Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

mercredi 19 mai 2010

Les élus du CE France 2 votent unanimement une résolution contre le texte de substitution proposé par la direction.

Ce matin, mercredi 19 mai 2010, avait lieu la séance du Comité d'Entreprise de France 2.

Une résolution présentée, discutée et modifiée collégialement en séance, visant à s’opposer clairement à la signature du texte « foutage de gueule » [et il ne s’agit pas là d’être vulgaire mais bien de reprendre l’expression que tout le monde avait aux lèvres….la seule vulgarité réside au fait que la direction ait imaginé prendre tout le monde pour des abrutis] a finalement fait l’objet d’un vote unanime.

A la demande d’une suspension de séance par le SNPCA-CGC, la direction est donc sortie. Cinq minutes après ce départ, les membres du C.E. qui discutaient de la résolution, ont vu débarquer Françoise Chazaud représentante F.O.

Cette dernière n’a pas ménagé ses efforts pour faire que cette résolution ne soit pas votée. Mais n’étant pas élue et n’ayant aucune voix consultative, les élus FO malgré son intervention ont décidé de la voter. C’est donc une motion refusant la signature du texte de substitution présenté par la direction qui a été unanimement adoptée. (15/15 voix) Un nouveau camouflet pour Carolis et son équipe.

Voici le texte :

"Motion adpotée au Comité d’établissement France 2 du 19 mai 2010

Le comité d'établissement de France 2 souhaite soumettre au vote la motion suivante concernant la proposition de la direction de l’accord de substitution V4 du 18/05/2010.

Les élus du comité d'établissement et les organisations syndicales considèrent qu'un accord de substitution a fortiori partiel, sans les chapitres essentiels comme ceux des "rémunérations et classifications" de l’ensemble des salariés, quelque soit leur statut, n'aurait aucun sens et serait source d’inégalités, de désorganisations donc de conflits.

Les élus du comité d'établissement de France 2 exigent la prorogation de la Convention Collective de la Communication et de la Production Audiovisuelle, de l'avenant à la Convention Nationale de Travail des Journalistes et de l'ensemble des accords des ex entreprises ayant fusionné jusqu'au terme de la négociation d'un accord d'entreprise global France télévisions.

Résolution votée à l’unanimité (15 votants)"


A noter qu'un texte similaire a également été adopté à l'unanimité à la séance du comité d'établissement de France télévisions SA ce même jour.

Découvrez le texte:

"Le comité d'établissement de France télévisions SA souhaite soumettre au vote la motion suivante concernant la proposition de la direction d'un accord dit de substitution jusqu'au terme de la négociation d'un accord d'entreprise.

Les élus du comité d'établissement considèrent qu'un accord de substitution a fortiori partiel, sans que les chapitres essentiels comme ceux des "rémunérations et classifications" n'aient été discutés et encore moins négociés, n’aurait aucun sens et serait source de conflits tant individuels que collectifs.

Les élus du comité d'établissement de France télévisions SA exigent la prorogation de la Convention Collective de la Communication et de la Production Audiovisuelle, de l'avenant à la Convention Nationale du Travail des Journalistes et de l'ensemble des accords des ex entreprises ayant fusionné jusqu'au terme de la négociation d'un accord d'entreprise global France télévisions puisque le seul accord d'entreprise continuant de produire ses effets est celui de France télévisions SA la société absorbante."

France Télé: La pilule n’est pas bleue !

En attendant le résultat, le 3 Juin, de l’action en justice conduite par le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ sur le délai de survivance des textes conventionnels, la direction joue son va-tout et tente de faire de signer un texte avant le 7 Juin.

Malgré l’annonce de prolonger une partie des négociations jusqu’au 31 Octobre la direction est désormais aux abois : il faut absolument montrer à l’Etat ou à la prochaine équipe qu’au moins une partie du travail a été fait.


C’est faux !


Pour tout dire une grande partie du texte notamment le temps de travail ou encore les classifications, malgré une présentation aux organisations syndicales il y a quelques semaines, est encore en gestation au sein des équipes de France Télévisions.

Et pour cause ! Comme la réorganisation en place depuis le 4 Juin, les textes mis à négociation ont été pondus par des cabinets extérieurs. Notons au passage certaines similitudes de cette dernière avec celle de France 2 qui avait conduit en 1992 à un plan social.

De la même manière ! Ces textes conventionnels se trouvent être complètement inadaptés à la réalité de nos métiers et de notre activité.

Devant ce résultat désastreux le SNPCA-CGC exige que ces cabinets remboursent leurs honoraires payés par les contribuables.

Mais la direction s’obstine. Pour arriver à la signature de quelque chose, de n’importe quoi diraient certains, la direction est prête (presque) à tout, tant que cela ne rapporte rien aux salariés.

Ainsi depuis quelques jours le SNPCA-CGC a constaté la mise en place d’une campagne mensongère et agressive de communication y compris dans les médias extérieurs visant à faire croire que les négociations avancent et pourraient même aboutir le 7 Juin.

C’est encore faux !

France Télévisions n’hésite pas non plus à mettre en exergue dans sa dernière proposition la partie concernant le droit syndical, la seule qui ait été débattue.Et encore uniquement avec 3 organisations syndicales, notamment, la CGT

Pire la direction s’apprête à mettre l’ordre du jour pour le CCE ordinaire du 3 Juin une information/consultation sur sa dernière proposition alors que le délibéré ne sera pas connu.

CCE toujours aux mains de la CGT malgré une décision récente du Tribunal de Grande Instance de Toulouse. Les amis de la pluralité syndicale et de la neutralité managériale apprécieront.

Les trois prochaines semaines promettent d’être une succession de chausse-trappes pour les organisations syndicales et les salariés qu’elles défendent.

Le SNPCA-CGC sera vigilant et s’opposera à toute décision ou signature qui mettra en cause les acquis sociaux des salariés de France Télévisions.

mardi 18 mai 2010

Carolis et la CGT continuent leur pas de deux en espérant forcer la main au chef de l’Etat…

Carolis et la CGT continuent leur pas de deux en espérant forcer la main au chef de l’Etat…

A France Télévisions, en interne, la CGT communique sur le fait que les « avancées » obtenues dans le cadre des négociations (lesquelles ?) ne sont pas « suffisantes » pour signer un accord dit « de substitution » que la direction devait faire parvenir aux syndicats ce mardi 18 mai au soir.

C’est mardi dernier comme nous l'avons indiqué dans un précédent post que la direction a annoncé lors d'une réunion dite de négociation que " la nouvelle convention collective du groupe dont France Télévisions avait fixé la finalisation au 7 juin, ne serait pas bouclée à cette date".

Alors que depuis mars 2009, le SNPCA-CGC n’a cessé de répéter que le calendrier n’était pas tenable et ne pouvait en aucun cas être tenu, la direction de France Télé a proposé de signer un « accord de substitution révisable » actant la prolongation des négociations jusqu'au 31 octobre sur les points non actés.

Sans doute un message au Président de la République ! Carolis n’est pas parvenu à mener sa tâche à bien, celle de signer au 7 juin un nouvel accord d’entreprise, n’a pas vraiment commencé » sa réorganisation avec un « fonctionnogramme » sans queue ni tête et critiqué par tous qu’il est finalement seul à comprendre, c’est pourquoi le chef de l’Etat n’a pas d’autre choix que de le reconduire. Carolis en est persuadé, il sera là le 31 octobre 2010 pour signer une 2ème accord de substitution et sûrement poursuivre les discussions, pourquoi pas cette fois-ci jusqu’en mars 2011 !

La direction de France Télévisions peut effectivement, dans ces conditions, préciser qu’il « n’y avait aucun obstacle juridique à proroger les conventions et accords collectifs existants dans chaque entreprise pour se donner le temps nécessaire à la négociation ».

Bien évidemment, qu’il n’y jamais eu aucune impossibilité comme l’avaient pourtant martelé pendant 14 mois le trio Direction/CGT/FO puisque le 12 janvier 2010, l’envoyé de France Télé à Wallis signait sur place une prorogation des conventions collectives…et comme Wallis fait bien partie de la République française, ce qui possible là-bas, l’est aussi ici.

Carolis, Duhamel, Maisonneuve et consort qui chantaient sur tous les toits que la « nouvelle convention serait signée au 7 juin » font donc marche arrière, ce n’est plus le 7 juin, maintenant, mais le 31 octobre 2010.

De plus, ils se répandent à présent un peu partout en affirmant qu’un « accord de substitution » sera signé avant la fin mai.
Ils comptent sur les deux syndicats qui signent avec eux tous les accords depuis mars 2009, à savoir la CGT et FO pour signer à nouveau, ce qu’ils qualifient depuis peu de «matrice de négociation ».

Il y a quelques semaines voire quelques jours encore, la CGT comme la direction utilisaient le vocable : « socle ».
Selon la direction de France Télévisions, à partir de ce « socle » ou plutôt de cette « matrice » [ça change, ça ne veut rien dire et c’est supposé endormir beaucoup plus que socle], des discussions complémentaires dans les semaines qui suivront devraient avoir lieu sur des « sujets moins stratégiques et plus techniques » (dixit) et ce jusqu’au 31 octobre donc.

Les grilles de classifications (ou métiers), les rémunérations, etc…des « sujets moins stratégiques et plus techniques » pour FTV !!!

Que de baratin. France Télé avec sa soi-disant « matrice » (totalement vide) veut, à tout prix, éviter que « les salariés ne fassent jouer le bénéfice des avantages individuels acquis, situation qualifiée par elle d'"ingérable ».

C’est bien ça, faire signer un texte de substitution comme son nom l’indique qui se substitue à l’existant, c’est à coup sûr priver les salariés de la dernière garantie dont ils pourront se prévaloir en cas d'échec des négociations, à savoir donc, conserver l’intégralité des avantages individuels qu’ils ont acquis.

Quant à l’argument bidon que France Télévisions tente de faire avaler à la Presse, celui qui voudrait qu’un nouvel accord permettrait que « l'accord d'entreprise de France Télévisions SA (société qui a absorbé les sociétés éditrices des chaînes) ne s'applique à tous »il est tout simplement stupide. Cet accord en tant que celui de la société absorbante n’est pas remis en cause et s'applique déjà à tous…il coexiste du reste depuis des mois aux côtés des conventions collectives de l’audiovisuel et de l’avenant journaliste.

Convention Collective de l’Audiovisuel Public (CCCPA) et Avenant Audiovisuel des Journalistes dont l’alliance SNPCA-CGC / CFDT/ SNJ demanderont à la Cour d’Appel de Paris en audience le 20 mai 2010, l’application fidèle, à savoir le respect des délais de survivance plus favorables, jusqu’au 7 juin 2012 pour la CCCPA par exemple.

Mais cela ne doit pas être dit. Il vaut mieux écrire et faire croire que « la CGT et la direction, s'étriperaient sur les jours de congé et qu’avec les week-ends, ils seraient l’objet d'un bras de fer intense avec P.d.C ». Tu parles, Charles.

La CGT fait mine de voir rouge (presque un pléonasme), « dénonce une discrimination envers les journalistes et menace d'attaquer en justice cette disposition si elle reste en l'état à la signature »…En fait, cette différence entre journalistes et les PTA (personnel technique et administratif) existe déjà, tout simplement parce que ces deux professions ne sont pas régies par les mêmes textes comme par exemple existe l’attribution conventionnelle d’un treizième mois pour les premiers et pas pour les seconds.

Et dans quelques jours, le tandem CGT/FO indiquera que le « différend » (que la CGT qualifie pour la galerie de : discrimination) sur les congés et les week-ends est levé, que ces dispositions restent ouvertes à discussions, ne sont plus dans le nouvel accord et donc plus soumises à signature et qu’elle peut, en conséquence, signer « l’accord de substitution »

Voici le texte dit « accord de substitution », adressé après 23h00 aux syndicats…que France Télé voudrait voir signé.

Il s’agit là d’une langue de bois rarement égalée, d’un blablabla quasiment constamment hors propos par rapport à la « négociation » conventionnelle et en conclusion, une parfaite démonstration sur comment se foutre du monde en quelques lignes sans jamais aborder un traitre mot s’agissant de la prolongation ou prorogation des textes toujours en vigueur…Surréaliste.

Des phrases stériles comme « les accords groupe (non remis en cause) servent de référence pour chacun des sujets qui les concernent dans la négociation du présent texte » ou encore « A ce titre, les parties s’accordent à prévoir, dans ce texte et les accords négociés dans un autre cadre, des mesures exemplaires en matière d’égalité des chances dans l’accès et le maintien dans l’emploi. »…

Quelle fumisterie. Quel profond manque de respect pour les représentants des syndicats qui, certes n’attendaient pas grand-chose mais qui voient là encore, une véritable provocation de la direction…

Lisez plutôt :

"L’ensemble des biens, droits et obligations des sociétés France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO sont transférés à la société France Télévisions dans le cadre d’une fusion absorption réalisée du fait de la loi n° 2009 258 du 5 mars 2009 relative à la communication audiovisuelle et au nouveau service public de la télévision, publiée au Journal Officiel en date du 7 mars 2009.

Les parties ont en conséquence engagé la négociation d’un nouveau statut social pour France Télévisions. L’objectif de ce dernier est de permettre à tous les salariés de contribuer à la réussite de l’entreprise commune créée par la dite loi en permettant à cette dernière de répondre aux défis notamment technologiques et aux évolutions qui l’attendent, et d’exercer pleinement ses missions de service public.

Les parties rappellent que, conformément à son cahier des charges, France Télévisions, est chargée de concevoir et de programmer des émissions de télévisions à caractère national, régional et local ainsi que des émissions ultramarines. Elle conçoit également et met à disposition du public des services de medias audiovisuels à la demande.

France Télévisions veille également à exploiter les possibilités offertes par la technologie numérique, en matière de format, de qualité d’image et de son, et de distribution et développe une offre de communication au public en ligne.

Elle a donc vocation à être présente sur tous les supports existants et à venir : cette perspective implique que ce nouveau statut doit concerner l’ensemble des professions concourant actuellement à ce service public. Ces dispositions sont destinées à s’adapter, par la concertation des parties, aux évolutions qu’impliqueront les évolutions des métiers et des fonctions.

Les parties rappellent également que cette mission doit contribuer au pluralisme des courants de pensée et d’opinion et doit permettre au public d’ exercer son libre choix entre des programmes qui garantissent l’expression de tendances de caractère différent en respectant l’impératif de l’honnêteté de l’information. Elles s’engagent à ce que les dispositions négociées garantissent, dans un esprit de responsabilité, la liberté d’exercer ces missions et notamment celles que recouvre la profession de journaliste.

Les partie s’accordent à souligner le rôle majeur de France Télévisions en matière de promotion de la diversité. Ce rôle doit s’exprimer dans son offre audiovisuelle et dans la vie de l’entreprise. A ce titre, elles s’accordent à prévoir, dans ce texte et les accords négociés dans un autre cadre, des mesures exemplaires en matière d’égalité des chances dans l’accès et le maintien dans l’emploi.

Les parties tiennent à souligner leur attachement à l'expérience acquise dans chacune des ex-sociétés et aux usages qui s’y sont instaurés, en tant qu'ils témoignent des acquis collectifs des salariés en matière de conditions de travail. Leurs évolutions et leurs aménagements relèvent de la négociation du présent texte.

Les parties rappellent que les accords groupe en vigueur (accord sur la formation tout au long de la vie, le développement des compétences, la reconnaissance des qualifications et de l’expérience ; accord sur l’égalité professionnelle femmes : hommes ; accord sur l’emploi des salariés handicapés ; accord sur la mise en place de coordonnateurs syndicaux au niveau du groupe France télévisions ; accord sur les moyens accordés aux organisations syndicales représentatives ; accord sur le dialogue social à France télévisions ; accord relatif aux modalités d’utilisation des œuvres des journalistes ; accord relatif à la prévoyance complémentaire et aux frais de santé des salariés du groupe France Télévisions ), non remis en cause par l’effet de la loi du 5 mars 2009, servent de référence pour chacun des sujets qui les concernent dans la négociation du présent texte.

En conséquence, il a été convenu que, pour fédérer l’ensemble des personnels de France Télévisions, il est établi un texte conventionnel unique, cadre de vie et de travail partagé tenant compte des spécificités concernant notamment le statut de certains personnels, et l’exercice des activités d’information, de fabrication, de production et de radiodiffusion.

A cet effet, les salariés bénéficieront dans ce texte d’une présentation qui leur permettra d’identifier sans ambigüité les dispositions qui les concernent, au-delà même des dispositions générales qui régissent la vie de l’entreprise."

Jean-François Copé : succession à FTV, la partie de billard à 3 bandes…

Jean-François Copé : succession à FTV, la partie de billard à 3 bandes…

Le 13 mai 2010, Manuel Valls et Francois Copé les invités de Michel Denisot dans “Le Grand Journal” de Canal+. A la question d’Ariane Massenet : “Patrick de Carolis ne mérite-t-il pas de rester à la tête de France Télévisions ? ” les deux députés ont clairement entériné le départ de Carolis.

Si Manuel Valls indiquait : “Il aurait dû rester, il aurait pu rester (...) tout le monde sait que ce n’est pas ce qui est prévu”, Jean-François Copé très langue de bois soulignait que “Patrick de Carolis avait été “un très bon président” et qu’il “n’avait pas à répondre aujourd’hui”….

Jean-François Copé lâcherait Carolis ? L’a-t-il réellement jamais soutenu ? Comment d’ailleurs pourrait-il soutenir celui qui dans un prétendu bras de fer, a mis les cinq représentants de l'État en minorité, le 13 avril dernier, au conseil d'administration de France Télévisions ?

Les propos de Jean-François Copé sont dès lors très clairs (“Patrick de Carolis a(vait) été un très bon président”) sans qu’il soit nécessaire d'en rajouter.
Plus-que-parfait - il ne s’agit pas là de qualifier le mandat de Carolis mais le temps de conjugaison employé - ou passé composé, l’affaire est entendue Carolis a été mais n’est plus.

Jean-François Copé qui s’est interrogé récemment sur l’opportunité de supprimer la publicité après 20 heures sur FTV (l’arrêt total étant prévu pour fin 2011) et s’est déclaré favorable à un débat sur la question, ne fait même plus mine de soutenir Carolis.
Il soutient l’action et les décisions du Président de la République mais le « contre » sur la suppression de la pub après 20h.
Enfin, il connait bien Alexandre Bompard que la Presse présente comme un « proche du chef de l’Etat » et que ce dernier aurait « choisi pour succéder à P.d.C » à la tête de FTV mais ne s’exprime pas sur le sujet. Rappelons qu'en 2003, François Fillon futur Premier ministre, alors ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité, l’engage dans son ministère en tant que conseiller technique quand J-F Copé est, lui, ministre délégué au budget.

Et si finalement, tout cela n’était qu’une partie de billard à 3 bandes et que le choix d’Alexandre Bompard à la tête de FTV ravisse au plus haut point le patron des députés UMP à l’Assemblée Nationale qui a compris, il y a belle lurette, l’importance cruciale de ce médium dans la vie politique ?!

lundi 17 mai 2010

Pierre Lescure pas intéressé par un poste à France télévisions comme nous l'indiquions dès le 29 avril

Pierre Lescure pas intéressé par un poste à France télévisions.

Comme nous l'indiquions dès le 29 avril, l'article de Renaud Revel qui imaginait qu' "Un ticket Bompard-Lescure en lieu et place du tandem Carolis-Duhamel sur le papier, en tous les cas, aurait fière allure" en plus d'être indélicat concernant Pierre Lescure n'était en réalité qu'une élucubration de plus.

Interrogé par le quinzomadaire Télé 2 Semaines, dans le numéro à paraître lundi 17 mai (Louise Bourgoin et Virginie Efira en Une), "Pierre Lescure se déclare pas intéressé par une arrivée dans l'organigramme de France télévisions. Quel que soit le poste. Y compris directeur des programmes d'Alexandre Bompard (au cas où...)."

Pierre Lescure ajoute "ce qu'on a pu lire ailleurs n'a pas de réalité".

Ce dernier devarit resigner pour "ça balance à Paris" sur Paris première....Comment Bompard qui n'est pas candidat à la succession de Carolis aurait-il pu imaginer une seule seconde un tel scénario?

mercredi 12 mai 2010

Carolis qui a vainement tenté de faire taire le SNPCA-CGC, est débouté de toutes ses demandes par le T.G.I de Paris

Carolis qui a vainement tenté de faire taire le SNPCA-CGC, est débouté de toutes ses demandes par le T.G.I de Paris.

Le 5 novembre 2008, P. de Carolis déposait plainte en diffamation devant le Tribunal correctionnel de Paris à l’encontre du « blog de la Fédération CGC Médias » dont le directeur de publication n’est autre que Jean-Jacques Cordival son responsable légal nommément visé dans la plainte.

Le 7 mai dernier, « le TGI de Paris a débouté de toutes ses demandes » P.d. Carolis [n° d’affaire : 08310230] et relaxé Jean-Jacques Cordival ainsi « renvoyé des fins de la poursuite ».

Les propos visés que le TGI n’a donc pas jugés diffamatoires, publiés le 20 octobre 2008 sur le blog de la CGC étaient ceux tenus en comité de groupe et faisant suite à une question en séance le 17/10/08 d’un membre du SNJ : « Avez-vous troqué votre maintien contre la suppression des Conventions Collectives ? » sont ceux-ci : " Pour la CGC, le départ de Carolis à une question pourtant claire, n’est qu’une preuve supplémentaire – si besoin était – de la volonté sournoise de celui qui est allé vendre, en haut lieu, sa survie contre la sortie des Conventions Collectives suivie de licenciements massifs à moindre coût juste derrière. "

Il faut rappeler que P.d. Carolis s’était dit insulté, était parti et avait exigé des excuse en déclarant « ne revenir que lorsque le Comité de Groupe se sera excusé et désolidarisé des propos du SNJ »…Après une heure d’interruption de séance d’une heure, personne ne s’étant excusé et donc ne s’étant désolidarisé, la séance avait repris.

C’est dans ce contexte que ce commentaire avait été posté sur le blog.

C’est bien ce qu’a rappelé le Tribunal Correctionnel en rappelant particulièrement les principes de “liberté d’opinion et d’expression syndicale”.

P.d. Carolis a bien tenté à l’audience d’établir que son « opposition au Chef de l’Etat était de notoriété publique » avec moult article de presse, entre autres celui de Libé du 3 juillet 2008 : « Patrick la Fronde vs Sarko la menace », le TGI en prononçant la relaxe totale du blog CGC et de son responsable, n’a pas estimé un seul instant que ces propos étaient diffamatoires et que la démonstration que tentait d’apporter Carolis du « conflit ouvert » avec le Président de la République était de nature à prouver quoi que ce soit.

P. de Carolis aurait sûrement préféré voir la CGC condamnée…il y a fort à penser que dans les minutes qui auraient suivi le jugement, celui-ci fasse l’objet d’une large communication interne, Carolis pensant probablement que cela ferait taire la CGC ! (depuis le dépôt de la plainte fin 2008, cela n’a jamais été le cas comme ce ne le sera jamais)

Il est du reste curieux de constater que des propos similaires figurent et ont figuré dans la Presse, encore dernièrement le 6 mai dans Challenges où l’on pouvait lire: "Patrick de Carolis a obtenu confirmation de l'entourage du chef de l'Etat qu'il poursuivrait son mandat jusqu'au bouclage des négociations de la convention collective, la 7 juin." mais que ceux-ci n’ont pas fait l’objet de plaintes.

France Télévisions : la direction qui reconnait finalement ne pas être en mesure d’aboutir à un texte le 7 juin, propose d’aller jusqu’au 31 octobre!

France Télévisions : la direction qui reconnait finalement ne pas être en mesure d’aboutir à un texte le 7 juin 2010, propose d’aller jusqu’au 31 octobre pour y parvenir.

Dès le 20 mars 2009, il y a donc plus d’un an, le SNPCA-CGC " exigeait que France Télévisions s’engage à appliquer l’ensemble des dispositions, avenants et protocoles annexés de la CCCPA (Convention Collective de la Communication et de la Production Audiovisuelle) et l’Avenant Audiovisuel à la Convention Collective Nationale de Travail des Journalistes…. "

Le SNPCA-CGC, à de multiples reprises, a indiqué que « le calendrier que fixait la direction n’était pas tenable, ne l’avait jamais été et ne pourrait en aucun cas être tenu ».

En fin de semaine dernière, encore, le SNPCA-CGC publiait un énième article intitulé

A 3 semaines de l’échéance illusoire du 7 juin 2010, la direction reconnaît en séance ce que le SNPCA-CGC répète depuis tout ce temps, qu' « il n’est pas possible d’aboutir à la rédaction d’une nouvelle convention collective à cette date et encore moins avant ».

La direction, totalement discréditée, propose à présent de poursuivre les négociations jusqu’au 31 octobre prochain à une condition :« que les organisations syndicales signent un accord de substitution »
[qui se substituerait comme son nom l’indique aux textes en vigueur et viendrait en lieu et place].
Le 31 octobre 2010 alors que dans quelques jours le nom du successeur de Carolis (partant au plus tard en août) va être donné par le Chef de l’Etat…c’est d’un ridicule consommé. La direction ne sera plus là.

La direction se fout, tout simplement, du monde…elle va même jusqu’à vouloir intégrer dans ce texte dit de substitution, les « points » de la (nouvelle) convention collective soi-disant négociés et plus particulièrement le chapitre sur l’organisation du temps de travail que le SNPCA-CGC considère comme une véritable provocation de toute façon « insignable ».

La direction oublie sûrement que pour toute nouvelle « organisation du temps de travail », le CHS-CT doit impérativement être consulté…qu’il dispose de 45 jours pour désigner un expert qui lui-même dispose de quelques mois pour rendre son rapport sur les répercussions engendrées !

Cet accord de substitution serait "révisable" et constituerait, selon la direction « le socle de la nouvelle convention collective des salariés de France Télévisions »…cette bonne blague. Quant aux chapitres manquants, c’est-à-dire, TOUS, ils seraient abordés plus tard pendant la période du 8 juin au 31 octobre !

Ce texte serait proposé à la signature entre le 4 et le 7 juin (donc un week-end) après l’arrêt de la Cour d’Appel saisie par l’alliance SNPCA-CGC/CFDT/SNJ.

Si l’avenir de textes et accords couvrant quelques 11.000 salariés n’était en jeu, cela serait risible mais face aux vaines manœuvres de cette direction sur le départ, il ne peut y avoir que profond dégoût.

La direction n’espère sûrement pas que les organisations syndicales avalent la couleuvre, elle est bien trop grosse. Ces dernières, à 18h00 ce mardi 11 mai 2010, attendaient encore la proposition de texte visant à proroger les conventions collectives et accords existants que la direction devait leur remettre.

Les organisations syndicales refusant de signer cet accord de substitution, ce n’est pas le Code du travail a minima qui s’appliquerait - contrairement à ce que voudraient faire croire certains – mais au moins l’accord FTV SA, la CCNTJ (convention collective des journalistes) étendue ainsi que l’ensemble de tous les avantages individuels acquis (AIA) pour chaque salarié (et ces avantages émanent bien de l'ensemble des différents accords en vigueur depuis des années et des années).

Ce serait de toute façon, cent fois, mille fois mieux pour les salariés que le « socle de substitution révisable » que la direction essaie de refourguer.

Le SNPCA-CGC ne signera bien évidemment pas de texte de substitution
, peu importe son contenu…ce serait comme signer pour les salariés : LEUR ARRÊT DE MORT.

jeudi 6 mai 2010

pièces pour T.I. de WALLIS




























FRANCE TV: NEGOCIATIONS, C’EST MORT !!!

NEGOCIATIONS FTV: C’EST MORT !!!

C’est après une semaine de négociations ciblées, mot par mot et ligne par ligne, qu’il faut se rendre à l’évidence, les négociations n’aboutiront à rien. Après 7 mois pendant lesquels la direction n’a communiqué aucun texte et tout autant pour découvrir et refuser le projet à minima qu’elle proposait [soit 14 au total], nous ne sommes aujourd’hui qu’à la page 19 du document proposé par la direction de moins d’une centaine de pages.
C’est du reste pour cette raison, qu’après tout ce temps, la direction avait décidé en fin de semaine dernière de planifier des « séances de négociations » tous les jours (elle voulait même une réunion le 13 mai, jour férié de l’ascension). Consternant. Moins de 15 jours pour traiter les quelques 80 pages de leur « mouture », celle que la direction espérait bien continuer à dérouler alors que des pans entiers des textes conventionnels et d’entreprises n’y figuraient même pas.

Moins de 100 pages contre les 400/500 pages environ si l’on compte celles de la Convention Collective de l’Audiovisuel avec ses avenants et protocoles, l’avenant « journalistes» et différents accords, plus particulièrement l’accord 35 heures…cela montre bien ce que cherchait la direction : aboutir à un « accord » à peine différent du Code du travail qui aurait enterré une trentaine d’années de protection et de couverture sociale des salariés.

La direction comptait bien sur une éventuelle signature d’un syndicat ou deux qui consacrerait un accord au rabais mais, décidément leur projet étant tellement mauvais, elle a dû se rendre à l’évidence, il y a fort peu d’espoir qu’un syndicat paraphe quoi que ce soit (ce qui serait en l’état une véritable trahison à l’encontre des salariés) ; les points d’accords avec la direction sont tellement maigres. Ils se résument pour l’heure, à une partie du chapitre « temps de travail ».

N’ont pas encore été abordés les chapitres sur la rémunération, les métiers et leurs classifications, les automatismes, le paritarisme, etc… (tous les autres en somme)

Quant au « texte de base » proposé par la direction, il remet en cause si gravement l’ensemble des acquis en plaçant l’ensemble des personnels au « ras des pâquerettes », qu’il a obligé le SNPCA-CGC à essayer de remonter, à chaque fois, les curseurs. (et ça, c’est long !!!).

Enfin, pour chaque article se pose la question de son application à l’ensemble de l’entreprise et ses quelques 11.000 salariés. La nécessité absolue d’accords spécifiques qui permettraient à chaque secteur d’activité de pouvoir continuer à tourner, est évidente.

Comment faire un texte commun pour les régions, le siège, les DOM-TOM… ? Autrement dit, comment s’assurer du maintient du bon fonctionnement des différents sites régionaux de France 3 ainsi que celui des établissements ultramarins de RFO et des établissements parisiens, sans tenir compte de leurs spécificités ???

Pour le SNPCA-CGC qui a participé très activement aux réunions de négociations, le constat est sans appel « les négos c’est mort…. nous ne remontrons pas le temps et même en négociant la nuit, il serait absurde de croire que les 80 pages restant à discuter (du texte de la direction) qui ne représentent finalement qu’un cinquième ou un quart des textes toujours en vigueur, pourraient être négociées en moins de 10 séances ! ». La direction risque de proposer aux syndicats la signature d’un texte partiel.

En ce qui concerne le SNPCA-CGC, c’est hors de question. Comment le moindre syndicat pourrait-il ne valider qu’un ou deux articles (qui sont loin, très loin d’une progression sociale exemplaire, c’est le moins que l’on puisse dire !!!) ? Articles, qui de surcroît, se substitueraient à l’ensemble des textes existants (conventions collectives, accords d’entreprises, et droits individuels) !!!

Le SNPCA-CGC, pragmatique et lucide, enjoint la direction de stopper cette inutile course au temps et demande simplement que soient respectées les dispositions du Code du travail et des textes en vigueur, à savoir l’application du délai plus favorable mentionné dans le cas d’une « remise ne cause » qui juridiquement renvoie à une « dénonciation », c’est-à-dire pour la Convention Collective de l’Audiovisuel : 3ans.

Cela permettra de laisser au maximum 2 ans à tous les salariés, après le 07 juin 2010, pour continuer à discuter le plus rationnellement et fonctionnellement qui soit d’une nouvelle convention digne de ce nom.

Le SNPCA-CGC restera dans la « négociation » et le fera avec la même motivation pour défendre des salariés mais sachant, effectivement qu’il n’y a aucun espoir d’aboutir et que son travail est comme celui des comédiens en répétition générale avant l’arrivée du nouveau metteur en scène.


Et dire que dans Challenges, ce 6 mai, on peut lire:

"Patrick de Carolis a obtenu confirmation de l'entourage du chef de l'Etat qu'il poursuivrait son mandat jusqu'au bouclage des négociations de la convention collective, la 7 juin."

Quel deal? Quel boucalge? Et quoi, le 7 juin?

FTV : Jean-Pierre Leleux remplace Michel Thiollière au conseil d’administration

FTV : Jean-Pierre Leleux remplace Michel Thiollière au conseil d’administration

Le sénateur Jean-Pierre Leleux a été désigné par le Sénat, à la demande de la commission de la Culture, de l’Education et de la Communication, pour siéger au sein du conseil d’administration de France Télévisions

La galère des cadres

Tout a commencé il y a plus d’un an dans les stages de conduite du changement ou d’aide à la transformation.

Ces formations prévues en amont de la nouvelle organisation ont pour but de fournir aux managers de France Télévisions les outils nécessaires à la mise en place de la réforme.
Le message principal y fut passé : faire vite et savoir contourner les résistances, voire les ignorer.
Devant ces principes affichés les heureux participants se jetèrent quelques regards en coin. Les plus visionnaires virent la somme d’énergie qu’il faudrait développer pour mettre en place ces stratégies irréalistes. Ils virent les heures de travail s’amonceler pour préparer les dossiers.
Les plus exaltés virent une nouvelle entreprise à construire, des équipes nouvelles à mobiliser ou encore une place … plus gratifiante à venir.

Les mois ont passé et le 4 Janvier est arrivé avec son superbe fonctionnogramme et sa valse des nominations. Le cauchemar venait de commencer dans la peur et la terreur.

Objectif numéro un : avoir un poste !

C’est clair les compétences ne font pas tout et les malheureux(ses) qui ont, dans les semaines précédentes, émis ne serait-ce qu’un bémol sur la mise en place de l’entreprise unique se sont retrouvés … au placard !!!

Autre point, France Télévisions prétendait qu’aucune mobilité ne serait imposée … mais visiblement pas pour les cadres : dans les régions la valse des rédacteurs en chef et autres DRA aura mis à mal bien
des familles …

Objectif numéro deux : s’intégrer dans la nouvelle organisation !

- Apprendre à travailler avec moins d’informations qu’avant. L’organisation matricielle c’est peut-être bien pour la direction générale mais pas pour ceux qui doivent l’utiliser.
Résultat : des tonnes de réunion pour être raccord avec tout le monde … et ne pas prendre de décisions ....

- Apprendre à travailler avec des pairs qui sont dans le même cas que vous. Surprise! vous n’êtes pas seuls ! Il y a d’autres rameurs dans la galère.
Dommage que les nominations ne se soient pas faites dans la transparence car …

- … il faut apprendre à travailler dans un climat de défiance. Encore aujourd’hui, personne ne sait qui fait quoi exactement, l’instinct de survie pousse à défendre à son pré-carré d’autant plus que les rumeurs de l’inutilité de certains postes ne cessent d’enfler.

Objectif numéro trois : faire travailler les équipes …

Grand moment de solitude pour le cadre respectueux de ses collaborateurs :
- Pas de message fédérateur
- Pas de valeurs à transmettre
- Pas d’objectifs
- Pas de visibilité, même à court terme
- Démotivation totale des salariés

Aucune trace sur le terrain du top management pour soutenir les équipes : ils ont été remplacés par des newsletter froides et impersonnelles.

Des galères quotidiennes

Et on rajoute en plus :

- les formations supplémentaires nécessaires à l’exercice de la nouvelle fonction
- la gestion du supérieur hiérarchique direct qui subit les mêmes contraintes
- la continuité des projets
- les moyens humains diminués : c’est une restructuration ne l’oublions pas !
- l’absence de visibilité budgétaire
- les sollicitations incessantes des bureaux parisiens (ou du bureau d’à côté pour les parisiens)

Sans compter les obligations de résultats axées sur le temps, en dépit du bon sens et au détriment de ses propres collaborateurs sur fond de journées à rallonge !

Dommage pour la direction, les cadres se parlent entre eux et le SNPCA-CGC est là pour relayer leurs préoccupations.

Il est temps que la direction s’intéresse à ses cadres qui ne sont pas de simples jouets interchangeables et l’entreprise n’avancera pas sans eux.

Si les directions se sont succédées avec souvent des politiques contradictoires c’est qu’elles ont su, à un moment donné jouer collectif avec l’encadrement de proximité.

Ce n’est pas le cas aujourd’hui !

Les discours ne sont pas des actes, l'encadrement est bien placé pour le savoir.

Le SNPCA-CGC exige un allégement des rythmes qui sont imposés au management de proximité et qui portent préjudice à la cohésion des équipes et à la vie familiale de l’encadrant.

Le SNPCA-CGC exige la fin de l’opacité sous laquelle les leviers de décisions remontent petit à petit sur le siège sans aucune justification.

Le SNPCA-CGC exige une reconnaissance du parcours professionnel du salarié cadre dans sa société d’origine.

Le SNPCA-CGC exige que les promesses salariales engagées par la direction soient appliquées immédiatement à ceux qui ont eu, malgré tout, le courage de jouer la mobilité.

lundi 3 mai 2010

MFP filiale de France Télévisions se retrouvera face à Maître COLLARD…

MFP filiale de France Télévisions se retrouvera face à Maître Gilbert COLLARD….

Elle ne porte pas le voile et encore moins la burka, elle ne brûle pas les voitures, ne caillasse pas les bus, maghrébine d’origine mais de nationalité française, parfaitement intégrée, elle est un modèle de réussite en France.

Pourtant sa vie professionnelle est brisée du jour au lendemain sans motif ...ou du moins si, pour discrimination.

Jusqu’où doit-elle aller pour être respectée ? Que doit-elle faire pour être acceptée ?

Elle travaille de manière acharné et exemplaire dans le milieu audiovisuel depuis de nombreuses années, quasiment sept jours sur sept. Son professionnalisme fait qu’elle est partout sollicitée. Elle ne fait l’objet que d’éloges sur son parcours professionnel…. invitée de nombreuses émissions, divers reportages lui sont même consacrés par plusieurs média sur son travail. ( www.lydie-tv.com)

MFP la filiale de France Télévisions la vire comme une moins que rien, du jour au lendemain, sans aucun motif !

Plusieurs lettres venant de tous horizons et souvent à haut niveau, qui ont été adressées à Patrick de Carolis, dénonçant l’éviction de cette future maman, sont restées sans réponse. Ces interventions n’ont eu aucun effet.

Responsable du public, dans le cadre des émissions en direct de « Ce soir ou Jamais » de Frédéric Taddeï, dans sa fonction elle a été saisie par des faits qu’elle considère comme graves et iés aux agissement d’un technicien,survenus sur le plateau envers des spectateurs de l’émission de Taddéï.

Le réalisateur et la Production de MFP, n’ont pas planifié le dit technicien pendant environ trois mois; à son retour, c’est notre future maman qui a finalement été écartée. 

MFP Filiale de France Télévisions à donc préféré faire retravailler le technicien incriminé et dégager à quelques mois d’accoucher, celle qui avait porté l’affaire à la connaissance des responsables.

En plein dans la campagne sur le respect de la diversité que mène France Télé, ça fait plutôt désordre.

A 5 mois et demi, sa grossesse se voyait indéniablement et l’employeur savait pertinemment qu’elle était enceinte.

Un rendez-vous avait été pris pour elle auprès du Secrétaire Général du Groupe mais il préféré le remettre à son retour de vacances…il est maintenant devenu inutile, c’est Maître Gilbert Collard qui est en charge du dossier.

Selon les textes légaux, la femme enceinte bénéficie d'une protection légale, en vertu du Code du travail et du Code pénal qui prend en compte son état de vulnérabilité et interdit toute discrimination. 

Cerise sur le gâteau, notre future maman qui travaille de manière exemplaire, depuis de nombreuses années , est juridiquement en CDI. La succession de contrats bidonnés dont elle dispose est incroyable. 

Elle n’a pas manqué l’une des 450 premières émissions de «Ce soir ou jamais», au début soi-disant en CDDU comme «comédienne» puis peu après en tant que «première assistante réalisatrice» sans qu’elle n’ait jamais exercé l’un ou l’autre de ces «motifs» (fonctions).

Ces CDDU sont donc totalement illégaux. Au moment où elle est jetée comme une moins que rien, elle est donc juridiquement en contrat à durée déterminée. Pourtant tout le monde s’en fout.

Depuis sa création, en décembre 2004, la HALDE Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité, indépendante a reçu plus de 400 réclamations liées à la grossesse, dont plus de 60 % au cours de l'année 2009.

Vigilante sur la discrimination à l'emploi lors de la grossesse, la HALDE a notamment pu rappeler dans un avis du 9 novembre 2009, qu'une absence de reconduction d'un CDD, en raison de la grossesse était discriminatoire (avis N°2009-376).

L’article 225-1 du Code pénal dispose « Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de leur patronyme, de leur état de santé, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.... ».

L’Article 225-2 du Code pénal ajoute « La discrimination définie à l'article 225-1, commise à l'égard d'une personne physique ou morale, est punie de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 Euros d'amende lorsqu'elle consiste entre autres à licencier une personne ».
Quant au Code du Travail, aux termes de l'article L. 1225-1 du Code du travail, «L'employeur ne doit pas prendre en considération l'état de grossesse d'une femme pour refuser de l'embaucher, pour rompre son contrat de travail au cours d'une période d'essai ou, sous réserve d'une affectation temporaire ...., pour prononcer une mutation d'emploi. ».

Aux termes de l'article L. 1225-4 du Code du travail « Aucun employeur ne peut rompre le contrat d'une salariée lorsqu'elle est en état de grossesse médicalement constaté et pendant l'intégralité des périodes de suspension du contrat de travail auxquelles elle a droit au titre du congé de maternité ainsi que pendant les quatre semaines suivant l'expiration de ces périodes. »
Selon le rapport annuel 2009 de la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations), paru le 5 mars 2010, on note une hausse de 21 %, par rapport à 2008, du nombre de réclamations concernant les discriminations faites aux femmes enceintes sur leur lieu de travail. En 2009, sur 10.546 saisines de discriminations reçues par la Halde, plus de 250 émanaient de femmes enceintes. Ces réclamations représentent 60 % de l'ensemble des plaintes recueillies depuis la création de la Haute autorité, en décembre 2004 (soit 400 femmes). Chiffres qui excluent évidemment toutes celles qui n'ont pas porté plainte.

Selon l’Instance, "200 000 euros d'indemnités ont été obtenus par la Halde pour une femme qui avait été discriminée et licenciée sous un mauvais prétexte, alors qu'elle était enceinte. Cela a été publié et connu, et du coup les femmes ont découvert qu'il y avait des recours et des droits et se sont adressées plus souvent à nous qu'auparavant ".
Et dire, il y a que France Télévisions abreuve le quidam de grands discours sur « le respect de la diversité et des valeurs de la Républiques » !

Un trou de mémoire peut-être ? Enfin, que tous ceux qui ont permis et facilité ces manquements en cascade se rassurent, Maître Gilbert Collard ne manquera pas de leur rappeler ce qu’ils encourent civilement et surtout pénalement.

dimanche 2 mai 2010

Calomnions, calomnions, il en restera toujours quelque chose ! », comme dit le proverbe que la tradition attribue à Beaumarchais...

Le 1er mai, Emmanuel Berretta publie sur «lepoint .fr » un article intitulé: « France Inter : Rue des entrepreneurs disparaît de la grille ».

Il tente lamentablement de lier le licenciement pour faute [qu'il qualifie de] "grave" par la direction de Radio France des deux animateurs de l'émission économique Rue des entrepreneurs, Didier Adès et Dominique Dambert, à de soi-disant "erreurs de casting" (sic).

Pour ce faire, il semble accréditer la version de Didier Adès - "la seule que nous possédons à cette heure", écrit-il – en prenant bien soin de ne surtout pas passer ne serait-ce qu’un appel à la seule personne qu’il cite dans son papier.

C’est facile de prétendre n’avoir qu’une version des soi-disant faits alors que personne d’autre n’est interrogé.

Sans rien vérifier, sans aucun contradictoire donc, il fait parler Didier Adès : "Depuis 3 ou 4 ans, la direction des ressources humaines de France Inter nous affecte des chargés de production qui ne conviennent pas à notre type d'émission. Nous sommes victimes d'erreurs de casting. Nous avons signalé à plusieurs reprises ce problème. Une émission économique n'est pas une émission de variétés, et réciproquement. Chacune requiert des compétences distinctes."

Autrement dit, la direction les aurait volontairement « piégés » en leur adressant, à chaque fois des « nuls »…et d’essayer de faire un rapprochement calomnieux sur le fait que « la dernière chargée de production, Ralitsa Frison-Roche, affectée à Rue des entrepreneurs par la DRH était auparavant une représentante permanente de la CGC et que le syndicat ne pesant plus assez lourd pour être représentatif à Radio France, cette dernière a dû être recasée par la DRH. »

Quel procédé méprisable et pitoyable. Donc le fait qu'elle soit à la CGC impliquerait qu'elle serait "à la ramasse"?
Sans jamais, faut-il le redire, avoir cherché à joindre la chargée de prod, il préfère sous entendre et broder.

S’il l’avait fait, il aurait appris que dans le cadre de ses fonctions, elle a eu à accomplir des tâches très variées et complexes, comprenant, des recherches documentaires et la rédaction de synthèses sur des sujets de nature socio-économique…..

Que Ralitsa Frison-Roche, a auparavant travaillé en tant que traductrice et interprète - elle parle effectivement 6 langues - accompagnant des délégations et des VIP étrangers auprès d’hommes politiques, élus et universitaires français. Qu’elle continue par ailleurs une activité créative de traductrice littéraire et qu’elle collabore à des revues françaises et étrangères en tant qu’essayiste…

Et surtout, Ralitsa Frison-Roche est sûrement l’une des femmes les plus humaines, les plus douces et les plus agréables qui soit…avide de connaissance et désireuse de toujours aller vers l’autre.

Si E. Berretta l’avait appelée, il l’aurait compris ; cela lui aurait évité d’inventer. En l’occurrence, Ralitsa Frison-Roche contrairement à ce qu’il affirme, n’a pas rejoint l'émission début décembre mais « le 18 novembre 2009 ».

Si E. Berretta l’avait appelée, il aurait compris que si elle n’a été dirigée vers l’émission de France Inter qu’à cette date, c’est justement parce que la direction lui avait demandé d’accomplir son travail jusqu’à la fin des élections professionnelles alors que depuis juin elle était pourtant prête à la rejoindre.

Si E. Berretta l’avait appelée, au lieu d’affirmer que « très vite, elle ne s'y sent pas à son aise », il aurait compris que depuis des années « systématiquement, personne n’a jamais fait l’affaire ».

Si E. Berretta l’avait appelée, au lieu d’affirmer qu’« au bout de deux jours de présence, elle se serait mise en arrêt maladie pour quinze jours, renouvelés quinze jours. », il aurait pu vérifier que ce qu’il dit est totalement faux…c’est 15 jours qu’elle a eu à subir et non deux….Elle est restée à son poste du 3 janvier au 15 janvier, en tout 1 mois à devoir supporter des réprimandes à répétition.

Au lieu d’aller gratuitement et bassement se moquer de Ralitsa Frison-Roche sur le fait qu’"elle ne parlerait soi-disant pas anglais, ce qui serait assez fâcheux, car la presse économique de référence est anglo-saxonne." et donc expliquerait cela ! il ferait mieux de se renseigner. Ralitsa est parfaitement capable de lire des articles de presse, de même que des livres en anglais même si elle ne m’exprime pas avec autant d’aisance que dans d’autres langues.

Enfin, au lieu de colporter que les "sept lettres d’ex collaborateurs divers, contenues dans le dossier des 2 journalistes, sont des faux témoignages", là aussi, il aurait pu avant de leur taper allègrement dessus, sans raison, savoir ce qu’ils avaient à dire.

La direction de Radio France a pris la décision de les licencier, si celle-ci n’est pas juste, alors les 2 animateurs se défendront devant la juridiction compétente…. Quant au « licenciement pour faute » qui « les priverait de leurs indemnités... après 28 ans de service »… E. Berretta devrait lire le Code du travail pour savoir que ce qu’il affirme, une fois de plus n’est pas vrai.

jeudi 29 avril 2010

Rémy Pflimlin, Arte France, l'INA ?

Rémy Pflimlin, 56 ans, DG de Presstalis (ex NMPP) et membre du conseil supérieur de l'AFP, n'aurait, voila une semaine, pas répondu favorablement aux sollicitations des pouvoirs publics pour se porter candidat à la présidence de l'agence.

C'est finalement Emmanuel Hoog ex PDG de l'INA qui a été nommé.

La situation de l'entreprise coopérative à la trésorerie exsangue, au bord du dépôt de bilan, l’État pourrait chercher un repreneur. . (* lisez à la suite l'article de Emmanuel Schwartzenberg intitulé "Presstalis en quasi faillite du 6 avril 2010 ") ainsi que ses 2 récentes condamnations (2008 et 2009), en première instance et en appel pour "violation des droits des organisations syndicales représentatives, occasionnant un trouble manifestement illicite du fait du non respect de ses obligations légales." ont réduit ses "chances " de décrocher la présidence de France Télé, quasiment à zéro.

Rémy Pflimlin, alsacien, ex-président du directoire du quotidien L'Alsace, en tant que membre du conseil de surveillance d'Arte France trouverait donc une certaine légitimité à la tête du média franco-allemand où il pourrait être un successeur crédible de Jérôme Clément à la présidence de la chaîne.

On parle également de lui pour la présidence de l'INA qu'Emmanuel Hoog laisse libre.

Damien Cuier, 37 ans comme Alexandre Bompard et ancien conseiller de JF Copé, devrait quitter France Télévisions !

Damien Cuier, 37 ans, le même âge qu'Alexandre Bompard, actuel président d'Europe 1 et énarque tout comme lui (la promotion Cyrano de Bergerac 1997-1999), pas vraiment solidaire!

Selon plusieurs sources, Damien Cuier laisse entendre qu'il quitterait son poste de directeur général de France Télévisions, en charge des finances et des ressources humaines, si son ex camarade de l'ENA était nommé à la tête de la télévision publique. Il refuserait de travailler sous les ordres d'un camarade de promo!

Depuis 3 semaines que le nom d'Alexandre Bompard se murmure un peu partout, la rumeur continue d'alimenter les conversations.

Pourtant, dimanche 11 avril vers 15h00, l'Elysée publiait une dépêche intitulée : « Présidence de France Télévisions: "aucune décision prise", selon l’AFP.

Pourtant, le 17 avril et à nouveau le 24, nous indiquions sur ce blog "Alexandre Bompard ne succédera pas à Carolis".

Pourtant, ce même 24 avril alors que se tenait l'assemblée générale du groupe Lagardère, son PDG répondant à la question sur la nomination éventuelle d'Alexandre Bompard, patron d'Europe 1, à la présidence de France Télévisions, a précisé: "Alexandre Bompard m'a dit : Je ne fais pas campagne [ pour France Télévisions]...".

Pourtant, hier le 29 avril, Renaud revel de l'express.fr écrivait "Nicolas Sarkozy qui, la semaine dernière, lors de la remise de la Légion d’honneur à la productrice Danièle Thompson, a ostensiblement évité de croiser la main d’Alain Minc…a dû remballer en catastrophe la nomination d’Alexandre Bompard à la présidence de France Télévisions, suite à un geyser de fuites dans la presse" mais d'ajouter "Or Nicolas Sarkozy, qui milite pour la constitution d’une véritable équipe dirigeante à la tête des chaînes publiques, pense adjoindre Pierre Lescure, un parrain de poids à Alexandre Bompard, son choix (soi-disant) afin de lui faciliter son intronisation par le CSA et les différentes commissions parlementaires de l'Assemblée et du Sénat."

Si Damien Cuier ne souhaite pas être sous les ordres d'un copain de promo comme lui âgé de 37 ans et quelques, imaginez Pierre Lescure qui aura 65 ans le 2 juillet, être sous les ordres de l'ex directeur des sports dont il a été, lui, le PDG!

Le moins que l'on puisse dire, c'est que Renaud Revel qui est bien le seul à avoir imaginé qu' "Un ticket Bompard-Lescure en lieu et place du tandem Carolis-Duhamel sur le papier, en tous les cas, aurait fière allure" est plutôt indélicat concernant Pierre Lescure.

Cela n'est pas sérieux....Enfin, revenons en à Damien Cuier; pourquoi expliquer dès à présent qu'il refuserait de se trouver sous les ordres d'un ex collègue...alors que quelque soit le cas de figure et le remplaçant de Carolis, faisant partie intégrante de l'équipe, il ne pourra en aucun cas rester?

mardi 27 avril 2010

Bompard-Baldelli, le duel promet d'être chaud...radiophoniquement bien sûr.

La semaine dernière, la Presse toute entière citait le nom d'Alexandre Bompard...comme celui qui confirmait la progression de la radio qu'il dirige depuis moins de 2 ans (juin 2008).

Selon les chiffres, depuis le début de l'année, les français écoutent plus la radio. Quelque 82,7% des Français écoutent la radio chaque jour! Les chiffres d'audience radio de Médiamétrie de janvier à mars 2010 montraient que la radio ne s'est jamais portée aussi bien.

Avec 43,1 millions d'auditeurs quotidiens en semaine, le media radio atteint son plus haut niveau historique. L'audience globale de la radio a progressé de 1,2 point à 82,7 % d'audience cumulée. Toutes les généralistes et certaines musicales dont Skyrock ou Fun Radio… ont gagné des auditeurs.

Alexandre Bompard s'en félicite comme il se félicite des résultats d'Europe 1: Les résultats publiés, jeudi dernier, par Médiamétrie confirment l'embellie des derniers mois. Sur la vague de janvier à mars, Europe 1 a atteint 10,1% d'audience cumulée, en hausse de 0,7 point sur un an alors qu'à son arrivée rue François 1er, l'audience cumulée était de 8,8%.

Sur la première marche, toujours pas de changement. RTL reste bien en place et voit même son audience augmenter de 0,2 point, avec 12,5% d'audience cumulée. Toujours numéro un, RTL semble évoluer parallèlement au média.

L'heure était donc aux satisfecits dans les stations.

Christopher Baldelli président du directoire de RTL depuis 9 mois environ, lui aussi, se félicite de ces résultats. "Il est rare dans notre univers qu'un leader progresse" dit-il avant d'ajouter «La radio était sur une tendance baissière et il y a là une inversion».

Après neuf vagues de repli, l'audience de RTL est repartie à la hausse et atteint 12,5 % d'audience cumulée (+ 0,2). «Les audiences se renforcent globalement. RTL a retrouvé une dynamique», estimait Christopher Baldelli. Christopher Baldelli, le nouveau patron de RTL s'exprime d'ailleurs dans "Les échos". Il y évoque ses projets, en particulier pour la rentrée septembre, concernant la grille de RTL.

Christopher Baldelli affirme: "Nous voulons consolider tous nos points forts, à commencer par la matinale. Ce qui ne veut pas dire que nous serons absents du « mercato », mais dans des limites raisonnables. Je n'ai pas l'obsession de mettre ma patte sur la grille de RTL, mais j'ai celle d'avoir la meilleure grille de la place. Notre grille est aujourd'hui là où elle doit être, proposant un bon dosage entre l'information et le divertissement."

Le duel Bompard PDG d'Europe 1 (un peu plus de 22 mois) contre Baldelli, PDG RTL (un peu plus de 9 mois), n'a pas fini de faire parler. Radiophoniquement parlant, s'entend!

Les rumeurs prétendant que :

- le premier, il y a 15 jours, allait être nommé le 13 avril, remplaçant de Patrick de Carolis à la tête de France Télévisions alors que

-le second aurait eu la garantie de ne rester qu'un an à la Radio pour retrouver le groupe public afin de prendre, lui aussi, la place de celui qui l'avait remercié quelques jours après son arrivée,

sont donc totalement infondées.

Personne et surtout pas le Président de la République, n'imagine une seconde, priver les deux hommes et donc les 2 stations, du challenge que nos 2 PDG se sont fixés, à savoir la place de n° 1 radio pour 2010 et/ou 2011.

Bompard confirme ne pas viser France Télévisions comme nous l'indiquions dès le 17 avril 2010

Aujourd'hui se tenait l'assemblée générale du groupe Lagardère. Lors de cette dernière, la confirmation de ce que nous écrivions dès le 17 avril 2010 et réaffirmions le 24: Alexandre Bompard ne succédera pas à Carolis, serait venue de la bouche même de son PDG.

Il aurait répondu à la question sur la nomination éventuelle d'Alexandre Bompard, patron d'Europe 1, à la présidence de France Télévisions: "Alexandre Bompard m'a dit : Je ne fais pas campagne [ pour France Télévisions]..." .

Notre blog avait, du reste, développé l'info en indiquant que "Ni Alain Minc, ni Anne Méaux ne feront changer Alexandre Bompard d’avis…[puisqu'] il devrait annoncer qu’il n’a jamais été question pour lui d’aller à France Télévisions."

France Télévisions pourrait dans un souci d’équité, ne plus utiliser Nicolas Ferraro réalisateur du groupe en situation de quasi monopole!

France Télévisions pourrait dans un souci d’équité, ne plus utiliser Nicolas Ferraro réalisateur du groupe en situation de quasi monopole !

La grogne monte, monte, monte - à tel point que le couvercle est sur le point d’exploser- chez les collaborateurs en situation précaire depuis des années à France Télévisions.

En effet, la conséquence juridique de la loi du 7 mars 2009 étant la disparition des chaînes, les ccd, intermittents et autres cddu que France 2, 3, 4, 5 ou RFO qui travaillaient pour plusieurs d’entre elles, ne pouvant plus cumuler que 140 jours maximum sur une seule des ex sociétés, trouvent la discrimination dont ils sont victimes inadmissible.

Deux poids, deux mesures à France Télévisons. Ils sont pour la plupart, depuis 10,12,15 voire 20 ans maintenus dans la précarité et sont, aujourd’hui, priés d’accepter leur sort, de se taire ou d’aller voir ailleurs sinon. Enfin pas tous…tout le monde n’est pas traité à la même enseigne.

La réflexion d’un privilégié sur des « collègues » qui le sont moins, a récemment mis le feu aux poudres : « les réalisateurs du Soir 3, ils sont suffisamment payés pour ce qu’ils font ».

C’est ainsi que l’article publié en mars 2007 par « Le Point.fr » intitulé « France 3 la machine infernale », leur est revenu en mémoire. On pouvait y lire, notamment, «Nicolas Ferraro, le réalisateur de Taddeï, est payé 5.000 euros par émission, celui du "Soir 3", 2.000 à 3.000 euros... »

Ils ont pris leur machine à calculer et fait de simples additions :

- Nicolas Ferraro réalise tous les soirs de la semaine « Ce soir ou jamais » l’émission de France 3 présentée par Frédéric Taddeï. (5.000€ x 5 = 25.000€ ) !

- Nicolas Ferraro réalise aussi les dimanches, l’émission « Médias », le magazine sur France 5 de Thomas Hugues qui décrypte le nouveau paysage médiatique, coproduit par France 5 / M.F.P. (en imaginant une somme proche des 5.000€ de F3 !)

- Nicolas Ferraro réalise encore, sur France 2, l’émission proposée par Rachel Kahn et Franz-Olivier Giesbert : « Vous aurez le dernier mot ».

- Nicolas Ferraro, toujours et encore, réalise « Café Picouly » le magazine présenté par Daniel Picouly et enregistré au Café Charbon...

En additionnant tout ça, c’est une rémunération à quelques dizaines de milliers d’euros tous les mois pour des prestations multi chaînes au niveau de France Télé, quand des techniciens, des assistants, des administratives liées à une production, ont du mal à joindre les deux bouts !

France Télévisions qui fait de l’équité de traitement un « principe », du respect de chacun et du refus de toute forme de discrimination des règles, devrait donc très prochainement se pencher sur ce dossier…

Peut-être bien également, un dossier en entraînant un autre, que celui de la salariée enceinte de 6 mois virée du jour au lendemain d’une des émissions qu’il réalise, pourrait avoir une incidence !

lundi 26 avril 2010

Pendant ce temps là, à France Télévisions, dans les régions

Alors qu’au Siège, jour après jour :

- les salariés basculent dans leur nouvelle affectation dans des conditions de travail dégradées.

- la direction joue le pourrissement, depuis presque un an, dans les négociations sur la nouvelle convention collective qu’elle rêve de pouvoir imposer.

- Les rumeurs des présumés successeurs de Patrick de Carolis rythment les prévisions de plan de carrière de nos top managers.

Dans les Régions, tous les jours :

- Le manque d'activité génère une situation stressante dont nous nous passerions volontiers.

- Le manque d’arbitrage au plus près des antennes de proximité provoque des situations lourdes de conséquences sur l’antenne et les salariés.

- L’organisation matricielle imposée par l’équipe aux commandes de France Télévisions à l’entreprise unique se révèle, malheureusement, comme prévu un véritable nid à « ouvertures de parapluie » autrement dit à la fuite organisée des responsabilités des décideurs devant leurs choix quotidiens.

- Le jeu des égos des uns, le manque d’organisation des autres ou tout simplement l’extrême segmentation et l’éparpillement des points de décision rendent impossible ce fonctionnement matriciel sur le tissu réactif que doit être notre entreprise.

Les seules et uniques questions qui conduisent à ce désastreux constat et qui doivent renvoyer ce schéma de fonctionnement dans les cartons des cabinets privés d’où il s’est échappé sont les suivantes :

- Qui assume la cohérence entre les choix éditoriaux et les moyens mis en oeuvre ?
- Qui est garant de la qualité du produit ?
- Qui est responsable de la satisfaction des téléspectateurs ?

Alors qu’un nouveau mandat s’apprête vraisemblablement à porter aux commandes de France Télévisions une nouvelle équipe, le SNPCA-CGC exige la mise en place d’une organisation de l’entreprise en phase avec la réalité et le contenu de ses missions quotidiennes.

Il en va de la crédibilité de nos antennes auprès des téléspectateurs, sans lesquels, le SNPCA-CGC le rappelle, nous ne sommes rien.

Le SNPCA CGC soutient pleinement la motion adoptée au CCE du 13 avril et juge digne du caniveau les attaques d’un élu CGT contre l’un des signataires

Le SNPCA CGC soutient pleinement la motion adoptée au CCE du 13 avril et juge digne du caniveau les attaques d’un élu CGT contre l’un des signataires du texte.
Sur le blog du délégué CGT à France 5 numéroté "248" et intitulé : « CCE de FTV. Déstabilisation des instances sociales », le pseudo syndicaliste jette son fiel et éructe contre l’un de ses collègues de France 5 parce qu’il fait partie des 11 signataires à demander le plus logiquement qui soit, comme suite au jugement du Tribunal d’Instance de Toulouse qui a annulé les élections professionnelles à France 3 Sud, un CCE extraordinaire pour élire un nouveau bureau.

Qu’écrit le calomniateur : « D'où vient la voix qui a permis l'adoption de cette inepte motion? Du représentant de la "Liste Blanche" de France 5 ! A la grande surprise d'une grande partie de la direction ! A la stupéfaction des représentants de la CGT qui n'attendaient pas une telle attitude d'un élu, rejetté pars son ex syndicat (ce qui prouve la confiance qu'il avait en lui!). » (*)

(*) Il s’agit là d’un copié-collé, ce qui explique que nous ayons laissé le "rejetté" avec 2 "t" et le "pars" avec un "s".

Minable, lamentable, pitoyable…il n’y a pas de qualificatif assez fort pour qualifier ce déferlement de haine contre un collègue du même établissement.

Ce texte a au moins un mérite, il montre le diffamateur sous son vrai jour…plus enclin à traiter d’ "inepte" une motion majoritaire qui, certes, ne plait ni à la CGT, ni à la direction mais qui est juridiquement incontestable.

"Les signataires de cette motion estiment que les actes du Comite central d'entreprise accomplis depuis juin 2009 dans une parenthèse créée artificiellement du fait des erreurs commises par la direction, doivent être affectés de nullité compte tenu des conditions suspectes qui ont présidé à leur adoption.
Les différents recours engagés par des Comites d'établissement et des organisations syndicales, en particulier au sujet de la consultation du CCE le 15 décembre 2009 sur la restructuration de l'entreprise, seront appréciés par la justice à la lumière de ces faits.

D'ores et déjà, les signataires de cette motion demandent la convocation d'un CCE extraordinaire avec les points suivants â son ordre du jour:
-Election d'un nouveau bureau du CCE
-Elections des présidents des commissions obligatoires et non obligatoires du CCE
-Modification du règlement intérieur
-Nomination de l'expert du CCE. "


Il convient, vis-à-vis de ce texte, de relater l’attitude particulièrement hostile de la direction contre cette motion.
A la question d’un des représentant du SNPCA-CGC sur la date à laquelle se tiendrait le CCE extraordinaire ainsi demandé, René Maisonneuve répond sèchement : « Vous verrez bien, le règlement intérieur précise que nous avons entre 15 jours et 2 mois pour l’organiser »

Il n’est pas inutile de préciser qu’à France 3 Sud (dans le cadre des élections professionnelles jugées donc illégales – ce que le blogueur accusateur appelle « un jugement annulé pour irrégularité les éléctions au CE de Toulouse (erreur du DRH sur le nombre de salariés) » !!! – rien que ça) lorsque les élus CGT ont demandé un CE extraordinaire, la direction s’est exécuté en moins de 3 jours.

Deux poids, deux mesures. Autrement dit pour la CGT la Justice lorsqu’elle ne va pas dans son sens est pourrie…lisez en fin de post, l’incroyable tract du syndicat intitulé « Déni de démocratie à France 3 Sud ».


Surréaliste !

On peut y lire : "Au terme de 8 mois de procédure, à la surprise générale, le T.I. de Toulouse a prononcé l’annulation des élections le 8 février 2010…Les salariés de la région Sud sont victimes d’un véritable déni de démocratie"

Pour la CGT quand la Justice est rendue mais qu’elle ne lui est pas favorable, « il s’agit d’un véritable déni de démocratie » !!! Cette bonne blague. Pourtant lorsque le TGI de Paris a rendu son jugement, 10 jours avant l’échéance, sur « la survivance des conventions collectives et la poursuite de leur application », la CGT a immédiatement sorti un tract intitulé : « Jugement défavorable ».

Là, la CGT ne criait pas au « déni de démocratie », non ! La décision n’était pas favorable mais finalement, n’était-ce pas tout simplement ce qu’elle attendait ? Et la CGT d’en appeler à « reconstruire tout l’édifice social »….autrement dit, à partir de maintenant, la signature d’un nouvelle convention à minima que le syndicat essaie de vendre, à qui veut l’entendre, de « socle » de départ amendable (négociable) par le suite qu’elle s’était dit prête à signer avant la date butoir que la direction avance!

Se foutre ainsi du monde, il faut oser. La conclusion pro direction, c’est le fielleux cégétiste qui la donne sur son site: « Le risque de remise en cause de mois de négociations est énorme, et la date du 7 juin étant confirmée, les personnels de France télévisions auront-ils une convention collective? »…

Cette démonstration est dédiée à tous ceux qui n’auraient pas encore compris ce que complicité veut dire.