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mercredi 23 septembre 2009

France Télévisions est dans le rouge mais Carolis et une trentaine de collaborateurs sont à New York.

France Télévisions est dans le rouge mais Carolis et une trentaine de collaborateurs sont à New York.

Elle devrait être salée la note…Ce mercredi 23 septembre 2009 alors que Nicolas Sarkozy s’exprimera ce soir face à Laurence Ferrari et David Pujadas en direct de New York sur TF1 et France 2, ils sont une trentaine de « La Deux » autour de Carolis à avoir fait le déplacement : Arlette Chabot, Alain Lardière derrière Carolis donc avec tout un aréopage de suivants.

Ils seront donc nombreux pour une addition particulièrement sévère
à entendre le Président de la République aborder bien sûr les problèmes qui vont être discutés au G20 ce jeudi à Pittsburgh : encadrement du système financier, rémunération des traders seront notamment des sujets importants car l’on sait que Barack Obama n’est pas favorable à une limitation des bonus des traders… mais surtout parler de « moralisation » du capitalisme qui sans ce dispositif ne serait pas possible.

« Moralisation » voila bien le mot. Pour autant, il est clair que Patrick de Carolis n’a pas la même définition du mot « moralisation » que celle du chef de l’État !

Quelle vaste pantalonnade. Alors que la trésorerie de la télé publique affiche un trou d’environ 150 millions d’euros…malgré le fait qu’en journée le « groupe » ait engrangé à présent près de 100 millions de plus que les 270 millions de recettes publicitaires escomptées (narguant un peu plus le pouvoir et continuant de réclamer en même temps le versement intégral, cette année, des 450 millions auquel Bruxelles ne s’oppose plus) et alors même que France Télévisions voudrait foutre dehors 900 seniors, à moindre coût (3 fois moins que celui d’un licenciement), dans le cadre d’un plan de départ massif des plus âgés, le Président de France Télévisions et sa suite au grand complet se gobergent à New York.

La CGC médias est écœurée comme le sont très majoritairement les salariés…Rien ne justifiait une telle dépense et surtout la présence à New York de tout ce petit monde…à moins que ce ne soit une fois encore pour tenter de voir en vitesse l’invité du JT de 20h et s’évertuer à lui faire croire, encore et encore, que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et que cela devrait continuer au moins jusqu’après les régionales, à l’été prochain…Carlo Collodi doit se retourner dans sa tombe de voir que la marionnette célèbre qu’il a crée en 1883 a trouvé son maître.

lundi 21 septembre 2009

France 3 : Quand sous-traitance rime avec maltraitance.

France 3 : Quand sous-traitance rime avec maltraitance.

« On va la(le) virer celle-là(celui-là)...elle(il) commence à nous fatiguer » : voila le genre de phrase que de plus en plus répandu dans nombre d’entreprises qui considèrent leurs salariés comme de la crotte (pour rester poli).

Lorsque par-dessus le marché, la ou le salarié(e) n’est dans l’entreprise que via une boîte de prestation, alors tout le monde se fout magistralement de ce qui peut lui arriver…et quand il s’agit d’une sous-traitance de sous-traitance, pensez donc, le sort de telle ou tel, qu’elle(il) soit viré manu militari personne n’en à rien à faire.

France 3 - le donneur d’ordre - qui « peut voir sa responsabilité engagée car il se doit de s’assurer que dans son établissement, les lois et règlements en vigueur sont respectés » ne fait pas exception à la règle.
Voila la dernière histoire en date survenue, fin de semaine dernière, sur « La Trois » qui voit une salariée licenciée comme une moins que rien dans le cadre d’une procédure irrégulière de A à Z :

Depuis de très nombreuses années France 3 sous-traite le juteux marché du HELP DESK « gestion interventions via une hot line» de son parc informatique (contrairement, du reste à France 2 où cette « activité » est du ressort des super-utilisateurs et d’un service interne dévolu).

C’est la société OSIATIS qui a le « marché » depuis environ une demie douzaine d’années. C’est donc une activité pérenne que l’entreprise sous-traite…Soit dit en passant, la loi pourtant claire en matière d’utilisation de prestataires ainsi que les différents jugements et arrêts à ce sujet jusqu’à la Cour de Cassation : ce recours systématique aux prestataires pour des activités inhérentes à l’entreprise doit être proscrit.

Mais à France 3, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on s’assoit sur tout cela comme sur beaucoup d’autres choses d’ailleurs.

Revenons donc à l’affaire qui nous intéresse: c’est donc OSIATIS qui sous-traite le HELP DESK de France 3 depuis presque 7 ans. En cliquant sur le site d’OSIATIS voila ce que vous pouvez lire d’emblée : « Construites à partir de 1998, les valeurs d’OSIATIS et sa culture de management ont permis de maintenir un haut niveau de performance dans la durée. Cette culture est fondée sur des valeurs partagées et démontrées (Transparence, Engagement, Progrès, Confiance et surtout Respect des individus, de leurs opinions et de leurs différences comme il est écrit sur le site)…"
Voyons donc comment OSIATIS met en pratique ses engagements !

Cette salariée, Louisa puisqu’il convient de la nommer, est responsable depuis 6 ans pour France 3 du HELP DESK dans le cadre du contrat de prestations « d’info gérance » passé entre France 3 et Osiatis…mais en cascade via une autre société appelée TAGLIT INFO dont BRAIN LOGIC serait fondatrice et qui sous-traite avec Osiatis…Chacun suit ?

Le gérant de TAGLIT INFO Samuel BENAYOUN est aussi à l’initiative de plusieurs sociétés séparément (Thématis, Triatic,... Nexties, Taglit info) mais plus particulièrement BRAIN LOGIC.

Que ce soit sur le site de TAGLIT INFO SARL immatriculée en octobre 2005 dont le siège est sis 12 Rue Gabriel Peri 94240 L’HAY LES ROSES au capital de 5.000€ à l’effectif porté entre 10 et 19 salariés, au code APE 6202A pour une activité Conseil en systèmes et logiciels informatiques,
où sur le site de BRAIN LOGIC qui indique « les fondateurs ont souhaité au travers de BRAIN LOGIC unir leurs efforts au profit des clients et des collaborateurs en offrant une diversité de compétences et un choix plus large de missions… » mais surtout dans la rubrique : « nos valeurs » où il est écrit « Privilégier les rapports humains et le bien être de l’individu », chacun va pouvoir découvrir, là aussi le respect des valeurs doit être à l’évidence une notion totalement irréaliste et abstraite !

Louisa donc qui occupe le poste depuis plus de 6 ans reçoit une lettre recommandée de TAGLIT INFO datée du 8 septembre, où il est écrit « Comme suite à notre entretien préalable du 3 septembre 2009, nous vous informons que nous avons pris la décision de procéder à votre licenciement pour le motif suivant : fin de chantier et impossibilité de réemploi …votre solde de tout compte et votre certificat de travail vous seront envoyés par courrier recommandé séparé »…

Quel formidable exemple de « bien être de l’individu et des rapports humains »…Quant à la régularité de la procédure, la salariée peut « se brosser » :

- « Comme suite à notre entretien préalable du 3 septembre 2009 », il n’y a jamais eu la moindre convocation à un quelconque entretien préalable !!!!
- « nous avons pris la décision de procéder à votre licenciement pour le motif suivant : fin de chantier et impossibilité de réemploi », le chantier avec Osiatis va jusqu’à fin 2010 ; le motif du licenciement annoncé le plus illégalement qui soit est donc fallacieux et la procédure totalement irrégulière car pas d’entretien préalable et donc pas de possibilité pour la salariée d’être assistée….Du reste TAGLIT INFO comptant de 10 à 19 salariés (ce sont leurs chiffres) où sont les délégués du personnel ?

Et ce n’est pas fini, TAGLIT INFO qui se revendique de BRAIN LOGIC a décidé de ne pas lâcher la salariée parfaitement spoliée de ses droits, en imaginant la priver d’un préavis pour la faire dégager parce qu’elle a osé se défendre et prendre contact avec un syndicat et son Conseil – ce qui est naturellement son droit – le lundi 21 ou mardi 22.

Et France 3 - le donneur d’ordre – qui a été informé de tout le dossier, s’en laverait les mains ?! France 3 qui « peut voir sa responsabilité engagée car il se doit de s’assurer que dans son établissement, les lois et règlements en vigueur sont respectés » laisserait le prestataire remplacer la salariée par un(e) autre qui ne connait pas le job et qu’elle aurait dû former pendant son préavis ?!

Comme disent certains aujourd’hui qui prônent le statu quo jusqu’en 2010 au prétexte qu’il y a une réforme en cours à France télévisions et qu’il faudrait la laisser à son terme, à voir le peu de cas que l’entreprise fait de ses devoirs et obligations, il y a fort à penser que les mois qui viennent dégénèrent et que les salariés qui sont à bout (entreprise ou prestataires) finissent par craquer.

jeudi 17 septembre 2009

Le JDD Journal Du Dimanche dans un article du 2 août 2009 sur le groupe ALPHA parle de "double jeu et de conflit d'intérêts"

Le JDD Journal Du Dimanche dans un article publié le 2 août 2009 sur le Groupe ALPHA parle de "double jeu et de conflit d'intérêts" .

Voici l'article que nous laissons à votre appréciation concernant notamment Secafi-Alpha, spécialisé dans l'audit des plans sociaux, qui travaille pour le compte du CCE transitoire de France Télévisions choisi par les membres CGT de l'instance qui conservent pour quelques jours encore, une "majorité".

"Cet été, deux entreprises affichent une mine rayonnante.

D'un côté Sodie Emploi, cabinet spécialisé dans le reclassement des salariés, qui conseille les dirigeants d'entreprise. Son chiffre d'affaires a progressé de 40% au premier trimestre, selon "Les Echos", et il recrute massivement depuis le 1er janvier.

Sodie Emploi s'occupe, entre autres, du reclassement des papeteries PSM (Oise) et Lédar (Ariège) ou des 3 Suisses, à Roubaix (Nord).

De l'autre côté, Secafi, spécialisé dans l'audit des plans sociaux, qui travaille pour le compte des comités d'entreprise (CE). L'activité de ce cabinet est également florissante: en ce moment, plus de 200 plans sociaux ont lieu tous les mois en France, un record.

"Très proche de la CGT, Secafi est présente dans plus de la moitié des dossiers", estime un expert du secteur. Or ces entités, Sodie Emploi et Secafi, appartiennent en fait au même groupe: Alpha.

Certains pointent le conflit d'intérêt sur le terrain social, très mouvant aujourd'hui, ce positionnement unique agace de plus en plus.

Alors que ses concurrents sont spécialisés dans le conseil aux comités d'entreprise - notamment Syndex ou Legrand Fiduciaire - ou l'accompagnement des directions - comme BPI ou Altedia -, le groupe Alpha est accusé de jouer double jeu, certains pointant le conflit d'intérêt.

Dans les faits, lorsque la CGT est puissante au sein des CE, Secafi est très souvent choisie comme cabinet d'audit. Les dirigeants d'entreprise seraient alors tentés de faire appel à sa soeur jumelle, la Sodie, pour acheter la paix sociale: "La CGT a un rôle de consultation. Pour les reclassements, elle soutient la Sodie et les dirigeants cèdent pour éviter les problèmes", explique un expert dans un cabinet concurrent. Lesquels ? Sur le blog des salariés de Gandrange (ensemblepourgandrange.blogspot), on trouve ce témoignage d'un salarié d'une entreprise en région parisienne: "La Sodie, non contente d'avoirperdu le contrat, a utilisé l'antenne locale de la CGT d'Evry pour inciter les gens à ne pas se rendre aux rendez-vous de reclassement."

Certains pointent un conflit d'intérêt

Aux 3 Suisses, un plan de sauvegarde pour l'emploi (PSE) visant à supprimer 674 postes est en cours. Comme cela arrive souvent, Secafi et Sodie travaillent main dans la main. Mais une responsable cégétiste, Fatiha Bouzaoui, dément toute complaisance: "La CGT n'a jamais poussé pour que l'on choisisse la Sodie. Sa présentation était juste la meilleure, c'était la plus spontanée. A ma connaissance, il n'y a pas de manipulations.

" Pierre Ferracci, le PDG de Groupe Alpha et actionnaire majoritaire, réfute également ces accusations. Selon lui, il est parfaitement complémentaire de préserver des emplois menacés lorsque c'est possible et de faciliter la reconversion des salariés lorsqu'il n'y a pas d'autre solution.

En 2008, Pierre Ferracci a également participé à un groupe de travail pour le compte de l'Elysée, sur le thème de la formation professionnelle, et à la commission Attali sur la libéralisation de la croissance. Vendredi, Sodie Emploi a encore réussi un gros coup. Le cabinet devrait être le principal bénéficiaire de l'opération de sous-traitance privée de la gestion des chômeurs opérée par Pôle Emploi. Il se voit attribuer le suivi de 22% des 320 000 demandeurs d'emploi concernés.


PS: Dans notre prochain blog nous publierons la liste du Conseil d'Adminsitration dont vous pouvez d'ores et déjà avoir un idée en cliquant sur ce lien et en vous rendant dans le dernier commentaire du blog.

Ci-après déjà quelques renseignements sur le Groupe Alpha
20, rue Martin Bernard
75647 Paris Cedex 13
Tél. : 01 53 62 70 00
Fax : 01 53 62 70 62
www.secafi-alpha.com

Création : 1983 Paris
SA au capital de 2 225 000 €

Actionnariat : Pierre Ferracci 55 %, 70 associés 34 %, salariés non dirigeants 11 %

Effectif : 950 collaborateurs (Secafi Alpha 450, Adexi 150, Sodie 250, Alpha Conseil 100)

CA : 112 M€ (Secafi Alpha 62 M€, Adexi 12 M€, Sodie 24 M€, Alpha Conseil 14 M€)

Activités :
• Expertise-comptable, conseil aux comités d’entreprises
et CHSCT (Secafi Alpha) 68 %
• Conseil, RH, développement économique local (Sodie) 22 %
• Expertise-comptable, audit
et conseil aux collectivités territoriales, mutuelles (Adexi) 10 %
Clientèle spécifique :
Comités d’entreprises, collectivités territoriales, sociétés d’économie mixtes (SEM), associations, mutuelles, SA HLM…

Notre opinion (historique, spécialités, organisation interne, politique d’association, points forts et limites…) : cf. Le Guide des cabinets d’audit et d’expertise-comptable

Recrutement, carrières : cf. Le Guide des cabinets d’audit et d’expertise-comptable

Tarifs : cf. Le Guide des cabinets d’audit et d’expertise-comptable

Contact :
Pierre Ferracci, président-directeur-général
Xavier Guiglini, secrétaire général/DAF
Jean Claude Bruffaerts, DRH
Martin Richer, directeur général Alpha Conseil et Secafi Alpha
Michel Le Bret, directeur général adjoint Alpha Conseil et Secafi Alpha
Mustapha Omari, directeur général Adexi Etoile
Philippe de La Celle, directeur général adjoint Adexi Etoile
Alain Petitjean, directeur général Sodie

Recrutement : Frédéric Clinckemaillie
Communication : Caroline Olivier

Autres implantations
Adexi Etoile : Tour Onyx 10, rue Vandrezanne 75013 Paris Tél. 01 53 80 94 00
Sodie : 36, rue Saint-Marc 75002 Paris - Tél. 01 40 15 56 00

mercredi 16 septembre 2009

La CGC Médias à écrit à Xavier DARCOS Ministre du Travail concernant le "plan de départ" de France Télévisions.

La CGC Médias à écrit à Xavier DARCOS Ministre du Travail concernant le "plan de départ" de France Télévisions pour l'interpeller sur le complet paradoxe qu'il y a à ouvrir fin septembre la négociation obligatoire sur l’emploi des seniors alors que parallèlement un dispositif de P.S.E. figurant dans le Livre 1 transformé en plan massif de départs des seniors.


Monsieur Xavier DARCOS Ministre du Travail
Paris, le 14 septembre 2009

Lettre recommandée AR n°


Monsieur le Ministre,


Notre organisation syndicale est amenée à vous saisir très officiellement s’agissant de l’attitude de France Télévisions, qui nous paraît particulièrement incohérente au regard des dispositions légales concernant un plan de départs en retraite de salariés alors même que s’ouvre la négociation obligatoire sur l’emploi des seniors.

En effet, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2009 a posé comme principe, l’obligation pour les entreprises d’au moins 50 salariés, de négocier et conclure à compter du 1er janvier 2010, un accord collectif relatif à l’emploi des seniors ou bien avoir mis en place un plan d’action sur ce point.

A défaut, les entreprises seront sanctionnées par le paiement d’une contribution s’élevant à 1% de la masse salariale et ce, pour chaque mois au cours duquel l’entreprise ne sera pas couverte par un accord ou un plan d’action sur l’emploi des seniors.

France Télévisions n’a donc pas d’autre choix que d’ouvrir la discussion ! Pourtant, comble du cynisme, voila qu’au même moment, l’entreprise de télévision publique lance un soi-disant dispositif intitulé : « PROJET DE DISPOSITIF DE DEPARTS VOLONTAIRES A LA RETRAITE FRANCE TELEVISIONS », qu’elle a notamment présenté sous forme d’un document voulait « confidentiel », le mardi 8 septembre, lors de la séance « extraordinaire » du CE de France 2.

La direction d’expliquer que ce plan au départ n’est pas directement lié à la réforme de France Télévisions et qu’ « il ne s’agit que d’une réforme parallèle ». Toujours selon la direction qui joue constamment sur les mots, ce serait « un dispositif qui n’est pas l’outil de la réforme, mais un des outils…et qui s’il ne fonctionne pas sera remplacé par autre chose ».

Notre organisation syndicale redit, Monsieur le Ministre, comme elle l’a déjà fait à plusieurs reprises et en de nombreuses instances, qu’aucun dispositif interne ne peut contrevenir à la loi qui, de toute façon, ne permet plus à l’entreprise de mettre à son initiative les salariés en retraite avant l’âge de 70 ans.

De surcroît, l’entreprise dans le préambule fait référence aux articles du Code du travail qui traitent, entre autres de « l’accompagnement social et territorial des procédures de licenciements » ou encore des « P.S.E. Plan de Sauvegarde de l’Emploi », c'est-à-dire faire référence au LIVRE 1 c’est bien parler sans ambiguïté d’un dispositif dit de « plan social »

La direction ajoute, faisant toujours référence au Livre 1, que : « On ne voit pas pourquoi la D.T.E. Direction Départementale du Travail dirait « non » ! » à ce plan et que « ceux qui partiraient la première année devraient bénéficier d’une éventuelle défiscalisation….normalement….en fonction des dispositions actuelles mais après, on ne sait pas »

Avec des « si », Monsieur le Ministre, on ferait beaucoup de choses. Mais annoncer un plan de départ massif (le chiffre de 900 départs à été livré à la Presse, voilà plusieurs semaines, par Patrick de Carolis lui-même), faire partir les salariés de 57, 58, 59 ans et plus, à moindre coût avec des indemnités de retraite au demeurant imposables et 2 ou 3 fois inférieures aux indemnités de licenciement qui elles ne le sont pas et entamer de concert une négociation sur l’emploi des seniors, cela à de quoi choquer.

France Télévisions imagine peut-être qu’une organisation syndicale responsable comme l’est la CGC pourrait signer un accord collectif relatif à l’emploi des seniors concomitamment à ce plan de départs qui n’est ni plus ni moins qu’un P.S.E. (dit plan social) dont la fiscalité et les indemnités sont nettement plus avantageuses.

A moins que faute d’accord la mise en place du plan d’action prévue sur ce point par la loi ne se résume pour France Télévisions qu’à vider tout simplement les seniors.

Nous avons comme beaucoup salué, en son temps, l’initiative du législateur pourtant il nous semblerait impensable, Monsieur le Ministre, qu’elle soit à ce point interprétée et transgressée au point même de voir un dispositif de P.S.E. figurant dans le Livre 1 transformé en plan massif de départs des seniors.

Les lois, règles et principes sont faits pour être respectés et nous ne doutons pas, Monsieur le Ministre, au regard des éléments de ce dossier, que vous rappeliez France Télévisions à ses obligations , aux textes et qui plus est à l’esprit de la loi.

Dans cette attente, nous vous prions Monsieur le Ministre, de bien vouloir agréer l’expression de nos sentiments distingués et respectueux.

vendredi 11 septembre 2009

Grève boomerang à France Télévisions.

Grève boomerang à France Télévisions.


Salles de projection, foyer de France Télévisions, ce vendredi 11 septembre au matin, environ 170 producteurs et autres participants, toute la direction au grand complet derrière Patrice Duhamel : « Vous pouvez parler plus fort, on n’entend rien…. ».

Pas de micro…entre autres.
Motif : troisième semaine d’août deux organisations syndicales, la CFDT et le SNPCA-CGC dépose chacune un préavis de grève à durée indéterminée appelant à compter du 27 août 0h00 les salariés du service VDI-TDI ( « projections » pour faire simple) à cesser le travail.

En effet, le fonctionnement du service VDI-TDI fait l’objet, depuis des années, d’un contentieux entre les personnels concernés et la Direction de FTS.

De multiples revendications ont été présentées à la Direction dans plusieurs domaines :

L’Emploi : les besoins sur l’activité de projection n’ont pas été pourvus à ce jour d’où une charge conséquente non compensée sur le plan des dépassements horaires.
Un emploi de technicien est toujours vacant depuis plus de deux ans.

Les Conditions de travail : les dépassements horaires du responsable de service ne sont pas compensés en temps et/ou en salaire.
Les personnels ne disposent que d’un bureau de 16m2 pour 5 salariés. Ils n’ont toujours pas accès aux dossiers de France 3.

Les Carrières : le positionnement salarial du personnel technique ne correspond pas aux compétences, à la technicité et à la responsabilité des activités exercées, la Direction n’ayant jamais honoré les engagements qu’elle avait pris.

La direction qui n’a jamais apporté de réponses à ces problèmes et qui dans son document interne de réorganisation ne fait même plus apparaître les services et donc ses personnels, malgré l’inquiétude bien légitime des personnels, refusera de discuter. Circulez, il n’y a rien à voir.

Le 27 août 2009 donc, jour de la présentation de rentrée des programmes et donc point de départ des 2 préavis, la direction a payé des milliers d’euros et fait venir des prestataires du privé pour assurer le « show ».

Seulement voila, les deux salariés permanents en charge, eux, de l’assurer ne sont pas grévistes. Peu importe, la direction fait comme s’ils l’étaient et fait assurer la « retransmissions » par les autres initialement embauchés et payés pour contrecarrer la grève. La direction allant jusqu’à dire aux personnels présent sur place « vous ne touchez à rien, vous ne faites rien… ».

Que dit pourtant la loi ? Qu’il est interdit de remplacer un personnel gréviste par un non gréviste, de surcroît une embauche extérieure !!! Mais là c’est le summum…on ne remplace pas un gréviste par un non gréviste, on remplace un non gréviste par une embauche extérieure empêchant ainsi le salarié de faire son travail.

La semaine dernière alors que rien n’avait bougé, le SNPCA-CGC décide de suspendre son préavis de grève qui courait toujours et d’en déposer un nouveau portant sur les mêmes revendications pour le 14 septembre.
N.B : Le préavis de la CFDT dont tout le monde se foutait apparemment royalement étant toujours actif.

Concernant ce nouveau préavis, la direction a donc reçu hier le SNPCA-CGC….que lui a-t-elle dit : « nous n’avons rien de plus à vous dire que la fois dernière » et d’ajouter «de toute façon, on ne négocie pas sous le coup d’un préavis ». Drôle de façon de dialoguer !!!

Les salariés concernés qui avaient pourtant fait les essais et tout organisé pour la présentation de ce 11 septembre, l’apprennent. Il est clair que la direction n’a pas l’intention de considérer leurs problèmes. C’était décidé, le préavis que la CFDT avait déposé courant toujours, ils seraient en grève.

Panique à bord…la direction s’emporte : « qu’est ce que c’est que cette grève dont personne n’est au courant ? »…les producteurs présents s’agacent…qu’est-ce que c’est que ce bins ?

Pas au courant, la direction ?! Foutaises. Hier après-midi sur le préavis du 14/09 le SNPCA-CGC adressait le mail suivant au directeur des relations sociales :

« Comme suite à notre réunion, ce jour, concernant le préavis de grève déposé par notre syndicat et plus particulièrement au fait que vous ayez réaffirmé que "la direction avait déjà fait des propositions" nous vous demandons donc de formuler ces dernières par écrit en fonction des revendications du préavis afin d'envisager sa suspension. De la sorte, vous pourrez ainsi indiquer toujours par écrit, selon quelles "modalités " les futurs discussions et entretiens pour les salariés concernés auront lieu ainsi que les points qui seront abordés.

Salutations. »

Aucune réponse évidemment. Ce matin, la direction prétend même qu’il avait été dit qu’elle répondrait aujourd’hui …Cause toujours !!! Etrange, d’ailleurs de prétendre qu’on était sur le point de répondre quand, rebelote, à grand renfort de milliers d’euros, on annule hier soir la « présentation » de 14 septembre et qu’on décide de la faire effectuer, à l’extérieur, par à nouveau le privé.

Tel est donc pris qui croyait prendre….Ces faits démontrent clairement et si besoin était qu’il n’y a, à France Télévisions, aucune communication interne du 7ème au 8ème étage… ni aucun dialogue social ; ils sont depuis belle lurette aux oubliettes.

Nous l’avons dit et répété, il y a beau y avoir un directeur des relations sociales, celles-ci sont inexistantes et improvisation et précipitation sont devenus la règle à l’intérieur d’un paquebot ivre qui sans nouveau capitaine ne peut que filer vers sa submersion totale.

Emmanuel Hoog : Branly en septembre, Henri de France en décembre ?

Emmanuel Hoog : Branly en septembre, Henri de France en décembre ?


Ce jeudi 10 septembre, Emmanuel Hoog reconduit PDG de l'INA (en décembre 2006 et en janvier 2007 en Conseil d’Administration) et ce normalement jusqu’en décembre 2011, a monté les marches Quai-Branly derrière Marin Karmitz.


Membre du Conseil pour la création artistique, formé à l’initiative de Nicolas Sarkozy dont Marin Karmitz est secrétaire général, il rendait publiques comme 10 autres de ses « collègues » leurs « conclusions ».


Actualité « chargée » pour Emmanuel Hoog qui publie également au Seuil, le même jour, son livre intitulé « Mémoire année zéro » ; livre qui confronte la France et son histoire avec le choc numérique.


Alors même qu’il en est à la moitié du chantier du « grand saut » dans l’ère du Net et de la numérisation des 100.000 émissions de télévision et de radio publiques, soit un total de 10.000 heures de programmes numérisés, proposées au public sur son site (dont près de 80% gratuitement) pour lequel il s’était succédé à lui-même à l'Institut national de l'audiovisuel (INA), il imagine peut-être son mandat écourté de 2 ans !


Passer de la « radioconduction » (découverte majeure d’Edouard Branly) à la « radiotélévision » en couleur (découverte tout aussi majeure Henri de France inventeur français du système de télévision couleur SECAM) !!!!


Ses amis, Jacques Chancel en tête (ex membre de la commission Copé) ne manquent pas une occasion de relayer l’idée tous azimuts et en tous lieux. Et vive le retour du « Grand échiquier » sur la télé publique…mais en numérique, excusez du peu.


Laisser à mi chemin la tâche titanesque qui lui a été confiée pour succéder à Patrick de Carolis, en toute vraisemblance fin 2009, début 2010 …pour cet énarque qui préside également la Conférence permanente de l’audiovisuel méditerranéen (COPEAM, depuis 2008), le Comité d’histoire de la télévision (depuis 2008 également) et la Maison de la Poésie à Paris (depuis 2006) ou encore est depuis 2009, membre du Conseil culturel de l'Union pour la Méditerranée, l’hypothèse a de quoi séduire.


Le retour d’un énarque à la tête de France Télévisions ! Est-ce donc cela que le Chef de l’Etat avait en tête lorsqu’il a indiqué « avoir un nom ou deux en tête » ?

mardi 8 septembre 2009

France Télé : annonce urgente - PDG cherche syndicat(s) pour signer plan de départ « confidentiel »

France Télé : annonce urgente :

PDG cherche syndicat(s) pour signer plan de départ « confidentiel »

Ce mardi 8 septembre, lors de la séance « extraordinaire » du CE de France 2 organisé par la direction, cette dernière a présenté un document intitulé : « PROJET DE DISPOSITIF DE DEPARTS VOLONTAIRES A LA RETRAITE FRANCE TELEVISISONS » et qu’elle voulait « confidentiel » .

La direction a beau expliquer que "ce plan de départ n’est pas directement lié a la réforme France Télévisions" et qu’ "il ne s’agit que d’une réforme parallèle "….il ne faut pas en croire un traître mot sur ce dispositif dont la direction prévoirait, également, la fin pour 2012 ….

Toujours selon Patrick de Carolis et ses équipes, cette soi-disant « réforme parallèle » qui n’en est pas une est totalement et intimement liée à la réforme globale.

D’ailleurs, elle respecte dans son déroulement, le calendrier de l’accord de méthodologie que seuls la CGT, FO et la CFTC ont signé avec la direction.

Selon la direction qui joue en permanence sur les mots : "Ce dispositif n’est pas l’outil de la réforme, mais un des outils…s’il ne fonctionne pas il faudra faire autre chose". Comprenne qui pourra ????

Le SNPCA-CGC rappelle comme elle l’a déjà fait à de nombreuses reprises, qu’aucun dispositif interne ne peut contrevenir à la loi qui, de toute façon, ne permet pas à l’entreprise de mettre les salariés en retraite avant l’âge de 70 ans.

De surcroît, faire référence dans le préambule aux articles du Code du travail qui traitent, entre autres de "l’accompagnement social et territorial des procédures de licenciements" ou encore des "P.S.E. Plan de Sauvegarde de l’Emploi", c'est-à-dire faire référence au LIVRE 1 c’est bien parler sans ambiguïté d’un dispositif dit de « plan social » ….

Et la direction d’ajouter, faisant toujours référence au Livre 1 : « Si la D.T.E. Direction Départementale du Travail ( avec des « si » on fait beaucoup de choses) – et de poursuivre – on ne voit pas pourquoi elle dirait non ! Ceux qui partirait la première année devraient bénéficier d’une éventuelle défiscalisation….normalement….en fonction des dispositions actuelles mais après, on ne sait pas ».

Précisons qu’il ne s’agit même pas là du Canada dry du plan social qui aurait la couleur, le goût et l’apparence du plan social, il s’agit bien d’un ersatz de plan social dont la fiscalité et les indemnités sont nettement moins avantageuses que dans le cadre d’un P.S.E…et pour l’heure sans aucune garantie !!!

But non avoué de la direction : Faire la réforme sur le dos des salariés (les soi-disant « volontaires ») à moindre coûts (avec leur système, les salariés qui ont environ 37 ans de maison partiraient avec moins de 10 mois d’indemnités de retraite imposables contre environ 2 ans d’indemnités de licenciement non imposable !!!)
et si cela ne tourne pas comme elle l’imagine : Faire en sorte de pousser certains syndicats à demander un plan social pour mieux leur faire porter le chapeau. Cette bonne blague !!!

Quant à ces « volontaires » la direction pense sûrement les trouver, en dégradant comme elle le fait chaque jour un peu plus, leurs conditions de travail !!

P.S :
Pour faire avaler la pilule, la direction a même cru bon de prendre RFO et France 3 en exemples, où là les salariés seraient nombreux à être intéressés…et d’enchérir mettant en avant l’ancien plan 2007/2008 avec ses 200 départs (sur les 900 départs prévus alors, soit moins d’1/4)….Qui pourrait croire cela ? Sûrement pas le SNPCA-CGC qui invite la direction à prendre ses responsabilités et « appeler un chat, un chat ».

vendredi 4 septembre 2009

Puisque ce n’est pas Bompard alors qui ?

Puisque ce n’est pas Bompard alors qui ?

L’ex inspecteur des finances en 2002 devenu chargé de mission auprès du chef du service de l'Inspection générale des finances en 2003 puis conseiller technique auprès de François Fillon alors ministre des Affaires sociales et du Travail et actuel président directeur général d'Europe 1 depuis juin 2008 après Jean-Pierre Elkabbach, a démenti fin août vouloir succéder à Patrick de Carolis à la tête de France Télévisions.
Alexandre Bompard a déclaré, interrogé en marge de la conférence de rentrée de la radio : « voir son avenir chez Europe 1 » et a ajouté « Je ne suis candidat à rien», en prenant soin de rappeler «l’aventure passionnante que représente sa mission au sein de la station».

Pourtant, à France Télévisions, les commentaires vont bon train sur son arrivée imminente:

- « C’est le nom qu’avait en tête le Président de la République lorsqu’il s’était exprimé aux journalistes dans l’avion…et puis il était au cabinet de Fillon…c’est un choix logique »…

- « Rappelez-vous, celui-ci n’était candidat à rien mais cependant en coulisses il s’activait tous azimuts…pourquoi en serait-il autrement »…

- ou encore « Il a succédé à Elkabbach à la radio, il va de soi qu’il lui succède également à la télé »…etc

Certaines organisations syndicales si promptes à défendre le bilan de Patrick de Carolis et de ses équipes (alors que selon nos informations France Télé aurait à nouveau emprunté…entre autres pour payer les salaires d’août !) ne tarissent déjà pas d’éloges sur l’arrivant potentiel.

Les mêmes, du reste, qui se félicitaient du bilan de Tessier, le soutenaient et appelaient à sa reconduction en 2005 mais qui lors de son remplacement au premier « round » par Patrick de Carolis, lui demandaient audience en urgence pour le féliciter et aussi lui dire tout le plaisir qu’ils avaient à travailler avec lui ! « Le roi est mort, vive le roi »

La CGC Médias a donc pris bonne note des déclarations de Monsieur Bompard et de son démenti. Puisque que ce n’est donc pas Alexandre Bompard…si c’est le retour de l’ex DG de France 3 remercié par P. de Carolis Remy Pflimlin, alors qu’on nous le dise….et si ce n’est pas lui qu’on nous le dise aussi mais très vite.

Les enjeux sont trop importants, face aux échéances qu’elles soient électorales au premier semestre 2010 ou nationales avec en 2011 le passage au tout numérique, pour perdre un temps précieux et faire que, le plus naturellement qui soit, le nouvel arrivant n’ait pas envie d’assumer pour ne pas dire subir, les choix de son prédécesseur.

C’est pourquoi, La CGC Médias attend en toute logique donc comme l’immense majorité des salariés de la télé publique que, le suspens prenne fin…qu’il soit mis un terme à ce climat de paralysie totale et de flottement permanent dans lequel est plongé le « groupe » (il suffit sans aller bien loin, d’interroger en off certains cabinets spécialistes de gestions en ressources humaines et autres déclinaisons dites sociales qui travaillent pour France Télé)…et que le nom du nouveau patron de France Télévisions soit enfin soumis au CSA et à la commission parlementaire ad hoc comme le prévoit bien la loi constitutionnelle.

Selon le site de Télé 2 Semaines, un dirigeant de France Télévision a été recalé de la conférence de presse de rentrée du groupe jeudi 27 août!

Selon le site de Télé 2 Semaines, un dirigeant de France Télévision a été recalé de la conférence de presse de rentrée du groupe ce jeudi!

Il s'agit en fait d'un agent de sécurité qui n'a pas reconnu Philippe Vilamitjana, le directeur des programmes de France 5.

Un agent lui a demandé: "Vous avez un badge rouge ? Non ? Alors, c'est non pour moi aussi. Vous ne passez pas".

L'un de ses collègues lui aurait alors glissé discrètement qu'il s'agissait d'un dirigeant de France Télévisions. Il aurait alors répondu à voix haute: "Et puis quoi encore. Et moi, je suis Patrick de Carolis tant qu'on y est !"

Au final, c'est le service de presse de France 5 qui a escorté Philippe Vilamitjana pour rejoindre ses collègues au premier rang.

jeudi 3 septembre 2009

La dernière aventure de Carolis chéri selon Libé

Au cas où vous l'auriez manqué, nous vous proposons de retrouver l'article de Libération du 28/08/2009 signé Isabelle Roberts et Raphaël Garrigos intitulé "La dernière aventure de Carolis chéri".

A la façon du nouveau rendez-vous de Guilaine Chenu et Françoise Joly qui reviendront, cette rentrée, chaque samedi sur France 2 à 14h05 sur un sujet évoqué précédemment dans Envoyé spécial par le biais d'un reportage inédit en présence d'invités....au cas où vous l'auriez manqué, notre blog vous propose comme elle de revenir sur le sujet:

"Ça sent le sapin et la mauvaise humeur. Ils étaient chonchons, les patrons de France Télévisions, hier, pour leur conf de rentrée. Il faut bien dire qu’un sale coup, dévoilé par le Nouvel Observateur, vient de leur tomber sur le carafon, à Patrick de Carolis, président de France Télévisions, et Patrice Duhamel son numéro 2. Fabrice Larue, proprio du producteur Telfrance, juge que son Plus belle la vie vaut bien plus que les 24 millions d’euros que lui verse chaque année France 3. Et exige désormais 40 patates par an. Sinon ? Sinon, il refile le bébé et son audience en or massif à TF1 ou M6. Et ce bien que France 3 ait porté le soap marseillais à bout de bras et continue de le superviser activement.

Décidément, ce pauvre Carolis, on lui aura tout fait : suppression de la pub décrétée ex abrupto par Nicolas Sarkozy alors qu’il en réclamait justement plus, nomination par le président de la République alors que la télé publique n’avait pas besoin qu’on renforce son cordon ombilical avec le pouvoir, et obligation de transformer France Télévisions en entreprise unique au prix d’une négociation avec les syndicats qui s’annonce, au mieux, périlleuse. Et voilà notre pauvre Carolo qui, à force qu’on lui cherche des poux dans la tête, n’a presque plus un cheveu noir, présentant la conf de rentrée de sa dernière année.
Non, pas la dernière, précise-t-il dans un sourire pas très convaincu, «la cinquième année». Oui car, une fois qu’il aura mené à son terme la négo des conventions collectives, soit jusqu’au 7 juin prochain, Carolis pourra prendre ses cliques et ses claques : son mandat s’achève en août 2010. Sera-t-il, alors que ses rapports avec Sarkozy tiennent de la banquise, candidat ? «Ma femme m’a posé la question hier soir», badine-t-il. Et il lui a dit, à sa femme, qu’il ne répondrait qu’à la fin des négos, en juin. On serait Madame, on lui aurait mis un bon coup de rouleau à pâtisserie, à Carolis.


Et son calvaire n’est pas terminé. La pub en journée ne se portant pas trop mal, France Télévisions devrait se retrouver avec du rab par rapport à ses prévisions : 70 millions. Que le gouvernement se verrait bien ôter du chèque toujours pas versé de 450 millions destiné à compenser la suppression de la pub après 20 heures. Alors que Carolis, lui, compte utiliser cette somme pour combler son déficit de 137 millions. Quand ça veut pas…

Alors, et cette dernière, pardon, cinquième saison ? Ce sera du Carolis-Duhamel pur jus. De l’opéra (Mireille, de Gounod), de la fiction Lagarde et Michard et de la culture mais «accessible» (on a eu peur) incarnée par l’arrivée sur France 2, le vendredi soir, de Franz-Olivier Giesbert pour un bavardage tous azimuts, le retour de Daniel Picouly sur France 5 avec son Café littéraire, et le recyclage de Serge Moati, débarqué de l’émission politique dominicale de la Cinq au bénéfice de Nicolas Demorand (C Politique), en présentateur d’une émission cinéphilique. France 5 voit aussi débouler sur son antenne de l’info, en l’espèce un flash qui sera diffusé à 17 h 30.

Le 19/20 de France 3 sera lui aussi élargi, avec une part régionale plus importante, problème, persifle une syndicaliste, «les bureaux régionaux n’ont pas été prévenus». Carolis s’est d’ailleurs mangé le Syndicat national des journalistes (SNJ) dans les dents qui déplore «les non-dits» de son président. Notez, quand il parle de ses grilles, ce n’est pas la joie non plus tant rien ne ressort du brouet de programmes de France Télévisions.

Réflexion amère d’une journaliste du service public : «C’est comme si on sortait de nulle part et qu’on n’allait nulle part.»"