La Writer's Guild of Great Britain [scénaristes de l'audiovisuel britanniques] a demandé jeudi « au gouvernement français de reconsidérer [le] projet de réforme » de France Télévisions dans une lettre adressée à Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France à Londres, et à Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication.
Les scénaristes britanniques mettent « en garde les autorités [françaises] contre les conséquences terribles qui risquent d'en découler ».
Ils ne voient aucun inconvénient à la suppression de la publicité sur le service public français, « étant donné qu'au Royaume-Uni les services de la BBC sont proposés au public sans publicité », mais ils soulignent que « le financement de la BBC est très bien assuré au moyen de la redevance ».
La Writer's Guild of Great Britain s'inquiète de la « baisse de ressources » du service public français qui ne « peut que diminuer la capacité de France Télévisions d'accomplir sa mission (...) et la rendre incapable d'assurer son rôle de service public ».
L'autre sujet d'inquiétude évoqué dans la lettre est « la décision des autorités françaises de faire désigner le président de France Télévisions directement par le chef de l'Etat ». Enfin, la Writer's Guild of Great Britain, forte de son « expérience en Grande-Bretagne », affirme que le service public ne peut être crédible qu'à deux conditions : « Un financement adéquat et pérenne provenant d'une source publique, assuré sans conditions » et « des structures robustes et transparentes à même d'assurer la séparation et l'indépendance du diffuseur public vis-à-vis des organes du gouvernement et de l'Etat ».
Satellifax du 24 11 2008
lundi 24 novembre 2008
vendredi 21 novembre 2008
Carolis dit accueillir le travail des députés de la commission "avec prudence et recul nécessaires" et souligne leur "incohérence"...
Patrick de Carolis a convoqué les "coordonnateurs syndicaux de France Télévisions" ce 21.11.08 pour leur indiquer comment la réforme, vous savez celle qu'il est allé proposé à la Tutelle à l'éte 2007 (dixit Christine Albanel)
Après, il y a quelques jours l'amnésie dont il était sorti au bout 3 ans et demi en se rendant compte qu'il existait, depuis tout ce temps, des instances de représentation des personnels au sein des chaînes de télé, le voici qui manifeste à présent une crise aigüe de lucidité.
Elle se traduit par une nouvelle séance de propagande interne alors que la loi n'est pas votée destinée pour "faire le point sur la situation de France Télévisions à quelques jours de l’ouverture du débat parlementaire."
A peine la réunion terminée, Carolis a adressé comme à sa bonne habitude un mail écrit d'avance à l'ensemble des salariés. Ce mail énonce le dispositif qui n'est donc pas voté mais qui ne peut pas selon Carolis, ne pas l'être, indiquant par ailleurs "en off" à qui veut l'entendre que le Chef de l'Etat étant trop engagé dans sa réforme, il ne pourra plus reculer.
Il a également émis les plus grandes réserves « dans l’appréciation des amendements adoptés par la commission spéciale de l’Assemblée nationale qu'il a indique devoir prendre avec prudence et recul nécessaires»
Voila ce que Carolis, sûr de lui, écrit :
"Dans une période cruciale pour France Télévisions, les échanges ont porté notamment sur le projet de loi sur l’audiovisuel public, les négociations avec la tutelle sur le plan d’affaires, et la transformation du groupe en entreprise commune.
Point d’actualité sur le projet de loi.
Alors que le travail parlementaire ne fait que commencer, Patrick de Carolis a appelé à la prudence et au recul nécessaires dans l’appréciation des amendements adoptés par la commission spéciale de l’Assemblée nationale, beaucoup de chemin restant encore à parcourir d’ici à fin décembre.
Il a estimé que sauf événement particulier, l’heure n’était pas -pour lui- aux prises de position publiques mais au dialogue et à l’échange permanent avec les parlementaires et l’Etat actionnaire, et à l’information constante des collaborateurs sur l’évolution des débats et négociation en cours.
Il a indiqué aux coordonnateurs syndicaux du groupe qu’il avait lui-même averti ses interlocuteurs institutionnels des risques que certains de ces amendements faisaient courir au groupe, notamment la réduction des taxes, même si celles-ci ne devraient pas avoir d’impact sur les recettes publiques du groupe, ces dernières bénéficiant d’une garantie de la tutelle.
[Des remarques aux députés sur les risques que font courir au groupe leurs amendements!!! Que les députés fassent bien attention sinon Carolis pourrait annoncer sa démission]
En effet, P.de Carolis a -dixit - fait savoir à l’actionnaire que l’amendement limitant la taxation des chaînes commerciales contribuerait à accroître le décalage financier entre le public et le privé.
Il a par ailleurs rappelé l’incohérence qu’il y aurait à maintenir des « guichets » par chaîne pour l’accueil des projets, alors que l’on créée une entreprise commune qui doit être capable de négocier de manière centralisée avec les producteurs pour faire baisser le coût des programmes.
En revanche, P. de Carolis s’est félicité qu’un amendement propose l’élargissement de l’assiette de la redevance.
Point d’actualité sur le plan d’affaires
Les négociations entamées fin juin sur le plan d’affaires sont entrées dans une phase conclusive et difficile. Les points de vue, s’ils se sont rapprochés, ne convergent cependant pas encore.
Le Président a ajouté que les jours qui viennent seraient sans doute décisifs. Ce plan d’affaires, qui porte sur la période 2009-2012, doit permettre à France Télévisions de soutenir son ambition éditoriale, de financer son développement, et d’assurer une visibilité à l’entreprise et à ses collaborateurs. Il comprend par ailleurs un volet d’économies important, qui n’a pas de lien direct avec la suppression de la publicité, mais traduit la nécessaire adaptation du groupe au nouveau modèle économique du secteur audiovisuel dans son ensemble, en réinventant ses modèles de production.
[En gros, c'est le dégraissage des 900 qu'il évoque fallacieusement, voir le paragraphe suivant également]
P. de Carolis est revenu par ailleurs sur les propos relatifs aux « 900 » collaborateurs potentiellement concernés par un éventuel dispositif de départs volontaires à la retraite, en précisant qu’ ils correspondaient à l’estimation statistique des collaborateurs qui pourraient disposer de la totalité de leurs annuités d’ici à 2012, estimation calculée en reprenant les paramètres du dispositif mis en place en 2007 et qui avait reçu un accueil favorable de la part des salariés alors concernés.
[ Tu parles d'un accueil favorable : 180/200 réponses sur plus de 600 courriers adressés à des salariés âgés au moins de 56 ans et demi dont, de facto, 2/3 ont refusé le dispositif et ne sont pas près d'accepter - sans parler de la possibilité de travailler jusqu'à 70 ans n'était pas encore d'actualité]
Si un tel dispositif de départs volontaires à la retraite devait être mis en œuvre à partir de 2009, il ferait l’objet d’une présentation préalable aux instances représentatives du personnel.

Point sur l’entreprise commune
Le projet de loi sur l’audiovisuel public est conforme sur ce point aux attentes de France Télévisions. L’entreprise commune est une opportunité pour l’entreprise de se moderniser et de s’adapter à la révolution numérique qui déstabilise aujourd’hui l’ensemble du secteur audiovisuel. [Cette bonne blague, préférer la mise en place d'une usine à gaz style ORFT à l'exception du R de Radio,à un fonctionnement en forme d'UES !!!!]
Afin de préparer cette transformation, des missions ont été confiées début octobre aux directeurs généraux du groupe pour nourrir les réflexions sur la nouvelle organisation dans tous les secteurs stratégiques de l’entreprise. En parallèle, des groupes de travail thématiques réunissant plusieurs dizaines de collaborateurs issus des différentes entreprises du groupe, ont été constitués pour préparer la bascule juridique et les modes de fonctionnement de transition. Ils sont soutenus dans ces travaux par le cabinet de conseil en organisation Bain & Company.
Un arbitrage du comité exécutif présidé par P.de Carolis interviendra fin décembre sur le projet d’architecture générale de la société commune. Ce schéma général d’organisation devrait être présenté pour information aux instances représentatives du personnel en janvier 2009.
Le déploiement de l’entreprise commune
A compter du 1er janvier 2009, France Télévisions s’inscrira dans une phase transitoire permettant d’assurer la continuité de ses activités avant même que ne soit mise en place l’organisation définitive de l’entreprise commune dans le courant de l’année 2009. Les projets d’organisation par grandes filières devraient être présentés pour information/consultation aux instances représentatives du personnel dans le courant du premier trimestre. Concernant le volet social, la direction du groupe informe actuellement les différents comités d'entreprise et comités centraux d'entreprise sur les conséquences qu’aurait l’entreprise commune sur les conventions et accords collectifs, ainsi que sur les mandats des représentants du personnel. [ Autrement dit perte des conventions collectives et autres accords d'entreprises]
A l’issue de cette rencontre, P.de Carolis s’est engagé [ Ah! les engagements de Carolis] à revoir régulièrement les coordonnateurs syndicaux du groupe, insistant sur leur rôle pivot dans le dialogue social au sein de l’entreprise, et sur le rôle moteur qu’ils auront à jouer dès le début de l’année 2009 dans les négociations sociales relatives au déploiement de l’entreprise commune."
Quelle fumisterie et quelle intox ! Venir parler de dialogue social et du rôle pivot des O.S alors qu'il les méprise depuis toujours, quelle culot!
Après, il y a quelques jours l'amnésie dont il était sorti au bout 3 ans et demi en se rendant compte qu'il existait, depuis tout ce temps, des instances de représentation des personnels au sein des chaînes de télé, le voici qui manifeste à présent une crise aigüe de lucidité.
Elle se traduit par une nouvelle séance de propagande interne alors que la loi n'est pas votée destinée pour "faire le point sur la situation de France Télévisions à quelques jours de l’ouverture du débat parlementaire."
A peine la réunion terminée, Carolis a adressé comme à sa bonne habitude un mail écrit d'avance à l'ensemble des salariés. Ce mail énonce le dispositif qui n'est donc pas voté mais qui ne peut pas selon Carolis, ne pas l'être, indiquant par ailleurs "en off" à qui veut l'entendre que le Chef de l'Etat étant trop engagé dans sa réforme, il ne pourra plus reculer.
Il a également émis les plus grandes réserves « dans l’appréciation des amendements adoptés par la commission spéciale de l’Assemblée nationale qu'il a indique devoir prendre avec prudence et recul nécessaires»
Voila ce que Carolis, sûr de lui, écrit :
"Dans une période cruciale pour France Télévisions, les échanges ont porté notamment sur le projet de loi sur l’audiovisuel public, les négociations avec la tutelle sur le plan d’affaires, et la transformation du groupe en entreprise commune.
Point d’actualité sur le projet de loi.
Alors que le travail parlementaire ne fait que commencer, Patrick de Carolis a appelé à la prudence et au recul nécessaires dans l’appréciation des amendements adoptés par la commission spéciale de l’Assemblée nationale, beaucoup de chemin restant encore à parcourir d’ici à fin décembre.
Il a estimé que sauf événement particulier, l’heure n’était pas -pour lui- aux prises de position publiques mais au dialogue et à l’échange permanent avec les parlementaires et l’Etat actionnaire, et à l’information constante des collaborateurs sur l’évolution des débats et négociation en cours.
Il a indiqué aux coordonnateurs syndicaux du groupe qu’il avait lui-même averti ses interlocuteurs institutionnels des risques que certains de ces amendements faisaient courir au groupe, notamment la réduction des taxes, même si celles-ci ne devraient pas avoir d’impact sur les recettes publiques du groupe, ces dernières bénéficiant d’une garantie de la tutelle.
[Des remarques aux députés sur les risques que font courir au groupe leurs amendements!!! Que les députés fassent bien attention sinon Carolis pourrait annoncer sa démission]
En effet, P.de Carolis a -dixit - fait savoir à l’actionnaire que l’amendement limitant la taxation des chaînes commerciales contribuerait à accroître le décalage financier entre le public et le privé.
Il a par ailleurs rappelé l’incohérence qu’il y aurait à maintenir des « guichets » par chaîne pour l’accueil des projets, alors que l’on créée une entreprise commune qui doit être capable de négocier de manière centralisée avec les producteurs pour faire baisser le coût des programmes.
En revanche, P. de Carolis s’est félicité qu’un amendement propose l’élargissement de l’assiette de la redevance.
Point d’actualité sur le plan d’affaires
Les négociations entamées fin juin sur le plan d’affaires sont entrées dans une phase conclusive et difficile. Les points de vue, s’ils se sont rapprochés, ne convergent cependant pas encore.
Le Président a ajouté que les jours qui viennent seraient sans doute décisifs. Ce plan d’affaires, qui porte sur la période 2009-2012, doit permettre à France Télévisions de soutenir son ambition éditoriale, de financer son développement, et d’assurer une visibilité à l’entreprise et à ses collaborateurs. Il comprend par ailleurs un volet d’économies important, qui n’a pas de lien direct avec la suppression de la publicité, mais traduit la nécessaire adaptation du groupe au nouveau modèle économique du secteur audiovisuel dans son ensemble, en réinventant ses modèles de production.
[En gros, c'est le dégraissage des 900 qu'il évoque fallacieusement, voir le paragraphe suivant également]
P. de Carolis est revenu par ailleurs sur les propos relatifs aux « 900 » collaborateurs potentiellement concernés par un éventuel dispositif de départs volontaires à la retraite, en précisant qu’ ils correspondaient à l’estimation statistique des collaborateurs qui pourraient disposer de la totalité de leurs annuités d’ici à 2012, estimation calculée en reprenant les paramètres du dispositif mis en place en 2007 et qui avait reçu un accueil favorable de la part des salariés alors concernés.
[ Tu parles d'un accueil favorable : 180/200 réponses sur plus de 600 courriers adressés à des salariés âgés au moins de 56 ans et demi dont, de facto, 2/3 ont refusé le dispositif et ne sont pas près d'accepter - sans parler de la possibilité de travailler jusqu'à 70 ans n'était pas encore d'actualité]
Si un tel dispositif de départs volontaires à la retraite devait être mis en œuvre à partir de 2009, il ferait l’objet d’une présentation préalable aux instances représentatives du personnel.

Point sur l’entreprise commune
Le projet de loi sur l’audiovisuel public est conforme sur ce point aux attentes de France Télévisions. L’entreprise commune est une opportunité pour l’entreprise de se moderniser et de s’adapter à la révolution numérique qui déstabilise aujourd’hui l’ensemble du secteur audiovisuel. [Cette bonne blague, préférer la mise en place d'une usine à gaz style ORFT à l'exception du R de Radio,à un fonctionnement en forme d'UES !!!!]
Afin de préparer cette transformation, des missions ont été confiées début octobre aux directeurs généraux du groupe pour nourrir les réflexions sur la nouvelle organisation dans tous les secteurs stratégiques de l’entreprise. En parallèle, des groupes de travail thématiques réunissant plusieurs dizaines de collaborateurs issus des différentes entreprises du groupe, ont été constitués pour préparer la bascule juridique et les modes de fonctionnement de transition. Ils sont soutenus dans ces travaux par le cabinet de conseil en organisation Bain & Company.
Un arbitrage du comité exécutif présidé par P.de Carolis interviendra fin décembre sur le projet d’architecture générale de la société commune. Ce schéma général d’organisation devrait être présenté pour information aux instances représentatives du personnel en janvier 2009.
Le déploiement de l’entreprise commune
A compter du 1er janvier 2009, France Télévisions s’inscrira dans une phase transitoire permettant d’assurer la continuité de ses activités avant même que ne soit mise en place l’organisation définitive de l’entreprise commune dans le courant de l’année 2009. Les projets d’organisation par grandes filières devraient être présentés pour information/consultation aux instances représentatives du personnel dans le courant du premier trimestre. Concernant le volet social, la direction du groupe informe actuellement les différents comités d'entreprise et comités centraux d'entreprise sur les conséquences qu’aurait l’entreprise commune sur les conventions et accords collectifs, ainsi que sur les mandats des représentants du personnel. [ Autrement dit perte des conventions collectives et autres accords d'entreprises]
A l’issue de cette rencontre, P.de Carolis s’est engagé [ Ah! les engagements de Carolis] à revoir régulièrement les coordonnateurs syndicaux du groupe, insistant sur leur rôle pivot dans le dialogue social au sein de l’entreprise, et sur le rôle moteur qu’ils auront à jouer dès le début de l’année 2009 dans les négociations sociales relatives au déploiement de l’entreprise commune."
Quelle fumisterie et quelle intox ! Venir parler de dialogue social et du rôle pivot des O.S alors qu'il les méprise depuis toujours, quelle culot!
Questions de Françoise Laborde Déléguée Syndicale CGC Journalistes à Frédéric Lefevre porte-parole UMP
Ce jeudi 20 novembre, Françoise Laborde Déléguée Syndicale CGC Journalistes, a posé en direct à Frédéric Lefevre porte-parole UMP, une question en 2 parties sur fond d'inquiétudes des salariés des chaînes de France Télévisions.
Après que la première partie ait été plus ou moins éludée, la deuxième partie renvoie Carolis à sa déclaration devant les députés PS sur les 900 salariés "partants" à ne pas remplacer...quant à la pérennité juridique des chaînes ?????
Un petit mot sur le COM (Contrat d'Objctifs et de Moyens) que Carolis a signé avec l'Etat et qui est abordé sur le plateau de Jean-Marc Morandini, il n'a jamais été respecté mais de toute les façons, il ne garantit absolument pas le versement de ces 450 millions! Redisons-le, s'agissant par exemple du passage au "Global Médias" que la commission Copé mettait en avant et qui fait partie intégrante du COM au travers de 16 pages dudit document finalement parafé début 2007...ce volet n'a jamais été ni mis en oeuvre, ni respecté comme la quasi totalité des dispositions du reste, contrairement aux engagements pris par Carolis. voir notre prcédent article sur le sujet intitulé : "Carolis entendu par la commission voudrait convaincre les députés de faire le "sale boulot".... ")
Cerise sur la gâteau, les 450 millions "fruit du difficile travail de comptage de la commission Copé" que l'Etat s'est engagé à verser ont été "validés" par Carolis. Vous savez, Carolis qui réclamait 845 millions d'euros (sans la rallonge pour produire les programmes de remplacement à la disparition d'écrans publicitaires qui faisait passer le chiffre au dela du milliard d'euros) et qui annonçait qu'avec 600 millions le compte n'y était pas (d'où l'annonce de sa prise de responsabilité et donc de sa démission) mais qui aurait donc accepté ces 450 millions de bon coeur!
Après que la première partie ait été plus ou moins éludée, la deuxième partie renvoie Carolis à sa déclaration devant les députés PS sur les 900 salariés "partants" à ne pas remplacer...quant à la pérennité juridique des chaînes ?????
Un petit mot sur le COM (Contrat d'Objctifs et de Moyens) que Carolis a signé avec l'Etat et qui est abordé sur le plateau de Jean-Marc Morandini, il n'a jamais été respecté mais de toute les façons, il ne garantit absolument pas le versement de ces 450 millions! Redisons-le, s'agissant par exemple du passage au "Global Médias" que la commission Copé mettait en avant et qui fait partie intégrante du COM au travers de 16 pages dudit document finalement parafé début 2007...ce volet n'a jamais été ni mis en oeuvre, ni respecté comme la quasi totalité des dispositions du reste, contrairement aux engagements pris par Carolis. voir notre prcédent article sur le sujet intitulé : "Carolis entendu par la commission voudrait convaincre les députés de faire le "sale boulot".... ")
Cerise sur la gâteau, les 450 millions "fruit du difficile travail de comptage de la commission Copé" que l'Etat s'est engagé à verser ont été "validés" par Carolis. Vous savez, Carolis qui réclamait 845 millions d'euros (sans la rallonge pour produire les programmes de remplacement à la disparition d'écrans publicitaires qui faisait passer le chiffre au dela du milliard d'euros) et qui annonçait qu'avec 600 millions le compte n'y était pas (d'où l'annonce de sa prise de responsabilité et donc de sa démission) mais qui aurait donc accepté ces 450 millions de bon coeur!
Mais pourquoi, en pleine crise économico/financière, faudrait-il ne pas écouter la sage proposition d' Edouard Balladur de reporter le projet de loi?
La CGC Médias, au fur et à mesure des articles de ce blog, s'est déjà exprimée largement sur les conséquences catastrophiques qui ne manqueront pas de déstabliser l'équilibre du secteur pour vous faire part de la lettre adressée aux parlemenatires par 3 organisations syndicales du groupe audiovisuel TF1 [TF1 qui a annoncé la semaine dernière des résultats en net recul sur les neuf premiers mois de 2008 et revu, également, à la baisse ses objectifs d'évolution pour le chiffre d'affaires sur l'ensemble de l'année].
Les syndicats CFE-CGC, CFTC et FO du groupe TF1, qui représentent "plus de 85%" des 4.000 salariés du groupe, ont adressé une lettre ouverte auxdifférentes instances parlementaires pour s'opposer aux taxes sur leschaînes privées qui "mettent en danger l'emploi" et les salaires.
Dans cette lettre adressée mardi aux présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale et rendue publique jeudi, ces syndicats font part de leur "colère" et s'opposent " aux "taxes qui pénalisent leur pouvoir d'achat et mettent en danger l'emploi". Le fait que mercredi, les députés UMP aient remplacé en commission la taxe de 3% surles chaînes privées voulue par le gouvernement pour financer las uppression de la publicité sur France Télévisions, par une taxe modulable pouvant varier entre 1,5% entre 3%, n'a rien changé à l'envoi de la lettre.
C'est le principe même de taxer les chaînes privées décidé par le gouvernement au début de l'année 2008 suite aux propositions de Jean-François Copé et la commission éponyme sur la base d'un chiffre d'affaires 2007 en croissance, dans un contexte économique alors nettement plus favorable mais révolu aujourd'hui, qui est incompréhensible surtout vis-à-vis des règles de libre concurrence défendues par Bruxelles.
Les chaînes privées, elles aussi connaissant une "baisse sensible de leur chiffre d'affaires publicitaire", dans un contexte de crise féconomico-inancière dont la ministre disait qu'il touchait en premier le secteur de la publicité.
"Dans un tel contexte, maintenir une taxe (...) constitue une menace sur les emplois et les rémunérations avec un impact direct sur la participation et l'intéressement", dit entre autres le courrier.
Pourquoi le bons sens ne l'emporte-t-il pas et surtout pourquoi la proposition d' Edouard Balladur frappée de la plus grande sagesse et du plus grand bons sens, de reporter le projet de loi, trouve-t-elle encore des opposants ? Quels intérêts ont finalement ceux qui conseillent, coûte que coûte, que l'on aille au bout du projet... [et "coûte" est bien le bon mot ] peu important les millions, le milliard/le milliard et demi que cela coûtera immédiatement!!!!
Les syndicats CFE-CGC, CFTC et FO du groupe TF1, qui représentent "plus de 85%" des 4.000 salariés du groupe, ont adressé une lettre ouverte auxdifférentes instances parlementaires pour s'opposer aux taxes sur leschaînes privées qui "mettent en danger l'emploi" et les salaires.
Dans cette lettre adressée mardi aux présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale et rendue publique jeudi, ces syndicats font part de leur "colère" et s'opposent " aux "taxes qui pénalisent leur pouvoir d'achat et mettent en danger l'emploi". Le fait que mercredi, les députés UMP aient remplacé en commission la taxe de 3% surles chaînes privées voulue par le gouvernement pour financer las uppression de la publicité sur France Télévisions, par une taxe modulable pouvant varier entre 1,5% entre 3%, n'a rien changé à l'envoi de la lettre.
C'est le principe même de taxer les chaînes privées décidé par le gouvernement au début de l'année 2008 suite aux propositions de Jean-François Copé et la commission éponyme sur la base d'un chiffre d'affaires 2007 en croissance, dans un contexte économique alors nettement plus favorable mais révolu aujourd'hui, qui est incompréhensible surtout vis-à-vis des règles de libre concurrence défendues par Bruxelles.
Les chaînes privées, elles aussi connaissant une "baisse sensible de leur chiffre d'affaires publicitaire", dans un contexte de crise féconomico-inancière dont la ministre disait qu'il touchait en premier le secteur de la publicité.
"Dans un tel contexte, maintenir une taxe (...) constitue une menace sur les emplois et les rémunérations avec un impact direct sur la participation et l'intéressement", dit entre autres le courrier.
Pourquoi le bons sens ne l'emporte-t-il pas et surtout pourquoi la proposition d' Edouard Balladur frappée de la plus grande sagesse et du plus grand bons sens, de reporter le projet de loi, trouve-t-elle encore des opposants ? Quels intérêts ont finalement ceux qui conseillent, coûte que coûte, que l'on aille au bout du projet... [et "coûte" est bien le bon mot ] peu important les millions, le milliard/le milliard et demi que cela coûtera immédiatement!!!!
jeudi 20 novembre 2008
"Le Temps" publie un article dans le contexte du projet de loi sur l'audiovisuel..auquel nous ajoutons: Où l'Etat va-t-il maintenant trouver l'argent?
Ci-après l'article de Sylvain Besson Correspondant pour la France publié dans "Le Temps" (Genève) . Nous avons souhaité depuis le vote de l'amendement sur la réduction de moitié de la taxe sur le volume de recettes supplémentaires vers le privé, ajouter un commentaire additionnel. (quelques lignes en rouge à la fin de l'article)
"Deux colosses se regardent en chien de faïence, de part et d’autre de la Seine, un peu en aval de la Tour Eiffel. A gauche, le bâtiment de France télévisions, translucide et anguleux. A droite, la tour de TF1, ronde et opaque sous ses plaques de verre réfléchissant. Entre eux, les rôles ont toujours été bien répartis : à la Une celui du leader, agressif et tourné vers le profit, à France 2 et ses chaînes sœurs celui d’éternel poursuivant, financé par l’argent public.
Ce duopole a longtemps exercé une domination écrasante sur le paysage audiovisuel français. Mais aujourd’hui, l’ordre ancien est bouleversé. Sur un an, TF1 a subi une baisse qui a choqué les spécialistes, passant de 31,8% à 26,2% en audience cumulée. Ses recettes publicitaires ont fléchi de 3,7% durant la même période. L’érosion atteint aussi France 2, dont l’audience a baissé de 1%.
Ces dernières années, « les télévisions historiques – TF1, France 2, France 3, Canal+ et M6 – ont perdu 27% d’audience, commente Philippe Bailly du cabinet de conseil NPA. Le côté inquiétant, c’est que les pertes sur les cibles jeunes sont encore plus marquées, avec une audience de 45% pour les autres télévisions chez les 4-14 ans. »
L’irruption de la TNT, cette myriade de chaînes diffusées sur le câble, est la première cause de ce phénomène. Mais d’autres facteurs accentuent la tendance. « Le paysage télévisuel évolue à vitesse grand V, explique un spécialiste du secteur. La consommation se fait de plus en plus à la carte, en VOD [vidéo à la demande] ou sur Internet. Tu ne te dépêches plus pour rentrer chez toi de peur de louper un programme. Et les ados préfèrent regarder leur film au lit, sur leur ordinateur, plutôt qu’avec leurs parents dans le salon. »
Avec les chaînes d’information continue – il y en a trois en France –, la grand-messe de 20 heures n’est plus indispensable. Et l’indigestion de publicité, avec un tunnel de plus de 20 minutes après le journal du soir, encourage la migration vers la TNT, où le prime time commence dès 20h35.
Si TF1 a particulièrement souffert, c’est que ses programmes ont vieilli. De « Star Academy » à « Julie Lescaut », ses émissions phares tournent depuis des années, au risque de lasser le spectateur. Le 20 heures de Laurence Ferrari a eu des accès de faiblesse, passant deux fois sous la barre des 30% alors qu’il y a dix ans, des audiences de 40% ou plus étaient la norme.
En face, chez France télévisions, la chute est moins accentuée, mais l’atmosphère de crise est la même. Décidée par Nicolas Sarkozy, la suppression de la publicité en soirée doit être votée au parlement le 25 novembre. Elle entraînera la perte d’un milliard d’euros de revenus par an dès 2009.
Conséquence : « On fera moins bien avec moins », craint une journaliste de France 2. L’entreprise vient d’annoncer la suppression de 900 postes. Les syndicats pointent du doigt une longue liste de problèmes : direction jugée méprisante et passive, crainte d’ingérence politique dans les programmes, guerre ouverte entre les deux vedettes de l’information, David Pujadas et Arlette Chabot. Pour cause de grève des monteurs, la chaîne n’a pas été capable de suivre en direct l’élection présidentielle américaine.
Des deux « grandes télés », France 2 semble donc la moins armée pour réagir. « L’ambiance est au plus bas, personne ne prend de décisions, personne ne fait plus rien », regrette le syndicaliste Jean-Jacques Cordival. A TF1, en revanche, on prépare la riposte dans l’esprit typique de la maison : discipline et mobilisation. Les doutes, s’ils existent, sont soigneusement tus.
« Ça fait très longtemps qu’on annonce la mort de TF1, rappelle Frédéric Ivernel, directeur de la communication du groupe. A chaque fois, on a fait ce qu’il faut pour garder notre leadership et accroître la distance avec nos concurrents. »
Selon lui, le journal de Laurence Ferrari est en train de se stabiliser, même si c’est « compliqué ». Il promet une série de nouvelles émissions pour la rentrée 2009. « On veut être plus humbles, plus modestes dans la façon dont on communique avec notre public, ajoute-t-il. TF1 n’est pas une forteresse. »
De l’autre côté de la Seine, la contre-offensive la Une est attendue avec appréhension. « Ils vont brader leurs espaces publicitaires l’après-midi pour assécher le marché, nous piquer ce qui nous reste », redoute Jacques Larose, syndicaliste à France 2. Entre les deux géants de la télé, la guerre continue pour un marché qui rétrécit. Plus que jamais, ce sera malheur au vaincu. "
Ce duopole a longtemps exercé une domination écrasante sur le paysage audiovisuel français. Mais aujourd’hui, l’ordre ancien est bouleversé. Sur un an, TF1 a subi une baisse qui a choqué les spécialistes, passant de 31,8% à 26,2% en audience cumulée. Ses recettes publicitaires ont fléchi de 3,7% durant la même période. L’érosion atteint aussi France 2, dont l’audience a baissé de 1%.
Ces dernières années, « les télévisions historiques – TF1, France 2, France 3, Canal+ et M6 – ont perdu 27% d’audience, commente Philippe Bailly du cabinet de conseil NPA. Le côté inquiétant, c’est que les pertes sur les cibles jeunes sont encore plus marquées, avec une audience de 45% pour les autres télévisions chez les 4-14 ans. »
L’irruption de la TNT, cette myriade de chaînes diffusées sur le câble, est la première cause de ce phénomène. Mais d’autres facteurs accentuent la tendance. « Le paysage télévisuel évolue à vitesse grand V, explique un spécialiste du secteur. La consommation se fait de plus en plus à la carte, en VOD [vidéo à la demande] ou sur Internet. Tu ne te dépêches plus pour rentrer chez toi de peur de louper un programme. Et les ados préfèrent regarder leur film au lit, sur leur ordinateur, plutôt qu’avec leurs parents dans le salon. »
Avec les chaînes d’information continue – il y en a trois en France –, la grand-messe de 20 heures n’est plus indispensable. Et l’indigestion de publicité, avec un tunnel de plus de 20 minutes après le journal du soir, encourage la migration vers la TNT, où le prime time commence dès 20h35.
Si TF1 a particulièrement souffert, c’est que ses programmes ont vieilli. De « Star Academy » à « Julie Lescaut », ses émissions phares tournent depuis des années, au risque de lasser le spectateur. Le 20 heures de Laurence Ferrari a eu des accès de faiblesse, passant deux fois sous la barre des 30% alors qu’il y a dix ans, des audiences de 40% ou plus étaient la norme.
En face, chez France télévisions, la chute est moins accentuée, mais l’atmosphère de crise est la même. Décidée par Nicolas Sarkozy, la suppression de la publicité en soirée doit être votée au parlement le 25 novembre. Elle entraînera la perte d’un milliard d’euros de revenus par an dès 2009.
Conséquence : « On fera moins bien avec moins », craint une journaliste de France 2. L’entreprise vient d’annoncer la suppression de 900 postes. Les syndicats pointent du doigt une longue liste de problèmes : direction jugée méprisante et passive, crainte d’ingérence politique dans les programmes, guerre ouverte entre les deux vedettes de l’information, David Pujadas et Arlette Chabot. Pour cause de grève des monteurs, la chaîne n’a pas été capable de suivre en direct l’élection présidentielle américaine.
Des deux « grandes télés », France 2 semble donc la moins armée pour réagir. « L’ambiance est au plus bas, personne ne prend de décisions, personne ne fait plus rien », regrette le syndicaliste Jean-Jacques Cordival. A TF1, en revanche, on prépare la riposte dans l’esprit typique de la maison : discipline et mobilisation. Les doutes, s’ils existent, sont soigneusement tus.
« Ça fait très longtemps qu’on annonce la mort de TF1, rappelle Frédéric Ivernel, directeur de la communication du groupe. A chaque fois, on a fait ce qu’il faut pour garder notre leadership et accroître la distance avec nos concurrents. »
Selon lui, le journal de Laurence Ferrari est en train de se stabiliser, même si c’est « compliqué ». Il promet une série de nouvelles émissions pour la rentrée 2009. « On veut être plus humbles, plus modestes dans la façon dont on communique avec notre public, ajoute-t-il. TF1 n’est pas une forteresse. »
De l’autre côté de la Seine, la contre-offensive la Une est attendue avec appréhension. « Ils vont brader leurs espaces publicitaires l’après-midi pour assécher le marché, nous piquer ce qui nous reste », redoute Jacques Larose, syndicaliste à France 2. Entre les deux géants de la télé, la guerre continue pour un marché qui rétrécit. Plus que jamais, ce sera malheur au vaincu. "
Juste un petit complémentaire additionnel, le fait que les députés par voie d'amendement aient, à présent, divisé par 2 le prélèvement sur les publicités qui se reprorteraient sur le privé (TF1 et M6 en gros) en indiquant au passage qu'il faudra également démontrer qu'il s'agit bien d'un "effet d'aubaine" ( voir les derniers articles du blog CGC).
Autrement dit, la probabilité que France Télévisions ne perçoive quasiment rien est énorme...ce qui équivaudra au fait que la télé publique dont les nombreux rapports déjà rendus, entres autres ceux de la Cour des Comptes qui a toujours décrit son sous-financement, se paupérise encore plus.
Quant à la compensation que l'Etat s'engagerait à donner, de l'ordre du milliard/milliard et demi, le plus gros mystère c'est: où va-t-il trouver l'argent????
Autrement dit, la probabilité que France Télévisions ne perçoive quasiment rien est énorme...ce qui équivaudra au fait que la télé publique dont les nombreux rapports déjà rendus, entres autres ceux de la Cour des Comptes qui a toujours décrit son sous-financement, se paupérise encore plus.
Quant à la compensation que l'Etat s'engagerait à donner, de l'ordre du milliard/milliard et demi, le plus gros mystère c'est: où va-t-il trouver l'argent????
mardi 18 novembre 2008
Auditions de Patrick de Carolis au Sénat et à l'Assemblée Nationale qui vont pouvoir constater qu'il n'a jamais respecté le COM qu'il a signé
Auditions de Patrick de Carolis au Sénat et à l'Assemblée Nationale
Comme chaque année et conformément à la loi, Patrick de Carolis sera auditionnésur le rapport d'exécution du Contrat d'objectifs et de moyens (COM) par le Sénat, puis l'Assemblée Nationale.
Le mercredi 19 novembre à 16h30, P.de Carolis sera donc entendu par la Commission des Affaires culturelles et la Commission des Finances du Sénat et le mercredi 3 décembre à 9h30, par la Commission desAffaires culturelles, familiales et sociales, et la Commission desFinances de l'Assemblée Nationale.
Les 2 chambres pourront constater, si tel n'avait pas été le cas l'année dernière, que Carolis n'a jamais respecté le COM qu'il a pourtant négocié en 2006 et signé début 2007 avec l'Etat.
A titre d'exemple les 16 pages du COM sur le passage au Global Média qu'il n'a donc jamais mis en oeuvre...sans parler des nombreuses dispositions concernant la "politique" sociale qu'il a, là aussi signées, et sur lesquelles il s'est copieusement assis.
Espérons que les sénateurs et les députés dans le cadre de ces deux auditions l'interrogent sur le pourquoi du non respect sur 3 ans de mandature des engagements qu'il avait pourtant pris.
Espérons également que les sénateurs et les députés au regard des " enjeux à venir" et de la discussion du projet de loi sur l'audiovisuel public, relèvent le fait que si P.de Carolis n'a pas tenu ses engagements depuis son arrivée à France Télé, comment dans ces conditions serait-il susceptible de les tenir à présent!
Comme chaque année et conformément à la loi, Patrick de Carolis sera auditionnésur le rapport d'exécution du Contrat d'objectifs et de moyens (COM) par le Sénat, puis l'Assemblée Nationale.
Le mercredi 19 novembre à 16h30, P.de Carolis sera donc entendu par la Commission des Affaires culturelles et la Commission des Finances du Sénat et le mercredi 3 décembre à 9h30, par la Commission desAffaires culturelles, familiales et sociales, et la Commission desFinances de l'Assemblée Nationale.
Les 2 chambres pourront constater, si tel n'avait pas été le cas l'année dernière, que Carolis n'a jamais respecté le COM qu'il a pourtant négocié en 2006 et signé début 2007 avec l'Etat.
A titre d'exemple les 16 pages du COM sur le passage au Global Média qu'il n'a donc jamais mis en oeuvre...sans parler des nombreuses dispositions concernant la "politique" sociale qu'il a, là aussi signées, et sur lesquelles il s'est copieusement assis.
Espérons que les sénateurs et les députés dans le cadre de ces deux auditions l'interrogent sur le pourquoi du non respect sur 3 ans de mandature des engagements qu'il avait pourtant pris.
Espérons également que les sénateurs et les députés au regard des " enjeux à venir" et de la discussion du projet de loi sur l'audiovisuel public, relèvent le fait que si P.de Carolis n'a pas tenu ses engagements depuis son arrivée à France Télé, comment dans ces conditions serait-il susceptible de les tenir à présent!
Préavis de grève générale sur la télé publique

Le SNPCA-CGC et le SPC-CGC appellent l’ensemble des salariés à cesser le travail, le 25 novembre 2008 à partir de 0h 00
Dans le contexte financier actuel où l’économie est frappée de plein fouet par la crise financière mondiale et en raison des prévisions sans cesse revues à la baisse du marché publicitaire (tous supports) dont la Ministre de Tutelle dit qu’ « il est, en cette période, le premier touché », le SNPCA-CGC et le SPC-CGC souscrivent à la proposition de l’ex Premier Ministre, Edouard Balladur de reporter le projet de réforme audiovisuelle.
Le SNPCA-CGC et le SPC-CGC estiment en effet que le modèle économique proposé où « l’effet d’aubaine » deviendrait la règle pour taxer les télés privées, (*) n’assure en rien la pérennité de la télévision publique. Il est clair que face à un secteur économiquement sur la pente descendante [crise financière oblige], le différentiel, comptablement parlant, du Chiffre d’Affaire lié aux recettes publicitaires entre la première année de référence : l’année « n » (2007) et les années suivantes « n+1» (2008) et « n+2 » (2009), ne sera une aubaine pour personne.
Dans de telles conditions auxquelles il faut ajouter l’absence de réelle stratégie d’entreprise, l’invraisemblable disparition des chaînes et leur transformation en « marques » et avec elle la disparition de leur couverture collective et autres accords d’entreprise. Mais aussi et surtout en l’absence d’engagement en matière d’investissements sur fond de création d’une « usine à gaz monolithique » qui figerait et ne ferait qu’aggraver une situation catastrophique, le SNPCA-CGC et le SPC-CGC exigent :
Que France Télévisions adhère à l’AESPA (Association des Employeurs de l'Audiovisuel Public sigantaire de la Convention Collective et de ses avenants) véritable garantie au maintien de nos conventions collectives et accords d’entreprises.
Que les chaînes s’engagent sur les investissements à venir et ceux en suspend qui sont la garantie d’une production et d’une fabrication en interne.
Que les chaînes se réapproprient les droits télé.
Que les chaînes obtiennent un financement pérenne de l’audiovisuel public, celui-ci n’étant à l’évidence pas assuré.
Tous ensemble à compter du 25 novembre, disons non à cette casse programmée de la télé publique et joignons-nous à la manifestation
Dans le contexte financier actuel où l’économie est frappée de plein fouet par la crise financière mondiale et en raison des prévisions sans cesse revues à la baisse du marché publicitaire (tous supports) dont la Ministre de Tutelle dit qu’ « il est, en cette période, le premier touché », le SNPCA-CGC et le SPC-CGC souscrivent à la proposition de l’ex Premier Ministre, Edouard Balladur de reporter le projet de réforme audiovisuelle.
Le SNPCA-CGC et le SPC-CGC estiment en effet que le modèle économique proposé où « l’effet d’aubaine » deviendrait la règle pour taxer les télés privées, (*) n’assure en rien la pérennité de la télévision publique. Il est clair que face à un secteur économiquement sur la pente descendante [crise financière oblige], le différentiel, comptablement parlant, du Chiffre d’Affaire lié aux recettes publicitaires entre la première année de référence : l’année « n » (2007) et les années suivantes « n+1» (2008) et « n+2 » (2009), ne sera une aubaine pour personne.
Dans de telles conditions auxquelles il faut ajouter l’absence de réelle stratégie d’entreprise, l’invraisemblable disparition des chaînes et leur transformation en « marques » et avec elle la disparition de leur couverture collective et autres accords d’entreprise. Mais aussi et surtout en l’absence d’engagement en matière d’investissements sur fond de création d’une « usine à gaz monolithique » qui figerait et ne ferait qu’aggraver une situation catastrophique, le SNPCA-CGC et le SPC-CGC exigent :
Que France Télévisions adhère à l’AESPA (Association des Employeurs de l'Audiovisuel Public sigantaire de la Convention Collective et de ses avenants) véritable garantie au maintien de nos conventions collectives et accords d’entreprises.
Que les chaînes s’engagent sur les investissements à venir et ceux en suspend qui sont la garantie d’une production et d’une fabrication en interne.
Que les chaînes se réapproprient les droits télé.
Que les chaînes obtiennent un financement pérenne de l’audiovisuel public, celui-ci n’étant à l’évidence pas assuré.
Tous ensemble à compter du 25 novembre, disons non à cette casse programmée de la télé publique et joignons-nous à la manifestation
(*) Comme la CGC Médias le confirme ici et s'en doutait, Christian Kert, rapporteur UMP du projet de loi sur l'audiovisuel amis également administrateur de France Télévisions a déjà proposé d'alléger de moitié la taxe sur les chaînes privées envisagée pour financer l'audiovisuel public en échange de la suppression de la publicité.
Ainsi le projet initial du gouvernement qui prévoyait notamment de taxer TF1 et M6 à hauteur de 3% de leur chiffre d'affaires à l'heure où les 2 groupes font valoir que leurs recettes publicitaires diminuent, devrait être vidé quasiment de sa substance et la garantie du financement pérenne de la télé publique envoyé aux oubliettes.... lire la suite en cliquant sur le lien ci-dessus.
vendredi 14 novembre 2008
Le cumul sera-t-il prévu dans le projet de loi audiovisuel ?
Sur proposition du président de France Télévisions Patrick de carolis, Alain Belais a été élu président du conseil d'administration de Canal France International (CFI), filiale de France Télévisions et d'Arte France.
Etienne Fiatte est devenu le directeur général.
Ils succèdent respectivement à François Bonnemain et Jean Mino ayant largement dépassé, tous deux, 65 ans.
Il semblerait que Alain Belais (* voir son parcours ci-dessous) ancien directeur de Cabinet de 1997 à 2002 du maire de Nice (Jacques Peyrat) mais aussi ex attaché culturel de 2004 à 2006 au Consulat général de France à Los Angeles, soit toujours parallèlement Directeur adjoint des relations internationales de France Télévisions, poste qu'il occupe depuis 2006....une particularité France Télé qui doit sûrement rentrer dans la réforme!
* Alain Belais, IEP Strasbourg, Harvard Summer School, a réalisé le parcours suivant :
* 2004-2006 : Consulat général de France à Los Angeles, attaché culturel.
* 2004 : Cabinet du secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères (Renaud Muselier), chef du cabinet.
* 2002-2004 : Cabinet du ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie (Pierre-André Wiltzer), chef du cabinet.
* 1997-2002 : Cabinet du maire de Nice (Jacques Peyrat), directeur du cabinet.
* 1995-1997 : Cabinet du ministre délégué à la Coopération (Jacques Godfrain), chef du cabinet, conseiller auprès du ministre.
* 1993-1995 : Assemblée nationale, chargé de mission, coordinateur de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales au groupe Rassemblement pour la République (RPR).
* 1984-1993 : Conseil de Paris, chargé de mission.
* 1981-1984 : Assemblée des communautés européennes, assistant parlementaire du groupe des Démocrates européens de progrès (DEP).
Etienne Fiatte est devenu le directeur général.
Ils succèdent respectivement à François Bonnemain et Jean Mino ayant largement dépassé, tous deux, 65 ans.
Il semblerait que Alain Belais (* voir son parcours ci-dessous) ancien directeur de Cabinet de 1997 à 2002 du maire de Nice (Jacques Peyrat) mais aussi ex attaché culturel de 2004 à 2006 au Consulat général de France à Los Angeles, soit toujours parallèlement Directeur adjoint des relations internationales de France Télévisions, poste qu'il occupe depuis 2006....une particularité France Télé qui doit sûrement rentrer dans la réforme!
* Alain Belais, IEP Strasbourg, Harvard Summer School, a réalisé le parcours suivant :
* 2004-2006 : Consulat général de France à Los Angeles, attaché culturel.
* 2004 : Cabinet du secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères (Renaud Muselier), chef du cabinet.
* 2002-2004 : Cabinet du ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie (Pierre-André Wiltzer), chef du cabinet.
* 1997-2002 : Cabinet du maire de Nice (Jacques Peyrat), directeur du cabinet.
* 1995-1997 : Cabinet du ministre délégué à la Coopération (Jacques Godfrain), chef du cabinet, conseiller auprès du ministre.
* 1993-1995 : Assemblée nationale, chargé de mission, coordinateur de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales au groupe Rassemblement pour la République (RPR).
* 1984-1993 : Conseil de Paris, chargé de mission.
* 1981-1984 : Assemblée des communautés européennes, assistant parlementaire du groupe des Démocrates européens de progrès (DEP).
Il n'y aura plus d'"erreur dans le déroulement de séance" pour accorder le milliard/le milliard et demi à Carolis
La Fédération CGC des Médias vous fait part de la dépêche AFP du 13 nov 2008 intitulée "Cafouillage à l'Assemblée: l'UMP raye "par erreur" 20 millions d'aide à la presse"
PARIS, 13 nov 2008 (AFP) - Les députés UMP ont adopté une disposition -
aussitôt qualifiée par l'UMP d'"erreur dans le déroulement de la séance"- qui réduit de 20 millions d'euros les aides de l'Etat à la presse, jeudi lors du
vote des crédits "médias" dans le cadre de l'examen du budget 2009.
L'amendement présenté par le député UMP Patrice Martin-Lalande revient en substance à retirer 20 millions d'euros d'aide à la presse écrite pour les
attribuer au secteur de l'internet et des innovations technologiques afin de "ne pas rater le tournant du multimédia", selon l'exposé des motifs.
Petit problème, cette disposition, par laquelle M. Martin-Lalande voulait, dit-il, simplement "poser la question de l'utilisation de ces crédits", a finalement été votée.
"Il s'agissait d'attirer l'attention du gouvernement pour qu'il y ait
davantage d'action en faveur de la dématérialisation", a déclaré à l'AFP M.
Martin-Lalande.
"C'est une erreur dans le déroulement de la séance, elle sera corrigée lors
d'une nouvelle délibération" à la fin de l'examen de l'ensemble du budget,
a-t-il affirmé, assurant que cette mesure n'avait "aucune signification".
Les députés communistes ont aussitôt dénoncé, dans un communiqué, un
"nouveau coup porté au pluralisme" de la presse, exigeant le "retrait immédiat de cette disposition" votée au moment où sont organisés les Etats généraux de la presse écrite.
"Nous demandons que, si erreur il y a, elle soit rectifiée au plus vite", a
commenté pour sa part le groupe socialiste.
tp/frd/eb/sh"
En risquant un commentaire concernant ce projet de loi sur lequel s'interrogent aujourd'hui, semble-t-il, une majorité de parlementaires sur, et l'urgence et la pertinence, il faut espérer que le déblocage du milliard, du milliard et demi que cela va coûter aux contribuables, en pleine crise financière, ne fasse pas l'objet d'une telle "erreur dans le déroulement de séance".
Les français qui ne sont pas ni officiellement, ni techniquement en réssesion (0,14% de croissance suivant un trimestre en négatif) vont être rassurés de constater que ce milliard, du milliard et demi qui ne fera défaut nul part ailleurs, aille bien à P. de Carolis pour sa réforme, celle qu'il est allé vendre à l'été 2007 à la Tutelle (dixit C. Albanel au JT de 20h sur France 2, le 21/10/08)
PARIS, 13 nov 2008 (AFP) - Les députés UMP ont adopté une disposition -
aussitôt qualifiée par l'UMP d'"erreur dans le déroulement de la séance"- qui réduit de 20 millions d'euros les aides de l'Etat à la presse, jeudi lors du
vote des crédits "médias" dans le cadre de l'examen du budget 2009.
L'amendement présenté par le député UMP Patrice Martin-Lalande revient en substance à retirer 20 millions d'euros d'aide à la presse écrite pour les
attribuer au secteur de l'internet et des innovations technologiques afin de "ne pas rater le tournant du multimédia", selon l'exposé des motifs.
Petit problème, cette disposition, par laquelle M. Martin-Lalande voulait, dit-il, simplement "poser la question de l'utilisation de ces crédits", a finalement été votée.
"Il s'agissait d'attirer l'attention du gouvernement pour qu'il y ait
davantage d'action en faveur de la dématérialisation", a déclaré à l'AFP M.
Martin-Lalande.
"C'est une erreur dans le déroulement de la séance, elle sera corrigée lors
d'une nouvelle délibération" à la fin de l'examen de l'ensemble du budget,
a-t-il affirmé, assurant que cette mesure n'avait "aucune signification".
Les députés communistes ont aussitôt dénoncé, dans un communiqué, un
"nouveau coup porté au pluralisme" de la presse, exigeant le "retrait immédiat de cette disposition" votée au moment où sont organisés les Etats généraux de la presse écrite.
"Nous demandons que, si erreur il y a, elle soit rectifiée au plus vite", a
commenté pour sa part le groupe socialiste.
tp/frd/eb/sh"
En risquant un commentaire concernant ce projet de loi sur lequel s'interrogent aujourd'hui, semble-t-il, une majorité de parlementaires sur, et l'urgence et la pertinence, il faut espérer que le déblocage du milliard, du milliard et demi que cela va coûter aux contribuables, en pleine crise financière, ne fasse pas l'objet d'une telle "erreur dans le déroulement de séance".
Les français qui ne sont pas ni officiellement, ni techniquement en réssesion (0,14% de croissance suivant un trimestre en négatif) vont être rassurés de constater que ce milliard, du milliard et demi qui ne fera défaut nul part ailleurs, aille bien à P. de Carolis pour sa réforme, celle qu'il est allé vendre à l'été 2007 à la Tutelle (dixit C. Albanel au JT de 20h sur France 2, le 21/10/08)
jeudi 13 novembre 2008
Carolis malade de sa réforme. "Que vont-ils en faire" se lamente-t-il !
Au sortir de l'amnésie (près de 4 ans) dans laquelle était plongé P.de Carolis, voilà mintenant qu'il souffre de dépression.
"Que vont-ils faire de ma réforme" se lamente-t-il ! Que va-t-il en rester, après que les 263 amendements qui ont été déposés aient produit leurs effets en "détricottant" ce qu'il avait essayé de concocter.
La commission spéciale de l’Assemblée nationale chargée du projet de loi sur la réforme de l’audiovisuel qui a commencé hier l’examen du texte, aurait déjà adopté une vingtaine d’amendements au projet de loi sur le nouveau service public de la télévision.
Les députés membres de la commission spéciale, présidée parJean-François Copé, ont notamment adopté un amendement concernant le Conseil d’Administration de France Télévisions.
Selon cet amendement déposé par Christian Kert, rapporteur du texte, les parlementaires seront désignés non plus par l'Assemblée nationale et par le Sénat mais par les commissions compétentes, donc en charge des Affaires culturelles, des deux assemblées.
Par ailleurs, les personnalités qualifiées nommées par le CSA devront être «indépendantes » du groupe public. Deux amendements concernant "le reflet de la diversité" ont également été adoptés.
Une prochaine réunion de la Commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi organique sur la nomination des présidents des sociétés de l'audiovisuel public, est notamment prévue pour mardi prochain.
Carolis ne suit plus...lui qui a tant indiqué avoir largement participé à la rédaction du projet de loi, en est réduit à écrire aux partenaires sociaux dans le cadre des instances qu'il snobe depuis près de 4 ans, qu'il " fera un point [avec elles] sur l'état d'avancement des travaux parlementaires.."...sûrement au cas où les partenaires sociaux ne sauraient pas lire les articles de Presse publiés jour après jour sur le sujet!
"Que vont-ils faire de ma réforme" se lamente-t-il ! Que va-t-il en rester, après que les 263 amendements qui ont été déposés aient produit leurs effets en "détricottant" ce qu'il avait essayé de concocter.
La commission spéciale de l’Assemblée nationale chargée du projet de loi sur la réforme de l’audiovisuel qui a commencé hier l’examen du texte, aurait déjà adopté une vingtaine d’amendements au projet de loi sur le nouveau service public de la télévision.
Les députés membres de la commission spéciale, présidée parJean-François Copé, ont notamment adopté un amendement concernant le Conseil d’Administration de France Télévisions.
Selon cet amendement déposé par Christian Kert, rapporteur du texte, les parlementaires seront désignés non plus par l'Assemblée nationale et par le Sénat mais par les commissions compétentes, donc en charge des Affaires culturelles, des deux assemblées.
Par ailleurs, les personnalités qualifiées nommées par le CSA devront être «indépendantes » du groupe public. Deux amendements concernant "le reflet de la diversité" ont également été adoptés.
Une prochaine réunion de la Commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi organique sur la nomination des présidents des sociétés de l'audiovisuel public, est notamment prévue pour mardi prochain.
Carolis ne suit plus...lui qui a tant indiqué avoir largement participé à la rédaction du projet de loi, en est réduit à écrire aux partenaires sociaux dans le cadre des instances qu'il snobe depuis près de 4 ans, qu'il " fera un point [avec elles] sur l'état d'avancement des travaux parlementaires.."...sûrement au cas où les partenaires sociaux ne sauraient pas lire les articles de Presse publiés jour après jour sur le sujet!
Inscription à :
Articles (Atom)