Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

mardi 27 décembre 2016

Encore un licenciement de CDDU jugé abusif par les Prud'hommes, au sein de France Télévisions.



Le Conseil des Prud'hommes de Paris - section encadrement - vient une ixième et nouvelle fois, de juger sans cause le licenciement d’une journaliste en CDDU qui avait  travaillé 7 ans durant sur  l’Émission « Ce Soir (ou jamais !) ».



« Ce soir (ou jamais !) » était une émission de télévision culturelle, présentée par Monsieur Frédéric Taddei de 2006 à 2016. Programmée en deuxième partie de soirée, elle a été diffusée en direct à partir de 2006, d’abord sur France 3, puis sur France 2. De 2006 à 2011, l’émission était diffusée quatre fois par semaine, du lundi au jeudi, et sa durée était d’environ 90 minutes. En 2011, elle était hebdomadaire, le mardi puis le vendredi, et sa durée a été allongée à 120 minutes. La toute dernière émission a été diffusée le 20 mai 2016. 

1) Une journaliste employée en CDDU pendant 7 ans au sein de MFP 

Madame X a été engagée par MFP, sur l’émission « Ce soir (ou jamais !) », en qualité de journaliste à compter du 19 octobre 2009, sous contrats à durée déterminée d’usage dits « de grille » successifs.

Son premier contrat en date du 19 octobre 2009 marque le début d’une relation de travail de plus de 7 années cumulées au cours de laquelle les parties ont conclu 13 contrats à durée déterminée de grilles. La journaliste a travaillé plus de 1.278 heures par an en moyenne au cours des 4 dernières années.

Le 13 mai 2016, Monsieur Vincent Meslet, directeur de France 2, et la Présidente-Directrice Générale de MFP, Madame Laetitia Recayte, accompagnés de l’ensemble des dirigeants de la société, se sont rendus à la rédaction de « Ce soir (ou jamais !) », où était présente l’intégralité de l’équipe de l’émission.

Lors de son discours, Monsieur Meslet a indiqué combien « cette émission était excellente », combien « le travail était bien fait », et que « seule la volonté de changer une émission ayant 10 ans d’antenne avait poussé la direction à arrêter l’émission ».


Monsieur Meslet a également confirmé la création d’une future émission mensuelle à compter de septembre 2016, produite par MFP et présentée par Monsieur Taddei, « Hier, aujourd’hui, demain », présentée comme un « magazine d’idées ».


Pourtant, quelques jours plus tard, Madame X réceptionnera le courrier lui notifiant la fin de sa collaboration, celui-ci mentionne laconiquement : « Pour faire suite à votre entretien de ce jour avec Madame M […], nous vous confirmons que suite à la décision de France 2 d’arrêter son émission "Ce soir (ou jamais !)", MFP ne peut renouveler l’objet de votre contrat CDD d’usage (du 1er janvier au 31 mai 2016). Nous vous signifions donc la fin de votre mission au sein de MFP pour cette émission au terme de votre contrat et ce, à compter du 31 mai 2016 ».


La journaliste ne sera plus jamais réemployée par MFP.


Le 26 juillet 2016, Madame X a saisi le Conseil de Prud’hommes de Paris afin notamment de solliciter la requalification des contrats à durée déterminée conclus avec son employeur en contrat à durée indéterminée et la requalification de la rupture de sa collaboration en licenciement sans cause réelle et sérieuse.


2) Demandes de la journaliste


2.1) L’absence d’usage constant permettant de recourir au CDD d’usage pour pourvoir un emploi de journaliste et la requalification des CDD d’usage en contrat à durée indéterminé. 

La journaliste plaidait qu’il n’existe pas d’usage constant de ne pas recourir à un contrat à durée indéterminée pour pourvoir l’emploi de journaliste que Madame X a occupé.

En effet, si la convention collective nationale des journalistes autorise le recours au CDD de droit commun aux termes de son article 17, force est de constater qu’elle n’offre pas la possibilité de recourir à un CDD d’usage

A ce titre, l’article 17 mentionne expressément : « Un journaliste professionnel ne peut être embauché avec un contrat à durée déterminée que pour une mission temporaire dont la nature et la durée doivent être définies lors de l’embauche ».

Or, Madame X collaborait, en tant que journaliste, depuis 7 ans cumulés avec MFP pour l’émission « Ce soir (ou jamais !) », ce qui exclut tout caractère temporaire. 
Il est dès lors interdit, dans le secteur de l’audiovisuel, de recourir à un CDD d’usage pour employer un journaliste. 

En outre, Madame X plaidait qu’elle a occupé, dans le cadre de chacun des contrats à durée déterminée exécutés pour MFP des fonctions de Journaliste, fonctions à caractère permanent et indispensables à la fabrication et à la diffusion quadrihebdomadaire, puis hebdomadaire de l’émission « Ce soir (ou jamais !) ». 

2.2) Sur les conséquences de la requalification des CDD d’usage successifs de Madame X en CDI 

Madame X plaidait que devant être considérée comme salariée de MFP, dans le cadre d’un contrat à durée indéterminée, la rupture du 30 mai 2016 doit s’analyser en un licenciement, aucune lettre de licenciement ne lui ayant été notifiée.

La journaliste réclamait un préavis, les congés payés afférents, l’indemnité de licenciement des journalistes et une indemnité pour licenciement sans cause. 

3) Jugement du 2 décembre 2016 du Conseil de Prud’hommes de Paris


Par jugement du 2 décembre 2016, le Conseil de prud’hommes (encadrement) fait droit partiellement aux demandes de la journaliste.


Le Conseil de Prud’hommes requalifie les CDDU en CDI et considère que la rupture s’analyse en un licenciement sans cause réelle et sérieuse.


Le Conseil de Prud’hommes a octroyé à la journaliste 64.054 euros bruts comme suit :

  • Indemnité de requalification : 3.745 euros ;
  • Indemnité compensatrice de préavis : 11.234,10 euros ;
  • Congés payés afférents : 1.123,41 euros ;
  • Indemnité conventionnelle de licenciement : 24.752,46 euros ;
  • Indemnité de licenciement sans cause réelle et sérieuse : 22.500 euros ;
  • Article 700 du Code de procédure civile : 700 euros.

Le jugement doit être notifié dans les prochaines semaines et les parties pourront le cas échéant interjeter appel dans un délai d’un mois.


lundi 26 décembre 2016

« Capital » publie ses « tops et ses flops » 2016…Le magazine fait rimer Ernotte avec Flop.



« Capital » publie ses « tops et ses flops » 2016…Le magazine fait rimer Ernotte avec Flop.  

Le magazine « Capital » a publié le 22 décembre dernier la liste « des tops et des flops » pour 2016. Le titre consacré à l’ex Orange en dit long « La moins regardée : Delphine Ernotte (France Télévisions) » 

Le blog CGC Média vous propose de découvrir les quelques lignes trempées d’acide qui la qualifie « Pour sa première vraie « rentrée » Delphine Ernotte aura tenté des choses. Peut-être un peu trop. De nouvelles émissions politiques sont apparues, des présentateurs stars ont perdu leur programme phare (Julien Lepers et "Question pour un champion", Michel Drucker et "Vivement Dimanche"...), les après-midis de la Deux ont été́ revus de fond en comble. Bilan ? Catastrophique selon Médiamétrie. En octobre, France 2 affichait une audience de 12,3 %, contre 13,9 % un an plus tôt ! En prime, la Cour des comptes s’inquiète d’une situation financière préoccupante. » 

Et encore « Capital » ne mentionne pas l’avis du CSA relatif au rapport d'exécution en 2015 de l'avenant au COM 2013-2015 de l'entreprise, publiée mercredi 21 décembre au Journal officiel qui n’est pas tendre non plus. 
Dans son numéro 4862 du 22 décembre 2016 « Satellifax » égraine les manquements constatés par l’Autorité qui comme la Cour des comptes relève également la situation financière catastrophique de l’entreprise et parle d'"année de transition" ["Transition" à quoi? Personne ne le sait, évidemment ! ndlr]  

Une nouvelle volée de bois vert pour l'ex Orange. 

Extraits :

« Le CSA a noté plusieurs manquements de la part de France Télévisions dans l'exécution de l'avenant au COM 2013-2015.
Les chaînes s'appuient sur des formats existants depuis longtemps, privilégient la fiction policière au détriment d'autres univers et n'assurent pas une exposition équilibrée de la Culture. L'autorité prône d'ailleurs une réforme de son obligation en la matière doublée d'une révision du système à points actuel. Elle note aussi un déséquilibre entre les économies réalisées sur le coût des programmes et les charges opérationnelles. Elle relève que contrairement à son engagement France Télévisions n'a pas atteint l'équilibre opérationnel.
Le CSA souligne en préambule que 2015 aura été pour l'entreprise "une année de transition" dans son avis relatif au rapport d'exécution en 2015 de l'avenant au COM 2013-2015 de l'entreprise, publiée mercredi 21 décembre au Journal officiel… 

Le CSA souligne un manquement sur les dépenses en contrat d'écriture ou de développement. En matière de création audiovisuelle, le groupe n'a pas respecté son engagement de progression de ses dépenses dans le développement en convention d'écriture ou de développement: elles ne représentaient que 2,6 % des investissements contre 2,8 % en 2014....

Le CSA n'est pas non plus vraiment satisfait de la place du programme culturel sur les antennes. Selon lui, non seulement le volume global s'inscrit à la baisse (-7,9 % sur l'ensemble de la journée, -7,6 % en prime time)  est aussi peu équilibré entre les chaînes...Par ailleurs le spectacle vivant reste "faiblement exposées aux heures de grande écoute". 

Aussi l'autorité  envisage-t-elle une réforme, sur cette partie culturelle du Cahier des charges de France Télévisions par une évolution de l'obligation actuelle de diffusion quotidienne d'un programme culturel aux heures de grande écoute et par une révision du dispositif dit des "points spectacles" que doit respecter le groupe. Elle dresse aussi un constat négatif sur l'obligation de mieux exposer les programmes musicaux.

Parmi les autres observations, le CSA relève un manquement du côté de France 2 qui n'a diffusé que 72,3 % de ses programmes HD entre 6h30 et 24 heures alors qu'elle aurait dû être à 100 %.
France Télévisions est aussi incité à "améliorer significativement la représentation de la diversité de la Société" à l'antenne...

[Question deniers des contribuables, ndlr]
 

Un résultat d'exploitation encore nettement déficitaire.

L'autorité note aussi plusieurs manquements dans la gestion de l'entreprise...son résultat d'exploitation reste nettement déficitaire avec 30,1 millions fin 2015 contrairement à l'engagement pris dans l'avenant au COM.
Le bilan 2015 montre également une situation délicate déséquilibré en matière d'économies, qui ont plus nettement porté sur le coût des programmes -39M€ d'économies, -29M€ sur les grilles + 11 millions sur les droits sportifs, selon les chiffres du rapport d'exécution - que sur les charges opérationnelles. La baisse sur ces dernières, s’est limitée à 0,7% sur la durée de l'avenant contre 1 % demandé. 

L’avis souligne enfin que « La masse salariale continue de progresser (914 M€ contre 909 M€ en 2014, soit +0 ,4 %) contrairement à la trajectoire fixée par l'avenant.... »

vendredi 23 décembre 2016

La compagne du dircab de l’ex Orange envoie des mails de relance aux dons à des milliers d’internautes dont certains de France Télévisions.



La compagne du dircab de l’ex Orange envoie des mails de relance aux dons à des milliers d’internautes dont certains de France Télévisions.

Certains salariés de France Télévisions choqués d’une telle pratique, nous ont rerouté le mail de relance que vient d’adresser Anne-Cécile Mailfert la compagne du dircab d’Ernotte (¤ dixit la com de France Télé) dénonçant, entre autres, l’instabilité politique du Pays « L’avenir politique de la France est encore incertain pour 2017 » et invitant les relancés à « Ne pas tarder, afin de profiter des derniers jours avant la fin d’année pour bénéficier de la déduction fiscale 2016 » ajoutant même que «Tous les dons à la Fondation des Femmes sous égide de la Fondation FACE sont défiscalisables à 66% de l'impôt sur le revenu, 75% sur l’ISF et à 60% de l'impôt sur les sociétés ».

(¤) Extrait de ce que Nilou Soyeux la dircom d’Ernotte déclarait en son nom à l’AFP, suite à un article paru dans « Le Canard  enchaîné » du 16 mars dernier « A France Télés les droits de la femme nourrissent son homme » (bas de post)

« PARIS,  16 mars 2016 (AFP) - Deux syndicats de France Télévisions ont demandé des comptes à leur direction mercredi, au sujet d'une aide de 8.000 euros accordée à la Fondation des Femmes, dont la dirigeante, militante féministe reconnue, est aussi, selon Le Canard Enchaîné, la compagne d'un proche de Delphine Ernotte. 

Autre grief, ils s'interrogent sur l'attribution de la réalisation de trois clips contre les clichés sexistes au réalisateur Maxime Ruszniewski, administrateur de cette fondation, comme l'a également révélé Le Canard.

La Fondation des femmes, que  vient de créer Anne-Cécile Mailfert, ex-porte-parole d'Osez le féminisme!, a commencé à récolter des fonds auprès du grand public et des entreprises pour aider des associations qui luttent sur le terrain pour les droits des femmes.

"Je savais qu'Anne-Cécile Mailfert était la compagne de Stéphane Sitbon-Gomez, directeur de cabinet de Delphine Ernotte, mais pour moi cela n'entrait pas dans l'équation pour aider cette fondation, qui veut notamment fournir des logements aux femmes victimes de violence", a répondu à l'AFP la porte-parole de France Télévisions…. » 

Le blog CGC Média que l’ex Orange rêve de réduire au silence depuis la plainte en citation directe de 20 pages déposée au Pénal (*) devant le Tribunal correctionnel de Paris qui vise Delphine Ernotte, son directeur de cabinet Stéphane Sitbon-Gomez ainsi que deux autres protagonistes, Anne-Marie Mailfert et Maxime Ruszniewski et qui vient devant la juridiction le 1er mars prochain (2017), a transmis immédiatement ledit mail à ses avocats. 

(*) Les chefs d’accusations de la plainte sont multiples...entre autres "recel de prise illégale d’intérêt, délit de favoritisme prévu et réprimé par les articles 432-12 et 432-14 du Code pénal… délit de prise illégale d’intérêt, ainsi que du délit de favoritisme, délit de recel de prise illégale d’intérêt sur le territoire national et à une date non couverte par la prescription, ainsi que du délit de recel de favoritisme, etc…" avec à la clé parmi diverses sanctions "l'interdiction de gestion d’une entreprise publique". 

Il y a un moment où ça suffit !

Le blog CGC Média ne sait pas s'il "va en prendre plein la gueule" pour citer certains prédicateurs du 8ème étage de France Télé ou comme l’écrit la compagne du dircab d’Ernotte Stéphane Sitbon-Gomez dans son mail de relance, si « L’avenir politique de la France est encore incertain pour 2017 » - ça devrait faire plaisir à Valls, Hollande et tous les autres ! -  mais pour reprendre sa formule « Il est une certitude : » c’est que c’est la télé publique ne peut  se prêter ainsi au mélange des genres quelle que soit la cause avancée, strictement interdit dans l’ensemble des textes comme dans l’accord interne à France Télé et légalement condamnable donc.  

Voici le mail de relance transmis ces derniers jours:


« Connaissant votre sensibilité pour l’égalité femmes-hommes et la lutte contre les violences, je m'adresse à vous pour vous présenter nos actions et vous proposer de nous soutenir.


En mars 2016, la Fondation des Femmes a vu le jour sous égide de la Fondation FACE pour promouvoir l’égalité femmes-hommes et lutter contre toutes les violences faites aux femmes. Nous renforçons les actions les plus impactantes à travers 3 leviers : financier, matériel et juridique.


En 2016, nous avons œuvré pour apporter un changement réel dans la vie des femmes en soutenant directement 45 associations : en favorisant l’accès à la santé des femmes réfugiées, en organisant la Nuit des Relais qui a mobilisé plus de 350 personnes contre les violences ou en ouvrant l'espace de travail partagé "Les Voisines" qui héberge 9 associations...


Nos équipes d'avocat.e.s de la Force Juridique de la Fondation des femmes ont été récompensé du Trophée Pro Bono en équipe 2016 du Barreau de Paris. En initiant le premier rapport sur la question des financements « Où est l’argent pour les Droits des femmes ? Une sonnette d’alarme » notre fondation et ses partenaires ont fait la preuve des besoins constatés tous les jours par les associations : il faut plus de moyens pour que l'égalité se réalise. 



Ces premiers accomplissements réalisés en quelques mois n’ont fait que conforter notre détermination. Soutenez-nous!



L’avenir politique de la France est encore incertain pour 2017. Mais il est une certitude : la nécessité d’une structure nationale forte, en capacité de fournir des moyens financiers, matériels et juridiques pour promouvoir les droits des femmes et les structures qui agissent auprès d'elles.



Rejoignez-nous et donnez à la Fondation des Femmes les moyens d’agir en 2017.



Ne tardez pas, profitez des derniers jours avant la fin d’année pour bénéficier de la déduction fiscale 2016. Tous les dons à la Fondation sont défiscalisables à 66% de l'impôt sur le revenu, 75% sur l’ISF et à 60% de l'impôt sur les sociétés.



Je vous remercie par avance pour votre soutien, et vous souhaite de belles fêtes de fin d’année,

Anne-Cécile Mailfert

Présidente de la Fondation des Femmes"






L'interview de Thierry Kiefer sur les méthodes de France Télé déjà quatre fois condamnée (Le lanceur.fr)

Le 19 décembre dernier, le blog CGC Média publiait un article sur la 4ème condamnation prononcée à l'encontre de France Télé dans le cadre d'un harcèlement au travail qu'a subi  Thierry Kiefer reconnu donc à plusieurs reprises par toutes les juridictions saisies depuis 13 ans par l'intéressé "Thierry Kiefer vs France Télé : nouvelle condamnation de France Télévisions pour harcèlement au travail."  

"Le lanceur.fr" vient aujourd'hui en écho à cet article qui débutait ainsi "Le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale (Le TASS) de Lyon a condamné, le 14 novembre 2016, la société France Télévisions à verser 22.550 euros à Thierry Kiefer pour le « syndrome anxio-dépressif réactionnel » provoqué par les « agissements constitutifs de harcèlement moral » dont elle « a été déclarée responsable ». Cette condamnation vient couronner 13 ans d’un combat opiniâtre et de procédures contre France Télévisions entreprise publique reconnue coupable de faute inexcusable comme auparavant, de harcèlement moral, d’exécution déloyale du contrat de travail et de deux licenciements abusifs...."

C'est sous forme d'une interview menée par Lucie Barbazanges que le médium du Net qui a décidé de publier cette histoire particulièrement édifiante "Quatrième condamnation de France Télévisions : l’affaire Thierry Kiefer" prouve que "le combat du pot de terre contre le pot de fer" que nombreux donnent perdu d'avance, ne doit jamais être abandonné. 

Deux phrases de Thierry Kiefer en disent long "Non seulement je payerai pendant dix ans ne pas m’être tu, mais ne pas me taire n’a servi à rien..."...et “Le harcèlement moral, c’est comme des coups de marteau sur la tête. La plupart de mes confrères cherchent du côté de la tête qui a reçu les coups ; moi, je m’intéresse surtout à la main qui tenait le marteau.” 

Tous ces "puissants" d'un moment qui croient qu'ils peuvent vous écraser, vous broyer, vont découvrir que ce temps est révolu et que ne rien laisser passer, dénoncer comme alerter dès que cela est nécessaire au nom de la liberté d'expression, est toujours juste et toujours la seule solution.

Extrait:

"France Télévisions a été condamnée pour la quatrième fois dans l’affaire Thierry Kiefer. Ce journaliste de France Télévisions, après avoir obtenu de la justice la condamnation de l’entreprise publique pour licenciement abusif et harcèlement moral, s’est fait reconnaître comme victime d’une “faute inexcusable” par le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) de Lyon. Une première dans l’histoire d’une entreprise publique. Entretien.

Le Lanceur.fr : Le TASS de Lyon a condamné France Télévisions pour “faute inexcusable”. Dans ce dossier, c’est la quatrième condamnation de cette entreprise publique. Vous avez aussi été en 2005 le premier salarié à la faire condamner pour harcèlement moral au travail. Auriez-vous imaginé au début que votre histoire prendrait de telles proportions ?

Thierry Kiefer : Certainement pas. Fin 2000, quand tout a commencé, rien ne nous prédestinait, ma femme et moi, à vivre une telle histoire. Nous étions alors tous deux salariés de France 3 depuis de nombreuses années. Elle était cadre administratif. J’étais rédacteur en chef adjoint et même “cadre à haut potentiel”, comme on m’avait alors classé à France Télévisions. Bref, nous formions un gentil petit couple “sans histoires”, comme on dit...."

et là tout a basculé.  

Extrait du courrier des élus journalistes du CE de France 3 Alsace à MM. Pfimlin et Papet.

jeudi 22 décembre 2016

Audiences toujours en berne sur France 2 pour une production veneziana qui aura couté bonbon.


Audiences toujours en berne sur France 2 pour une production veneziana qui aura couté bonbon. 

Mardi 20 décembre, France 2 proposait un « Soir de fête à Venise » produit par la productrice Fabienne Servan Schreiber soutien de l’ex Orange Ernotte avant son parachutage à France Télé par « Schrameck and co ».

Extrait de l’article de BFM TV sur « L’histoire secrète de cette nomination ». 

« Réseaux politiques à gauche

Enfin, et non des moindres, Delphine Ernotte a aussi quelques réseaux politiques, plutôt à gauche. Comme l'indique Puremedias, sa sœur Marie-Christine Lemardeley est élue socialiste à Paris, ce qui lui permet de connaître Anne Hidalgo.

Autre relation utile de la patronne d'Orange France: la ministre de la Culture Fleur Pellerin elle-même. Contactée, la porte-parole de la ministre confirme que les deux femmes se connaissent, mais ajoute que c'est également le cas d'une bonne partie des autres candidats... 
A cela s'ajoute aussi le soutien de la productrice de télévision Fabienne Servan-Schreiber, épouse à la ville du socialiste Henri Weber… » 

Ce mardi 20 décembre2016, TF1 a donc cartonné avec sa mini-série « Dix petits nègres » dont le premier épisode a rassemblé 5.207.000 de personnes, soit 19,2% du public présent devant son écran télé.

« Soir de fête à Venise » présenté par Stéphane Bern n’a péniblement rassemblé sur France 2 qu’1,82 millions de personnes, soit 7,1% de part de marché…presque 3 fois moins que TF1.

Pourtant selon nos informations, le programme commandé par Vincent Meslet aurait été facturé quelque chose comme 750.000 euros. 

Vu le contexte et la situation de quasi faillite que connait réellement France Télé, beaucoup s’interrogent aujourd’hui sur une telle dépense mais aussi sur le « rapport qualité-prix » !