouveau délai, la commission sous réserve de ses prescriptions autorisait la reprise de travaux mais faisait à nouveau, de ce problème de désenfumage (*), une priorité.

(*)

Le désenfumage est un élément fondamental à retenir lors de la construction ou la rénovation d’un bâtiment. Communément connu comme étant un dispositif visant à évacuer rapidement les fumées et les gaz chauds, le système de désenfumage figure parmi les solutions pratiques en sécurité incendie. Pour toutes les techniques, le désenfumage se fait toujours par deux procédés : d’une part, l’évacuation des fumées et d’autre part l’amenée d’air frais.

Christophe Tardieu qui avait imaginé des vœux en début d’année, au foyer de France Télés où se situent donc les deux salles de projection, a dû se rendre à l’évidence : la chargée de Sécurité n’avait toujours pas lancé le chantier !  

Certes elle a bien lancé un nouvel audit avec un énième état des lieux début 2022 – ce qui ne rime pas forcément avec « appel d’offres », vue l’urgence ?! – que paiera comme toujours le contribuable mais rien ne dit qu’à part toute la végétation de la passerelle qui a été enlevé au-dessus de ces deux salles, les moteurs aient été installés pour garantir la sécurité incendie !

Une chose semble se dessiner pourtant…Christophe Tardieu n’aimant visiblement pas être enfumé, il se pourrait qu’à ce petit jeu-là, celle qui a déjà éclusé une demi-douzaine de Chefs Sécurité et claqué un paquet de bons de taxis malgré la voiture de fonction dont elle dispose (dire que certains naïfs pensaient que c’était l’un ou l’autre !), disparaisse très vite en fumée avant même que la turbine ne fonctionne!