Gilles Bouleau sur TF1 et son 20H laisse Aurélie Casse très loin derrière...
Environ 3,91 millions de téléspectateurs (20,5 % de part d’audience) pour la partie principale du 20 Heures.
C’était la première présentation d’Aurélie Casse au JT de 20 heures de France 2, ce lundi 26 octobre 2026, en remplacement de Jean-Baptiste Marteau (pendant les vacances scolaires). Les chiffres de Médiamétrie, rapportés par plusieurs médias (Puremédias/Ozap, Télé-Loisirs, Ouest-France, etc.), indiquent :
Partie principale du journal : 3,91 millions de téléspectateurs et 20,5 % de PdA.
Deuxième partie (plus magazine, autour de 20h35, type Envoyé spécial) : 3,24 millions de téléspectateurs et 16,4 % de PdA. Soit 18,45 millions en moyenne des deux parties
En comparaison, le 20 Heures de Gilles Bouleau sur TF1 a réuni environ 5,07 millions de téléspectateurs (26,5 % de PdA). Si le score d’Aurélie Casse est en hausse par rapport à la moyenne récente de Jean-Baptiste Marteau la semaine précédente (autour de 3,46 millions / ~18,7 %), l’écart avec le journal de La Une est encore au-dessus avec plus de 1,5 millions de téléspectateurs de différence (environ 1,8 million sur les 2 parties).
Catastrophe nationale ? Quasi. La démocratie tricolore va-t-elle survivre à l’absence de sa journaliste préférée ? On frôle le drame constitutionnel. Heureusement, le destin (et la direction de France Télévisions) a tout prévu. Puisque Léa est la compagne de Raphaël Glucksmann, candidat à la présidentielle, on l’écarte discrètement du dispositif hexagonal pour « conflit d’intérêts ». Très bien. Éthique. Vertu journalistique. Dont acte !
Heureusement, pas de panique, mesdames et messieurs : on lui offre un magnifique lot de consolation. Elle va animer… les midterms américaines. De minuit à 6 h du matin. Sur franceinfo. En codiffusion sur France 2. Autrement dit : pendant que la France choisira (ou non) son prochain président, Léa commentera avec gravité si Donald Trump garde ou perd deux sièges de sénateurs dans le Wisconsin ! Priorités.
On imagine déjà la scène : « Bonsoir. Ce soir, nous allons suivre une élection absolument cruciale… pour un pays qui n’est pas le nôtre, concernant un Congrès qui ne nous gouverne pas, dans une nuit qui ne changera strictement rien à la composition de l’Assemblée nationale. Mais rassurez-vous, j’y serai. »
Le message est clair :
- Être en couple avec un candidat français = conflit d’intérêts majeur, retrait immédiat.
- Commenter l’avenir politique de Donald Trump à 3 h du matin = aucun problème, au contraire, c’est un « grand rendez-vous ».
On pourrait presque y voir une forme de justice cosmique : on vous retire le droit de parler de la présidentielle française… pour mieux vous confier celle des États-Unis. Comme si le service public disait : « Tu ne peux plus être neutre sur notre démocratie, ma chère. Mais sur la leur ? Vas-y, balance. »
Léa Salamé n’a donc pas perdu. Elle a simplement été promue correspondante spéciale de l’ironie française.

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