mercredi 12 mai 2010
Carolis qui a vainement tenté de faire taire le SNPCA-CGC, est débouté de toutes ses demandes par le T.G.I de Paris
Le 5 novembre 2008, P. de Carolis déposait plainte en diffamation devant le Tribunal correctionnel de Paris à l’encontre du « blog de la Fédération CGC Médias » dont le directeur de publication n’est autre que Jean-Jacques Cordival son responsable légal nommément visé dans la plainte.
Le 7 mai dernier, « le TGI de Paris a débouté de toutes ses demandes » P.d. Carolis [n° d’affaire : 08310230] et relaxé Jean-Jacques Cordival ainsi « renvoyé des fins de la poursuite ».
Les propos visés que le TGI n’a donc pas jugés diffamatoires, publiés le 20 octobre 2008 sur le blog de la CGC étaient ceux tenus en comité de groupe et faisant suite à une question en séance le 17/10/08 d’un membre du SNJ : « Avez-vous troqué votre maintien contre la suppression des Conventions Collectives ? » sont ceux-ci : " Pour la CGC, le départ de Carolis à une question pourtant claire, n’est qu’une preuve supplémentaire – si besoin était – de la volonté sournoise de celui qui est allé vendre, en haut lieu, sa survie contre la sortie des Conventions Collectives suivie de licenciements massifs à moindre coût juste derrière. "
Il faut rappeler que P.d. Carolis s’était dit insulté, était parti et avait exigé des excuse en déclarant « ne revenir que lorsque le Comité de Groupe se sera excusé et désolidarisé des propos du SNJ »…Après une heure d’interruption de séance d’une heure, personne ne s’étant excusé et donc ne s’étant désolidarisé, la séance avait repris.
C’est dans ce contexte que ce commentaire avait été posté sur le blog.
C’est bien ce qu’a rappelé le Tribunal Correctionnel en rappelant particulièrement les principes de “liberté d’opinion et d’expression syndicale”.
P.d. Carolis a bien tenté à l’audience d’établir que son « opposition au Chef de l’Etat était de notoriété publique » avec moult article de presse, entre autres celui de Libé du 3 juillet 2008 : « Patrick la Fronde vs Sarko la menace », le TGI en prononçant la relaxe totale du blog CGC et de son responsable, n’a pas estimé un seul instant que ces propos étaient diffamatoires et que la démonstration que tentait d’apporter Carolis du « conflit ouvert » avec le Président de la République était de nature à prouver quoi que ce soit.
P. de Carolis aurait sûrement préféré voir la CGC condamnée…il y a fort à penser que dans les minutes qui auraient suivi le jugement, celui-ci fasse l’objet d’une large communication interne, Carolis pensant probablement que cela ferait taire la CGC ! (depuis le dépôt de la plainte fin 2008, cela n’a jamais été le cas comme ce ne le sera jamais)
Il est du reste curieux de constater que des propos similaires figurent et ont figuré dans la Presse, encore dernièrement le 6 mai dans Challenges où l’on pouvait lire: "Patrick de Carolis a obtenu confirmation de l'entourage du chef de l'Etat qu'il poursuivrait son mandat jusqu'au bouclage des négociations de la convention collective, la 7 juin." mais que ceux-ci n’ont pas fait l’objet de plaintes.
France Télévisions : la direction qui reconnait finalement ne pas être en mesure d’aboutir à un texte le 7 juin, propose d’aller jusqu’au 31 octobre!
Dès le 20 mars 2009, il y a donc plus d’un an, le SNPCA-CGC " exigeait que France Télévisions s’engage à appliquer l’ensemble des dispositions, avenants et protocoles annexés de la CCCPA (Convention Collective de la Communication et de la Production Audiovisuelle) et l’Avenant Audiovisuel à la Convention Collective Nationale de Travail des Journalistes…. "
Le SNPCA-CGC, à de multiples reprises, a indiqué que « le calendrier que fixait la direction n’était pas tenable, ne l’avait jamais été et ne pourrait en aucun cas être tenu ».
En fin de semaine dernière, encore, le SNPCA-CGC publiait un énième article intitulé
A 3 semaines de l’échéance illusoire du 7 juin 2010, la direction reconnaît en séance ce que le SNPCA-CGC répète depuis tout ce temps, qu' « il n’est pas possible d’aboutir à la rédaction d’une nouvelle convention collective à cette date et encore moins avant ».
La direction, totalement discréditée, propose à présent de poursuivre les négociations jusqu’au 31 octobre prochain à une condition :« que les organisations syndicales signent un accord de substitution » [qui se substituerait comme son nom l’indique aux textes en vigueur et viendrait en lieu et place].
Le 31 octobre 2010 alors que dans quelques jours le nom du successeur de Carolis (partant au plus tard en août) va être donné par le Chef de l’Etat…c’est d’un ridicule consommé. La direction ne sera plus là.
La direction se fout, tout simplement, du monde…elle va même jusqu’à vouloir intégrer dans ce texte dit de substitution, les « points » de la (nouvelle) convention collective soi-disant négociés et plus particulièrement le chapitre sur l’organisation du temps de travail que le SNPCA-CGC considère comme une véritable provocation de toute façon « insignable ».
La direction oublie sûrement que pour toute nouvelle « organisation du temps de travail », le CHS-CT doit impérativement être consulté…qu’il dispose de 45 jours pour désigner un expert qui lui-même dispose de quelques mois pour rendre son rapport sur les répercussions engendrées !
Cet accord de substitution serait "révisable" et constituerait, selon la direction « le socle de la nouvelle convention collective des salariés de France Télévisions »…cette bonne blague. Quant aux chapitres manquants, c’est-à-dire, TOUS, ils seraient abordés plus tard pendant la période du 8 juin au 31 octobre !
Ce texte serait proposé à la signature entre le 4 et le 7 juin (donc un week-end) après l’arrêt de la Cour d’Appel saisie par l’alliance SNPCA-CGC/CFDT/SNJ.
Si l’avenir de textes et accords couvrant quelques 11.000 salariés n’était en jeu, cela serait risible mais face aux vaines manœuvres de cette direction sur le départ, il ne peut y avoir que profond dégoût.
La direction n’espère sûrement pas que les organisations syndicales avalent la couleuvre, elle est bien trop grosse. Ces dernières, à 18h00 ce mardi 11 mai 2010, attendaient encore la proposition de texte visant à proroger les conventions collectives et accords existants que la direction devait leur remettre.
Les organisations syndicales refusant de signer cet accord de substitution, ce n’est pas le Code du travail a minima qui s’appliquerait - contrairement à ce que voudraient faire croire certains – mais au moins l’accord FTV SA, la CCNTJ (convention collective des journalistes) étendue ainsi que l’ensemble de tous les avantages individuels acquis (AIA) pour chaque salarié (et ces avantages émanent bien de l'ensemble des différents accords en vigueur depuis des années et des années).
Ce serait de toute façon, cent fois, mille fois mieux pour les salariés que le « socle de substitution révisable » que la direction essaie de refourguer.
Le SNPCA-CGC ne signera bien évidemment pas de texte de substitution, peu importe son contenu…ce serait comme signer pour les salariés : LEUR ARRÊT DE MORT.
jeudi 6 mai 2010
FRANCE TV: NEGOCIATIONS, C’EST MORT !!!
C’est après une semaine de négociations ciblées, mot par mot et ligne par ligne, qu’il faut se rendre à l’évidence, les négociations n’aboutiront à rien. Après 7 mois pendant lesquels la direction n’a communiqué aucun texte et tout autant pour découvrir et refuser le projet à minima qu’elle proposait [soit 14 au total], nous ne sommes aujourd’hui qu’à la page 19 du document proposé par la direction de moins d’une centaine de pages.
C’est du reste pour cette raison, qu’après tout ce temps, la direction avait décidé en fin de semaine dernière de planifier des « séances de négociations » tous les jours (elle voulait même une réunion le 13 mai, jour férié de l’ascension). Consternant. Moins de 15 jours pour traiter les quelques 80 pages de leur « mouture », celle que la direction espérait bien continuer à dérouler alors que des pans entiers des textes conventionnels et d’entreprises n’y figuraient même pas.
Moins de 100 pages contre les 400/500 pages environ si l’on compte celles de la Convention Collective de l’Audiovisuel avec ses avenants et protocoles, l’avenant « journalistes» et différents accords, plus particulièrement l’accord 35 heures…cela montre bien ce que cherchait la direction : aboutir à un « accord » à peine différent du Code du travail qui aurait enterré une trentaine d’années de protection et de couverture sociale des salariés.
La direction comptait bien sur une éventuelle signature d’un syndicat ou deux qui consacrerait un accord au rabais mais, décidément leur projet étant tellement mauvais, elle a dû se rendre à l’évidence, il y a fort peu d’espoir qu’un syndicat paraphe quoi que ce soit (ce qui serait en l’état une véritable trahison à l’encontre des salariés) ; les points d’accords avec la direction sont tellement maigres. Ils se résument pour l’heure, à une partie du chapitre « temps de travail ».
N’ont pas encore été abordés les chapitres sur la rémunération, les métiers et leurs classifications, les automatismes, le paritarisme, etc… (tous les autres en somme)
Quant au « texte de base » proposé par la direction, il remet en cause si gravement l’ensemble des acquis en plaçant l’ensemble des personnels au « ras des pâquerettes », qu’il a obligé le SNPCA-CGC à essayer de remonter, à chaque fois, les curseurs. (et ça, c’est long !!!).
Enfin, pour chaque article se pose la question de son application à l’ensemble de l’entreprise et ses quelques 11.000 salariés. La nécessité absolue d’accords spécifiques qui permettraient à chaque secteur d’activité de pouvoir continuer à tourner, est évidente.
Comment faire un texte commun pour les régions, le siège, les DOM-TOM… ? Autrement dit, comment s’assurer du maintient du bon fonctionnement des différents sites régionaux de France 3 ainsi que celui des établissements ultramarins de RFO et des établissements parisiens, sans tenir compte de leurs spécificités ???
Pour le SNPCA-CGC qui a participé très activement aux réunions de négociations, le constat est sans appel « les négos c’est mort…. nous ne remontrons pas le temps et même en négociant la nuit, il serait absurde de croire que les 80 pages restant à discuter (du texte de la direction) qui ne représentent finalement qu’un cinquième ou un quart des textes toujours en vigueur, pourraient être négociées en moins de 10 séances ! ». La direction risque de proposer aux syndicats la signature d’un texte partiel.
En ce qui concerne le SNPCA-CGC, c’est hors de question. Comment le moindre syndicat pourrait-il ne valider qu’un ou deux articles (qui sont loin, très loin d’une progression sociale exemplaire, c’est le moins que l’on puisse dire !!!) ? Articles, qui de surcroît, se substitueraient à l’ensemble des textes existants (conventions collectives, accords d’entreprises, et droits individuels) !!!
Le SNPCA-CGC, pragmatique et lucide, enjoint la direction de stopper cette inutile course au temps et demande simplement que soient respectées les dispositions du Code du travail et des textes en vigueur, à savoir l’application du délai plus favorable mentionné dans le cas d’une « remise ne cause » qui juridiquement renvoie à une « dénonciation », c’est-à-dire pour la Convention Collective de l’Audiovisuel : 3ans.
Cela permettra de laisser au maximum 2 ans à tous les salariés, après le 07 juin 2010, pour continuer à discuter le plus rationnellement et fonctionnellement qui soit d’une nouvelle convention digne de ce nom.
Le SNPCA-CGC restera dans la « négociation » et le fera avec la même motivation pour défendre des salariés mais sachant, effectivement qu’il n’y a aucun espoir d’aboutir et que son travail est comme celui des comédiens en répétition générale avant l’arrivée du nouveau metteur en scène.
Et dire que dans Challenges, ce 6 mai, on peut lire:
"Patrick de Carolis a obtenu confirmation de l'entourage du chef de l'Etat qu'il poursuivrait son mandat jusqu'au bouclage des négociations de la convention collective, la 7 juin."
Quel deal? Quel boucalge? Et quoi, le 7 juin?
FTV : Jean-Pierre Leleux remplace Michel Thiollière au conseil d’administration
Le sénateur Jean-Pierre Leleux a été désigné par le Sénat, à la demande de la commission de la Culture, de l’Education et de la Communication, pour siéger au sein du conseil d’administration de France Télévisions
La galère des cadres
Ces formations prévues en amont de la nouvelle organisation ont pour but de fournir aux managers de France Télévisions les outils nécessaires à la mise en place de la réforme.
Le message principal y fut passé : faire vite et savoir contourner les résistances, voire les ignorer.
Devant ces principes affichés les heureux participants se jetèrent quelques regards en coin. Les plus visionnaires virent la somme d’énergie qu’il faudrait développer pour mettre en place ces stratégies irréalistes. Ils virent les heures de travail s’amonceler pour préparer les dossiers.
Les plus exaltés virent une nouvelle entreprise à construire, des équipes nouvelles à mobiliser ou encore une place … plus gratifiante à venir.
Les mois ont passé et le 4 Janvier est arrivé avec son superbe fonctionnogramme et sa valse des nominations. Le cauchemar venait de commencer dans la peur et la terreur.
Objectif numéro un : avoir un poste !
C’est clair les compétences ne font pas tout et les malheureux(ses) qui ont, dans les semaines précédentes, émis ne serait-ce qu’un bémol sur la mise en place de l’entreprise unique se sont retrouvés … au placard !!!
Autre point, France Télévisions prétendait qu’aucune mobilité ne serait imposée … mais visiblement pas pour les cadres : dans les régions la valse des rédacteurs en chef et autres DRA aura mis à mal bien
des familles …
Objectif numéro deux : s’intégrer dans la nouvelle organisation !
- Apprendre à travailler avec moins d’informations qu’avant. L’organisation matricielle c’est peut-être bien pour la direction générale mais pas pour ceux qui doivent l’utiliser.
Résultat : des tonnes de réunion pour être raccord avec tout le monde … et ne pas prendre de décisions ....
- Apprendre à travailler avec des pairs qui sont dans le même cas que vous. Surprise! vous n’êtes pas seuls ! Il y a d’autres rameurs dans la galère.
Dommage que les nominations ne se soient pas faites dans la transparence car …
- … il faut apprendre à travailler dans un climat de défiance. Encore aujourd’hui, personne ne sait qui fait quoi exactement, l’instinct de survie pousse à défendre à son pré-carré d’autant plus que les rumeurs de l’inutilité de certains postes ne cessent d’enfler.
Objectif numéro trois : faire travailler les équipes …
Grand moment de solitude pour le cadre respectueux de ses collaborateurs :
- Pas de message fédérateur
- Pas de valeurs à transmettre
- Pas d’objectifs
- Pas de visibilité, même à court terme
- Démotivation totale des salariés
Aucune trace sur le terrain du top management pour soutenir les équipes : ils ont été remplacés par des newsletter froides et impersonnelles.
Des galères quotidiennes
Et on rajoute en plus :
- les formations supplémentaires nécessaires à l’exercice de la nouvelle fonction
- la gestion du supérieur hiérarchique direct qui subit les mêmes contraintes
- la continuité des projets
- les moyens humains diminués : c’est une restructuration ne l’oublions pas !
- l’absence de visibilité budgétaire
- les sollicitations incessantes des bureaux parisiens (ou du bureau d’à côté pour les parisiens)
Sans compter les obligations de résultats axées sur le temps, en dépit du bon sens et au détriment de ses propres collaborateurs sur fond de journées à rallonge !
Dommage pour la direction, les cadres se parlent entre eux et le SNPCA-CGC est là pour relayer leurs préoccupations.
Il est temps que la direction s’intéresse à ses cadres qui ne sont pas de simples jouets interchangeables et l’entreprise n’avancera pas sans eux.
Si les directions se sont succédées avec souvent des politiques contradictoires c’est qu’elles ont su, à un moment donné jouer collectif avec l’encadrement de proximité.
Ce n’est pas le cas aujourd’hui !
Les discours ne sont pas des actes, l'encadrement est bien placé pour le savoir.
Le SNPCA-CGC exige un allégement des rythmes qui sont imposés au management de proximité et qui portent préjudice à la cohésion des équipes et à la vie familiale de l’encadrant.
Le SNPCA-CGC exige la fin de l’opacité sous laquelle les leviers de décisions remontent petit à petit sur le siège sans aucune justification.
Le SNPCA-CGC exige une reconnaissance du parcours professionnel du salarié cadre dans sa société d’origine.
Le SNPCA-CGC exige que les promesses salariales engagées par la direction soient appliquées immédiatement à ceux qui ont eu, malgré tout, le courage de jouer la mobilité.
lundi 3 mai 2010
MFP filiale de France Télévisions se retrouvera face à Maître COLLARD…
Elle ne porte pas le voile et encore moins la burka, elle ne brûle pas les voitures, ne caillasse pas les bus, maghrébine d’origine mais de nationalité française, parfaitement intégrée, elle est un modèle de réussite en France.
MFP la filiale de France Télévisions la vire comme une moins que rien, du jour au lendemain, sans aucun motif !
dimanche 2 mai 2010
Calomnions, calomnions, il en restera toujours quelque chose ! », comme dit le proverbe que la tradition attribue à Beaumarchais...
Il tente lamentablement de lier le licenciement pour faute [qu'il qualifie de] "grave" par la direction de Radio France des deux animateurs de l'émission économique Rue des entrepreneurs, Didier Adès et Dominique Dambert, à de soi-disant "erreurs de casting" (sic).
Pour ce faire, il semble accréditer la version de Didier Adès - "la seule que nous possédons à cette heure", écrit-il – en prenant bien soin de ne surtout pas passer ne serait-ce qu’un appel à la seule personne qu’il cite dans son papier.
C’est facile de prétendre n’avoir qu’une version des soi-disant faits alors que personne d’autre n’est interrogé.
Sans rien vérifier, sans aucun contradictoire donc, il fait parler Didier Adès : "Depuis 3 ou 4 ans, la direction des ressources humaines de France Inter nous affecte des chargés de production qui ne conviennent pas à notre type d'émission. Nous sommes victimes d'erreurs de casting. Nous avons signalé à plusieurs reprises ce problème. Une émission économique n'est pas une émission de variétés, et réciproquement. Chacune requiert des compétences distinctes."
Autrement dit, la direction les aurait volontairement « piégés » en leur adressant, à chaque fois des « nuls »…et d’essayer de faire un rapprochement calomnieux sur le fait que « la dernière chargée de production, Ralitsa Frison-Roche, affectée à Rue des entrepreneurs par la DRH était auparavant une représentante permanente de la CGC et que le syndicat ne pesant plus assez lourd pour être représentatif à Radio France, cette dernière a dû être recasée par la DRH. »
Quel procédé méprisable et pitoyable. Donc le fait qu'elle soit à la CGC impliquerait qu'elle serait "à la ramasse"?
Sans jamais, faut-il le redire, avoir cherché à joindre la chargée de prod, il préfère sous entendre et broder.
S’il l’avait fait, il aurait appris que dans le cadre de ses fonctions, elle a eu à accomplir des tâches très variées et complexes, comprenant, des recherches documentaires et la rédaction de synthèses sur des sujets de nature socio-économique…..
Que Ralitsa Frison-Roche, a auparavant travaillé en tant que traductrice et interprète - elle parle effectivement 6 langues - accompagnant des délégations et des VIP étrangers auprès d’hommes politiques, élus et universitaires français. Qu’elle continue par ailleurs une activité créative de traductrice littéraire et qu’elle collabore à des revues françaises et étrangères en tant qu’essayiste…
Et surtout, Ralitsa Frison-Roche est sûrement l’une des femmes les plus humaines, les plus douces et les plus agréables qui soit…avide de connaissance et désireuse de toujours aller vers l’autre.
Si E. Berretta l’avait appelée, il l’aurait compris ; cela lui aurait évité d’inventer. En l’occurrence, Ralitsa Frison-Roche contrairement à ce qu’il affirme, n’a pas rejoint l'émission début décembre mais « le 18 novembre 2009 ».
Si E. Berretta l’avait appelée, il aurait compris que si elle n’a été dirigée vers l’émission de France Inter qu’à cette date, c’est justement parce que la direction lui avait demandé d’accomplir son travail jusqu’à la fin des élections professionnelles alors que depuis juin elle était pourtant prête à la rejoindre.
Si E. Berretta l’avait appelée, au lieu d’affirmer que « très vite, elle ne s'y sent pas à son aise », il aurait compris que depuis des années « systématiquement, personne n’a jamais fait l’affaire ».
Si E. Berretta l’avait appelée, au lieu d’affirmer qu’« au bout de deux jours de présence, elle se serait mise en arrêt maladie pour quinze jours, renouvelés quinze jours. », il aurait pu vérifier que ce qu’il dit est totalement faux…c’est 15 jours qu’elle a eu à subir et non deux….Elle est restée à son poste du 3 janvier au 15 janvier, en tout 1 mois à devoir supporter des réprimandes à répétition.
Au lieu d’aller gratuitement et bassement se moquer de Ralitsa Frison-Roche sur le fait qu’"elle ne parlerait soi-disant pas anglais, ce qui serait assez fâcheux, car la presse économique de référence est anglo-saxonne." et donc expliquerait cela ! il ferait mieux de se renseigner. Ralitsa est parfaitement capable de lire des articles de presse, de même que des livres en anglais même si elle ne m’exprime pas avec autant d’aisance que dans d’autres langues.
Enfin, au lieu de colporter que les "sept lettres d’ex collaborateurs divers, contenues dans le dossier des 2 journalistes, sont des faux témoignages", là aussi, il aurait pu avant de leur taper allègrement dessus, sans raison, savoir ce qu’ils avaient à dire.
La direction de Radio France a pris la décision de les licencier, si celle-ci n’est pas juste, alors les 2 animateurs se défendront devant la juridiction compétente…. Quant au « licenciement pour faute » qui « les priverait de leurs indemnités... après 28 ans de service »… E. Berretta devrait lire le Code du travail pour savoir que ce qu’il affirme, une fois de plus n’est pas vrai.
jeudi 29 avril 2010
Rémy Pflimlin, Arte France, l'INA ?
C'est finalement Emmanuel Hoog ex PDG de l'INA qui a été nommé.
La situation de l'entreprise coopérative à la trésorerie exsangue, au bord du dépôt de bilan, l’État pourrait chercher un repreneur. . (* lisez à la suite l'article de Emmanuel Schwartzenberg intitulé "Presstalis en quasi faillite du 6 avril 2010 ") ainsi que ses 2 récentes condamnations (2008 et 2009), en première instance et en appel pour "violation des droits des organisations syndicales représentatives, occasionnant un trouble manifestement illicite du fait du non respect de ses obligations légales." ont réduit ses "chances " de décrocher la présidence de France Télé, quasiment à zéro.
Rémy Pflimlin, alsacien, ex-président du directoire du quotidien L'Alsace, en tant que membre du conseil de surveillance d'Arte France trouverait donc une certaine légitimité à la tête du média franco-allemand où il pourrait être un successeur crédible de Jérôme Clément à la présidence de la chaîne.
On parle également de lui pour la présidence de l'INA qu'Emmanuel Hoog laisse libre.
Damien Cuier, 37 ans comme Alexandre Bompard et ancien conseiller de JF Copé, devrait quitter France Télévisions !
Selon plusieurs sources, Damien Cuier laisse entendre qu'il quitterait son poste de directeur général de France Télévisions, en charge des finances et des ressources humaines, si son ex camarade de l'ENA était nommé à la tête de la télévision publique. Il refuserait de travailler sous les ordres d'un camarade de promo!
Depuis 3 semaines que le nom d'Alexandre Bompard se murmure un peu partout, la rumeur continue d'alimenter les conversations.
Pourtant, dimanche 11 avril vers 15h00, l'Elysée publiait une dépêche intitulée : « Présidence de France Télévisions: "aucune décision prise", selon l’AFP.
Pourtant, le 17 avril et à nouveau le 24, nous indiquions sur ce blog "Alexandre Bompard ne succédera pas à Carolis".
Pourtant, ce même 24 avril alors que se tenait l'assemblée générale du groupe Lagardère, son PDG répondant à la question sur la nomination éventuelle d'Alexandre Bompard, patron d'Europe 1, à la présidence de France Télévisions, a précisé: "Alexandre Bompard m'a dit : Je ne fais pas campagne [ pour France Télévisions]...".
Pourtant, hier le 29 avril, Renaud revel de l'express.fr écrivait "Nicolas Sarkozy qui, la semaine dernière, lors de la remise de la Légion d’honneur à la productrice Danièle Thompson, a ostensiblement évité de croiser la main d’Alain Minc…a dû remballer en catastrophe la nomination d’Alexandre Bompard à la présidence de France Télévisions, suite à un geyser de fuites dans la presse" mais d'ajouter "Or Nicolas Sarkozy, qui milite pour la constitution d’une véritable équipe dirigeante à la tête des chaînes publiques, pense adjoindre Pierre Lescure, un parrain de poids à Alexandre Bompard, son choix (soi-disant) afin de lui faciliter son intronisation par le CSA et les différentes commissions parlementaires de l'Assemblée et du Sénat."
Si Damien Cuier ne souhaite pas être sous les ordres d'un copain de promo comme lui âgé de 37 ans et quelques, imaginez Pierre Lescure qui aura 65 ans le 2 juillet, être sous les ordres de l'ex directeur des sports dont il a été, lui, le PDG!
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Renaud Revel qui est bien le seul à avoir imaginé qu' "Un ticket Bompard-Lescure en lieu et place du tandem Carolis-Duhamel sur le papier, en tous les cas, aurait fière allure" est plutôt indélicat concernant Pierre Lescure.
Cela n'est pas sérieux....Enfin, revenons en à Damien Cuier; pourquoi expliquer dès à présent qu'il refuserait de se trouver sous les ordres d'un ex collègue...alors que quelque soit le cas de figure et le remplaçant de Carolis, faisant partie intégrante de l'équipe, il ne pourra en aucun cas rester?
mardi 27 avril 2010
Bompard-Baldelli, le duel promet d'être chaud...radiophoniquement bien sûr.
Selon les chiffres, depuis le début de l'année, les français écoutent plus la radio. Quelque 82,7% des Français écoutent la radio chaque jour! Les chiffres d'audience radio de Médiamétrie de janvier à mars 2010 montraient que la radio ne s'est jamais portée aussi bien.
Avec 43,1 millions d'auditeurs quotidiens en semaine, le media radio atteint son plus haut niveau historique. L'audience globale de la radio a progressé de 1,2 point à 82,7 % d'audience cumulée. Toutes les généralistes et certaines musicales dont Skyrock ou Fun Radio… ont gagné des auditeurs.
Alexandre Bompard s'en félicite comme il se félicite des résultats d'Europe 1: Les résultats publiés, jeudi dernier, par Médiamétrie confirment l'embellie des derniers mois. Sur la vague de janvier à mars, Europe 1 a atteint 10,1% d'audience cumulée, en hausse de 0,7 point sur un an alors qu'à son arrivée rue François 1er, l'audience cumulée était de 8,8%.
Sur la première marche, toujours pas de changement. RTL reste bien en place et voit même son audience augmenter de 0,2 point, avec 12,5% d'audience cumulée. Toujours numéro un, RTL semble évoluer parallèlement au média.
L'heure était donc aux satisfecits dans les stations.
Christopher Baldelli président du directoire de RTL depuis 9 mois environ, lui aussi, se félicite de ces résultats. "Il est rare dans notre univers qu'un leader progresse" dit-il avant d'ajouter «La radio était sur une tendance baissière et il y a là une inversion».
Après neuf vagues de repli, l'audience de RTL est repartie à la hausse et atteint 12,5 % d'audience cumulée (+ 0,2). «Les audiences se renforcent globalement. RTL a retrouvé une dynamique», estimait Christopher Baldelli. Christopher Baldelli, le nouveau patron de RTL s'exprime d'ailleurs dans "Les échos". Il y évoque ses projets, en particulier pour la rentrée septembre, concernant la grille de RTL.
Christopher Baldelli affirme: "Nous voulons consolider tous nos points forts, à commencer par la matinale. Ce qui ne veut pas dire que nous serons absents du « mercato », mais dans des limites raisonnables. Je n'ai pas l'obsession de mettre ma patte sur la grille de RTL, mais j'ai celle d'avoir la meilleure grille de la place. Notre grille est aujourd'hui là où elle doit être, proposant un bon dosage entre l'information et le divertissement."
Le duel Bompard PDG d'Europe 1 (un peu plus de 22 mois) contre Baldelli, PDG RTL (un peu plus de 9 mois), n'a pas fini de faire parler. Radiophoniquement parlant, s'entend!
Les rumeurs prétendant que :
- le premier, il y a 15 jours, allait être nommé le 13 avril, remplaçant de Patrick de Carolis à la tête de France Télévisions alors que
-le second aurait eu la garantie de ne rester qu'un an à la Radio pour retrouver le groupe public afin de prendre, lui aussi, la place de celui qui l'avait remercié quelques jours après son arrivée,
sont donc totalement infondées.
Personne et surtout pas le Président de la République, n'imagine une seconde, priver les deux hommes et donc les 2 stations, du challenge que nos 2 PDG se sont fixés, à savoir la place de n° 1 radio pour 2010 et/ou 2011.
Bompard confirme ne pas viser France Télévisions comme nous l'indiquions dès le 17 avril 2010
Il aurait répondu à la question sur la nomination éventuelle d'Alexandre Bompard, patron d'Europe 1, à la présidence de France Télévisions: "Alexandre Bompard m'a dit : Je ne fais pas campagne [ pour France Télévisions]..." .
Notre blog avait, du reste, développé l'info en indiquant que "Ni Alain Minc, ni Anne Méaux ne feront changer Alexandre Bompard d’avis…[puisqu'] il devrait annoncer qu’il n’a jamais été question pour lui d’aller à France Télévisions."
France Télévisions pourrait dans un souci d’équité, ne plus utiliser Nicolas Ferraro réalisateur du groupe en situation de quasi monopole!
lundi 26 avril 2010
Pendant ce temps là, à France Télévisions, dans les régions
- les salariés basculent dans leur nouvelle affectation dans des conditions de travail dégradées.
- la direction joue le pourrissement, depuis presque un an, dans les négociations sur la nouvelle convention collective qu’elle rêve de pouvoir imposer.
- Les rumeurs des présumés successeurs de Patrick de Carolis rythment les prévisions de plan de carrière de nos top managers.
Dans les Régions, tous les jours :
- Le manque d'activité génère une situation stressante dont nous nous passerions volontiers.
- Le manque d’arbitrage au plus près des antennes de proximité provoque des situations lourdes de conséquences sur l’antenne et les salariés.
- L’organisation matricielle imposée par l’équipe aux commandes de France Télévisions à l’entreprise unique se révèle, malheureusement, comme prévu un véritable nid à « ouvertures de parapluie » autrement dit à la fuite organisée des responsabilités des décideurs devant leurs choix quotidiens.
- Le jeu des égos des uns, le manque d’organisation des autres ou tout simplement l’extrême segmentation et l’éparpillement des points de décision rendent impossible ce fonctionnement matriciel sur le tissu réactif que doit être notre entreprise.
Les seules et uniques questions qui conduisent à ce désastreux constat et qui doivent renvoyer ce schéma de fonctionnement dans les cartons des cabinets privés d’où il s’est échappé sont les suivantes :
- Qui assume la cohérence entre les choix éditoriaux et les moyens mis en oeuvre ?
- Qui est garant de la qualité du produit ?
- Qui est responsable de la satisfaction des téléspectateurs ?
Alors qu’un nouveau mandat s’apprête vraisemblablement à porter aux commandes de France Télévisions une nouvelle équipe, le SNPCA-CGC exige la mise en place d’une organisation de l’entreprise en phase avec la réalité et le contenu de ses missions quotidiennes.
Il en va de la crédibilité de nos antennes auprès des téléspectateurs, sans lesquels, le SNPCA-CGC le rappelle, nous ne sommes rien.
Le SNPCA CGC soutient pleinement la motion adoptée au CCE du 13 avril et juge digne du caniveau les attaques d’un élu CGT contre l’un des signataires
Qu’écrit le calomniateur : « D'où vient la voix qui a permis l'adoption de cette inepte motion? Du représentant de la "Liste Blanche" de France 5 ! A la grande surprise d'une grande partie de la direction ! A la stupéfaction des représentants de la CGT qui n'attendaient pas une telle attitude d'un élu, rejetté pars son ex syndicat (ce qui prouve la confiance qu'il avait en lui!). » (*)
(*) Il s’agit là d’un copié-collé, ce qui explique que nous ayons laissé le "rejetté" avec 2 "t" et le "pars" avec un "s".
Minable, lamentable, pitoyable…il n’y a pas de qualificatif assez fort pour qualifier ce déferlement de haine contre un collègue du même établissement.
Ce texte a au moins un mérite, il montre le diffamateur sous son vrai jour…plus enclin à traiter d’ "inepte" une motion majoritaire qui, certes, ne plait ni à la CGT, ni à la direction mais qui est juridiquement incontestable.
"Les signataires de cette motion estiment que les actes du Comite central d'entreprise accomplis depuis juin 2009 dans une parenthèse créée artificiellement du fait des erreurs commises par la direction, doivent être affectés de nullité compte tenu des conditions suspectes qui ont présidé à leur adoption.
Les différents recours engagés par des Comites d'établissement et des organisations syndicales, en particulier au sujet de la consultation du CCE le 15 décembre 2009 sur la restructuration de l'entreprise, seront appréciés par la justice à la lumière de ces faits.
D'ores et déjà, les signataires de cette motion demandent la convocation d'un CCE extraordinaire avec les points suivants â son ordre du jour:
-Election d'un nouveau bureau du CCE
-Elections des présidents des commissions obligatoires et non obligatoires du CCE
-Modification du règlement intérieur
-Nomination de l'expert du CCE. "
Il convient, vis-à-vis de ce texte, de relater l’attitude particulièrement hostile de la direction contre cette motion.
A la question d’un des représentant du SNPCA-CGC sur la date à laquelle se tiendrait le CCE extraordinaire ainsi demandé, René Maisonneuve répond sèchement : « Vous verrez bien, le règlement intérieur précise que nous avons entre 15 jours et 2 mois pour l’organiser »
Il n’est pas inutile de préciser qu’à France 3 Sud (dans le cadre des élections professionnelles jugées donc illégales – ce que le blogueur accusateur appelle « un jugement annulé pour irrégularité les éléctions au CE de Toulouse (erreur du DRH sur le nombre de salariés) » !!! – rien que ça) lorsque les élus CGT ont demandé un CE extraordinaire, la direction s’est exécuté en moins de 3 jours.
Deux poids, deux mesures. Autrement dit pour la CGT la Justice lorsqu’elle ne va pas dans son sens est pourrie…lisez en fin de post, l’incroyable tract du syndicat intitulé « Déni de démocratie à France 3 Sud ».
Surréaliste !
Pour la CGT quand la Justice est rendue mais qu’elle ne lui est pas favorable, « il s’agit d’un véritable déni de démocratie » !!! Cette bonne blague. Pourtant lorsque le TGI de Paris a rendu son jugement, 10 jours avant l’échéance, sur « la survivance des conventions collectives et la poursuite de leur application », la CGT a immédiatement sorti un tract intitulé : « Jugement défavorable ».
Là, la CGT ne criait pas au « déni de démocratie », non ! La décision n’était pas favorable mais finalement, n’était-ce pas tout simplement ce qu’elle attendait ? Et la CGT d’en appeler à « reconstruire tout l’édifice social »….autrement dit, à partir de maintenant, la signature d’un nouvelle convention à minima que le syndicat essaie de vendre, à qui veut l’entendre, de « socle » de départ amendable (négociable) par le suite qu’elle s’était dit prête à signer avant la date butoir que la direction avance!
Se foutre ainsi du monde, il faut oser. La conclusion pro direction, c’est le fielleux cégétiste qui la donne sur son site: « Le risque de remise en cause de mois de négociations est énorme, et la date du 7 juin étant confirmée, les personnels de France télévisions auront-ils une convention collective? »…
Cette démonstration est dédiée à tous ceux qui n’auraient pas encore compris ce que complicité veut dire.
samedi 24 avril 2010
Bompard ne succédera pas à Carolis
Le Parisien écrivait "Alexandre Bompard tout près de France Télévisions" ..."le patron d’Europe 1 [ disait le quotidien] devrait succéder à Patrick de Carolis à la tête de France Télévisions".
Aujourd'hui, le Parisien donne Alexandre Bompard, sacrifié.
Pourquoi, "sacrifié" ? Pour être sacrifié, il faudrait un autel...et le seul autel sur lequel il aurait pu être sacrifié, ne pouvait être que celui de la rumeur. Mais le président de la République, l'a dit à Washington - ses paroles ont fait le tour du monde - "la rumeur est un clapotis sans importance auquel il ne faut accorder aucun crédit".
Il est donc clair que cette rumeur qui donnait Alexandre Bompard « favori » pour succéder à Patrick de Carolis à la tête de France Télévisions, n'a jamais eu la moindre chance de prospérer.
Nous l'affirmions même dès le 17 avril dans un de nos "posts" Alexandre Bompard n’a jamais envisagé d’aller à France Télévisions.
Dès lors, pas de controverse à éviter, susceptible d’affaiblir dans l’opinion publique le Chef de l'Etat comme l'indique Le Parisien de ce jour, puisqu'il ne s'agissait pas d'une info mais d'une rumeur.
Pourquoi donc vouloir que ce dernier " sacrifie Alexandre Bompard, selon certains, au cas où son arrivée déclencherait une bronca" ?...puisqu'il n'y a pas lieu de s'interroger comme l'ont fait l'ensemble de la Presse unanime, des politiques, des publicitaires, des auteurs, les syndicats et tous les détracteurs du projet de cession de la régie publicitaire à son ami Courbit pour lequel Frédéric Mitterrand soulevait un problème "déontologique" puisque selon lui, "le repreneur était "juge et partie", Stéphane Courbit contrôlant notamment la société de production de Nagui, animateur sur France 2 et France 4." !!!!
Donc si le Parisien indique que "Le président a confirmé mardi soir, lors d’un off avec quelques éditorialistes dont Alain Duhamel de RTL ou Claude Ascolovitch du « JDD »"...qu'Alexandre Bompard n'ira pas à France Télévisions, ce n'est pas parce qu'il est "sacrifié"...NON, c'est tout simplement parce que cela n'a jamais été d'actualité.
vendredi 23 avril 2010
Après 14 ans de coma, les "voleurs de patates" sévissent toujours
"Après 14 ans de coma, les "voleurs de patates" sévissent toujours (info # 012304/10) [Audiovisuel]
Par Hubert Gonscailles © Metula News Agency
Hubert Gonscailles est aujourd’hui à la tête d’une maison de production indépendante à Paris. Il a longtemps travaillé comme producteur au sein d’un très grand groupe de télévision français.
Certes, il ne s’agit pas là du coma le plus long… un ancien cheminot polonais, Jan Grzebska, sortit d’un coma de 19 ans, qui lui avait fait manquer la fin du régime communiste, en 1989 ; à son réveil, il a trouvé "le monde plus agréable" qu'à l'époque de son accident.
Mais 14 ans, peuchère, c’est déjà incroyable.
Notre homme, un Français ordinaire, revenant à la vie après 14 longues années de silence, a eu cette phrase étonnante : "et les voleurs de patates, ils sont toujours là ?".
Voici son invraisemblable histoire :
Tout commence au début de l’année 1996. L’affaire dite des "animateurs-producteurs" éclate à France Télévisions.
Cette année-là, la Cour des comptes, dans un rapport de 150 pages, a dénoncé des contrats abusifs, l’absence de contrôle, l’opacité organisée, les avantages indus, les rémunérations scandaleuses, etc.
L’instance va même jusqu’à qualifier de "dérive financière", la politique de "recours aux six producteurs" impliqués, qui se chiffrait à 546 millions de francs en 1995, et 625 millions pour 1996.
Au centre de cette affaire, deux sociétés et trois protagonistes sont particulièrement visés : Jean-Luc Delarue avec Réservoir Prod, Arthur/Courbit, et la société Case Productions.
En périphérie du scandale, un expert comptable, Rodolphe Ankaoua, se trouve à l'origine de ces étranges contrats. En effet, pour Case Prod et Réservoir Prod, les contrats ne passaient pas par les circuits internes usuels de France Télévisions mais étaient signés par une officine parallèle.
La Cour indiquait à cet effet : "que les fameux contrats faisaient le bonheur des animateurs avant celui de la chaîne", leur garantissant un "volume de chiffre d'affaires et certains petits avantages (avenants et indexations)".
Et d’ajouter : "La plupart des sociétés d'animateurs-producteurs n'ont vu le jour que grâce à l'argent public, dont elles ont bénéficié, et n'ont fonctionné que par la commande publique. La naissance de Réservoir Prod est l'exemple le plus spectaculaire de cette dérive". Elle permet de poser clairement la question sur "la véritable nature" des sociétés des animateurs :
"Quelle que soit la forme retenue : une SA pour Réservoir Prod, une Sarl dans les cas de Diesair, Image on air de Nagui et Case Production d'Arthur, ou encore une EURL pour ce qui est d’Air Prod de Nagui, la Cour était en droit de s'interroger sur la nature des sociétés créées et sur leur réalité économique, qui devenait finalement la gestion des fonds publics dans le cadre de structures sociétaires écrans fictives".
La création de ces entreprises de prod donne cependant le signal de départ de l’ascension fulgurante des deux chefs d’entreprises que sont devenus Delarue et Courbit.
Quand l'affaire éclate, ce dernier part sur la pointe des pieds sur TF1 avec son animateur et ses émissions, et continue à "faire de l’argent" comme ce fut déjà le cas sur la télé publique.
La Cour des comptes pouvait bien, alors, révéler que les anciens dirigeants de France Télévisions avaient violé les règles en développant des "usages non conformes à l'intérêt social des biens ou des crédits de France 2".
Et dénoncer le contournement par l'équipe d'Elkabbach des instances de France 2, qui décalait le "centre de décision" en le confiant à une "équipe informelle de conseillers, parmi lesquels, on s'expliquait mal la présence du directeur de l'information, Jean-Luc Mano, pour négocier des contrats concernant tout sauf l'information".
Toujours était-il que Courbit et son présentateur Arthur, ainsi que la société Case Productions avaient déjà rejoint la concurrence...
Patrick Clément, ancien délégué général de France Télé, et ex-bras droit du PDG, ainsi que Louis Bériot, directeur des programmes, pouvaient bien être lâchés par Jean-Pierre Elkabbach, contraint finalement à la démission, parce que désavoué par l’actionnaire, TF1 faisait main basse sur les deux hommes et leurs boîtes, pensant jouer un bon tour à France Télévisions.
Les dernières images que notre miraculé sorti du cirage avait donc gardées en mémoire, avant de sombrer dans un profond coma, étaient celles des voleurs de patates, diffusées par les "Guignols" de Canal+.
Quatorze ans plus tard, le voila qui se réveille pensant s’être juste assoupi. Et pour cause, il retrouve Delarue… et Nagui, toujours à l’antenne, présentant, comme de coutume, "Taratata". Nagui, qui anime aussi une quotidienne à la mi-journée : "Tout le monde veut prendre sa place".
Inconscient qu’il était, le quasi ressuscité n’a pas lu le livre [1] qu’un ami lui apporta quelques mois plus tôt lors d’une visite.
Ce livre choc révélait les salaires des animateurs : Christophe Dechavanne empocherait € 5.000 par livraison de "La Roue de la Fortune" (un chiffre que l'intéressé a démenti), alors que Nagui ne se contenterait" que" de € 2.000 pour sa propre quotidienne.
Un chiffre "plus bas" pour l'animateur-producteur, qui s'explique - selon l’ouvrage en question - par sa présence sur une chaîne publique supposément dotée d'un budget moins important !
Notre miraculé s’est rapidement tranquillisé, apprenant que Nagui n'est pas à plaindre pour autant, comme le révélait un récent article de presse, qui le qualifiait d’animateur incontournable, avec12 heures de présence à l'antenne de France 2 et France 4, en comptant les rediffusions ; sa société, Air Prod, gérant notamment ses propres programmes.
Son émission de la mi-journée "Tout le monde veut prendre sa place", qui a réussi à détrôner le traditionnel "Attention à la marche" de TF1, avec des audiences de l’ordre de 3 millions de téléspectateurs et 25 % de PDM [parts de marché. Ndlr.], n’est pas la seule à cartonner.
L’émission du soir de Nagui (qu'il présente et produit), "N'oubliez pas les paroles", facturée € 70.000 à France 2 (en plus des gains des candidats, à la charge de la chaîne), se porte bien également.
Puis il y a les prime time, dont le dernier, pour la Saint-Valentin, a fait très fort, à 4,8 millions de téléspectateurs pour 20,1 % de PDM, coûtant, quant à lui, 350.000 euros à France 2.
De l’argent reversé partiellement à Nagui, principal bénéficiaire en tant qu'investisseur. Viennent en suite, les quelques 60.000 euros destinés à la production de l'émission culte "Taratata", sur France 2 et France 4.
Somme arrondie par le CNC (Centre National du Cinéma et de l'image animée), qui lui apporte une participation financière.
Rémunération supplémentaire pour l’animateur vedette - via sa société -, en échange de la contribution que Nagui apporte à l'aspect technique - notamment la logistique -, du jeu de Julien Courbet et Pierre Bellemare sur France 2.
Nagui et son équipe sont également des professionnels de la négociation, qui se chiffrerait à au moins 18,5 millions d'euros avec France Télévisions... par saison !
D'après Le Point, ils auraient remporté le contrat de la Fête de la musique : la ville retenue - mais pas encore connue - ayant accepté de prendre en charge les frais colossaux (300 personnes à payer entre autres !) du concert prévu en province. [2]
Si ces chiffres sont vrais, Nagui est le roi de France Télévisions. Il est toutefois évident que tout cet argent ne va pas dans la poche de Nagui. Toutes les émissions citées ci-dessus passent par la société Air Productions, qui emploie 120 personnes. A l’heure où le chômage n’a jamais frappé si fort, il est bien de trouver quelqu’un qui emploie tant de monde.
Pardon ! Léger bémol dans le conte de fées social : La société n’appartient plus à Nagui. Il a vendu 100 % de ses parts, en octobre 2008, à Stéphane Courbit, le patron de Banijay, qui devait racheter la régie publicitaire de France Télévisions et à qui Alain Minc prodigue ses conseils.
Alors oui, pourrait-on se dire à la place de celui qui tomba dans le coma il y plus d’une décennie, le choc émotionnel est moins violent. Notre homme peut imaginer que rien n’a vraiment changé à part un nouveau nom dans le paysage, celui d’Alexandre Bompard, l’ami de Stéphane Courbit. [3]
Il faudrait toutefois lui faire comprendre – c’est pour son bien - que le climat affairiste, qui avait pourri l’atmosphère voilà 14 ans – quand nous avions sombré avec lui dans l’insouciante somnolence - et qui avait même conduit, à l’époque, l’un des directeurs généraux de France 2, mettant les pieds dans le plat, à s’emparer du dossier et à faire le ménage dans des pratiques d’un autre âge, demeure, plus que jamais, d’actualité.
A l’époque où des centaines de millions d'euros de l’argent des contribuables français étaient - et sont encore, et toujours plus – sur le tapis de jeu, il n’existe aucune raison de penser que les petits arrangements entre amis ont cessé. Il va falloir lui avouer que les voleurs de patates sont là où il les avait laissés. A la différence que, désormais, ils s’y sentent chez eux et n’y sont guère dérangés.
Notes :
[1] Le Jackpot des Jeux Télé de François Viot (Editions du Moment), sorti le 18 juin 2009. 275 pages. € 19, 95
[2] Ces chiffres émanent soit de l’ouvrage en question, soit d’un article publié dans Le Point.
[3] Le Nouvel Obs donnait, il y a quelques jours, une liste d’amis et de connaissances qui gravitent autour de Stéphane Courbit et, par ricochet, d’Alexandre Bompard.
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lundi 19 avril 2010
Nouvelle transhumance sans queue ni tête à France Télévisions
Du bétail en troupeau… voila comment France Télévisions traite ses collaborateurs.
Alors que le 2 avril 2010 une pétition sur le projet de déménagement sans queue ni tête relatif au « Studio » (activités graphiques et rédactionnelles du secteur communication externe) circule, la direction a le cynisme de mettre à l’ordre du jour du CHSCT du 23 avril, en point 1 : « Information sur la mise en œuvre de la nouvelle organisation de France Télévisions et ses incidences sur les conditions de travail des salariés de F2 ou F3 » [ le point est le même pour les instances des 2 chaînes]
Une véritable provocation. A la question posée le 11 mars 2010 lors du Comité Central d’Entreprise, sur cet inepte projet de déménagement du Studio, la direction avec sa langue de bois habituelle a répondu :« Des solutions techniques et organisationnelles seront apportées pour répondre aux questions soulevées par le déménagement à Issy-les-Moulineaux du Studio dans le cadre du premier mouvement. » [et il ne s’agit pas du premier mouvement de la « Petite musique de nuit de Mozart »…la petite musique en question, c’est celle avec laquelle la direction de France Télévisions nous bourre le mou à tous]
Ce déménagement péremptoire et arbitraire est un nouvel exemple de la non concertation systématique à laquelle se livrent les dirigeants du groupe. Les salariés ! Leur avis ! …puis quoi encore.
Ce déménagement s’il avait lieu, mettrait les intéressés dans la situation de devoir travailler séparés de ceux qui les informent, orientent (la direction de la communication, les antennes, les programmes…), valident leur travail et avec lesquels les échanges et les réflexions sont permanents.
Comment envisager d’absorber la même quantité de travail et de fournir la même qualité de travail lorsque l’on perd tant de temps en allers et retours permanents afin de collecter les informations ? Comment faire valider un projet, un document iconographique par téléphone ? Qui acceptera de se déplacer ? Sans compter, bien entendu les répercussions occasionnées par ces conditions de travail sur la qualité de celui-ci.
Il semble même que depuis le 25 mars, la direction sache pertinemment que l’espace prévu pour accueillir le Studio rue Marceau s’avère d’ores et déjà insuffisant, que les salariés concernés soient finalement répartis sur 3 étages « du site » sans salle de réunion et qu’un morcellement supplémentaire soit préconisé, rue Horace-Vernet…
Quand il n’y a plus de logique à rien… !!!!!!
Le plus pragmatiquement qui soit, quelle perte de temps, d’énergie sur fond de stress qui va avec. Quelle logique pour les collaborateurs dont la direction a prévu le départ pour Issy qui doivent récupérer les contenus d’émissions, les contacts de personnes à interviewer, les DVD des programmes, auprès des attachés de presse, des chargés de programmes et des producteurs, des rédacteurs du Studio, etc…en bref, de tous ceux qui restent eux au siège ? Sans parler des réunions avec les représentants des unités de programmes et/ou les maisons de production qui se passent, elles aussi, au siège.
C’est très souvent dans l’urgence qu’il faut réagir…le matériel n’est disponible que peu de temps avant le bouclage…il est indispensable d’échanger, de discuter de la pertinence d’un choix éditorial, d’un montage vidéo.
Se retrouver éloigné géographiquement de tous ces interlocuteurs compliquera significativement leur travail et nuira à leur efficacité et à la qualité…comment ne pas le comprendre. Enfin, quel sera le coût économique des envois de coursiers et des déplacements en taxi rendus nécessaires par cet éloignement ?
Psychologiquement, il est aisé d’imaginer la tension perpétuelle générée par cette invraisemblable délocalisation. Le temps perdu en allers et retours, le fait de devoir travailler plus et sans doute moins bien à cause du manque de temps évident laissé aux interlocuteurs internes comme externes, devoir s’accommoder du stress que ces problèmes organisationnels généreront, le tout, en perdant ce lien essentiel avec le siège source de plus-value éditoriale.
C’est donc contre toute logique, que ce « studio » graphique et éditorial, d’« indépendance », avec un fonctionnement sur le mode de la prestation de service, pourrait se retrouver. Sauf que ses collaborateurs appartiennent à France Télévisions et que leur mission consiste à défendre et à valoriser ses contenus et sa politique – et à le faire efficacement et rapidement, d’autant plus qu’ils connaissent parfaitement la ligne éditoriale des chaînes. Que signifie d’appartenir à un service de « communication » si la seule finalité n’est plus que d’échanger par e-mails ou par téléphone ?
Non, les salariés de la Com. Pas plus que les autres, d’ailleurs, ne peuvent être traités comme des bestiaux que l’on déplacerait d’un point à un autre en se foutant copieusement de ce qu’ils pensent.
dimanche 18 avril 2010
FRANCE 24 : la loi, on l’appliquera quand on aura le temps !
« Nul n'est censé ignorer la loi ». Le fameux adage du droit français s'impose avec d'autant plus de force lorsqu’il s’agit d’une entreprise d'État dont l'existence et le fonctionnement dépendent presque intégralement des subsides publics.
Pourtant, le moins que l'on puisse dire, c'est que le droit du travail n’est pas inscrit dans le patrimoine génétique de FRANCE 24 : non-respect de la périodicité des négociations annuelles obligatoires, documents fréquemment remis en retard au Comité d’entreprise, défaut de consultation des instances représentatives du personnel... On ne compte plus les “écarts” de la chaîne publique d’information internationale.
Mieux encore, cela fait maintenant 3 ans que la Direction de FRANCE 24 refuse d’appliquer l'accord collectif national de la télédiffusion aux intermittents du spectacle qu’elle emploie.
Cet accord, en vigueur dans l’ensemble du secteur audiovisuel français, prévoit de manière impérative, un certain nombre de majorations salariales, notamment les dimanches et jours fériés... La situation budgétaire de France 24 est-elle si préoccupante qu’elle justifie ces économies de bouts de chandelle ?
Sollicitée depuis plusieurs mois par la CFE-CGC, la Direction des ressources humaines a pourtant fini par accepter d’étudier la question... Lorsqu’elle aura le temps !
Une entreprise comme France 24 qui se veut exemplaire, ne peut déroger à un accord étendu qui a force de loi.
La CFE-CGC demande à nouveau l'application sans délai de l'accord national collectif de la télédiffusion, ainsi que le paiement rétroactif au 5 juin 2007 des majorations de salaire non perçues par les salariés en contrat à durée déterminée d'usage.
Un salaire de 500.000 euros par an à Alexandre Bompard pour dirgier FTV! Dans la période de crise actuelle qui touche les français, ça n'a pas de sens
Didier Mathus a mêm indiqué le chiffre en disant qu'il réclamait "500.000 euros par an pour présider France Télévisions."
Le député de Saône-et-Loire, spécialiste des questions audiovisuelles au parti socialiste, a également d'indiqué que la rumeur de la nomination d'Alexandre Bompard n'était pas encore totalement éteinte. [ bien que selon nos informations, l'interessé silencieux sur le sujet, s'apprête à dire clairement que pour lui il n'en a jamais été question]
Selon Didier Mathus , cette nomination s'apparente à une nouvelle affaire Proglio. Il s'est notamment livré au cours de l'émission politique en question, à un virulent plaidoyer contre la nomination d'Alexandre Bompard qui, selon lui, a fait d'Europe 1 "un produit dérivé de la télévision bas de gamme".
Pas tendre Didier Mathus qui enfonce le clou, en disant que "son arrivée à la tête de la télévision publique serait une mauvaise nouvelle qui se ferait dans un climat d'affairisme"






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