Sibyle Veil ne supporte visiblement plus les diktats d'Ernotte !
Alors que l’ex-Orange semble
vouloir dicter son tempo à la pédégée de Radio France priée d’avancer à marche
forcée vers le rapprochement entre France 3 et France Bleu soi-disant
amorcé en 2019, l’annonce de l’enquête préliminaire (*)
diligentée contre celle que ROM et consort avaient décidé de
maintenir contre les propos même du Chef de l’État sur la lamentable gestion de
France Télés, a visiblement changé la donne.
Les matinales de
France Bleu diffusées sur France 3 Radio France et France Télévisions supposées
« renforcer l’offre de proximité de l’audiovisuel public en diffusant
sur France 3 les matinales (7h-9h) de France Bleu sur tout le territoire »
sont un fiasco tant en termes d’audience que de rendu.
Jean-Pierre Pernaut sur C8 fait quasiment à jeu égal avec Le Grand concours des régions sur France 3.
Ce vendredi 18 décembre, C8 avec son documentaire "Jean-Pierre Pernaut - 50 ans dans le cœur des Français" sur le présentateur vedette de TF1 qui présentait son dernier le 13h le même jour, avec 1,33 million soit 5,6% de part de marché, fait presque jeu égal avec "Le Grand concours des régions"la nouvelle émission de France 3 animée par Cyril Féraud et produite par Kitchen Factory qui n’a attitré qu’un petit 1,41 million de curieux, soit 6,6% du public.
Nouveau bide donc pour France 3 et la télé publique même si le retour de la série familiale sur France 2 le temps d'un épisode spécial est parvenue avec 23,3% de l'ensemble du public à détrôner TF1 qui avec le deuxième numéro de son jeu "District Z" produit par The Satisfaction Agency, la société de production d'Arthur qui ne réalise que 15,3% d’audience.
Un probable problème d’interférence et/ou de conflit d’intérêts pour Roch-Olivier
Maistre ?!
Depuis les révélations du magazine Challenges, ce jeudi, sur
"l’enquête préliminaire confiée à la
brigade de répression de la délinquance économique concernant le contrat cadre
liant France Télévisions signé par Delphine Ernotte avec Nagui (groupe Banijay)
sur la période 2017-2020 pour un montant de 100 millions d’euros…"les
procédures semblent vouloir s’accélérer.
Avec l’ouverture de cette enquête préliminaire, il semble bien que cela se
précise comme d’ailleurs l’intervention de la Cour des comptes qui devrait en l’occurrence
diligenter un nouvel audit.
Rappelons que le dernier audit de la Cour au titre prémonitoire « Mieux
gérer l’entreprise… » remonte à 2016donc avant ce
contrat pluriannuel de 100 millions d’euros signé par Ernotte.
La Cour
pourrait donc avancer le processus prévisible à l’origine pour 2021 voire 2022
et lancer sans délai un nouvel examen financier car les conditions dudit contrat qui sont, selon nos informations, constitueraient des affermages d’antenne au profit d’un seul producteur, interdites après l'affaire des animateurs-producteurs qui avait entraîné le départ de Jean-Pierre Elkabbach en 1996et qui lèseraient un peu plus le secteur de la production audiovisuelle déjà à l'agonie.
Tout cela également au détriment des salariés qui subissent un énième et nouveau plan de départs sur fond de déficit pour France Télés estimé à 100 millions d'euros malgré la propagande bidon de comptes à l'équilibre.
La Cour des comptes qui n'avait pas hésité - chacun s'en souvient - à épingler la présidence de Mathieu Gallet lorsqu'il était à l'Institut national de l'audiovisuel (INA) pour beaucoup moins s'agissant des "fréquent et très coûteux" recours à des contrats de conseilsou encore sur sa gestion à Radio France que l'intéressé très vite évincé avait vainement tenté de renvoyer dans ses cordespar cette formule"Ce n'est pas la Cour des comptes qui va faire la stratégie de Radio France" !
Seulement voilà, l’actuel statut de Roch-Olivier Maistre nommé en janvier
2019 au CSA par Emmanuel Macron, n’est pas sans poser de problèmes.
Celui qui a pris la suite de Schrameck et a affirmé urbi
et orbi que les règles avaient été respectées - encore en juillet dernier -
et qui a visiblement opposé une fin de non-recevoir aux membres du CSA qui
voulaient entendre Ernotte(* cf Le Canard enchaîné ) interpelle bien entendu!
Son détachement de la Cour des comptes qu’il intègre en 2005 (¤) et où il y
occupe successivement les postes de conseiller maître à la
quatrième chambre, responsable du secteur Affaires étrangères, premier
avocat général au Parquet général, président de chambre et rapporteur général.
L’intéressé pilotera ensuite le dossier de la distribution de la presse (Presstalis)
et celui de la réforme des aides à la presse, avant de remettre en 2017 à
Françoise Nyssen un rapport sur le centre national de la musique pour finir en
mai 2018 à être nommé président de chambre à la Cour des comptes et
rapporteur général où il dirigera ainsi le service du rapport public et des
programmes (SRPP) jusqu'en .
Il ne faudrait pas oublier non plus que Roch-Olivier Maistre planchait avec Tessier le pédégé non-reconduit de France Télés sur la partie « audiovisuel public » au sein de la commissiond'action publique, CAP 2022 avec à la manœuvre Marc Schwartz le précaire dircab de Françoise Nyssenet dans les coulisses entre autres le non moins éphémère patron de la DGMIC Martin Ajdari.
ROM peut bien penser que la plainte émanant de la CGC elle fera piout– il oublie, entre
autres, les condamnations définitives au Pénal de Carolis, Millot et Bygmalion
dans l’affaire instruite par le juge Van Ruymbeke ! – le PNF et le
juge d’instruction qui sera prochainement nommé pour cette nouvelle plainte,
eux, ne feront pas piout et devront comme l’avocat de la CGC qui a
porté plainte, se poser inévitablement la question de possible interférences
et/ou de conflit d’intérêts.
(verbatim)
Mme Frédérique Dumas. L’amendement de Michel Larive vise à soutenir la création dans sa diversité. Je voulais donc vous adresser une question, madame la ministre : le 24 mai 2017, Mme Delphine Ernotte a signé en personne une lettre adressée à la société de Nagui et sécurisant sur trois ans les prestations d’animateur de celui-ci pour France Télévisions. Ce document prévoit une rémunération de 100 millions d’euros ; ses clauses sembleraient contestables et révéleraient une distorsion par rapport aux usages.
Afin d’éviter tout dérapage, il est expressément prévu que les contrats d’un montant supérieur à 10 millions soient obligatoirement soumis pour validation au sous-comité des engagements, émanant du conseil d’administration de France Télévisions. En l’occurrence, il se pourrait que cette procédure n’ait pas été respectée.
N’appartient-il pas au Conseil supérieur de l’audiovisuel, le CSA, de se donner les moyens de le vérifier ?
En tant que ministre de tutelle de l’audiovisuel public, garante de sa bonne gouvernance, pouvez-vous nous assurer qu’il existe des preuves concrètes de la validation de cet accord dit « confidentiel » par le sous-comité aux engagements, par exemple un ordre du jour et un procès-verbal ? Pensez-vous qu’une simple affirmation des dirigeants, sans trace écrite, puisse suffire ? Dans le contexte actuel, madame la ministre, une réponse précise de votre part est essentielle, et très attendue.
Mme Roselyne Bachelot, ministre. C’est un cas d’espèce : je ne dispose pas des éléments qui me permettraient de vous répondre immédiatement. Bien entendu, je m’engage devant la représentation nationale à vous donner tous renseignements nécessaires. Si vous le permettez, cette question me demandera un peu de réflexion, d’autant que les faits remontent à 2017, c’est-à-dire à une époque où – je ne le regrette pas – je n’étais pas ministre de la culture.
Au début nous avons cru à une blague avec le retour de Françoise Nyssen s’adressant
aux salariés de France Télés pour de pathétiques vœux de fin d’année !
Le blog CGC Média a dû se rendre à l’évidence, à part la coupe et la couleur, l’une avait toujours ses lunettes et pas l’autre.
Une fois la méprise passée, nous avons voulu épargner à nos lecteurs la
vidéo de 2’16’’ (mais que nous gardons en magasin) bourrée de clichés que l’ex-Orange
débite depuis chez elle devant sa fenêtre – elle qui affirme souffrir « les
conditions de travail évidemment beaucoup plus difficiles, je les vis moi-même »
–visiblement mal à l’aise (* on le serait à moins !)et bredouillant avec un sourire forcé.
Ce n’est rien d’autre qu’un enchainement de platitudes avec de nombreuses
redites en prime sur l’air de « que ces très très belles fêtes de
fin d’année soient l’occasion de retrouver vos amis, de retrouver vos
proches, de retrouver cette chaleur humaine qui est si importante pour nous
tous mais aussi de nous évader de ces soucis du quotidien et de vous reposer… là
où vous êtes pour une télé vivante et vivace »
Le blog CGC Média le prouve avec le verbatim de la grotesque pastille :
« Je ne voulais pas finir cette année 2020 si particulière sans
vous adresser quelques mots.
Quelques mots pour vous féliciter et pour vous remercier très
chaleureusement de cet engagement sans faille dont vous avez témoigné
tout au long de l’année quel que soit votre métier et quel que soit le lieu, en
Outre-mer, en régions, à Paris.
C’est cet engagement sans faille qui nous a permis d’améliorer, de
renforcer nos éditions d’information, d’adapter nos programmes, de bouleverser
nos grilles pour, au fond, mieux répondre à l’attente de nos concitoyens et
faire vivre cette télévision vivante, vivace, proche des gens qui nous
caractérise.
Je crois qu’on peut dire que, en cette année particulière et grâce à
votre travail, à votre créativité et à votre engagement, nous avons
considérablement renforcé l’utilité publique de France Télévisions. Un
grand bravo.
Je n’ignore pas que les conditions de travail soient évidemment beaucoup
plus difficiles, je les vis moi-même.
Que l’on soit sur site où nous sommes un peu entravés dans nos mouvements
ou chez nous en télétravail, isolés, parfois seul, en grand manque de
collègues, de rires partagés, de cafés partagés et de discussions à bâtons
rompus sur le travail ou d’autres sujets, toutes ces relations au travail
social nous manquent terriblement.
J’espère que ces fêtes de fin d’année seront pour vous l’occasion de
retrouver des amis, de retrouver des proches, de retrouver cette chaleur
humaine qui est si importante pour nous tous et aussi de nous évader de ces
soucis du quotidien et de vous reposer.
Je vous souhaite de très très belles fêtes et sachez que j’aurai un
très grand plaisir à vous retrouver tous début janvier pour que nous démarrions
tous ensemble une nouvelle et belle année 2021. Très belle fête à vous tous et
à très très vite »
La sénatrice Catherine Morin-Dessaily au CSA en janvier ?
C’est assez
incroyable mais le bruit circule avec insistance depuis quelques jours maintenant
de la probable nomination par Gérard Larcher président du Sénat de l’ex- Présidente
de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat de
Catherine-Morin Dessaily « qui n’avait pas été reconduite [en octobre dernier]dans ses fonctions en raison de la règle
interne du Sénat qui veut qu’un président de commission ne puisse rester
au-delà de six ans. »
Une nomination que Roch-Olivier Maistre qui s’agite tous
azimuts pour le remplacement de deux des membres du CSA en janvier, verrait
d’un très bon œil évidemment...Ce qui soit dit en passant ne serait pas sans poser quelques problèmes déontologiques !
La sénatrice du groupe Union
centriste pro Ernotte dont il est très proche et qui n'a semble-t-il pas ménagé sa peine en juillet dernier, plaide en effet tout comme lui pour l'ARCOM.
Cette nomination arrangerait donc bien les affaires de l'énarque qui se verrait bien
président de cette ex-future instance de régulation fruit de la fusion entre Hadopi
et le CSA qui était prévue dans la loi audiovisuelle abandonnée depuis.
Le dernier tweet
de l’intéressé surnommé tweetor-régulator en est une assez bonne
illustration (ci-après). ROM tweete pour que tout le monde le voit, à son ami
Sébastien Soriano qui quitte l'Arcep pour
prendre la direction générale de l'IGN « Au-delà de nos liens d’amitié,
je veux te remercier de cette collaboration confiante et fructueuse que nous
avons réussir à construire ensemble entre Arcep et CSA. On en parlait ! On
l’a fait ! Bon vent ami. Gardons le fil »
Autrement dit,
moi ROM j’ai réussi à construire une collaboration entre Arcep et CSA
- donc je suis l’homme idoine pour l’ARCOM ! – et je le montre bien sur
les réseau sociaux…ça peut servir !
Peu crédible
tout de même de souhaiter Bon vent à un amisur Twitter
avec une telle formule Gardons le fil lorsque tout le monde
sait que lorsqu’on a un ami on lui téléphone, au mieux on lui dit de vive voix !
Le président
Larcher pourrait-il se laisser séduire voire convaincre ?
Un
poste créé spécialement à France Télés pour le cofondateur des Jeunes avec
Macron.
La
note est datée du 16 décembre alors qu’elle indique curieusement que l’intéressé est déjà en poste depuis le 7 décembre.
Le co-fondateur
des Jeunes avec Macron,Florian Humezvient en effet d’être nommé par Ernottesur proposition de Francis Donnat
secrétaire général de France Télés « directeur des relations avec les
Pouvoirs Publics ».
Cette
nomination fait beaucoup de bruit en interne comme à l’extérieur chacun s’en
doute, qu'elle que soit la manière dont on la voit !!
Elle intervient au moment où le magazine Challenges révèle aujourd’hui
que "Le
Parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire concernant le
contrat cadre liant France Télévisions et Nagui (groupe Banijay) sur la période
2017-2020, après une plainte pour abus de confiance déposée le 22 septembre par
la CGC". (*)
Quelques
relations que puisse avoir l’ex-assistant parlementaire avec les Pouvoirs publics, cela ne changera pas grand-chose au cours de la Justice.
Le PNF ouvre une enquête préliminaire visant Delphine Ernotte...
C'est le magazine Challenges paraissant ce jeudi 17 décembre qui révèle en EXCLUSIVITÉ l'information.
"Le Parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire concernant le contrat cadre liant France Télévisions et Nagui (groupe Banijay) sur la période 2017-2020, après une plainte pour abus de confiance déposée le 22 septembre par la CGC.
Le Syndicat reproche à Delphine Ernotte d'avoir signé en son nom propre, de manière irrégulière, ce contrat de 100 millions d'euros.
L'enquête est confiée à la brigade de répression de la délinquance économique.
Emmanuel Kessler président de Public Sénat loin de soulever l’enthousiasme des sénateurs pour un troisième mandat !
Le 8 décembre dernier, le blog CGC Média posait
la question du fonctionnement de l’antenne de Public Sénat alors même qu’Emmanuel
Kessler se verrait bien en février prochain être renommer par les sénateurs
pour un 3ème mandat !
Il était question dans l’article intitulé «L’antenne de Public Sénat pour la
campagne d’Emmanuel Kessler ! »en plus des audiences
catastrophiques sur la TNT des matinale politiques de la chaîne «
Bonjour chez vous » diffusées entre 7h30 et 9h qui affichent des
données dramatiques avec souvent moins de 800 curieux au rendez-vous, mais
aussi de l’émission que devait animer l’ancien ministre Yves Jego dont les
contours et le financement posaient déjà des problèmes (Voir VSD,
OZAP (*), etc...) comme de
ces « Quatre
groupes de presse quotidienne régionale (PQR) qui s’unissaient dans le domaine
de l'audiovisuel pour créer Territoires Tv qui prévoit de lancer en février
prochain une émission politique hebdomadaire dont le pilote sera réalisé le 16
décembre à Bordeaux. »
S’agissant de l’émission animée par l’ancien ministre Yves
Jego, elle serait déjà arrêtée avant même d’avoir été lancée !
Que dire ensuite de la tentative de lancer l’émission «
Extra Locale » qui pourraient donc bien être pilotée par Clotilde
Massari visiblement liée à la production de l’émission (Voir précédent
article du blog) et par ailleurs membre du conseil d’administration de la
chaîne ?
Selon nos informations,vendredi dernier il fut
notamment décidé (pour ne pas dire imposé !) que l'émission spéciale « Bonjour chez vous » se fasse
en direct de Bordeaux avec comme invitée principale Nathalie Delattre Sénatrice
de la Gironde, vice-présidente du Sénat et elle aussi, membre du conseil
d’administration de Public Sénat (et proche de Kessler dit-on) !
Ce qui n’est pas non plus sans susciter quelques interrogations, à commencer par
des questions déontologiques !
Cette sénatrice (qui administre donc la chaîne) n’a semble-t-il
pas vraiment fait dans la réserve ! Le journal « Sud-Ouest » qui
fournissait le plateau à Bordeaux et « Le Populaire du Centre »
appartenant au groupe Centre France, priés d’être des « Medias
partenaires » de cette émission spéciale n’ont pas ménagé leurs efforts
pour cette promotion télévisuelle, au point que les syndicats de
journalistes de ces titres auraient décidé de s’en saisir.
Qu’ils soient rassurés tout de même, l’émission vantant les
actions de cette élue à coup de reportages de la Rédaction de Public Sénat n’a
pas franchement attiré les foules, à tel point que son audience n’aurait apparemment même pas pu être mesurée!
Pour mémo:
Public Sénat dont Emmanuel Kessler est toujours président, est une chaîne qui diffuse sur le canal 13 de la TNT (partagé avec LCP Assemblée Nationale )non régulée par le CSA disposant ’une dotation d’argent public de 17 millions d’euros versés par le Sénat.
Indignation
dans les médias après le remandatement par la CFTC d’un condamné en mars pour harcèlement moral et
sexuel !
« Nous levons le camp (on
n’est pas en juin les gars). Le harceleur n’est pas venu. Les victimes ont été
rassurées de voir leurs collègues ainsi mobilisés. C’est un succès. »tweetait
hierl’une des salariées d’Europe 1, très en colère après
la réintégration d’un ex-salarié condamné pour harcèlement moral et sexuel et
immédiatement remandaté par la CFTC comme délégué syndical.
Cette
dernière a d’ailleurs adressé une lettre ouverte (* extrait) à sa direction qui a fait par
la voix de la directrice générale du pôle
"news" du groupe Lagardère et vice-présidente d'Europe 1, RFM et
Virgin radio, parvenir une « réponse ferme et sans équivoque ».
(* extrait)
Constance Benqué, a promis
un soutien « total et sans faille » à « toutes
les femmes victimes des agissements » de Kamel A. qui
a choisi « de demander sa
réintégration » - son droit certes mais qui n’est pas sans limite - plutôt qu’une « indemnisation via le conseil des
Prud’hommes » !
Dans une lettre datée du 11 décembre, relayée sur
le réseau social de la CFTC, la branche audiovisuelle du syndicat, avait
annoncé à Constance Benqué avoir redésigné Kamel A. comme
délégué syndical au sein de l’UES d’Europe 1, avec effet immédiat.
« Je prends connaissance, ce jour du dossier. Le Syndicat CFTC condamne
toutes les formes de harcèlement et toutes les formes de violence » avait posté ce mardi à 17h sur les réseaux sociaux Cyril Chabannier le président
de la CFTC qui précisait « A cette heure, personne n’a plus de
mandat CFTC »infligeant là un cinglant désaveu au responsable
CFTC pour l’audiovisuel par ailleurs délégué central à TF1 qui venait semble-t-il d’adresser
la lettre qui redésignait Kamel A. comme délégué syndical.
Ce dernier pourrait d’ailleurs selon nos informations être rapidement
convoqué par sa Confédération pour entendre ses explications sur cette décision
prise en toute connaissance de cause. L’intéressé avait
en effet pleinement conscience de la condamnation de Kamel A. à :
10 mois de prison avec sursis, 5 ans d’inéligibilité, 2 ans
de mise à l’épreuve et 20.500€ de dommages et intérêts pour ses victimes dont interdiction
lui a été faire de tenter de rentrer en contact avec elles.
La consternation à Europe 1 a fait place et la sidération et très vite
à la colère après qu’une décision administrative ait annulé le licenciement de
Kamel A.
Depuis la Presse relaie tous azimuts et à juste titre l’affaire scandaleuse
qui mobilise la station radio tout entière.
« L’annulation au début décembre du licenciement intervenu en juin 2019
d’un salarié et délégué syndical d’Europe 1, condamné en mars pour harcèlement
moral et sexuel, poussant la direction de la radio à le réintégrer, indigne la
rédaction mais également ses collègues outrés »écrit, entre autres, l’Agence
France-Presse.
Les réactions d’indignations sont tellement nombreuses, qu’il n’est pas
possible de toutes les reprendre.
Le blog CGC Média au côté de « toutes les femmes victimes des agissements » de Kamel A. qu’il assure de son entier et total soutien, a
décidé de publier l’enquête signée Isabelle Roberts et Raphaël Garrigos.
(ci-après)