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mardi 2 juin 2020

Rebelote, l’insupportable Aurore Bergé donne des leçons au Chef de l’État comme au gouvernement !

Rebelote, l’insupportable Aurore Bergé donne des leçons au Chef de l’État comme au gouvernement !

Dans l’article signé Sandrine Cassini publié aujourd’hui dans Le Monde « La réforme de l’audiovisuel public suspendue à un fil », l’insupportable Aurore Bergé rapporteure du projet de loi pourtant porté normalement par Franck Riester, a de nouveau ramené sa fraise : « Je suis prête avec mes collègues députés à passer par des ordonnances. Il faut que chacun fasse des concessions et aller vite, car notre seul sujet, c’est l’intérêt du secteur » !

Emmanuel Macron qui a annoncé mi-mars que les projets de loi en cours comme le projet de réforme des retraites étaient suspendus dans leur ensemble, n’a qu’à suivre la feuille de route tracée la députée La République en marche (LaREM)…comme l’Exécutif et la Représentation nationale d’ailleurs.

Que la « transposition des directives SMA, droit d’auteurs et câbles et satellites » soit primordiale vu les dispositions européennes, soit ! 

Que celle  qui soutient vainement l’ex-Orange et parle pour les autres, ne fait surement pas de concessions tant elle avale de couleuvres et voudrait en faire avaler en retour  puis s'érige à présent  en cheffe des députés, dicte aux uns et aux autres ce qu’ils ont à faire, c’est tout de même un peu fort de café !

La question de savoir si Franck Riester le toujours ministre de la Culture, réussira à « concrétiser son rêve d’une BBC à la française…projet balayé par l’épidémie de Covid-19. » n’a aucun lieu d’être. Si texte il y a, sous quelque forme que ce soit, il devrait porter exclusivement sur justement la transposition des directives, ou la modernisation de la TNT voire l’inclusion d’une troisième coupure publicitaire dans les programmes ou la suppression des jours interdits permettant la programmation de films à la télévision tous les jours de la semaine, que ça plaise ou pas à Aurore Bergé 


Rappelons à l’intéressée qui visiblement ne se souvient pas de ses actes car c’est elle qui, en commissions parlementaires, a fait voter contre tous les amendements proposés visant à prolonger les chaines de la TNT France 4 et France Ô dont elle prônait l’arrêt malgré ce qu’elle raconte aujourd’hui et desquelles le gouvernement doit  toujours décider du sort !

Si pendant la période de confinement, France 4 a été plus en lumière, « N’arrêter que France Ô serait compliqué » écrit Sandrine Cassini qui cite une source bien informée.

L’avis de l’Arcep « Modernisation de la TNT » pourrait bien finir sur une étagère !


L’avis de l’Arcep « Modernisation de la TNT » pourrait bien finir sur une étagère !

L'Arcep « l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse », saisie en décembre 2019 par le CSA afin de dresser le bilan des travaux menés depuis 2017, a publié ce jeudi 28 mai son avis sur le projet de modernisation de la plateforme TNT.

Seulement voilà, l’Arcep précise avoir adopté son avis le 25 février 2020, avant la crise sanitaire provoquée par l’épidémie de Covid-19.

Cet avis ne fait donc pas référence à ce contexte particulier. 



« Pendant cette période, alors que la TNT a permis à des millions des personnes de continuer à accéder aux services télévisuels, la consommation de services dit non linéaires, et notamment la vidéo à la demande a augmenté de façon significative », a bien été contrainte de reconnaitre l’autorité de régulation.

Ce serait au mieux, une photographie assez orientée d’un monde d’avant qui n’a palus guère d’utilité au regard du contexte de pandémie vécu par les Français, qui n’a pas grand-chose à voir avec les constats du monde d’après.


En effet aller expliquer que les plateformes technologiques de diffusion autres que la TNT comme les réseaux filaires (cuivre et fibre), le câble, le satellite et la diffusion OTT touchent aujourd’hui une part majoritaire des foyers alors que la crise de Covid-19 a prouvé le contraire et démontré que la plateforme TNT occupe une place prépondérante pour le secteur audiovisuel et la diffusion de ses contenus.


Si l’Arcep indique notamment que « Le projet de modernisation de la TNT s’inscri(rai)t dans un contexte de modification profonde des modes de visionnage des contenus audiovisuels, ce qui implique de le replacer dans un contexte économique plus large pour les différentes parties prenantes », cette analyse ne tient pas compte des habitudes prises pendant ces deux mois de confinement.

De la même façon, déclarer que « Cela ne pourrait pas se faire sans un contrôle vigilant du Conseil pour s’assurer à la fois des équilibres économiques et d’un niveau de couverture aussi ambitieux que celui actuellement offert par la seule TNT » n’a forcément pas intégré le terrible niveau de récession (décroissance estimée à -11% au moins pour 2020) et le contexte de crise financière que nous allons vivres… « Les heures noires qui nous attendent » dit le ministre de l’Économie.  


Il n’est donc pas vraiment utile d’entrer plus avant dans ce rapport d’avant crise sanitaire qui pourrait bien, le cas échéant,  finir sur une étagère !

lundi 1 juin 2020

La vaste fumisterie ultramarine d’Ernotte et son absurde portail numérique.

La vaste fumisterie ultramarine d’Ernotte et son absurde portail numérique.

Le blog CGC Média qui dénonce depuis des mois et des mois la ridicule décision de Delphine Ernotte quelques jours avant son départ le 24 août prochain, de supprimer de la TNT deux chaînes de France Télévisions : France 4 et France Ô, vient de découvrir avec bonheur l’un des derniers articles du site ADAP sur l’absurde portail numérique que l’ex-Orange et quelques lieutenants dociles mettent en place.

Nous n’avons évidemment pas l’intention de paraphraser l’excellent article que Madiba leur signataire vedette avec Sosthène a publié ce 30 mai…nous vous proposons juste de découvrir « Portail des Outremers : Zoo Colonial Numérique !!! » avec les captures d’écran qui montrent toute l’inutilité de cette farce. (*) 

Extrait :

« Les outremers ?  Vous savez une chose ??? Les outremers ou l’Outremer, cela n’existe pas, en termes d’Information globale ! C’est une invention de petits blancs à Malakoff, localisation du fameux Pôle de l’audiovisuel public des outremers ! Des petits blancs qui n’ont jamais mis les pieds ou rarement dans nos îles ou nos territoires.

Pour chacun, vivant ou originaire d’une île, son fenua, son territoire, sa matrice est clairement identifiée. 

Un marquisien ne s’intéresse pas spécifiquement à la Guadeloupe…Pas plus qu’un martiniquais n’est passionné par l’histoire complexe de Mayotte ! Et puis quand la faim et l’absence de perspectives pousse à l’émigration vers l’Europe, l’Hexagone, la métropole, le lien qui nous retient à notre île matricielle se tend et on reste à l’affût des nouvelles sur des sites internet locaux ! 

Il faut vraiment être un rat de ministère ou un arriviste de l’audiovisuel public pour croire qu’aller sur un Portail Numérique des Outremers intéresse quelqu’un! 

Un calédonien ira sur le site des Nouvelles pour avoir des infos locales, un guadeloupéen sur celui de France Antilles mais qui ira sur un site qui diffuse une info complexe, mélangée, sans intérêt, une soupe médiatique destinée à valoriser une politique aussi nulle que celle de MEDETOM : le Ministère des Outremers !

Une coquille vide disparue dans la tempête de la COVID 19...

Une bande de branquignoles de Malakoff assistée de quelques affidés collaborateurs a décidé, sans attendre le changement de Président de France Télévisions, de donner corps à une promesse farfelue et vide de sens, mise au point dans quelques salons parisiens pour faire avaler la disparition de France Ô !  Et on nous sort un site des outremers aussi léché qu’une pub ou plutôt un page de Com’ pour la Ministre des outremers !

Bien sûr, comme cette disparition de France Ô est finalement repoussée aux calendes grecques comme dit mon ami Sosthène, on se retrouve avec un Portail des Outremers dédié au Vide !

Bien sûr la visibilité des outremers passe avant tout par, les outremers chacun dans son coin...Surtout vite avant l’arrivée d’un nouveau Président qui aurait pu arrêter d’un trait de plume une dépense aussi inutile que grandiose !  

Du coup, le 3 juin, mis au point en catimini, on se retrouve avec un Zoo Colonial Numérique ! 

Une exposition permanente de petits noirs, bronzés, jaunes dans une boîte et il est même prévu que, puisque les journalistes dédiés dans chaque île ne sont pas au niveau, les petits blancs de Paris, ces stagiaires chères à l’encadrement de cette histoire idiote, réécrivent à tour de bras les infos venues des stations ! 

Ces gens qui n’ont jamais été sur le terrain des îles, qui n’ont jamais été dans un lolo, chez un chinois, rêvé sur une plage des Tuamotus vont écrire comme s’ils y connaissaient quelque chose. 

Remarquez le patron de ce Machin, directeur vilipendé issu de France 3, n’a jamais vécu dans une île ou un territoire ultramarin…

Enfin quelle pantalonnade ! Quel mépris ! 

Quelle inutilité: les stations Premières de France Télévisions ont déjà des sites, consultables par les originaires des territoires depuis n’importe quel endroit dans le Monde qui donnent une info locale ! 

LPQR fait de même dans chaque île, dans chaque archipel ! et puis pour synthétiser l’info officielle des territoires d’outremer, il y a un site excellent, privé et gratuit : Outremers360 dirigé par Luc Laventure !

L’offre d’infos pour chaque territoire est largement suffisante pour des populations, somme toute, modestes ! Alors, de quoi ce Zoo colonial Numérique est-il le nom ? Il sert à faire la carrière de quelques ambitieux sans raison, et aussi d’argument électoral dans une course à la présidence de FTV !

Mais, la Raison l’emporte souvent, en dépit des apparences. Ce zoo dispendieux va faire le buzz quelques temps peut être, puis disparaîtra : il n’est d’aucune utilité et il coûte excessivement cher à un budget d’argent public, déjà mis à mal ! Il faudra surveiller sa fréquentation pour rire et ne pas oublier que l’objet de l’existence France Télévisions est de faire…de la Télévision, pas de monter des zoos humains sur l’internet ! »


(*) Rendez-vous sur ADAP pour dcouvrir l'intégralité des captures d'écran





Présidence de France Télés: un Tron peut en cacher un autre !

Présidence de France Télés: un Tron peut en cacher un autre !

Il reste 40 jours avant la clôture de dépôts des candidatures à la présidence de France Télés (10/07).

Quelques noms ont déjà circulé concernant ceux qui briguent le poste à commencer par celui Christopher Baldelli (né le 10/02/65) l’ex-dégé de France Télés sous Tessier que le blog CGC Média était le premier à révéler, le 9 février dernier dans son article, « Baldelli débarqué de RTL l’an passé adoubé par le Chef de l’Etat pour la présidence de France Télévisions ?! »  

« Ce serait fait » écrivions-nous alors « à en croire certains sachants », celles et ceux de son entourage qui chantaient que « Nicolas Sarkozy aurait dealé son arrivée à France Télés avec Emmanuel Macron, tout serait fait » !   Nous ajoutions « Tout de même, cela fait beaucoup de conditionnels…et de présupposés qui laissent tout de même perplexe plus d’un connaisseur du secteur ».

Le 15 mai, le blog CGC Média reprenant l’article commis la veille par Cyril Lacarrière pour L’Opinion « Un duel Baldelli-Ernotte   pour France Télés ? », rappelait que « Le ticket avec Thierry Thuillier nommé par feu Rémy Pflimlin à la direction de l'antenne et des programmes fin 2013…» ayant été balayé par le patron de l’Info sur TF1, Baldelli « démentait être candidat ». 

De gauche à droite: Frédéric Lefebre, MarcTessier, Franck Soloveicik, Christopher Baldelli, Jean-François Boyer, François Tron, Eric Ghébali et Danilela Lumbroso.

Challenges indiquait d’ailleurs « Christopher Baldelli François a(urait) décidé de renoncer à se présenter suite à la révélation de la candidature de Pierre-Etienne Pommier, conseiller du groupe LREM à l’Assemblée nationale : un camouflet politique. L’ancien directeur de cabinet adjoint de Sarkozy, quand celui-ci était ministre du Budget, entretient toujours des liens étroits avec les réseaux politiques. La condition de sa candidature était claire : il doit avoir une assurance sérieuse, si ce n’est de l’Élysée, du moins de ses pairs pour se présenter. Il ne l’a pas eu. Il se retire… » 

L’Opinion y mettait cependant un bémol, citant un proche de l’intéressé ne crayant pas à une telle décision : « C’est aussi ce que je ferais à sa place, ironise une personne qui connaît bien Baldelli. Dans la période actuelle, autant se montrer discret et bétonner son dossier. »

Le 14 janvier, le blog CGC Média avait donné un autre nom sur son site : Bruno Patino.

Le site Atlantico précisait d’ailleurs il y a peu dans son papier « Patino prêt à sortir du bois pour candidater à la présidence de France Télévisions ! » que l’ex-lieutenant numérique, lui-aussi de Rémy Pflimlin « faisait aussi figure de candidat potentiel…son passage chez Arte n’ayant [pourtant] pas laissé que des bons souvenirs aux équipes de la chaîne franco-allemande ».

Celui qui prédit régulièrement la mort de la télévision - chacun peut constater avec cette crise du Coranovirus, combien ces pronostics sont aujourd’hui hors sol -  serait toujours bien, selon nos informations, tapi dans l’ombre même si certains le voit plus briguer discrètement la présidence de la chaine franco-allemande !  

Le titre de Presse ajoutait « Pour le moment, un seul candidat a publiquement déposé sa candidature. Il s’agit de Serge Cimino, représentant du Syndicat des Journalistes. Serge Cimino est un habitué de cette échéance…Côté femmes, en coulisses, se dessine le nom d’Isabelle Giordano, notamment Présidente du comité stratégique du Pass Culture depuis juillet 2019 et qui bénéficie d’une belle carrière de journaliste derrière elle. Rien d’officiel pour le moment donc mais un outsider potentiel pour cette élection. »

D’autres noms émergent depuis, celui d’Emmanuel Hoog (58 ans dans quelques semaines) ex-patron de l’AFP déjà candidat à la présidence de France Télés en 2015 que le CSA version Schrameck n’avait même pas retenu dans la short-list procédure qui a fait toujours l’objet d’une instruction judiciaire après le dépôt d’une plainte toujours en cours. (*)

Un tout nouveau nom fait aujourd’hui surface: celui du directeur général de la SACEM depuis juin 2012.

Un Tron pouvant en cacher un autre…

Après François Tron (67 ans) qui avait rejoint la présidence de Gouyou-Beauchamps comme conseiller pour les coproductions de cinéma et les acquisitions jusqu’en 2000, avant de devenir directeur délégué à la stratégie des programmes puis directeur des programmes de France 2 de 2001 à 2004 et qui s’active pour la nomination de son pote Baldelli qui pourrait par exemple le nommer numéro 2, Jean-Noël Tronc (né lui, en 67, le jour de Noël) patron  de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, ferait partie des postulants.  

(*)


dimanche 31 mai 2020

Sibyle Veil annonce un soutien de de l’État pour que Radio France puisse faire face aux surcoûts directement liés à la crise !

Sibyle Veil annonce un soutien de de l’État pour que Radio France puisse faire face aux surcoûts directement liés à la crise !


Sibyle Veil la patronne de Radio France qui a annoncé repousser le plan de départs volontaires (PDV) de Radio France à la rentrée de septembre où débutera une nouvelle phase de concertation avec les organisations syndicales, a missionné Bérénice Ravache la directrice du réseau Fip et présidente du comité diversité de la Maison ronde pour une nouvelle évaluation au regard du nouveau contexte économique, impacté par le Covid-19.

Les négociations entre la direction de Radio France et les élus portant entre autres sur une transformation du plan de départs volontaires en rupture conventionnelle collective à l'étude depuis janvier, s’étaient arrêtées en mars pour cause de confinement et ce après ce après 63 jours de grève au sein de l’entreprise. Elles vont donc reprendre avec une échéance probable mi-octobre.

Outre cette modification du calendrier social, Radio France va devoir revoir ses estimations financières pour 2020 en raison de la crise sanitaire.

Sibyle Veil estime que le déficit pourrait se situer entre 15 et 20 millions d'euros. Parmi ces pertes, 8 à 11 millions d’euros seraient dus au recul spectaculaire de la publicité pendant cette période de crise sanitaire.

La trésorerie pour l'année en cours devrait certes permettre d'encaisser le choc mais  les dépenses différées entraîneront forcément des difficultés pour les années 2021 et 2022. Une situation qui a poussé Sibyle Veil à demander au gouvernement davantage de marges de manœuvre budgétaires par rapport 60 millions d'euros d’économies à réaliser d'ici 2022 pour Radio France.

« L’État a indiqué qu’il nous soutiendra sur les coûts directement liés à la crise » a récemment déclaré l’intéressée justifiant ainsi ces propos « Radio France n’a pas eu recours au chômage partiel et a donc supporté seule les dépenses supplémentaires et les baisses significatives de recettes publicitaires et de billetterie ».

L’État ne devrait pas pour autant mettre la main au porte-monnaie des Français mais pourrait donc accepter une situation déficitaire en 2020.

La suppression de la publicité sur Radio France que réclament les radios privées à l’instar de la demande que formulait le patron de M6 Nicolas de Tavernost visant particulièrement France Télévisions, n’est donc pas d’actualité. Certes la crise impacte l’ensemble du secteur audiovisuel mais torpiller le fragile équilibre qui existe entre Public et Privé aurait à l’évidence des conséquences pour tout le monde !

samedi 30 mai 2020

TF1 rend hommage à Guy Bedos ce 30 mai…

TF1 rend hommage à Guy Bedos ce 30 mai…

Samedi 30 mai 2020, TF1 diffuse à 16h10 sur son antenne l'émission "Fais-moi une place" consacrée à Guy Bedos...Anecdote croustillante au passage, "Fais-moi une place" était une émission produite par France 5 et Max Motion avec « 3e Œil Productions » la société de Pierre-Antoine Capton qui produit le nouveau Grand échiquier sur France 2.

L’émission était présentée par Alessandra Sublet (aujourd’hui sur TF1) et diffusée sur France 5 du 27 octobre 2013 au 21 septembre 2014 (*)

(*) Diffusion sur France 5 le :

- 27 octobre 2013 : Carole Bouquet sur l’Île de Pantelleria en Sicile

- 1er décembre 2013 : Pierre  Perret à Connemara en Irlande

- 29 mars 2014 : Arielle Dombasle au Mexique

- 21 septembre 2014 : Guy Bedos en Corse...





La gourde de poudre ernottienne est vide…de poudre aux yeux évidemment !


La gourde de poudre ernottienne est vide…de poudre aux yeux évidemment !

Après le très récent scandale de l’émission diffusée sur France 5 qui a provoqué le rappel de l’ambassadeur algérien et fait naître une crise diplomatique dont l’État se serait bien passé, après la décision d’aller fabriquer le décor de la fête de la musique au Portugal juste après les annonces du Président de la République pour le secteur de l’intermittence durement frappé par la crise sanitaire, la crédibilité d’Ernotte qui était déjà à zéro depuis un bon moment, est définitivement  en passée en territoire négatif comme le disent les commentateurs boursiers !  

Ernotte qui va libérer l’entreprise dans quelques semaines laissant la colossale tâche à la nouvelle tête en charge du groupe public de le redresser mais aussi de remotiver et d’apaiser ses personnels autour d’un projet redonnant enfin à la télé publique son lustre perdu, ne fait plus illusion auprès de qui que ce soit !


Après le « pacte visibilité des Outre-mer », le « pacte jeunesse et animation » qu’elle a tenté de fourguer à la partisane députée Aurore Bergé, son soi-disant « pacte de transition », n’a convaincu personne.

L’ex-Orange a beau inonder les boites mails de l’ensemble des collaborateurs pour tenter de leur expliquer que le document qu’elle appelle crânement « pacte de transition » et qui n’est rien d’autre qu’un plan progressif de reprise de l'activité post Covid, sachant que le plan de continuité d'activité (PCA) qui était n’existait pas vraiment s’est construit au fur et à mesure de la crise, relancerait la machine…il n’en est rien.

C’était tout au plus – il convient d’utiliser ici l’imparfait – un énième et nouvel épisode de propagande destiné à la servir (le pensait-elle) en pleine période d’appel à candidatures pour la Présidence de France Télés qu’elle aura quitté le 24 août prochain. 

Le blog CGC Média n’a donc pas l’intention de s’étendre sur le pseudo lancement de la plateforme Outre-mer prévu pour le 3 juin alors que l'incertitude règne toujours sur l'avenir de France Ô et France 4 – il serait pour le moins logique que l’actionnaire attende au moins de connaitre qui sera à la tête de France Télés dans quelques semaines pour décider et ne pas l’enfermer dans les carcans précédents – ce ne devrait être que reprises de programmes de France Ô et des chaînes 1ere.

La Cgt de France Télés jamais avare de compliments à destination de l’ex-Orange a beau chanter que "Ce beau projet est une nécessité qui va ouvrir une fenêtre intéressante sur les réalités de l'Outre-mer", la nécessité d’un tel dispositif  "live texte", (fil d'information sur l'actualité ultramarine à la manière de celui de France Info) piloté par les différentes stations en tranche de six heures suivant les fuseaux horaires, le constat est là : aucun effectif ne sera justement dédié à ce dispositif, vu le contexte d'économies dans lequel se trouvent déjà les stations de ces territoires !

vendredi 29 mai 2020

Le trio Donnat/Sitbon-Gomez/Ernotte s’attire les foudres du Pouvoir après la diffusion sur France 5 du documentaire "Algérie, mon amour" !

Le trio Donnat/Sitbon-Gomez/Ernotte s’attire les foudres du Pouvoir après la diffusion sur France 5 du documentaire "Algérie, mon amour" !

Comme l’indiquait hier matin le blog CGC Média dans son article « Ernotte pourrait sauter avant l’été…Crise diplomatique entre Paris et Alger qui rappelle son ambassadeur. », l’affaire de la diffusion mardi 26 sur France 5 du documentaire "Algérie, mon amour" parlant de la jeunesse algérienne et du Hirak (*) réalisé par Mustapha Kessous, n’en finit pas de faire de remous.

Alger rappelait d’ailleurs son ambassadeur à Paris pour consultation - fait extrêmement rare -  à la suite de cette diffusion.

(*)  Le Hirak : mouvement populaire de contestation contre le régime qui a secoué l'Algérie pendant plus d'un an jusqu'à sa récente suspension en raison de l'épidémie de Covid-19.

Ce vendredi 29 au matin, la radio de service public France Culture dans un long article très détaillé, mettait les pieds dans le plat avec quelques lignes d’un aspect du dossier qui risque bien d’exploser à la figure de celle qui dans quelques semaines aura quitté France Télévisions comme de quelques autres d’ailleurs : l’intervention face caméra de jeunes qui devaient être floutés et ne l’ont pas été ! (¤ extrait ci-après)

Selon nos informations, l’un ou l’autre du trio ernottien ou les trois de concert ( ?) Francis Donnat Secrétaire général à France Télévisions,

Stéphane Sitbon-Gomez dircab de l’ex-Orange récemment promu directeur de la Transformation de France Télévisions et

Delphine Ernotte parachutée sans connaissance su secteur à l’été 2015 par la « Schrameck’s band » dans les conditions qui font toujours l’objet d’une plainte pénale et d’une instruction judiciaire,

aurai(en)t tenté de joindre le Quai d’Orsay pour faire un mea culpa bien inutile.

Quant à Takis Candilis qui a repris le poste de directeur des programmes de France Télévisions après que Nathalie Darrigrand en a eu été récemment virée, sur qui va-t-il bien pouvoir se défausser ? 


(¤ extrait)

« Que deviennent Anis et ses copines du Dikki ? Le journaliste Zakaria Med Brahami publie sur son compte Twitter la vidéo de son ami Anis qui accuse le journaliste Mustapha Kessous de n’avoir gardé que les discussions relatives à la sexualité.

"Je ne regrette pas d’avoir exprimé ces propos, mais j’ai l’impression d’avoir été dupé. Il n’a rien gardé de mes critiques sur le système politique et je croyais qu’au moins il allait flouter le visage de mes copines comme promis" affirme-t-il.

Contacté par France Culture, Mustapha Kessous n'a pas voulu répondre à notre sollicitation concernant cette accusation formulée par le jeune Anis. »

Si cela s’avère exact c’est bien plus que leur place que risquent certains responsables toujours en place (plus pour longtemps) mais également France Télévisions…sans parler des risques que leurs font prendre le producteur et le réalisateur dudit   documentaire qui avaient promis de flouter les visages mais ne l’ont pas fait !    

Le blog CGC Média vous propose de découvrir l’article de France Culture "Algérie mon amour, le documentaire qui déchaîne les passions"

Par Tewfik Hakem - 29/05/2020 

Le documentaire "Algérie, mon amour" sur la jeunesse algérienne et le Hirak, réalisé par Mustapha Kessous, journaliste au Monde, a provoqué les protestations officielles des autorités algériennes et un débat enflammé entre internautes.

Cinq jeunes algériens de moins de 30 ans racontent face caméra leurs vécus, leurs frustrations et leurs espoirs nourris par le Hirak, le mouvement populaire de protestation en Algérie. Depuis le 22 février 2019 ils ont marché tous les vendredis pour protester contre le régime en place. Au-delà de la chute du président Abdelaziz Bouteflika et de sa bande, obtenue après trois mois de fortes mobilisations, ils exigent comme tous les manifestants la fin de la dictature et l’instauration d’une nouvelle république respectueuse des libertés individuelles et collectives. "Un État civil, pas un État militaire" ont-ils scandé comme des centaines de milliers de leurs concitoyens sortis manifester en masse et inlassablement depuis l’année dernière. La pandémie a arrêté cette formidable dynamique, ce qui a permis au régime de reprendre la main (de fer) et d'arrêter en plein confinement des opposants politiques, des blogueurs et des journalistes accusés d'être favorables au mouvement populaire.

Dans le documentaire diffusé sur France 5 le mardi 26 mai, Mehdi l’ingénieur oranais exprime ses désillusions ; Anis l’Algérois et ses copines racontent la difficulté de tomber amoureux dans un pays où il est interdit de s’aimer en dehors du mariage ; Hania qui travaille dans le cinéma témoigne de son arrestation et comment elle fut déshabillée et humiliée dans un commissariat d’Alger ; Sonia la psychiatre de Tizi-Ouzou s’insurge contre le code de la famille toujours en vigueur en Algérie qui condamne les femmes à rester sous la coupe des hommes ; enfin, et tout aussi désabusé que les autres intervenants, Athmane l’avocat militant des droits de l’homme sillonne les villages de Kabylie pour défendre les militants de la cause berbère, y compris les activistes du MAK (le Mouvement de l’Autonomie de la Kabylie).    

À LIRE AUSSI

Actualités

En Algérie, la répression est quotidienne malgré le confinement

Le documentaire Algérie, mon amour était de toute évidence très attendu en Algérie. Quelques jours avant sa diffusion par France 5, le teaser était largement partagés sur les réseaux sociaux. L’auteur-réalisateur, Mustapha Kessous, journaliste au Monde, avait même accordé une interview au quotidien francophone algérien El Watan : "Je suis un Algérien qui vit en France, j’ai eu envie de savoir ce qui se passe dans mon autre pays sans prendre parti", déclare Mustapha Kessous, qui ajoute plus loin : "Naïvement, j’ai envie de croire que le régime, après avoir vu le film, se dira : 'Nous sommes allés trop loin'. Peut-être que le pouvoir en place ne connaît pas la jeunesse et l’amour qu’elle porte à leur pays. Peut-être qu’avec ce film, il va la comprendre. Pour paraphraser Victor Hugo, je dirai une chose au régime : 'Ne regardez pas l’histoire passer devant vous comme si vous observiez les étoiles de très loin." Il y a une chance historique de changer l’Algérie et de la mener enfin vers la démocratie. C’est quand même un mot qui est inscrit sur tous les documents officiels."

Privés de marches à cause de la pandémie, quelques militants du Hirak ont relayé depuis leur confinement l’annonce de ce premier documentaire de la télévision française consacré au mouvement citoyen algérien. D'une manière enthousiaste, persuadés, bien évidement, que ce film ne peut que servir leur cause. 

Chronique d'une nuit de braise

Après la diffusion du documentaire, une tempête de protestations se fait entendre sur les réseaux sociaux. Les réactions sont vives, parfois délirantes. Le plus étrange est que les critiques les plus virulentes proviennent des militants connus du Hirak. Les cinq protagonistes du documentaire sont vilipendés, harcelés, l’auteur du documentaire est quant à lui accusé de donner une "mauvaise" image du mouvement de protestation citoyen algérien. Entre ceux qui fustigent le documentaire et ceux qui le soutiennent avec ou sans réserves, la guerre va durer toute la nuit sur la toile. "La Nuit de la Zizanie" s'amuse une internaute, avec des discours souvent haineux, des rebondissements incroyables, des révélations insolites, un chouia de sexe-alcool & metal-rock et, fort heureusement, un peu d’humour :

"17 heures, tous les posts des hirakistes invitent à se mettre sur France 5. 21 heures, tous les posts des hirakistes insultent France 5. Oh mon dieu qu’est-ce que la France peut susciter comme sentiments l’espace de quelques heures… dans mon pays" résume pince-sans-rire le journaliste Tarek Draoui.

"Donald Trump menace de fermer les réseaux sociaux Facebook et Twitter après l'avalanche de critiques contre le documentaire Algérie, mon amour diffusé mardi soir sur France 5" se moque de son côté son confrère de Jeune Afrique Farid Alilat. 

Sex in the city à Alger

Professeure à l’Ecole des Beaux-arts d’Alger, Rym M écrit : "Je n’ai rien à dire sur un doc’ qui ne m'a rien appris. Mais je m'inquiète pour les jeunes qui ont témoigné et qui me semblent bien naïfs. J'espère qu'ils ne regretteront pas amèrement d'avoir participé, et je pense que le réalisateur ne pèse pas que ça pourrait leur causer un tort qu'eux ne semblent pas avoir le recul nécessaire pour mesurer".

C’est la séquence dramatique de la polémique : Anis l'amateur du rock-métal et ses jolies copines qui ont témoigné dans le documentaire Algérie, mon amour deviennent les cibles d’attaques de toutes sortes. Dans le film, les jeunes accueillent le journaliste Mustapha Kessous dans leur "Dikki", terme typiquement algérois qui signifie "planque", un endroit où les jeunes peuvent se retrouver à l’abris des regards inquisiteurs. Un dikki, ça peut être un appartement prêté par un ami, une cave aménagée ou encore une terrasse "privatisée". Les jeunes y consomment de l’alcool - en vente libre mais interdit en société - et parlent de sexualité, dans un pays qui ne tolère aucune relation avant le mariage. "On ne peut même parler de masturbation" confie une adolescente.

C’est cette séquence qui a été la plus commentée. Certains militants du Hirak n’ont pas hésité à se plaindre au CSA dans une lettre surréaliste :   

"Le reportage qui a été diffusé le mardi 26 mai au soir sur la chaîne France 5 a été présenté au public comme une rétrospective du Hirak, mouvement de contestation pacifique en Algérie dénonçant le népotisme et la corruption des dirigeants du pays et dont les principales revendications sont l’indépendance de la justice, la liberté d’expression et des revendications sociales. En réduisant dans ce reportage le mouvement du Hirak à une revendication de jeunes en quête de liberté de mœurs et de liberté sexuelle, la chaîne a cherché à sciemment discréditer le Hirak aux yeux de la population algérienne et à le diviser sur le sujet, soulignent les auteurs anonymes de la missive. [...] Par ailleurs, alors qu’il y a des centaines de prisonniers politiques liés à ce mouvement de contestation dans le pays dont la majorité sont de fervents nationalistes, le seul prisonnier politique qui a été interviewé est un “indépendantiste kabyle” laissant sous-entendre au public que tous les détenus politiques sont des menaces à l’unité nationale. Par ces faits, tout nous laisse donc croire que ce reportage fait partie d’une campagne médiatique orchestrée par le système pour discréditer le Hirak et diviser la population Algérienne sur le sujet. [...]"

Un déluge de haine contre "Algérie, mon amour"

D'autres voix du mouvement citoyen tentent à leurs risques et périls de se faire entendre pour récuser le procès en sorcellerie intenté aussi bien à l’auteur Mustapha Kessous qu’aux protagonistes de son documentaire. Le militant Mokrane Aggoune s’inquiète dans un long post des réactions disproportionnées : "Des réactions déchaînées, dit-il, au point de diffuser les coordonnées du journaliste et d’appeler à son lynchage. On appelle à la trahison car chacun(e) a un scénario de film dans sa tête et entend que ça soit son récit qui serve de trame dominante au documentaire de Mustapha Kessous. Ces 'critiqueurs' de circonstance débattent-ils avec autant d’ardeur de la culture totalitaire, anti-démocratique et complotiste du système qu’ils reproduisent à satiété ? S’inquiètent-ils du climat inquisiteur qui se propage au sein du Hirak et qui risque de paralyser et inciter à l’autocensure ? Devrions-nous n’être que des flatteurs pour ne pas être exposés à la vindicte ?"

Et que deviennent Anis et ses copines du Dikki ? Le journaliste Zakaria Med Brahami publie sur son compte Twitter la vidéo de son ami Anis qui accuse le journaliste Mustapha Kessous de n’avoir gardé que les discussions relatives à la sexualité. "Je ne regrette pas d’avoir exprimé ces propos, mais j’ai l’impression d’avoir été dupé. Il n’a rien gardé de mes critiques sur le système politique et je croyais qu’au moins il allait flouter le visage de mes copines comme promis" affirme-t-il. Contacté par France Culture, Mustapha Kessous n'a pas voulu répondre à notre sollicitation concernant cette accusation formulée par le jeune Anis.

La virulence des critiques a poussé une autre intervenante du documentaire à s’exprimer. Sonia, la psychiatre de Tizi-Ouzou assume ses propos : "Beaucoup m'ont demandé des explications, m'ont demandé des comptes sur 'l'image' qui a été donnée du Hirak, comme si d'un seul coup le film était ma réalisation, ou que j'étais devenue le symbole ou le porte-parole du Hirak, ce que je ne suis pas et refuse qu'on m'y prête même l'intention de le devenir - 'Personne ne nous représente, chacun est représenté par lui même', vous avez oublié notre slogan ? Alors, mes très chers concitoyens, pour commencer, sachez que je ne suis responsable que de ce que j'ai dit. Et j'assume complètement mes propos. Certes je vous vois arriver avec les 'c'est pas représentatif' ....'le code de la famille c'est pas l'objectif du Hirak' mais laissez-moi vous rappeler, que le Hirak n'est la propriété de personne... Ni la mienne ni la vôtre, et chacun d'entre nous "Hirakistes" a son propre idéal de l'Algérie en tête, mais tous, sommes unis pour un même objectif depuis le 22 février 2019 : le changement radical du système de gouvernance et pour un état de droits garantissant la démocratie tout en protégeant les libertés individuelles et collectives [...]." De son côté Hamou Boumedine, coordinateur du Rassemblement pour la Kabylie (RPK) a exprimé sa "frustration" : "C’est un peu comme l’histoire, si nous sommes incapables de l’écrire par nous-mêmes, nous resterons bien obligés de subir ce qu’écrivent les autres sur nous."

Ces mises au point n’ont pas été suffisantes pour arrêter le déchaînement. "Le réalisateur est accusé pêle-mêle d’être à l’origine d’une 'vaste fumisterie', d’avoir 'fait l’impasse' sur les revendications du Hirak, ou encore de défendre les 'agendas perfides de la France coloniale', 'complice du pouvoir d’Alger', résume le journal El Watan dans son compte-rendu publié le jeudi 28 mai 2020. Le quotidien d’Alger relève entre autres réactions celle de Louiza Ighilhariz, ancienne combattante du FLN et une des figures emblématique de la guerre de l’indépendance algérienne : "Ce n’est qu’un faux haineux, écœurant et perfide, il est insipide et traître. Ce n’est en fait qu’une grosse manipulation", tranche-t-elle. "Il existe une solution radicale pour les partisan.e.s du ' j’aurais voulu voir ceci, j’aurais voulu voir cela…' Je leur propose de boycotter à jamais toutes les chaînes françaises et les médias en signe de protestation et de se mettre au travail pour nous donner à voir ce qu’ils/elles auraient voulu voir…" lui oppose depuis Paris Nadia Leila Aissaoui.

Sur la toile on pourrait noter que les Algériens de France sont moins critiques vis-à-vis du documentaire que leurs compatriotes d’Algérie. L’essayiste Akram Belkaid, journaliste au Monde Diplomatique vole au secours de son jeune collègue du Monde : "Un documentaire ne peut tout raconter, tout expliquer. C'est un point de vue, qui relève souvent d'une certaine subjectivité. Une contribution à l'histoire immédiate. Calmez-vous les gars, demandez vous pourquoi ce qui est diffusé en France vous semble si vital, pourquoi ça provoque une telle bronca. Et ça suffit avec cette exigence de représentativité. Avec ce documentaire, nous avons des voix réelles mais ce ne sera jamais toutes les voix. Merci à Mustapha Kessous".

L'ambassadeur en France rappelé à Alger

Le jour d’après sera marqué par un nouveau coup de théâtre. Le régime algérien dénonce officiellement le documentaire de Mustapha Kessous dans un communiqué du Ministère des Affaires étrangères rendu public le mercredi 27 mai : "L’Algérie a décidé de rappeler 'immédiatement' son ambassadeur à Paris pour 'consultations' après la diffusion d’un reportage par des chaînes TV publiques françaises, indique le ministère des Affaires étrangères. "Le caractère récurrent de programmes diffusés par des chaînes de télévision publiques françaises, dont les derniers en date sur France 5 et la Chaîne Parlementaire, le 26 mai 2020, en apparence spontanés et sous le prétexte de la liberté d’expression, sont en fait des attaques contre le peuple algérien et ses institutions, dont l’ANP et sa composante, la digne héritière de l’Armée de libération nationale (ALN)", ajoute le communiqué.

La réaction officielle du gouvernement qui épouse les mêmes arguments que certains leaders du mouvement du Hirak ne manque pas de piquant, c'est au tour des internautes favorables au documentaire de s’en donner à cœur joie : "Passe en profondeur pour le pouvoir qui, ravi, récupère la balle au bond…" persifle Akram Belkaïd sur sa page Facebook. 

Se regarder à travers le regard de l'autre

Dilemme du jour, comment prendre ses distances avec la réaction du régime honni sans trop renier ses critiques publiées la veille ? Un vieux sage trouve la parade. Omar Z rappelle que le documentaire de Mustapha Kessous n’épouse aucune thèse : "Il s’agit de cinq portraits de jeunes francophones entre 20 et 30 ans avec quelques images du Hirak entre. C’est genre du ressenti et des pensées profondes, des fois pas mal parce qu’on est beaux et intelligents et des fois nulles parce qu’on est aussi un peu cons des fois comme tout le monde... Comme c’est monté et fait pour vaguement expliquer aux Français qui s’en foutent ce qui s’est passé depuis un an c’est forcément un peu frustrant vu d’Alger, mais bon, c’est pas fait pour nous, c’est tout !" affirme-t-il avant de préciser dans un autre post qu’il se démarque de la réaction du gouvernement algérien : "Je ne me sens ni insulté ni trahi ni floué par un 'objet audiovisuel de flux' de la télé française que j’ai vu par effraction grâce à mon démo pirate, je ne peux que constater que dans mon pays les conditions de liberté de création de production de diffusion ne sont pas réunies pour que nos récits du Hirak aient pu prendre forme et soient débattus là où s’est jouée l’histoire". 

Le documentariste algérien Malik Bensmaïl, auteur entre autres des très essentiels La Chine est encore loin (2010) et Aliénations (2003) résume l’affaire à sa manière : "On se regarde à travers le regard de l’Autre, alors comment se débarrasser de l'Autre qui nous regarde ? Problématique non réglée." Il faut relire Frantz Fanon, réagit aussitôt un de ses amis. 

"Bref, la bonne nouvelle de tout ça, si j'ose dire, c'est que la capacité de mobilisation est toujours là. C'est pas fini…" conclut Akram Belkaïd.