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mardi 21 mai 2013

L’affaire Kiefer de harcèlement moral à France Télévisions dans les mains du Premier Ministre sur fond de suicides.


L’affaire Kiefer de harcèlement moral à France Télévisions dans les mains du Premier Ministre sur fond de suicides.

Le 19 avril dernier, Thierry Kiefer journaliste et ancien cadre de France  Télévisions, portait à la connaissance du Premier Ministre, la nouvelle condamnation de l’entreprise publique dans une affaire de harcèlement moral communément baptisée l’« affaire KIEFER » et qui dure maintenant depuis près de 13 ans. (Découvrir son courrier en bas de post)

En effet, le 14 mars dernier, le Conseil de Prud’hommes de Lyon a jugé « nul » son licenciement décidé par France Télévisions en septembre 2010 et a condamné l’entreprise publique qui n’a pas fait appel, à lui verser plus de 100.000 euros, notamment « à titre de dommages-intérêts ».

Thierry Kiefer dédie sa troisième « victoire » en Justice à son ancien médecin du travail à France 3 Alsace, le Dr Marie-Magdeleine GRESSÉ, qui s’est suicidée en octobre 2010 pour dénoncer le harcèlement moral dont elle se sentait victime.

Thierry Kiefer interpelle le Premier Ministre sur les responsabilités des dirigeants de France Télévisions dans un contexte anxiogène extrême et l’appelle à l’action « S’il subsistait, Monsieur le Premier ministre, des doutes dans votre esprit sur le fait que dans une affaire de harcèlement moral, on puisse encore s’autoriser, en 2013, de tels comportements dans une entreprise publique, j’espère bien ici les avoir dissipés. Comme j’espère vivement qu’il n’en faudra pas davantage pour vous convaincre qu’il faut agir.
Agir, parce qu’en dépit de ce qui a déjà été accompli, notamment après la vague de suicides à France Télécom, il reste à l’évidence encore beaucoup à faire, en France, s’agissant du harcèlement moral, en matière de prise de conscience, de reconnaissance des victimes, de sanction des auteurs et de prise de mesures spécifiques.»

Il propose que les responsables en soient personnellement rendus comptables et que les auteurs soient régulièrement sanctionnés afin de réduire les errements : « Ma conviction, Monsieur le Premier ministre, est qu’il y aurait eu moins d’« errements » délictuels, dans « l’affaire KIEFER », si leurs auteurs avaient été régulièrement sanctionnés.
Et qu’il y aurait, tout simplement, moins de condamnations de France Télévisions, si leurs responsables en étaient personnellement rendus comptables. »

Il propose que dans une entreprise publique comme France Télévisions :

1- « tout salarié ayant procédé à des agissements de harcèlement moral » ne soit plus simplement « passible » de sanctions disciplinaires, comme actuellement, mais automatiquement sanctionné.

2- et que toute condamnation de l’entreprise pour harcèlement moral soit automatiquement assortie d’une sanction pécuniaire des auteurs, sanction dont les harceleurs ne sont, pour l’heure, même pas « passibles »

Thierry Kiefer précise également que « La particularité de cette condamnation, c’est d’être la troisième pour France Télévisions, dans la même affaire, après une condamnation en 2003 pour le licenciement abusif de mon épouse, alors Cadre à France 3 elle aussi (KIEFER c/ FRANCE 3, Prud’hommes de Lyon, 17 juillet 2003) et après une condamnation me concernant directement, en 2005, pour exécution déloyale du contrat de travail et « harcèlement moral de gestion » (KIEFER c/ FRANCE 3, Prud'hommes de Lyon, 6 octobre 2005)… »

Pour autant France Télévisions bien qu’étant condamnée, refuse de reconnaître quelque faute que ce soit : « Si la société France Télévisions a accepté cette décision dans un souci d’apaisement, écrivent ainsi les juges, elle n’a pas pour autant réglé (sic) la difficulté en refusant d’entamer un dialogue avec Monsieur KIEFER sur les errements passés et n’a pas, ainsi que cela résulte de ses écritures, reconnu qu’elle était réellement en tort et que Monsieur KIEFER avait été harcelé », poursuit Thierry Kiefer.

Enfin, Thierry Kiefer dénonce encore de « coupables « errements » et un bilan qui n’a eu de cesse de s’alourdir pour France Télévisions avec :

- Trois condamnations.

- Une affaire qui a en partie ruiné la carrière et la santé de deux salariés contre lesquels, rappelons-le tout de même, France Télévisions n’a jamais réussi, en 13 ans de procédures, à formuler un seul grief jugé sérieux.

- Et une addition qui s’élève désormais à… 433.974, 64 euros ! 433 974, 64 euros, rien qu’en condamnations de Justice. 433.974, 64 euros auxquels il convient donc, a priori, d’ajouter les quelques centaines de milliers d’euros d’indemnités versées, durant plusieurs années, par l’assurance maladie et l’assurance chômage.

Bref, une gabegie financière et un gâchis humain, largement détaillés au fil des trois jugements successifs, mais dont personne, aucun des responsables, n’a, jusqu’à preuve du contraire, jamais eu à rendre compte. En 13 ans, dans « l’affaire KIEFER », il y a ainsi bien eu quelques jolies promotions, parfois même, à l’occasion, de flatteuses décorations officielles, mais il n’y a jamais eu la moindre sanction. »

Il a bien raison Thierry Kiefer car au bout du compte c’est le contribuable qui paie et tout le monde semble s’en foutre. Saisir le Premier Ministre sur ce dossier est donc une évidence…

Trois condamnations pour une même entreprise, c'est du jamais vu....et France Télévisions continue d'affirmer « n’avoir commis aucune faute au préjudice de Monsieur KIEFER »; il faut oser.

Thierry Kiefer pourrait très bien demander au Premier Ministre de dire comment une telle récidive punie normalement par la Justice, peut perdurer !!!! 

Voici son courrier 

Monsieur Jean-Marc AYRAULT
Premier Ministre
Hôtel de Matignon
57, Rue de Varenne
75007 PARIS

Lyon, le 19 avril 2013




Copie : Madame Aurélie FILIPPETTI, Ministre de la Culture et de la Communication

Monsieur Jean-Charles AUBERNON, Contrôleur général de France Télévisions (CGEFI)

Monsieur Pierre-Alain MUET, député du Rhône 

Objet : demande de renforcement des sanctions du harcèlement moral à France Télévisions




Monsieur le Premier ministre,



Je suis journaliste, ancien cadre de France  Télévisions, et je me permets de vous solliciter suite à une nouvelle condamnation de cette entreprise publique, dans une affaire de harcèlement moral qui dure maintenant depuis près de 13 ans et qui a communément été baptisée, de mon nom, l’« affaire KIEFER ».

Le 14 mars dernier, en effet, le Conseil de Prud’hommes de Lyon a jugé « nul » mon licenciement, décidé par France Télévisions en septembre 2010, et condamné l’entreprise publique, qui n’a pas fait appel, à me verser plus de 100.000 euros, notamment « à titre de dommages-intérêts ». 

La particularité de cette condamnation, c’est d’être la troisième pour France Télévisions, dans la même affaire, après une condamnation en 2003 pour le licenciement abusif de mon épouse, alors Cadre à France 3 elle aussi (KIEFER c/ FRANCE 3, Prud’hommes de Lyon, 17 juillet 2003), et après une condamnation me concernant directement, en 2005, pour exécution déloyale du contrat de travail et « harcèlement moral de gestion » (KIEFER c/ FRANCE 3, Prud'hommes de Lyon, 6 octobre 2005). Une condamnation, inédite pour cette entreprise publique, que certains des cinq syndicats (CGT, CFDT, SNJ, FO, CFTC) associés à la procédure avaient à l’époque qualifiée de « crash judiciaire » sanctionnant la « gestion inhumaine » de l’équipe PFLIMLIN...

La particularité de l’affaire, c’est qu’aucun de ses protagonistes n’a, à ma connaissance, jamais été inquiété à ce jour, ni donc vraiment stoppé dans son élan.

Le dossier montre ainsi, par exemple, qu’en 2005, France Télévisions n’a pas fait appel de sa condamnation pour harcèlement moral, officiellement par «souci d’apaisement». Mais il montre aussi, et surtout, qu’en réalité, l’heure n’a pas tout à fait été à la « réhabilitation » qui m’avait alors été promise. 

« Si la société France Télévisions a accepté cette décision dans un souci d’apaisement, écrivent ainsi les juges, elle n’a pas pour autant réglé (sic) la difficulté en refusant d’entamer un dialogue avec Monsieur KIEFER sur les errements passés et n’a pas, ainsi que cela résulte de ses écritures, reconnu qu’elle était réellement en tort et que Monsieur KIEFER avait été harcelé ». 

En clair, aucune prise de conscience, aucune reconnaissance pour les victimes, aucune sanction des auteurs, aucune prise de mesures spécifiques.

Résultat : de coupables « errements » qui ont pu m’affecter cinq années supplémentaires à France Télévisions. Résultat : un bilan qui n’a eu de cesse de s’alourdir pour France Télévisions : 

- Trois condamnations.
- Une affaire qui a en partie ruiné la carrière et la santé de deux salariés contre lesquels, rappelons-le tout de même, France Télévisions n’a jamais réussi, en 13 ans de procédures, à formuler un seul grief jugé sérieux.
- Et une addition qui s’élève désormais à… 433. 974, 64 euros ! 433 974, 64 euros, rien qu’en condamnations de Justice. 433 974, 64 euros auxquels il convient donc, a priori, d’ajouter les quelques centaines de milliers d’euros d’indemnités versées, durant plusieurs années, par l’assurance maladie et l’assurance chômage.

Bref, une gabegie financière et un gâchis humain, largement détaillés au fil des trois jugements successifs, mais dont personne, aucun des responsables, n’a, jusqu’à preuve du contraire, jamais eu à rendre compte. En 13 ans, dans « l’affaire KIEFER », il y a ainsi bien eu quelques jolies promotions, parfois même, à l’occasion, de flatteuses décorations officielles, mais il n’y a jamais eu la moindre sanction.

Pas même un tout petit blâme…

J’ignore, Monsieur le Premier Ministre, si les dirigeants de France Télévisions dont les noms parcourent mon dossier seront un jour amenés à vous fournir, à vous ou aux Ministères de Tutelle, des explications sur leur gestion de « l’affaire KIEFER ». 

Ce que je sais, en revanche, c’est qu’il n’est pas interdit, surtout dans le contexte actuel, d’essayer d’en tirer les quelques enseignements que les faits, et la Justice, autorisent déjà.

C’est pourquoi j’ai décidé de me tourner vers vous, et de venir vous suggérer (ce n’est bien sûr qu’une humble suggestion) de faire modifier l’article L1152-5 du Code du travail, de manière à ce que, dans une entreprise publique comme France Télévisions:

1- « tout salarié ayant procédé à des agissements de harcèlement moral » ne soit plus simplement « passible » de sanctions disciplinaires, comme actuellement, mais automatiquement sanctionné.
2- et que toute condamnation de l’entreprise pour harcèlement moral soit automatiquement assortie d’une sanction pécuniaire des auteurs, sanction dont les harceleurs ne sont, pour l’heure, même pas « passibles » 

Ma conviction, Monsieur le Premier ministre, est qu’il y aurait eu moins d’« errements » délictuels, dans « l’affaire KIEFER », si leurs auteurs avaient été régulièrement sanctionnés.

Et qu’il y aurait, tout simplement, moins de condamnations de France Télévisions, si leurs responsables en étaient personnellement rendus comptables.

Mon ambition, Monsieur le Premier ministre, est que mon affaire ne soit pas totalement inutile.

Et qu’elle puisse tout autant servir à promouvoir de bonnes pratiques au travail, ce qui a été l’une de mes principales préoccupations durant toute ma carrière professionnelle, qu’à combattre les mauvaises, ce que j’ai été conduit à faire, fin 2000 à France 3 Alsace, dans une entreprise publique où il me semblait que le devoir d’exemplarité le commandait.

Une « anecdote », pour conclure.

Fin 2011, la Sécurité sociale a déclaré d’origine professionnelle les séquelles que m’ont laissées toutes ces années de bataille. Nous l’avons donc saisie, en avril suivant, d’une demande de reconnaissance de la « faute inexcusable » de France Télévisions dans cette maladie professionnelle. Une réunion de conciliation devait avoir lieu fin mars dernier, mais elle n’a jamais pu se tenir.

Quelques jours auparavant, en effet, la Direction déléguée au Dialogue social a fait savoir qu’elle « [n’entendait] pas concilier » dans ce volet du dossier, parce que France Télévisions « [considérait] n’avoir commis aucune faute au préjudice de Monsieur KIEFER » (lire le courrier joint).



Et voilà donc comment cette entreprise publique a pu se retrouver engagée sur la voie d’un 4e procès dans « l’affaire KIEFER »

S’il subsistait, Monsieur le Premier ministre, des doutes dans votre esprit sur le fait que dans une affaire de harcèlement moral, on puisse encore s’autoriser, en 2013, de tels comportements dans une entreprise publique, j’espère bien ici les avoir dissipés. Comme j’espère vivement qu’il n’en faudra pas davantage pour vous convaincre qu’il faut agir.

Agir, parce qu’en dépit de ce qui a déjà été accompli, notamment après la vague de suicides à France Télécom, il reste à l’évidence encore beaucoup à faire, en France, s’agissant du harcèlement moral, en matière de prise de conscience, de reconnaissance des victimes, de sanction des auteurs et de prise de mesures spécifiques.

Pour l’heure, j’aimerais en finir en dédiant ma troisième « victoire » en justice à mon ancien médecin du travail à France 3 Alsace, le Dr Marie-Magdeleine GRESSÉ, qui s’est suicidée en octobre 2010 pour dénoncer le harcèlement moral dont elle se sentait victime.

Dans l’attente des suites que vous voudrez bien donner à ma requête, je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de mes salutations distinguées.

Thierry KIEFER 

Pièce jointe :

- courrier du 4 mars 2013, adressé par la Direction déléguée au Dialogue social de France Télévisions à la Direction de la Sécurité sociale





mercredi 15 mai 2013

La démission de Pflimlin est la seule solution...qu'il la donne et que le CSA joue son rôle.

Comme le blog CGC Média l'indiquait dès le 13 mai, il y a donc deux jours dans un article intitulé "Le CSA nommeratrès vite après la promulgation de la loi, les nouveaux dirigeants des sociétésde l’Audiovisuel Public…" la démission de Pflimlin est bien dans l'air !

L'Express ( * version papier à découvrir en fin de post) du jeudi 16 mai 2013, le confirme avec un article intitulé: "Rémy Pflimlin, le président de France Télévisions, songerait à démissionner".  

Voila ce que le blog CGC Média: "Il n'est est pas pensable, qu’un pdg d’une entreprise publique qui doit montrer l’exemple ne pas lui-même, dès la loi votée, toutes les conséquences en remettant immédiatement sa démission.

Cela n’aurait bien entendu pas de sens et personne ne comprendrait du reste qu’un pdg quel qu’il soit dont la désignation directe par Nicolas Sarkozy a fait monter plus d’un député au créneau dans l’hémicycle et qui devient du coup hors la loi puisse perdurer après le vote des nouvelles prérogatives de l’instance. 

Quoi de plus naturel…c’est entendu Pflimlin n’est pas Ayrault mais pour « cet homme de valeurs » pour qui la tradition républicaine a un sens, il ne peut en être autrement

Pflimlin bénéficie somme toute, d'un "petit répit" car le projet de loi qui devait être présenté en Conseil des Ministres, ce mercredi 15 mai, visant à  «restituer au CSA la première de ses prérogatives : celle de désigner les dirigeants de l'audiovisuel public» ne l'a apparemment pas été.  (voir l'ordre du jour ci-après)

(*) Selon les informations de Renaud Revel dans L'Express " Rémy Pflimlin, le président de France Télévisions, songerait à démissionner avant la fin de son mandat, " las d'avaler des couleuvres et de subir les oukases d'Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture, et de Bercy".


L'article précise également que "le groupe n'a toujours pas signé sa feuille de route pour les années à venir avec l’État " et de se demander si  Pflimlin acceptera "d'endosser seul cet échec, en laissant derrière lui un bilan qui ne pourra être que calamiteux?". 

Et d'enfoncer le clou  en indiquant qu'il est "prêt aux coups d'éclat pour éviter le piège qui lui est tendu"....Ce dernier se souviendrait d'ailleurs très bien de la mésaventure de son prédécesseur Philippe Guilhaume qui, "harcelé par Catherine Tasca, alors ministre déléguée à la Communication" a démissionné en décembre 1990, "après qu'on lui eut coupé les vivres et mené une guérilla de chaque instant."

lundi 13 mai 2013

Le CSA nommera très vite après la promulgation de la loi, les nouveaux dirigeants des sociétés de l’Audiovisuel Public…


Le CSA nommera très vite après la promulgation de la loi, les nouveaux dirigeants des sociétés de l’Audiovisuel Public… 

« Moi, président de la République, je n’aurai pas la prétention de nommer les présidents des chaînes publiques, je laisserai ça à des instances indépendantes. » voici mot pour mot, ce qu’avait déclaré François Hollande lors du débat de l'entre-deux tours aux élections présidentielles de 2012. Cette annonce claire et sans ambiguïté correspond à la proposition 51.1 du programme de François Hollande qui en compte 60 au total. 

Le 16 avril dernier, Aurélie Filipetti annonçait dans les Echos l'examen en Conseil des ministres d'une loi réformant le mode de nomination des entreprises de l'audiovisuel public (France Télévisions, Radio France, Audiovisuel extérieur de la France) pour mi-mai. Cette loi - «pas une petite loi puisque loi de renforcement de l'indépendance de l'audiovisuel qui restitue au CSA la première de ses prérogatives : celle de désigner les dirigeants de l'audiovisuel public» (dixit la  Ministre de la Culture) – devrait donc être ENFIN y être présentée, probablement le 15 ou le 22 mai. Le projet sera préalablement transmis au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) et au Conseil d’État pour avis….Il semble que pour le premier cela soit en cours.

La loi qui redonnera au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel le pouvoir de choisir les patrons des entreprises de l’audiovisuel public, devrait être adoptée après les vacances d’été et promulguée dans la foulée. Il est plus que temps vu l’état catastrophique à tous niveaux dans lequel se trouve France Télévisions !...et il ne peut pas en être autrement. 

Certains députés ont fait savoir que pour s’assurer que la loi s’appliquerait bien dès sa promulgation, ils proposeraient et feraient adopter un amendement indiquant sa prise d’effet immédiate. 

C’est tout à leur honneur et il s’agit là d’une mesure de pur bon sens…sinon à quoi servirait donc le CSA même resserré le cas échéant (*) ?????

(*) Il semble que dans le e premier volet de la réforme, le CSA voit le nombre de ses membres passer de neuf à sept, « le président de la République ne nommant plus que le président de l’institution au lieu de 3 membres actuellement (ce qui vient d’être fait avec la désignation d’ Olivier Schrameck, le 9 janvier dernier), pour les six autres membres, trois seront choisis par le président du Sénat, trois par celui de l’Assemblée qui devront recevoir l’avis conforme des commissions des Affaires culturelles à la majorité des trois cinquièmes». 

Il serait évidemment paradoxal de déclarer « cette loi de renforcement de l'indépendance de l'audiovisuel qui restitue au CSA la première de ses prérogatives : celle de désigner les dirigeants de l'audiovisuel public avec des modalités de nominations qui garantissent son indépendance »  pour l’en priver tout de suite après en ajoutant « On ne fait pas une loi pour faire tomber les mandats actuels…». 

Cela n’aurait bien entendu pas de sens et personne ne comprendrait du reste qu’un pdg quel qu’il soit dont la désignation directe par Nicolas Sarkozy a fait monter plus d’un député au créneau dans l’hémicycle et qui devient du coup hors la loi puisse perdurer après le vote des nouvelles prérogatives de l’instance.

Il n’est pas plus pensable, qu’un pdg d’une entreprise publique qui doit montrer l’exemple n’en tire pas lui-même dès la loi votée toutes les conséquences en remettant immédiatement sa démission.

C’est en l’occurrence ce qu’avait fait Jean-Marc Ayrault Premier Ministre de François Hollande alors élu chef de l’État, en remettant conformément à la tradition républicaine au lendemain d'élections législatives, sa démission et celle du gouvernement au président de la République, qui l'a évidemment acceptée. 

Quoi de plus naturel…c’est entendu Pflimlin n’est pas Ayrault mais pour « cet homme de valeurs » pour qui la tradition républicaine a un sens, il ne peut en être autrement.  

Juste après chacun pourra lire la reprise d’un communiqué de la Présidence ou quelques dépêches du style « Le président de la République a confié au CSA le soin de choisir un nouveau patron à France Télévisions»…là le CSA jouera tout son rôle et ne restera pas là à regarder des mois voire des années, la télé publique continuer à se dégrader sans pouvoir rien y faire !

C’est tout ce qu’on peut souhaiter de rapide et de salutaire à cette télé publique en chute libre qui n’en finit pas de sombrer en provoquant le plus grand désarroi chez les femmes et les hommes qui la font au quotidien et n’en peuvent plus de la voir s’enfoncer ces dernières années jour après jour.

mardi 7 mai 2013

La réduction des inégalités et de l’harmonisation des statuts sociaux pour les femmes et les hommes qui travaillent au sein de l’AEF: Priorités des représentants CGC Médias sur place.


Le 29 avril dernier dans un tract diffusé au sein de l’Audiovisuel Extérieur de la France, intitulé « Statut social : la direction joue les prorogations », la CGC Médias confrontée chaque jour à la réalité du terrain, écrivait « Deux semaines, c'est le temps qu’il reste avant la disparition définitive de nos accords collectifs. En effet, depuis la fusion juridique du 13 février 2012, tous les accords de FRANCE 24, RFI et MCD sont mis en cause et doivent être renégociés dans un délai de 15 mois.

L'échéance fatidique se rapprochant à grands pas, la direction a enfin convoqué les organisations syndicales à une série de réunions marathon entre les 29 avril et 13 mai 2013.

Il s’agit, dans les jours à venir, de proroger par accord certaines dispositions nécessaires au
fonctionnement de l’entreprise et qui concernent notamment :

· Le temps de travail
· L’abattement des charges sociales pour les journalistes
· Les droits d’auteur

Le problème c’est qu’en prorogeant en l’état les accords des différents établissements, nous ferons perdurer des inégalités de traitement entre les salariés d’une même entreprise (AEF)…. »

« En attendant l’indispensable harmonisation des statuts sociaux de l’entreprise » écrivent la CFTC et la CGC Médias, les deux syndicats ensemble « demandent donc à la direction de consentir à un premier effort pour réduire dès à présent les inégalités entre FRANCE 24, RFI et MCD avec notamment :

· La majoration des 11 jours fériés légaux travaillés
· La majoration du travail dominical
· La création d’une prime d’ancienneté pour les PTA
· La revalorisation de la rémunération des droits d’auteurs et l’élargissement de la population concernée
· Des congés payés supplémentaires
· Des récupérations afin de minimiser la pénibilité du travail de nuit »

Loin des polémiques politiciennes, la CGC Médias fait donc de la réduction des inégalités et de l’harmonisation des statuts sociaux pour les femmes et les hommes qui travaillent au sein de l’AEF, des chantiers prioritaires…les salariés l’ont bien compris.

Pflimlin mouille l’État une fois encore …si France télévisions devait ne plus retransmettre Roland Garos, ce serait sa faute !

Dans une interview donnée ces jours-ci, Pflimlin a savonné une fois encore la planche de l’actionnaire. Sur France Inter il déclarait : "Dans les objectifs que nous avons, une de nos missions c'est de permettre gratuitement l'accès au sport car vous savez le sport c'est quasiment exclusivement devenu payantOn a sécurisé les Jeux Olympiques, le Tour de France et le Rugby. Pour Roland Garros, les négociations pour l'après 2014 vont commencer en septembre. Je souhaite, et nous souhaitons avec le gouvernement maintenir Roland Garros sur nos antennes. Maintenant il faut voir à quelles conditions".

Autrement dit, si l’État veut "maintenir Roland Garros sur les antennes de France Télévisions, il faudra voir à quelles conditions"…ce qui peut se traduire aussi par l’État ne peut pas demander à France Télé de sérieuses « économies » tout en gardant le même volume de retransmissions sportives…Pour garder Roland Garos, il va devoir revoir sa copie et mettre au bout, sinon il portera la responsabilité de son passage à la concurrence après le 9 juin 2013 (Plusieurs chaînes privées, comme TF1, M6 ou Canal+, ont fait savoir leur intérêt pour diffuser les Internationaux de France de tennis) !

A quelques jours de la présentation en  Conseil des ministres du « premier volet de la loi sur audiovisuel  » concernant le retour à la désignation des  pdg du Public via  le CSA, voilà qui devrait plaire à l’actionnaire !!!!

Les salariés de la régie publicitaire de France Télévisions doublement perdants paient les pots cassés.

Les salariés de la régie publicitaire de France Télévisions doublement perdants...

Les salariés de la régie publicitaire de France Télévisions viennent de subir le double effet « kiss-cool » :

1°) Baisse de leur participation d’environ 1.200€ en moins sur leur paie alors que le montant avait semble-t-il été pourtant validée par des commissaires aux comptes !...De soi-disant « problèmes clients » qui feraient passer  la somme d’à peu près 4.000€ à un peu plus de 2.800€…de soi-disant « problèmes clients » !!!!
Ce seraient trois millions d’euros qui auraient été remontés « au groupe » entre deux arrêtés des comptes de la régie pub; ce qui a permis à Pflimlin d’afficher au dernier Conseil d’Administration, un résultat des comptes consolidés équilibré voire légèrement excédentaire avec 2,2M€. 
Effet immédiat dans la pure logique des vases communicants, la baisse phénoménale de la participation des salariés

Un courrier en date du 30 avril 2013 signé Thierry-Pierre Jouandet "Directeur des Ressources Humaines et de la Qualité" a même été adressé aux salariés pour leur expliquer.

En voici les termes: "Nous vous demandons de bne pas tenir compte du montant individuel de la participation 2012 qui vous avait été précédemment indiqué.
En effet, un nouveau conseil d'administration de France Télévisions Publicité se tiendra le 5 juin prochain en vue d'arrêter les comptes de la société.
En conséquence, une nouvelle fiche reécapitulative de versement et le montant définitif de la participation 2012 seront portés à votre connaissance à l'issue du conseil d'administration du  5 juin 2013".


 
2°) Baisse de leur intéressement d’environ 30%... Il semblerait que les indicateurs financiers ou comptables mesurant la rentabilité économique et/ou financière de l’entreprise ainsi que les objectifs liés à la marche de l’entreprise, ont cette pâti d’une dépense inattendue: le gros chèque payé à Philippe Santini (viré l’an dernier) dans le cadre des indemnités de départ fixée au protocole transactionnel. Autrement dit, ce sont les salariés de la régie qui en supportent la charge ! 

Au fait dans les « critères » retenus pour l’intéressement et/ou de la participation,  quel a été le poids de certaines dépenses dont il est évident qu’elles auraient pu être évitées ?

Par exemple, 
refaire le bureau du nouvel arrivant qui aurait très bien pu se contenter de la moquette de son prédécesseur ?!
limiter certaine frais en interne, notamment concernant le renouvellement de  voitures de fonction haut de gamme ?!
s’abstenir de partir sous les tropiques voir si le chiffre d'affaire réalisé là-bas était toujours  aussi bas ?! etc… 

Bref, les deux systèmes liés aux résultats de l'entreprise se trouvant ainsi fortement grevés, les salariés qui en bénéficiaient en deviennent en conséquence les victimes et les grands perdants.

vendredi 3 mai 2013

Ce qu’il y a de mieux pour l’ensemble des salariés de l’AEF : la CGC Média dit OUI.



Ce qu’il y a de mieux pour l’ensemble des salariés de l’AEF : la CGC Média  dit OUI.

Dans une très récente publication de la CFDT Média intitulé « Égalité sociale et salariale pour tous les salariés de l’AEF » (fin de post), nos amis de la CFDT en appelaient à  «une harmonisation sociale et salariale rapide au sein de l’AEF » en déclinant pour ce faire bon nombre de propositions concrètes.

La CFDT écrivait concernant les 3 sociétés qui ont fusionné juridiquement le 13 février 2012 : « France 24 a des salaires plus dynamiques, RFI et MCD des droits sociaux plus avantageux »…et d’ajouter  « notre avenir sera d’autant plus solide que les droits et les règles seront identiques pour tous, quelque soient nos sociétés d’origine ».

Que dire de plus ? Quelle organisation syndicale pourrait ne pas appeler à une nécessaire harmonisation où les salariés de l’AEF bénéficieraient d’un mieux-disant collectif ?! Qui ne se battrait pas un maximum de « protection de l’emploi et les conditions de travail de chaque  salarié » qui concrètement depuis la mise en cause des textes collectifs et autres accords d’entreprises, bénéficie en droit, des Avantages Individuels Acquis  ?!

La CGC Média soutient bien évidemment de telles initiatives et cette base sociale que propose la CFDT Média avec comme devise « La fusion doit faire bénéficier à tous des acquis des uns et des autres »….la CFDT  de rappeler dans son texte « La Direction n’a-t-elle pas précisé lors du dernier Comité d’Etablissement de RFI qu’elle avait provisionné 3,5 millions d’euros pour mener à bien cette harmonisation ? »

Les mesures que demandent la CFDT pour chacun dont nous n’allons pas dresser la liste ici mais simplement rappeler dans notre tract en publiant le leur (ci-dessous) nous semblent un excellent socle de revendications à porter haut et fort.

 La CGC Média tout comme la CFDT réclame «des signes concrets dès maintenant».


 


 


jeudi 2 mai 2013

Audiences: France 2 baisse encore...et la liste des virés de France télé augmente.

Dans un nouvel article publié ce 2 mai, Les Echos dans un article intitulé : "Audiences : TF1 stable, France 2 et M6 reculent" remettent le couvert.




France 2 avec quatre mois consécutifs de baisse, en faisant la comparaison par rapport au début 2012 baisse encore comme M6 tandis que TF1 relève la tête....

France 2 est en retrait, alors que France 3 connaît connaît une timide embellie (s'il est possible de parler d'embellie avec un score toujours sous les 10 avec 9,5%!)

La nomination de Patino aux programmes de France Télé n'aura rien changé...bien au contraire. Rie ne va plus niveau programmes. On n'entend parler que d'émissions qui ne marchent pas ou s'arrêtent.  Pflimlin Invité de France Inter hier même a évoqué le possible arrêt de l'emblématique « Taratata ». 

Paul Amar qui présentait depuis la rentrée "19 H Paul Amar" où en 90 minutes, il analysait l'actualité de la semaine en compagnie de celles et ceux qui la font, vient d'apprendre - peut-être comme Lautrent Bignolas - qu'il était dégagé.

Après cinq saisons aux commandes du magazine "Revu et corrigé", France 5 vient de décider d'y mettre fin....comme ça!

Selon son entourage, le journaliste est « sonné » - on le serait à moins - par cette décision,  sera à l'antenne jusqu'au 1er juin, dernier jour de son magazine. 

Selon le groupe, ce rendez-vous serait supprimé pour raison économique....Ce qui en laisse plus d'un dubitatif. « C'est étrange. Le budget de la chaîne n'a pas été touché par les mesures d'économie. D'autre part, on nous annonce l'arrivée d'un magazine de consommation qui va coûter. Il y a contradiction. » pouvait-on lire dans l'article du Figaro.fr "France 5: Paul Amar sonné".


Paul Amar, journaliste de grande qualité dont les émissions culturelles ont été novatrices et originales, entre autres Les 109 ou son émission Recto verso par exemple, où il a toujours mis un point d'honneur à donner la parole à ses invités plus plus qu'il ne la prenait lui-même (ce qui est fréquent chez les animateurs), fait donc lui aussi partie de cette longue liste de l'arbitraire.
Quel gâchis.