Alors que l'audience de référé d'heure à heure devant le TGI de PARIS, visant à interdire, entre autres à France2, de continuer sa procédure illicite de "chantiers" , suspendre les projets de transferts afférents et constater que la poursuite de ce projet constitue un trouble manifestement illicite, se tiendra le 19 juin prochain à 11h, la direction du groupe continue de mépriser les personnels.
Le SNPCA-CGC qui dès la fin 2007 a dénoncé les manoeuvres d'une direction qui serait déjà en train de "négocier", et qui a mandaté très officiellement son avocat dès le 5 février 2008, n'a pas encore de date pour la procédure suivante, celle à jour fixe sur le fond, qui est elle aussi engagée et pour laquelle le SNPCA-CGC est également partie prenante.
Pendant ce temps et malgré ces diverses procédures devant le TGI, Patrick de Carolis et Patrice Duhamel, à France Télévisions continuent les provocations.
Ils "communiquent" : La direction commune jeunesse « devrait être mise en place au 2nd semestre 2008»,a annoncé hier Patrice Duhamel, directeur général de France Télévisions.
Rien à faire des experts désignés par les CHS-CT des chaînes qui juste nommés, n'ont bien évidement pas mis à profit les 45 jours légaux qui leurs sont dévolus, pour rendre le moindre "avis"!
Rien à faire non plus des procédures lancées par le CE de France 2 et le CCE de France 3 contre ces chantiers!
Patrice Duhamel aurait même ironisé le plus cyniquement qui soit, sur le fait que de telles procédures soient « assez classiques » dans des groupes comme France Télévisions. Il a, allez savoir pourquoi -peut-être parce qu'il n'est pas sûr de lui- utilisé le conditionnel.
Et le même de poursuivre « Elle regroupera les talents et les expertises de chaque chaîne au sein d'une direction transversale ». Et toujours plus fort, « Cette nouvelle direction « adaptera et renouvellera la stratégie de France Télévisions par rapport aux programmes jeunesse ».
Que de salades pour essayer de justifier une réforme illisible dont le cabinet d'avocats qui salarie JF Copé est à l'origine et qui coûtera plus cher que le maintien des personnels sur les chaînes; les rapports qui circulent en interne et que la direction a bien pris garde de ne surtout pas rendre publics le prouvent!
Rappelons que c'est en fin d'année dernière, que Patrick de Carolis, président du groupe qui se retrouve une fois encore devant la Justice, a lancé ses huit chantiers dont trois considérés comme "prioritaires".
Rappelons également que la "création de directions communes pour la jeunesse, les acquisitions et les études" est une aberration
Alors même que Julien Borde, directeur des programmes jeunesse de France 3 avait prévu d'annoncer à Annecy sa désignation comme directeur commun aux programmes jeunesse issu des "chantiers", Patrice Duhamel n'est pourtant pas allé jusqu'à confirmer.
Il a préféré faire porter le chapeau à Thierry Langlois, responsable aux programmes, qui cela ne s'invente pas, a adressé le 10 juin 2008 à 20h41 (des horaires de bureau!) un mail à tous les salariés concernés où il est dit: "La période des vacances arrivant désormais rapidement, je tenais à vous informer de l'état d'avancement des chantiers Acquisitions & Jeunesse placés sous ma responsabilité.
A ce jour, nous considérons que l'ensemble des institutions représentatives du personnel concernées par les chantiers Acquisitions & Jeunesse ont été consultés". Ils ne manquent pas "d'humour" au 8ème étage!!!
Et d'ajouter tout de même: "La procédure a cependant été contestée par le CCE de France 3 et nous restons dans l'attente de la décision du tribunal de grance instance de Paris qui sera rendue le 8 juillet 2008 prochain.
"Toutefois, pendant cette période, nous avons le possibilité de poursuivre l'élaboration du projet" [grosso modo, les CE et CCE, la Justice, les salariés, rien à faire!] Il poursuit, "Dans ce cadre et à cet effet, je prendrai contact dans les prochains jours individuellement [diviser pour mieux régner!] avec chacun d'entre vous pour évoquer avc vous ce que pourrait être la nouvelle organisation de ces directions" [plus coûteuse et moins fonctionnelle, c'est une évidence]
La suite est à tomber "A cette occasion, la place et le contour du poste que chaque collaborateur/trice pourrait occuper dans le futur organigramme [petit détail qui vaut son pesant d'or, jamais dans la soi-disant procédure d'information/consultation, il n'a été question d'un organigramme; jamais n'a-t-il été présenté aux IRP mais le plus incroyable , c'est que chacun, selon le texte pourrait voir quels contours de poste il pourrait occuper -on croit rêver!]
La fin du texte est encore plus incroyable "Afin de répondre avec précision aux questions relatives au statut et aux modalités de transfert, je serai accompagné d'un membre de la DRH de FTV SA" [ Autrement dit, rien à faire, non plus des DRH respectives de France 2 ou France 3 dont dépendent les salariés qui devraient être "concernés"; rien à faire non plus de leurs droits et de leur Convvention Collective!!!!]
Quel mépris, redisons-le.
Enfin et histoire de tenter de sauver les apparences, il est écrit "Concernant le regroupement des collaborateurs: les CHS-CT des entités concernées devraient être consultés très prochainement sur le projet d'emménagement des directions communes et les projets de déménagements induits" [ devraient : personne n'est vraiment sûr qu'ils le seront, au futur au lieu du conditionnel!!!]
Et là attention le final, tout dans l'abjection et le mensonge: "Ce n'est qu'à l'issue des consultations et des travaux nécessaires, et sous réserve de la décision du tribunal, que le regroupement pourra être engagé" . Il va leur falloir attendre encore un peu à Carolis, Duhamel et consort car ils ne sont pas au bout des procédures judiciaires; ce n'est que le début!
Patrice Duhamel peut bien avoir refusé de commenter la proposition de la commission Copé de mettre en place des directions communes sur l'ensemble des genres de programmes avec un « Nous avons choisi de ne pas commenter les propositions de la commission, car ce serait sans fin », en indiquant cependant que « bien entendu, il y aura des commentaires après le 25 juin (date de la remise du rapport définitif de la commission au président de la République », à quoi bon commenter les annonces d'une réforme directement tirée dde la charte de fonctionnement élaborée par le cabinet qui salarie le président de la commission JF Copé, le cabinet d’avocats Gide Loyrette et Nouel!!!
Patrice Duhamel pense peut-être pouvoir en précisant « Sans entrer dans les détails, globalement, sur l'entreprise unique, (c'est) une piste centrale développée par Patrick de Carolis depuis la fin août et présentée dans son programme au CSA », en dehors du caractère totalement mensonger de cette pseudo affirmation, il est clair que la finalité de la commission devrait être la validation de cette charte hors la loi bel et bein rédigée par le cabinet d'avocats de JF Copé.
A ce sujet, le SNPCA-CGC va, du reste, éditer en dédut de semaine prochaine, la lettre que l'organisation syndicale adresse à Monsieur le Bâtonnier de Paris pour le saisir très officiellement de tout ceci.
P.S. Comble du mauvais goût, alors que la direction du groupe "juré craché", a prétendu qu'elle ne mettrait en oeuvre pour l'heure que les 3 chantiers soi-disant "prioritaires", le même baratin a été vendu le jeudi 12 juin 2008 dans l'après midi, aux salariés du pôle Communication (après avoir réuni les Finances, il y a quelques semaines) à qui la direction indiquait leur rattachement aux Services Généraux du groupe (FTS) dont l'ex collaborateur de Jean-François Copé Bastien Millot est le PDG.
vendredi 13 juin 2008
Le SNPCA-CGC et le SPC-CGC appellent l’ensemble des salarié(e)s à cesser le travail le 18 juin
Le SNPCA-CGC et le SPC-CGC appellent l’ensemble des salarié(e)s à cesser le travail le 18 juin 2008 à partir de 2 h 00 pour une durée de 24 heures afin de demander :
Le retrait du projet de Patrick de Carolis (élaboré avec l’aide du cabinet d’affaires Gide Loyrette et Nouel, repris par le groupe de travail gouvernance de la commission du nom de son président J-F Copé qui travaille justement pour ledit cabinet), visant à transférer les salariés vers France Télévisions, au travers des « 8 chantiers » et de sa « charte » ayant pour conséquence de les sortir de leur Convention Collective et faisant peser sur eux tout le poids des économies à réaliser, les lésant encore plus.
A cet effet, le SNPCA-CGC qui a mandaté son avocat pour s’opposer à ce projet hors la loi, a fait parvenir ses statuts et son pouvoir pour 2 procédures déposées devant le Tribunal de Grande Instance de Paris :
- une requête afin d’assigner d’heure à heure,
- une requête afin d’assigner à jour fixe, pour mettre un coup d’arrêt à cette marche forcée illicite.
Les revendications des SNPCA-CGC et le SPC-CGC sont:
- Le maintien de nos conventions collectives et accords d’entreprise.
- La réappropriation des droits télé par les chaînes.
- Un financement pérenne de l’audiovisuel public,
Le retrait du projet de Patrick de Carolis (élaboré avec l’aide du cabinet d’affaires Gide Loyrette et Nouel, repris par le groupe de travail gouvernance de la commission du nom de son président J-F Copé qui travaille justement pour ledit cabinet), visant à transférer les salariés vers France Télévisions, au travers des « 8 chantiers » et de sa « charte » ayant pour conséquence de les sortir de leur Convention Collective et faisant peser sur eux tout le poids des économies à réaliser, les lésant encore plus.
A cet effet, le SNPCA-CGC qui a mandaté son avocat pour s’opposer à ce projet hors la loi, a fait parvenir ses statuts et son pouvoir pour 2 procédures déposées devant le Tribunal de Grande Instance de Paris :
- une requête afin d’assigner d’heure à heure,
- une requête afin d’assigner à jour fixe, pour mettre un coup d’arrêt à cette marche forcée illicite.
Les revendications des SNPCA-CGC et le SPC-CGC sont:
- Le maintien de nos conventions collectives et accords d’entreprise.
- La réappropriation des droits télé par les chaînes.
- Un financement pérenne de l’audiovisuel public,
mercredi 11 juin 2008
Grève exemplaire aujourd'hui à Monte Carlo Doualiya .
Grève exemplaire aujourd'hui à Monte Carlo Doualiya .
Suite au préavis déposé par 3 organisations syndicales CGC, FO et CFTC appelant à cesser le travail ce mercredi 11 juin 2008, suite à une publication commune intitulée "Nouvelle affaire de Censure à Monte Carlo Doualiya" dénonçant entre autre les dérives éditoriales de la "station" et le traitement particulièrement injuste de cette société publique filiale à 100% de RFI dont les personnels bénéficient, eux, d'une augmentation salariale générale, la Radio n'a pas diffusé ses programmes.
C'est une grève exemplaire qui a mobilisé massivement les personnels qui ne serait-ce que jusqu'en début d'après-midi étaient tous en grève. Il est à noter qu'en raison de sa diffusion spécifique principalement matinale en fonction des zones de populations concernées, le fait qu'aucune diffusion n'ait eu lieu montre à quel point les personnels qui n'en peuvent plus, ont montré leur détermination.
Quant aux programmes de l'après-midi, du début et de la fin de soirée, ils seront soit inexistants, soit très perturbés.
Cette grève extrêmement suivie est le résultat de la politique sectaire et méprisante d'une direction qui en préférant la raillerie et le bras de fer au dialogue, en porte l'entière responsabilité.
Alors que les syndicats signataires des préavis ont dans le cadre du service public, obligation de déposer leurs revendications dans un délai d'au moins 5 jours avant le mouvement [ce qui est le cas puisque 3 semaines au moins se sont écoulées entre] et que, ce faisant l'employeur a obligation de négocier avec les O.S concernées, la direction a préféré finasser et violer les règles et usages.
Dans le cadre du préavis et pour traiter des revendications, le dégé de Monte Carlo Doualiya a "invité l'ensemble des syndicats" à se réunir pour aborder globalement la situation. Il pensait peut-être pouvoir noyer le poisson avec l'aide de certains dont la couleur fétiche arborée s'avère être le jaune. Quel mépris des organisations appelant la grève. Dans un texte commun, là encore, elles ont fait savoir au directeur général qu'elles ne participeraient pas à cette "mascarade" de réunion destinée uniquement et à l'évidence à tourner leur action en ridicule.
Avec quelques 80/90% de gréviste, la direction a pu apprécier!!!
Ensuite la direction a tenté d'écrire à plusieurs techniciens de la Radio pour leur proposer de "discuter" avec eux des possibilités ...Pas négocier, non, discuter seulement.
Les réponses ne se sont pas fait attendre, certains des destinataires du mail, ont non seulement indiqué leur surprise mais plus avant, ont expliqué que seules les organisations syndciales, en l'occurrence celles qui avaient déposé le préavis, étaient habilitées à discuter.
Diviser pour mieux règner, voila vraisemblablement l'idée "lumineuse" de la direction! Là aussi elle a pu constater que ça ne marchait pas.
La direction a préféré jouer la provocation plutôt que reconnaître sa responsabilité dans la situation plus que préoccupante.
Encore un exemple des manoeuvres dilatoires du directeur général qu'ont dénoncées les syndicats FO, CGC et CFTC en maintenant leur appel à la grève le 11 juin, en demandant au président du groupe RFI qui s'en est pourtant lavé les mains, de prendre ses responsabilités.
Seulement voila, le mépris du personnels, les vaines tentatives d'appel à la rescousse avec des papiers de circonstance édités par tel ou tel syndicaliste de pacotille, les postures feignant l'outrage et raillant ceux qui défendent, à juste titre, une autre vision de l'entreprise et du sort réservé aux personnels, les soi-disant "anathèmes" lancés à l'adresse de tel journaliste de la presse écrite pour un article qu'il a commis, en moquant son travail et son indépendance et en suggérant qu'il ne serait pas maître de son libre arbitre, toutes ces méthodes non seulement sans effet mais d'un autre âge, ne grandissent pas ceux qui les emploient; pire elle les discrédite encore plus s'ilétait besoin.
Suite au préavis déposé par 3 organisations syndicales CGC, FO et CFTC appelant à cesser le travail ce mercredi 11 juin 2008, suite à une publication commune intitulée "Nouvelle affaire de Censure à Monte Carlo Doualiya" dénonçant entre autre les dérives éditoriales de la "station" et le traitement particulièrement injuste de cette société publique filiale à 100% de RFI dont les personnels bénéficient, eux, d'une augmentation salariale générale, la Radio n'a pas diffusé ses programmes.
C'est une grève exemplaire qui a mobilisé massivement les personnels qui ne serait-ce que jusqu'en début d'après-midi étaient tous en grève. Il est à noter qu'en raison de sa diffusion spécifique principalement matinale en fonction des zones de populations concernées, le fait qu'aucune diffusion n'ait eu lieu montre à quel point les personnels qui n'en peuvent plus, ont montré leur détermination.
Quant aux programmes de l'après-midi, du début et de la fin de soirée, ils seront soit inexistants, soit très perturbés.
Cette grève extrêmement suivie est le résultat de la politique sectaire et méprisante d'une direction qui en préférant la raillerie et le bras de fer au dialogue, en porte l'entière responsabilité.
Alors que les syndicats signataires des préavis ont dans le cadre du service public, obligation de déposer leurs revendications dans un délai d'au moins 5 jours avant le mouvement [ce qui est le cas puisque 3 semaines au moins se sont écoulées entre] et que, ce faisant l'employeur a obligation de négocier avec les O.S concernées, la direction a préféré finasser et violer les règles et usages.
Dans le cadre du préavis et pour traiter des revendications, le dégé de Monte Carlo Doualiya a "invité l'ensemble des syndicats" à se réunir pour aborder globalement la situation. Il pensait peut-être pouvoir noyer le poisson avec l'aide de certains dont la couleur fétiche arborée s'avère être le jaune. Quel mépris des organisations appelant la grève. Dans un texte commun, là encore, elles ont fait savoir au directeur général qu'elles ne participeraient pas à cette "mascarade" de réunion destinée uniquement et à l'évidence à tourner leur action en ridicule.
Avec quelques 80/90% de gréviste, la direction a pu apprécier!!!
Ensuite la direction a tenté d'écrire à plusieurs techniciens de la Radio pour leur proposer de "discuter" avec eux des possibilités ...Pas négocier, non, discuter seulement.
Les réponses ne se sont pas fait attendre, certains des destinataires du mail, ont non seulement indiqué leur surprise mais plus avant, ont expliqué que seules les organisations syndciales, en l'occurrence celles qui avaient déposé le préavis, étaient habilitées à discuter.
Diviser pour mieux règner, voila vraisemblablement l'idée "lumineuse" de la direction! Là aussi elle a pu constater que ça ne marchait pas.
La direction a préféré jouer la provocation plutôt que reconnaître sa responsabilité dans la situation plus que préoccupante.
Encore un exemple des manoeuvres dilatoires du directeur général qu'ont dénoncées les syndicats FO, CGC et CFTC en maintenant leur appel à la grève le 11 juin, en demandant au président du groupe RFI qui s'en est pourtant lavé les mains, de prendre ses responsabilités.
Seulement voila, le mépris du personnels, les vaines tentatives d'appel à la rescousse avec des papiers de circonstance édités par tel ou tel syndicaliste de pacotille, les postures feignant l'outrage et raillant ceux qui défendent, à juste titre, une autre vision de l'entreprise et du sort réservé aux personnels, les soi-disant "anathèmes" lancés à l'adresse de tel journaliste de la presse écrite pour un article qu'il a commis, en moquant son travail et son indépendance et en suggérant qu'il ne serait pas maître de son libre arbitre, toutes ces méthodes non seulement sans effet mais d'un autre âge, ne grandissent pas ceux qui les emploient; pire elle les discrédite encore plus s'ilétait besoin.
La dizaine de pages de l'ordonnance de non-lieu ....
mardi 10 juin 2008
Non à la casse de France Télévisions
Non à la casse de France Télévisions organisée à marche forcée par Patrick de Carolis et consort.Depuis l'annonce officielle faite par les parlementaires de l'opposition sur déclaration explicative des intéressés à leur départ de la commission Copé, à savoir que "les dés sont pipés", personne ne croit maintenant sérieusement que ladite commission ait encore une réelle légitimité.
D'abord parce que les "préconisations" du président de la commission ne peuvent se se réduire à l’annonce faite par lui-même, style bureau d’enregistrement, de la validation de la « charte » et de ses « chantiers » que le cabinet d’avocat d’affaires Gide Loyrette et Nouel pour lequel il travaille et qui a aidé à élaborer ce projet illicite que Patrick de Carolis essaie de mettre en place à marche forcée.
Il est évident que même si ce cabinet d'avocats travaillait pour France Télé avant qu'il ne recrutât Jean-François Copé, le fait qu'il soit en charge de l'avenir de la télé publique donc d'un dossier d'Etat et que 3 de ses proches collaborateurs alors qu'il était ministre et maire de Meaux soient ou conseillers ou DG de France Télévisions, ne plaident pas pour une indispensable "indépendance" et une quelconque "transparence".
Qui peut encore imaginer que des professionnels du secteur continuent de cautionner ?! Qui peut croire qu'il s'agirait pour les partants d'une "posture" politique ?! Alors même que d'autres commissions étaient composées de parlementaires de la majorité et de l'opposition et que la seule commission à avoir explosé de la sorte est la commission Copé.
Sur ce dossier, voyez la page de tv-médias du 5 juin 2008 : "L'horizon s'obscurcit à France Télévisions "
jeudi 5 juin 2008
les salariés ne sont "ni des esprits tordus incrédules, ni des esprits sains hermétiques à la démagogie...
Pour la CGC audiovisuel, les salariés ne sont "ni des esprits tordus incrédules, ni des esprits sains hermétiques à la démagogie...
La CGC Audiovisuel a pris connaissance avec étonnement de la propagande CGT appelant à voter pour leurs candidats au 2ème tour des élections professionnelles à France 2 où le syndicat classe les salariés en 2 catégories:
"Les esprits tordus qui n'auraient pas cru (au listing de toutes leurs actions) et les esprits sains qui auraient pris cela pour de la démagogie"
A la CGC nous travaillons pour tout le monde.
Nous vous livrons cette propagande
La CGC Audiovisuel a pris connaissance avec étonnement de la propagande CGT appelant à voter pour leurs candidats au 2ème tour des élections professionnelles à France 2 où le syndicat classe les salariés en 2 catégories:
"Les esprits tordus qui n'auraient pas cru (au listing de toutes leurs actions) et les esprits sains qui auraient pris cela pour de la démagogie"
A la CGC nous travaillons pour tout le monde.
Nous vous livrons cette propagande
A quoi peut bien servir le cahier des missions et des charges pour Patrice Duhamel?
Ce n'est certes pas une première tentative de la part de France 2 et plus largement de France télévisions, mais Patrice Duhamel et François Guilbeau verraient d'un très bon oeil le transfert des émissions religieuses de France 2 vers France 5.
Selon le "Canard enchaîné", François Guilbeau DG de France 2 et transfuge de RFO se serait "déchaîné dans un récent dîner débat contre ses programmes pourtant inscrits au cahier des charges suspectés de plomber l'audience des émissions qui suivent en milieu de journée et en début d'après-midi."
Et dire qu'il y a encore peu de temps, Patrick de Carolis et Patrice Duhamel, affirmaient de concert après avoir ressorti des oubliettes ce soi-disant "baromètre qualitatif" (une des plus énormes fumisteries depuis que la PAF existe) "qu'il n'était plus question d'audience - le groupe public devait s'en libérer -mais de qualité"
Partice Duhamel et François Guilbeau insinueraient-ils que les programmes religieux ne sont pas des programmes de qualité.
PS: Dans le cadre du contrôle fiscal qu'essuie France Télévisions, nous allons reparler des "modes de financement" de ses émissions que la chaîne impose et ce de façon tout a fait inégalitaire aux "productions" concernées.
Selon le "Canard enchaîné", François Guilbeau DG de France 2 et transfuge de RFO se serait "déchaîné dans un récent dîner débat contre ses programmes pourtant inscrits au cahier des charges suspectés de plomber l'audience des émissions qui suivent en milieu de journée et en début d'après-midi."
Et dire qu'il y a encore peu de temps, Patrick de Carolis et Patrice Duhamel, affirmaient de concert après avoir ressorti des oubliettes ce soi-disant "baromètre qualitatif" (une des plus énormes fumisteries depuis que la PAF existe) "qu'il n'était plus question d'audience - le groupe public devait s'en libérer -mais de qualité"
Partice Duhamel et François Guilbeau insinueraient-ils que les programmes religieux ne sont pas des programmes de qualité.
PS: Dans le cadre du contrôle fiscal qu'essuie France Télévisions, nous allons reparler des "modes de financement" de ses émissions que la chaîne impose et ce de façon tout a fait inégalitaire aux "productions" concernées.
Nouvelle affaire de Censure à Monte Carlo Doualiya
Les syndicats CGC et FO dénoncent une nouvelle affaire de Censure à Monte Carlo Doualiya
La rubrique de l'un des meilleurs journalistes de Monte Carlo Douliya a été une nouvelle fois censurée le 30 mai dernier. Il s'agit d'un portrait du Prix Nobel de la Paix, Desmond Tutu, que le journaliste termine en rappelant que ce dernier a écrit au président syrien pour protester contre l'incarcération d'opposants en Syrie. Cette dernière phrase a été coupée d'autorité, contre la volonté du journaliste par un membre de l'encadrement qui lui a reproché de « vouloir créer des problèmes ». Le journaliste a protesté en vain auprès de la présidence !
C'est la deuxième fois que ce journaliste chevronné, reconnu et respecté dans tout le monde arabe, y compris en Syrie, se voit ainsi censuré. La phrase incriminée cette fois ci, n'a pourtant rien de bien grave. Pourquoi ce zèle répressif?
Ne faut-il pas chercher l'explication dans l'opération de « délocalisation de l'antenne » en Syrie prévue entre le 17 et le 21 juin? Le directeur général et sa garde rapprochée semblent bien déterminés à empêcher que la moindre fausse note ne vienne troubler ce déplacement.
Le gouvernement syrien n'en demandait pas tant sans doute. Si l'on ne peut pas dire une phrase aussi banale à partir de Paris, que pourra-ton dire à partir de Damas? Il est évident que les conditions minimales de liberté d'expression ne sont pas réunies pour cette opération non pas tant à cause de la censure syrienne mais, à cause de l'autocensure que notre propre direction croit devoir nous imposer. Cette opération que l’on pourrait qualifier d’opération de marketing, est incompatible avec la charte de déontologie du groupe. Du reste, la multiplication de ces opérations dont certaines ont connu des ratages lamentables, n'a donné aucun résultat réel puisqu'aucune nouvelle FM n'a été ouverte dans aucun pays arabe ; pas plus en Syrie qu'ailleurs.
Au lieu de se draper dans une indignation feinte et simulée lorsque nous dénonçons la dérive éditoriale, au lieu de lancer les membres de son encadrement, et particulièrement le secrétaire général de l'antenne, multiplier les mesures d'intimidation contre le personnel pour casser la grève, au lieu de jouer sciemment sur le communautarisme pour susciter la division et consolider sa position intérieure, le directeur général aurait mieux fait de réfléchir à ses échecs et d'arrêter l'automutilation infligée à notre radio depuis trois ans en poussant les meilleurs d'entre nous vers la sortie.
Le directeur général et le secrétaire général de l'antenne assument entièrement la responsabilité de la situation déplorable dans laquelle se trouve notre radio. Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
Les syndicats FO et CGC maintiennent leur appel à la grève le 11 juin, dénoncent les manœuvres dilatoires du directeur général et demandent au président du groupe RFI de prendre ses responsabilités.
Enfin, nous appelons nos futurs dirigeants, tout particulièrement le président de la holding de l'audiovisuel public extérieur mais aussi les Tutelles, à intervenir d'urgence afin de sauver cette radio qui a un rôle si important à jouer. Il serait regrettable de la sacrifier à cause des erreurs de quelques uns.
Paris, le 05 mai 2008
La rubrique de l'un des meilleurs journalistes de Monte Carlo Douliya a été une nouvelle fois censurée le 30 mai dernier. Il s'agit d'un portrait du Prix Nobel de la Paix, Desmond Tutu, que le journaliste termine en rappelant que ce dernier a écrit au président syrien pour protester contre l'incarcération d'opposants en Syrie. Cette dernière phrase a été coupée d'autorité, contre la volonté du journaliste par un membre de l'encadrement qui lui a reproché de « vouloir créer des problèmes ». Le journaliste a protesté en vain auprès de la présidence !
C'est la deuxième fois que ce journaliste chevronné, reconnu et respecté dans tout le monde arabe, y compris en Syrie, se voit ainsi censuré. La phrase incriminée cette fois ci, n'a pourtant rien de bien grave. Pourquoi ce zèle répressif?
Ne faut-il pas chercher l'explication dans l'opération de « délocalisation de l'antenne » en Syrie prévue entre le 17 et le 21 juin? Le directeur général et sa garde rapprochée semblent bien déterminés à empêcher que la moindre fausse note ne vienne troubler ce déplacement.
Le gouvernement syrien n'en demandait pas tant sans doute. Si l'on ne peut pas dire une phrase aussi banale à partir de Paris, que pourra-ton dire à partir de Damas? Il est évident que les conditions minimales de liberté d'expression ne sont pas réunies pour cette opération non pas tant à cause de la censure syrienne mais, à cause de l'autocensure que notre propre direction croit devoir nous imposer. Cette opération que l’on pourrait qualifier d’opération de marketing, est incompatible avec la charte de déontologie du groupe. Du reste, la multiplication de ces opérations dont certaines ont connu des ratages lamentables, n'a donné aucun résultat réel puisqu'aucune nouvelle FM n'a été ouverte dans aucun pays arabe ; pas plus en Syrie qu'ailleurs.
Au lieu de se draper dans une indignation feinte et simulée lorsque nous dénonçons la dérive éditoriale, au lieu de lancer les membres de son encadrement, et particulièrement le secrétaire général de l'antenne, multiplier les mesures d'intimidation contre le personnel pour casser la grève, au lieu de jouer sciemment sur le communautarisme pour susciter la division et consolider sa position intérieure, le directeur général aurait mieux fait de réfléchir à ses échecs et d'arrêter l'automutilation infligée à notre radio depuis trois ans en poussant les meilleurs d'entre nous vers la sortie.
Le directeur général et le secrétaire général de l'antenne assument entièrement la responsabilité de la situation déplorable dans laquelle se trouve notre radio. Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
Les syndicats FO et CGC maintiennent leur appel à la grève le 11 juin, dénoncent les manœuvres dilatoires du directeur général et demandent au président du groupe RFI de prendre ses responsabilités.
Enfin, nous appelons nos futurs dirigeants, tout particulièrement le président de la holding de l'audiovisuel public extérieur mais aussi les Tutelles, à intervenir d'urgence afin de sauver cette radio qui a un rôle si important à jouer. Il serait regrettable de la sacrifier à cause des erreurs de quelques uns.
Paris, le 05 mai 2008
mercredi 4 juin 2008
La direction de France Télévisions continue ses provocations
Selon nos informations et malgré la première procédure d'une longue série, dont l'audience en référé devant le TGI a eu lieu le 27 mai et à l'initiative du CCE de France 3, la direction qui n'a que faire des salariés - redisons-le - a fait visiter leurs soi-disant futurs "bureaux" aux collaborateurs des études.
Le SNPCA-CGC qui entend faire juger par le TGI du caractère illicite de consultation visant à sortir les salariés des chaînes dans le cadre des 8 chantiers liés à sa charte hors la loi, dénonce en plus, le fait que s'agissant de locaux et des conditions de travail qui y sont liées, le CHSCT n'ait été informé et encore moins consulté.
Que les experts désignés le cas échéant, n'aient absolument rendu aucune conclusion dans les 45 jours légaux dont ils disposent pour se prononcer, n'émeut pas cette direction qui finalement ne respecte rien ni personne.
- En dépit des diverses protestations à ce projet illégal,
- en dépit de la résolution votée au dernier CE décidant de faire intervenir dans ce processus un expert mandaté par le CHSCT,
- en dépit d’un courrier de 14 élus du CE sur 16 pour exiger sous huitaine pour le moins la suspension du processus,
- en dépit du fait même que le CHSCT avant même le point de départ de ce projet que l’on peut dater du 2ème semestre 2007 n’a jamais été préalablement consulté et ce en totale entrave,
la Direction de l’entreprise continue de violer jour après jour les textes et le droit.
La direction trouve sans doute inutile de saisir le CHSCT, en parfaite entrave, mais qui plus est, tout aussi inutile de respecter les prérogatives de l’instance comme celles généralement des I.R.P.
Le SNPCA-CGC qui entend faire juger par le TGI du caractère illicite de consultation visant à sortir les salariés des chaînes dans le cadre des 8 chantiers liés à sa charte hors la loi, dénonce en plus, le fait que s'agissant de locaux et des conditions de travail qui y sont liées, le CHSCT n'ait été informé et encore moins consulté.
Que les experts désignés le cas échéant, n'aient absolument rendu aucune conclusion dans les 45 jours légaux dont ils disposent pour se prononcer, n'émeut pas cette direction qui finalement ne respecte rien ni personne.
- En dépit des diverses protestations à ce projet illégal,
- en dépit de la résolution votée au dernier CE décidant de faire intervenir dans ce processus un expert mandaté par le CHSCT,
- en dépit d’un courrier de 14 élus du CE sur 16 pour exiger sous huitaine pour le moins la suspension du processus,
- en dépit du fait même que le CHSCT avant même le point de départ de ce projet que l’on peut dater du 2ème semestre 2007 n’a jamais été préalablement consulté et ce en totale entrave,
la Direction de l’entreprise continue de violer jour après jour les textes et le droit.
La direction trouve sans doute inutile de saisir le CHSCT, en parfaite entrave, mais qui plus est, tout aussi inutile de respecter les prérogatives de l’instance comme celles généralement des I.R.P.
Les parlementaires de gauche officialisent leur départ de la Commission Copé. A-t-elle encore une légitimité?
Les six parlementaires socialistes et communistes de la commission Copé ont officialisé, ce mercredi, leur départ de celle-ci, déplorant que "les arbitrages aient déjà été rendus".
"Les dés sont pipés. (...) La commission pourra faire les plus belles recommandations du monde, mais les arbitrages sont déjà rendus", a déclaré le député PS Michel Françaix lors d'un point de presse à Paris.
"On ne peut pas servir de caution à quelque chose qui sert le privé et qui affaiblit l'audiovisuel public", a assuré le sénateur (PS) David Assouline.
"Au-delà de la fin de la publicité, il y a la seconde coupure pour les chaînes privées (...). Ces éléments nous amènent à nous dire que la commission Copé a été mise en place moins pour financer l'audiovisuel public de demain que pour voler au secours des chaînes privées, et plus particulièrement TF1", selon Patrick Bloche.
"Le président de la République détricote le service public, tandis que le service privé tricote le sien avec la laine que lui fournit Sarkozy", a déclaré pour sa part à l'AFP l'ancien ministre communiste Jack Ralite, à sa sortie de la
commission.
Les chaînes privées pourraient bénéficier d'une deuxième coupure pendant les films et les fictions longues, selon un projet qui devrait être en discussion au Parlement à l'automne. Selon l'un des scénarios évoqués par la commission Copé, les recettes publicitaires supplémentaires des chaînes privées pourraient faire l'objet d'une taxe, qui participerait au financement de l'audiovisuel public.
Quelle légitimité peut bien encore avoir cette commission ? Qui pourrait encore cautionner cela ? L'article du Canard enchaîné de ce mercredi en dit long sur "l'ambiance" qui y règne.
"Les dés sont pipés. (...) La commission pourra faire les plus belles recommandations du monde, mais les arbitrages sont déjà rendus", a déclaré le député PS Michel Françaix lors d'un point de presse à Paris.
"On ne peut pas servir de caution à quelque chose qui sert le privé et qui affaiblit l'audiovisuel public", a assuré le sénateur (PS) David Assouline.
"Au-delà de la fin de la publicité, il y a la seconde coupure pour les chaînes privées (...). Ces éléments nous amènent à nous dire que la commission Copé a été mise en place moins pour financer l'audiovisuel public de demain que pour voler au secours des chaînes privées, et plus particulièrement TF1", selon Patrick Bloche.
"Le président de la République détricote le service public, tandis que le service privé tricote le sien avec la laine que lui fournit Sarkozy", a déclaré pour sa part à l'AFP l'ancien ministre communiste Jack Ralite, à sa sortie de la
commission.
Les chaînes privées pourraient bénéficier d'une deuxième coupure pendant les films et les fictions longues, selon un projet qui devrait être en discussion au Parlement à l'automne. Selon l'un des scénarios évoqués par la commission Copé, les recettes publicitaires supplémentaires des chaînes privées pourraient faire l'objet d'une taxe, qui participerait au financement de l'audiovisuel public.
Quelle légitimité peut bien encore avoir cette commission ? Qui pourrait encore cautionner cela ? L'article du Canard enchaîné de ce mercredi en dit long sur "l'ambiance" qui y règne.
La CGC qui avait appelé à la grève le 18 juin 2008, se félicite de la mobilisation
mardi 3 juin 2008
Bruxelles ne permettra pas la création de nouvelles taxes
Le projet de taxation visant à compenser la suppression de la publicité sur France Télévisions préconisés par JF Copé, n'a pas manqué de faire réagir TF1, M6 et Canal+ qui ont envoyé une lettre commune de protestation il y a quelques jours au président de la commission sur l'audiovisuel public, avec copies au Premier ministre François Fillon et à la ministre de la Culture Christine Albanel.
Le SNPCA-CGC avait précédemment indiqué que Bruxelles, sollicité pour intervenir dans un dossier analogue (Bitkom) en Allemagne, était sur le point d'émettre un avis négatif sur la création de taxes nouvelles.
Bruxelles fait référence aux articles 81 et 82 du traité de la Communauté européenne, sur les taxes arbitraires et injustes.
Rappelons que le syndciat prône depuis janvier 2008 pour un calendrier de réduction progressive de la publicité sur les chaînes si la "réflexion" du chef de l'Etat devait aller jusuq'au bout.
Il y a peu, Viviane Reding critiquait le projet de taxe télécoms.
Selon Reuters, la commissaire européenne chargée
des télécoms, Viviane Reding, critiquait le projet de
taxation des opérateurs mobiles français pour financer
l'audiovisuel public français pour compenser la suppression de
la publicité.
Intervenant devant l'Association des journalistes
économiques et financiers, elle estimait que ce projet allait à
l'encontre de la volonté du gouvernement de favoriser la
pénétration du haut débit en France. "On ne peut pas vouloir résoudre le problème de pénétration du haut débit en France et en même temps mettre des taxes supplémentaires. Je pense que ça va contre la logique et je le dis haut et fort", a-t-elle déclaré.
Viviane Reding, qui mène une croisade contre les tarifs des
opérateurs télécoms, a annoncé par ailleurs son intention de les
publier sur un site internet pour stigmatiser ceux qui ne
réduiraient pas avant le 1er juillet leurs frais d'itinérance
pour les envois de messages ou les prix de gros pour la
transmission de données.
"Je prendrais tous les tarifs et j'en ferais un site Internet (...) Ainsi, tout le monde pourra voir qui n'a pas
baissé ses prix," a-t-elle dit.
"Ces prix sont une vraie vache à lait. Ils sont géants et
cela ne peut pas durer", a ajouté la commissaire. [Reuters /YLG - (Astrid Wendlandt)]
Les dirigeants des chaînes privées TF1 (Nonce Paolini), M6 (Nicolas de Tavernost) et Canal+ (Bertrand Méheut) qui ont pour leur part estimé cette taxe, "préjudiciable et illégitime", ont indiqué qu'une nouvelle taxation sur les recettes publicitaires supplémentaires des chaînes privées, ne ferait que "compenser la mauvaise gestion structurelle" de France Télévisions qui se livre à "une concurrence de plus en plus déloyale"; France Télévisions qui est du reste sous le coup d'un contôle fiscal!
Le SNPCA-CGC avait précédemment indiqué que Bruxelles, sollicité pour intervenir dans un dossier analogue (Bitkom) en Allemagne, était sur le point d'émettre un avis négatif sur la création de taxes nouvelles.
Bruxelles fait référence aux articles 81 et 82 du traité de la Communauté européenne, sur les taxes arbitraires et injustes.
Rappelons que le syndciat prône depuis janvier 2008 pour un calendrier de réduction progressive de la publicité sur les chaînes si la "réflexion" du chef de l'Etat devait aller jusuq'au bout.
Il y a peu, Viviane Reding critiquait le projet de taxe télécoms.
Selon Reuters, la commissaire européenne chargée
des télécoms, Viviane Reding, critiquait le projet de
taxation des opérateurs mobiles français pour financer
l'audiovisuel public français pour compenser la suppression de
la publicité.
Intervenant devant l'Association des journalistes
économiques et financiers, elle estimait que ce projet allait à
l'encontre de la volonté du gouvernement de favoriser la
pénétration du haut débit en France. "On ne peut pas vouloir résoudre le problème de pénétration du haut débit en France et en même temps mettre des taxes supplémentaires. Je pense que ça va contre la logique et je le dis haut et fort", a-t-elle déclaré.
Viviane Reding, qui mène une croisade contre les tarifs des
opérateurs télécoms, a annoncé par ailleurs son intention de les
publier sur un site internet pour stigmatiser ceux qui ne
réduiraient pas avant le 1er juillet leurs frais d'itinérance
pour les envois de messages ou les prix de gros pour la
transmission de données.
"Je prendrais tous les tarifs et j'en ferais un site Internet (...) Ainsi, tout le monde pourra voir qui n'a pas
baissé ses prix," a-t-elle dit.
"Ces prix sont une vraie vache à lait. Ils sont géants et
cela ne peut pas durer", a ajouté la commissaire. [Reuters /YLG - (Astrid Wendlandt)]
Les dirigeants des chaînes privées TF1 (Nonce Paolini), M6 (Nicolas de Tavernost) et Canal+ (Bertrand Méheut) qui ont pour leur part estimé cette taxe, "préjudiciable et illégitime", ont indiqué qu'une nouvelle taxation sur les recettes publicitaires supplémentaires des chaînes privées, ne ferait que "compenser la mauvaise gestion structurelle" de France Télévisions qui se livre à "une concurrence de plus en plus déloyale"; France Télévisions qui est du reste sous le coup d'un contôle fiscal!
A qui profite la deuxième coupure pub? @ l'Express.fr
A qui profite la deuxième coupure pub?
Vendredi 30 mai, le patron du groupe UMP à l'Assemblée Jean-François Copé, puis le ministère de la Culture annonçaient que la mise en place d'une deuxième coupure publicitaire pendant les films des chaînes privées était envisageable. Dénoncée par les auteurs, cette application d'une directive européenne pourrait rapporter 300 millions d'euros aux chaînes privées.
Chaînes privées et annonceurs. Tels seraient les grands gagnants de l'arrivée d'une deuxième coupure publicitaire dans les films de nos premières parties de soirées.
Une arrivée qu'ont dénoncé lundi 2 juin la société civile des Auteurs réalisateurs producteurs (ARP) et la Société des réalisateurs de films (SRF), opposées à la possibilité d'une deuxième coupure publicitaire. Toutes deux se disent "très inquiètes" et y voient seulement un moyen de "sauver le soldat TF1" en difficulté. "Le prix à payer est le piétinement du droit moral des auteurs, le mépris du téléspectateur et la paupérisation du service public, donc sa marginalisation", concluent elles.
Vendredi 30 mai, Jean-François Copé, le président de la commission qui planche sur le financement de France Télévisions, avait donné son aval à la mise en place d'une deuxième coupure publicitaire sur les chaînes de télévision privées. Le ministère de la Culture avait suivi, en se déclarant "favorable" à un débat sur cette question.
Cette deuxième page de pub est une application française de la directive européenne Télévision sans frontières (TSF). Une directive "plus souple" que ce qui se fait aujourd'hui en France, "où tout ce qui encadre la durée de la publicité est extrêmement strict", explique Valérie Négrier, directrice du pôle Télévision chez Aegis Media Expert, jointe par L’EXPRESS.fr.
300 millions d'euros net supplémentaires
Cette deuxième page de publicité "va amener une manne financière supplémentaire importante aux chaînes privées", selon Valérie Négrier.
Loin d'être "appauvries" comme le craignait Jean-François Copé vendredi, les télévisions privées vont donc profiter à plein de l'augmentation de leurs espaces publicitaires.
L'impact de cette seule deuxième coupure n'a pas encore été estimé, mais sa mise en place et les changements de comptabilisation dûs à la directive européenne devraient avoir un effet non négligeable. "Dans les fictions en prime time, il y aura 300 millions d'euros net supplémentaires pour les chaînes privées", affirme Valérie Négrier. Selon cette dernière, TF1 empocherait 200 millions d'euros, 80 millions iraient à M6, et 20 millions à Canal+.
Pas de hausse des tarifs
Du côté des annonceurs, cette modification va surtout permettre de nuancer les points négatifs de l'arrêt de la publicité sur les chaînes de la télévision publique.
En effet, la suppression de la publicité sur la télévision publique va rétrécir le "territoire" où les annonceurs présentent les produits, et rendre plus difficile l'accès au public spécifique à France Télévisions.
Mais c'est surtout la question des tarifs des chaînes privées qui inquiétait, comme l'explique Valérie Négrier: "Sans une augmentation des espaces publicitaires, les chaînes privées n'auraient pu absorber l'arrêt de la publicité sur France Télévisions qu'en augmentant leurs tarifs pour réguler les demandes des annonceurs." Une hausse très peu attrayante pour ces derniers.
Lundi matin en tout cas, TF1 profitait déjà de l'effet d'annonce: vers 15h30 à la Bourse, l'action prenait 1,65% à 12,93 euros, dans un marché parisien en baisse de 1,14%.
Par Bérénice Dubuc, mis à jour le 02/06/2008 à 12:29 - publié le 02/06/2008
Vendredi 30 mai, le patron du groupe UMP à l'Assemblée Jean-François Copé, puis le ministère de la Culture annonçaient que la mise en place d'une deuxième coupure publicitaire pendant les films des chaînes privées était envisageable. Dénoncée par les auteurs, cette application d'une directive européenne pourrait rapporter 300 millions d'euros aux chaînes privées.
Chaînes privées et annonceurs. Tels seraient les grands gagnants de l'arrivée d'une deuxième coupure publicitaire dans les films de nos premières parties de soirées.
Une arrivée qu'ont dénoncé lundi 2 juin la société civile des Auteurs réalisateurs producteurs (ARP) et la Société des réalisateurs de films (SRF), opposées à la possibilité d'une deuxième coupure publicitaire. Toutes deux se disent "très inquiètes" et y voient seulement un moyen de "sauver le soldat TF1" en difficulté. "Le prix à payer est le piétinement du droit moral des auteurs, le mépris du téléspectateur et la paupérisation du service public, donc sa marginalisation", concluent elles.
Vendredi 30 mai, Jean-François Copé, le président de la commission qui planche sur le financement de France Télévisions, avait donné son aval à la mise en place d'une deuxième coupure publicitaire sur les chaînes de télévision privées. Le ministère de la Culture avait suivi, en se déclarant "favorable" à un débat sur cette question.
Cette deuxième page de pub est une application française de la directive européenne Télévision sans frontières (TSF). Une directive "plus souple" que ce qui se fait aujourd'hui en France, "où tout ce qui encadre la durée de la publicité est extrêmement strict", explique Valérie Négrier, directrice du pôle Télévision chez Aegis Media Expert, jointe par L’EXPRESS.fr.
300 millions d'euros net supplémentaires
Cette deuxième page de publicité "va amener une manne financière supplémentaire importante aux chaînes privées", selon Valérie Négrier.
Loin d'être "appauvries" comme le craignait Jean-François Copé vendredi, les télévisions privées vont donc profiter à plein de l'augmentation de leurs espaces publicitaires.
L'impact de cette seule deuxième coupure n'a pas encore été estimé, mais sa mise en place et les changements de comptabilisation dûs à la directive européenne devraient avoir un effet non négligeable. "Dans les fictions en prime time, il y aura 300 millions d'euros net supplémentaires pour les chaînes privées", affirme Valérie Négrier. Selon cette dernière, TF1 empocherait 200 millions d'euros, 80 millions iraient à M6, et 20 millions à Canal+.
Pas de hausse des tarifs
Du côté des annonceurs, cette modification va surtout permettre de nuancer les points négatifs de l'arrêt de la publicité sur les chaînes de la télévision publique.
En effet, la suppression de la publicité sur la télévision publique va rétrécir le "territoire" où les annonceurs présentent les produits, et rendre plus difficile l'accès au public spécifique à France Télévisions.
Mais c'est surtout la question des tarifs des chaînes privées qui inquiétait, comme l'explique Valérie Négrier: "Sans une augmentation des espaces publicitaires, les chaînes privées n'auraient pu absorber l'arrêt de la publicité sur France Télévisions qu'en augmentant leurs tarifs pour réguler les demandes des annonceurs." Une hausse très peu attrayante pour ces derniers.
Lundi matin en tout cas, TF1 profitait déjà de l'effet d'annonce: vers 15h30 à la Bourse, l'action prenait 1,65% à 12,93 euros, dans un marché parisien en baisse de 1,14%.
Par Bérénice Dubuc, mis à jour le 02/06/2008 à 12:29 - publié le 02/06/2008
Le 5 juin 2008, élections professionnelles sur France 2.
TF1, M6 et Canal+ dénoncent une "mauvaise gestion structurelle" de France Télévisions
S'opposant à tout projet de taxation pour compenser la suppression de la publicité sur France Télévisions, les dirigeants de TF1, M6 et Canal+ ont envoyé une lettre commune de protestation il y a quelques jours à Jean-François Copé, président de la commission sur l'audiovisuel public, avec copies au Premier ministre François Fillon et à la ministre de la Culture Christine Albanel. Canal+ a confirmé les informations parues dans les Echos d'hier, selon lesquelles une taxation sur les recettes publicitaires supplémentaires des chaînes privées, évoquée par la commission Copé, aurait "stupéfait" les dirigeants de TF1 (Nonce Paolini), M6 (Nicolas de Tavernost) et Canal+ (Bertrand Méheut), estimant que cette taxe, "préjudiciable et illégitime", ne ferait que "compenser la mauvaise gestion structurelle" de France Télévisions qui se livre à "une concurrence de plus en plus déloyale".
CBNews
CBNews
lundi 2 juin 2008
France Télévisions sous le coup d'un contrôle fiscal
En pleine incertitude sur ses perspectives de financement, après la suppression de la publicité annoncée pour l'an prochain sur ses écrans, le groupe France Télévisions va également faire l'objet d'un contrôle fiscal.
Le périmètre du contrôle concernerait la holding France Télévisions, les chaînes France 2 et France 3, leurs filiales cinéma, la régie publicitaire (France Télévisions Publicité) et la filiale interactive (France Télévisions Interactive).
France Télévisions et plusieurs sociétés du groupe vont faire l'objet d'un contrôle fiscal ce mois-ci, selon nos informations. Le périmètre du contrôle concernerait la holding France Télévisions, les chaînes France 2 et France 3, leurs filiales cinéma, la régie publicitaire (France Télévisions Publicité) et la filiale interactive (France Télévisions Interactive). La direction du holding France Télévisions confirme être informée de l'imminence d'un contrôle mais affirme n'avoir pas encore reçu de notification formelle concernant le contrôle des comptes de la holding.
Dans l'une des filiales au moins, les inspecteurs de la DVNI (Direction des vérifications nationales et internationales), service des impôts chargée du contrôle fiscal des grandes entreprises ou groupes de sociétés de dimension nationale et internationale, seraient attendus le 13 juin à 14h pour une première réunion. Un mail interne daté du 23 mai, sur l'arrivée d'une brigade de contrôle, préciserait que "compte tenu des reports déficitaires et de l'ancienneté de leur dernier passage, nous pouvons considérer que l'ensemble des exercices, depuis la création du groupe [en 2000], sont ouverts". La Tribune n'a pas eu communication de ce mail mais seulement une lecture orale.
En parallèle, la Cour des Comptes procède à un audit du groupe public, pour réactualiser son dernier rapport, datant de 2005, et voir si ses préconisations avaient été suivies d'effet.
Dans le contexte où le financement de France Télévisions est remis en cause par l'annonce du chef de l'Etat de supprimer la publicité sur ses écrans, et où l'entreprise n'a plus de visibilité sur les années à venir, la direction de France Télévisions ne veut pas voir dans ce contrôle fiscal une mesure d'intimidation supplémentaire. Elle estime qu'il s'agit d'une procédure "normale et périodique", concernant une entreprise qui après avoir connu plusieurs exercices déficitaires est redevenue contribuable depuis 2006, pour des montants d'impôts d'une quinzaine de millions d'euros.
Pour 2008, compte tenu du déficit d'exploitation attendu, France Télévisions va reconstituer un passif fiscal. D'où peut être l'intérêt des impôts à avoir une vision consolidée du passé ?
Isabelle Repiton
Le périmètre du contrôle concernerait la holding France Télévisions, les chaînes France 2 et France 3, leurs filiales cinéma, la régie publicitaire (France Télévisions Publicité) et la filiale interactive (France Télévisions Interactive).
France Télévisions et plusieurs sociétés du groupe vont faire l'objet d'un contrôle fiscal ce mois-ci, selon nos informations. Le périmètre du contrôle concernerait la holding France Télévisions, les chaînes France 2 et France 3, leurs filiales cinéma, la régie publicitaire (France Télévisions Publicité) et la filiale interactive (France Télévisions Interactive). La direction du holding France Télévisions confirme être informée de l'imminence d'un contrôle mais affirme n'avoir pas encore reçu de notification formelle concernant le contrôle des comptes de la holding.
Dans l'une des filiales au moins, les inspecteurs de la DVNI (Direction des vérifications nationales et internationales), service des impôts chargée du contrôle fiscal des grandes entreprises ou groupes de sociétés de dimension nationale et internationale, seraient attendus le 13 juin à 14h pour une première réunion. Un mail interne daté du 23 mai, sur l'arrivée d'une brigade de contrôle, préciserait que "compte tenu des reports déficitaires et de l'ancienneté de leur dernier passage, nous pouvons considérer que l'ensemble des exercices, depuis la création du groupe [en 2000], sont ouverts". La Tribune n'a pas eu communication de ce mail mais seulement une lecture orale.
En parallèle, la Cour des Comptes procède à un audit du groupe public, pour réactualiser son dernier rapport, datant de 2005, et voir si ses préconisations avaient été suivies d'effet.
Dans le contexte où le financement de France Télévisions est remis en cause par l'annonce du chef de l'Etat de supprimer la publicité sur ses écrans, et où l'entreprise n'a plus de visibilité sur les années à venir, la direction de France Télévisions ne veut pas voir dans ce contrôle fiscal une mesure d'intimidation supplémentaire. Elle estime qu'il s'agit d'une procédure "normale et périodique", concernant une entreprise qui après avoir connu plusieurs exercices déficitaires est redevenue contribuable depuis 2006, pour des montants d'impôts d'une quinzaine de millions d'euros.
Pour 2008, compte tenu du déficit d'exploitation attendu, France Télévisions va reconstituer un passif fiscal. D'où peut être l'intérêt des impôts à avoir une vision consolidée du passé ?
Isabelle Repiton
Salaires à Europe 1 – Europe News - LAM : Sortir du cercle vicieux
La DRH de l’UES d’Europe 1 a reçu le 21 mai dernier les délégués syndicaux pour leur faire part de la réponse de la direction aux demandes d’augmentation qu’ils avaient présentées le 16 avril au titre des trois sociétés de l’UES (Europe 1, Europe News, LAM).
C’est une fin de non recevoir à la revendication principale d’une augmentation générale de 2,5% des salaires en 2008, avec un minimum de 100 euros bruts, revendication pourtant inférieure au rythme annuel de la hausse des prix actuellement constaté par l’Insee (autour de 3%).
A ce stade, la direction exclut cette année encore toute augmentation générale en bonne et due forme. Elle estime que les quelques augmentations individuelles accordées en mars avec effet rétroactif au 1er janvier, ainsi que les mesures de rattrapage pour les salariés bénéficiant d’un barème professionnel (journalistes) sont un solde de tout compte pour l’année.
Les délégués rappellent d’abord que l’entreprise reste très profitable malgré la morosité de la conjoncture. Ils soulignent que les salariés prennent une grande part de l’effort de productivité entrepris. Ils regrettent que la direction n’ait pas tiré les leçons des tensions sociales qui ont marqué l’ensemble de l’année dernière.
Dans leur esprit, l’accord salarial conclu pour 2007, devait marquer le début d’un nouvel élan contractuel. A défaut, ils redoutent que s’enclenche à nouveau le cercle vicieux dont ils espéraient sortir : amputations de pouvoir d’achat, démotivation des salariés, détérioration du climat social, et in fine rattrapages en rase campagne qui ne font que réparer les injustices les plus criantes sans effet durable sur la dynamique d’entreprise.
Ils soulignent qu’à terme, si rien n’est possible sans rapport de forces, le risque est que s’installe durablement une culture du conflit dont l’UES était jusque-là relativement préservée.
Ils s’étonnent en outre qu’il y ait deux poids, deux mesures dans le groupe puisque contrairement à ce qui se présente pour l’UES Europe 1, une augmentation générale a d’ores et déjà été accordée aux salariés du pôle HFM (de 110 euros bruts pour les tranches de salaires les plus basses à 80 euros bruts pour les tranches supérieures). Cette disparité de traitement est d’autant plus inacceptable qu’Europe 1 et HFM ont mis en place des services communs. Comment la direction peut-elle justifier le fait que des salariés qui travaillent ensemble ne soient pas logés à la même enseigne sur le plan salarial ?
Les délégués syndicaux renouvellent plus que jamais leur demande d’une mesure salariale de portée générale pour 2008 et vous appellent à vous mobiliser sur cet argumentaire de bon sens dans une entreprise prospère et moderne, pour faire en sorte que la direction revienne vers eux le 12 juin prochain avec des réponses à la hauteur de l’enjeu.
Paris, le 27 mai 2008
C’est une fin de non recevoir à la revendication principale d’une augmentation générale de 2,5% des salaires en 2008, avec un minimum de 100 euros bruts, revendication pourtant inférieure au rythme annuel de la hausse des prix actuellement constaté par l’Insee (autour de 3%).
A ce stade, la direction exclut cette année encore toute augmentation générale en bonne et due forme. Elle estime que les quelques augmentations individuelles accordées en mars avec effet rétroactif au 1er janvier, ainsi que les mesures de rattrapage pour les salariés bénéficiant d’un barème professionnel (journalistes) sont un solde de tout compte pour l’année.
Les délégués rappellent d’abord que l’entreprise reste très profitable malgré la morosité de la conjoncture. Ils soulignent que les salariés prennent une grande part de l’effort de productivité entrepris. Ils regrettent que la direction n’ait pas tiré les leçons des tensions sociales qui ont marqué l’ensemble de l’année dernière.
Dans leur esprit, l’accord salarial conclu pour 2007, devait marquer le début d’un nouvel élan contractuel. A défaut, ils redoutent que s’enclenche à nouveau le cercle vicieux dont ils espéraient sortir : amputations de pouvoir d’achat, démotivation des salariés, détérioration du climat social, et in fine rattrapages en rase campagne qui ne font que réparer les injustices les plus criantes sans effet durable sur la dynamique d’entreprise.
Ils soulignent qu’à terme, si rien n’est possible sans rapport de forces, le risque est que s’installe durablement une culture du conflit dont l’UES était jusque-là relativement préservée.
Ils s’étonnent en outre qu’il y ait deux poids, deux mesures dans le groupe puisque contrairement à ce qui se présente pour l’UES Europe 1, une augmentation générale a d’ores et déjà été accordée aux salariés du pôle HFM (de 110 euros bruts pour les tranches de salaires les plus basses à 80 euros bruts pour les tranches supérieures). Cette disparité de traitement est d’autant plus inacceptable qu’Europe 1 et HFM ont mis en place des services communs. Comment la direction peut-elle justifier le fait que des salariés qui travaillent ensemble ne soient pas logés à la même enseigne sur le plan salarial ?
Les délégués syndicaux renouvellent plus que jamais leur demande d’une mesure salariale de portée générale pour 2008 et vous appellent à vous mobiliser sur cet argumentaire de bon sens dans une entreprise prospère et moderne, pour faire en sorte que la direction revienne vers eux le 12 juin prochain avec des réponses à la hauteur de l’enjeu.
Paris, le 27 mai 2008
vendredi 30 mai 2008
Jean-François Copé avocat du privé…
Jean-François Copé, maire de Meaux et président de la Communauté d'agglomération, député de Seine-et-Marne et président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, actuel président de la commission audiovisuelle qui porte son nom et qui planche sur le financement de France Télévisions suite à la suppression de la publicité, mais surtout depuis l’an dernier avocat du cabinet d’affaires Gide Loyrette et Nouel, s'est déclaré ce vendredi 30 mai sur Europe : "tout a fait favorable à l'instauration d'une deuxième coupure publicitaire dans les programmes des chaînes privées. On n'en a pas encore parlé dans la commission mais j’y suis favorable".
Jean-François Copé, a même ajouté, comble du cynisme : "Il n'est pas question que les télévisions privées soient appauvries, si on n'augmente pas les espaces publicitaires pour accueillir la publicité supprimée sur la télévision publique ".
C’est donc l’avis de Jean-François Copé qui pour l’occasion se fait l’avocat du privé. La mascarade va-t-elle durer encore longtemps ?
Selon le président-avocat, il n’est donc pas question que les télévisions privées s’appauvrissent du fait de l’annonce de la suppression de la pub !Faut-il se pincer ? Le rêve et en l’occurrence, il s’agit là d’un cauchemar, va-t-il se terminer ?
Donc si l’on en croit l’avis du président de la commission éponyme qui vole au secours du privé, l’annonce en janvier 2008 faite par Nicolas Sarkozy chef de l’État sur l’éventuelle suppression de la pub sur les télés publiques devrait appauvrir les télés privées qui franchement n’avaient pas besoin de cela !!! Quand même cette télé publique qui risque d’appauvrir le privé, c’est ballot, non ?
Avec un tel discours isolé puisqu’il semble bien qu’après les députés socialistes et parlementaires de « gauche » ce soit, à présent les producteurs qui menacent de quitter la commission Copé, quelle crédibilité peut bien encore avoir cette commission où la mission première celle de rechercher des pistes de financement pour la télé publique, tout d’abord dévoyée en bureau d’enregistrement de la « réforme » Carolis avec son projet de charte et de chantiers hors la loi élaboré avec l’aide du cabinet Gide Loyrette et Nouel et qui déboucherait, à présent, en ardent plaidoyer pour les télés privées dont TF1 rappelons-le est leader.
Dès lors, il est grand temps que l’avocat-président rende public le rapport de 13 pages que TF1 a adressé à la commission sur ce que doit devenir le service public audiovisuel sans financement publicitaire et surtout quels devront en être les contenus.
Il faut bien se rendre à l’évidence, qu’est-ce que c’est que cette télé publique qui appauvrit la concurrence privée ?
C’est par conséquent pour éviter cela que le président-avocat de la commission s’exprime seul mais engage la commission toute entière. C’est pour cela qu’il préconise que l'application de la directive Télévision sans frontières soit élargie sur ces sujets de publicité avant la suppression de la publicité à la télé publique et que donc "la seconde coupure publicitaire pour les chaînes privées puisse être inscrite dans le projet de loi audiovisuel à l'automne".Que c’est bête quand même que personne n’ait imaginé (sauf Jean-François) que cette 2ème coupure - l'article 73 de la loi de 1986 sur l'audiovisuel n’autorise pour l’instant qu’une seule coupure dans les fictions de 90 minutes et les films – puisse renforcer la compétitivité, le développement de la programmation d'œuvres audiovisuelles à la télévision et agir comme un levier pour augmenter justement leur programmation à la télé (privée, cela va sans dire !) ".
C’est quand même un peu idiot de ne pas avoir imaginé que pendant que TF1 et M6 allaient engranger des millions et des millions d’euros supplémentaires du fait de « l’arrivée massive de publicitaires en manque d’écrans » - la taxation des recettes publicitaires supplémentaires ainsi récupérée, taxe "très faible de l'ordre de 0,5%" dont la collecte serait de l'ordre de 80 millions d'euros [environ 0,5% du total, c'est-à-dire environ un gain pour le privé de quelques 1,5 - 1,6 milliards d’euros de recettes supplémentaires pour le privé voire plus] qui serait une « aubaine » notamment pour l’INA qui pourrait ainsi financer ses travaux sur les droits de la mémoire audiovisuelle. Encore une fois, comment personne n’avait-il imaginé avant que les 1,5/1,6 milliards supplémentaires au privé permettraient à l’INA d’assurer une partie de ses missions.
Puisque >"L'essentiel" pour le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, avocat pour le cabinet Gide Loyrette et Nouel, étant "de faire entrer dans ce club de la télévision", les fournisseurs d'accès internet et de téléphonie mobile "qui font un chiffre d'affaires extrêmement important" [et donc de plébisciter la démarche télévisuelle de la filiale de France Télécom : Orange, anciennement financée intégralement par les contribuables français mais qui, avec le chiffre d’affaire qu’on connait, ne devrait sans doute pas immédiatement s’appauvrir( !)], pourquoi imaginer quelque arrière pensée que ce soit.
Quant aux éventuels surcoûts du fait de cette nouvelle taxe dans le secteur précité que « Bruxelles et Viviane Reding commissaire européenne, responsable de l'éducation et de la culture sont prêts à légitimer sans sourciller », puisque que JF Copé qui en évoque la faiblesse en raison de la forte concurrence, affirme que « les consommateurs n'auraient pas à subir d'augmentation de prix ni de perte de pouvoir d’achat, la concurrence prévalant dans ce secteur étant extrêmement forte », nous voila rassurés.
Au risque donc de flinguer le fragile équilibre qui s’était instauré entre public et privé, Jean-François Copé président-avocat qui fait le maximum pour empêcher l'implosion de sa commission et tente de faire croire que les rangs se resserrent autour de lui, met donc ses « talents » d’avocat au service du plus faible : le privé.
Alors si le président-avocat qui s’imagine peut-être Secrétaire d’État à la Communication (pour service rendu) a en plus le soutien de la Ministre qui déclare quelques minutes après ‘l’intreview de JF Copé sur Europe 1 "Même si à ce stade nous ne faisons aucun commentaire sur le principe même de cette coupure publicitaire parce que nous voulons notamment débattre de son
opportunité avec les auteurs des films et fictions, qui veulent que l'on
préserve l'intégrité de leurs œuvres ; cette seconde coupure pourrait
renforcer la compétitivité, le développement de la programmation d'œuvres
audiovisuelles à la télévision et agir comme un levier pour augmenter la
programmation de ces œuvres" que dire de plus ?
Enfin, il est probable qu’avant même que ne soient rendues publiques les conclusions de la commission Copé, avant même que ce dernier n’ait réuni les amis de son club politique « Génération France » au Concorde Lafayette le 18 juin (jour de l’appel) pour une fiesta dînatoire à thème « l'avenir de la Télévision Publique et la place des médias dans notre société », les décisions prises seront les suivantes :
• Pas de pub après 20h sur la télé publique
• Une nouvelle taxe sur la « concurrence » audiovisuelle et/ou sur la « toile », où l’on fait comme si l’accord de Bruxelles était déjà tombé
• Et des mécanismes de compensation du fait de ce manque de recettes publicitaires, qui s’ils ne garantissent pas la pérennité du service public, représentent déjà un effort significatif
Ainsi, elle devrait être sauvée cette pauvre télé publique qui « saigne à blanc » la concurrence privée !
30 mai 2008
Jean-François Copé, a même ajouté, comble du cynisme : "Il n'est pas question que les télévisions privées soient appauvries, si on n'augmente pas les espaces publicitaires pour accueillir la publicité supprimée sur la télévision publique ".
C’est donc l’avis de Jean-François Copé qui pour l’occasion se fait l’avocat du privé. La mascarade va-t-elle durer encore longtemps ?
Selon le président-avocat, il n’est donc pas question que les télévisions privées s’appauvrissent du fait de l’annonce de la suppression de la pub !Faut-il se pincer ? Le rêve et en l’occurrence, il s’agit là d’un cauchemar, va-t-il se terminer ?
Donc si l’on en croit l’avis du président de la commission éponyme qui vole au secours du privé, l’annonce en janvier 2008 faite par Nicolas Sarkozy chef de l’État sur l’éventuelle suppression de la pub sur les télés publiques devrait appauvrir les télés privées qui franchement n’avaient pas besoin de cela !!! Quand même cette télé publique qui risque d’appauvrir le privé, c’est ballot, non ?
Avec un tel discours isolé puisqu’il semble bien qu’après les députés socialistes et parlementaires de « gauche » ce soit, à présent les producteurs qui menacent de quitter la commission Copé, quelle crédibilité peut bien encore avoir cette commission où la mission première celle de rechercher des pistes de financement pour la télé publique, tout d’abord dévoyée en bureau d’enregistrement de la « réforme » Carolis avec son projet de charte et de chantiers hors la loi élaboré avec l’aide du cabinet Gide Loyrette et Nouel et qui déboucherait, à présent, en ardent plaidoyer pour les télés privées dont TF1 rappelons-le est leader.
Dès lors, il est grand temps que l’avocat-président rende public le rapport de 13 pages que TF1 a adressé à la commission sur ce que doit devenir le service public audiovisuel sans financement publicitaire et surtout quels devront en être les contenus.
Il faut bien se rendre à l’évidence, qu’est-ce que c’est que cette télé publique qui appauvrit la concurrence privée ?
C’est par conséquent pour éviter cela que le président-avocat de la commission s’exprime seul mais engage la commission toute entière. C’est pour cela qu’il préconise que l'application de la directive Télévision sans frontières soit élargie sur ces sujets de publicité avant la suppression de la publicité à la télé publique et que donc "la seconde coupure publicitaire pour les chaînes privées puisse être inscrite dans le projet de loi audiovisuel à l'automne".Que c’est bête quand même que personne n’ait imaginé (sauf Jean-François) que cette 2ème coupure - l'article 73 de la loi de 1986 sur l'audiovisuel n’autorise pour l’instant qu’une seule coupure dans les fictions de 90 minutes et les films – puisse renforcer la compétitivité, le développement de la programmation d'œuvres audiovisuelles à la télévision et agir comme un levier pour augmenter justement leur programmation à la télé (privée, cela va sans dire !) ".
C’est quand même un peu idiot de ne pas avoir imaginé que pendant que TF1 et M6 allaient engranger des millions et des millions d’euros supplémentaires du fait de « l’arrivée massive de publicitaires en manque d’écrans » - la taxation des recettes publicitaires supplémentaires ainsi récupérée, taxe "très faible de l'ordre de 0,5%" dont la collecte serait de l'ordre de 80 millions d'euros [environ 0,5% du total, c'est-à-dire environ un gain pour le privé de quelques 1,5 - 1,6 milliards d’euros de recettes supplémentaires pour le privé voire plus] qui serait une « aubaine » notamment pour l’INA qui pourrait ainsi financer ses travaux sur les droits de la mémoire audiovisuelle. Encore une fois, comment personne n’avait-il imaginé avant que les 1,5/1,6 milliards supplémentaires au privé permettraient à l’INA d’assurer une partie de ses missions.
Puisque >"L'essentiel" pour le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, avocat pour le cabinet Gide Loyrette et Nouel, étant "de faire entrer dans ce club de la télévision", les fournisseurs d'accès internet et de téléphonie mobile "qui font un chiffre d'affaires extrêmement important" [et donc de plébisciter la démarche télévisuelle de la filiale de France Télécom : Orange, anciennement financée intégralement par les contribuables français mais qui, avec le chiffre d’affaire qu’on connait, ne devrait sans doute pas immédiatement s’appauvrir( !)], pourquoi imaginer quelque arrière pensée que ce soit.
Quant aux éventuels surcoûts du fait de cette nouvelle taxe dans le secteur précité que « Bruxelles et Viviane Reding commissaire européenne, responsable de l'éducation et de la culture sont prêts à légitimer sans sourciller », puisque que JF Copé qui en évoque la faiblesse en raison de la forte concurrence, affirme que « les consommateurs n'auraient pas à subir d'augmentation de prix ni de perte de pouvoir d’achat, la concurrence prévalant dans ce secteur étant extrêmement forte », nous voila rassurés.
Au risque donc de flinguer le fragile équilibre qui s’était instauré entre public et privé, Jean-François Copé président-avocat qui fait le maximum pour empêcher l'implosion de sa commission et tente de faire croire que les rangs se resserrent autour de lui, met donc ses « talents » d’avocat au service du plus faible : le privé.
Alors si le président-avocat qui s’imagine peut-être Secrétaire d’État à la Communication (pour service rendu) a en plus le soutien de la Ministre qui déclare quelques minutes après ‘l’intreview de JF Copé sur Europe 1 "Même si à ce stade nous ne faisons aucun commentaire sur le principe même de cette coupure publicitaire parce que nous voulons notamment débattre de son
opportunité avec les auteurs des films et fictions, qui veulent que l'on
préserve l'intégrité de leurs œuvres ; cette seconde coupure pourrait
renforcer la compétitivité, le développement de la programmation d'œuvres
audiovisuelles à la télévision et agir comme un levier pour augmenter la
programmation de ces œuvres" que dire de plus ?
Enfin, il est probable qu’avant même que ne soient rendues publiques les conclusions de la commission Copé, avant même que ce dernier n’ait réuni les amis de son club politique « Génération France » au Concorde Lafayette le 18 juin (jour de l’appel) pour une fiesta dînatoire à thème « l'avenir de la Télévision Publique et la place des médias dans notre société », les décisions prises seront les suivantes :
• Pas de pub après 20h sur la télé publique
• Une nouvelle taxe sur la « concurrence » audiovisuelle et/ou sur la « toile », où l’on fait comme si l’accord de Bruxelles était déjà tombé
• Et des mécanismes de compensation du fait de ce manque de recettes publicitaires, qui s’ils ne garantissent pas la pérennité du service public, représentent déjà un effort significatif
Ainsi, elle devrait être sauvée cette pauvre télé publique qui « saigne à blanc » la concurrence privée !
30 mai 2008
jeudi 29 mai 2008
la SACD et la SCAM, se sont dites "abasourdies" par les déclarations Copé
La SACD et la SCAM, se sont dites "abasourdies" par les déclarations de M. Copé et le point de vue du ministère de la Culture sur le seconde coupure publicitaire, nouvelle manne pour les télés privées qu'ils proposent.
Cette position "lève le voile sur les véritables intentions de la réforme en cours selon les sociétés d'auteurs.
PARIS, 30 mai 2008 (AFP) - La publicité, bientôt radiée des chaînes publiques, pourrait bénéficier sur les chaînes privées d'une deuxième coupure pendant les films et les fictions longues, selon un projet qui devrait être discuté par le Parlement à l'automne.
C'est Jean-François Copé, président de la commission qui planche sur le financement de France Télévisions après la suppression de la publicité, qui a jeté vendredi matin le pavé dans la mare.
Actuellement, l'article 73 de la loi de 1986 sur l'audiovisuel autorise une seule coupure dans les films et les fictions de 90 minutes.
Interrogé sur Europe 1 sur l'éventualité d'une deuxième coupure publicitaire M. Copé a répondu: "J'y suis tout à fait favorable, on n'en a pas encore parlé dans la commission".
L'arrêt de la pub dans l'audiovisuel public doit logiquement entraîner un report des annonceurs vers les chaînes privées.
"Il n'est pas question que les télévisions privées soient appauvries, si on n'augmente pas les espaces publicitaires pour accueillir la publicité supprimée", a justifié M. Copé, suscitant immédiatement l'étonnement de plusieurs associations de professionnels.
Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale s'est dit "même favorable à ce que l'application de la directive Télévision sans frontières soit élargie sur ces sujets de publicité, avant la suppression de la publicité à la télé publique".
Cette suppression doit entrer en vigueur par étapes à partir de septembre 2009.
Fin 2007, le Parlement européen a approuvé une nouvelle version de cette directive, pierre angulaire de la réglementation de l'audiovisuel européen, qui assouplit notamment les règles de diffusion de la publicité.
TF1 et M6, premières concernées par l'arrivée possible de cette nouvelle manne publicitaire, se sont refusées à tout commentaire.
La proposition de M. Copé a rencontré un écho positif au ministère de la Culture favorable à un débat sur le sujet "dans le projet de loi audiovisuel de l'automne". Cette loi entérinera la réforme de France Télévisions après la suppression de la publicité.
"A ce stade, nous ne faisons aucun commentaire sur le principe même de cette coupure publicitaire, parce que nous voulons notamment débattre de son opportunité avec les auteurs des films et fictions, qui veulent que l'on préserve l'intégrité de leurs oeuvres", a-t-on souligné au ministère.
Une deuxième coupure "pourrait renforcer la compétitivité, le développement de la programmation d'oeuvres audiovisuelles à la télévision. Cela agirait comme un levier pour augmenter la programmation de ces oeuvres", toujours selon le ministère.
Du côté des auteurs, les réactions sont vives. Les deux principales sociétés d'auteurs, la SACD et la SCAM, se sont dites "abasourdies" par les déclarations de M. Copé et le point de vue du ministère de la Culture.
Cette position "lève le voile sur les véritables intentions de la réforme en cours: favoriser le marché de la télévision commerciale, quitte à fragiliser, voire à démanteler le service public", ont jugé la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) et la Société civile des Auteurs multimédia (SCAM).
"L'instauration d'une seconde coupure publicitaire (...) se ferait au détriment de l'intégrité des oeuvres et du droit moral des auteurs, et au mépris des télespectateurs et du public", ont-elles assuré.
Les recettes engendrées par cette seconde coupure publicitaire et un nouveau mode de calcul de la durée maximale de pub par heure seraient de 300 millions d'euros net, selon Valérie Négrier, directrice du pôle TV chez Aegis Média Expert (groupe d'achat d'espaces publicitaires britannique).
Par Marie-Dominique FOLLAIN
Mdf/bb/bfr
Cette position "lève le voile sur les véritables intentions de la réforme en cours selon les sociétés d'auteurs.
PARIS, 30 mai 2008 (AFP) - La publicité, bientôt radiée des chaînes publiques, pourrait bénéficier sur les chaînes privées d'une deuxième coupure pendant les films et les fictions longues, selon un projet qui devrait être discuté par le Parlement à l'automne.
C'est Jean-François Copé, président de la commission qui planche sur le financement de France Télévisions après la suppression de la publicité, qui a jeté vendredi matin le pavé dans la mare.
Actuellement, l'article 73 de la loi de 1986 sur l'audiovisuel autorise une seule coupure dans les films et les fictions de 90 minutes.
Interrogé sur Europe 1 sur l'éventualité d'une deuxième coupure publicitaire M. Copé a répondu: "J'y suis tout à fait favorable, on n'en a pas encore parlé dans la commission".
L'arrêt de la pub dans l'audiovisuel public doit logiquement entraîner un report des annonceurs vers les chaînes privées.
"Il n'est pas question que les télévisions privées soient appauvries, si on n'augmente pas les espaces publicitaires pour accueillir la publicité supprimée", a justifié M. Copé, suscitant immédiatement l'étonnement de plusieurs associations de professionnels.
Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale s'est dit "même favorable à ce que l'application de la directive Télévision sans frontières soit élargie sur ces sujets de publicité, avant la suppression de la publicité à la télé publique".
Cette suppression doit entrer en vigueur par étapes à partir de septembre 2009.
Fin 2007, le Parlement européen a approuvé une nouvelle version de cette directive, pierre angulaire de la réglementation de l'audiovisuel européen, qui assouplit notamment les règles de diffusion de la publicité.
TF1 et M6, premières concernées par l'arrivée possible de cette nouvelle manne publicitaire, se sont refusées à tout commentaire.
La proposition de M. Copé a rencontré un écho positif au ministère de la Culture favorable à un débat sur le sujet "dans le projet de loi audiovisuel de l'automne". Cette loi entérinera la réforme de France Télévisions après la suppression de la publicité.
"A ce stade, nous ne faisons aucun commentaire sur le principe même de cette coupure publicitaire, parce que nous voulons notamment débattre de son opportunité avec les auteurs des films et fictions, qui veulent que l'on préserve l'intégrité de leurs oeuvres", a-t-on souligné au ministère.
Une deuxième coupure "pourrait renforcer la compétitivité, le développement de la programmation d'oeuvres audiovisuelles à la télévision. Cela agirait comme un levier pour augmenter la programmation de ces oeuvres", toujours selon le ministère.
Du côté des auteurs, les réactions sont vives. Les deux principales sociétés d'auteurs, la SACD et la SCAM, se sont dites "abasourdies" par les déclarations de M. Copé et le point de vue du ministère de la Culture.
Cette position "lève le voile sur les véritables intentions de la réforme en cours: favoriser le marché de la télévision commerciale, quitte à fragiliser, voire à démanteler le service public", ont jugé la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) et la Société civile des Auteurs multimédia (SCAM).
"L'instauration d'une seconde coupure publicitaire (...) se ferait au détriment de l'intégrité des oeuvres et du droit moral des auteurs, et au mépris des télespectateurs et du public", ont-elles assuré.
Les recettes engendrées par cette seconde coupure publicitaire et un nouveau mode de calcul de la durée maximale de pub par heure seraient de 300 millions d'euros net, selon Valérie Négrier, directrice du pôle TV chez Aegis Média Expert (groupe d'achat d'espaces publicitaires britannique).
Par Marie-Dominique FOLLAIN
Mdf/bb/bfr
Et si la "commission Copé" – enfin ce qu’il devrait en rester – n’avait plus pour finalité que faire passer la réforme Carolis?
Et si la "commission Copé" – enfin ce qu’il devrait en rester – n’avait plus pour finalité que faire passer la charte hors la loi élaborée pour France Télévisions par le cabinet d’avocats Gide Loyrette et Nouel !?
Le 13/09/2007, "Capital.fr" publiait un article intitulé : " Jean-François Copé intègre le cabinet d’avocats Gide Loyrette et Nouel" . Le site web du mensuel écrivait notamment " Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, vient de rejoindre en tant que collaborateur l’un des plus importants cabinets d’avocats d’affaires français: Gide Loyrette et Nouel."
Précisant que " Jean-François Copé, avait prêté serment au mois de mai devant la Cour d'appel de Paris, en présence du bâtonnier, Yves Repiquet".
L’article ajoutait "Récemment présenté à ses associés, Jean-François Copé qui y travaillera à temps partiel, le vendredi et le samedi, devrait mettre son important carnet d’adresses au service de certains dossiers clés de ce cabinet international, qui est notamment le conseil... de l'Etat dans le projet de fusion entre GDF et Suez. "
Qu’est-ce qui avait bien pu pousser, son nouvel employeur, à cette embauche ?
Quels bénéfices escomptait-il tirer de cette collaboration avec le président du groupe majoritaire à l’Assemblé Nationale ? Pour éviter tout risque de conflit d'intérêt, sur quels types de dossiers - donc pas en rapport avec l'État – sur quels types de dossiers, le maire de Meaux et président de la Communauté d'agglomération, le député de Seine-et-Marne et président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, et l’actuel mais alors futur président de la commission audiovisuelle qui porte son nom, allait-il intervenir ?
D’autant que "mettre son important carnet d’adresses au service de certains dossiers clés de ce cabinet international ", déontologiquement il ne pouvait en être question !
Pas plus, le nouvel entrant, ne pouvait-il justement utiliser ses relations pour faire aboutir tel ou tel dossier dans lequel était impliqué le cabinet d’avocats pour lequel il collaborait !
Si en septembre 2007, l’information est reprise alors par plusieurs titres de Presse, personne ne s’interroge vraiment, sur le fait que ce cabinet d’avocats de renom, l'un des plus importants en France (environ 650 avocats dans 21 bureaux répartis sur les 5 continents) engage ainsi cet avocat « novice » puisque qu’il n'a prêté serment qu'en mai 2007 ?
Prêter serment devant le bâtonnier, c'est-à-dire que JF Copé a répondu "Je le jure" à l'injonction "d'exercer ses futures fonctions avec "dignité, conscience, indépendance, probité et humanité", selon le texte du serment de l'ordre des avocats et surtout avec "toute la déontologie qui s’impose pour l’exercice de la fonction".
Alors oui, le 651ème et quelques, avocat dudit cabinet, avait eu beau prêter serment "jurer, cracher, qu’il n'allait pas s'occuper d'affaires en rapport avec l'État" comme s’en était, à l’époque, défendu son entourage à l'annonce de la nouvelle, personne n’imaginait ensuite ce qui allait se passer dans les premiers mois de janvier 2008.
L’avocat d’affaire, entre autres président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale allait être nommé président de la commission audiovisuelle sur « l’avenir de la télé publique » qui porte son nom.
Alors même que celui, vraisemblablement désœuvré en tout cas voire pas assez occupé avec toutes ses charges et mandats politiques obtenus grâce au suffrage des électeurs, avait juré de ne pas s'occuper d'affaires en rapport avec l'État, le voila qui acceptait de s’occuper d’une commission sur un holding : France télévisions dont l’État est propriétaire à 100%.
Adieu pauvre Perrette, veau, vache, cochon, couvée et adieu serment d’indépendance, de conscience, d’indépendance, de probité et autre principe déontologique de non mélange des genres !
Que le cabinet Gide Loyrette et Nouel qui l’emploie "travaille avec France Télévisions depuis douze ans", ne semble pas émouvoir outre mesure le prestigieux salarié !
Que le cabinet Gide Loyrette et Nouel ait donc aidé à élaborer le "projet de disposition législative" de France Télévisions, commandé par son PDG, Patrick de Carolis, dans le soi-disant objectif de répondre aux exigences de la lettre adressée à ce sujet par le Président de la République à la ministre de la Culture et de la Communication, ne semble pas plus le troubler.
Que Le canard enchaîné du 3 octobre 2007, révélât l'existence d’un projet de «charte organisationnelle» dite de gouvernance que Patrick de Carolis tente de mettre en œuvre à marche forcée–contrevenant par parenthèses à la loi audiovisuelle d’août 2000 en ce qu’elle consacrait, entre autres, la séparation des pouvoirs entre le holding et les chaînes- projet qui aurait dû rester secret sans le journal satirique mais projet dont le cabinet Gide Loyrette et Nouel avait été chargé et dont la CGC Médias dénonce depuis des mois et des mois l’illégalité, cela ne suffisait apparemment pas à faire s’interroger son nouvel avocat sur l’évidente nécessité qu’il y avait à ne pas prendre ce dossier et à s’en déporter.
C’est certain, JF Copé ne pouvait être concerné. Ce dossier, le cabinet Gide Loyrette et Nouel l’avait accepté avant qu’il ne le rejoignit officiellement. Tout comme le dossier de la fusion GDF/Suez pour lequel le cabinet Gide Loyrette et Nouel avait aussi été conseil avant que JFCopé ne rejoigne ses rangs.
Le plus grand des hasards qui a fait que le directeur délégué de France Télévisions auprès du président Carolis, en charge de la stratégie, de l’innovation et de la communication, soit l’ex-directeur-adjoint du cabinet de Jean-François alors ministre du Budget, et "ami du député-maire de Meaux" ne devait en rien laisser supposer quoi que ce soit.
Le monde étant toujours très petit, que deux autres anciens collaborateurs du président du groupe UMP et donc président de la commission audiovisuelle sur « l’avenir de la télé publique » qui porte son nom, travaillent également à France Télévisions, l’une attachée de presse personnelle de Carolis et l’autre directeur général du holding de télé publique, n’était pas non plus de nature à laisser planer le moindre doute.
Tous ceux qui imagineraient que le cabinet collaborant avec le chef des députés de la majorité - à ce titre chargé de leur faire adopter le budget du groupe France Télévisions et éventuellement chargé au travers d’une commission de faire des propositions sur son mode de financement ou encore celui de la gouvernance projet du cabinet précité- puisse se retrouver comme dirait un célèbre coureur cycliste, "à l’insu de son plein gré" confronté à un maillage étroit de personnes d'influence voire soupçonné de collusion, ont de bien mauvais esprits.
Qu’à France Télévisions, on se soit, hier, fait fataliste : «Si la commission explose vraiment, ce n’est peut-être pas plus mal. Ça pourrait créer un électrochoc et qu’on se rende compte que cette histoire de suppression de la pub ne tient pas la route» (dixit Libération 29 mai 2008), ne trompe personne.
Qu’aux pistes de réflexion sur la compensation du financement suite à la suppression de la pub sur la télé publique, ait pu se substituer comme une finalité le seul projet –éventuellement soumis après coup au législateur- élaboré par le cabinet Gide Loyrette et Nouel, et l’on se demandera encore pourquoi les député socialistes et les élus communistes annonceraient, mercredi prochain durant la séance plénière de la commission quitter la commission Copé sur l’avenir de la télé publique sans pub, qu’ils la quitte !!!
Après tout cela, Jean-François Copé, avocat d’affaire, homme politique, président à plus d’un titre et par dessus président de son club politique « Génération France » peut bien réunir ses amis au Concorde Lafayette, une semaine avant le rendu du rapport Copé sur la télé publique (si tant est qu’il y ait encore matière à rendre quoi que ce soit] pour une fiesta dînatoire à thème « l'avenir de la Télévision Publique et la place des médias dans notre société », participer au pince-fesses organisé hier matin à France Télévisions pour lui et certains membres de la commission, il y a fort à penser que le contexte et particulièrement « le mélange permanent des genres » ne soit porteur de confusion mais surtout de suspicion.
Que Didier Mathus, (futur ex membre de la commission) indique «La commission est ridiculisée, elle n’a plus lieu d’être.», qui en serait surpris ?
Que son président, avocat d’affaire, réplique «Nous avons toutes les raisons de continuer à travailler ensemble pour remettre au président de la République un rapport complet, équilibré et audacieux.» , on peut comprendre pourquoi !
Tout dépend bien entendu de ce qu’audacieux signifie et surtout si audace ne finira pas par rimer avec mascarade !
Le 13/09/2007, "Capital.fr" publiait un article intitulé : " Jean-François Copé intègre le cabinet d’avocats Gide Loyrette et Nouel" . Le site web du mensuel écrivait notamment " Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, vient de rejoindre en tant que collaborateur l’un des plus importants cabinets d’avocats d’affaires français: Gide Loyrette et Nouel."
Précisant que " Jean-François Copé, avait prêté serment au mois de mai devant la Cour d'appel de Paris, en présence du bâtonnier, Yves Repiquet".
L’article ajoutait "Récemment présenté à ses associés, Jean-François Copé qui y travaillera à temps partiel, le vendredi et le samedi, devrait mettre son important carnet d’adresses au service de certains dossiers clés de ce cabinet international, qui est notamment le conseil... de l'Etat dans le projet de fusion entre GDF et Suez. "
Qu’est-ce qui avait bien pu pousser, son nouvel employeur, à cette embauche ?
Quels bénéfices escomptait-il tirer de cette collaboration avec le président du groupe majoritaire à l’Assemblé Nationale ? Pour éviter tout risque de conflit d'intérêt, sur quels types de dossiers - donc pas en rapport avec l'État – sur quels types de dossiers, le maire de Meaux et président de la Communauté d'agglomération, le député de Seine-et-Marne et président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, et l’actuel mais alors futur président de la commission audiovisuelle qui porte son nom, allait-il intervenir ?
D’autant que "mettre son important carnet d’adresses au service de certains dossiers clés de ce cabinet international ", déontologiquement il ne pouvait en être question !
Pas plus, le nouvel entrant, ne pouvait-il justement utiliser ses relations pour faire aboutir tel ou tel dossier dans lequel était impliqué le cabinet d’avocats pour lequel il collaborait !
Si en septembre 2007, l’information est reprise alors par plusieurs titres de Presse, personne ne s’interroge vraiment, sur le fait que ce cabinet d’avocats de renom, l'un des plus importants en France (environ 650 avocats dans 21 bureaux répartis sur les 5 continents) engage ainsi cet avocat « novice » puisque qu’il n'a prêté serment qu'en mai 2007 ?
Prêter serment devant le bâtonnier, c'est-à-dire que JF Copé a répondu "Je le jure" à l'injonction "d'exercer ses futures fonctions avec "dignité, conscience, indépendance, probité et humanité", selon le texte du serment de l'ordre des avocats et surtout avec "toute la déontologie qui s’impose pour l’exercice de la fonction".
Alors oui, le 651ème et quelques, avocat dudit cabinet, avait eu beau prêter serment "jurer, cracher, qu’il n'allait pas s'occuper d'affaires en rapport avec l'État" comme s’en était, à l’époque, défendu son entourage à l'annonce de la nouvelle, personne n’imaginait ensuite ce qui allait se passer dans les premiers mois de janvier 2008.
L’avocat d’affaire, entre autres président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale allait être nommé président de la commission audiovisuelle sur « l’avenir de la télé publique » qui porte son nom.
Alors même que celui, vraisemblablement désœuvré en tout cas voire pas assez occupé avec toutes ses charges et mandats politiques obtenus grâce au suffrage des électeurs, avait juré de ne pas s'occuper d'affaires en rapport avec l'État, le voila qui acceptait de s’occuper d’une commission sur un holding : France télévisions dont l’État est propriétaire à 100%.
Adieu pauvre Perrette, veau, vache, cochon, couvée et adieu serment d’indépendance, de conscience, d’indépendance, de probité et autre principe déontologique de non mélange des genres !
Que le cabinet Gide Loyrette et Nouel qui l’emploie "travaille avec France Télévisions depuis douze ans", ne semble pas émouvoir outre mesure le prestigieux salarié !
Que le cabinet Gide Loyrette et Nouel ait donc aidé à élaborer le "projet de disposition législative" de France Télévisions, commandé par son PDG, Patrick de Carolis, dans le soi-disant objectif de répondre aux exigences de la lettre adressée à ce sujet par le Président de la République à la ministre de la Culture et de la Communication, ne semble pas plus le troubler.
Que Le canard enchaîné du 3 octobre 2007, révélât l'existence d’un projet de «charte organisationnelle» dite de gouvernance que Patrick de Carolis tente de mettre en œuvre à marche forcée–contrevenant par parenthèses à la loi audiovisuelle d’août 2000 en ce qu’elle consacrait, entre autres, la séparation des pouvoirs entre le holding et les chaînes- projet qui aurait dû rester secret sans le journal satirique mais projet dont le cabinet Gide Loyrette et Nouel avait été chargé et dont la CGC Médias dénonce depuis des mois et des mois l’illégalité, cela ne suffisait apparemment pas à faire s’interroger son nouvel avocat sur l’évidente nécessité qu’il y avait à ne pas prendre ce dossier et à s’en déporter.
C’est certain, JF Copé ne pouvait être concerné. Ce dossier, le cabinet Gide Loyrette et Nouel l’avait accepté avant qu’il ne le rejoignit officiellement. Tout comme le dossier de la fusion GDF/Suez pour lequel le cabinet Gide Loyrette et Nouel avait aussi été conseil avant que JFCopé ne rejoigne ses rangs.
Le plus grand des hasards qui a fait que le directeur délégué de France Télévisions auprès du président Carolis, en charge de la stratégie, de l’innovation et de la communication, soit l’ex-directeur-adjoint du cabinet de Jean-François alors ministre du Budget, et "ami du député-maire de Meaux" ne devait en rien laisser supposer quoi que ce soit.
Le monde étant toujours très petit, que deux autres anciens collaborateurs du président du groupe UMP et donc président de la commission audiovisuelle sur « l’avenir de la télé publique » qui porte son nom, travaillent également à France Télévisions, l’une attachée de presse personnelle de Carolis et l’autre directeur général du holding de télé publique, n’était pas non plus de nature à laisser planer le moindre doute.
Tous ceux qui imagineraient que le cabinet collaborant avec le chef des députés de la majorité - à ce titre chargé de leur faire adopter le budget du groupe France Télévisions et éventuellement chargé au travers d’une commission de faire des propositions sur son mode de financement ou encore celui de la gouvernance projet du cabinet précité- puisse se retrouver comme dirait un célèbre coureur cycliste, "à l’insu de son plein gré" confronté à un maillage étroit de personnes d'influence voire soupçonné de collusion, ont de bien mauvais esprits.
Qu’à France Télévisions, on se soit, hier, fait fataliste : «Si la commission explose vraiment, ce n’est peut-être pas plus mal. Ça pourrait créer un électrochoc et qu’on se rende compte que cette histoire de suppression de la pub ne tient pas la route» (dixit Libération 29 mai 2008), ne trompe personne.
Qu’aux pistes de réflexion sur la compensation du financement suite à la suppression de la pub sur la télé publique, ait pu se substituer comme une finalité le seul projet –éventuellement soumis après coup au législateur- élaboré par le cabinet Gide Loyrette et Nouel, et l’on se demandera encore pourquoi les député socialistes et les élus communistes annonceraient, mercredi prochain durant la séance plénière de la commission quitter la commission Copé sur l’avenir de la télé publique sans pub, qu’ils la quitte !!!
Après tout cela, Jean-François Copé, avocat d’affaire, homme politique, président à plus d’un titre et par dessus président de son club politique « Génération France » peut bien réunir ses amis au Concorde Lafayette, une semaine avant le rendu du rapport Copé sur la télé publique (si tant est qu’il y ait encore matière à rendre quoi que ce soit] pour une fiesta dînatoire à thème « l'avenir de la Télévision Publique et la place des médias dans notre société », participer au pince-fesses organisé hier matin à France Télévisions pour lui et certains membres de la commission, il y a fort à penser que le contexte et particulièrement « le mélange permanent des genres » ne soit porteur de confusion mais surtout de suspicion.
Que Didier Mathus, (futur ex membre de la commission) indique «La commission est ridiculisée, elle n’a plus lieu d’être.», qui en serait surpris ?
Que son président, avocat d’affaire, réplique «Nous avons toutes les raisons de continuer à travailler ensemble pour remettre au président de la République un rapport complet, équilibré et audacieux.» , on peut comprendre pourquoi !
Tout dépend bien entendu de ce qu’audacieux signifie et surtout si audace ne finira pas par rimer avec mascarade !
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