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vendredi 23 avril 2021

A qui faut-il adresser les formulaires sur les conflits d’intérêts qu’Ernotte impose à l’ensemble des salariés de France Télés ?

A qui faut-il adresser les formulaires sur les conflits d’intérêts qu’Ernotte impose à l’ensemble des salariés de France Télés ? 

Alors que les salariés de France Télés viennent de découvrir avec effarement l’article du Canard enchaîné de ce mercredi (*) à la suite duquel le blog CGC Média a publié un article intitulé « Nouveau et énième scandale à France Télés qui concerne Diego Buñuel condamné à 200.000€ dans une affaire de société de production et qui éclabousse toute la chaine des décideurs comme l’Actionnaire ! »  qui pose toute une série de questions, en l’espèce, sur le respect des dispositions légales concernant les conflit d’intérêts, ils se demandent aujourd’hui à quoi pouvaient bien servir les formulaires qu’Ernotte adressait à chacun d’entre eux et qu’elle les obligeaient à remplir. (ci-après)


(*)

Ils ont également pris connaissance du dossier de quatre pages que Le Point sort ce jeudi « Fusion. Fin de partie: Veolia a mis la main sur Suez son rival historique…» (¤) mais se sont évidemment étranglés à lecture de l’analyse qu’en fait le magazine, présentant quatre femmes qu’il semble encenser comme « Les combattantes de Suez contre Veolia » !

L’hebdomadaire qui pose la question « Mais pourquoi la bataille fut-elle si rude? »,  y répond ainsi sous la plume de Marie Bordet  : « Parce que, du côté de Suez, un quatuor de femmes puissantes œuvrait discrètement … »  

Les 4 fantastiques: Miriem Bensalah-ChaqrounDelphine Ernotte, Brigitte Taittinger-JouyetAnne Lauvergeon et dans l'embrasure de la porte, Philippe Varin président de Suez 

Au secours ! Elle est là aussi « La honte de la République »...

Extraits :

« Elles sont quatre. Leurs traits sont tirés et leurs sourires rares. Elles paient l’accumulation de nuits trop courtes. D’insomnies qui surgissent douloureusement, sous la pression de questions pernicieuses qui chahutent le cerveau : « Est-ce qu’on a fait le boulot ? Quelles erreurs a-t-on commises ? Jusqu’où aurait-on encore pu négocier ? » Elles ressassent à l’infini les moments clés, les différentes options, les scénarios possibles, les impasses, les chausse-trapes. Elles sont quatre, donc.

- Brigitte Taittinger-Jouyet, descendante d’une dynastie d’industriels, ex-PDG des parfums Annick Goutal, ancienne dirigeante de Sciences Po Paris, épouse de l’inspecteur des finances et meilleur ami de François Hollande, Jean-Pierre Jouyet,

- Miriem Bensalah-Chaqroun, héritière d’un puissant groupe familial marocain, ancienne présidente du syndicat patronal du royaume chérifien, proche de Mohammed VI ;

- Anne Lauvergeon, qu’on ne présente plus, Normale sup, ingénieur des mines, sherpa de François Mitterrand à l’Élysée, puis présidente d’Areva pendant une décennie, au bilan très contesté. [une présentation plutôt bienveillante de celle qui se trouve être chez Suez "Présidente du comité RSE, innovation et  éthique", au regard des 2 milliards d’euros de pertes laissés aux contribuables français ! ndlr]

- et Delphine Ernotte, «mi-basque, mi-corse» comme elle aime le rappeler…centralienne [parachutée en 2015 à France Télévisions et sous le coup de plusieurs procédures judiciaires, entre autres d’une enquête préliminaire diligentée par le PNF s’agissant des 100  millions d’euros signés avec la boite de Nagui filiale de Banijjay, ndlr]   

« Ce quatuor de femmes puissantes, indépendantes… » écrit la journaliste - Il faut quand même oser le qualificatif -  « a tenu, à l’abri des radars, le premier rôle dans la guerre totale que se sont livrée, pendant près de huit mois, Veolia et Suez, les deux frères ennemis du CAC40, géants français de l’eau et des déchets ».

Les bras vous en tombent comme ceux d’ailleurs des personnels de France Télés qui dû se pincer pour vérifier qu’ils ne rêvaient pas.

« Hallucinant ! Elle n’avait que ça à faire pendant près de huit mois – juste après la mascarade qui a conduit à son maintien – que de jouer le premier rôle dans la guerre totale que se sont livrée Veolia et Suez, pendant qu’elle nous enfonçait chaque jour un peu plus ? » s’emporte l’une des cadres du groupe de télé publique qui lit cela.

« Un quarteron de femmes au cœur d’une bagarre intense et hautement politique, c’est une première dans les annales du capitalisme français » poursuit le magazine qui provoque, bien entendu, la colère de l’ensemble des collaborateurs de France Télévisions.

« C’est l’histoire, banale, d’une entreprise désireuse d’en absorber une autre, à savoir  Veolia, emmené par son PDG Antoine Frérot, 62ans qui lance son attaque sur Suez, au cœur de l’été 2020 » conte le magazine avant d’ajouter « En tant qu’administratrices de Suez et présidentes de comités (audit, éthique, stratégie, gouvernance) (**), nos quatre femmes ont été mandatées pour siéger au comité ad hoc, constitué tout spécialement pour résister à la charge de l’ennemi, avec Philippe Varin, président du conseil d’administration de Suez, en commandant en chef »

(**)

Dans un des derniers chapitres, la journaliste évoque même « la rage » des quatre femmes « remontées à bloc quand intervient la déclaration inattendue de Jean Castex, qui assure publiquement que «ce mariage fait sens »  « Sur le principe, Ernotte, Taittinger, Bensalah et Lauvergeon haïssent l’idée qu’un concurrent veuille racheter Suez pour le dépecer. Mais que la manœuvre s’opère sous couvert d’une « amicalité» feinte, les fait blêmir de rage. En conseil d’administration, elles s’échauffent et exhortent la direction de Suez à se battre bec et ongles : « Car de quelle “amicalité” parle-t-on? Nous n’avons jamais discuté de rien, en amont, avant ce communiqué. Nous n’avons jamais été prévenus des intentions de Veolia. C’est scandaleux ! Inadmissible

Et d’enfoncer le clou « Dans cette affaire qui a mobilisé toute la place financière de Paris, Bercy, l’Élysée, Matignon, et même la Commission européenne, on aura tout vu, tout entendu et tout tenté entre les deux camps: intimidations, menaces, saisines des tribunaux, insultes, etc. Dans la nuit du 11 au 12 avril 2021, lors d’un conseil d’administration qui prend fin à 2h30 du matin, Ernotte, Taittinger, Lauvergeon et Bensalah actent la signature d’un armistice. Veolia a gagné, le groupe met la main sur son rival et ses plus beaux morceaux. Suez, en vaincu, s’incline, mais sauve l’honneur : l’entreprise se vend à un bon prix et devrait continuer à vivre en version réduite, amputée d’une grosse part d’elle-même... 

On a la gueule de bois. On se battait pour gagner, pour éviter le démantèlement de Suez…, raconte Brigitte Taittinger-Jouyet. Quand une bagarre d’une telle intensité s’arrête brutalement, c’est difficile à vivre. Même si je suis persuadée d’avoir accompli mon devoir d’administratrice, le divorce avec les salariés de Suez, qui s’estiment trahis par le conseil d’administration, est violent. Je ne suis pas un colin froid. Humainement, c’est dur…»

Avant le coup de grâce « Peur de rien. La bande des quatre a manqué son objectif: annihiler le projet de Frérot. Mais leur ténacité fut épique. « L’attaque avait été conçue comme un blitzkrieg. La direction de Veolia avait prévu que cela soit plié en deux jours, le combat a duré près de huit mois…», explique avec fierté l’une des quatre administratrices. Les opposantes à Veolia, ce sont elles.

Pour des raisons diverses, liées à leur parcours, à leur assise financière – aucune n’a besoin des jetons de présence versés par Suez pour vivre (*µ) [Ben voyons ! ndlr] –, à leur histoire personnelle, elles n’ont peur de rien ni de personne, et surtout pas des regards en coin lancés par des membres de l’establishment parisien. «On était hermétiques à la pression, assure Brigitte Taittinger-Jouyet. Je dirais même que, plus on nous menaçait, plus ça nous motivait. Nous avions le sourire aux lèvres et les arquebuses chargées…»

Ces dames qui espèrent bien conserver leur mandat dans la nouvelle formule ont peut-être la gueule de bois mais il y a quelques jours "Veolia tenait pourtant à prévenir chacune d'entre elles dont fait partie Ernotte, de possibles poursuites judiciaires si ces certains administrateurs décidaient de « saborder leur propre groupe »" ...

Quant à Ernotte, encore et toujours, nul n'a oublié la colère du président de Veolia après « L'enquête de Cash Investigation sur le marché de l’eau diffusée sur France 2 où la multinationale française accusait notamment Delphine Ernotte, de conflit d’intérêts. 

"Piqué au vif. Veolia a vivement réagi aux accusations de France 2 dans son émission Cash Investigation. Elise Lucet présentait une longue enquête sur le marché de l’eau, pointant principalement du doigt les pratiques du groupe (ex Compagnie Générale des Eaux).

L’entreprise a ainsi commenté en direct l’émission sur Twitter et mis en doute l’impartialité de Cash Investigation sur ce sujet. “Dans l’émission du 13 mars 2018, Veolia est citée 24 fois, La Saur 67 fois. Suez est cité 4 fois”, peut-on lire sur son compte.


Le groupe aurait alors trouvé une explication à ce fait:“ Delphine Ernotte siège au Conseil d’administration de Suez depuis 2012. Elle est également présidente du Comité d'Éthique et développement durable et membre du comité d'audit et des comptes de Suez”, déclarait la multinationale française, estimant que l’émission, “étonnement”, ne s’était “pas attardée” sur son concurrent direct et numéro deux mondial de l’eau. 
En d’autres termes, Veolia sous-entendait bien un conflit d’intérêts… ».

(*µ)

(* la vidéo de Suez)

 


A Celles et ceux des salariés de France Télés qui sont dégoutés (il n’y a pas d’autre mot) par une telle présentation complétement  hors sol  et qui ont besoin, eux, de leur travail et de leur salaire pour vivre contrairement à ces quatre « Mylady de Winter » qui considèrent quelques 150.000 euros de jetons de présence comme un simple pourboire, il est fortement conseillé de retourner le formulaire ernottien de prévention des conflits d’intérêts annoté  «c’est celui qui dit, qui y est »  :

- A Ernotte, Taittinger-Jouyet, Bensalah et Lauvergeon ces quatre administratrices désintéressées !

- A Takis Candilis l’ex numérobis de la première, revenu chez Banijay après un gros chèque du service public

- A Diego Buñuel que le précédent faisait nommer directeur des programmes de France Télévisions à effet du 22 juin 2020, condamné par le Tribunal de commerce de Paris et débiteur du célèbre animateur-producteur du PAF président de COYOTE.

-  Au Parquet National Financier

- A Roselyne Bachelot la ministre de la Culture et/ou à Roch-Olivier Maistre du CSA fan inconditionnel de l’ex-Orange.

- Et pourquoi pas au Premier ministre du gouvernement d’Emmanuel Macron garants tous deux de nos institutions !


jeudi 22 avril 2021

Nouveau et énième scandale à France Télés…Diego Buñuel condamné à 200.000€ dans une affaire de société de production qui éclabousse toute la chaine des décideurs comme l’Actionnaire !

Nouveau et énième scandale à France Télés…Diego Buñuel condamné à 200.000€ dans une affaire de société de production qui éclabousse toute la chaine des décideurs comme l’Actionnaire !  

Le blog CGC Média qui a réussi à se procurer le jugement public qu'évoque Le Canard enchaîné de ce mercredi, vous propose de découvrir ce énième et nouveau scandale à France Télés qui devrait en laisser plus d'un les bras ballants mais qui ne peut et ne doit en aucun cas rester sans réponse de l'État-Actionnaire.



 

La toute première question qui se pose à la lecture de l'article, c'est bien le règlement  des sommes dues à Christophe DECHAVANNE et COYOTE CONSEIL dans le cadre des condamnations...car le seul fait que le condamné doive de l'argent, le place lui et ses collaborateurs dans une situation de conflit d'intérêts.

Si l'affaire n'avait pas été éventée - chacun sait que le conflit d'intérêts demeure jusqu'au paiement total des sommes dues - cela aurait pu se traiter discrètement mais à présent, il n'est plus temps!

LES FAITS :

La société coyote conseil est une société de production audiovisuelle créée en 1989 et spécialisée dans la production d'émissions de divertissements, de « talk-shows » et de programmes de « Factual Entertainment ». Elle est dirigée par Monsieur Christophe DECHAVANNE président et Monsieur Fabrice BONANNO vice-président.

Reconnue comme référence dans son domaine du fait de la qualité de ses productions, la société COYOTE CONSEIL a souhaité diversifier son activité et développer des programmes documentaires à vocation journalistiques.

Monsieur Diego Buñuel est un journaliste réalisateur. Il s'est notamment distingué par la réalisation de documentaires diffusés sur la chaîne Canal+ depuis 2008 dans le cadre de la série LES NOUVEAUX EXPLORATEURS qu'il présente.

En 2008, il a constitué la société BUNUEL PRODUCTION dont il est associé unique et gérant.

Un projet de rapprochement entre COYOTE CONSEIL et Monsieur Buñuel naissait à partir de 2013 pour constituer une structure commune spécialisé dans la production de documentaires, la société commune ATAWAD était constituée. Ses statuts étaient signés le 27 janvier 2014 et elle se trouvait immatriculée le 10 février 2014.

À l'origine COYOTE CONSEIL et Monsieur Buñuel était à égalité puis celui-ci a préféré faire intervenir sa société BUNUEL PRODUCTION à hauteur de 45 % et un tiers à hauteur de 5 %.

Au terme de l'acte constitutif, Monsieur Buñuel était désigné président d’ATAWAD et Monsieur BONANNO directeur général, tous deux pour une durée illimitée.

Un pacte d'associés été signé concomitamment aux statuts. Monsieur Buñuel intervenait à ce pacte. Les actions de BUNUEL PRODUCTION étaient inaliénables pendant trois ans. La rémunération de monsieur Buñuel outre les avantages en nature, était fixé.

Pour permettre de lancer l'activité, COYOTE CONSEIL consentait des avances en compte courant.

Dès le 3 février 2014 Monsieur Buñuel recrutait deux salariés la société ATAWAD démarrait son activité…

Après divers échanges entre Monsieur Buñuel et Monsieur Bonanno, ce dernier ayant été informé de l’annonce faite sur les réseaux sociaux par Diego Buñuel lui-même ainsi que dans la presse spécialisée qui s’en faisait l‘écho, de sa nomination comme directeur des documentaires de CANAL+, il était logique que la société ainsi créée lui demandât au plus vite de confirmer son « engagements plein et entier au sein de la société ATAWAD.

Monsieur Buñuel notifiait sa démission à COYOTE CONSEIL et demandait même à être dispensé de son préavis de six mois.

Une Assemblée générale d’ATAWAD se tenant dans la foulée, prenant acte de la démission de Monsieur Buñuel, prononçait sa dissolution et nommait  la société COYOTE CONSEIL comme liquidateur.

C’est dans ses conditions que la société COYOTE CONSEIL a saisi le tribunal de Commerce, reprochant à Monsieur Buñuel le caractère brutal est fautif de sa démission.

COYOTE CONSEIL demandait ainsi au Tribunal de :

-  Constater les circonstances fautives et brutales dans lesquelles est intervenue la démission de Monsieur Buñuel,

- Rejeter les demandes de Monsieur Buñuel qui de son côté demandait la condamnation du demandeur pour procédure abusive,

-   Et dire, en conséquence, la démission de Monsieur Buñuel, fautive.

Le 16septembre 2016, le Tribunal de Commerce de Paris, condamnait lourdement Diégo Buñuel en ces termes ; 

Par ces motifs, le Tribunal statuant publiquement par un jugement contradictoire en premier ressort (RG 2015 000904)

- dit la démission de Monsieur Diego Buñuel fautive,

- condamne Monsieur Bunel à verser à la SAS COYOTE CONSEIL les sommes de 187.014,82€ au titre de son préjudice financier et 10.000 € au titre de l'atteinte à sa réputation commerciale,

 - Déboute Monsieur Buñuel de sa demande de dommages intérêts pour procédure abusive,

 - Condamne également Monsieur Buñuel à payer 7.000 € à la SAS COYOTE CONSEIL au titre de l'article 700 du CPC déboutant du surplus.

C’est donc comme l’écrit Le Canard enchaîné de ce mercredi 21 avril dans son article « COUCOU, le revoilou ! » (¤ ci-après) que « l’association entre les deux [Christophe Dechavanne et Diego Buñuel, ndlr] s’est terminée devant le tribunal de commerce de Paris, avec à la clé une condamnation de Buñuel, en 2016, à plus de 200 000 euros, au titre du préjudice financier et de l’atteinte à la réputation subis par Coyote, la boîte de Dechavanne. Condamnation pour laquelle Diego Buñuel a renoncé à faire appel en mars 2018.»

(¤)

Petit problème que laisse entrevoir le palmipède c’est que « Christophe  Dechavanne serait actuellement en négociation avec France Télévisions pour lui vendre une émission de jeu. Un éventuel retour sur le service public qui fait tousser, dans la maison : Diego Buñuel, le patron des programmes de France Télés depuis juin 2020, est un ancien associé de Dechavanne »

Il ne s’agit évidemment pas là d’une petite affaire mais d’un énorme scandale qui mouille l’actionnaire donc l’État et rejaillit sur celui qui en est le garant, à savoir le Président de la République qui qualifiait, il y a peu, la gouvernance de France Télés de « Honte de la République ».

Pas sûr cette fois-ci ROM fasse un p'tit tweet pour se féliciter ou se fendre d'un Like élogieux comme de coutume !! 

De nombreuses interrogations demeurent donc... 

Alors que le 18 octobre 2016, Diego Buñuel faisait appel du jugement devant la Cour d'Appel de Paris ( Pôle 5 – Chambre 8 –  n° de RG 16/20714 ), pourquoi le 5 mars 2018 l’intéressé renonçait-il  à son action comme l’indique « l’ordonnance de retrait de la décision attaquée rendue par le Tribunal de commerce de Paris le 16 septembre 2016 » ?

 

Le 18 juin 2020 lorsque Takis Candilis le nomme – c’est bien lui qui propose comme le prouve la communiqué interne « Sur proposition de Takis Candilis, directeur général délégué à l'antenne et au programme, Delphine Ernotte-Cunci  nomme Diego Buñuel directeur des programmes de France Télévisions à effet du 22 juin 2020 » – pouvait-il ignorer ce dossier ? 

Comment le numéro 2 d'un groupe public peut-il faire embaucher un cadre dirigeant condamné et de surcroît débiteur d'un producteur bien connu sur la place de Paris?  

Que dit le formulaire de « conflit d’intérêts » que l’ex-Orange a adressé à tous les salariés du groupe et qu'il a rempli ?

Takis Candlis ne peut l'avoir gardé sous le coude !  Autrement cela correspondrait bien entendu à une faute lourde qui remettraient en cause à l’évidence le gros chèque d’indemnités d’argent public qu’il a perçu pour son départ avant son retour chez Banijay !

Comment imaginer également que celle qui va nommer l’intéressé, visiblement devenu la coqueluche depuis, ait laissé passer une telle condamnation et une telle dépendance ?

L'État-actionnaire pourra-t-il continuer longtemps à soutenir la chaîne de responsabilités dans cette affaire au parfum nauséabond de « conflit d’intérêts », dès lors comme l’écrit l’hebdomadaire satirique que « Diego Buñuel, le patron des programmes de France Télés depuis juin 2020, ancien associé de Dechavanne Christophe » est celui qui retient les projets comme celui évoqué dans l’article d’« un nouveau jeu qui signerait le retour de l’animateur-producteur sur le Service Public...»?

« Un nouveau jeu qui pourrait s’appeler "Tout est pardonné"» ironise Le Canard.

Voilà une nouveau scandale qui devrait tomber très mal pour Emmanuel Macron, un an à peine avant l'élection présidentielle de 2022.


 

mercredi 21 avril 2021

La Télévisions publique française de l’entre-soi…

La Télévisions publique française de l’entre-soi…

Sa gouvernance, Emmanuel Macron l’avait qualifiée de « Honte de la république » (*)

(*cliquez ici)


Le Président de la République l’avait annoncé, on allait voir ce qu’on allait voir…les téléspectateurs-contribuables français qui s’acquittent chaque année de leur taxe sur l’audiovisuel (l’ex-redevance) – environ 2,5 milliards d'euros pour France Télés cette année allaient découvrir un groupe public de télévisions EXEMPLAIRE à l’image de la République qu’il voulait instaurer.

Force est de constater que quatre ans plus tard tel n’est malheureusement pas le cas !

France Télévisons qui avant 2015 naviguait dans un système des plus opaques mis en lumière après la plainte de la CGC qui a fait condamner définitivement en Correctionnelle, Patrick de Carolis son ex-pédégé – une première en matière judiciaire – n’a fait depuis que tomber de Charybde en Scylla.

« C’est voulu » nous glisse à l’oreille ce fin connaisseur du monde médiatico-politique, ajoutant « exprimer aujourd’hui des regrets » n’est que posture.

Les pathétiques prophètes et autres prophétesses autoproclamés qui ne cessent de raconter que la télé d’hier gratuite serait morte et que celle demain payante, à la demande et au choix est en marche, nous ont envoyés dans le mur.

Si tel était le cas, les Américains dont beaucoup disent qu’ils sont souvent en avance de dix ans sur la France et l’Europe, ne regarderaient plus leur télés…or c’est bien l’inverse qui se produit comme le prouvait l’excellente étude « La TNT très tendance chez les millennials américains » relayée par Nicolas Madelaine et Nicolas Richaud dans Les Échos, totalement à l’inverse des pseudo prédictions d’Ernotte sur l’avenir du PAF !

« Le phénomène de désabonnement aux bouquets de télévisions - « cord-cutting » - profite à la télévision traditionnelle qu'on reçoit par le biais d'une antenne. Notamment quand les bouquets sont chers, comme c'est le cas aux Etats-Unis » notent les deux journalistes.

Seulement en France, certains se croient plus malins que tout le monde en ressassant à l’envie ce poncif éculé « La télévisons telle que vous la connaissiez est morte…notre concurrent direct c’est Netflix et les géants américains »

Au bac, tous ceux-là se seraient ramassé un zéro pointé au moins pour hors sujet.

En réalité si la télévision publique est morte, c’est parce qu’ils l’ont tuée !

Alors pour éviter d’avoir tort et d’avoir poussé l’État-actionnaire vers un vide médiatico-sidéral dont il ne sortira pas, ils sont dans leur bulle.

Ils gravitent en vase clos dans ce monde clos de l’ENTRE-SOI :

- où les uns achètent très chèrement avec l’argent public des programmes à quelques grosses boites privées qui en disent le plus grand bien pour très souvent de piètres audiences,

- où ils se renvoient la balle en permanence pour ne pas dire l’ascenseur, en se gargarisant de la qualité de leurs émissions expérimentales,

- où ils se vantent en permanence à grand coup de communiqués-propagande pour dire combien ils sont devant en tout et partout,

- où ils se permettent tout, en s’exemptant au passage des règles et autres disposition législatives qu’ils imposent pourtant à tout un chacun (¤ voir le confidentiel du Canard enchaîné de ce jour sur lequel le blog CGC Média va  très  vite revenir particulièrement sur la partie conflit d'intérêts)

- où ils méprisent le personnel et le considèrent comme une quantité négligeable qu’ils pourraient déplacer illégalement d’un endroit vers un autres sans qu’il bronchât,

- et surtout ils se congratulent les uns les autres, à longueurs de temps, de diners entre eux et de réseaux sociaux pour que le petit peuple s’esbaudisse devant tant de Bravitude.

Hier c’était Roselyne Bachelot qui annonçait dans un communiqué de la rue de Valois, la poursuite de « la boite à culture » jusqu’aux vacances d’été et remerciait copieusement ROM du CSA pour ses diligences, celui-là même que remerciait ROM à son tour sur Twitter l’ex-dircab d’Ernotte…(ci-après)


Que de mercis…Et dans douze mois, en mai 2022, le Chef de l’État qui le remerciera ? 

(¤)

 


mardi 20 avril 2021

Emmanuel Macron commence à comprendre…Spéciale dédicace d’Ernotte responsable éditoriale du JT de 20h sur France 2.

Emmanuel Macron commence à comprendre…Spéciale dédicace d’Ernotte responsable éditoriale du JT de 20h sur France 2.  

« Alors qu'il se rend dans une caisse d'allocations familiales, le chef de l'État est hué » indique le sujet sur le déplacement du Président de la République à Montpellier, diffusé dans le JT de 20H ce lundi sur France 2.

Sur des images tournées par les journalistes de France Bleu Hérault reprises par la chaîne publique où l’on entend clairement « Macron démission », le journaliste poursuit « De l'autre côté du cordon de sécurité un rassemblement de 200 personnes pour dénoncer notamment la loi séparatisme qu'ils jugent islamophobe ». (* ci-après)

C’est surement cela, la synergie entre France Télés et Radio France qu’évoquait Emmanuel Macron (qui n’aurait franchement pas apprécié) juste après avoir déclaré la gouvernance de France Télés « Honte de la République ».