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mardi 11 juin 2019

France Télés fait pression sur les seniors avec de fallacieux courriers les informant de leur mise en retraite !


France Télés fait pression sur les seniors avec de fallacieux courriers les informant de leur mise en retraite !

L’accord bidon de pseudo RCC intitulé « ACCORD CADRE SUR LE DEPLOIEMENT DU PROJET D’ENTREPRISE DE FRANCE TÉLÉVISIONS» et signé avec la CGT/FO/CFDT, ne devait probablement pas être assez attractif pour que France Télés insiste à ce point en écrivant aux salariés dubitatifs qui vont « atteindre 65 ans » (*) qu’elle envisage de « procéder à leur mise en retraite ».

(*)
« Madame, Monsieur, vous allez atteindre l'âge de 65 ans le…

Vous pourrez à cette date bénéficier d'une pension de vieillesse à taux plein. Ainsi que nous l'autorise l'article L.1237–5 du Code du travail, nous envisageons de procéder à votre mise à la retraite. 
La rupture de votre contrat de travail étant subordonnée à votre accord, nous souhaitons connaître vos intentions à ce sujet à fin de pouvoir, le cas échéant et si tel est votre volonté, vous mettre à la retraite. 
Nous vous prions de bien vouloir nous faire savoir dans le délai d'un mois si vous souhaitez quitter volontairement l'entreprise

Dubitatif, on le serait forcément à moins. L’employeur sait pertinemment, qu’il ne peut prendre l’initiative de mettre en retraite un salarié – serait-il sur le point d’atteindre 65 ans ! – avant l’âge légal fixé pour une retraite à taux plein, aujourd’hui 70 ans…de 65 ans à 70 ans l’employeur a même l’obligation chaque année d’écrire au salarié pour lui demander s’il compte faire valoir ses  droits à retraite.

La tournure de ce genre de courrier d’intimidation qui annonce à chaque senior « »homme blanc de plus de 50 as «  de préférence, que l’entreprise de son propre chef, entend « procéder à la mise en retraite du salarié qui va atteindre 65 ans » à qui l’on précise de surcroit « A cette date, vous pourrez à cette date bénéficier d'une pension de vieillesse à taux plein bénéficier d'une pension de vieillesse à taux plein » est tout aussi minable qu’illégale.

Que comprennent les collaborateurs soi-disant concernés...Zut, ils vont me mettre en retraite d'office et je n'aurai pas le choix...j'ai intérêt à prendre le Plan dare-dare ! 

Quant au bruit qui coure et que relaient certains salariés sur la possibilité qu’ils auraient de partir avec la RCC pour 160.000 euros, il est comme le texte totalement bidon et évidement mensonger.

En l’occurrence, si le maximum de la somme fixée pour un départ est bien de 160.000€ il doit répondre au plafond des 15 mois du texte…donc pour partir avec 160.000 il faut gagner 10.666€/mois. Ce qui ne le cas pour quasiment personne.

NB: En aucun cas le Code du travail ne fait référence à 65 ans.

Elle s’en fout, c’est le contribuable qui paie et continuera de payer la note. La gestion de France Télés, c’est bien la honte….

Elle s’en fout, c’est le contribuable qui paie et continuera de payer la note. La gestion de France Télés, c’est bien la honte….

L’article de Capital « France Télévisions, son abracadabrante gestion du personnel » signé Xavier Monnier et mis en ligne le 6 juin dernier, ne fait pas dans la dentelle s'agissant de la gestion de France Télés – si tant est que le mot ait un sens pour celles et ceux qui ont fait tomber si bas la télé publique jusqu’à toucher le fond depuis l’été 2015 au parachutage de l’ex-Orange – une nouvelle et énième fois épinglée par la Presse.

La note est salée et la déconfiture totale. « Cela ressemble à une fessée déculottée, avec coups de martinet en prime » écrit Capital qui fait référence au jugement de la Cour d’appel de Paris rendu le 5 février dernier qui a condamné France Télévisions pour le licenciement abusif de deux illustrateurs de presse de France 3 qui avaient dix-huit et vingt-cinq ans de maison à une note finale pour le groupe audiovisuel public supérieure à 1 million d’euros, sans compter les cotisations sociales…

« Ce seul procès équivaut à 8.000 redevances audiovisuelles (d'un montant de 138 euros) ! » ajoute le titre de presse qui poursuit enchérit « Le contribuable trouvera, lui, la plaisanterie un peu coûteuse ».

Ils sont des centaines de salariés poussés dehors, à faire valoir leurs droits devant les Prud’hommes et ce en dépit des courriers bidons qu’une majorité de précaires a reçu pour dire combien l’entreprise pensait à eux… Cynisme quand tu nous tiens ! 

Le blog CGC Média vous propose de découvrir l’article du magazine qui met en avant cette gestion désastreuse qu’Emmanuel Macron avait publiquement dénoncée :

Extrait


«  En abusant des CDD et des contrats précaires, le groupe audiovisuel public n'a pas vraiment fait des économies. Au contraire, il se fait régulièrement et lourdement condamner aux prud'hommes. 
Cela ressemble à une fessée déculottée, avec coups de martinet en prime. Le 5 février dernier, la cour d’appel de Paris a condamné France Télévisions pour le licenciement abusif de deux illustrateurs de presse de France 3 qui avaient dix-huit et vingt-cinq ans de maison : 150.000 euros pour licenciement sans cause réelle et sérieuse + 150.000 euros pour perte de chance de perception de retraite + 37.492 euros pour rappel de prime d’ancienneté + 45.666 euros pour travail dissimulé, etc. Au total, chacun des protagonistes a perçu plus de 500.000 euros. Soit une note finale pour le groupe audiovisuel public supérieure à 1 million d’euros, sans compter les cotisations sociales…

On serait tenté de se réjouir pour ces deux journalistes illustrateurs, qui ont bataillé dix ans, de cour d’appel en Cour de cassation, avant de toucher leur énorme chèque. Collaborateurs permanents de la télé publique – donc salariés de fait – mais payés sur factures, ils avaient été écartés en 2009 lors du regroupement sous une même holding de toutes les chaînes publiques. Le contribuable trouvera, lui, la plaisanterie un peu coûteuse. Ce seul procès équivaut à 8.000 redevances audiovisuelles (d'un montant de 138 euros) !

"D’autant plus que France Télés est coutumière du fait et se fait régulièrement punir devant les prud’hommes. « C’est un montant exceptionnel, mais il montre l’agacement des juges" commentent les avocats des deux journalistes Oury Attia et Joyce Ktorza. Leur cabinet traite entre 50 et 100 procédures par an depuis 2009 en lien avec France Télévisions. 

Pour la seule année 2017, 60 décisions favorables à leurs clients ont été rendues, pour un montant de 2,34 millions d’euros. 

Et il y aurait au moins 160 procédures encore pendantes. "Le plus étonnant, c’est que nos clients demandent toujours à transiger avec France Télévisions qui s’y refuse et, dans une logique jusqu’au-boutiste, se pourvoit souvent en cassation ", s’étonne Oury Attia.
Bien sûr, par nature, l’activité audiovisuelle exige une certaine souplesse dans la gestion du personnel. Et le statut d’intermittent, pour les métiers techniques, joue le rôle d’amortisseur. Mais, en l’occurrence, le groupe public semble avoir géré ses ressources humaines en dépit du bon sens. Selon les avocats, TF1 anime bien moins souvent les prétoires que son concurrent. 

"France Télés, c’est un peu comme l'hôpital, raconte un ancien responsable RH. Avec dans le rôle des médecins qui tiennent les services, les animateurs, grands journalistes et rédacteurs en chef… Et, dans le rôle des infirmiers, des aides-soignants et des brancardiers, les précaires qui font tourner la machine, jeunes rédacteurs et personnel technique."

Thierry Vildary, reporter à la direction des sports, confirme : "C’est sur les gens qui sont en bas de l’échelle que pèse l’essentiel des économies. Actuellement, je gère le cas d’une monteuse d’émissions. Cela fait vingt ou vingt-cinq ans qu’elle travaille pour France Télévisions, elle n’a jamais été régularisée. Et à partir du moment où elle a saisi les prud’hommes, on l’a moins fait travailler."

Mais est-ce au moins une façon d’économiser les deniers publics ? Même pas. Dans un rapport de 2016, la Cour de comptes pointait un « recours aux salariés non permanents, juridiquement risqué et économiquement coûteux ». Cette année, un nouveau rapport pointait d'autres dysfonctionnements. Avec 14,1% de ses salariés embauchés sur des contrats courts à l’époque, une centaine de milliers de CDD signés par an, « un contrôle fiable est impossible (…), les risques au regard de la législation du travail apparaissent substantiels », estimaient les magistrats financiers. Et de citer l’exemple d’une scripte accumulant 650 CDD en douze ans auprès du journal de France 3, ou encore de cette maquilleuse, embauchée de façon non permanente depuis 1975…
"Entre 2010 et 2015, 207 salariés en CDD ont vu leur contrat de travail requalifié en CDI par décision du juge, dont 152 ont été réintégrés dans l’entreprise", indiquait encore la Cour des comptes. "Pour la direction, il est plus simple d’expliquer à la tutelle (l’Etat, et en particulier Bercy, NDRL) que l’on doit payer une grosse somme après une décision de justice, plutôt que d’argumenter sur un départ négocié », décrypte notre ancien DRH. Ou d’afficher un effectif en CDI trop important.
Sollicitée, la direction de France Télévisions réfute toute forme de cynisme. Elle se félicite au contraire d’avoir ramené le taux de précarité à 12,6% contre 18% en 2012. Et de maintenir le recours à l’intermittence (les CDD dits « d’usage ») à 7,4%. De même conteste-t-elle toute « politique de judiciarisation » de ses conflits salariaux. « Le taux de contentieux annuel est de l’ordre de 1 à 1,5% », indique-t-elle dans une note. Dans les rédactions, la situation semble effectivement en partie apurée. « Au service montage de l’actu, il y avait auparavant beaucoup d’intermittents, mais ça s’est fortement réduit », témoigne Manuel Tissier, président de la Société des journalistes…
En 2018, le groupe a tout de même essuyé 6 millions d’euros de condamnation (de quoi produire une cinquantaine d’épisodes de Plus belle la vie) et provisionné 20 millions pour la suite….
Déjà amputé de 800 postes depuis 2012, le nouvel objectif de la maison, 9840 emplois équivalents temps plein, consiste à en supprimer 1.000 dans les quatre ans, dont 200 dès 2019. Voilà pourquoi France Télévisions s’est emparé du nouveau dispositif légal de rupture conventionnelle collective, a priori moins coûteux qu’un plan social en bonne et due forme. 

Ce projet vise à supprimer 2.000 emplois sur la base d’un volontariat d’un côté – prioritairement les plus de 55 ans – et à effectuer 1.100 recrutements de l’autre, en titularisant, à 50%, les CDD réguliers. Bref à réduire la masse salariale en jouant à la fois sur les effectifs et la pyramide des âges. [D'la pipe tout ça...les CDD dit historiques l'entreprise n'en a cure, ndlr!] ...


lundi 10 juin 2019

L’intersyndicale SNJ-CGC-UNSA-SUD appelle à la grève le 13 juin jour du 70ème anniversaire du premier journal télévisé.


L’intersyndicale SNJ-CGC-UNSA-SUD appelle à la grève le 13 juin jour du 70ème anniversaire du premier journal télévisé.

C’est donc la date du 13 juin prochain jour du 70ème anniversaire du premier journal télévisé, initialement proposée par le SNJ aux autres syndicats qui avaient comme lui déposé un préavis de grève de 48h au moment des européennes le SNJ, la CGC et l’UNSA auxquels s’associe SUD aujourd’hui, qui a té retenue pour un nouveau jour de mobilisation.

L’intersyndicale SNJ-CGC-UNSA-SUD appelle sur l’ensemble des périmètres de France Télévisions, les salariés à cesser le travail pour la défense de toutes les éditions d'information dans la continuité du premier préavis des 26 et 27 mai sur le maintien du Soir 3 sur France 3. (communiqué et préavis ci-après) 

Pour faire suite à l’annonce par la direction qui avait présenté en mai « la création d'une nouvelle tranche d'information renforcée, de 21H00 à minuit sur la chaîne franceinfo : » qui a donc décidé d'arrêter à la rentrée de septembre la diffusion du "Soir 3" le journal télévisé emblématique de France 3 que s’inscrit cette nouvelle action. 

Les quatre syndicats entendent lutter contre ce qui est déjà validé par FO fidèle soutien entre autres de l’ex-Orange et contre les propositions consternantes que ceux-ci ont osé publier  (*) et qui selon toute vraisemblance devrait être en  grande partie le texte des propositions de sortie de grève que leur fera la direction comme à ses alliés Cfdt et Cgt : 

(*) « Le  retour du Soir/3 sur France3 en janvier 2020 si l’audience n’est pas au rendez-vous [sur franceinfo: donc , ndlr] et si les collaborateurs désirent revenir aux conditions de travail initiales.  

Une expertise via la SOFRES pour une analyse marketing fine de l’impact de la suppression de cette édition dès septembre 2019 [Le genre de commission Théodule soi-disant de suivi, créée à la moindre occasion et qui ne se prononce jamais sur rien…si tant est qu’elle se prononce ! ndlr] » 

La couleuvre est tellement grosse à avaler que pour faire passer l’entourloupe, ceux qui ont pondu le stratagème évoquent « Un vote des élus du CSE qui engagera les parties pour que l’offre publique audiovisuelle garde une place prépondérante dans un secteur très concurrentiel et en pleine mutation » quand d’autres refont le coup systématique de « la démocratie en danger » !   

Il est fort peu probable que les salariés se laissent abuser par une telle manœuvre évidemment téléguidée!








vendredi 7 juin 2019

La « santé » de l’entreprise proportionnelle aux suicides !

La « santé » de l’entreprise proportionnelle aux suicides !

Combien de tentatives de suicides ou de suicides faut-il en proportion des effectifs pour raconter qu’une entreprise va dans le bon sens ? 

Combien de questionnaires et de pseudo tchats interne où tout est bidonné d’avance faudra-t-il aligner pour tenter de faire croire que les équipes sont derrière ? 

Combien faudra-t-il agréger de dociles pantins au sein d’une société pour déstabiliser les salariés et créer un climat professionnel anxiogène ? 

Ces questions d’une actualité brulante se posent et se poseront encore tant que de telles attitudes faussement qualifiées de « management d’entreprise » ne seront pas éradiquées totalement. Que la Justice sanctionne et condamne intuitu personae ceux qui s’y livrent ainsi que leurs serviles exécutants en se réfugiant derrière le soi-disant contexte concurrentiel pour appliquer de telles pratiques perverses et abjectes, un grand pas aura été franchi et un signal clair donné.

Non, l'entreprise ne peut aller "dans le bon sens", n’y aurait-il qu’un suicide ou même une tentative de suicide dans la boite ! Ceux qui prétendent le contraire, seraient probablement qualifiés de sadiques voire d'inhumains par tout médecin qui se respecte.

L'ex-numéro 2 de France Télécom Louis-Pierre Wenès pouvait bien chanter de telles chansons à la barre du tribunal de Paris, le 23 mai dernier comme le relate aujourd’hui Paris Match, rien ne justifie et encore moins n’excuse un tel traitement des salariés.

Quant aux propos d’Ernotte dont Louis-Pierre Wenès fut le patron que publiait La Tribune il convient de les rappeler encore et encore pour qu’ils sifflent aux oreilles du Chef de l’État Emmanuel Macron qui est forcément comptable des politiques menées dans  toute entreprise publique: « Elle a appliqué la politique budgétaire ultrarigoureuse imposée par son ancien patron le « Cost killer » Louis Pierre Wenes, Delphine Ernotte reconnait que cette implication l’avait éloigné des réalités humaines presque « intimes », de l'entreprise et de ses salariés »

jeudi 6 juin 2019

L’ex Orange fête le concept du « Sans vous » avec une provoc de taille que les salariés ne digèrent pas !


L’ex Orange  fête  le concept du « Sans vous » avec une provoc de taille que les salariés ne digèrent pas !

Ils sont remontés comme des pendules les salariés de France Télés du Siège et des emprises parisiennes qui viennent de recevoir le mail provoc signé Ernotte qui prévoit « buffets, animations musique et autres surprises  qui les attendent » le jour de l’appel du 18 juin.

« Sans vous » les 2000 dont Ernotte avec l’accord CGCT/FO/CFDT imagine le départ pour des cacahuètes.

« Sans vous » les hommes blancs de plus de 50 ans trop nombreux au goût de l’ex-Orange.

« Sans vous » les centaines de femmes et d’hommes de France Ô que l’ex-Orange a décidé de rayer de la carte de la TNT hertzienne pour les exiler radicalement et arbitrairement sur le Net.

« Sans vous » les dizaines de collaborateurs de France 4 dont l’ex-Orange a annoncé la disparition des écrans télés, il y a peu.

« Sans vous » les salariés pour les  nombreuses émissions qui disparaissent des grilles de programmes et qui sont priés d’aller rejoindre - pour ceux qui restent -  « Le Studio » (ex MFP) qui ne reconnait pas plus leur ancienneté que l’accord d’entreprise.

 « Sans vous » les équipes du Soir 3 dont le trio Letranchant/Doucet-Bon/Enotte a décrété le basculement sur Franceinfo:

« Sans vous » les unités de programme où plus rien ne se décide plus vraiment depuis que le numérobis ernottien a imposé sa pseudo réorganisation.

« Sans vous » la très grande majorité des personnels  qui n’en peuvent plus de voir leur outil de travail - la télé publique – sombrer un peu plus chaque jour jusqu’à toucher le fond…

Etc

Chacun comprend aisément comment est perçu ce nouveau mail de provocation.

« Sans vous » se fera la conférence  de presse qui sera diffusée sur l’intranet dès 10h !

« Vous n’êtes rien et nous continuerons de faire sans vous » aurait mieux fait d’écrire France Télés  qui voudrait faire croire à une ambiance bonne enfant qui est en réalité, un volcan de rages en phase d’éruption.



mercredi 5 juin 2019

Mathieu Gallet l’ex-Radio France démis par le CSA se lance dans le « podcast payant » !

Mathieu Gallet l’ex-Radio France démis par le CSA se lance dans le « podcast payant » !

« Libération » qui publiait hier un papier signé Jérôme Lefilliâtre « Podcasts: Mathieu Gallet et Majelan à la conquête de «l'audio narratif» se dit dubitatif !

Extrait:

"L’ex-PDG de Radio France lance un service à la fois agrégateur de contenus sonores gratuits et producteur original de collections payantes, dont la première livraison laisse un rien dubitatif

La «révolution podcast» a un effet de bord inattendu : le lancement, ce mardi, de Majelan (présent sur le magasin d’applications d’Apple et d’ici peu sur celui d’Android). Majelan, le nouveau service d'«audio narratif» créé par l’ex-PDG de Radio France

L’accès aux productions originales, est payant : 4,99 euros par mois ou 1,99 euro à l’unité.

C’est toute la difficulté du pari de Gallet, associé dans l’affaire à l’entrepreneur Arthur Perticoz : il faudra compiler une offre suffisamment attrayante pour que les auditeurs décident de payer. Pour Mathieu Gallet, Majelan, qui compte «25 personnes dans l’équipe», n’est pas un passe-temps en attendant de retrouver un poste dans une grande boîte. Il a l’ambition de «devenir un leader international du domaine francophone». Le néo-entrepreneur constate que, contrairement aux marchés du streaming vidéo ou musical, trustés par Netflix, Apple, Spotify ou des acteurs chinois, il n’existe pas encore de grand leader dans «l’audio parlé», même si le secteur est convoité par Spotify. Il n’exclut pas de lancer des productions originales dans d’autres langues que le français. Une version anglaise de Majelan est d’ailleurs déjà disponible…

Au vu des productions de lancement - La collection, qui s’appelle Maupassant(s), a été concoctée par Muriel Mayette-Holtz, l’ancienne administratrice de la Comédie française, comme celle regroupant des lectures de fables de La Fontaine par des comédiens - on a un doute («Vous n’êtes pas la cible», nous a dit Mathieu Gallet lors de la conférence de presse de lancement). 

L’objectif est d’autant plus dur à atteindre que le marché du podcast, en pleine effervescence, s’est jusque-là structuré autour du principe de gratuité. 

Récemment, la journaliste Pascale Clark a dû arrêter son service payant de (bons) reportages sonores Boxsons, faute d’abonnés…"