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vendredi 21 novembre 2008

Questions de Françoise Laborde Déléguée Syndicale CGC Journalistes à Frédéric Lefevre porte-parole UMP

Ce jeudi 20 novembre, Françoise Laborde Déléguée Syndicale CGC Journalistes, a posé en direct à Frédéric Lefevre porte-parole UMP, une question en 2 parties sur fond d'inquiétudes des salariés des chaînes de France Télévisions.

Après que la première partie ait été plus ou moins éludée, la deuxième partie renvoie Carolis à sa déclaration devant les députés PS sur les 900 salariés "partants" à ne pas remplacer...quant à la pérennité juridique des chaînes ?????

Un petit mot sur le COM (Contrat d'Objctifs et de Moyens) que Carolis a signé avec l'Etat et qui est abordé sur le plateau de Jean-Marc Morandini, il n'a jamais été respecté mais de toute les façons, il ne garantit absolument pas le versement de ces 450 millions! Redisons-le, s'agissant par exemple du passage au "Global Médias" que la commission Copé mettait en avant et qui fait partie intégrante du COM au travers de 16 pages dudit document finalement parafé début 2007...ce volet n'a jamais été ni mis en oeuvre, ni respecté comme la quasi totalité des dispositions du reste, contrairement aux engagements pris par Carolis. voir notre prcédent article sur le sujet intitulé : "Carolis entendu par la commission voudrait convaincre les députés de faire le "sale boulot".... ")

Cerise sur la gâteau, les 450 millions "fruit du difficile travail de comptage de la commission Copé" que l'Etat s'est engagé à verser ont été "validés" par Carolis. Vous savez, Carolis qui réclamait 845 millions d'euros (sans la rallonge pour produire les programmes de remplacement à la disparition d'écrans publicitaires qui faisait passer le chiffre au dela du milliard d'euros) et qui annonçait qu'avec 600 millions le compte n'y était pas (d'où l'annonce de sa prise de responsabilité et donc de sa démission) mais qui aurait donc accepté ces 450 millions de bon coeur!

Mais pourquoi, en pleine crise économico/financière, faudrait-il ne pas écouter la sage proposition d' Edouard Balladur de reporter le projet de loi?

La CGC Médias, au fur et à mesure des articles de ce blog, s'est déjà exprimée largement sur les conséquences catastrophiques qui ne manqueront pas de déstabliser l'équilibre du secteur pour vous faire part de la lettre adressée aux parlemenatires par 3 organisations syndicales du groupe audiovisuel TF1 [TF1 qui a annoncé la semaine dernière des résultats en net recul sur les neuf premiers mois de 2008 et revu, également, à la baisse ses objectifs d'évolution pour le chiffre d'affaires sur l'ensemble de l'année].

Les syndicats CFE-CGC, CFTC et FO du groupe TF1, qui représentent "plus de 85%" des 4.000 salariés du groupe, ont adressé une lettre ouverte auxdifférentes instances parlementaires pour s'opposer aux taxes sur leschaînes privées qui "mettent en danger l'emploi" et les salaires.

Dans cette lettre adressée mardi aux présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale et rendue publique jeudi, ces syndicats font part de leur "colère" et s'opposent " aux "taxes qui pénalisent leur pouvoir d'achat et mettent en danger l'emploi". Le fait que mercredi, les députés UMP aient remplacé en commission la taxe de 3% surles chaînes privées voulue par le gouvernement pour financer las uppression de la publicité sur France Télévisions, par une taxe modulable pouvant varier entre 1,5% entre 3%, n'a rien changé à l'envoi de la lettre.

C'est le principe même de taxer les chaînes privées décidé par le gouvernement au début de l'année 2008 suite aux propositions de Jean-François Copé et la commission éponyme sur la base d'un chiffre d'affaires 2007 en croissance, dans un contexte économique alors nettement plus favorable mais révolu aujourd'hui, qui est incompréhensible surtout vis-à-vis des règles de libre concurrence défendues par Bruxelles.

Les chaînes privées, elles aussi connaissant une "baisse sensible de leur chiffre d'affaires publicitaire", dans un contexte de crise féconomico-inancière dont la ministre disait qu'il touchait en premier le secteur de la publicité.

"Dans un tel contexte, maintenir une taxe (...) constitue une menace sur les emplois et les rémunérations avec un impact direct sur la participation et l'intéressement", dit entre autres le courrier.

Pourquoi le bons sens ne l'emporte-t-il pas et surtout pourquoi la proposition d' Edouard Balladur frappée de la plus grande sagesse et du plus grand bons sens, de reporter le projet de loi, trouve-t-elle encore des opposants ? Quels intérêts ont finalement ceux qui conseillent, coûte que coûte, que l'on aille au bout du projet... [et "coûte" est bien le bon mot ] peu important les millions, le milliard/le milliard et demi que cela coûtera immédiatement!!!!

jeudi 20 novembre 2008

"Le Temps" publie un article dans le contexte du projet de loi sur l'audiovisuel..auquel nous ajoutons: Où l'Etat va-t-il maintenant trouver l'argent?

Ci-après l'article de Sylvain Besson Correspondant pour la France publié dans "Le Temps" (Genève) . Nous avons souhaité depuis le vote de l'amendement sur la réduction de moitié de la taxe sur le volume de recettes supplémentaires vers le privé, ajouter un commentaire additionnel. (quelques lignes en rouge à la fin de l'article)

"Deux colosses se regardent en chien de faïence, de part et d’autre de la Seine, un peu en aval de la Tour Eiffel. A gauche, le bâtiment de France télévisions, translucide et anguleux. A droite, la tour de TF1, ronde et opaque sous ses plaques de verre réfléchissant. Entre eux, les rôles ont toujours été bien répartis : à la Une celui du leader, agressif et tourné vers le profit, à France 2 et ses chaînes sœurs celui d’éternel poursuivant, financé par l’argent public.

Ce duopole a longtemps exercé une domination écrasante sur le paysage audiovisuel français. Mais aujourd’hui, l’ordre ancien est bouleversé. Sur un an, TF1 a subi une baisse qui a choqué les spécialistes, passant de 31,8% à 26,2% en audience cumulée. Ses recettes publicitaires ont fléchi de 3,7% durant la même période. L’érosion atteint aussi France 2, dont l’audience a baissé de 1%.

Ces dernières années, « les télévisions historiques – TF1, France 2, France 3, Canal+ et M6 – ont perdu 27% d’audience, commente Philippe Bailly du cabinet de conseil NPA. Le côté inquiétant, c’est que les pertes sur les cibles jeunes sont encore plus marquées, avec une audience de 45% pour les autres télévisions chez les 4-14 ans. »

L’irruption de la TNT, cette myriade de chaînes diffusées sur le câble, est la première cause de ce phénomène. Mais d’autres facteurs accentuent la tendance. « Le paysage télévisuel évolue à vitesse grand V, explique un spécialiste du secteur. La consommation se fait de plus en plus à la carte, en VOD [vidéo à la demande] ou sur Internet. Tu ne te dépêches plus pour rentrer chez toi de peur de louper un programme. Et les ados préfèrent regarder leur film au lit, sur leur ordinateur, plutôt qu’avec leurs parents dans le salon. »

Avec les chaînes d’information continue – il y en a trois en France –, la grand-messe de 20 heures n’est plus indispensable. Et l’indigestion de publicité, avec un tunnel de plus de 20 minutes après le journal du soir, encourage la migration vers la TNT, où le prime time commence dès 20h35.

Si TF1 a particulièrement souffert, c’est que ses programmes ont vieilli. De « Star Academy » à « Julie Lescaut », ses émissions phares tournent depuis des années, au risque de lasser le spectateur. Le 20 heures de Laurence Ferrari a eu des accès de faiblesse, passant deux fois sous la barre des 30% alors qu’il y a dix ans, des audiences de 40% ou plus étaient la norme.

En face, chez France télévisions, la chute est moins accentuée, mais l’atmosphère de crise est la même. Décidée par Nicolas Sarkozy, la suppression de la publicité en soirée doit être votée au parlement le 25 novembre. Elle entraînera la perte d’un milliard d’euros de revenus par an dès 2009.

Conséquence : « On fera moins bien avec moins », craint une journaliste de France 2. L’entreprise vient d’annoncer la suppression de 900 postes. Les syndicats pointent du doigt une longue liste de problèmes : direction jugée méprisante et passive, crainte d’ingérence politique dans les programmes, guerre ouverte entre les deux vedettes de l’information, David Pujadas et Arlette Chabot. Pour cause de grève des monteurs, la chaîne n’a pas été capable de suivre en direct l’élection présidentielle américaine.

Des deux « grandes télés », France 2 semble donc la moins armée pour réagir. « L’ambiance est au plus bas, personne ne prend de décisions, personne ne fait plus rien », regrette le syndicaliste Jean-Jacques Cordival. A TF1, en revanche, on prépare la riposte dans l’esprit typique de la maison : discipline et mobilisation. Les doutes, s’ils existent, sont soigneusement tus.

« Ça fait très longtemps qu’on annonce la mort de TF1, rappelle Frédéric Ivernel, directeur de la communication du groupe. A chaque fois, on a fait ce qu’il faut pour garder notre leadership et accroître la distance avec nos concurrents. »

Selon lui, le journal de Laurence Ferrari est en train de se stabiliser, même si c’est « compliqué ». Il promet une série de nouvelles émissions pour la rentrée 2009. « On veut être plus humbles, plus modestes dans la façon dont on communique avec notre public, ajoute-t-il. TF1 n’est pas une forteresse. »

De l’autre côté de la Seine, la contre-offensive la Une est attendue avec appréhension. « Ils vont brader leurs espaces publicitaires l’après-midi pour assécher le marché, nous piquer ce qui nous reste », redoute Jacques Larose, syndicaliste à France 2. Entre les deux géants de la télé, la guerre continue pour un marché qui rétrécit. Plus que jamais, ce sera malheur au vaincu. "
Juste un petit complémentaire additionnel, le fait que les députés par voie d'amendement aient, à présent, divisé par 2 le prélèvement sur les publicités qui se reprorteraient sur le privé (TF1 et M6 en gros) en indiquant au passage qu'il faudra également démontrer qu'il s'agit bien d'un "effet d'aubaine" ( voir les derniers articles du blog CGC).

Autrement dit, la probabilité que France Télévisions ne perçoive quasiment rien est énorme...ce qui équivaudra au fait que la télé publique dont les nombreux rapports déjà rendus, entres autres ceux de la Cour des Comptes qui a toujours décrit son sous-financement, se paupérise encore plus.
Quant à la compensation que l'Etat s'engagerait à donner, de l'ordre du milliard/milliard et demi, le plus gros mystère c'est: où va-t-il trouver l'argent????

mardi 18 novembre 2008

Auditions de Patrick de Carolis au Sénat et à l'Assemblée Nationale qui vont pouvoir constater qu'il n'a jamais respecté le COM qu'il a signé

Auditions de Patrick de Carolis au Sénat et à l'Assemblée Nationale

Comme chaque année et conformément à la loi, Patrick de Carolis sera auditionnésur le rapport d'exécution du Contrat d'objectifs et de moyens (COM) par le Sénat, puis l'Assemblée Nationale.

Le mercredi 19 novembre à 16h30, P.de Carolis sera donc entendu par la Commission des Affaires culturelles et la Commission des Finances du Sénat et le mercredi 3 décembre à 9h30, par la Commission desAffaires culturelles, familiales et sociales, et la Commission desFinances de l'Assemblée Nationale.

Les 2 chambres pourront constater, si tel n'avait pas été le cas l'année dernière, que Carolis n'a jamais respecté le COM qu'il a pourtant négocié en 2006 et signé début 2007 avec l'Etat.
A titre d'exemple les 16 pages du COM sur le passage au Global Média qu'il n'a donc jamais mis en oeuvre...sans parler des nombreuses dispositions concernant la "politique" sociale qu'il a, là aussi signées, et sur lesquelles il s'est copieusement assis.

Espérons que les sénateurs et les députés dans le cadre de ces deux auditions l'interrogent sur le pourquoi du non respect sur 3 ans de mandature des engagements qu'il avait pourtant pris.

Espérons également que les sénateurs et les députés au regard des " enjeux à venir" et de la discussion du projet de loi sur l'audiovisuel public, relèvent le fait que si P.de Carolis n'a pas tenu ses engagements depuis son arrivée à France Télé, comment dans ces conditions serait-il susceptible de les tenir à présent!

Préavis de grève générale sur la télé publique


Le SNPCA-CGC et le SPC-CGC appellent l’ensemble des salariés à cesser le travail, le 25 novembre 2008 à partir de 0h 00

Dans le contexte financier actuel où l’économie est frappée de plein fouet par la crise financière mondiale et en raison des prévisions sans cesse revues à la baisse du marché publicitaire (tous supports) dont la Ministre de Tutelle dit qu’ « il est, en cette période, le premier touché », le SNPCA-CGC et le SPC-CGC souscrivent à la proposition de l’ex Premier Ministre, Edouard Balladur de reporter le projet de réforme audiovisuelle.

Le SNPCA-CGC et le SPC-CGC estiment en effet que le modèle économique proposé où « l’effet d’aubaine » deviendrait la règle pour taxer les télés privées, (*) n’assure en rien la pérennité de la télévision publique. Il est clair que face à un secteur économiquement sur la pente descendante [crise financière oblige], le différentiel, comptablement parlant, du Chiffre d’Affaire lié aux recettes publicitaires entre la première année de référence : l’année « n » (2007) et les années suivantes « n+1» (2008) et « n+2 » (2009), ne sera une aubaine pour personne.

Dans de telles conditions auxquelles il faut ajouter l’absence de réelle stratégie d’entreprise, l’invraisemblable disparition des chaînes et leur transformation en « marques » et avec elle la disparition de leur couverture collective et autres accords d’entreprise. Mais aussi et surtout en l’absence d’engagement en matière d’investissements sur fond de création d’une « usine à gaz monolithique » qui figerait et ne ferait qu’aggraver une situation catastrophique, le SNPCA-CGC et le SPC-CGC exigent :

Que France Télévisions adhère à l’AESPA (Association des Employeurs de l'Audiovisuel Public sigantaire de la Convention Collective et de ses avenants) véritable garantie au maintien de nos conventions collectives et accords d’entreprises.

Que les chaînes s’engagent sur les investissements à venir et ceux en suspend qui sont la garantie d’une production et d’une fabrication en interne.

Que les chaînes se réapproprient les droits télé.

Que les chaînes obtiennent un financement pérenne de l’audiovisuel public, celui-ci n’étant à l’évidence pas assuré.

Tous ensemble à compter du 25 novembre, disons non à cette casse programmée de la télé publique et joignons-nous à la manifestation
(*) Comme la CGC Médias le confirme ici et s'en doutait, Christian Kert, rapporteur UMP du projet de loi sur l'audiovisuel amis également administrateur de France Télévisions a déjà proposé d'alléger de moitié la taxe sur les chaînes privées envisagée pour financer l'audiovisuel public en échange de la suppression de la publicité.
Ainsi le projet initial du gouvernement qui prévoyait notamment de taxer TF1 et M6 à hauteur de 3% de leur chiffre d'affaires à l'heure où les 2 groupes font valoir que leurs recettes publicitaires diminuent, devrait être vidé quasiment de sa substance et la garantie du financement pérenne de la télé publique envoyé aux oubliettes.... lire la suite en cliquant sur le lien ci-dessus.

vendredi 14 novembre 2008

Le cumul sera-t-il prévu dans le projet de loi audiovisuel ?

Sur proposition du président de France Télévisions Patrick de carolis, Alain Belais a été élu président du conseil d'administration de Canal France International (CFI), filiale de France Télévisions et d'Arte France.

Etienne Fiatte est devenu le directeur général.

Ils succèdent respectivement à François Bonnemain et Jean Mino ayant largement dépassé, tous deux, 65 ans.

Il semblerait que Alain Belais (* voir son parcours ci-dessous) ancien directeur de Cabinet de 1997 à 2002 du maire de Nice (Jacques Peyrat) mais aussi ex attaché culturel de 2004 à 2006 au Consulat général de France à Los Angeles, soit toujours parallèlement Directeur adjoint des relations internationales de France Télévisions, poste qu'il occupe depuis 2006....une particularité France Télé qui doit sûrement rentrer dans la réforme!

* Alain Belais, IEP Strasbourg, Harvard Summer School, a réalisé le parcours suivant :

* 2004-2006 : Consulat général de France à Los Angeles, attaché culturel.

* 2004 : Cabinet du secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères (Renaud Muselier), chef du cabinet.

* 2002-2004 : Cabinet du ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie (Pierre-André Wiltzer), chef du cabinet.

* 1997-2002 : Cabinet du maire de Nice (Jacques Peyrat), directeur du cabinet.

* 1995-1997 : Cabinet du ministre délégué à la Coopération (Jacques Godfrain), chef du cabinet, conseiller auprès du ministre.

* 1993-1995 : Assemblée nationale, chargé de mission, coordinateur de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales au groupe Rassemblement pour la République (RPR).

* 1984-1993 : Conseil de Paris, chargé de mission.

* 1981-1984 : Assemblée des communautés européennes, assistant parlementaire du groupe des Démocrates européens de progrès (DEP).

Il n'y aura plus d'"erreur dans le déroulement de séance" pour accorder le milliard/le milliard et demi à Carolis

La Fédération CGC des Médias vous fait part de la dépêche AFP du 13 nov 2008 intitulée "Cafouillage à l'Assemblée: l'UMP raye "par erreur" 20 millions d'aide à la presse"

PARIS, 13 nov 2008 (AFP) - Les députés UMP ont adopté une disposition -
aussitôt qualifiée par l'UMP d'"erreur dans le déroulement de la séance"- qui réduit de 20 millions d'euros les aides de l'Etat à la presse, jeudi lors du
vote des crédits "médias" dans le cadre de l'examen du budget 2009.


L'amendement présenté par le député UMP Patrice Martin-Lalande revient en substance à retirer 20 millions d'euros d'aide à la presse écrite pour les
attribuer au secteur de l'internet et des innovations technologiques afin de "ne pas rater le tournant du multimédia", selon l'exposé des motifs.
Petit problème, cette disposition, par laquelle M. Martin-Lalande voulait, dit-il, simplement "poser la question de l'utilisation de ces crédits", a finalement été votée.


"Il s'agissait d'attirer l'attention du gouvernement pour qu'il y ait
davantage d'action en faveur de la dématérialisation", a déclaré à l'AFP M.
Martin-Lalande.


"C'est une erreur dans le déroulement de la séance, elle sera corrigée lors
d'une nouvelle délibération" à la fin de l'examen de l'ensemble du budget,
a-t-il affirmé, assurant que cette mesure n'avait "aucune signification".


Les députés communistes ont aussitôt dénoncé, dans un communiqué, un
"nouveau coup porté au pluralisme" de la presse, exigeant le "retrait immédiat de cette disposition" votée au moment où sont organisés les Etats généraux de la presse écrite.


"Nous demandons que, si erreur il y a, elle soit rectifiée au plus vite", a
commenté pour sa part le groupe socialiste.


tp/frd/eb/sh"

En risquant un commentaire concernant ce projet de loi sur lequel s'interrogent aujourd'hui, semble-t-il, une majorité de parlementaires sur, et l'urgence et la pertinence, il faut espérer que le déblocage du milliard, du milliard et demi que cela va coûter aux contribuables, en pleine crise financière, ne fasse pas l'objet d'une telle "erreur dans le déroulement de séance".

Les français qui ne sont pas ni officiellement, ni techniquement en réssesion (0,14% de croissance suivant un trimestre en négatif) vont être rassurés de constater que ce milliard, du milliard et demi qui ne fera défaut nul part ailleurs, aille bien à P. de Carolis pour sa réforme, celle qu'il est allé vendre à l'été 2007 à la Tutelle (dixit C. Albanel au JT de 20h sur France 2, le 21/10/08)

jeudi 13 novembre 2008

Carolis malade de sa réforme. "Que vont-ils en faire" se lamente-t-il !

Au sortir de l'amnésie (près de 4 ans) dans laquelle était plongé P.de Carolis, voilà mintenant qu'il souffre de dépression.

"Que vont-ils faire de ma réforme" se lamente-t-il ! Que va-t-il en rester, après que les 263 amendements qui ont été déposés aient produit leurs effets en "détricottant" ce qu'il avait essayé de concocter.

La commission spéciale de l’Assemblée nationale chargée du projet de loi sur la réforme de l’audiovisuel qui a commencé hier l’examen du texte, aurait déjà adopté une vingtaine d’amendements au projet de loi sur le nouveau service public de la télévision.

Les députés membres de la commission spéciale, présidée parJean-François Copé, ont notamment adopté un amendement concernant le Conseil d’Administration de France Télévisions.
Selon cet amendement déposé par Christian Kert, rapporteur du texte, les parlementaires seront désignés non plus par l'Assemblée nationale et par le Sénat mais par les commissions compétentes, donc en charge des Affaires culturelles, des deux assemblées.

Par ailleurs, les personnalités qualifiées nommées par le CSA devront être «indépendantes » du groupe public. Deux amendements concernant "le reflet de la diversité" ont également été adoptés.

Une prochaine réunion de la Commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi organique sur la nomination des présidents des sociétés de l'audiovisuel public, est notamment prévue pour mardi prochain.

Carolis ne suit plus...lui qui a tant indiqué avoir largement participé à la rédaction du projet de loi, en est réduit à écrire aux partenaires sociaux dans le cadre des instances qu'il snobe depuis près de 4 ans, qu'il " fera un point [avec elles] sur l'état d'avancement des travaux parlementaires.."...sûrement au cas où les partenaires sociaux ne sauraient pas lire les articles de Presse publiés jour après jour sur le sujet!

Après l'opposition et le Nouveau Centre, nombre de députés UMP s'interrogent sur la loi audiovisuelle, en pleine crise.

Jean-François Coppé qui prônait dans un premier temps, quelques mois avant de remettre sa copie, une augmentation de la redevance télé mais aussi son extension aux résidences secondaires et aux possesseurs d'ordinateurs pour compenser la perte des recettes publicitaires dans l'audiovisuel public, a tenu aujourd'hui des propos bien contradictoires.

Fin mai déjà, le chef de l’Etat avait contredit cette hypothèse et s’était opposé à toute augmentation de la redevance; Il ne penchait que pour une simple indexation sur le coût de la vie. Copé s’était alors dit « très heureux » que l’essentiel du rapport de sa commission soit repris par l’Elysée....

C'était donc l'Elysée qui reprenait les préconisations Copé et il s'en disait fort aise. Ce mercredi, Jean-François Copé patron des députés UMP qui avait présidé la commission éponyme, a même affirmé devant ses troupes à la réunion hebdomadaire du groupe à l'Assemblée : "Moi vivant, pas d'augmentation de la redevance"

Cette réunion presque entièrement consacrée au projet de loi sur l'audiovisuel public, dont l'examen est toujours programmé à partir du 25 novembre à l'Assemblée, a été l'occasion pour J-F Copé d'indiquer que ce sujet avait permis de montrer "une nouvelle fois" qu'il était "en phase" avec Nicolas Sarkozy. C'est clair!

Interrogé sur la véracité de ces propos, M. Copé a répondu: "je l'ai dit comme ça ? Tant mieux !".

Bernard Deflesselles, vice-président du groupe en a plaisanté et souhaité "Longue vie au président Copé alors !" Et Jean-François Copé d'ajouter "J'ai toujours dit que j'étais défavorable à l'augmentation de la redevance. Je suis favorable à son indexation (sur l'inflation), ce qui n'est pas la même chose. Cette taxe est profondément injuste"... "Il y a [a-t-il poursuivi] une adhésion très forte de notre groupe" à ce texte, qui est le premier dispositif avant l'heure de coproduction législative réussie".

Cohérence quand tu nous tiens!!!

Comme le dit et l'écrit la CGC Médias depuis plusieurs semaines, allant ainsi dans le sens de la proposition d'Edouard Balladur de reporter le dispendieux projet de loi en raison de la crise financière, ce sont à présent plusieurs voix dissonantes qui s'élèvent le plus logiquement qui soit, au sein du groupe UMP, pour s'interroger sur la pertinence, en pleine crise, d'une telle loi, qui va notamment supprimer la publicité sur France Télévisions après 20H00 mais aussi instaurer une taxe de 0,9% sur les fournisseurs d'accès à internet et les opérateurs de téléphonie mobile.

Il est plus que clair qu'au moment où la France, après l'Allemagne aujourd'hui, va comme le reste de l'Europe entrer dans une période de réssession, l'Etat dans sa grande sagesse conserve pour d'autres priorités le milliard/le milliard et demi qu'il devra débourser sans contrepartie pour France Télévisions...il est bien aujourd'hui qu'une majorité de députés en soit convaincue.

Carolis vient de se souvenir qu'il existait des instances de représentation des personnels!

Dans un message d'un ridicule à toute épreuve que P.de Carolis vient d'adresser à chaque salarié du groupe, ce dernier informe les personnels que son amnésie de longue durée (plus de 3 ans et demi) est normalement finie.

Il vient enfin de se rendre compte que depuis tout ce temps, il existait des instances de représentation des personnels et ce - incroyable découverte - au sein des chaînes de télé!!!!

Après un tel choc émotionnel - il n'est pas évident de s'apercevoir surtout après une telle période d'inconscience, d'une telle révélation -il faut y aller mollo. Découvrir qu'il existât un dialogue social mais aussi des CE et des CCE, qu'il y avait également des lois et un code du travail qui imposaient qu'on les respecte, c'est dur....Il faudrait tout naturellement une phase d'approche progressive et non comme le fait Carolis, une immersion directe...sinon cela peut être très dommageable.

En tout cas, il ne faudrait absolument pas que Carolis découvre, en plus, que les élus qui siègent dans ces instances auxquelles il n'assistait pas, sont en plus payés pour ce faire par lui...cela pourrait provoquer une rechute.

Voila ce qu'il écrit à tous (attention âmes sensibles s'abstenir) : "Réforme de France Télévisions : dialogue social et échanges avec les salariés Patrick de Carolis informe les collaborateurs de France Télévisions qu'il sera présent lors des prochaines séances des comités d'entreprise et comités centraux d'entreprise des sociétés éditrices du groupe.

Le Président y fera un point sur l'état d'avancement des travaux parlementaires d'une part, et des travaux de préparation au passage à l'entreprise commune d'autre part. Patrick de Carolis se rendra également dans les comités de direction des chaînes qui regroupent les principaux cadres autour des directeurs généraux. Enfin, il répondra aux questions des salariés du groupe dans le cadre d'un chat organisé dans la première quinzaine du mois de décembre."


Que de hardiesse!!! Enfin, Carolis ne s'engage pas à grand chose quand même...il ne devrait être embêté que 2 ou 3 fois tout au plus.

mercredi 12 novembre 2008

Eric Woerth annonce des déficits révisés à la hausse pour la Sécu à cause de "la crise" mais rien sur 1 voire 1,5 milliard à sortir pour la télé !

Eric Woerth annonce des déficits très nettement révisés à la hausse pour la Sécurité Sociale à cause de "la crise" mais rien sur le milliard voire le milliard et demi à sortir pour la télé publique.

Selon le ministre, la baisse de recettes due à la "crise" fera passer le déficit prévu initialement pour la Sécurité Sociale en 2008 de 8,9 milliards à 9,3 milliards , et celui initialement prévu 8,6 milliards à 10,5 milliards en 2009.

Et ce sont encore quelques milliards qui viendront grossir la "note".

"Pour 2009, la prévision de croissance du PIB est revue de 1% à 0,5%", a-t-il dit. Pourtant, la veille, Le Premier ministre, François Fillon, indiquait lui dans une interview accordée au Parisien/Aujourd'hui en France et publiée ce mercredi, que l'économie française se rapprochait de "la croissance zéro" en espérant quand même "qu'en 2009 on ne soit pas en récession".

Il a toutefois ajouté qu'il avait "pour l'instant adopté une prévision de croissance entre 0,2 et 0,5%" pour l'année 2009 mais....Cela ne doit absolument pas détourner les parlementaires de leur débat sur la télé publique et l'urgence qu'il y aurait à débourser 1 milliard, 1 milliard et demi (que l'on a pas) pour que la seule stratégie actuelle de certains du "encore 1 jour de gagné" soit couronnée de succès.

Eric Woerth a beau affirmer que "Face à cette dégradation de notre environnement, nous maintenons notre effort sur la dépense" tout en répétant "nous ne chercherons pas à compenser le manque de recettes par plus de prélèvements ou par des coupes brutales dans les dépenses", que voulez vous la télé c'est pas la santé. A moins que....

Il y a peut-être un rapport entre les deux...une espèce d'effet thérapeutique....Eh! oui, comme si personne n'avait fait le rapprochement...lorsque vous êtes malade et alité qui plus est, que faites-vous ? Bien évidemment, vous regardez la télé....C'est pour cela que même si le trou de la Sécu grossit en raison de la crise, la télé véritable médicament télévisuel ne doit pas aussi, le cas échéant, en faire les frais !

"Effort vigoureux de redressement [certes] à hauteur de 6 milliards d'euros, un effort équilibré avec 3 milliards d'euros d'économies sur les dépenses avec notamment le déremboursement de dizaines et dizaines de médicaments, 1,7 milliard d'euros de redéploiement de ressources et 1,4 milliard d'euros de recettes nouvelles... action maintenue et confirmée" ajoute-t-il mais pour la Sécu pas pour la télé....cela ne doit donc pas l'empêcher d'accorder sans réelle contrepartie ce milliard, milliard et demi pour la télévision publique.

Il a eu beau enfin, devant le Sénat où a débuté mercredi l'examen du budget de la Sécurité sociale (PLFSS), faire part de son intention de "tirer les conséquences de la crise que nous vivons sur nos prévisions de recettes", il allait de soi que la télé publique ne devait, elle, pas faire les frais des conséquences qu'il disait [justement] vouloir tirer de la crise.

Finalement qu'est-ce que c'est que 1 milliard, 1 milliard et demi ? ( Quand on ne les a pas, c'est tout de même un peu difficile à trouver par les temps qui courent et surtout devant la friolosité des banques à prêter!) mais bon!!


Mais qu'à cela ne tiennent il y a la taxe de 3 % qui pèsera sur les chaînes privées mais qui fait l'objetd'un certain nombre d'amendements à l'Assemblée....C'est déjà quelque chose. Puis Christian Kert a prévenu, "cette taxe si elle est censée compenser le manque à gagner publicitaire de France Télévisions progressivment privée d'écrans publicitaires [ TF1 et M6, qui éprouvent des difficultés à remplir leur bas de laine publicitaire ont su se faire entendre de la majorité parlementaire] pourra être modulée pour faire en sorte qu'elle ne s'applique que si l'effet d'aubaine pour les chaînes privées est avéré."

" Grosso modo, la taxe s'appliquerait sur TF1, M6, Canal+ et les chaînes de la TNT uniquement si l'arrêt de la publicité sur France Télévisions devait conduire les annonceurs à reporter massivement leurs budgets en direction des chaînesprivées au point de les enrichir considérablement." Il fallait y penser. Comme aurait dit le commissaire Bourrel dans "Les Cinq dernières minutes": " bon sang, mais c'est bien sûr..."


Avec tout cela, ça nous dit encore moins d'où va venir ce milliard, ce milliard et demi nécessaire ?

Quand en prime, une étude à la demande de TF1, M6 et Canal+ du cabinet AT Kearney transmise aux parlementaires, explique que ces 3 chaînes ne profiteraient que marginalement des reports publicitaires...que voulez-vous ajouter à cela, sinon quelle gigne si une telle loi voyait le jour!


Fi dans de telles conditions des "gesticulations " de l'opposition qui conteste de telles projections et souhaite, par une série d'amendements, retirer aux chaînes privées la seconde coupure publicitaire dans les films et téléfilms telle qu'elle est prévue dans le projet de loi! Quant à la seconde taxe (de 0,9 %) qui frappera le secteur des télécoms et des entreprises de l'Internet, il est essentiel de préciser "avec précision" le "périmètre" pour finalement savoir qui ne paiera pas...gageons qu'à l'instar des chaînes de télé privées, ils ne seront peut-être plus, eux aussi, que très peu à être marginalement concernés.

Edouard Balladur avait bien raison avec sa proposition frappée du bon sens de « suspendre provisoirement le projet de loi » en raison de la crise financière. Les français ne comprendraient pas, cela est certain, qu'1 milliard, 1 milliard et demi soit donné une fois encore à la télé publique, uniquement pour faire que ce à quoi s'était pourtant engagé Carolis dès 2006 dans le COM et qu'il n'a jamais mis en oeuvre en 3 ans!

Les français ont une sacrée mémoire et engloutir une telle somme dans la télé publique, non seulement ce n'est pas leur priorité mais par dessus tout, si cela devait se terminer comme c'est le plus probable, en "eau de boudin", là pour le compte ils ne le pardonneraient pas à ceux qui les y auront conduits.

vendredi 7 novembre 2008

C. Kert, rapporteur UMP du projet de loi sur l'audiovisuel, propose d'alléger de moitié la taxe sur les chaînes privées...

Kert propose d'alléger de moitié la taxe sur TF1 et M6

Christian Kert, rapporteur UMP du projet de loi sur l'audiovisuel , a proposé d'alléger de moitié la taxe sur les chaînes privées envisagée pour financer l'audiovisuel public en échange de la suppression de la publicité, rapporte la Tribune dans son édition de mardi.

Le projet initial du gouvernement prévoit notamment de taxer TF1 et M6 à hauteur de 3% de leur chiffre d'affaires, mais les deux groupes s'y opposent à l'heure où leurs recettes publicitaires diminuent. Selon le quotidien économique, ils ontconvaincu plusieurs parlementaires.

Christian Kert travaille donc sur un schéma alternatif, poursuit la Tribune. Il propose d'abord de "différer dans le temps" la taxation des chaînes privées. Il songe aussi à remplacer la taxe sur le chiffre d'affairespar une taxe sur l'accroissement du chiffre d'affaires. En cas de recul du C.A., le dispositif introduit une taxation minimale,et Christian Kert dit "travailler" sur un plancher de 1,5%, soit40 millions d'euros. /

GG (Gilles Guillaume) Reprise article de la Tribune par Reuters

Non content de prendre les députés pour des naïfs, Carolis prend aussi les personnels pour des andouilles

Comme la CGC Médias l'expliquait dans un précédent post "P.de Carolis a tenté de prendre une nouvelle fois encore les députés pour des naïfs" en leur refaisant le coup des soi-disant 900 départs volontaires (*) qu'il avait déjà tenté en 2007, voila à présent que dans un texte adressé à l'ensemble des salariés, (ci-après) il donne de pseudo précisions qui ne trompent, bien évidemment, personne.

(*) Éventons, avant toute chose, la supercherie en rappelant ce que la CGC dit et redit depuis 2007: Suite aux 600 et quelques lettres d’incitation qui avaient été envoyées aux salariés du groupe âges de 56,5 à 63 ans (voire 64 ans) pour faire valoir les droits à la retraite [notons au passage qu'un très grand nombre qui n'avait pas ses trimestres n'était de toute façon pas concerné], le peu de salariés "concernés", faisant valoir leur droit à la retraite et quittant donc à leur demande la société (donc pas officiellement à l’initiative de l’employeur) voyaient a vu les faibles indemnité de départ en retraite, contrairement à un licenciement ou une mise à la retraite à 65 ans venant de l’employeur, imposées. Le peu d’intérêts qu'a suscité la démarche ( 150/180 demandes au grand maximum fin 2008) a fait que les 420/ 450 salariés qui n’ont pas souhaité donner suite "hier" n’ont pas l’intention de donner suite aujourd’hui…surtout qu’ils savent, à présent pour certains, qu’ils pourraient très bien demander à travailler jusqu’à 70 ans.

Ceci étant dit, voici donc le communiqué que Carolis a envoyé ce 7/11/08 intitulé;

"Précisions de la direction de France Télévisions à propos des informations parues dans la presse évoquant un dispositif de 900 départs volontaires d'ici 2012"

" Suite à l'audition de Patrick de Carolis devant les députés PS hier et au communiqué émanant du groupe PS à l'issue de cette audition, la direction de France Télévisions tient à apporter un certain nombre de précisions.

Lors de cette audition, Patrick de Carolis a rappelé les sérieuses contraintes économiques auxquelles France Télévisions est confronté. Le groupe doit en effet relever plusieurs défis :

1- le défi du nouveau modèle économique de France télévisions, lié à la suppression de la publicité après 20h dès le 5 janvier 2009, pour lequel l'État accordera une compensation de 450 M€. [Il semble bien que ces 450 M€ pourraient être inclus dans le "plus" de redevance attribué à l'audiovisuel public...donc pas en plus! ndlr]

2- le défi financier commun à tous les groupes audiovisuel historiques, privés comme publics, c'est-à-dire adapter le coût de nos programmes, de nos productions au nouveau contexte concurrentiel. [Parlons-en du contexte, c'est Carolis lui-même qui est allé proposer dès l'été 2007 dixit la ministre de Tutelle au JT de France 2 du 22/10/08, sa réforme avec les soi-disant synergies à la clé, ndlr]

2- le défi du virage du «média global», sur lequel nous devrons pouvoir réinvestir une partie significative de nos économies et synergies permises par notre réorganisation en entreprise commune. [Il convient de noter, ici dans ce 2ème deuxième alinéa, avec quel cynisme Carolis troque depuis quelques semaines le qualificatif lié à "entreprise" "unique" par "commune", ndlr] Les discussions sur le plan d'affaires 2009-2012 se poursuivent actuellement avec les représentants de l'État.

Pour couper court à toutes les rumeurs, le Président a réaffirmé lors de cette audition que France télévisions entendait relever ces 3 défis en excluant totalement le recours à un plan social.

Il a en revanche évoqué une des hypothèses de travail du plan d'affaires, consistant à rouvrir le dispositif d'accompagnement aux départs volontaires à la retraite qui a été mis en œuvre en 2007 au sein du groupe. [Allez, rebelote avec les imaginaires départs volontaires en retraite...voir l'explication en préambule, ndlr]

Ce dispositif a concerné 210 collaborateurs en 2007. [faux] Ce dispositif individuel consistait à accompagner financièrement les départs à la retraite des collaborateurs de plus de 60 ans ayant toutes leurs annuités et qui étaient volontaires pour faire valoir leurs droits à la retraite avant l'âge légal de 65 ans. [comme un nombre extrêmement important de destinataires des 600 courriers ne remplissaient pas les 2 conditions, il est vraiment pitoyable de ressortir les mêmes arguments éculés !!!!]

[Ce n'est pas la peine, non plus d'ajouter...] D'ici 2012, c'est-à-dire sur une période de 4 ans, la direction du groupe estime que, selon une projection statistique, environ 900 collaborateurs de plus de 60 ans auront acquis leurs droits à la retraite à taux plein. [Ben cette bonne blague...la direction "estime", c'est du plus haut comique]

Si le dispositif mis en place en 2007 devait être reconduit sur la période 2009-2012, il serait naturellement soumis aux instances représentatives du personnel et ferait l'objet d'une information auprès de l'ensemble des salariés. [Tiens donc, Carolis se souvient que les IRP existent! Lui qui disait, il y a quelques jours encore que pour les 4 chantiers de synergie suivants - vous savez, ceux qui viennent après les 3 premiers- en tant que tels, ils n’ont plus à être présentés aux IRP pour information et/ou consultation...un peu de sérieux]

La direction du groupe invite à considérer avec la plus grande prudence les rumeurs susceptibles d'être alimentées autour de l'avenir de France télévisions au cours des prochaines semaines, en marge de l'examen du projet de loi. [ Il a quand même un sacré culot ce Carolis, c'est lui qui parle devant les députés PS qui l'indiquent dans un communiqué de 900 départs et il parle de "rumeurs à considérer avec la plus grande prudence"...à moins de traiter le députés PS de menteurs, de quelles rumeurs parle-t-il ?]

[Cerise sur le gâteau et digne d'un premier prix de l' "ÉCOLE DU RIRE" ] Chaque fois que nécessaire, une information claire et transparente sera adressée à l'ensemble des collaborateurs par la direction du groupe tout au long de cette période. [Information claire et transparente ...c'est la meilleure, celle là!]

Que Carolis arrête ses pantalonnades du plus mauvais goût, qu'il libère la scène...vraiment, il ne fait plus rire personne.

Première récession depuis 1945 pour le FMI, déficit public de 3,1% du PIB en 2009, le projet de loi devra être revu ne serait-ce que pour son coût.

Les pays développés vont subir leur première récession depuis 1945, c'est ce qu'a annoncé le 6 novembre le Fonds monétaire international (FMI) qui vient une nouvelle fois de réviser en baisse ses prévisions de croissance mondiale à la baisse.

Le (FMI) a affirmé jeudi que les pays développés devraient connaître l'an prochain la première contraction (-0,3%) de leur produit intérieur brut et que la croissance mondiale ne devrait pas dépasser 2,2%, une situation jamais vu depuis le sortir de la 2ème guerre mondiale. Il y a encore un mois, le FMI prévoyait 0,5% de croissance dans les pays développés et 3,0% dans le monde pour l'année 2009 mais la situation de crise économique s'étant généralisée, il a entre autres abaissé la prévision pour la zone euro en 2009, avec un recul du PIB de 0,5%, contre +0,2% annoncés il y a un mois.

Pour le FMI, la France devrait bien connaître la récession en 2009, avec une activité en recul de 0,5%, alors que le fonds estimait jusqu'ici qu'elle pourrait rester modestement en croissance de 0,2%. Tous les secteurs de l'économie en France seront touchés. (Rappelons que le 21 octobre 2008 au JT de 20h sur France 2, Christine Albanel rappelait que le "1er secteur touché en cette période de crise étatit la publicité.")

"Les perspectives pour la croissance mondiale se sont détériorées sur les derniers mois, le mouvement de désendettement du secteur financier s'étant poursuivi et la confiance des producteurs et consommateurs ayant chuté", selon le Fonds dirigé par Dominique Strauss-Kahn. C'est dans de telles conditions que les "Perspectives économiques mondiales" ont dû être actualisées.

D'autre part, le déficit public de la France atteindra l'an prochain 3,1% du PIB Produit intérieur brut en 2009, a annoncé Eric Woerth le même jour, au-dessus des critères applicables aux 27 et fixés par le traité européen de Maastricht.

Comment, l'Etat pourrait-il après de telles annonces, afficher l'injection d'un montant de cash entre 1 et 1,5 milliards d'euros dans le télé publique? Après les différentes expertises au vitriol, dernière en date, le rapport de l'IGF Inspection Générale des Finances rendu 2006, dénigré par Carolis mais surtout en aucun cas pas suivi d'effets, cela serait très très mal perçu par les contribuables français.

Les parlementaires ne pourront pas, vu le contexte, permettre que le projet de loi audiovisuel des plus flous mais surtout aux répercussions néfastes insoupçonnées, voit le jour. Les français ne l'oublieraient pas et ne leur pardonneraient jamais.

Les positions indiquant qu'il n' y a pas urgence et appelant à revoir le texte du projet de loi, sont de plus en plus nombreuses pour ne pas dire maintenant majoritaires.

jeudi 6 novembre 2008

EVOLUTION DES METIERS…vers le global « merdier »

EVOLUTION DES METIERS…vers le global « merdier »


Ce n’est finalement pas un « global média » que France Télévisions voudrait mettre en place mais bel et bien un « global merdier ». Le SNPCA-CGC souhaite re-signifier clairement à la direction son opposition face à la méthode utilisée pour ce qu’elle appelle « une réflexion sur les évolutions prévisibles des métiers du groupe FTV pour les 3 à 5 ans ».

En effet, des réunions sont organisées par filières et par groupes métiers avec des personnels/interlocuteurs désignés par la direction (souvent même certains directeurs/trices ne sont même pas au courant) ; tout ceci de la façon la plus discrète qui soit avec, cerise sur le gâteau, des rendez-vous à l’extérieur de l’entreprise…tiens donc !

FILIERE TECHNIQUE :
- Monteur (actu et prod)
-Technicien son (OPS, technicien de reportage, mixeurs)
- Opérateur prise de vue (OPV)
-Technicien vidéo / Technicien de maintenance

FILIERE INFORMATION :
- Journaliste rédacteur
-JRI
- Documentaliste/thécaire
-Assistants, scriptes, secrétaires d’édition

FILIERE PROGRAMME ET PRODUCTION :
-Conseiller de programme
-Administrateur/Chargé de production

Si le SNPCA-CGC est d’accord pour une réflexion sur l’évolution de nos métiers, nous sommes en revanche contre la méthode qui pose plusieurs problèmes majeurs et qui, n’ayons pas peur des mots, se trouve être hors la loi.

1. LA DIRECTION ZAPPE LES ORGANISATIONS SYNDICALES
En parlant de « réflexion » avant négociation, la direction espère sans doute passer outre les syndicats. Pour le SNPCA-CGC, les choses sont extrêmement simples: il n’y a pas de dites « réflexion » ou « discussion ». Tout fait partie intégrante de la négociation. (Surtout dans le contexte actuel !!!)

2. LA DIRECTION ZAPPE LES PERSONNELS
Etant donné l’ampleur de la réforme à venir, la direction aurait pu, une fois n’est pas coutume, travailler dans la plus grande transparence en organisant de grandes tables rondes sur l’évolution des métiers avec les personnels (ou des représentants identifiés de tous !!!) mais avec les organisations syndicales.
La direction a choisi plutôt de procéder avec des petits groupes de travail soi-disant « conviviaux » et à l’extérieur de l’entreprise pour définir, là encore ce qu’elle appelle « les grands axes de réflexion sur l’évolution de nos métiers » !!!
Quelle légitimité au sens des règles, des principes conventionnels mais surtout du Code du Travail, ces personnels choisis unilatéralement pour représenter des collègues (quel que fut leur de gré de professionnalisme) peuvent-ils avoir?
Que dire des services qui ne sont pas consultés ? Vont-ils disparaître ?

3. UN CALENDRIER PAS CREDIBLE
Ces réflexions devront, avant fin novembre, nous fournir les grands axes d’évolution de nos métiers…3 réunions par groupe métier avec environ 10 personnes, auraient suffi à la direction pour lancer un tel dossier !!! Quelle crédibilité accorder au fruit d’un tel travail ?

4. LA METHODE
Il s’agit d’annoncer fin novembre aux organisations syndicales, que X réunions se sont tenues, avec X personnels, et que les dossiers sont prêts…
Aujourd’hui, on constate que ces réunions sont très orientées et les comptes rendus divergent déjà « quelque peu ». Exemple avec les techniciens son : le compte rendu de la direction révèle la mise « en évidence de la possibilité dans le cœur de métier d’occuper des postes différents et aussi le montage ». Pour la même réunion, un technicien relate que « les animateurs, en toute fin de journée, nous ont tout de même glissé l’idée de parler « montage ».
Nous avons fait bloc, …etc. ».

Si la C.G.C. a montré quelle était pour l’évolution, elle est avant tout pour la transparence et la négociation, dans le respect des professionnels et des métiers.
Les méthodes utilisées n’inspirent que la suspicion pour des personnels qui se sentent mis à l’écart, méprisés …
Le SNPCA-CGC demande à la direction une réunion avec les organisations syndicales sur ce sujet.

IRIS Carolis, mon œil…

IRIS Carolis, mon œil…

Patrick de Carolis, une fois de plus, raconte des bobards. Ce 6 novembre 2008, Patrick de Carolis qui dit avoir anticipé de longue date le projet de loi qui n’est même pas encore passé devant le Parlement mais qui prévoit la transformation du Groupe France Télévisions en entreprise unique, diffuse à l’ensemble des salariés par intranet un message de propagande des plus mensongers.

Il n’est pas inutile, d’emblée, de préciser que depuis quelques semaines Carolis et la direction utilisent à dessein l’adjectif « commune » plutôt que « unique » qui est pourtant clairement inscrit dans son projet de réforme depuis 2007. Cela est déjà suffisamment édifiant.

La blague du jour, c’est IRIS qui nous la livre: "Le passage à l’entreprise commune n’est pas un objectif mais un moyen pour FTV de devenir un « média global » tous supports".
Lorsqu’on sait, à la lecture du COM négocié en 2006 et signé début 2007 entre Carolis et l’État, que le passage au « global média » au travers des 16 pages du texte était un engagement du pdg de FTV jamais tenu pendant son mandat, chacun aura une bonne idée de la crédibilité à apporter à ces pseudos affirmations.

La plus grosse couleuvre que Patrick de Carolis voudrait faire avaler tient en quelques lignes plus fausses les unes que les autres (voici ce qu’il dit et écrit)

"Le passage de France 2 et des autres chaînes à l’entreprise commune France Télévisions, s’il doit s’opérer, s’effectuera avec préservation des droits des salariés."

Et d’ajouter dans IRIS [diffusé en boucle sur le canal interne] " Si le projet de loi est adopté, les salariés seraient automatiquement transférés à FTV SA en préservant les droits des salariés qui conserveraient leur contrat de travail actuel ; les conventions collectives et accords d’entreprises de France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO seront maintenus sur une durée maximum de 18 mois pour négocier le nouveau statut social de la nouvelle entité".

Quel flot déversé de contre vérités….A tous ceux qui seraient tentés de gober ces salades, il faut dire : TOUT CECI EST FAUX

Carolis marche d’ailleurs sur des œufs, en écrivant "Si le projet de loi est adopté".

En revanche lorsqu’il écrit et dit "en préservant les droits des salariés" c’est faux et archi faux ; pour s’en convaincre il n’y a qu’à constater juste après l’utilisation du conditionnel "conserveraient" leur contrat de travail actuel….tu parles, Charles !

Le « clou du spectacle » c’est la phrase "les conventions collectives et accords d’entreprises de France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO seront maintenus sur une durée maximum de 18 mois pour négocier le nouveau statut social de la nouvelle entité"…le Code du travail donc la loi disent bien 12 mois et non 18.
Surtout lorsqu’on sait que ni Le SNPCA-CGC, ni la CGT, ni la CFDT ne sont signataires de l’accord d’entreprise inadapté mais surtout inapplicable à 90% des personnels des chaînes, on voit mal avec qui la direction imagine « négocier » ce qu’elle appelle avec le plus grand cynisme "un nouveau statut social" !

Tout le monde l’aura compris, à commencer par les députés PS à qui il est allé raconter hier, en audition, qu’il prévoyait au moins 900 départs, il ne faut pas croire un traître mot de ce que voudrait vous faire avaler la direction comme la présidence de FTV.

mercredi 5 novembre 2008

P.de Carolis a tenté de prendre une nouvelle fois encore les députés pour des naïfs en leur resservant les soi-disant 900 départs volontaires.

P.de Carolis a tenté de prendre une nouvelle fois encore les députés pour des naïfs en leur resservant les soi-disant 900 départs volontaires.

Comme la CGC Médias le prévoyait (et ça n’a pas raté) et comme elle l’expliquait ce matin dans le cadre d’un rendez vous à l’Assemblée Nationale, Patrick de Carolis a tenté de prendre une fois encore les députés pour des naïfs en évoquant de nouveau 900 départs volontaires dans les années à venir….Quelle supercherie.

Selon un communiqué des députés PS qui ont auditionné Patrick de Carolis, ce mercredi 5 novembre 2008, ce dernier a de nouveau tenté de vendre sa salade en évoquant "un guichet de départs volontaires à la retraite pour 900 salariés du groupe dans les années à venir".

Ces propos ont semble-t-il été confirmés en partie par la direction de France Télévisions.

Il s’agit là d’une vaste fumisterie et d’une annonce fallacieusement remise sur la table alors qu’elle a déjà été vendue aux pouvoirs publics au premier semestre 2007. Mais Carolis ne reculant devant rien, ne change pas une « recette » qui marche (selon lui) !

En effet, France Télévisions avait été contrainte, l’an passé, de rendre publique à la Presse cette soi-disant annonce suite aux révélations par voie de tracts publiés par le SNPCA-CGC, d’un soi-disant « plan volontaire » de départs en retraites.

Carolis et son équipe, René Maisonneuve en tête avait dû préciser à la Presse que les soi-disant 900 départs se décomposaient comme suit :

-600 lettres d’incitation à faire valoir les droits à la retraite avaient été adressées aux salariés du groupe âges de 56,5 à 63 ans (voire 64 ans)

-300 départs qualifiés de « naturels » par France Télévisions étaient prévus et dixit le direction ; non remplacés.

A l’automne 2007, France Télévisions devait admettre que seulement 26 demandes sur France 3, 9 demandes sur France 2 et 1 seule pour France 5 avaient été enregistrées. On était loin, bien loin des 900 départs annoncés !!!

Tout au plus France Télévisions disait tabler en fin d’année 2007 sur une centaine de demandes. Précision de taille et qui a son importance : les salariés concernés faisant valoir leur droit à la retraite, quittant donc à leur demande la société (donc pas officiellement à l’initiative de l’employeur) voyaient donc leurs faibles indemnité imposées contrairement à un licenciement ou une mise à la retraite à 65 ans venant de l’employeur où elles ne le sont pas. D’où le peu d’intérêts pour la démarche.

Fin 2008, France Télévisions n’ayant pas eu plus de 150/180 demandes (grand maximum) essaie de refaire le même coup. Il est bien évident que les 420/ 450 salariés qui n’ont pas donné suite hier n’ont pas l’intention de donner suite aujourd’hui…surtout qu’ils savent à présent pour certains qu’ils pourraient très bien demander à travailler jusqu’à 70 ans.

Carolis peut toujours " reconnaître que son groupe est contraint à des sérieuses économies en démentant fermement tout projet de plan social seulement l’ouverture d’un guichet de départs volontaires à la retraite pour 900 salariés du groupe", tout cela s’appelle du pipeau et démontre assez bien comment après avoir pris les salariés pour des andouilles, considéré la Presse dans les mêmes termes, il compte maintenant berner les députés PS en les prenant pour des naïfs à qui l’on pourrait raconter la même histoire éculée !

Le communiqué du groupe PS à l'Assemblée va même jusqu’à préciser suite aux propos de Carolis "France Télévisions réfléchit à un dispositif incitatif de départs volontaires à la retraite pour des collaborateurs ayant toutes leurs annuités", ( la direction du groupe récuserait d’ailleurs le terme de "guichet de départ").
"Potentiellement 900 personnes pourraient être concernées (si elles sont volontaires) d'ici 2012, soit sur quatre ans", a ajouté Carolis précisant que ce chiffre n’est qu’une " projection statistique du nombre de collaborateurs qui auront leurs annuités d'ici 2012".

Comble de la mystification que la CGC Médias ne manquera pas de faire passer aux députés PS pour qu’ils comprennent bien à qui ils ont à faire.

Espérons qu'il n'aille pas faire le même coup et vendre les mêmes boniments au Nouveau Centre qui a, lui aussi, commis ce jour un communiqué « contre une suppression brutale de la publicité ».

François Sauvadet Président du groupe parlementaire à l’Assemblée, s'est déclaré mardi opposé à la "suppression brutale de la publicité" dans la réforme de l'audiovisuel public, tout en soutenant le texte qui sera discuté le 25 novembre en séance publique.

"Nous allons être très opposés à ce mode de financement et à cette suppression brutale de la publicité", a-t-il déclaré.Estimant "qu'il n'y avait pas d'urgence" à supprimer la publicité et qu'il fallait "regarder d'abord les effets de la réforme avant de réfléchir "à un mode pérenne" de financement. "Taxer le chiffre d'affaires des opérateurs au moment où c'est un secteur en plein dynamisme qui doit beaucoup investir pour éviter les fractures numériques territoriales, ce n'est pas une bonne idée (…) Sur le fond, c'est un projet de loi que nous soutenons. Simplement, sur lefinancement, nous avons de grosses interrogations".


Carolis entendu par la commission voudrait convaincre les députés de faire le "sale boulot"....

Patrick de Carolis devrait être auditionné le jeudi 4 décembre à 9 h 30 à l'Assemblée Nationale.

Carolis sera inévitablement entendu sur "le respect" du Contrat d'Objectifs et de Moyens (COM) qu'il a signé avec l'Etat en 2007 et négocié dès 2006 mais dont il n'a pourtant jamais respecté les termes.

Que la commission des Affaires culturelles, familiales et sociales et la commission des Finances de l'Assemblée nationale entendent celui qui a voulu la réforme et dont il dit partout qu'elle est en partie à l'origine du projet de loi, ce sera sûrement (s'il est toujours à France Télévisions) une bonne chose.

Qu'à sa bonne habitude, il finasse, il élude, il raconte ses histoires et cherche à noyer le poisson en prétendant avoir appliqué le COM à la lettre depuis sa signature, c'est évident maisc'est faux.

S'agissant d'ailleurs du passage au "Global Médias" que la commission Copé mettait en avant, il fait l'objet dès 2006 du COM, ni plus ni moins, et est développé au travers de 16 pages dudit document...c'est pour dire!

La CGC Médias est allé ce matin lors de son audition démontrer, expliquer et justifier documents à l'appui que la quasi totalité des engagements qu'il, avait pris n'ont jamais été tenus.

C'est du reste avec ces pseudos affirmations qu'il espère emporter la conviction des députés qui l'entendront en décembre et ce faisant, les inciter à faire par la loi qu'ils voteraient, le "boulot" du COM qu'il n'a pas fait depuis son arrivée.

Une seule chose restera alors, ce sont les députés qui auront "flingué" la télé publique et pas lui!!!!Les français qui dans quelques mois auront tôt fait d'oublier Carolis, pourraient bien ne se souvenir que de cela

Fort heureusement, entre temps, la délégation de la CGC Médias aura fait son travail et prouvé le contraire. La réforme Carolis prônée par lui (pour cause) et relayée dans un projet de loi au contenu des plus flous ne revêt aucun caractère d'urgence.

Cette réforme telle qu'elle est concoctée va même à l'inverse des intérêts de la télé publique et, c'est là un des points les plus importants, NUL n'est besoin d'une entreprise unique bloc monolithique style ORTF (le "R" en moins) pour faire un bouquet de chaînes.

mardi 4 novembre 2008

VOTEZ EN LIGNE DU 19 AU 26 NOVEMBRE POUR LES CANDIDATS DES LISTES CFE-CGC AUX PRUD'HOMALES 2008











La CGC Médias demande le même report pour France Télévisions que celui accordé à "La Poste"pour ouvrir le capital en pleine crise financière.

"Je crois qu'il n'est plus question pour l'instant dans la situation où nous nous trouvons d'ouvrir le capital de La Poste", en raison de la crise financière, a déclaré M. Guaino, voila quelques jours au "Grand Rendez-Vous" Europe1/Le Parisien.

Plus tard sur France Info, il précisait que "le calendrier" de cette réforme restait valable" même si aucune décision n'était prise sur la manière de financer La Poste".

Il a surtout indiqué sans ambages "Je pense qu'aujourd'hui il y a d'autres priorités", particulièrement "répondre à la crise financière".

Enfin le secrétaire d'Etat à la Consommation, Luc Chatel, a confirmé à l'AFP que "l'ouverture du capital de l'entreprise publique n'était pas d'actualité", mais qu'il n'en " n'en demeurait pas moins que La Poste avait besoin d'argent pour financer son développement et se préparer (...) à l'ouverture des marchés en 2011".

Ce qui pour messieurs Guaino et Chatel, entre autres, à savoir différer l'ouverture du capital de La Poste entreprise publique qui aurait besoin de 2,5 à 3,5 milliards d'euros, au regard de la crise financière relèverait du bon sens, n'en relèverait pas pour la télé publique!!!!

C'est pourtant avec la même logique et la même approche qu'Edouard Balladur ex premier ministre et député avait proposé, il y a une quinzaine de jours, de "reporter la réforme de l'audiovisuel qui n'était plus pour l'heure une priorité, crise financière obligeant".

Le montant du "cash" à sortir pour France télévisions représente entre 40 et 60% de la somme qu'il aurait fallu pour ouvrir le capital de "La Poste"....

Il est clair que les milliards que le gouvernement devrait trouver cet an ci, ne tombent pas du ciel.

Bien évidemment Edouard Balladur comme messieurs Guaino et Chatel, a eu le premier une réflexion pragmatique et rationnelle "il y a d'autres priorités", particulièrement, celles de répondre à la crise financière" et La Poste n'est pas différente de France télévisions, l'Etat détient bien 100% du capital des 2 entreprises publiques.

Dans de telles conditions et en allant plus loin qu'Edouard Balladur, il n'y a pas d'argent pour La Poste et ses prévisions de développement en 2011, pourquoi y en aurait-il pour la Télévision publique? Les français peuvent toujours en matière de diffusion télé grâce aux chaînes déjà nombreuses de la TNT trouver une alternative en matière de programmes, tandis que pour leur courrier, sans La Poste, pas de solution de repli.

Alors, tous ceux qui font comme si le projet de loi "mis en oeuvre par anticipation" (dixit Christine Albanel) était une réalité, feraient mieux de se reporter à l'adage populaire plein de sagesse: NE JAMAIS VENDRE LA PEAU DE L'OURS AVANT DE L'AVOIR TUÉ.

Il en va de même pour tous les oiseaux de mauvaise augure qui font comme si tout était fait et qui s'interrogent seulement sur "les conséquences du changement de structure pour les salariés dans le cadre du projet de loi sur l'audiovisuel, de la situation générale de l'entreprise notamment financière mais aussi sociale avec en filigrane le devenir des IRP ou encore l'avenir des Conventions Collectives et autres accords d'entreprises " alors que rien n'est encore fait.

La CGC Médias, SNPCA-CGC en tête, n'a eu de cesse depuis des mois et des mois de dénoncer un tel projet qui ne fera que recréer l'ORTF (avec le R de radiodiffusion en moins).

Le SNPCA-CGC n'a pas l'intention de rentrer dans leur jeu mais bel et bien de se battre pour que le pragmatisme et le rationnel l'emportent.