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samedi 4 octobre 2008

Priscille Garcin en a passé des coups de fil à France Télévisions

Suite au très récent départ de Priscille Garcin de son poste de directrice de la communication chez Endemol , cette dernière également directrice de la communication de France Télévisions sous Tessier et ayant sauvé sa place auprès de Carolis comme directrice de la communication de France 2, a passé ces derniers jours plusieurs coups de téléphone à de très nombreux ex collègues du groupe public.

Selon nos informations, le fait qu'elle n'ait fait qu'un passage éclair chez Endemol puisqu'arrivée à la fin du mois de mars dernier et quittant son poste six mois plus tard - ce qu'Endemol appelle "un départ d'un commun accord" - serait dû à l'arrêt de cette collaboration avant la fin de sa période d'essai.

Priscille Garcin qui ne sera pas remplacée chez Endemol espérait bien pouvoir retrouver un poste à France Télévisions. Elle s'est donc manifestée auprès de ses amis du holding pour leur préciser que, bien entendu, c'est elle qui avait souhaité mettre fin à "l'expérience" et qu'elle était maintenant disponible.

vendredi 3 octobre 2008

France Télévisions: la facture pourrait dépasser le milliard... Hurlements à la Direction des Médias au sujet du chiffrage de l'entreprise unique....

Hurlements à la DDM Direction des Médias (service de Matignon), hier jeudi 2 octobre 2008, au sujet du chiffrage de la version "entreprise unique" proposée par Carolis.

La DDM qui semble ne pas en voir le bout, plus elle avance plus elle s'aperçoit que les 120 et 130 millions d'euros sur cinq ans, chiffre qui avait un temps circulé dans la presse mais qui est largement dépassé pour faire passer le holding et les chaînes en un "monobloc" (à la visibilité et la lisibilité plus que contestables), constate que la facture n'arrête pas de s'alourdir .

Ceci plus cela donc, en plus des 450 millions d'euros pour compenser uniquement le manque de recettes 2008, ce pourrait être un chiffre identique voire son doublement pour prendre en considération les propositions Carolis (presque unanimement décriées aujourd'hui) - ce que France Télévisions appelle "le coût de la réforme sociale qui devrait être engagée pour créer une entreprise unique" - où le montant total astronomique mais initialement et volontairement minoré par le groupe afin qu'il devienne un «média global» pourrait au global dépasser largement pour 2008/2009 le milliard d'euros.

Bercy dans le contexte actuel de récession (qui ne dit pas encore son nom) le plus logiquement, le plus rationnellement et le plus techniquement possible, ne verrait pas d'un mauvais oeil comme nous le disions hier sur notre blog: le report du projet de loi audiovisuel (au regard des sommes à sortir).

Matignon rappelant à juste titre que le milliard déjà accordé par l'Etat français à Dexia ( qu'il pourrait même emprunter pour partie) pèse déjà très lourd dans la balance; que la crise n'étant pas encore terminée (loin s'en faut apparemment) trouver un autre milliard pour la télé publique, ne serait pas du plus bel effet.

Si la philosophie concernant les coupures publicitaires demeure, l'applicabilité du plan Carolis ( véritable tonneau des Danaïdes) serait vraisemblablement différé.

Nous vous donnerons plus de détails sur cet report qui serait, redisons-le des plus sages, dans nos prochaines publications.

jeudi 2 octobre 2008

Carolis : Quel coup d'éclat ? Depuis quand sa démission serait "un coup"?

Dans une précédente publication du 18 septembre intitulée "P. de Carolis ne survivra pas à la nouvelle loi" la CGC Médias annonçait la démission de Patrick de Carolis .

Quoi de plus logique en somme puisque Carolis affirmait dès l'été: donner sa démission fin septembre si «le compte n’y [était] pas».

Il n'a cessé de répéter que les 450 millions que l'Etat annonçait verser à France Télévisisons, étaient loin de suffire, compte tenu de la situation financière actuelle du holding public. Donc comme il l'a dit, «le compte n’y est pas», il en tire les conséquences.

Comme nous le disions il ya quelques jours, la fin de non recevoir adressée à l'interréessé par Bercy, Matignon après les déclarations intempestives de la ministre de Tutelle , enchérissant: « rien ne sert pour Carolis de discuter sur cette question qui a été arbitrée au plus haut niveau par le chef de l’Etat », a précipité les choses.

C'est dans ces conditions que Télé 7 jours va plus loin, en annonçant le 8 octobre comme étant le jour où Patrick de Carolis rend publique sa démission à Arles, à l'occasion de la Conférence Internationale des Télévisions publiques, où il doit se retrouver en compagnie de son très récent mais aussi très indéfectible soutien Christine Albanel. (là aussi la CGC Médias le révélait sur ce même blog)

Selon l'hebdomadaire, c'est l'hypothèse avancée dans son numéro qui paraitra lundi, sous le titre: "Scoop: Carolis ou la tentation du coup d'éclat".

Le seul "plus" entre cet article et nos publications, c'est la date. Nous avions bien indiqué dès le 24 septembre 2008 que "les profonds désaccords avec l’Etat, portaient principalement sur ce budget que rejette le PDG de France Télévisions mais n’était qu’un ultime baroud pour tenter de faire évoluer le montant du chèque qu’il négocie pour partir ? "

"Selon le magazine, les propos de Frédéric Lefevre, porte parole de l'IMP, estimant que "si Carolis fait obstacle à la réforme, cela ne pourra pas durer très longtemps" auraient décidé Carolis à "envisager de faire un coup d'éclat". Redisons-le, quel coup d'éclat ?

Mettre enfin ses actes en adéquation avec ses propos, cela ne ressemble en rien à un coup d'éclat; surtout lorsqu'à la clé on tombe d'accord sur le montant d'un chèque.

Après avoir soi-même proposé la réforme, avoir tenté d'en accuser un autre -vous savez celui dont l'analyse était qualifiée de stupide - avoir menacé de tout laisser tomber en prenant au passage 11.500 salariés en otage en omettant bien de leur dire que son projet se traduirait derrière par des centaines de licenciements, il ne peut que s'en prendre à lui-même l'auteur de tout ce stratagème mais en aucun cas ne faire croire à un quelconque coup d'éclat.

"Il n'est plus l'homme de la situation". En cela nous sommes d'accord avec la déclaration de Jef, délégué SNJ CGT qui le disait à la presse le "Avec un tel sous-financement, [450 millions d'euros seulement] Carolis ne pourra jamais gérer son groupe et il devra partir".

Pour être le plus complet possible et selon nos dernières informations, les "émissaires" que le futur démissionnaire a cru devoir envoyer pour plaiser sa cause en haut lieu et qui ont tous fait chou blanc, ne sont pas arrivés à empêcher l'histoire audiovisuelle de continuer à s'écrire mais, à l'avenir sans lui.

Du reste et au regard du contexte économique plus que dégradé, rien ne dit qu'un coup (pas d'éclat) de théâtre n'intervienne pas avant le 22 octobre 2008: la sagesse pourrait l'emporter et dans ce climat économique plus qu'incertain, la loi sur la suppression progressive de la pub sur France Télévisisons pourrait être reportée et ne pas devoir s'appliquer comme initialement prévue le 1er janvier 2009.

Dès lors, quoi de plus naturel et surtout de plus légitime, concernant l'aspect structurel du groupe, d'en discuter avec le successeur de Carolis (bien désigné par le CSA) !!!

mercredi 1 octobre 2008

Duhamel et Carolis, toujours eux....

La CGC Médias ne résiste pas à vous faire découvrir si vous étiez passé à côté le 29/09/2008, le papier de BRP alias Bruno Roger-Petit édité dans "Le Post" intitulé : "France Télévisions: Duhamel et Carolis doivent partir, il faut soutenir Frédéric Lefebvre!"


Ce papier comme un écho au notre, publié voila 2 jours, évoque le cas Duhamel qui au moment de l'éviction rondement menée de Marc Tessier (il n'avait même pas franchi le 2ème tour avec 5 voix/9 contre lui dès le 1er) se présentait en numéro 1 dans le binome qu'il avait tout d'abord imaginé: Duhamel/Carolis [ et non l'inverse, de mise aujourd'hui].


Prenant la température ambiante de l'époque et voyant que cette articulation, telle quelle, n'avait aucune chance de fonctionner, le même Duhamel se rangeait à l'évidence et acceptait l'inversion . Carolis devenant n°1 avait dû se porter garant de son n°2 dont la candidature avait essuyé un véto sec de l'Elysée à l'époque. Certains s'interrogeaitent même, pourqoui diable vouloir imposer en n°2 celui dont on ne veut pas en n°1 ?

Comme le dit "Le Post" parce que le n°1 n'était peut-être pas celui qu'on croit: "Il est de fait, et tout le monde le sait, le vrai président depuis 3 ans, ce haut responsable de la télévision publique qui sévit à la tête de toutes les chaînes du groupe public".

Mais lisez plutôt:

"Un peu de provocation en ce début de semaine. A quelques jours de la présentation du projet de loi réformant (encore!) l'audiovisuel public, je suis contraint de vous dire la triste vérité dans cette affaire.

Il faut d'urgence que Patrice Duhamel quitte la direction des programmes de France Télévisions.Quand j'étais adolescent, je voyais Patrice Duhamel sur TF1. C'était le chef du service politique et déjà, ma conscience politique s'éveillant, je voyais bien que quelque chose clochait. Il était giscardien disait-on.

Il faisait partie de ces brillants stratèges en communication politique qui passaient leur temps à inviter l'épouvantail Georges Marchais à la télévision.Exhiber le secrétaire général du PCF réclamant "Des minisses communisses!" en cas de victoire de la gauche, c'était censé faire peur aux électeurs enclins à voter à gauche. Résultat de cette brillante stratégie: Marchais a fait tellement peur à 20% de l'électorat communiste que celui-ci a voté Mitterrand en 1981 avec les conséquences que vous savez...

Bref, il y a longtemps que je ne nourris guère d'illusions sur les qualités stratégiques de Patrice Duhamel et sa vocation à bâtir une télévision héritée des valeurs du giscardisme triomphant des années... 74... Modernité... Modernité...

Voilà trois ans que ce haut responsable de la télévision publique sévit à la tête de toutes les chaînes du groupe public. Il est de fait, et tout le monde le sait, le vrai président. Il est l'incarnation de ce que Bon et Burnier avaient si brillamment théorisé autrefois dans un ouvrage intitulé: "Que le meilleur perde".

Et de ce de point de vue, Duhamel a tout réussi. La dernière rentrée de France 2 est une réussite absolue, son chef d'oeuvre. Hondelatte, Piccouly, Courbet, Laroche-Joubert... Que de grands noms portant haut les valeurs de la télévision publique. Les héritiers de Desgraupes, de Caunes, Tchernia, Dumayet, Glazer sont là, réincarnés par la grâce de Duhamel.Qu'on en juge, car le bilan de Duhamel est hallucinant. Exemples au hasard: un concept d'émission avec Hondelatte est pompé sur les émissions culturelles des années 70?

Duhamel juge que c'est novateur.Un présentateur, Courbet, est usé par quinze ans de TF1 et à deux doigts d'être has-been? Duhamel trouve que c'est l'incarnation du service public.Une productrice, Alexia Laroche-Joubert, incarne la télé-réalité et le monde des producteurs de télévision en quête d'argent facile à se faire sur le dos des chaînes publiques ?

Duhamel trouve que c'est le moment de lui confier une production sur France 2, là où les salariés sont augmentés au lance-pierre depuis dix ans.Et on pourrait ainsi s'amuser à compléter la liste des maladresses, des échecs, des catastrophes, des calamités, des vulgarités, des revers, tous et toutes conséquences des choix de Patrice Duhamel, ce "professionnel" tant vanté par le "président" Carolis.

Tout cela a un prix. Et Frédéric Lefebvre, député des Hauts-de-Seine, qui connait bien la question, a bien raison de dire qu'il est urgent de faire un audit de France Télévisions. Nous tous, qui payons 116 euros annuels, les fantaisies de Patrice Duhamel, avons le droit de savoir si, comme Lebfevre le dit : "France Télévisions a, par exemple, perdu 20% de ses recettes publicitaires du fait d'une vraie erreur dans son offre tarifaire, décidée et appliquée avant l'annonce de la suppression de la publicité.

"On me dira que Frédéric Lefebvre est un sarkozyste de choc et que ses propos n'ont d'autre but que de déstabiliser le service public. Bien. C'est noté. N'empêche qu'il pose les bonnes questions Lefebvre et que défendre le service public bidon de Patrice Duhamel est une ineptie.

Il est même terrible de le voir, lui et les dirigeants actuels de France télévisions, prendre en otages les salariés de leurs chaînes, eux qui sont les premières victimes de leur incurie.

La vérité aujourd'hui, c'est qu'il faut que cela cesse. Quand Duhamel dresse un bilan positif dans "le Parisien" de la rentrée de ses chaînes, c'est affligeant. "La part de France 2 est stable", nous dit-il. Oui elle est stable, le problème, c'est qu'elle ne remonte pas après une chute historique constatée sous son règne et qu'elle est aujourd'hui au plus bas depuis 1975, date de la création d'Antenne 2.

Cerise sur le gâteau, l'affaire Hondelatte. "Le problème va être traité dans la prochaine émission" nous annonce Patrice Duhamel. Quand on confond un "problème" avec un naufrage, la cause est entendue.

Au lieu de présenter son bilan, Patrice Duhamel ferait mieux de nous présenter des excuses, avant de s'en aller sur la pointe des pieds, en souhaitant qu'on l'oublie... "

mardi 30 septembre 2008

FRANCE TELEVISIONS : départ de Claude Lacaze de France Télé

FRANCE TELEVISIONS : départ de Claude Lacaze fin octobre 2008

Claude Lacaze, né en 1978, avait intégré France Télévisions pour "renforcer la coordination de ses différentes chaînes " comme directeur de projet et responsable de l’innovation auprès du directeur de la stratégie de France Télévisions, Bastien Millot dont il est proche et qui l'avait particulièrement recommandé à Thierry Bert, en 2006.


Claude Lacaze, néophyte en matière audiovisuelle et sans que cela puisse être contestable, bien peu expérimenté (30 ans cette année), ne laissera pas un souvenir impérissable, c'est le moins que l'on puisse dire.

Il quittera ses fonctions à la fin du mois d’octobre, en même temps que son mentor Bastien MILLOT, lui aussi partant mais qui espère bien retravailler avec P. de Carolis sous une autre forme comme il l'avoue voliontiers.

Depuis février 2006, comme directeur de projet à l’innovation et de la création à France Télévisions, il aura repoussé avec une constante sans égal chaque nouveau projet qui lui était proposé, au motif qu'il n'était pas innovant!

Duhamel et Carolis n’ont rien à attendre du Conseil d’Etat.

Duhamel et Carolis n’ont rien à attendre du Conseil d’Etat.

Finalement c’est aujourd’hui que le projet sur l’audiovisuel de loi « finalisé » devrait être transmis au Conseil d’État. Il semble que l’hypothèse d’une loi en 2 parties (ou étapes) : la « pub » et la « structure », qui avait retenu un temps toute l’attention de l’Élysée ne serait plus de mise.

Si la suppression progressive aura d’énormes répercussions sur les finances du groupe, le projet d’entreprise unique » tel que plaidé par Carolis et téléguidé par le cabinet d’avocat de Jean-François Copé pose bien plus de questions qu’il n’apporte de réponse.

Du reste, personne ne s’en est peut-être aperçu mais depuis août 2000, France Télévisions est déjà juridiquement une entreprise unique à laquelle sont rattachées les filiales et les structures affiliées.

Juridiquement donc et selon plusieurs sources concordantes : il y aurait de très nombreux inconvénients à entrer dans une structure « monolithique » (style ORTF) où disparaissent les sociétés (les chaînes, entre autres) pour ne devenir que des marques, plutôt que de maintenir principalement les chaînes en tant que sociétés, personne morale distinctes, dans une structure U.E.S. (Unité Économique et Sociale) comme il en existe partout.

C’est là-dessus que les experts et autres juristes du Conseil d’État comme ceux du Conseil Constitutionnel, d’ailleurs, devraient se pencher plutôt que de savoir si la nomination du futur patron de l’entité audiovisuelle à venir par le Chef de l’État (pouvoir dévolu jusqu’alors au CSA), risque une censure constitutionnelle !

C’est sur ce point que Duhamel et Carolis fondent tous leurs espoirs. Pour Carolis qui a écrit un livre sur Bernadette, l’un des "sages" du Haut conseil, à savoir Jacques Chirac lui est acquise…Pourquoi au simple motif que le second qui est le mari de la première, soutiendrait-il Carolis…d'autant que ce dernier oublie sûrement qu’au moment de son élection à la tête de FTV la candidature de Duhamel en tant que n° 1 s’était heurtée à un veto catégorique.

C’est vraisemblablement dans cet « espoir » que Duhamel s’insurgeait contre ce qu’il appelle « les récentes attaques contre P.d. Carolis» de Frédéric Lefebvre député UMP spécialiste du secteur et ayant l’oreille du Chef de l’État dans une interview au JDD.

Il est visible que ni Duhamel, ni Carolis n’ont l’intention de se ranger aux visions de leur employeur, l’État. Parlez donc d’ailleurs de Duhamel à Jacques Chirac.

Quant à l’agacement, côté ministère de la Culture, où Christine Albanel qui aurait haussé le ton ces dernières semaines, s’agissant des soi-disant propositions de nouveaux programmes, aurait estimé que "le compte n’y était pas", il est évidemment bien fondé. Si Carolis continue sa fronde, de toute façon, le CA de FTV pourrait ne pas renouveler sa confiance à Carolis...et là, plus de polémique.

La démission du "rebelle" Carolis est donc plus que jamais d'actualité.

lundi 29 septembre 2008

"Patrick de Carolis démissionnaire, sera tout simplement remplacé".

"Patrick de Carolis démissionnaire, sera tout simplement remplacé", voila ce que disait Frédéric Lefebvre, au JDD. Lapalissade ou pas, en tout cas c'est exactement ce que la CGC Médias annonçait également, notamment le 11 septembre.


Nouvelles gesticulations de "l'entourage de Patrick de Carolis qui prétendrait bien accueillir l’annonce faite par Bercy des 450 millions d'euros uniquement pour France Télévisions". En cela, rien vraiment d'exceptionnel!! Ce n'est pas la première fois que, la cuisine étant bonne et le système bien huilé, ceux qui sont aux "manettes" sont prêts à toutes les contradictions mais aussi toutes les contorsions pour tenter de s'accrocher.


Une fois n’est pas coutume, l’autoproclamé porte-parole de la CGT à France Télévisions, l’ineffable Jef, fulmine "Ce n'est pas vrai!, cette somme est loin d'être acceptable". Refusant d'entrer dans une guerre de chiffres, il rappelle qu' "à l'époque, le chiffrage de la commission Copé ne correspondait déjà pas à la réalité…nos experts tablaient, eux, sur 1 milliards d'euros de pertes voire plus [...] là, on est bien loin du compte"."


Et de conclure le plus lapidairement qui soit "Avec un tel sous-financement, [Patrick de] Carolis ne pourra jamais gérer son groupe et il devra partir".


Après avoir, il y a quelques mois, le cas échéant le 28 février 2008, dans un document diffusé au niveau du groupe par la CGT, intitulé "un nouvel espace de négociation " prônant dès le 1er paragraphe de "poursuivre la construction du groupe" avec, au fur et à mesure du texte, la validation de la démarche Carolis, c'est-à-dire « l’entreprise unique,…la nécessité des chantiers…les transferts de salariés dans ce cadre vers FTV… », voila que la CGT lâche le pdg.


Il aurait dû savoir Carolis que cela n'aurait duré qu'un temps.

Il s'inquiète à présent, Jef, de l'avenir des salariés du groupe ; que ne s’en est-il préoccupé lorsque la CGC Médias qui l’a dénoncé dès le 2ème semestre 2007 et le combat par tous les moyens, a révélé dans de très nombreux tracts (voir les dizaines de publications sur ce blog) que ce qu’avait tenté de vendre Carolis à l’Etat, c’était tout simplement la casse des conventions collectives avec ses chantiers et ses soi-disant « synergies ».


Dans un récent article ("ils ne manquent pas d'air...), la CGC Médias donnait même le mode d’emploi que René Maisonneuve et Carolis, entre autres, comptaient mettre en place.

René Maisonneuve qui se lamentait juste avant son week-end – il convient ici de coller aux propos - « on est dans le schwarz total…on n’est même plus surs que le gouvernement opte pour l’entreprise unique [telle que FTV la voyait, ndlr]…comment va-t-on pouvoir continuer les « synergies » [ les transferts, ndlr]…et sans ces « synergies » comment va-t-on pouvoir licencier massivement derrière ?…Eh ! oui, ça ne servirait à rien ces « synergies » sans plan de licenciement massif ensuite. »

Voila comment Carolis et son dga voyaient l’avenir des chaînes de télé publique.

Et Jef de s’en inquiéter , il estvrai bien tradivement mais mieux vaut tard que jamais: "le budget étant insuffisant, il sera difficile de faire des économies sans réductions d'emplois. C'est pourquoi la direction tente de casser nos conventions collectives pour renégocier nos statuts", en prévenant "nous ne nous laisserons pas faire".

Il ne s'agit plus de savoir si Patrick de Carolis est encore l'homme de la situation! et de savoir si sur "le fond, il doit être en phase avec les objectifs de la réforme pour mettre son énergie à l'accompagner..." NON.

Patrick de Carolis n'a pas à accompagner quelque chose qu'il a lui-même préconnisé, en trahissant au passage les personnels. Il n'a bien entendu plus aucune crédibilité pour le faire

Patrick de Carolis a démontré que sa versatilité n'avait d'égal que ses admonstations et ses menaces: "Si le compte n'y est pas, je prendrai mes responsabilités".

Sa réforme - la réforme Carolis - a vécu. Il ne peut rester en place, se présentant le plus fallacieusement qui soit, comme le "rempart" indispensable pour faire obstacle aux odieuses "tentatives de (sa) déstabilisation" qu'ourdirait dans son dos le Chef de l'Etat.

Il n'y a plus de temps à perdre en vaines palabres"Patrick de Carolis démissionnaire, sera tout simplement remplacé" comme le dit, le titre.

Il est effectivement et dans ces conditions , plutôt juste et légitime que son remplaçant soit associé à la phase de la loi qui réglementera les structures à venir (U.E.S. entre autres) de France Télévisions.



samedi 27 septembre 2008

Carolis indubitablement sur le départ.

Comme l’indiquait la CGC Médias dès le 24 septembre, Bercy a bien adressé à Patrick de Carolis une fin de non recevoir.
Et comme s’il fallait encore une confirmation à ce dernier, en plus de Bercy, Matignon qui semble avoir repris la main depuis les déclarations intempestives de la ministre de Tutelle , le confirme: « rien ne sert pour Carolis de discuter sur cette question qui a été arbitrée au plus haut niveau par le chef de l’Etat ».

Le titre du dernier article de notre blog du 26 septembre : « 450 millions d'euros pour FTV pas un sou de plus...P.de Carolis l'a redit: "LE COMPTE N'Y EST PAS" », était d’ailleurs des plus conformes à ce que certains médias reprennent aujourd’hui.

Comme il l’a confirmé dès l’été sur les ondes et à la Presse, Patrick de Carolis n'a d’autre option que d’en « tirer toutes les conséquences » (dixit l’intéressé) et de donner sa démission.

Il ne s’agit donc pas d’image ou encore de notoriété de Carolis dans l’opinion mais de crédibilité.

L’homme n’aurait bien évidemment aucune figure, s’il ne mettait pas en application les règles qu’il a lui-même fixées, ses principes comme il dit.

Et si ces profonds désaccords avec l’Etat, principalement sur ce budget que rejette le PDG de France Télévisions n’était qu’un ultime baroud pour tenter de faire évoluer le montant du chèque qu’il négocie pour partir ?

Si ce n’était que le budget ! Seulement voilà, il y a aussi un autre point de désaccord qui porte sur les nouvelles orientations du groupe, à commencer par les cahier des missions et des charges des chaînes, concernant entre autres, les obligations de production et d’efforts dans le domaine de la création.

De plus l’Elysée, au regard des déclarations du futur sortant, s’interroge de plus en plus sur l’ « entreprise unique » telle qu’il a essayé de lui "fourguer", s’appuyant, il faut le redire, sur les préconisations du cabinet d’avocats qui salarie le président de la commission éponyme, à savoir la commission Copé.

Si l’Elysée est prête à promulguer le plus rapidement qui soit le texte sur la suppression de la pub, en revanche, il semble qu’elle préférerait discuter avec le prochain pdg (et ce serait bien naturel) de « la future structure », une UES par exemple, qui offrirait beaucoup plus de possibilités et surtout pourrait être beaucoup plus appropriée.

Tout cela avec une évidence maintenant totalement intégrée par tous, le fait que le PDG de France Télévisions ne puisse plus se maintenir.

vendredi 26 septembre 2008

450 millions d'euros pour FTV pas un sou de plus...P.de Carolis l'a redit: "LE COMPTE N'Y EST PAS"

"C'est se foutre du monde" pouvait-on entendre dans les couloirs des étages supérieurs du holding public après la dépêche indiquant le montant de 473 millions d'euros rendu public pour compenser la suppression progressive de la pub.

"Carolis est fini" confait, bien marri, l'un des responsables du groupe, ajoutant même "que voulez-vous, c'est lui et lui seul qui a affirmé que «si l'État ne lui donnait pas les moyens financiers de mener ses réformes, il s'en irait fin septembre »" (cf : ses déclarations sur RTL).


Ainsi donc comme le révélait la CGC Médias dans un article du 24 septembre 2008 , Bercy a fait savoir que ce n'était pas 1,2 milliards, encore moins 1 milliard, ni 845 millions (chiffre toujours annoncé par Carolis), encore moins 600 millions d'euros envisagés un temps mais 473 millions d'euros pour tout l'audiovisuel - point à la ligne.

En réalité France Télévisions ne percevra que 450 millions d'euros, les 23 millions restant iront à Radio France.
Certes, la compensation de la suppression de la publicité, devrait également se traduire par un budget 2009 qui prévoit 2,039 milliards d'euros alloués à France Télévisions, soit une hausse de 2,46% par rapport aux 1,99 milliard alloués dans le projet de loi de finances 2008, mais pour Carolis, redisons-le, "on est loin du compte".

En conséquence et pour éviter de devoir racheter un chapeau (il a mangé tout son stock de chapeaux, depuis des mois, P.d. C.) et surtout pour ne pas passer pour n'ayant pas de parole, il va s'exécuter et partir dans les jours qui viennent, comme il l'avait annoncé.

Il est plus que temps de penser à l'avenir de la télé publique plutôt qu'à l'avenir de ses "dirigeants".

Bastien MILLOT vire DELARUE avant son départ de France Télévisions.

Bastien MILLOT vire DELARUE avant son départ de France Télévisions.

Bastien Millot l'homme du Président Carolis en tant que Directeur délégué en charge de la stratégie , de l'innovation et de la communication depuis 2005, mais aussi parallèlement, nommé en 2006 vice-président de la Fondation d'entreprise France Télévisions et depuis 2007 Président directeur général de la filiale MFP et du GIE France Télévisions Services (FTS), vient de virer sans raison DELARUE avant son départ du groupe.

Selon nos informations, Mr DELARUE Directeur régional de MFP, l'une des 50 filiales de France Télévisions, établissement basé à la Réunion, vient d'être viré manu militari par le futur ex conseiller de Carolis.

Suite au rachat de I.C.V par le groupe France télévisions le 1er juillet 2007, Mr DELARUE vient d'être licencié, le 25 septembre 2008 par après 12 ans d'exercice dans les DOM (Antilles et Océan Indien) et plus de 20 ans dans le Service Public (France 3 et "La Une" à l'époque ).

Il semble bien que pendant les 9 mois où Bastien MILLOT a été directeur général de la filiale MFP , il n'a jamais ni lu rapports de gestion, ni pris connaissance de la stratégie mise en place face à une situation domienne très délicate, ni eu le moindre échange avec lui qu'il s'agisse d'échanges épistolaires ou oraux.

Bastien MILLOT ne s'est jamais préoccupé de la situation de cet établissement ultra-marin, certes situé à 10.000 kms de son ancrage parisien et de surtout de ses diverses considérations politiques plus absorbé par le mandat de conseiller régional de Picardie, en remplacement de M. Antoine Lefèvre, élu dimanche sénateur de l'Aisne, qu'il exercera par à compter du mois prochain.

Du reste Bastien Millot a déjà sévi en "politique" puisque au début des années 2000 il s'est fait "remarqué" (c'est peu dire) du côté de la mairie de Beauvais.

Bien que "chef d'entreprise" d'une société filiale de France Télévisions, Bastien MILLOT ne s'est jamais préoccupé de la production audiovisuelle à ce niveau...à près tout, ce n'est jamais que l'argent des contribuables, Monsieur le futur conseiller régional !

jeudi 25 septembre 2008

"Refuser l'entreprise unique, conserver l'attachement à sa chaîne et de facto sa couverture conventionnelle collective

Le SNPCA-CGC affilié à la Fédération CGC des Médias, ne peut que se féliciter du ralliement de "l'intersyndicale de France Télévisions (SNRT-CGT, CFDT, CFTC, FO, SNJ, SUD, CSA, SITR, SRCTA-UNSA, SNJ-CGT)" à son combat, à ce que nous dénonçons et martelons depuis septembre 2007 , à savoir la volonté de P.de Carolis de sortir des conventions collectives.

Il aura falu attendre ce jeudi 25 septembre 2008, soit environ un an après les premières interventions de la CGC Médias ( voir les très nombreux articles dans les archives de notre blog, en l'occurrence un de nos tous derniers papiers sur le scénario très clair que Carolis voudrait faire avaler aux salariés) pour que certains découvrent ce contre quoi nous menons une guerre de tous les instants, les chantiers, la charte, l'entreprise unique donc plus adhérente de l'AESPA et par conséquent l'abandon de toute convention collective.

Point besoin d'une "pétition" pour assurer "la pérennité des conventions
collectives qui précisent les avantages sociaux du personnel du groupe public"
(dixit l'intersyndicale).

Nos actions, nous, sont judiciaires et faites de lobbying. France Télévisions méprise tout au long de l'année les organisations syndicales, passe outre des droits d'alerte toujours actifs sur France 2, France 5 et France 3 (au grand dam de la CGT qui avait pourtant en CCE demandé sa levée !!!), alors pensez donc une pétition!

Il est d'ailleurs curieux de découvrir, aujourd'hui, que certaines organisations syndicales réclament par voie de pétition ce qu'elles ont elles-même validé en CE et CCE jusqu'à l'appeler de leurs vœux en séance ou par voie de publications : la charte organisationnelle qui viole la loi actuelle, les chantiers qui consacrent les transferts de salariés de France 2, France 3 et France 5 vers une entreprise unique non adhérente de l'AESPA par conséquent hors de toute convention collective.

La seule différence, mais elle est de taille, qui existe entre la CGC Médias et l'intersyndicale de France Télévision, c'est que contrairement à ce que dit cette pétition qui "entend répondre au projet du gouvernement d'adopter un projet de loi sur l'avenir de l'audiovisuel public qui vise notamment à faire de France Télévisions une société unique au lieu d'un groupe de sociétés (une par chaîne) chapeautée par une holding", ce n'est pas le cas échéant le gouvernement mais bel et bien Carolis, comme nous n'avons cessé de l'affirmer haut et fort, qui a tout concocté.

Il est bien tôt mais surtout bien fallacieux "d'alerter les salariés de l'audiovisuel public sur la volonté des employeurs de faire éclater les conventions collectives" régissant d'une part le personnel technique et administratif, d'autre part les journalistes, "ainsi que l'ensemble des accords d'entreprise qui couvrent la quasi-totalité des personnels de nos sociétés".

Alors que, contacté sur cette "soi-disant volonté des employeurs", le Président de l'AESPA (donc du collège des 6 entreprises de ces employeurs de l'Audiovisuel Public), nous a affirmé surpris mais très clair, "n'avoir jamais au grand jamais voulu faire éclater les conventions collectives" et surtout "n'avoir aucun mandat du gouvernement pour le faire".

L'intersyndicale peut bien le dire mais ces allégations sont à 100.000 lieues de la réalité.
NON. Seul Carolis et son équipe, conseilleur en chef, son DGA René Maisonneuve transfuge de Thalès où il avait déjà sévi en la matière, ont cette volonté.

René Maisonneuve qui à l'extérieur affirme que s'il avait eu un avis à donner, peut-être que ...!!!! mais il exécute les demandes et surtout la politique de son patron Patrick de Carolis. C'est lui qui lui a demandé ces transferts....il le dit volontiers à qui veut l'entendre. Les transferts se traduisant par des "synergies" (comme il l'indique en CE) qui, toujours comme il l'affirme devant une trentaine de témoins en CE "conduiront à terme à ce qu'il n'y ait plus aucun salarié dans les chaînes" , c'est comme le lui a confirmé P.d.C."la seule solution".
Et qui dit "synergies" pour René Maisonneuve, toujours sur propositions de P.d.C, dit suppression de postes derrière et dégraissages massifs à moindre coût.

Alors aujourd'hui, il est déboussolé René Maisonneuve. Il n'a pas vu une traitre "broque" du texte de loi, pas plus que P.d.C ni sa garde rapprochée. Il n'est même plus sûr que l'Etat conserve leur vision erronée ( la sienne et celle de P.d.C) d'entreprise unique.
Si bien qu'il ne sait plus comment il devra s'y prendre ?! Son raisonnement a du plomb dans l'aile: plus d'entreprise unique, plus de transferts, plus de synergies et donc plus de licenciements en nombre à la suite....

Il est perdu et P.d.C qui sur le sujet comme sur tant d'autres, à présent, est inscrit aux abonnés absents. Les voilà bien pris à leur mascarade. Ils ont raconté salade sur salade aux quelques syndicats qui ont accepté le rendez-vous ou encore aux élus des CE et CCE alors qu'ils n'avaient pas la plus petite idée de ce que pourrait être le texte de loi final.

"Cette démolition programmée des acquis sociaux" comme l'écrit l'intersyndicale, c'est bien P.d.C accompagné entre autres de René Maisonneuve, qui est allé la proposer en haut lieu, n'en déplaise à certains.

L'intersyndicale peut bien inviter les salariés de France Télévisions "à signer une pétition" mais pas comme, elle l'écrit trompeusement en une phrase pour " soutenir l'intersyndicale" mais bien pour "refuser [comme la CGC Médias] l'entreprise unique, conserver l'attachement à sa chaîne et de facto sa couverture conventionnelle collective" ( voir notre 2 ème lettre d'info sur le sujet du 5 septembre)

PS: P.d. C a quand même eu le temps de passer au pot du Service des Sports, aujourd'hui, contrairement au CE de France 2 ( dans lequel il ne met quasiment jamais les pieds) pour confirmer aux équipes combien il les soutenait et comment il avait l'intention de se battre et ne pas baisser les bras! [cette bonne blague]

mercredi 24 septembre 2008

Bercy a adressé une fin de non recevoir à P.de Carolis

Patrick de Carolis va « tirer toutes les conséquences » (dixit l’intéressé) dans les jours qui viennent, de la fin de non recevoir de Bercy.

La CGC Médias confirme comme elle le fait depuis plusieurs jours sur son blog (entre 150 et 200 connexions jours) le départ du pdg de France Télévisions qui indiquait sur les ondes et dans la presse, notamment en juillet au Parisien/Aujourd'hui en France qu'il "ne portera[it] pas un projet sous-financé" en ajoutant "dans ce cas, j'en tirerais toutes les conséquences pour moi".

Il vient d’être prévenu que Bercy ne lui accorderait pas la énième rallonge qu’il réclamait. Dès lors, il n’a d’autre choix que de coller à ses déclarations, en tirant toutes les conséquences de cette fin de non recevoir et en donnant donc sa démission.

Il s’est d’ailleurs vu rappeler que ce "projet sous-financé" qu’il évoquait, c’était le sien. Que ce "projet sous-financé" qu’il n’avait cessé de mettre en avant violant alors la loi d’août 2000, il en était à l’origine…que c’était bien sa réforme ; celle qui prévoyait de sortir des Conventions Collectives, à terme tous les personnels (dixit René Maisonneuve DGA et maître d’œuvre de ce cynique processus, c'était la sienne.

Il avait sans doute la mémoire courte P.de Carolis. Il a vite oublié qu’après que le SNPCA-CGC ait révélé au cours du 1er semestre 2007, l’existence d’un plan de départ en retraite (600 salariés supposés concernés) auxquels la direction du groupe avait cru judicieux d’ajouter 300 autres départs dits« naturels » non remplacés, ce qui portait le chiffre à 900 au total, il a dû avouer en haut lieu que fin 2007 il n’aurait probablement que 36 demandes sur 900 (9 à F2, 26 à F3 et 1 à F5).

Que ce n’est qu’à ce moment là où voyant le peu de crédibilité qui lui était alors accordé, il a proposé ce plan, cette réforme avec sa charte organisationnelle, celle qu’il a demandé au cabinet qui venait de recruter JF Copé de concocter, celle avec ses chantiers, celle dont il annonçait, il y a encore quelques jours à la presse, notamment dans un entretien au Figaro « qu’elle ne serait pas sans conséquence sociale pour salariés du groupe ».

Salariés du groupe pour lesquels, il n’a jamais eu la moindre considération, ceux qu’il raye d’un trait de crayon du « grand tableau des effectifs » par une phrase lapidaire qu’il prononçait, il a quelques semaines qu'"en tant que patron d'un bateau qui a 11.000 personnes", il n'était pas "dans une logique affective". En ajoutant, tant pis pour les salariés "quand je fais mes calculs à la veille d'une négociation financière importante, il est nécessaire qu'on se dise les choses clairement."

C’est bien vrai tout cela et les salariés qui ne sont pas à votre égard dans "dans une logique affective" sont néanmoins d’accord avec cette dernière proposition : " il est nécessaire qu'on se dise les choses clairement.".

Ils vous le disent tous aujourd’hui très clairement : vous n’avez pas hésité à les sacrifier, fuyant vos responsabilités en mettant tout sur le dos de l’Etat alors que c’est vous et uniquement vous qui lui avez proposé cette réforme, votre réforme, dont soit dit en passant vous avez ajouté en haut lieu qu’elle avait "l’aval des syndicats", vous leur avez menti.

Les salariés ne veulent plus être pris entre vous et le pouvoir; ne veulent plus servir de monnaie d’échange à votre utopique maintien ; ne veulent plus être les otages d’une poignée qui pensent plus à leur sortie qu’à l’avenir de ces femmes et ces hommes qui les ont pourtant « servis» fidèlement.

Ils se souviennent, eux, avec difficulté il est vrai, du temps où la crédibilité de l’animateur « Des racines et des ailes » était dans tous les esprits…aujourd’hui, ils estiment que si "crédibilité" a encore un sens alors ils n’attendent qu’une chose que la discussion en cours sur votre chèque de départ se termine le plus vite possible.

Ils attendent, Monsieur Carolis que vous fassiez, au nom de la crédibilité, ce que vous avez déclaré devoir faire "en tirer toutes les conséquences" en partant.

Vous ne pouvez plus conduire, à présent quelque mutation que ce soit dans l’audiovisuel public….Vous n’avez plus la confiance des personnels que vous n’avez pas hésité à laisser tomber…Vous n’êtes tout simplement plus l’homme de la situation

mardi 23 septembre 2008

Le successeur de P.de Carolis sera bien nommé après son inévitable démission par le CSA

Las des prises de positions incessantes de P.d Carolis qui ne cesse de prendre à la moindre occasion l'opinion à témoin et fait de se victimiser, les pouvoirs publics lui ont soufflé à l'oreille par personne interposée, que son chantage aux "pépettes" n'avait plus aucune chance de prendre.

Ses menaces perpétuelles, dernières en date celles de l'été où, en juin, Carolis affirmait donner sa démission fin septembre si «le compte n’y [était] pas» concernant les subsides que l'Etat devrait verser suite à la suppression de la pub, n'impressionnent plus personne.

Certains mêmes attendent avec impatience les quelques jours qui les séparent d'octobre sur l'air "Le Chef de l'Etat ne cède pas au chantage des pirates des mers somaliens, pourquoi donc devrait-il céder au chantage médiatique de celui qui, il ya a peu, qualifiait son analyse de "stupide" ". Découvrir Carolis mettre enfin ses menaces à exécution, faute de voir s'évanouir définitivement le semblant de crédibilité qui lui reste disparaître, c'est la prochaine étape.

Dès lors, la présentation de la nouvelle loi est reportée pour la 3ème fois, cette fois-ci pour la mi octobre après l'échéance de la fin septembre. Plus besoins de se poser la question, le compte n'y étant pas et puisque c'est "celui qui dit, qui y est" le PDG de FTV partant c'est le CSA qui sera chargé de nommer le successeur de P.de Carolis [la loi n'étant, de toute façon, pas encore passée].

On comprend mieux pourquoi le projet d'entreprise unique telle que le "préconisait" P.de Carolis est même aujourd'hui sujet à caution. D'où l'idée pour l’Elysée de dédoubler la loi et de procéder en deux temps; un premier volet avec un texte législatif entérinant les conséquences financières de la suppression progressive de la pub, l’autre, plus "politique", sur la nomination du professionnel qui sera chargé le plus logiquement qui soit, de gérer l'évolution de France Télévisions vers une nouvelle structure.

Il n'est pas inutile de redire que le scénario de l'U.E.S.à l'instar de l'INA ou de grands groupes comme France Télécom y commpris des groupes audiovisuel comme AB Groupe où les sociétés (de télédiffusion en l'occurrence) gardent une existence et une assise juridique et un socle social (le cas échéant les conventions collectives), refait surface à juste titre.

En un mot comme en cent, ils sont de plus en plus nombreux ceux qui doutent que les seules pistes prônées par Carolis n'aient eu la plus petite crédibilité...Après tout, c'est lui qui est allé "vendre" sa réforme à l’Elysée; le même qui maintenant essaie de lui en faire endosser la responsabilité.

Et dire qu'il y a peu, P.de Carolis disait à qui voulait l'entendre "je réussis tout ce que j'entreprends" !!!! Cela laisse pantois.

lundi 22 septembre 2008

Bastien MILLOT démissionne de France Télévisions

Le directeur délégué de France Télévisions auprès du P.de Carolis, en charge de la stratégie, de l’innovation et de la communication, Bastien Millot, ex-directeur-adjoint de cabinet de Jean-François Copé alors ministre du Budget, et ami du député-maire de Meaux(avocat dans le cabinet d'avocats qui ne cesse de prôner par son intermédiaire "l'entreprise unique")", démissionne de France Télévisions.

Ayant sûrement anticipé l'inévitable démission de P.de Carolis suite aux propos que tenait ce dernier sur RTL «si l'État ne me donne pas les moyens financiers de mener mes réformes, je m'en irai fin septembre » , le directeur délégué mais aussi le PDG de FTS (France Télévisions Services) tout comme le président de la nébulleuse filiale de production MFP passée de moins de 10 salariés à près de 200, quitte le "paquebot" qui prend l'eau de toute part avant que n'intervienne l'inéluctable annonce de Carolis donnant enfin un sens à ses propos et les metteant en application, à savoir démissionner lui aussi du holding public.

A moins que son départ n'ait été précipité par le communiqué émanant de la direction de la "stratégie, de l’innovation et de la communication" que lui a demandé d'adresser P.de Carolis visant à lancer une procédure judiciaire contre un responsable UMP sur ses propos tenus s'agissant de la couverture des JO paralympiques par FTV; le même P.de Carolis qui lui mettrait à présent sur le dos l'initiative de ce communiqué.


A l'instar de son ami JFC qui cumule emplois et charges à outrance, il dit "vouloir relever un nouveau défi, en se lançant dans la création de sa propre entreprise"; et d'ajouter -comme si cela ne devait pas suffire - "devenir également, à compter du mois prochain, conseiller régional de Picardie, mandat qui revêt une importance toute particulière à ses yeux, tant par l’attachement qu'il a pour sa région natale que par la volonté qu'il a de s’engager à nouveau dans la vie publique".
Un conseiller régional/Chef d'entreprise en plus, en voila un cumul d'activités...et si sa société travaillait par la suite pour la télé publique, que le hasard ferait bien les choses!!!

Il indique, dans les semaines qui viennent, "se mettre en congés de l’ensemble de ses responsabilités professionnelles au sein du groupe France Télévisions".

Il dit "mettre à profit cette "période" [de préavis donc... jusqu'au mois prochain...assez court somme tout!] pour rencontrer "les salariés" [de FTS] afin de gérer cette nouvelle situation dans les meilleures conditions".

Son bras droit, Guillaume Eckerlein qu'il a fait venir des hôpitaux de PARIS, englué pour l'heure dans une histoire de contrat signé pour succroit temporaire d'activité malgré le refus du chef de service à un cdd jusqu'au 1er janvier 2010, pourrait selon toute vraisemblance suivre le parrain de ses enfants et quitter lui aussi France Télévisions.

On devrait connaître dans les prochains jours, au pire dans les prochaines semaines, quel professionnel (une chose est sure, il ne s'agira pas d'un journaliste) succedera à P.de Carolis.

Carolis pris à son propre « jeu » devrait remettre sa démission.

Carolis pris à son propre « jeu » devrait remettre sa démission.

Le président de France Télévisions qui a affirmé que «si l'État ne lui donnait pas les moyens financiers de mener ses réformes, il s'en irait fin septembre » (cf : ses déclarations sur RTL) n’a plus à présent qu’une issue : sa démission.


En effet, après avoir tenté de mystifier les représentants du personnels, les syndicats en les recevant les uns derrière les autres, depuis plusieurs jours pour leur livrer comme il l’écrit dans ses mails, les soi-disant « dispositions du futur projet de loi » (projet dont il n’a pas évidemment connaissance mais auquel il prétend le plus fallacieusement qui soit avoir été associé – tu parles !), il a également affirmé à qui voulait l’entendre qu’il tenait de la bouche de la ministre, la garantie de son maintien par le président de la République à la tête de France Télé. Il n’en a jamais rien été.

Comme l’indiquait dès le milieu de la semaine dernière la CGC Médias, Nicolas Sarkozy a bien reçu Christine Albanel vers 18 heures, vendredi 19 septembre, au palais de l'Élysée pour rendre les derniers arbitrages concernant le projet de loi audiovisuelle (il semble qu’il reste encore quelques flottements).
Il semble bien que les dernières déclarations intempestives et récurrentes de la presse comme de la ministre, ces dernières semaines, aient agacé au plus haut point.

Le chef de l'État a d'ailleurs émis des doutes sur la nécessité d'une entreprise unique pour France Télévisions que très curieusement Christine Albanel plaide, à présent, après que Jean-François Copé qui n’ai cessé de lui souffler à l’oreille que ce projet concocté par le cabinet d’avocats pour lequel il travaille pour Carolis, était la seule façon de moderniser le groupe public. Il y a de quoi s’interroger sur qui influence qui ?!

Le chef de l'État s’est, en conséquence, interrogé sur la structure juridique ad’ hoc qui pourrait être celle de France Télévisions… la pertinence d’une U.E.S (unité économique et sociale) qui a toute les apparences et le cadre d’une unité au sein d’un même groupe reste une véritable option pour France Télévisions.

C’est vraisemblablement pourquoi, le président de la République a manifesté le désir de scinder la loi audiovisuelle en deux lois :

- Un volet serait bien consacré à la suppression progressive de la publicité avec ses mécanismes de la publicité et prévoit les compensations financières.

- Un autre volet serait dévolu au type de structure juridique que privilégierait l’État et à la nomination du pdg de cette structure, aujourd’hui le holding France Télévisions.

Cette indispensable distinction, la CGC Médias l’a toujours faite et ce depuis le 2ème semestre 2007.
En effet, si la suppression progressive de la publicité est clairement une volonté du Chef de l'État, la future structure, la gouvernance et la charte organisationnelle du concept d’entreprise unique, c’est depuis 2007 totalement et entièrement P.de Carolis.

Ce que le Président de la République ne connaissent pas, ce que ni la ministre, ni ses conseillers et autres proches du dossier ne connaissent, c’est le montant exorbitant de la facture en milliers d’euros payés en consultations et autres scénaris que France Télévisions a réglé aux divers cabinets d’avocats qui ont planché sur le sujet sans que l'Élysée n’ait formellement demandé quoi que ce soit.

Ce qui prouve, une fois encore et si besoin était, que Carolis n’est plus depuis bien longtemps en phase avec son « employeur » qui repousse maintenant l’examen des 2 volets de cette loi au 15 octobre en Conseil des ministres.

La fin septembre arrivant à grands pas et les négociations avec Bercy qualifiées "d'horribles" et de "vaste fumisterie" relayées régulièrement par quelques fidèles (de moins en moins nombreux d’ailleurs), ne permettent plus à Carolis de se maintenir; il n'a qu'un choix celui de démissionner comme il l'a dit.

L'argent qu'il réclame depuis l’été dernier, notamment après être allé plaider pour une 2ème coupure du pub, (souvenez-vous) n’étant pas au rendez-vous, il l’a dit et il fera donc comme il l’a dit : il démissionnera fin septembre.

Il n’y a donc pour Carolis qu’une seule issue, celle de la crédibilité.
Point n’est besoin des avis moins tranchés de certains qui prédisent encore que : "s’il est vrai que pour l'instant ses positions et celles de Bercy sont assez éloignées, elles finiront bien par se rapprocher et que ce faisant ce serait dans l'intérêt de tout le monde."
NON…Ce ne serait un bien pour personne que celui qui tente de cacher sa réforme derrière celle du Chef de l'État, reste après toutes ses déclarations belliqueuses envers lui l’accusant au final d’être LE RESPONSABLE du grand chaos social qui pourrait résulter de ce que Carolis, et lui seul, est en train de mettre en place.

vendredi 19 septembre 2008

Guillaume ECKERLEIN DGA de FTS embauche un CDD jusqu’en décembre 2009 soi-disant pour surcharge de travail.

Guillaume ECKERLEIN DGA de FTS embauche un CDD jusqu’en décembre 2009 soi-disant pour surcharge de travail.

Guillaume ECKERLEIN, cet ex des hôpitaux de PARIS a des pratiques bien « étranges » et ce n’est, ici, qu’un euphémisme.
Malgré l’avis défavorable de son Chef de Service qui a pu au cours d’un mois de cdd de remplacement, juger le travail de l’intéressé et ne pas souhaiter poursuivre la collaboration, le salarié en question a été embauché pendant plus de 15 mois en « accroissement temporaire d’activité ». Contrat que l’on ne peut plus rompre et où, même s’il l’était, le salarié hors l’entreprise percevrait l’intégralité des 15 mois de salaire.

« Accroissement temporaire d’activité » sur 15 mois de qui se moque-t-on ? Il convient de noter au passage le caractère temporaire: 15 mois.

Voyant extralucide, Guillaume ECKERLEIN, pour imaginer une surcharge de travail jusqu’au 1er janvier 2010 ou bien gestionnaire d’un autre type aux procédés peu orthodoxes !? Il a beau avoir tissé des liens privilégiés, hors la société, avec le PDG de FTS, cela ne lui autorise pas ces manquements graves à la bonne gestion rigoureuse d’une entreprise.

Renseignements pris, pas plus de surcharge que de beurre en branche ; l’un des salariés CDI du secteur s’est même vu « délesté » de son activité habituelle pour trouver du travail au « surchargé ». Concernant ce contrat, le SNPCA-CGC a eu beau saisir la DRH, les contrats FTS leur échappant – bizarre, non – rien malheureusement, n’a pu être fait.

En revanche, le SNPCA-CGC saisit officiellement, ce jour, l’inspection du travail qui relève plus, selon toute vraisemblance que du passe-droit plutôt que de la nécessité de service

Guillaume ECKERLEIN n’en est pas à sa première : en date du 9 septembre 2008, après la décision unilatérale qu’il a prise de reporter pour la 3ème fois sinon la 4ème la tenue d’une commission paritaire le SNPCA-CGC a reçu de lui un courrier des plus flous envoyé aux délégués de France 2, France 3 et FTS.
Courrier où il tente de faire porter la responsabilité de cette annulation sur un syndicat qui aurait fait une demande d’annulation sous couvert d’un soi-disant délai de 10 jours (de quel délai s’agit-il ?) ; syndicat qui lui répond le 17 septembre de la sorte : « c’est vous-même qui avez signalé ce fait à ma secrétaire »


Le SNPCA-CGC lui a également adressé un courrier portant sur 4 questions : « Quel syndicat vous a saisi du non respect des 10 jours que vous évoquez ? A quel texte et quelle règle y faisant référence faites-vous allusion ? Dans quelles formes avez-vous été formellement saisi ? Y a-t-il dans le texte auquel vous vous référez, un mode précis de saisine sous peine d’annulation de la dite saisine ? »

NON, Mr ECKERLEIN si ces pratiques ont cours ailleurs, en aucun cas notre syndicat ne les cautionnera. Nous n’allons pas en rester là et tous ceux qui ont signé, validé et engagé malgré l’avis du chef de service l’intéressé vont devoir non seulement rendre des comptes mais surtout en tirer toutes les conséquences.
Paris, le 18/09/08

Carolis a dû oublier ce que conscience veut dire.

L’article L.761-7 du Code du travail prévoit que tout journaliste qui n’est plus d’accord avec les orientations ou la philosophie de l’entreprise, démissionne en faisant jouer ce qui est appelé Clause de conscience.

Patrick de Carolis qui menaçait en début d’année le chef de l’Etat par voie de presse : "Je ne porterai pas un projet sous-financé, j’en tirerai toutes les conséquences." Le même Patrick de Carolis après que Nicolas Sarkozy ai trouvé, le 30 juin, que "les programmes de France Télévisions ressemblaient encore trop à ceux d'une chaîne privée", répliquait au Président de la République qu'il trouvait ce type de jugement "faux", "stupide" et "injuste".

Que signifie donc « conscience » pour Carolis ? Lui qui essaie depuis des mois et des mois de reporter sur son « employeur » les effets désastreux de sa réforme avec les inévitables « conséquence sociales » comme il les appelle, celles qu’il est allé vendre en haut lieu sacrifiant à moyen terme ¼ des effectifs du holding pour essayer sauver son poste jusqu’en 2010.

CAROLIS DOIT EN TIRER LES CONSEQUENCES ET PARTIR comme le dit depuis plusieurs semaines la CGC MEDIAS et se souvenir, s’il se rappelle qu’il a été un jour journaliste , faire jouer la conscience qui lui reste puisqu’en total désaccord avec les orientations et l’analyse de son employeur (dans ses dernières publications « Carolis doit partir » 2/07/08, hier encore « P. de Carolis ne survivra pas à la nouvelle loi » du 18/09/08 )

En annonçant dès hier, la convocation à 18h à l'Elysée pour ce vendredi 19/09 de Christine Albanel, entre autres suite à ses diverses déclarations et son intervention à la fête de l’huma, notamment pour lui signifier que le sort de Carolis était scellé…éliminé, carbonisé écrit la presse de ces 2 derniers jours, la CGC Médias était donc particulièrement bien au fait.

Quant à un soi-disant texte de loi imaginaire d’une soi-disant « mouture définitive du projet de loi audiovisuelle qui vient soi-disant d'être envoyée au Conseil d'État pour avis » tout ceci n’est qu’élucubrations et bêtise. Dans le projet de loi ne figure absolument pas ceci "les présidents des sociétés France Télévisions, Radio France et de la société en charge de l'audiovisuel extérieur de la France sont nommés par décret pour cinq ans parmi les représentants de l'État (...)".
Si un petit malin avait cru pouvoir, à un moment, utiliser pour lui l’adage « on n’est jamais mieux servi que par soi-même » pour glisser une telle disposition dans un document non finalisé et surtout non validé, et tirer ensuite les marrons du feu, aujourd’hui cette tentative a avortée.

Une chose est sure Carolis n’est plus à sa place pour mener quelque réforme que ce soit.
La CGC Médias le redisait il y a peu, « oui à France Télévisions, le changement de « capitaine » est indispensable, inévitable, à prévoir sans délai et sa seule planche de salut mais il doit s’inscrire en rupture avec l’existant et son "parachutage" ne pas être sujet à polémiques.Il doit s’agir d’un professionnel reconnu de tous capable de gérer un tel paquebot en perdition, d’y engager les réformes de fond afin de le faire voguer de plus belle. »

jeudi 18 septembre 2008

P. de Carolis ne survivra pas à la nouvelle loi.

P. de Carolis a beau expliquer qu’il n’est pas isolé et qu’il est victime de « la problématique où la télévision française, loin d’être isolée, à l’instar d'autres diffuseurs publics, comme la BBC ou la télé espagnole sont tenues d'opérer "des coupes sombres" dans leurs effectifs » et qu’ il n’est responsable de rien et que c’est le pouvoir qui l’a obligé, il ne survivra pas à la nouvelle loi.

Son rapprochement de circonstance avec la ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel qui devrait inaugurer à Arles, le 9 octobre, le forum aux côtés du Pdg de France Télévisions venu en voisin, n’y changera rien.

Du reste, la présence de la ministre à la fête de l’huma et les déclarations qu’elle y a tenu notamment sur le maintien du précité à France Télévisions, ont agacé au plus haut point. Autrement dit, ce serait le Président de la République dans le projet de loi qui nommerait mais avant même le texte débattu au Parlement, ce serait la ministre qui indiquerait avant le choix donc du Chef de l’État, le nom de la personne à choisir (en l’occurrence, à maintenir).

C’est dans un tel contexte que la ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel doit se rendre à l’Élysée, en fin d'après midi demain, pour s’expliquer.

Si P.de Carolis pensait donc s’en sortir avec un éventuel « deal » passé avec la ministre, il s’est lourdement trompé. Ces stupides calculs pour reprendre un qualificatif qu’il a utilisé il ya peu, n’ont eu qu’un effet : aggraver son cas.

Ils ne manquent pas d'air les Duhamel, Carolis et consort....

Lundi 15 septembre, à l'appel du Mouvement du 2 juin "pour que vive la télévision" Patrice Duhamel, directeur général de France Télévisions, suivi de Thierry Langlois et quelques responsables du groupe étaient bien présents dans la salle au milieu de nombreuses personnalités du spectacle, de la politique, de professionnels de l'audiovisuel (producteurs, auteurs, acteurs, techniciens...) au théâtre du Châtelet à Paris pour soi-disant "exprimer les inquiétudes sur la réforme de l'audiovisuel public initiée par le gouvernement" .

ils ont quand même un sacré culot ces Duhamel, Langlois, Carolis, Maisonneuve et les autres d'oser s'afficher aux côtés de ceux qui ont toutes les raisons de s'inquiéter ... mais de leur réforme.

Celle de Carolis qui, mystification ultime, prétend se drapper soudainement en "chevalier blanc" de la télé publique qu'il déclare vouloir sauver des griffes de cet affreux dragon étatique portant cette soi-disant réforme audiovisuelle.

Carolis, Duhamel et le dernier carré de leurs lieutenants en défenseur des salariés de France Télévisions, vaste supercherie.

Certes il ya eu l'annonce du 8 janvier mais Carolis, Duhamel et les autres s'en sont servi pour abuser tout un chacun en prétendant défendre les nombreux collaborateurs du groupe face à l'inique réforme audiovisuelle que l'Elysée, le Gouvernement, la Tutelle lui aurait soi-disant demandé de mettre en place. Tout cela n'est qu'écran de fumée et cynisme éhonté.

C'est sa réforme dont il faut s'inquiéter, celle qu'il est allé vendre partout où il a cru devoir la vendre. Celle dont il fait porter l'entière responsabilité sur le Chef de l'Etat, dont il n'hésite pas, au passage, à qualifier la vision de stupide sur les ondes radio.
C'est bien la réforme inique de Carolis, celle qu'il a secrètement concocté avec Duhamel, Maisonneuve et une petite poignée d'affidés.

La réforme de P.de Carolis, sa réforme celle qu'il présente à la dernière conférence de presse étriquée où il dit "Je veux" (pas le Gouvernement veut)
- celle qui vise à promouvoir l'entreprise unique (alors qu'elle existe de facto depuis la loi d'août 2000),
- celle qui vise à vider progressivement les chaînes de leurs salariés par services entiers
- celle qui vise à les sortir de leur Convention Collective et à les priver d'une vraie couverture sociale
- celle dont il accuse fallacieusement le Gouvernement alors qu'il en est à l'origine depuis plus d'un an et dont il dit à la Presse "cette nouvelle organisation, inscrite dans le projet de loi, ne sera pas sans conséquences sociales."

Autrement dit ces "conséquences sociales" qu'il évoque, entre autres, au Figaro fin août, il n'en serait pas responsable ! "Cette nouvelle organisation inscrite dans le projet de loi" ne serait pas de son fait.... il n'aurait rien à y voir!!

Même pas le courage de ses opinions, de ses actes, de ses propos....à part se maintenir coûte que coûte à la tête d'un navire qu'il est en train de couler lui-même entraînant des centaines et des centaines de salariés vers le fond, il n'a qu'une phrase à la bouche " Je suis là jusqu'en 2010, j'ai l'assurance de L'Elysée et du Ministère"

Aucun programme, aucune vision ni à court, ni à moyen terme et encore moins à long terme...seul sa survie à la tête du groupe public dont beaucoup disent ouvertement aujourd'hui qu'elle n'est plus envisageable.

mardi 16 septembre 2008

Renaud Revel, journaliste à l'Express se lâche au sujet de la suppression du Médiateur sur France 2.

Renaud Revel, journaliste à l'Express se lâche au sujet de la suppression du Médiateur sur France 2 et indique le 17 septembre:( cliquez pour découvrir l'article)



"la suppression de ce rendez-vous, peu suivi il est vrai et passablement soporifique", "C’est très bien" écrit-il.



Et d'ajouter " Pour des raisons sans doute budgétaires, France 2 a décidé de supprimer ce rendez-vous qu’est « L’hebdo du médiateur », une micro-émission que présentait jusqu’ici Christian-Marie Monnot, et que l’on retrouvera désormais sur le site Internet de la chaîne."