Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

vendredi 19 novembre 2021

« J’ai une idée pour France Télés »…aurait pu s’écrier Emmanuel Macron !

« J’ai une idée pour France Télés »…aurait pu s’écrier Emmanuel Macron !

Ce jeudi soir, l’ex-Orange et son ex-dircab lançait le premier numéro de « J’ai une idée pour la France » présenté par Julian Bugier. L’émission « dont l’ambition est de mettre en lumière des femmes et des hommes porteurs d’idées novatrices et concrètes » avec 6,7% seulement de part d’audience en Prime pour 1,26 million de téléspectateurs visiblement très peu convaincus par le concept, est donc dans le droit fil des flops qui s’enchaînent et ne se comptent plus sur France 2.

C'était "retour vers le futur" s'indigne ce producteur qui se demande ce qui peut bien  se passer dans la tête du "constructeur de démocratie" Laurent Guimier !!


En même temps, TF1 qui diffusait Rebecca la minisérie en huit épisodes, adaptée de la série britannique Marcella avec à l’affiche Benjamin Biolay et Anne Marivin, séduisait 3,86 millions de curieux soit 20,3% du public. De son côté, c’était du gâteau pour M6, qui avec son « Meilleur pâtissier» rassemblait 2,43 millions de fans pour 13,6% du public.

Même musique du côté du JT (*) Le "20 Heures" de TF1 est en hausse par rapport à celui de France 2 suivi de son magazine post-actu "20h22" à la traine.

(*) Le "20 Heures" de TF1 - Gilles Bouleau 5,64 millions (25,7%).

Le "20 Heures" de France 2 - Anne-Sophie Lapix 4,47 millions (20,7%).

Le "19.45" de M6 - Xavier de Moulins 2,79 millions (13,2%).

Le Chef de l’État garant du service public de l'Audiovisuel qui constate jour après jour à quel point les Français s’en détournent – on est loin du big bang annoncé ! – s’il avait fait partie de ces quelques égarés de La Deux aurait sûrement, lui aussi avoir, une idée pour la France et plus particulièrement France Télévisions dont il qualifiait sa gouvernance, rappelons-le, de « Honte de la République » avant de se projeter sur l'avenir !  

« Il est grand temps » murmurent à son oreille nombre de fins connaisseurs du secteur qui ne voient guère cette descente aux enfers d’un très bon œil et redoutent un effet désastreux à l’aube de l’élection présidentielle de 2022.

Avant toute chose, il convient de remettre la main sur l'ex-Orange semble-t-il perdue de vue depuis plusieurs jours !

jeudi 18 novembre 2021

Roger KAROUTCHI le sénateur LR s’interroge sur le gouffre financier SALTO et la "participation à perte de France Télévisions".

Roger KAROUTCHI le sénateur LR s’interroge sur le gouffre financier SALTO et la "participation à perte de France Télévisions".

La commission des Finances du Sénat a certes donné, avant-hier, un avis favorable sur la mission Médias, Livre et industries culturelles mais a rejeté les crédits affectés au CCF avances à l'audiovisuel public.

En effet, dans le cadre du projet de loi de finances 2022, le sénateur Roger KAROUTCHI (LR, Hauts-de-Seine) rapporteur spécial, sur la mission "Médias, livre et industries culturelles" et le compte de concours financiers "Avances à l'audiovisuel public", a critiqué "un manque d'ambition patent" pour l'audiovisuel public.

La Correspondance de la Presse du 17 novembre le citait concernant France Télévisions "Alors que l'apparition des plates-formes et de nouveaux canaux de diffusion incite à une révision en profondeur de l'activité des sociétés de l'audiovisuel public en vue de garantir la spécificité de la mission de service public qui leur est assignée, le budget 2022 n'y répond aucunement", avant d’enchainer sur l’aventure SALTO.

« Selon lui, la "participation à perte de France télévisions dans la plate-forme SALTO (31 millions d'euros en 2021) interroge" alors qu'il estime que la priorité doit rester au financement de ces missions historiques et notamment la promotion de la culture et l'accès à la connaissance accessible à toutes les générations. » et d’ajouter "Une réflexion sur le positionnement du groupe (rôle de France 2 notamment) et sa taille apparaît dans ce contexte plus que nécessaire".

La Lettre de passer ensuite à la Radio bien meilleure élève que la télé publique selon lui « Quant à Radio France, s'il reconnait que la radio publique a poussé de son côté "des réformes d'envergure", qu'il s'agisse de sa numérisation ou de la réduction de ses charges, il juge que "cette revue en profondeur peut s'avérer inachevée, faute de réduction du nombre de chaînes (FIP et Mouv') ou du maintien de deux orchestres de taille et niveaux équivalents". »

Le titre de presse de terminer sur France Médias Monde « Il considère que le niveau de la dotation proposée pour France Médias Monde (FMM) pour 2022 "conduit, une nouvelle fois à s'interroger sur les conditions d'exercice de cette indispensable mission de service public". La dotation s'établirait à 259,6 millions d'euros, soit 3,8 millions d'euros de moins qu'en 2018. "Cette réduction dénote un écart entre les ambitions assignées à l'audiovisuel extérieur et la réalité des moyens qui lui sont consacrés, loin derrière ceux accordés par d'autres puissances, mêmes européennes, dans un contexte de "guerre froide des médias" »

Roger KAROUTCHI s'étonne presque en guise de conclusion « de l'absence de réforme de la contribution à l'audiovisuel public (CAP) » alors même que "Le Gouvernement s'était pourtant engagé lors de l'examen de la loi de finances pour 2019 à présenter, au Parlement, un rapport relatif à la réforme du dispositif avant le 1erjuin 2019,  ce qui "dans un contexte où le taux d'équipement en téléviseurs des foyers français ne cesse de diminuer alors que la moyenne d'écrans par foyer continue de progresser, plusieurs pistes peuvent pourtant être envisagées, qu'il s'agisse de l'élargissement de l'assiette à tous les foyers ou de la taxation de matériels dédiés à la diffusion". "Cette absence de réforme de la contribution limite toute réflexion sur l'adéquation entre son mode de calcul et les priorités de financement du service public de l'audiovisuel".



mercredi 17 novembre 2021

Les temps changent mais pas pour France 2 inexorablement dans le rouge !

Les temps changent mais pas pour France 2 inexorablement dans le rouge !

Hier mardi 16 novembre, TF1 a explosé une nouvelle fois encore le compteur des audiences avec 6,3 millions de téléspectateurs devant leur poste.

 

Certes, il s’agissait du dernier match de qualification des Français pour la Coupe du monde de 2022 contre la Finlande (victoire de la France 2-0) mais TF 1 totalise 27,7 % sur l’ensemble du public, loin devant les autres chaines.


 

Si France 3 avec sa série « Sophie Cross » attire 16,7 % de fidèles (un score à peine moindre que pour son lancement une semaine plus tôt),  M6 se classe 3ème avec le lancement de « Sauver Lisa » pour 1,57 million de curieux en moyenne, soit 7,8 % du public, France 2 plonge à nouveau avec « Les temps changent » et sa partie documentaire consacrée aux violences sexuelles faites aux enfants, un sujet pourtant grave et majeur qui n’a malheureusement attiré que 1,33 million de téléspectateurs avec une audience de 6,1 % seulement.

Léa Salamé sans Thomas Sotto reste « l'incarnation phare de l'émission politique de France 2 » (*sic)

Léa Salamé sans Thomas Sotto reste «l'incarnation phare de l'émission politique de France 2 » (*sic)

La formule n’est pas celle du blog CGC Média mais du Figaro sous la plume de Caroline Sallé qui visiblement ne craignant plus de balancer, écrit : « Après que Thomas Sotto a annoncé la semaine dernière qu'il se mettait en retrait d''Élysée 2022'' en raison de sa relation avec Mayada Boulos, conseillère en communication de Jean Castex comme l'a révélé Le Figaro. Pour Léa Salamé, rien ne change. (*) L'intervieweuse à poigne reste l'incarnation phare de l'émission politique de France 2. » 

Il est probable que la formule plaise à Thomas Sotto qui coprésentait avec elle l’émission politique dont l’audience du premier numéro a été très mauvaise. Son remplacement par le « Co-constructeur et cofabriquant de la Démocratie » avec l’ex-Orange, n’a pas l’air de beaucoup la perturber !

 Pourtant, si l’on s’en tient au premier résultat d’audience du numéro 1 de l’émission politique ''Élysée 2022'' avec Valérie Pécresse, candidate à la primaire de la droite face notamment au ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, si l’on devait diviser par deux les piètres 5,1% de part d’audience (PDA), chacun ne totaliserait que  2,55% chacun ! 

« Laurent Guimier, directeur de l’information de France Télévisions, a annoncé ce mardi 16 novembre dans un communiqué qu’il animera l’émission politique de France Télévisions aux côtés de Léa Salamé » précise pour sa part le Huffpost. 

Ce serait pour ne pas choisir parmi plus d’une quinzaine de candidatures pour remplacer le sortant, que celui qui a rejoint France Télévisions en juin 2020 pour diriger la Canal 27 de la TNT chaudement félicité dans un des nombreux tweets de ROM à l’époque, se serait dévoué !? 

L'homme des nuances (50 au total à l'échelle de la Démocratie, à l'en croire) qui, en septembre 2020, avait justement déclaré le plus pompeusement qui soit dans un entretien au Figaro (¤ encore) « France Télévisions doit fabriquer de la démocratie », va donc faire bondir l’audience !? 

(¤) Voir l’intégralité de l’entretien « Le nouveau directeur de l’information va piloter un secteur clé en vue de l’élection présidentielle de 2022 » qui débute par un jeu de question/réponse « Delphine Ernotte plaide pour un journalisme de construction. Concrètement, que recouvre cette notion ? » : « La volonté de Delphine Ernotte est de marquer encore plus la différence du service public sur l’information. Je vais mettre en œuvre cette vision à laquelle je souscris totalement. Nous devons fabriquer de la démocratie tout le temps, là où certains contribuent à fragmenter l’information. »

Pas sûr tout de même que les Français s’intéressent à cette nouvelle érection démocratique.


 

mardi 16 novembre 2021

L'audiovisuel public, la dernière des préoccupations du Pouvoir en place !?

L'audiovisuel public, la dernière des préoccupations du Pouvoir en place !?

Voilà un peu plus d’un mois que le SNPCA-CGC adressait une lettre à Emmanuel Macron lui posant clairement la question « Allez-vous laisser dépecer la télé publique, monsieur le Président ? ».

A ce jour et selon nos informations, aucune réponse n’est encore parvenue au syndicat qui dénonce, entre autres dans ce courrier, la tentative de l’ex-Orange et son ex-dircab de déconstruire l’entreprise unique, ce qui équivaut à vider l’entreprise France TV de sa substance et d’une manière plus générale à bafouer la loi de 2009 qui l’a créée.

Ces transferts faits au nom du président Macron qui faut-il le rappeler est le garant de l’entreprise et que « la dame de Suez » n’a pas l’intention d’abandonner comme elle l’a confirmé à la presse après la tentative de suicide au sein de l’équipe de Télématin -  "La production de ces émissions sera transférée mais les salariés pourront choisir" - portent incontestablement atteinte au principe d’unicité qui définit la société France TV et plus précisément à l’égalité de traitement des salariés du secteur de la communication et de l’audiovisuel.

Mais de cela, tout le monde semble se moquer comme de sa première chemise.

Le Monde publie aujourd’hui un article au titre accrocheur « L’audiovisuel public, un enjeu démocratique au cœur de la présidentielle » mais qui en réalité est la démonstration du désintérêt qu’affectent depuis des années la plupart des Exécutifs et autres politiques de ce Pays.

Le papier du titre de presse commence ainsi « Les candidats de droite et d'extrême, déclarés ou non, rivalisent de propositions pour privatiser Radio France et France Télévisions. Pourtant, la force du service public est étroitement corrélée à la confiance que les citoyens placent dans leurs institutions. ».

Certes il est assez curieux de lire « Les candidats de droite et d'extrême, déclarés ou non… » puisque lorsqu’on n’est pas déclaré, on n’est pas candidat mais de placer la droite et l’extrême droite sur le même plan…mais surtout de superposer à dessein, Valérie Pécresse, l’ex-chroniqueur de CNews et Marine Le Pen !!

Cette dernière, écrit le quotidien qui « faisait mine de s'interroger, le 8 septembre, dans un entretien au Figaro : "A-t-on encore besoin d'un audiovisuel public de cette taille ?" » et d’en appeler ridiculement à la privatisation : "C'est immédiatement 2,8 milliards de redevance que nous rendons aux Français’"» est en effet comparée au non-candidat qui éructait récemment sur Sud Radio « Je pense qu'il faut supprimer la redevance. Pour que le service public cesse de nous racketter, puis de nous cracher au visage » mais bizarrement à Valérie Pécresse tout simplement parce qu’« elle a estimé sur France 2, le 23 septembre, que ‘’la privatisation n'était pas un « tabou’’ » !

Il est assez croustillant de découvrir ensuite le distinguo fait entre Nicolas Sarkozy et François Hollande – « considéré par certains comme le président de la Vème République le moins interventionniste » (sic) alors que celui-ci avouait à la juge d’instruction dans une plainte du SNPCA-CGC toujours pendante depuis 6 ans, être effectivement intervenu dans la nomination d’Ernotte (*)

(*)

Et de citer, Emmanuel Macron qui « cède[rait] lui aussi à la tentation de la reprise en main au début de son quinquennat et ne comprend[rait] pas pourquoi l'État paye sans avoir son mot à dire comme cela se murmure dans Paris »

Le « nouveau locataire de l'Elysée » alors poursuit le quotidien qui se demande « Pourquoi tant de haine ? », va « déstabiliser l'audiovisuel public en fustigeant une « honte » quand Bercy manœuvrait pour sabrer drastiquement dans les budgets qui aurait abouti à la suppression d'une chaîne » !

Puis de tenter une réponse par l’affirmation « Il faut dire que France 2, France 3, France Inter ou Franceinfo jouissent d'une réputation d'indépendance » tout en citant « Anne Hidalgo, dans « Les métamorphoses de l'information » comme une note rédigée en octobre pour le think tank Terra Nova ou encore Jean-Louis Missika, ancien adjoint à la maire de Paris, qui seraient donc les seuls à rappeler que « Le fruit de l'histoire du service public dont l'objectif est de diffuser une « information neutre », repose sur « l'équilibre de toutes les sensibilités politiques, la modération, et l'indépendance » !

De conclure par « une étude réalisée par l'Union européenne de radio-télévision, en septembre 2021, dans 52 pays, qui démontre que plus l'audience de la télé et de la radio publiques est élevée, plus les citoyens s'intéressent à la politique, croient en la démocratie, et font confiance dans les décisions nationales » comme « c'est particulièrement le cas en Norvège, en Finlande et au Danemark » en invoquant «  ce que risquent Radio France et France Télévisions »  en se « tournant vers la Pologne et la Hongrie dont les pouvoirs populistes, qui loin d'avoir coupé les vivres de la télévision et de la radio publiques, en ont fait des outils au service de leur propagande, nommant des amis à leur tête, épurant les rédactions ».

Est-ce là « l’enjeu démocratique » pour la télé d’Alexis Kohler, de Thierry Breton, de Roch-Olivier Maistre, de Roselyne Bachelot et de quelques autres soutiens du scénario de 2015 réitéré en 2020, que met en avant Le Monde pour affirmer qu’elle serait « au cœur du débat pour la présidentielle de 2022 » ? 

lundi 15 novembre 2021

Encore un recrutement à haut niveau au sein de France Télés alors même que le plan de 2000 départs volontaires est en rade.

Les salariés de France Télés viennent de découvrir une fois encore le énième communiqué de la direction, annonçant l’arrivée d’un nouveau DRH dans l’entreprise.

Depuis près de 20 ans à la RATP et resté quelques mois seulement à la direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI), Frédéric Descrimes-Favraud débarque aujourd’hui à France Télés.

Sur proposition de la toujours DRH du groupe FTV Laurence Mayerfeld à laquelle vient de succéder le très proche et très fidèle collaborateur Éric Bareau  au poste de directeur régional de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes (*) et ce après un jugement du tribunal judiciaire de Saint-Denis de la Réunion en date du 12 février 2020 qui reconnaissait « l'existence d'une "faute inexcusable" dont la responsabilité incombe à la société "France-Télévisions-Réunion La Première" dirigée alors par l’intéressé -  décision confirmée par la Cour d'Appel le 3 novembre 2020 – l’intéressée fait venir un ex-directeur de la RATP pour lui venir en aide.

« Sur proposition de Laurence Mayerfeld directrice des ressources humaines et de l’organisation, Delphine-Ernotte-Cunci nomme Frédéric Descrimes-Fravaraud directeur des ressources humaines des antennes, des programmes et de la communication » précise le communiqué de France.tv (ci-après).

La tâche de Laurence Mayerfeld ex-directrice du réseau régional de France 3 et donc ex-directrice adjointe de France 3 Sud-Ouest, est telle qu’elle avait un besoin pressant de DRH bis !

Le dossier du fichage des salariés pour lequel la Cour d’Appel saisie par la SNJ, la CGC, la CFDT et SUD vient de confirmer la condamnation de France Télés en première instance devrait  forcément lui parler après l’affaire du "fichier créé en 2020 à la RATP qui « recense méticuleusement […] tous les aspects de la vie au travail de près d'un millier de conducteurs de bus", comme l'avait révélé alors Mediapart.




Frédéric Descrimes-Favraud aura passé près de 20 ans à la RATP qu’il quittait, en mars 2021, pour rejoindre la direction générale des douanes comme sous-directeur ressources humaines et relations sociales, avant donc aujourd’hui de rejoindre France Télés.

Le nouveau venu devrait néanmoins rester dans son couloir !

(*)

dimanche 14 novembre 2021

Rokhaya Diallo qui sur France 3 promouvait récemment le port du voile, a perdu son procès contre Céline Pina.

Rokhaya Diallo qui sur France 3 promouvait récemment le port du voile, a perdu son procès contre Céline Pina. 

Jeudi dernier, le blog CGC Média dans son article « La promotion du voile islamique sur la télé publique, en replay jusqu’au 18 novembre avec France Télés ! », rappelait que c’est bien France 3 qui diffusait, le doc de Rokhaya Diallo

La même Rokhaya Diallo– autoproclamée comme l’ex-Orange militante féministe –  vient de perdre son procès contre l’essayiste Céline Pina qui avait dénoncé son « racisme », son « sexisme » et sa « proximité avec la mouvance islamiste » dans une tribune publiée dans Le Figaro. (* en bas à gauche, page 18 du magazine Le Point de cette semaine)

(*)

 

Il y a 3 ans, Rokhaya Diallo intégrait le Conseil national du numérique, l'instance consultative en charge de guider le gouvernement sur les aspects numériques. Cette nomination avait alors provoqué un tollé au sein même du gouvernement vis-à-vis de celle qui dénonce régulièrement le « racisme d'État ».

 

Pour plus de «sérénité», le secrétaire d'État chargé du Numérique de l'époque, Mounir Mahjoubi, avait demandé l'éviction de la militante, reconnaissant que « la présidente du Conseil avait pu, ce qui était inédit, composer son équipe, en intégrant des points de vue dont certains peuvent être différents de ceux du gouvernement ».e

 

« Si Rokhaya Diallo n'a pas été jugée digne d'intégrer cette instance administrative, ce n'est parce qu'elle est noire, mais bien à cause de son propre racisme, de son sexisme et de sa proximité avec la mouvance islamiste.» avait oser écrire l'essayiste Céline Pina dans les colonnes du titre de presse.


Rokhaya Diallo prompte visiblement à dénoncer régulièrement la censure dont elle serait victime (¤ il y a quelques jours encore), avait immédiatement déposé plainte contre ces écrits, déplorant que les qualificatifs de racisme et de sexisme soient accolés à son nom « sans autre précision ou référence ».

(¤)            


Le tribunal correctionnel de Paris vient donc de lui donner tort, estimant qu'ils ne constituaient pas une « injure publique » et donc de relaxer Céline Pina qui était représentée par l'avocat Richard Malka.


Les juges ont précisé de surcroît que cette phrase s'insérait dans le cadre d'un article beaucoup plus long. 


« Le sens même de cette tribune est de démontrer que si Rokhaya Diallo a été évincée du Conseil national numérique, c'est en raison «de ses mauvais choix», aux premiers rangs desquels, celui de tenir des propos sexistes et d'avoir des «prises de position racialistes et racistes dans le débat public en France», ce qui constitue l'allégation d'un fait» ont-ils conclu.

 

« Apprendre cette issue favorable est une vraie joie. Merci à tous ceux qui m'ont soutenue », s'est réjouie Céline Pina sur Twitter.

samedi 13 novembre 2021

Roselyne Bachelot en portevoix de l’ex-Orange, annonce la création d’un site internet...Grotesque.

Roselyne Bachelot en portevoix de l’ex-Orange, annonce la création d’un site internet...Grotesque.

« Je suis heureuse de vous annoncer (…) le lancement, par France Télévisions et Radio France, d’une offre numérique de proximité partagée à la fin du premier trimestre 2022 (soit après les législatives et la présidentielle d’avril) » est allée déclarer Roselyne Bachelot au Sénat, presque comme si un nouveau média venait de voir le jour ! Pitoyable.

C’est un peu comme si Michel-Édouard Leclerc allait annoncer urbi et orbi que la boite de petits pois/carottes Cassegrain allait montrer les deux légumes sur son étiquette. Le plus incroyable c’est que c’est une ministre du gouvernement Macron, d’autre part, pote comme Hidalgo de l’ex-Orange qui va se ridiculiser en faisant la promo d’un non-évènement.

« Après la chaîne d’information Franceinfo, née, en 2016, du rapprochement de la radio et de la télévision publiques, après la diffusion de matinales communes entre France Bleu et France 3, le désir de synergies entre les différentes entités de l’audiovisuel public s’incarnera bientôt dans un ‘’grand média numérique de la vie locale’’ » a cru devoir se vanter la toujours ministre de la Culture devant la commission de la culture du Sénat qui l’auditionnait.

« Engagées depuis des mois, les discussions entre les deux entreprises peinaient à aboutir, et pas seulement parce que la pandémie de Covid-19 les a ralenties mais aussi parce qu’"entre les deux maisons, ce n’est pas l’entente enchérissait le titre de presse.

On est vraiment tombé sur la tête.

« Prétendre que la déclaration de Roselyne Bachelot a surpris tout le monde serait mentir » écrit même Le Monde dans un très récent article mettant en avant la mascarade…En réalité, ce n’est effectivement pas la guignolesque déclaration qui a surpris mais sa vacuité et le fait qu’elle soit faite par la ministre de Tutelle !

Pour le SNJ de Radio France, il ne fait pas de doute que cette annonce, « plus politique qu’éditoriale » faite par la ministre elle-même, contribue à jeter « le doute sur l’indépendance des chaînes et de ses rédactions ».

Une chose est sure en tout cas, il n’y a pas à être surpris de l’attitude de la CGT France Télévisons qui par la bouche de Pierre Mouchel, le secrétaire général de la CGT de France Télévisions qui a signé l’ordre du jour sur les transferts illégaux au CSE de France Télévisions, soutient comme toujours « la dame de chez Suez » en accusant pathétiquement l’État de « reprendre la main ». 

« Vu l’impasse des discussions (…), France Télévisions s’était recentrée sur un projet de plate-forme 100 % France 3, mais cette fois, l’État reprend la main et impose sa décision pour que les deux parties arrivent à s’entendre. » chante l’intéressé.

Les relations entre l’ex-Orange et Sibyle Veil qui a proposé à cette dernière que la plate-forme de France Bleu « puisse accueillir les productions numériques de France 3 » - à quelles fins d’ailleurs ? -  quasi inexistantes, ne risquent pas de s’améliorer !

vendredi 12 novembre 2021

Plus personne ne gobe l’insoutenable propagande de France Télévisions.

Plus personne ne gobe l’insoutenable propagande de France Télévisions.

Comme à son habitude, France Télés vient de s’autodécerner sur les réseaux sociaux, le premier prix et la première place des audiences du PAF (*) malgré la flopée d’échecs qui s’accumulent depuis l’été 2020.

« France Télés, 1er média des Français en octobre » claironne le tweet du groupe de télés public qui enchérit « avec ses 28,3% de PdA et programmes qui rassemblent ».

Le groupe pour qui le ridicule en tue plus depuis longtemps chante même que « France 2 [serait] au top des soirées de fiction puissantes et des émissions pour comprendre et voir plus loin…»

(*)

« Des émissions pour comprendre et voir plus loin…» ça veut dire quoi exactement ?

Après son partenariat avec Amazon, le groupe public aurait-t-il signé un partenariat avec Alain Afflelou Optique pour justement voir mieux et plus loin ?


Quelle pitoyable et grotesque com’ qui fait se gondoler l’ensemble du PAF mais aussi qui n’amuse plus l’Exécutif tant la fable est risible et à 100.000 lieues de la réalité !

Ne revenons pas sur le bide retentissant du programme de Nagui (Banijay)  « The Artist » pour lequel le tandem Sitbon-Gomez/Ernotte se renvoie la patate chaude et que l’ensemble des médias a qualifié, à juste titre, d’« accident industriel ».

Passons très vite sur la kirielle d’émissions qui s’enchaînent sur France 2 pour n’atteindre en première comme en seconde partie de soirée des scores d’audiences qui se situent pour une grande majorité en dessous des 10%.

Encore hier soir, « Cash investigation » sur France 2 ne parvient à rassembler que 9,9% du public…quant à l’émission sur France 3 « Tous en Martinique » elle plonge résolument la chaîne vers les grands fonds avec ses 5,6%. Il faudra probablement expliquer à tous ceux qui ont boudé le programme, en quoi  Amir, Carla Bruni, Vaimalama Chavez, Amir, Kimberose, Keen'V, Dany Brillant, Patrick Fiori et quelques autres, symbolisaient La Martinique !?

Que dire de « Germinal » produite par Banijay (la boîte de l’ex-numérobis ernottien andilis) pour 12 millions d’euros « la fiction historique sur laquelle France 2 misait beaucoup mais qui enregistre un bilan simplement correct » écrit aujourd’hui Pure médias !

Extrait :

« Mercredi soir, la Deux a achevé la diffusion de "Germinal", adaptation en six épisodes de la célèbre œuvre d'Emile Zola. L'acteur Louis Peres, vu en 2019 dans la websérie "Mental" sur France TV Slash, avait été choisi pour camper le rôle principal de cette fiction, celui d'Etienne Lantier, jeune mineur menant la fronde. Le cast était complété par Guillaume de Tonquédec, Thierry Godard et Alix Poisson…

L'arrivée à l'antenne de la super-production "Germinal" avait été précédée d'une intense campagne de communication de la part du service public (près d’un million d’euros comme l’avait révélé le blog CGC Média). De fait, le 27 octobre dernier, si les deux premiers épisodes sont arrivés en tête des audiences selon Médiamétrie, dès la semaine suivante, la fiction réalisée par David Hourrègue a égaré un million de Français, pour terminer son parcours hier avec 14,9% du public seulement ».

En moyenne et en audience veille, les six épisodes ont pu compter sur une part d'audience de 16,9% auprès des 4 ans et plus…La part d'audience reste en-deçà de ce que pouvait espérer France 2 au vu de l'investissement consenti : à titre indicatif, la nouvelle série policière "Les invisibles", programmée elle aussi le mercredi soir en septembre, avait rassemblé en moyenne 19,4% du public âgé de 4 ans et plus pendant sa diffusion. »


C’est avec de telles craques que l’ex-Orange et son ex-dircab imaginent enfumer l’État/actionnaire et nombres de parlementaires hors majorité présidentielle ? Allons donc !!