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dimanche 12 octobre 2008

France 2 n'a pas commandé de rapport et il ne s'agit pas d'une nouvelle plainte

A la lecture d'un article posté sut le JDD.fr et intitulé "Une nouvelle affaire Leymergie", on pourrait penser qu'il y a une nouvelle affaire. Il n'y a pas de nouvelle affaire au sens propre du terme mais une nouvelle étape judiciaire suite à la plainte qu'a annoncé déposer la CGC fin 2007.

Il n'est plus possible maintenant, la loi ayant changé, de saisir directement un juge d'instruction. Il faut préalablement transmettre la plainte au parquet qui a tois mois révolus pour se manifester. Si, ce délai écoulé, tel n'est pas le cas, alors seulement le juge d'instruction peut-être saisi de la plainte.
C'est ce qui s'est passé dans l'affaire Télématin. Le délai écoulé et au retour de la période estivale, l'avocat du SNPCA-CGC a donc formellement saisi le juge d'instruction avec constitution de partie civile.

Il n'est donc pas question comme l'écrit le JDD de "Plusieurs collaborateurs [qui] ont continué à se plaindre du comportement tyrannique de l'animateur de Télématin" [bien que l'atmosphère soit toujours aussi étouffante] "A tel point que France 2 [a] commandé un rapport, rendu le 4 septembre dernier, et dont le titre, «Prévention des risques psychosociaux à Télématin».

France 2 n'a commandé aucun rapport, bien au contraire la chaîne a tout fait pour l'entraver l'enquête qui arait noramlement dû avoir lieu. C'est grâce à un vote du CHS-CT Comité d'Hygiène et de Sécurité de France 2 qu'un expert psychologue a été mandaté.

S'il est exact que ce rapport a été remis le 4 septembre dernier à la direction comme l'écrit Télé Star dans son édition du lundi 6/10 avec titre en dit plus que parlant: "Prévention des risques psychosociaux à Télématin.", il a fallu attendre 1 mùois pour que son existennce soit révélée. Ses conclusions mettent en avant " un climat très lourd dans les coulisses de l'émission que fait régner l'animateur qui multiplierait les remarques "plus ou moins maladroites, abruptes, directes, parfois blessantes (...) des remarques souvent relatives au physique, et formulées sans réelle possibilité de réponse."

Il est évident que ce rapport va s'avérer fondamental dans les suites judiciaires de la plainte pénale. Plainte, redisons-le qui est déposé pour deux chefs d'accusations fondamentaux "manquements graves à l'obligation sécuritaire due par l'entreprise aux salariés et complicité de harcèlement".

C'est bien dans ces conditions que France 2 a sorti en fin de semaine dernière un communiqué soutenant William Leymergie mettant en avant comme l'écrit le JDD : " Les audiences qui continuaient d'être excellentes, au point que France 2 avait décidé de programmer à la rentrée 2008 l'émission le samedi matin en plus de la semaine."

Il est certain, toujours comme le dit le JDD, que : "Les audiences [40% de part de marché comme se plait à le rappeler "La Deux"] pourraient ne bientôt plus suffire à protéger William Leymergie".

Il est indéniable que si en octobre 2007, "Thierry Beccaro a réalisé des scores tout aussi bons" voire supérieurs à ceux de l'animateur "en titre", à l'instar d'autres de ses remplaçant comme Laurent Romejko par exemple... l'émission n'appartient pas à l'animateur.
Télématin est propriété de la chaîne puisque crée à l'origine par Paul Nahon, Henri Slotine et Daniel Patte.


A ce sujet, voici parmi les dizaines de réactions par blogs interposés, un de ceux collectés sur le blog de Jean-Marc Morandini:

samedi 11 octobre 2008

Dans le contexte économique plus qu'incertain, nos voisins européeens pensent la réforme ""précipitée" et voient la France comme un "laboratoire"

Nous tenions à vous faire partager avec la publication qui suit, les interrogations des télévisions européeennes face aux dispositons de la future loi audiovisuelle.

"La réforme de France TV suscite des sentiments mêlés chez ses consoeurs européennes Par Caroline TAIX (AFP), le10 oct 2008, depuis ARLES (Bouches-du-Rhône)"

" La réforme de France Télévisions suscite dans les autres télévisions publiques européennes un mélange d'intérêt, de surprise sur la rapidité du processus, et de scepticisme sur la nomination du futur président par l'exécutif.

La suppression de la publicité sur France Télévisions, à partir de janvier 2009 après 20 heures, intéresse tout particulièrement l'Espagne et l'Italie, où le débat existe également.

A la télévision espagnole TVE, la publicité va diminuer d'ici à 2010, passant de 12 à 9 minutes par heure.
"La France est allée loin, c'est une réforme rapide qui semble radicale", estime le directeur général de TVE Javier Pons Tubio, interrogé par l'AFP en marge d'une réunion de dirigeants de chaînes publiques à Arles. "Je pense que la perte des recettes publicitaires va poser problème", assure M. Pons, mais "si les taxes sur les télévisions privées sont appliquées, cela peut être une solution de financement intéressante"!

Deux taxes doivent contribuer en France à la compensation de la suppression de la publicité: une de 3% sur la publicité des chaînes privées et l'autre, de 0,9% sur les services founis par les opérateurs de télécommunication. Quant à la future nomination du président de France Télévisions par l'exécutif, M. Pons assure : "l'idéal, c'est le système espagnol où le Pdg est choisi par le parlement".

La responsable des relations internationales de la RAI, Alessandra Paradisi, note que "si la réforme (sur la suppression de la publicité sur France Télévisions) se passe bien, cela renforcera la position des partisans de la suppression de la publicité" en Italie. Mais la compensation de cette suppression "est encore assez vague" en France, estime-t-elle. "L'avantage d'un financement mixte (redevance et publicité, ndlr), c'est que ça aide à préserver l'indépendance de la chaîne", selon la responsable de la RAI.
"Mais l'idée de trouver d'autres solutions de financement est intéressante: on attend les taxes qui doivent être mises en place en France", ajoute-t-elle.

A la ZDF, on est avant tout surpris par la nomination du président de France Télévisions. "Une telle proposition est impensable en Allemagne : le public n'accepterait jamais que le chancelier désigne le président de la télévision publique", assure Frank Dieter Freiling, directeur des affaires internationales de la télé publique allemande. En Allemagne, le directeur de la chaîne est élu par une commission composée de 77 personnes représentant la société. Par ailleurs, la publicité sur les chaînes publiques y est autorisée avant 20 heures. "Nous nous battons pour garder un peu de publicité", indique M. Freiling, estimant que "c'est une façon de garder le contact avec la réalité du marché". La réforme en France lui semble "précipitée".

Pour sa part, la BBC est uniquement financée par la redevance, "une bonne chose car cela permet de prendre plus de risque créatif", assure Matteo Maggiore, responsable des relations européennes et internationales. En outre, "notre source de financement unique et suffisante a l'avantage d'établir un lien direct avec le public qui sait où va son argent et sent que la BBC lui appartient", ajoute M. Maggiore. Il souligne cependant qu'"il est essentiel que ce financement public soit suffisant". La réforme française se fait "très rapidement", estime M. Maggiore, y voyant des avantages et des inconvénients : "il n'y aura pas de perte de temps (...) il y aura moins de temps pour un débat plus approfondi".

ctx/bb/sd

Ajoutons qu'en ce qui concerne la BBC et son financement, dixit l'un de ses responsables: "suffisant", on ne peut vraiment imaginer transposer le modèle en France.

La BBC est propriétaire de la plupart de ses moyens de productions, propriétaire de ses droits et surtout a développé une politique de commercialisation dans le cadre d'un marché audiovisuel mondial des plus importantes, voire la plus importante....ce n'est bien entendu pas par hasard car la BBC non seulement produit des émissions de qualité mais par dessus tout ses programmes sont en langue anglaise...une des langues les plus parlées au monde sinon la plus parlée; ce qui n'est bien évidemment pas du tout le cas de la France(ndlr)

vendredi 10 octobre 2008

La Rédaction de France 2 coupe le son...

Aujourd'hui même, alors qu'il y a encore quelques semaines la Rédaction évoquait la "qualité sonore de certains reportages" (et pour cause lorsqu'il n'y a pas de preneur de son sur des reportages comme ceux d"Envoyé Spécial" d'hier, le 9 octobre 2008, difficilement audibles), Alain LARDIERE Directeur Adjoint de la Rédaction de France 2 , a fait savoir par l'intermédiaire de son secrétariat qu'il n'y aura plus de preneurs de son sur les reportages en province et étranger (dès qu'il y a mission), sauf "justification".

Voilà l'histoire. Alors qu'une journaliste du "Service Société" demande son "ordre de mission" avec une équipe de tournage donc, on lui signifie qu'à partir de ce jour, il n'y a plus de preneur de son sur ce type de tournage, sauf "justification".

La journaliste pour qui le tournage en question justifie un preneur de son va ainsi en référer à Bruno LEDREF qui devra parlementer pendant plus d'un quart d'heure de négociation pour finalement obtenir le preneur de son.

Ce n'est bien sûr que le début...Alain LARDIERE Directeur Adjoint de la Rédaction de France 2 a probablement décidé de mettre en pratique les consignes de Carolis: faire des économies partout où cela et possible ....et, le cas échéant sur le dos des salariés d'abord.

Suite à la plainte, la direction générale de France 2 communique :

Incroyable communiqué alors même qu'un des chefs d'accusation de la plainte est celui de "complicité" !!!

"Suite aux articles parus dans certains journaux et sur le web, la Direction Générale a souhaité répondre à la presse par le communiqué suivant :

Voilà plus d'un an, en septembre 2007, qu'une altercation a opposé le producteur de « Télématin » à l'un des chroniqueurs de l'émission. A la suite de cet incident, le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de France 2 a voté une mission d'expertise confiée à un expert agréé par le ministère du travail. Ce rapport d'expertise confidentiel a été présenté aux membres du CHSCT, en septembre 2008, près d'un an après les faits et a émis un certain nombre de préconisations en termes de management ou d'organisation. Une partie importante de ces préconisations a déjà été mise en place depuis plusieurs mois au travers de nouvelles répartitions des responsabilités et des délégations de décisions ainsi que du renforcement des effectifs de l'équipe.

L'ensemble des propositions a, par ailleurs, fait l'objet d'une évaluation attentive par la direction de France 2 et par le producteur de « Télématin », après un débat avec l'expert du CHSCT.
A ce jour, aucun autre élément nouveau n'a été porté à la connaissance de France 2.
Des informations erronées actuellement diffusées dans la presse et sur des sites internet laissent à penser que de nouveaux éléments, voire de nouveaux incidents se seraient déroulés ces derniers temps.

Il s'agit en fait d'une exploitation partielle, partiale et non autorisée d'un rapport d'expertise commandé par le CHS-CT de France 2, il y a plus d'un an.

France 2 s'interroge légitimement sur les raisons de la publication de ce type d'informations au moment où l'émission « Télématin » augmente son exposition hebdomadaire et connaît de bons résultats d'audience. En effet, depuis la rentrée 2008, « Télématin » est également à l'antenne le samedi de 7 H à 8 H 45 ; ce qui constitue un signal fort de reconnaissance de la part de la direction de France 2 à l'ensemble des membres de l'équipe de cette émission.
La direction de France 2 souhaite, à cette occasion, réaffirmer son attachement et son soutien à William Leymergie et aux équipes qui contribuent au succès de « Télématin », l'une des émissions emblématiques de la chaîne diffusée 6 jours sur 7 et fabriquée par les équipes internes."

En gros, les informations diffusées actuellement dans la presse et sur des sites internet seraient erronées et le rapport d'expertise confidentiel qui a été présenté, en septembre 2008,aux membres du CHS-CT [rappelons que la trentaine de membres qui siègent au Comité d'Hygiène et de Sécurité représentent les personnels et que ce qui est dit dans l'instance n'a pas lieu d'être confidentiel puisque touchant directement à leur sécurité] ferait l'objet "d'une exploitation partielle, partiale et non autorisée.."!!! Ben voyons!!!

Cerise sur le gâteau, "France 2 s'interroge, légitimement (ça c'est très dur à croire) sur les raisons de la publication de ce type d'informations au moment où l'émission « Télématin » également à l'antenne le samedi de 7 H à 8 H 45, augmente son exposition hebdomadaire et connaît de bons résultats d'audience".
Qu'ils ont de fâcheux desseins ces organes de presse et ces sites internet, qu'ils ont de mauvaises et injustes pensées contre une émission qui fait 40% de part de marché sur la chaîne...qu'ils sont jaloux de ce "succès" et surtout qu'ils colportent de vilaines rumeurs depuis un "incident" (dixit le communiqué) qui est vieux, passé et somme toute bénin!!! Finalement, ils ont eux la carte de presse -volà ce qui devrait satisfaire Elise Lucet- mais qu'ils l'utilisent bien mal et à très mauvais escient !!!

Cela laisse rêveur.

En forme de réponse à ce communiqué scandaleux, nous publions une réaction trouvée sur "Le Post.fr" et qui vous montrera la sérénité et le respect d'autrui qui règne sur Télématin ...C'est sûrement d'ailleurs à cause d'une telle sérénité et d'un tel respect d'autrui que le rapport confidentiel intitulé "Prévention des risques psycho-sociaux sur Télématin" a été commandé !!!!

Voyez plutôt la réaction:

"Moi, réalisatrice, de directs et de reportages. J’ai travaillé pour l'émission : "TELEMATIN" pendant 15 ans en cdd et "C'EST AU PROGRAMME" pendant 8 ans, à France 2."

Le 24.03.2005, une assistante m'a appris par téléphone, que j'étais supprimée du planning, le matin même, je venais de signer 2 semaines de contrat, débutant le 04.04.07.Déjà dans un état dépressif, dû au stress ambiant, je me suis retrouvée, à signer un accord avec la chaîne pour éviter les prud’hommes, ne voulant pas mener ma famille boulot, depuis 1980, devant les tribunaux. On dit chez moi "Ce n’est pas parce qu'une pomme est malade, qu'il faut jeter le panier" dicton belge.Je voulais éviter la guerre en public, pensant naïvement que je retrouverai du travail, comme promis, au sein du groupe.Ce qui n'a pas été le cas. Mon dernier jour de contrat de travail à France2 fut le 15.04.2005.Depuis, je garde le silence enfermée par cet accord tacite.Depuis le 26 septembre 2007, je suis harcelée par la presse qui à obtenu mon téléphone portable, par un syndicat et toutes les informations sur mon accord transactionnel, unilatéralement dénoncé, pas par moi !Je suis questionnée et harcelée par les journalistes ( Emission Morandini, Satellifax, Paris Match, 20 minutes….)depuis le 26.09.20007, au sujet de :«L’affaire William Leymergie et Jean-Philippe Viaud».Ce sont les journalistes qui m’en ont informée, n’étant
pas au courant des faits, j’en ai été bouleversée. Un véritable tsunami émotionnel s’est produit en moi, remontant à la surface toute la souffrance morale vécue amplifié par l’isolement, Quant aux questions annexées, concernant mon expérience antérieure professionnelle au sein de l’équipe, je suis prisonnière, tenue au secret.Ni à mon sujet, ni comme témoin de faits pour autrui, je ne peux parler ! La loi du silence !"


Voici en plus l'article de VSD sur l'affaire avec l'interview de l'ex Secréatire du CHS-CT

De très nombreuses réactions à la phrase assassine d'Elise Lucet...

Suite à la phrase assassine, plus que méprisante à l'encontre du représentant de la CGC Médias, sur le plateau de Jean-Marc Morandini:

E.L : " Vous avez la carte de presse ? " (lui demande-t-elle)
J.J.C: "Non"
E.L : " Ah! vous n'avez pas la carte de presse...alors c'est peut-être ça l'explication"

les réactions sont très nombreuses et vont quasiment toutes dans le même sens, celui de l'indignation.

En voici quelques unes, pêle-mêle:

"Je suis soufflée par la fin d'Elise Lucet. Qu'est-ce qu'elle se croit celle-là ? T'es pas journaliste alors tais-toi ! C'est nul ! "

" La conclusion d'elise lucet me laisse pantois... vous avez pas de carte de presse... alors c'est peut etre ça l'explication... elle est vraiment quiche quand on voit le nombre de journalistes incompetents qui en ont une et vice versa... "

"Jean-Jacques Cordival n'a pas pu parlé, tout le monde lui tombe dessus. 40% de PDM ne justifie pas tout..."

" Pour la carte de presse c'était pour montrer peut être une chose, on ne peut pas savoir comment se passe le metier s'en en être ! pas de carte de presse donc interdit d'acces à certains trucs...c'est comme si on demandait à quelqu'un de faire un boulot s'en en avoir les bases ! "Alors qu'elle laisse le syndicaliste faire son boulot de syndicaliste.....

"Je crois - mais je peux me tromper, car ce n'est peut-être pas la même chose en France qu'en Irlande, mon pays - que si JMM n'a pas de carte de presse, cela signifie qu'il ne tire pas la majorité de ses ressources financières de son métier de journaliste. "

"Moi je dis qu il n y a pas de fumée sans feu ... Puis de quel droit Elise Lucet intervient? Parce qu elle est journaliste, elle sait tout sur tout le monde? Le monde est petit mais quand même..."

"Incroyable ce Wermus qui fait de ses petites colères ridicules sont quoditien sur tous les plateaux de télé, quant à la conclusion de Lucet " vous n'avez pas de carte de presse ça s'explique". Que veut elle insinuer ? Ceux qui n'ont pas de cartes de presse sont des cons ? ou l'inverse ? Menfin on devine une grande solidarité entre les pseudos stars des médias"

etc...etc...etc...


jeudi 9 octobre 2008

Elise Lucet : vous avez la carte de presse?...

Mercredi 8 octobre à la toute fin du plateau de Jean-Marc Morandini sur lequel Elise LUCET était conviée pour la promotion du nouveau format de son émission "pièces à conviction", la journaliste a interpellé le représentant de la CGC Médias également invité, d'une très étrange façon que beaucoup qualifient aujourd'hui de profond mépris et de corporatisme suffisant.


E.L : " Vous avez la carte de presse ? " (lui demande-t-elle)

J.J.C: "Non"

E.L : " Ah! vous n'avez pas la carte de presse...alors c'est peut-être ça l'explication"

L'explication à quoi Madame Lucet ? Le fait d'avoir une carte de presse est-il de nature à conférer une quelconque intelligence, à susciter un quelconque respect ?

Faut-il avoir une carte de presse pour "penser, s'exprimer, écrire, lire ou encore parler ?"

Le pouvoir d'analyse et la capacité à réagir seraient-ils réservés à ceux qui sont détenteurs de la carte de presse ?

La majorité de ceux qui n'ont pas la carte de presse, sont-ils pour autant des imbéciles ou des sous-citoyens ?????

Comme vous le dîtes sur le plateau Madame Lucet et nous en sommes d'accord à la CGC " il faut savoir raison garder"

Pour voir la séquence en question, cliquez sur le blog ci-dessous

LE DRH de France 2 Augustin Hoareau, donne une interview sur "Le post.fr" intitulée "France 2: "Nous soutenons William Leymergie et son équipe"....

Hier sur Direct 8 dans l'émission en direct de Jean-Marc Morandini le représentant légal de la CGC Médias signataire d'une plainte en Correctionnelle n° du Parquet : 0828096019 et n° d'instruction : 20f/08/63 pour "manquements à l'obligation de sécurité des salariés et complicité de harcèlement..." était interrogé (assez vivement en l'occurrence) sur le fond de l'affaire.

Au même moment et il est utile de rappeler que l'un des chefs d'accusation de la plainte est celui de complicité de harcèlement, le DRH de France 2 Augustin Hoareau, donne une interview sur "Le post.fr" intitulée "France 2: "Nous soutenons William Leymergie et son équipe".... Augustin Hoareau qui précise que le rapport remis la 4 septembre au CHS-CT et intitulé "Prévention des risques psycho-sociaux sur Télématin" aurait "été commandé il y plus d'un an par France Télévisions"...à part que ceci est totalement inexact puisque ce sont bien les élus du CHS-CT et non la direction de la chaîne (qui a plus que traîné les pieds) qui l'ont commandé.

Peut-être que le DRH de "La Deux" ne saisit pas ce que "complicité" implique?

vidéo du passage du représentant légal du SNPCA-CGC chez Jean-Marc MORANDINI

Ce que publiait Téléstar ce 6 octobre 2008

Ci-après l'article de "Téléstar" publié ce lundi 6 octobre 2008

mercredi 8 octobre 2008

Pour P.d.C, c’est l'État qui portera la responsabilité d’un plan social à France Télévisions ….

Pour P.d.C, c’est l'État qui portera la responsabilité d’un plan social à France Télévisions ….

Il ne manque pas d’air Patrick de Carolis ! L’article publié dans «Le Point.fr» ce mercredi 8 octobre en est bien la preuve : « Ni le cabinet d'Éric Woerth ni Matignon ne sont, pour l'instant, entrés dans la boucle. À ce stade, la discussion se déroule au niveau des sous-directions : l'agence des participations de l'État (APE), le budget et la DDM (Direction du développement des médias, une branche du ministère de la Culture). Sarkozy devra trancher : plan social ou non ?» "Aucun ne parle de plan social, indique-t-on chez France Télévisions. Le sujet est même clairement évité par nos interlocuteurs."

Et Carolis continue l’opération de désinformation qu’il a commencée depuis 2007.
Il gagne du temps, voila ce qu’il fait…rien de plus.

Il prétend le plus faussement qui soit, de nouveau, que la solution, il la porte depuis neuf mois. Qu’il s'agit de fondre les différentes sociétés du groupe (France 2, France 3, France 5, etc.) en une "entreprise unique" – ce que prévoit le projet de loi audiovisuelle – pour permettre une meilleure mobilité des personnels à l'intérieur du groupe.

VASTE FUMISTERIE.
La mobilité est un des principes fondamentaux de la CCCPA (Convention Collective de l’Audiovisuel Public) existant depuis avant 1984 et qui couvre non seulement les 3 sociétés du groupe France Télévisions mais, plus largement les 6 sociétés adhérentes du collège des employeurs signataire de ladite convention.

Contrairement donc à ce que voudrait faire croire Carolis, il n’y a jamais eu besoin d’"entreprise unique" pour appliquer ce principe inscrit dans les textes. Pire, depuis son arrivée P.d.C n’a quasiment jamais respecté ce principe de mobilité ; cela a été le dernier de ses soucis.

D’ailleurs il n’y a qu’à relire les déclarations contradictoires de son actuel DGA René Maisonneuve ancien DRH de Thales, soi-disant empreint de mobilité, qui disait à son arrivée dans le groupe en 2006, fixant la mobilité (pour amuser la galerie, comme on peut le constater avec le recul) comme son principal chantier : « Quand il y a un recrutement à pourvoir, explique-t-il, il faut que nous évitions la facilité du recrutement extérieur. » En 2006, c'est ainsi une cinquantaine de salariés qui ont pu passer d'une filiale à l'autre, contre 22 en 2005. « Quant à la mobilité au sein même des filiales, il faut arriver à plusieurs centaines de changement par an, fondés sur le volontariat » [Encore heureux qu’il précise basé sur le volontariat parce qu’avec leur article ex L.122-12 de transfert inapplicable en l’espèce des salariés des chaînes vers le holding, les salariés n’auront pas le choix]

Jamais eu besoin d’"entreprise unique" René Maisonneuve pour de 2006 à 2008 ne pratiquer qu’une cinquantaine de « changements de sociétés ». Lamentable.
Toujours le même René Maisonneuve qui se lamentait, il y a peu, sur le fait de comment les « synergies » qu’il prévoyait, si elles devaient ne pas figurer dans le projet de loi telles que dans la réforme Carolis, pourraient bien alors se traduire en licenciements massifs et à moindre coût ensuite ! (voir l’article sur notre blog)

Alors tous les racontars de Carolis qui essaie de vendre sa soupe, sur le fait qu’avec l’"entreprise unique" « il n’y a pas besoin d'embaucher pour remplacer un départ à la retraite, il suffit de muter un salarié venu d'une autre chaîne ou d'une filiale. », tout ça c’est du pipeau.
Fin 2007 sur les plus de 600 lettres adressées à l’ensemble des salariés du groupe à partir de 56 ans et demi pour les inciter à faire valoir leurs droits en retraite, il y a eu moins de 100 réponses positives…1/6ème des départs imaginés.

La soi-disant "aubaine" de la pyramide des âges que met en avant Carolis avec dans les trois ans à venir, des effectifs qui devraient fondre naturellement, c’est du vrai baratin.

Ses faux exemples balancés à la presse en forme de preuve, où notamment le service Communication du groupe (230 personnes) qui devrait enregistrer naturellement une soixantaine de départs à la retraite, ne sont qu’élucubrations mensongères.

L'entreprise unique n’a jamais « offert la possibilité de profiter à fond de l'effet "pyramide des âges" » et ces moins de 100 départs en retraite totaux et finaux qui ont eu lieu dans le cadre du groupe, ne seront jamais plus nombreux avec l’entreprise unique.

A qui Carolis croit-il faire avaler cela ?
De toute façon, les réductions de dépenses demandées par l'État dépassent l'érosion naturelle des effectifs vendue par Carolis qui se défausse par un "Quand on comprime toutes les dépenses autres que celles du personnel et que cela ne suffit pas, alors, inévitablement, se pose la question du plan social"…il le disait il y a peu, du reste, au Figaro en ajoutant « si l'État maintient ses exigences, un plan social est inévitable ».

"Si le compte n'y est pas, je prendrai mes responsabilités." affirmait, Patrick de Carolis sur RTL. Il complétait le 6 octobre, en disant à un représentant de la CGC « vouloir attendre octobre voire novembre avant de prendre sa décision pour avoir une vue globale de la situation ».
Bercy le lui a confirmé, les "caisses de l'État sont vides". D’ailleurs nul n’est besoin des confirmations de Bercy, il suffit d’écouter et de lire tous les jours le presse, la situation économique du Pays est plus que préoccupante. Peut-être Carolis ne la lit-il pas ou n’écoute-il pas !

Nous l’avons confirmé dans un précédent « post » les 450 millions d'euros qu’a promis L'État pour le manque publicitaire de 2008, autant sinon plus pour 2009, tablons sur 550 millions d’euros plus presqu’autant pour la transformation structurelle du groupe et son passage en « global média », cela sans compter le déficit de France Télévisions qui devrait ne serait-ce que pour 2009 se situer entre 200 et 300 millions d'euros.

C’est environ 1 MILLIARD ET DEMI que l'État devrait sortir en 2009...mais où diable pourrait-il le trouver ??

Quant au retour à l'équilibre pour 2010, France Télévisions ne promet rien…au mieux 2011 voir 2012...
Ces quelques semaines de flottement devraient permettre, vu tout ceci, pour Carolis de continuer à poser un peu partout, des bombes à retardement destinées à péter au nez du suivant. Après quoi, il imagine dire : voyez quand j’étais là, au moins….
Il n’est plus temps de jouer au poker-menteur…quelqu’un devrait siffler la fin de la partie sans délai. Sinon un peu comme le crise des subprimes, c’est un véritable effondrement de la télé publique style jeu de dominos, auquel assisterons impuissants le pouvoir, les politiques mais surtout en première ligne les salariés.