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mardi 3 novembre 2026

Dix ans d’Ernotte et de laisser-faire macroniste ont fini par tuer la télé publique

Dix ans d’Ernotte et de laisser-faire macroniste ont fini par tuer la télé publique

"On pourrait se dire on cède Valin et avec cet argent on finance les gens qui veulent partir, sauf que VALIN ON L'A DÉJA VENDU pour financer, euh.. pour pour tenir l’équilibre 2026." lançait Ernotte, il y a peu, devant 200 Top manager de France Télés qui n'en croyait pas leurs oreilles, avant d'ajouter "On a vendu Valin occupé. On ne va pas déménager. Juste c’est transparent pour les usagers de Valin. Juste pour l’entreprise on va payer un loyer au lieu d’être propriétaire de l’immeuble mais on ne va pas déménager."

Selon nos informations, cette « cession » ne serait en réalité qu'une opération de lease-back (cession-bail) : vente du bien suivie immédiatement de sa location. Comptablement et en consolidation, cela s’apparente à un EMPRUNT garanti par l’actif (trésorerie immédiate, pas de vraie plus-value durable dans les comptes consolidés). Cela soulage très temporairement la trésorerie mais alourdit structurellement les charges de loyer (calibrées sur le capital + intérêts, et non sur un loyer de marché), ce qui dégrade le budget de fonctionnement. 

Ce type d’expédient de financement est en général un signal de tension et non une solution saine d’assainissement.

Au niveau du droit comptable et des règles de consolidations, cela doit être considérer comme un EMPRUNT. (Le 4eme où 5eme) Tout le monde sait bien qu'il ne s'agit rien d'autre qu'un crédit avec la propriété du bien en garantie. 

En d'autres termes, une vente en lease-back ne dégage pas de plus value dans les comptes consolidés, juste de la trésorerie. C'est donc une opération de financement, de trésorerie mais qui n'améliore pas la situation budgétaire, au contraire, puisqu'elle ajoute une charge de LOYER...(le cas échéant pour une dizaine d’années à venir au minimum) qui aggrave le budget en améliorant très temporairement une trésorerie plus que nulle... En général ce n'est pas bon signe pour l'entreprise.

Il ne faut pas s'imaginer non plus que le loyer est au prix du marché dans une opération de lease-back, il en reflète pas les prix pratiqués par les bailleurs professionnels, il reflète le montant du capital emprunté (le montant de la vente) augmenté des intérêts. Donc la charge de loyers augmente en général significativement.

L'ex-Orange prise une fois encore la main dans le sac a souhaité expliqué ses propos : "J’ai affolé tout le monde avec Valin. Marie va préciser ça correctement" via une collègue qui dira [attention, accrochez vous] "Oui c’est une histoire de crédit-bail un peu technique mais les gens de l’ADS et D’IMG connaissent bien ça ! Mais on sera propriétaire à la fin, un peu plus tard que prévu. On continue de louer un peu, on s’est fait racheter une partie du crédit Bail donc on garde bien Valin. Donc on sera bien propriétaire juste un petit peu plus tard [entre 10, 12 ans voire 15 ans, selon nos sources] que ce qu’on aurait souhaité. Donc j’étais un peu légère quand j’ai dit : "on a vendu Valin, on a repoussé le moment où on serait propriétaire. J’en vois qui sont inquiets..."

Le capital de l'entreprise a été ramené à environ 100 millions d'euros, les caisses sont vides, la quasi-totalité de productions ont été stoppées à part celles de Médiawan et consort, les emprunts s'accumulent, etc...La Cour des comptes avait bien raison. 


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