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mercredi 12 mai 2021

Le tandem Sitbon-Gomez/Ernotte a encore raté son coup avec le doc sur France 2 célébrant le peuple de Gauche.

Le tandem Sitbon-Gomez/Ernotte a encore raté son coup avec le doc sur France 2 célébrant le peuple de Gauche.

Dans quelques mois, il se murmure qu’Anne Hidalgo la grande copine d’Ernotte devrait contre toute attente être quand même candidate à la présidence de la République« Comme ça, il y aura un candidat de Gauche à l’élection » résument certains de proches de la maire de Paris.

Ce mardi 11 mai pour célébrer le 10 mai 81 – le lendemain pour la veille ! – le tandem composé de l’ex-Orange et de l’ex-Vert (Sitbon-Gomez) avait décidé de programmer une soirée spéciale "10 mai 81, changer la vie" faisant autour du programme un copieux battage, tout comme cela avait été le cas pour la Spéciale Europe la semaine précédente qui s’est ramassée une gamelle sans nom.

« On est allés chercher des archives à l’étranger. La télé suisse avait envoyé des documentalistes à l’époque pour sonder la France. On n’avait jamais vu leurs images » s’enorgueillissait Cécile Amar sur le site de franceinfo : qui pour sa part lançait le compte -à-rebours :  «  " 5…4…3…2…1. François Mitterrand est élu président de la République." Ce 10 mai 1981, à 20h, Jean-Pierre Elkabbach annonce sur Antenne 2 la victoire du candidat de la gauche à l’élection présidentielle, une première sous la Vème République. »

Malgré l’appel au « peuple de gauche qui célébrait alors l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand avec des scènes de liesse ont lieu dans toute la France » de se souvenir mais aussi qui sait de se réjouir à l’avance pour 2022 – ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?  – le programme devait faire un tabac !

C’est un nouveau flop – on ne les compte plus - pour l’ineffable duo avec 6,8% seulement d’audience pour 1,54 millions de curieux ou de nostalgiques, qui pourtant se félicite ici et là de cette belle soirée.

Gageons que le tandem trouvera le moyen dans les mois à venir, de remettre le couvert sans ménager ses efforts pour la promo dédiée à ce genre de rendez-vous !   


L’ex-dircab d’Ernotte Sitbon-Gomez sur le point d’arrêter « Le Grand Echiquier »…Voila qui ne fait pas les affaires de Pierre-Antoine Capton !

L’ex-dircab d’Ernotte Sitbon-Gomez sur le point d’arrêter « Le Grand Echiquier »…Voila qui ne fait pas les affaires de Pierre-Antoine Capton !  

Le 5 avril dernier, le blog CGC Média écrivait « Nouvelle et énième douche froide pour France 2 qui ce samedi 3 avril s’est encore pris une tôle. La chaîne avec le 9ème numéro du « Grand Échiquier » produit par Troisième œil (Pierre-Antoine Capton) et animé par Anne-Elisabeth Lemoine qui remplace Anne-Sophie Lapix, dégringole encore avec une audience à 6% ».

Anne-Sophie Lapix n’aura pas passé longtemps la main à sa collègue car il n’y aura normalement  pas de 10ème éditionA croire que ce passage de témoin était prémonitoire !

« Une chose est sure les caisses de France Télés se vident mais celles de Troisième œil se remplissent » écrivions-nous une nouvelle fois, mettant à jour le calcul fait depuis le premier numéro (ci-après)

- Du 1er au 5ème numéro, le coût unitaire chaque émission était estimé à 1,2 million d’euros [cf Les Échos du 20 décembre 2018 qui dans son article « Le retour du « Grand Echiquier », un vrai pari pour France Télévisions » écrivait « Le retour de l'émission de Jacques Chancel jeudi soir se fait avec des moyens importants (chaque émission coûte 1,2 million d'euros) »]

- Dès le 6ème numéro, la douloureuse passait à 1,5 millions d’euros environ, au regard des conditions sanitaires spécifiques,

- Du 6ème donc au 9ème numéro qui faisait un nouveau flop avec 6% du public un samedi soir (le précédent n’avait réalisé que 5,4% d’audience), la note s’alourdissait encore…

Au total

5 émissions x 1,2M€ soit 6M€ auxquels s’ajoutent ces 4 x 1,5M€, cela fait tout de même 12 millions d’euros que Pierre-Antoine Capton et sa société Troisième œil, ont engrangé.

« Ce nouvel acteur s’est développé à toute vitesse, à force d’acquisitions : il agrège dorénavant une trentaine d’entreprises européennes dans la production, la distribution, la diffusion de contenus audiovisuels. Chiffre d’affaires : 338 millions d’euros en 2019. L’objectif ? » précisait Jérôme Lefilliâtre dans le portrait qu’il faisait de Pierre-Antoine Capon dans Libé....en écho a l’article du blog CGC Média paru le 26 novembre 2020 où nous référenciions les 3 boites de prod qui font leur beurre grâce à la vache à lait France Télés !

« Hasard du calendrier et des publications » indiquions-nous,  faisant référence à la page entière dans le quotidien, ajoutant « au moment où sort l’article de l’hebdomadaire satirique sur Banijay très gros producteur de France Télés et les relations avec Candilis l’ex-numéro 2  ernottien, le magazine Challenges sort, lui, une enquête sur « Renaud Le Van Kim (Brut, C Politique...), le producteur le plus puissant de tout Paris » quand quelques jours plus tôt, Libération donc faisait sous la plume de Jérôme Lefilliâtre, le portrait de Pierre-Antoine Capon (« C à lui Pierre-Antoine Capton ») qui « en tournée à Wall Street pour vendre Mediawan qu’il préside et a cofondé il y a cinq ans avec le milliardaire des télécoms Xavier Niel et le banquier d’affaires Matthieu Pigasse, à des investisseurs anglo-saxons…groupe auquel il s’apprête d’ailleurs à revendre sa boîte, Troisième Œil… » (* lire ici les articles).


Emmanuel Macron avait pourtant promis autre chose aux Français, juste après avoir qualifié la gouvernance de France Télés de « Honte de la République »…

Dans un an quasiment jour pour jour, il devrait faire l’amer constat que ceux qui lui ont soufflé à l’oreille:

qu’il fallait mieux laisser les choses en l’état,

que renvoi d’ascenseur et déférence primeraient,

tout en lui serinant que la télé publique n'était pas une priorité,

avaient lourdement tort

mardi 11 mai 2021

Les ignobles bobards de France Télés pour les transferts illégaux maquillés en soi-disant apports industriels tout aussi illicites.

Les ignobles bobards de France Télés pour les transferts illégaux maquillés en soi-disant apports industriels tout aussi illicites.

Le blog CGC Média qui a déjà eu l’occasion d’écrire plusieurs articles sur le caractère illégal de ces pseudo transferts imaginés par le trio Sitbon-Gomez/Mayerfeld/Ernotte, tient ici à montrer le machiavélisme de ces gens qui s’ingénient à faire croire que tout serait clair et conforme aux textes alors qu’il n’en est rien.

Le blog CGC Média qui s’est procuré le Relevé de conclusions de l’instance de proximité (Programmes Communication Marketing et Etudes) présidée le 7 avril dernier par Olivier Pinson, va très vite et très factuellement démontrer la mauvaise foi flagrante de l’employeur.

Dans ce document de 8 pages truffés de salades adressé à un cabinet d'avocats parisien qui planche dessus, le premier chapitre intitulé « Thématique emploi » vaut déjà à lui seul son pesant de cacahuètes. (¤ 2 premières pages ci-après)

(¤)

Le préambule de la réunion à laquelle participaient Jonathan Rosenblum candidat défait aux dernières municipales qui s’était pris une déculottée (*) et qui remet ça comme candidat suppléant LaREM de Yaëlle Reynaud aux prochaines élections départementales en Val de Marne, mais aussi Laure Haguenauer, Françoise Corteel, Patrick Charles, Patrice Grellet et Alexandre KARA, en est une bonne illustration.

(*)

« L’instance de proximité a été l’occasion d’échanger sur le projet d’apport par France Télévisions à France Télévisions Studio de l’activité de production (siège) d’émissions en gestion directe. A cette occasion, les Représentants de la Direction ont répondu aux questions remontées par les collaborateurs par l’intermédiaire des Représentants de Proximité » indique le texte qui d’entrée de jeu fait référence à la notion d’apport industriel qui n’a rien à voir évidemment avec ce que voudrait faire gober tout ce petit monde aux salariés visé et viole copieusement la loi.

Il est dès lors utile de rappeler à quoi se réfère l’ex-Orange et ses thuriféraires, à savoir principalement l’article 1832 du Code civil.

Extrait de l’article du « Droit des affaires » qui donne une définition de ce qu’est l’apport en industrie et des règles qui l’encadrent sans rapport bien entendu avec les balivernes de France Télés :

« Une société est un mécanisme juridique pour organiser les relations entre plusieurs associés qui se réunissent dans le but de faire du bénéfice. Cette définition de la société pourrait résumer l'article 1832 du Code civil (ci-après).

Cet article pose les conditions du droit commun des sociétés, pour qu'une telle création juridique puisse exister.

(¤) Article 1832 du Code civil modifié par Loi n°85-697 du 11 juillet 1985 - art. 1 () JORF 12 juillet 1985 rectificatif JORF 13 juillet 1985 :

« La société est instituée par deux ou plusieurs personnes qui conviennent par un contrat d'affecter à une entreprise commune des biens ou leur industrie en vue de partager le bénéfice ou de profiter de l'économie qui pourra en résulter.

Elle peut être instituée, dans les cas prévus par la loi, par l'acte de volonté d'une seule personne.

Les associés s'engagent à contribuer aux pertes. »

Tout est quasiment dit avec ces quelques lignes. Il y est question de pertes et de bénéfices à répartir entre associés mais aussi d’une entreprise commune de biens 


Primo : Il est essentiel de rappeler qu’il n’y pas ici d’associés puisque l’État unique actionnaire est propriétaire à 100% du groupe public France Télévisions.

Le texte de la loi et la jurisprudence définissent d’ailleurs deux conditions spécifiques aux contrat passés entre associés : le consentement et l'affectio societatis…mais il n’y a pas ici  redisons-le.

Le Studio (ex-MFP) est certes bien une société distincte (une SASU pour être précis) mais elle est partie intégrante de l’entreprise unique constitué en 2009 et propriété de facto de l’État à 100%.

Ce que confirme implicitement FTV qui à la question « Le DRH affirmait que les 2 sociétés (FTVSA et FTVS) ont les mêmes statuts juridiques de droit privé et donc qu’elles garantissent les mêmes droits, est-ce exact, pouvez-vous développer ? » ose son baratin : « France TV est une Société Anonyme (SA) à conseil d’administration. Une SA étant bien une société de droit privée, en d’autres termes ce n’est pas par opposition une administration.

FTVS est une SASU : Société par actions simplifiée à associé unique (FTV). Une SAS(U) étant bien une société de droit privé, en d’autres termes ce n’est pas par opposition une administration. Les deux sociétés, de droit privé, dépendent d’un actionnaire public. » 

CQFD.

Deuxio : Ce dernier en 2009 a constitué ledit groupe par TUP (transfert universel de patrimoine) qui a eu pour effet de faire disparaître les sociétés France 2, France 3, France 5, etc…mais surtout de les figer dans un bloc monolithe pour justement éviter de valoriser chacune d’entre elles et empêcher, aujourd’hui, de vendre même une gomme ou un crayon au sain de l'entreprise unique !

Ainsi lors de la réunion mascarade organisée pour mystifier les salariés, à la question d’un d’entre eux « Cette filiale ‘’Le Studio’’ peut-elle être vendue ? » lorsque France Télés répond « Dans l’absolu oui, cela n’est toutefois pas à l’ordre du jour » - outre que ce qui n’est pas à l’ordre u jour aujourd’hui le sera demain ! – les prend pour des andouilles.

Tertio : Il est bien question dans le Code civil certes de pertes mais surtout de bénéfices et de leur partage…or France Télévisions ne peut pas faire de bénéfices et encore moins les partager puisque c’est l’État donc les contribuables qui, en cas de pertes seulement mettent toujours la main à la poche !

Les 8 pages d’explications frauduleuses de la direction pour forcer les salariés à l’exode vers la filiale de prod, sont donc totalement frauduleuses et contraires aux conditions de droit commun.

Ainsi France Télés ment lorsqu’elle prétend que dès septembre : 

"Les contrats étant transférés de manière automatique, aucun consentement oral et/ou écrit n’est nécessaire. C’est un transfert collectif qui s’appliquant à tous."

avec cette fallacieuse affirmation qu'« Aucune modification contractuelle ne peut être imposée sans accord des deux parties » faite en totale contradiction avec ce qui précède, en réponse à la question : «  Puisque les contrats pourront bouger à partir de septembre et du début des négociations avec les organisations syndicales, quels seront les éléments pouvant faire l’objet d’une négociation individuelle et quels seront ceux soumis aux accords d’entreprise ? »

Toutes les sornettes sur

« Ce n’est pas d’actualité »,

« L’ancienneté Groupe sera maintenue » (ancienneté certes mais accords d’entreprises distincts, particulièrement sur la convention étendue de la production en vigueur dans la filiale dont les dispositions a minima sont celles du code travail en matière de licenciement…un PTA avec 20 ans d’ancienneté serait licencié de FTV avec 18 mois de salaire contre 5 seulement au Studio),

« La mobilité sera toujours possible »

Ou encore « Possibilité de candidater à tout poste ouvert chez FTV et ses filiales, en cas d’arrêt d’émission, le positionnement sur un autre programme restant la priorité » (alors qu’elle ne l’est quasiment pas entre les chaines), 

sonnent comme une insulte au personnel comme au SNPCA-CGC qui finalise le dépôt d’une procédure en référé pour mettre un terme aux indignes manipulations de ces gens.

lundi 10 mai 2021

Quand le saccage de Paris retentit jusqu’en Amérique du Nord via Radio Canada !

Quand le saccage de Paris retentit jusqu’en Amérique du Nord via Radio Canada !

Depuis plusieurs semaines, des internautes font circuler via le hashtag « #SaccageParis » des photos montrant l’enlaidissement de Paris et sa saleté. Des milliers de messages sur le Net qui relaient les photos qui empoisonne Anne Hidalgo la maire de Paris et éventuelle candidate à la présidence de le République en 2022 (elle se déterminera à l’automne).

Le coup de colère exprimé sur les réseaux sociaux contre la saleté dans la capitale remonte à plusieurs semaines avec  un pic le week-end de Pâques pendant lequel de nombreux internautes ne se sont pas privés de sonner les cloches à la maire, notamment le jeudi 18 mars où  les services de la Ville ont tronçonné puis mis sous béton le tronc d’une glycine centenaire qui couvrait la terrasse de la brasserie Plumeau, à Montmartre.

Les explications de la Ville où officie le sœur d'Ernotte - « elle se mourait selon les services municipaux » - ont provoqué chez nombreux défenseurs de l’environnement (France nature environnement par exemple) un ras-le-bol et une la colère qui ne retombent pas.

Anne Hidalgo qui affirme sur les plateaux que « Paris n’a jamais été aussi propre » (sic) va jusqu’à parler de « manipulation politique ».

En quoi Radio Canada qui diffusait, il y a peu, dans un de ses JT un sujet de 2 minutes 30 sur la situation dans la capitale, serait complice d’un tel constat et surtout à quelles fins ?

Le blog CGC Média vous propos de découvrir ci-après le sujet en question diffusé outre Atlantique et qui depuis fait le tour de la toile.

A lire parmi les divers articles sur le sujet celui de Ouest France publié en avril dernier 

« Tout le monde en parle »...Laurent Ruquier aux manettes !

« Tout le monde en parle »...Laurent Ruquier aux manettes !

Il ne s’agit évidemment pas du retour sur France 2 du talk-show  de Thierry Ardisson diffusé sur la chaine entre 1998 et 2006 mais des suites de la  spéciale « On est en direct » dédiée aux 100 ans de la radio qui a réuni  la spéciale 100 ans de radio qui a permis à Laurent Ruquier de passionner une moyenne de 953.000 téléspectateurs samedi soir sur France 2.

En plateau, l’animateur était entouré d’une trentaine des plus grandes voix de la radio. Léa Salamé,  Marc-Olivier Fogiel, Jean-Jacques Bourdin, Pascal Praud et Yves Calvi ont partagé leurs anecdotes autour des différentes stations où ils officient. Pascale Clark, qui a mis en garde contre un futur rachat d’Europe 1 par Vincent Bolloré, mais aussi Jacques Vendroux, Julien Courbet, Fred Musa, Elodie Gossuin, Manu Lévy, Georges Lang, Matthieu Belliard et Marc Fauvelle…Les téléspectateurs de France 2 ont également pu retrouver celles et ceux qui avaient fait les belles heures de la radio : Maryse Gildas, Sophie Garel, Fabrice, Luis Rego ou encore André Torrent... ainsi que Nicolas Canteloup faisant une surprise à sa complice d’Europe 1, Julie, qui célébrait ses 50 ans de radio.

Seulement voilà, la production de « On est en direct » qui a été prévenu qu’un des participants avait été testé positif au Covid-19 ce dimanche, moins de deux jours après l’enregistrement (vendredi dernier), a dû rappeler chacun d’entre eux pour les prévenir.

Ce lundi matin donc, Tout le monde en parle.

Si beaucoup avaient été vaccinés comme l’animateur qui de surcroît avait déjà eu la maladie, celles et ceux qui ne l’étaient pas ont été contraints de s’isoler comme le raconte Toute la télé aujourd’hui.

Extrait

« Il est 6h59. C’est Jérôme Florin qui va s’occuper de vous », lâche Julien Sellier, l’homme de l’aube sur RTL avant de céder le micro ce lundi à son confrère qui assure habituellement les flashs infos de 6h30 et 8 heures. Pas de Yves Calvi au micro pour démarrer la matinale à 7 heures en ce début de semaine. « Bon réveil et merci de votre fidélité à RTL » reprend Jérôme Florin avant d’enchaîner avec le journal. Aucune précision sur l’absence de la vedette de la matinale de la station du groupe M6.

D’après nos informations, Calvi ne sera pas non plus à l’antenne à 18h35 dans « L’info du vrai », sur Canal +. Et cela, pour une durée de sept jours. « Il est placé à l’isolement, comme c’est la procédure », confie un de ses proches…

A Radio France, des mesures ont été prises immédiatement. « Bonjour à tous. Et Léa vous êtes cas contact donc le 7-9h vous le faites de chez vous aujourd’hui. Mais avec grand plaisir et tout va bien se passer», a annoncé ce lundi Nicolas Demorand, au micro de la matinale de France Inter. Elle interviewera d’ailleurs - à distance - l’épidémiologiste Arnaud Fontanet. Sur France Info (radio et télé), Marc Fauvelle laissera le fauteuil de sa matinale et son micro à Lorrain Sénéchal. Du côté Europe 1, Matthieu Belliard devrait rester chez lui pour piloter sa matinale, comme il l’avait fait lors du premier confinement il y a un an.

Au total donc, un cas déclaré et une trentaine d’invités tous cas contact.

Sandrine Roustan : une femme d’honneur et une enfant de la télé.

Sandrine Roustan : une femme d’honneur et une enfant de la télé.

A l’été dernier, Sandrine Roustan comme Jean-Paul Philippot son nouveau patron à la RTBF faisaient les frais de la pathétique mascarade organisée pour laisser prospérer la « Honte de la République » à France Télévisions. C’est ainsi que l’avait qualifié – pour la galerie, apparemment – Emmanuel Macron quelques mois plus tôt.

L’ex-directrice générale de la chaine publique Jeunesse, entre autres, prônait avec son ambitieux et audacieux projet, une transformation multimédia et multi visions de France Télévisions, aussi forte que celle intervenue une trentaine d’année plus tôt par Hervé Bourges qui créait alors le groupe public et la marque: France Télévisions. 

Un big bang en quelque sorte, celui qu’appelait le Chef de l’État de ses vœux mais qui n’aura pas lieu.

C’est une femme de cette trempe-là - femme d’honneur et pro de la télé - dont France Télés a besoin à sa tête. 

Thierry Breton l’ex-patron de l’administratrice de Suez, Alexis Kohler le Secrétaire général de l’Élysée et Roch-Olivier Maistre (alias ROM du CSA) qui s’agite tous azimuts pour la présidence de l’ARCOM où « doit le nommer le Président de la République », eux, ne l’entendait pas de cette oreille-là. On voit le résultat…et Emmanuel Macron jusqu’en 20202 n’a pas fini d’en essuyer les conséquences !

Aujourd’hui Sandrine Roustan qui est à la tête du pôle Contenus de la RTBF depuis quelques semaines, a donné une interview à Jacques Besnard pour la Libre Belgique, qui l’interroge sur « la télé de demain ».

Cette « enfant de la télé » au « CV long comme le bras. C’est justement elle qui imagine le concept de l'émission "Les enfants de la télé"…Canal+ aux côtés de Michel Denisot…France Télévisions où elle fut directrice des programmes et des antennes de France 4…Le groupe M6 avec Emmanuel Chain, Endémol France puis ces dernière années la Chine » (sic) déclare à juste titre : « La RTBF est l'un des groupes les plus en avance en Europe. Ils ont vite vu le tsunami du digital déferler et bien avant le Covid ».

A la question du journaliste « France Télévisions où vous avez longtemps travaillé, n’a pas, selon vous, bifurqué assez vite vers le numérique ? », elle pousse un « Ouf » (équivalent à un, c’est peu dire !) et embraie immédiatement « N'en parlons même pas ».

« France Télévision n'a pas réussi à se transformer autant que la RTBF. Tous ceux qui travaillent ici ont intégré le fait que l'avenir était tourné vers le digital. La plate-forme Auvio en est un très bon symbole » ajoute cette femme de talent, passionnée de télé.

 Le blog CGC vous propose de découvrir l’intégralité de l’article en cliquant ici.





dimanche 9 mai 2021

Cette fois-ci, en plus d’Ernotte, c’est Roselyne Bachelot et l’État qui dégustent.

Cette fois-ci, en plus d’Ernotte, c’est Roselyne Bachelot et l’État qui dégustent.

Dans une tribune parue dans le n° 18 du 7 mai de la Gazette de Drouot, intitulée « La télévision et la culture partent en bateau » - chacun imagine la suite - le journaliste du service Culture à Libération Vincent Noce, n’est pas tendre avec les objectifs culturels de ce gouvernement en matière de télévision.

L’auteur de l’article se désole de la pauvreté voire de la quasi-existence des programmes à France Télés dédiés ou qui parlent simplement d’Art mais aussi de la mystification flagrante que représente la grotesque signature des mini-contrats d’objectifs et de moyens que Roselyne Bachelot a signé avec les sociétés de l’audiovisuel public bien que le Sénat les ait pourtant retoqués. 

« L’audiovisuel public, qui n’avait jusqu’à maintenant pour toute enthousiasmante ligne directrice qu’une baisse de 190 M€ de son financement d’ici 2022, doit être ravi de la visibilité stratégique qui lui est offerte, dépassant à peine l’espérance de vie du mandat d’un ministre, ces documents ne portant que sur la période 2020-2022 » écrit-il sévèrement, poursuivant « L’État, ayant été incapable de renouveler à temps les contrats 2015-2019 de Radio France ou de l’INA, peut donc détourner la loi de 1986 fixant leur durée de « trois à cinq années civiles ».

 De toute façon, enchérit-il « Les contrats ne conservent alors plus "qu’une valeur indicative", renforcée par le caractère vague des objectifs et le manque de suivi et d’évaluation des accomplissements».

Qu’est-ce qu’il disait Emmanuel Macron ? Qu’il voulût un big bang en matière de télé publique car la gouvernance de France Télévisions était la « Honte de la République ». 

Il est servi !! Il se pourrait même que ces propos destinés à laver cette « Honte » qui non seulement perdure mais s’est accentué, lui revienne comme un boomerang en 2022.

Le Blog CGC Média vous propos de découvrir, le papier suscité.

" Roselyne Bachelot a signé les contrats d’objectifs et de moyens avec les sociétés de l’audiovisuel public, comme France Télévisions ou Radio France. La ministre se félicite de l’achèvement laborieux d’un « exercice ambitieux et inédit » de synchronisation des contrats conclus avec les cinq opérateurs concernés. Néanmoins, sans explication, ils sont censés démarrer… en janvier 2020. Ô insondables abymes de l’esprit administratif ! Comme ces documents portent sur la période 2020-2022, leur validité de fait ne s’exercera donc que sur dix-huit mois.

L’audiovisuel public, qui n’avait jusqu’à maintenant pour toute enthousiasmante ligne directrice qu’une baisse de 190 M€ de son financement d’ici 2022, doit être ravi de la visibilité stratégique qui lui est offerte, dépassant à peine l’espérance de vie du mandat d’un ministre. 

Il n’est pas difficile cependant de comprendre que de la sorte, l’État, ayant été incapable de renouveler à temps les contrats 2015-2019 de Radio France ou de l’INA, peut détourner la loi de 1986, qui fixe leur durée de « trois à cinq années civiles ».

Pourtant, ces conventions devraient être les cycles vertueux des grands établissements culturels. Elles permettent au gouvernement de décliner ses objectifs en matière de respect des valeurs et d’éducation des publics, tout en fixant aux entreprises un horizon budgétaire.

L’Opéra, par exemple, mais aussi un grand musée comme le Louvre doivent impérativement prévoir leurs productions des années à l’avance, une notion qui fait toujours grimacer les avaricieux comptables du Budget. Encore faudrait-il que l’État respecte sa parole.

En janvier, s’inquiétant précisément des retards pris dans les engagements envers les radios et télévisions dans un rapport d’information, le Sénat faisait ainsi observer que la nouvelle majorité ne s’était pas gênée pour s’affranchir des obligations financières inscrites aux contrats d’obligations et de moyens précédents, si bien que, depuis 2017, les sociétés ont été de facto « livrées à elles-mêmes et aux décisions erratiques » de l’exécutif. Les contrats ne conservent alors plus « qu’une valeur indicative », renforcée par le caractère vague des objectifs et le manque de suivi et d’évaluation des accomplissements.

Dans son communiqué du 28 avril, le ministère affirme quand même l’ambition de « sanctuariser le rôle central de l’audiovisuel public dans la culture et la création » et « son statut de référence en matière d’information ». Il souligne ainsi fort à propos la nécessité de « faire face au défi de la désinformation ».

Mais le Sénat a toutes raisons de déplorer que les émissions culturelles, qui ne frappent pas par leur caractère « particulièrement audacieux et créatif », ne fassent « l’objet d’aucune évaluation en amont ».

Il y a encore en effet du travail, si l’on ne prend que quelques exemples récents. Coup sur coup, France Télévisions vient de diffuser deux documentaires évoqués dans ces colonnes – l’un sur le pillage des biens culturels en Afrique et les revendications de restitution, l’autre sur les pérégrinations du Salvator Mundi – qui ne confortent guère l’opérateur comme référence suprême en matière d’information et d’éducation des publics.

C’est sans compter avec les avanies subies par « D’art d’art ! », qui passait à 21 h le dimanche sur France 2. La genèse de ce format court décortiquant une œuvre à heure de grande écoute est édifiante, puisqu’il avait été précipitamment sorti du placard où il avait été remisé des mois plus tôt parce que Jean-Jacques Aillagon, notre dernier grand ministre de la Culture, venait de déplorer dans Le Monde l’absence de l’art dans les émissions.


Dix-huit ans plus tard, l’exercice semble toujours aussi contraint et peu éloquent. "