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mercredi 30 décembre 2020

Roselyne Bachelot n'a pas répondu à Frédérique Dumas qui saisit Bruno Lemaire en marge de l'enquête du PNF.

Roselyne Bachelot n'a pas répondu à Frédérique Dumas qui saisit Bruno Lemaire en marge de l'enquête du PNF.

Depuis les révélations du magazine Challenges, mi-décembre, sur "l’enquête préliminaire confiée à la brigade de répression de la délinquance économique concernant le contrat cadre liant France Télévisions signé par Delphine Ernotte avec Nagui (groupe Banijay) sur la période 2017-2020 pour un montant de 100 millions d’euros…" (*), il semble qu'à part la Justice, l'Exécutif ait quelques problèmes à l'allumage.

Cela fera bientôt deux mois que Frédérique Dumas la très probe et exemplaire députée du groupe Libertés et Territoires (9 novembre 2020) a posé en séance la question à Roselyne Bachelot, (¤ vidéo et verbatim verbatim en fin de post) liée au contrat de 100 millions d'euros signées par Ernotte avec la société de Nagui comme le rappelle Le Canard enchaîné de ce dernier mercredi de l'année. (ci-après) 

 

PS: Dès que le blog CGC Média aura copie de la lettre de Frédérique Dumas à Bruno Lemaire, nous ne manquerons pas de la publier.

(*)

Le 19 décembre dernier le blog CGC Média dans son article "Un probable problème d’interférence et/ou de conflit d’intérêts pour Roch-Olivier Maistre ?!" rappelait pourtant quelques faits

Extrait

"Avec l’ouverture de cette enquête préliminaire, il semble bien que cela se précise comme d’ailleurs l’intervention de la Cour des comptes qui devrait en l’occurrence diligenter un nouvel audit.

Rappelons que le dernier audit de la Cour au titre prémonitoire « Mieux gérer l’entreprise… » remonte à 2016 donc avant ce contrat pluriannuel de 100 millions d’euros signé par Ernotte. 

La Cour pourrait donc avancer le processus prévisible à l’origine pour 2021 voire 2022 et lancer sans délai un nouvel examen financier car les conditions dudit contrat qui sont, selon nos informations, constitueraient des affermages d’antenne au profit d’un seul producteur, interdites après l'affaire des animateurs-producteurs qui avait entraîné le départ de Jean-Pierre Elkabbach en 1996 et qui lèseraient un peu plus le secteur de la production audiovisuelle déjà à l'agonie.

Tout cela également au détriment des salariés qui subissent un énième et nouveau plan de départs sur fond de déficit pour France Télés estimé à 100 millions d'euros malgré la propagande bidon de comptes à l'équilibre. 

La Cour des comptes qui n'avait pas hésité - chacun s'en souvient -  à épingler la présidence de Mathieu Gallet lorsqu'il était à l'Institut national de l'audiovisuel (INA) pour beaucoup moins s'agissant des "fréquent et très coûteux" recours à des contrats de conseils ou encore sur sa gestion à Radio France que l'intéressé très vite évincé avait vainement tenté de renvoyer dans ses cordes par cette formule "Ce n'est pas la Cour des comptes qui va faire la stratégie de Radio France" !

Seulement voilà, l’actuel statut de Roch-Olivier Maistre nommé en janvier 2019 au CSA par Emmanuel Macron, n’est pas sans poser de problèmes.

Celui qui a pris la suite de Schrameck et a affirmé urbi et orbi que les règles avaient été respectées - encore en juillet dernier - et qui a visiblement opposé une fin de non-recevoir aux membres du CSA qui voulaient entendre Ernotte (* cf Le Canard enchaîné ) interpelle bien entendu! 

ROM peut bien penser que la plainte émanant de la CGC elle fera piout – il oublie, entre autres, les condamnations définitives au Pénal de Carolis, Millot et Bygmalion dans l’affaire instruite par le juge Van Ruymbeke ! – le PNF et le juge d’instruction qui sera prochainement nommé pour cette nouvelle plainte, eux, ne feront pas piout et devront comme l’avocat de la CGC qui a porté plainte, se poser inévitablement la question de possible interférences et/ou de conflit d’intérêts.

(¤ vidéo et verbatim verbatim + lettre complémentaire à la Ministre) 


(verbatim)

Mme Frédérique Dumas. L’amendement de Michel Larive vise à soutenir la création dans sa diversité. Je voulais donc vous adresser une question, madame la ministre : le 24 mai 2017, Mme Delphine Ernotte a signé en personne une lettre adressée à la société de Nagui et sécurisant sur trois ans les prestations d’animateur de celui-ci pour France Télévisions. Ce document prévoit une rémunération de 100 millions d’euros ; ses clauses sembleraient contestables et révéleraient une distorsion par rapport aux usages.

Afin d’éviter tout dérapage, il est expressément prévu que les contrats d’un montant supérieur à 10 millions soient obligatoirement soumis pour validation au sous-comité des engagements, émanant du conseil d’administration de France Télévisions. En l’occurrence, il se pourrait que cette procédure n’ait pas été respectée. 

N’appartient-il pas au Conseil supérieur de l’audiovisuel, le CSA, de se donner les moyens de le vérifier ?

En tant que ministre de tutelle de l’audiovisuel public, garante de sa bonne gouvernance, pouvez-vous nous assurer qu’il existe des preuves concrètes de la validation de cet accord dit « confidentiel » par le sous-comité aux engagements, par exemple un ordre du jour et un procès-verbal ? Pensez-vous qu’une simple affirmation des dirigeants, sans trace écrite, puisse suffire ? Dans le contexte actuel, madame la ministre, une réponse précise de votre part est essentielle, et très attendue.              

M. le président. La parole est à Mme la ministre.

Mme Roselyne Bachelot, ministre. C’est un cas d’espèce : je ne dispose pas des éléments qui me permettraient de vous répondre immédiatement. Bien entendu, je m’engage devant la représentation nationale à vous donner tous renseignements nécessaires. Si vous le permettez, cette question me demandera un peu de réflexion, d’autant que les faits remontent à 2017, c’est-à-dire à une époque où – je ne le regrette pas – je n’étais pas ministre de la culture.   

(lettre à la ministre)

mardi 29 décembre 2020

Salto, probablement la plus énorme fumisterie 2020 !

Salto, probablement la plus énorme fumisterie 2020 !

Après plusieurs spots de pub passés peu partout sur les chaines de la TNT, la dernière réclame de la plateforme de rediffusion principalement, est celle pour la série Downton Abbey pourtant terminée depuis 2015 à découvrir presque en exclusivité !

Il faut quand même oser alors même que la série Downton Abbey arrive en 1ère position dans le Top 10 des séries historiques disponibles sur la plateforme Netflix à (re)voir absolument que le site Téléloisirs a dévoilé.

Alors que Netrflix lance « "La Chronique des Bridgerton" a nouvelle série Netflix que les fans de "Downton Abbey’" vont adorer » (sic), Salto fait du réchauffé. Il n’a pas fallu longtemps aux adeptes des exclusivités Netflix ou encore Disney ou Amazon pour comprendre le peu d’intérêt qu’il y aurait à s’abonner à ce service. Salto c’est d'abord toute la partie replay, avec bon nombre de programmes déjà diffusés sur les antennes des groupes TF1, M6 et FTV avec des vidéos qui restent plus longtemps que les 7 jours habituels de rattrapage sur les plateformes dédiés (My TF1, France.TV et M6 Replay).

Ensuite, il n’y a qu’à voir son catalogue ! Qu'est-ce qu'on trouve et regarde sur Salto à part les rediffs ? Les épisodes quotidiens de "Plus Belle la Vie", "Scènes de Ménage", "Ici tout commence", "Un si grand soleil" ou encore "Demain Nous appartient" disponibles en payant sur Salto juste avant leur diffusion gratuitement à l'antenne le lendemain !

« Peut-être étiez-vous passé à côté du phénomène Downton Abbey il y a quelques années ? La série britannique aux 6 saisons (plus un film) qui a fait le tour du monde n'a pas pris une ride et se binge-watche toujours avec délectation pour qui aime l'Histoire, les beaux costumes, les décors luxueux, les grandes tragédies, les hautes trahisons, l'humour anglais, Maggie Smith... Pas poussiéreuse du tout, même carrément actuelle, elle raconte la lutte des classes comme aucune autre, avec un casting quatre étoiles, une écriture ciselée et des dialogues au cordeau. Et l'hiver est le moment parfait pour s'y plonger, évidemment avec un plaid et un thé. » vous promet Salto…Alors payez et vous verrez ce que tous les autres ont vu bien avant vous, voilà près de cinq ans !

Ça donne envie non ?!

lundi 28 décembre 2020

Concert virtuel pour le réveillon sur BFM Paris et France Inter.

Concert virtuel pour le réveillon sur BFM Paris et France Inter.

C'est un concert virtuel d'un style inédit que vont diffuser BFM Paris et France Inter dès 23h25 pour la nuit du Réveillon de la Saint Sylvestre.

Pas de feu d’artifice ce 31 décembre, à Paris, crise du Covid-19 mais un Jean-Michel Jarre figure de la scène électronique française qui se produira dans un studio tandis que son avatar jouera dans la cathédrale Notre-Dame virtuellement reconstituée.




dimanche 27 décembre 2020

Laurent Guimier et « ses 50 nuances de démocratie » (suite)…Aberration, incompréhension et consternation !

Laurent Guimier et « ses 50 nuances de démocratie » (suite)…Aberration, incompréhension et consternation !

Depuis que le blog CGC Média a publié hier la « contribution au cahier des tendances@metamedia hiver 20/21 » (*) du monsieur de l’ex-Orange qu’il a baptisé « 50 nuances de démocratie », nous avons reçu malgré la période un flot de réactions plus virulentes les unes que les autres.

Le blog CGC Média ne va pas toutes les publier que chacun se rassure mais les sentiments qui dominent sont principalement l’aberration, l’incompréhension, la consternation.

« Si vous trouvez [à quoi tout cela rime] n’hésitez pas à nous écrire….» proposions-nous à nos lecteurs. Bilan de l'opération, la très grande majorité s’est interrogée sur le sens de ce texte hallucinant qu’ils n’ont évidemment pas réussi à déchiffrer !

Une des toutes premières remarques c’est de savoir comment l’intéressé qui a choisi de distiller ce galimatias peut rester en place ! « Comment  garder un patron de l’info qui explique que les réseaux sociaux sont binaires ? (« face aux choix trop souvent binaires que donnent à voir les réseaux…») s’interroge ce chef de service qui ajoute qu’il est particulièrement grave de « prendre les journalistes pour des ringards, en lançant qu’il est urgent qu’ils dénichent et relaient toutes les nuances d’idées et la complexité du monde… » [comme si cela n'avait jamais été le cas, ndlr]

Et d’étriller le rédacteur de cette logorrhée confuse lorsqu’il dit que lui a la solution : « le journalisme de coconstruction (qu’il préfère au journalisme de solution) pour fabriquer le nuancier de la démocratie » et qui va même jusqu’à prétendre lever une « armée d’un genre nouveau pour mener efficacement une guerre totale à la désinformation… ».

Non mais au secours !

Cet autre - journaliste de son état - n’en revient pas du mépris que l’éphémère patron de franceinfo : lui réserve avec le fait de « secourir le peuple de “désinformés” » qui n’étaient donc jusqu’à présent que des abrutis ! Le successeur de Field et de Letranchant propose même de leur déclarer la guerre « il n’y aura de guerre efficace contre les manipulations et complots qu’en coopération avec des enseignants, associations et chercheurs… ».

Nous n’allons pas revenir sur les passages déjà soulignés hier sur le blog CGC Média dans l’article « Laurent Guimier et "ses 50 nuances de démocratie" au service du "journalisme de coconstruction"! »...laissons donc à nos fidèles le soin de s’y replonger pour constater les dégâts !

Pour les « ateliers Démocratie » et le « journalisme "de coconstruction" pour une information positive », les inscriptions ne sont pas encore ouvertes !

(*) 

samedi 26 décembre 2020

Laurent Guimier et « ses 50 nuances de démocratie » au service du « journalisme de construction » !

Laurent Guimier et « ses 50 nuances de démocratie » au service du « journalisme de coconstruction » !

Le moins que l’on puisse dire c’est que le monsieur info que l’ex-Orange visée elle par une enquête préliminaire diligentée par le PNF (*) et la prochaine nomination d’un juge pour une imminente nouvelle instruction judiciaire, ne fait pas lui dans la nuance !

L’intéressé vient de tweeter sa « contribution au cahier des tendances@metamedia hiver 20/21 » qu’il a baptisé – allez comprendre pourquoi – « 50 nuances de démocratie » !!

Alors qu’il se prépare le 4 janvier prochain à une grève pour avoir viré en un claquement de doigts les illustrateurs sonores, le successeur de Letranchant prône « la co-construction au service de la “fabrique de la démocratie” » histoire de « donner un sens très clair à la mission de service public » qu’il revendique. Il lance légalemnt que "Dialoguer et construire avec les “vingtards”  n'est pas une option, c'est un prérequis"

eux Nous avons essayé de comprendre ce que “fabriquer la démocratie” signifie ! Malheureusement le blog CGC s’est cassé le nez en cherchant comment, à part le vote avec lequel tous les citoyens participent aux décisions politiques dans un régime politique démocratique, il fallait faire pour fabriquer de la démocratie dans un Service public ?!  

Si vous trouvez, n’hésitez pas à nous écrire….

Nous avions déjà eu droit avec Ernotte puis Laurent Guimier à « l’information positive » voici maintenant les « ateliers Démocratie » et le « journalisme de construction” ».

 

Au sein des rédactions de France Télévisions, la co-construction est au service de la “fabrique de la démocratie” qui donne un sens très clair à notre mission de service public, assène Laurent Guimier, directeur de l’information de France Télévisions qui ajoute « C’est aux citoyens et aux journalistes de concevoir et de tenir ensemble le nuancier de la démocratie ». Waouuuuu…profond, non ?!

C’est probablement pour cela comme l’avait annoncé le 14 décembre dernier le blog CGC Média qu’il prévoit d’envoyer au siège de France Ô (Malakoff) Christophe Tortora le directeur de la Rédaction nationale de France Télévisions pour remplacer Alain Rodaix « le directeur de l’Information des Outremers » en partance… !?

Peut-être aussi pour « coconstruire » qu’il déciderait de nommer Elsa Pallot l’adjointe du précédent à la Rédaction nationale de France Télévisions pour assurer la rédaction en chef du 20 heures…?!

Ça devrait donc être le grand chamboule-tout en 2021 avant un très probable déflagration judiciaire et le Grand "nuanceur" de l’Info devrait expliquer qu’elles sont ses 50 tonalités prévues !

Nous vous proposons pour tenter de la découvrir – si vous y parvenez – de découvrir le texte dont il fait la promo sur les réseaux sociaux. (ci-après)

"Comme toutes les institutions secouées par la révolution numérique depuis vingt ans, le journalisme n’est pas immunisé contre les crises d’identité. C’est une crise logique et salutaire. C’est une crise logique parce que l’irruption massive et sans contrôle des contenus produits par les publics a fait trembler les fondements d'une profession historiquement dotée de missions, d'outils et de supports d’expression qui lui étaient autrefois réservés. L'accès aux colonnes du journal passait par le journaliste ; la publication sur l’écran appartient à toutes et tous. C’est une crise salutaire car cette révolution numérique sonne le glas d'un entre-soi devenu mortifère pour les journalistes eux-mêmes et les citoyens dont ils sollicitent la confiance.

La terrible crise sanitaire qui frappe la planète depuis l’hiver 2019/2020 nous fait entrer de plain-pied, et plus vite que prévu, dans le troisième âge de cette révolution : après l’émergence de la presse en ligne - où médias et lecteurs conservaient leurs statuts historiques - puis l’avènement des réseaux sociaux - où journalistes et publics ont âprement confronté leurs légitimités respectives - le temps est venu de construire non pas un “après” mais cet “autrement” des médias qui voit les plus lucides construire déjà leur destin main dans la main avec les publics.

C’est la ruse de l’histoire : à l'heure où le Covid-19 déchaîne les forces de la désinformation et de la violence - verbale ou physique - dans l’espace public, ce maudit virus montre également aux médias la voie d’un avenir plus radieux par la coconstruction.

La première raison d’espérer, c’est que les médias ont retrouvé leur fonction d’agora. Parce que pour la première fois depuis la guerre, la frontière entre événement et média a été brutalement abolie et que 100% des journalistes ont été personnellement confrontés à la crise, il y a fort longtemps que le public n’avait pas été autant présent sur les antennes des radios et les plateaux de télévision aux côtés des dirigeants politiques et des experts. Témoignages bruts, débats simples et vifs, tranches de vie banales mais essentielles à l’heure où tout le monde est égal devant la maladie. C’est la vie de famille, de l'association ou la machine à café qui se sont invitées sur les antennes, rapprochant les médias d'une “vraie vie” dont ils s’étaient trop éloignés. Gardons le public à table ! Entre les cercles trop fermés des pouvoirs et la jungle suffocante des réseaux sociaux où les peuples n’ont jamais autant donné leur avis sans y trouver forcément leur bonheur, les médias ont l’opportunité historique de redevenir les lieux de confiance où se confrontent toutes les expériences et toutes les opinions. Et débattre en s’écoutant les uns les autres, c’est coconstruire l’avenir d’une Nation.

La deuxième raison qui engage les médias à coconstruire, c'est la violence de la crise économique qui frappe de plein fouet toutes les institutions, entreprises et corps intermédiaires. L’urgence que ces derniers ressentent à maintenir le lien avec leurs publics, communautés ou clients accélère l’“uberisation” générale des contenus : tous seront bientôt prêts à se définir eux-mêmes en médias pour entamer un dialogue constructif avec ceux qui les financent ou leur font confiance. Au risque d’être dépassés par d’autres secteurs économiques sur ce front de la coconstruction se double pour les médias celui de passer pour inutiles. Grossière illusion d’optique qui risque pourtant d’être fatale à des médias enfermés dans leurs tours d’ivoire respectives.

La troisième raison qui fonde cette nécessaire coconstruction, c’est tout simplement la génération qui vient. C'est une évidence en 2021 : la majorité des moins de 30 ans ont découvert les médias sur un écran, c’est-à-dire en agissant sur le contenu, soit en cliquant sur des liens additionnels, en « likant » ou découvrant les commentaires sous un article. Ces “vingtards” n'imaginent pas une seconde une consommation passive de l'information comme l'ont pourtant vécu toutes les générations précédentes. Dialoguer et construire avec eux n'est pas une option, c'est un prérequis. Leurs usages en rupture charpentent l’avenir des médias. Alors écoutons les jeunes et innovons avec cette génération Covid qu’on découvre fortement engagée dans des combats politiques, sociaux et éthiques.

Enfin, la co-construction d’un média avec ses publics affermit le sens qu’on veut lui donner. C’est le cas de la presse locale, nourrie des contributions quotidiennes de ses lecteurs ancrés dans un territoire. Ou des médias d’opinion en ligne financés par des abonnements de soutien.

Et pour les autres ? Retroussons-nous les manches !

Au sein des rédactions de France Télévisions, la co-construction est au service de la “fabrique de la démocratie” qui donne un sens très clair à notre mission de service public. Par exemple, le journalisme de solutions -que nous préférons appeler ici le journalisme “de construction”- se nourrit d’initiatives de terrain. Dans les prochaines années, la recherche de l’excellence pour les contenus que nous fabriquons passera par une ouverture systématique et sans tabou aux contributions expertes venues de l’extérieur. Enfin, il n’y aura de guerre efficace contre les manipulations et complots qu’en coopération avec des enseignants, associations et chercheurs engagés pour secourir le peuple de “désinformés”. Ce n’est qu’en coconstruisant cette armée d’un genre nouveau que la guerre totale la désinformation sera efficacement menée.

Il est urgent pour les médias de construire avec les publics pour conjurer la défiance des plus anciens. Urgent pour mériter l’attention des plus jeunes. Urgent pour que les journalistes dénichent et relaient toutes les nuances d’idées et la complexité du monde, face aux choix trop souvent binaires que donnent à voir les réseaux. C’est aux citoyens et aux journalistes de concevoir et de tenir ensemble le nuancier de la démocratie."

(*)

 

vendredi 25 décembre 2020

Bonnes fêtes de fin d'année avec quelques surprises dans la hotte du Père Noël !

Bonnes fêtes de fin d'année avec quelques surprises dans la hotte du Père Noël !

Le blog CGC Média souhaite de bonnes fêtes à tous ceux qui attendent avec impatience que les quelques surprises que le père Noël avaient dans sa hotte, pètent à la tête de quelques-comme les crackers de saison.

Cela a visiblement déjà commencé avec un réveillon de Noël qui débute mal pour l'ex-Orange et son ex-dircab...Hier pour la soirée du 24 décembreFrance 2 a pris une taule comme jamais.

Nettement moins d'un million de curieux - 887.000 seulement pur être précis - ont regardé France 2 qui diffusait "Notre Dame à l'épreuve des siècles" qui réalise une ridicule audience de 5,8%.

En additionnant les audiences de France 2, France 3, France 4 et France 5, France Télés ne parvient même pas à atteindre avec ses 24,4% le score de TF1 qui seule totalise 26,7% ce soir là avec 3 270 000 de  téléspectateurs.

Selon nos informations,  2021 qui pointe le bout de son nez n'a pas fini de réserver bien des surprises, bonnes pour les uns mais très mauvaises pour certains autres!


jeudi 24 décembre 2020

Nouveau flop pour Nagui qui crée la polémique en se moquant du physique de Dany Boon.

Nouveau flop pour Nagui qui crée la polémique en se moquant du physique de Dany Boon.

Ce mercredi 23 décembre, Nagui était encore aux commandes d’un prime time sur France 2 « N’oubliez pas les enfants ». L’émission produite par Air Productions si elle ne réalise que 10,8% d’audience (*) – pour mémoire, le précédent numéro diffusé le 2 janvier 2020 totalisait 13,7% de PDA – fait parler d’elle.

En effet, Nagui s’en est pris au physique de Dany Boone. Julian l’un des jeunes candidats de N’oubliez pas les enfants explique à l’animateur qu’il a eu la chance de voir Dany Boon lors d’un casting. « Tu as rencontré le vrai Dany Boon avec les oreilles et tout ? », a lancé Nagui au garçon qui a cru bon d’ajouter « Tu pourras dire que tu m’as vu moi avec mon nez comme ça lui avec ses oreilles tu commences à avoir un Monsieur Patate ». Le comédien et réalisateur appréciera !

Entre le 12 décembre et le 2 janvier 2021, pas moins de quatre prime time dans l’escarcelle de Nagui qui a signé avec Ernotte, via sa société de production, le contrat de 100 millions d’euros pour lequel le PNF a ouvert une enquête. (¤) 

(*) C’est M6 qui se classe en tête des audiences de la soirée du mercredi 23 décembre 2020 avec 4,06 millions de téléspectateurs soit 17,2% du public devant le film culte "Un éléphant ça trompe énormément" d'Yves Robert diffusé sur France 3 qui le diffusait après la mort de Claude Brasseur qui se place second avec 3,71 millions de fans pour 15,3% des individus. TF1 arrive troisième avec un nouveau numéro de "C'est Noël, tout est permis avec Arthur" produit par Satisfaction qui rassemblait 14,3% du public.

(¤)  



mercredi 23 décembre 2020

Une énième nomination à France Télés qui ne passe pas !

Une énième nomination à France Télés qui ne passe pas !

Le 16 décembre dernier l'ex-Orange actuellement visée par une enquête préliminaire du PNF (*) pondait une énième communiqué rétroactif celui-ci -  pour annoncer la création d'un poste spécialement concocté à France Télés pour Florian Humez le cofondateur des Jeunes avec Macron  nommé « directeur des relations avec les Pouvoirs Publics »

Le Canard enchaîné de ce mercredi, en remet une couche expliquant que ça grince comme jamais en interne comme à l'extérieur pour cette désignation que beaucoup en coulisses qualifient de politique mais vaine vu le contexte !

(*)

Une perte de 93 millions d’euros en 2021 pour la plateforme de VOD Salto « synonyme d’échec » !

Une perte de 93 millions d’euros en 2021 pour la plateforme de VOD Salto « synonyme d’échec » !

« Il y a fort à craindre que Salto soit à terme synonyme d’échec avec pour l’heure, seulement une cible modeste de 40 000 abonnés » indiquait récemment le sénateur LR Roger Karoutchi qui s’interrogeait dans un récent rapport sur le bienfondé de l’investissement de France Télés dans la plateforme de vidéo à la demande principalement axée sur la TV de rattrapage.

Salto devrait, en effet, afficher un déficit de 93 millions d’euros en 2021, partagé entre France Télévisions, TF1 et M6.

L’ex-Orange qui fait aujourd’hui l’objet d’une enquête préliminaire déclenchée par le PNF suite à la plainte déposée en septembre par la CGC (¤), a pris soin pour faire croire à un nouvel équilibre (tu parles !) en dissociant cette perte d’exploitation de –24,5 millions d’euros en 2020 (selon la nouvelle prévision de budget d’octobre) qui devraient dépasser les –35 millions d’euros en 2021.

« Il y a lieu d'être inquiet sur cette absence de vue claire sur les investissements de Salto » souligne aussi le rapporteur spécial qui pose en conséquence la question de l'opportunité pour le groupe public de continuer dans Salto avec les groupes M6 et TF1 qui voulaient à l’origine contrer Molotov qui, lui, cartonne.  

« Une première lecture du catalogue fait apparaître des séries étrangères déjà accessibles sur d'autres plateformes ou des films. Les séries françaises produites pour France Télévisions sont par ailleurs déjà accessibles sur le service gratuit de vidéos à la demande des chaines du groupe public » précise encore l'intéressé qui ajoute « Il est par ailleurs possible de s'interroger sur la mise en vente de séries produites pour le service public, en principe accessibles à tous, et financées, à ce titre, par des ressources publiques ».

« Le coût de l'abonnement de Salto est proche de celui retenu par les fournisseurs américains, type Netflix et Amazon, sans pour autant faire montre du même effet d'attraction faute d'un catalogue de contenus inédits suffisamment développé. Il y a forte à craindre que l'investissement du groupe public soit donc à terme synonyme d'échec. » enchérit Roger Karoutchi qui enfonce le clou « Pour l'heure, seule une cible modeste de 40 000 abonnés à la fin de l'année 2020 a été fixée… perspective qui ne lasse pas d'interroger une nouvelle fois sur les choix stratégiques de France Télévisions, enclin à vouloir se rapprocher des groupes TF1 et M6, au risque de remettre en question un positionnement censé être plus exigeant. »

 

Ce à quoi, il lui fut répondu qu'« au regard du caractère confidentiel des données financières de Salto imposé par l'Autorité de la concurrence, et étant rappelé que France Télévisions n'est pas l'éditeur des programmes de cette société, France Télévisions ne dispose pas du détail des investissements dans les programmes et dans la plateforme technologique ni du détail des dépenses de fonctionnement de Salto » ! 

Pas de réelle visibilité donc qui fait douter logiquement le rapporteur spécial sur l'opportunité pour le groupe public d’aller plus loin dans Salto.  Le cas échéant, le résultat d’exploitation de France Télés artificiellement à l’équilibre (*) pour son budget 2021 ne comprend justement pas Salto qui pèse évidemment sur les comptes de France Télés déjà dans le rouge. 

L’équilibre n’étant pas prévu avant 2023 (en théorie seulement), la propagande habituelle va forcément bon train. Reste  que le résultat d'exploitation de France Télévisions intègre un tiers de la perte prévisionnelle de la société Salto, soit 13 millions d'euros en 2020, tout cela devant se faire encore au détriment des programmes donc des téléspectateurs mais aussi et surtout des salariés!

(*) Ernotte ne s’étend pas non plus sur le coup de pouce de 45 millions d’euros annoncé en septembre par l’État via le plan de relance afin de faire face aux effets de la crise sanitaire. Cette dernière raconte donc à qui veut qu’il semblerait normal que « Salto étant un investissement, la plateforme soit séparée du résultat d’exploitation communiqué hors éléments non récurrents, puisqu’elle n’est pas financée par la taxe audiovisuelle mais pris sur la trésorerie » ! Ben voyons…Parce que la trésorerie de l’entreprise ne dépendrait pas, elle, des deniers des contribuables ?! Non mais au secours...

Son discours selon lequel "Salto ne serait ni directement, ni indirectement financée par la contribution à l'audiovisuel public mais par les recettes commerciales induites par son modèle économique" ne trompe guère finalement.   

(¤)