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lundi 6 avril 2020

Salto qui a déjà coûté des millions aux contribuables : un projet mort-né !


Salto qui a déjà coûté des millions aux contribuables : un projet mort-né !

Comme l’a écrit à diverses reprises le blog CGC Média, ce qu’Ernotte avait très pompeusement baptisé de « Netflix à la française » avant de reconnaitre qu’au mieux ce ne serait qu’une plateforme payante de télé de rattrapage, va donc être repoussé une énième fois…Pour ne pas dire abandonné !



L’ex-Orange qui n’a cessé d’accumuler les échecs quoi qu’en dise sa com’ cherchant vainement à faire croire le contraire, va devoir planquer son carnet de correspondance en rentrant chez elle tant les mauvaises notes auront été nombreuses.



Dans son article du 17 février dernier « Salto un fiasco annoncé », le blog CGC Média  soulignait les propos de Francis Guthleben l’auteur de « Sauvons France Télévisions » interrogé récemment par Centre Presse sur le sujet.


L’intéressé y rappelait le pourquoi du comment : « C'est pour contrer Molotov que TF1 et M6 qui se rendent compte qu'ils ont loupé le train, arrivent à convaincre Delphine Ernotte de se lancer dans ce projet Salto.

Il se pose déjà à cette époque un vrai problème déontologique puisqu'un groupe vivant de l'argent public entre dans une société pour rejoindre deux partenaires privés. Cela ne dérange alors personne, ni le ministère des Finances, ni celui de la Culture, ni même l'Élysée. »



Les Échos enfoncent à présent le clou sous la plume de Marine Alcaraz en titrant « Le lancement commercial de Salto sur le point d’être reporté ».



Extrait :


"Le lancement prévu de Salto le 3 juin, en prétest ouvert à tous, se fera finalement sous la forme d’un bêtatest privé. Le lancement commercial du « Netflix français » de France Télévisions, M6 et TF1, pourrait être plus tardif que prévu…

La plateforme de France Télévisions, M6 et TF1 en vidéo à la demande par abonnement devait être lancée en prétest le 3 juin ouvert à tous, avant un grand lancement en septembre. Compte tenu de l’arrêt de nombreux tournages et des difficultés d’approvisionnement en « programmes frais », Salto va devoir changer son dispositif…

« Des reports sur toute la chaîne de fabrication des programmes : arrêt des tournages et de la post-production, indisponibilité́ des programmes étrangers avec la suspension des doublages, retards sur la livraison des contenus » tout comme l’état d’urgence sanitaire et les contraintes liées au confinement ont de fortes incidences pour l’ensemble des médias audiovisuels » justifie à présent le groupe.
Certains pensaient que le lancement aurait pu intervenir plus tôt, pour profiter de la période de confinement durant laquelle les Français sont friands de télévision et de SVoD [seulement voilà, ndlr] si sur le plan technique, un lancement en amont avait été vraisemblablement possible, Salto, un service payant, n’aurait pas pu proposer beaucoup de nouveautés



Selon nos informations, Salto serait, par ailleurs, en train de revoir ses prix à la baisse, pour mieux tenir compte des offres des géants américains, tels Disney+ qui se lance en France la semaine prochaine… Même si le groupe refuse de parler d’un report, il modifie clairement sa feuille de route."

dimanche 5 avril 2020

Sexisme à France Télés : Mission verrouillage, discrédit et propagande!


Sexisme à France Télés : Mission verrouillage, discrédit et propagande.

Après les deux articles de samedi et dimanche dans les colonnes de L’Équipe et les propos tenus, ce jour, par l’ex-Orange qui dit lancer une enquête mais veut connaitre le contexte, ils sont quelques-uns à préparer la contre-attaque car il s’agit bien de cela ! 

« De quoi elle se mêle-t-elle ? » peste celui-ci au sujet de l’interview d’Ernotte dans le titre de presse, appuyé dans son propos par un collègue qui répond « ayons en tête qu’elle est en campagne et qu’une enquête sert ses intérêts ». 

« De toute façon, elle n’aura pas le temps de décider quoi que ce soit…elle sera partie avant » entend-on également sur d’éventuelles décisions qui pourraient être prises... Impossible de lancer des procédures disciplinaires en plein confinement ! 

« Franchement, je crois que la DRH a autre chose à penser que les états d’âme de Miss « je crache dans la soupe » éructe ce troisième.  « Si on ne se sert pas les coudes maintenant, on ne le fera jamais » propose un des nombreux messages sur les réseaux qui s’échangent depuis ce weekend. 

« Peut-être aurait-il fallu prendre conscience des choses en interne avant que cela ne devienne catastrophique » dit aussi celui-là, plus posé ! 

La logique de contre-attaque est donc dans les tuyaux :

- Inonder la presse avec une version de ceux dont L’Équipe pointe les responsabilités, en totale opposition évidemment avec Clémentine Sarlat. 

- Salir et discréditer la journaliste qui n’avait aucune raison de se plaindre ( !) sur l’air de « On lui a donné sa chance et voilà comment elle nous remercie…de toute façon, elle n’était pas à la hauteur ». 

- Enfin s’en prendre au journaliste de L’Équipe qui ne fait pas-là preuve d’un grand professionnalisme… « Le titre de l’Equipe "Je venais à Stade 2 en pleurant" est fallacieux, c’est du mauvais journalisme et il faudrait le rappeler à Nokovitch » déclare enfin l’un de ceux qui veulent faire payer à l’ex-présentatrice son audace et ses histoires ! 

"Si l’on se donne comme objectif « La Défense des femmes » par essence, on se renseigne et on demande à être tenue au courant, puisque par principe, si cela ne remonte pas c’est que les process ne sont pas les bons car sur ce genre de choses,  les remontées ne  sont pas spontanées"…conclut cet observateur aguerri, au sujet des déclarations d’Ernotte qui enchérit "donc elle ne s’est pas donné les moyens...et c’est cela qui est grave". "Parler oui, agir c’est mieux" ...mais là !


Sexisme et harcèlement à France Télés (suite) : Ernotte n’a pas pris l’affaire en mains, elle l’a prise en pleine figure !

Sexisme et harcèlement à France Télés (suite) : Ernotte n’a pas pris l’affaire en mains, elle l’a prise en pleine figure ! 

Le journal L’Équipe qui avait révélé l’affaire dans son édition du 4 avril, met aujourd’hui en lumière la pathétique tentative de l’ex-Orange visant à se dédouaner « J'ignorais cette situation ».

Ernotte ignorait probablement aussi la situation lorsqu’elle a été mise au courant du cas Emery Doligé son conseiller de l’ombre ?  Tu parles Charles…

Le blog CGC Média au travers de nombreux articles dont celui-ci « #Ernottte#conseiller#MrY#Doligé#pornographie#LOL » avait tiré la sonnette d’alarme comme suite à plusieurs articles dont celui du Grazia (extrait ci-après) Tout ça avait été mis sous le coude !

Extrait :

Grazia dans son article « Toutsauf LOL » (*) a « assuré une mission de conseil d'un an et demi jusqu'à l'été 2018, à France Télévisions, au côté de Delphine Ernotte », n’est pas tendre avec Doligé qui tente de minimiser ses agissements, laisse entendre au magazine qu’il serait victime des réseaux "laisse faire le tribunal du buzz". Ben voyons…l’arroseur plus qu’arrosé !

Le magazine qui révèle « la main courante déposée à son encontre par une blogueuse mode, Delphine Desneiges, alias @DeedeeParis, après le déferlement d'attaques et d'insultes dont elle a fait l'objet sur le réseau social, de 2007 à 2009. » dénonce « La légèreté tragique de nombreux responsables de médias a permis à certains de se hisser au sommet de la chaîne. C'est le cas du communicant et influenceur wb Emery Doligé, connu sous le pseudo de MrY, et grand amateur de pornographie. »

Ernotte n’était pas au courant non plus, en avril 2019, de l’affaire du Boy’s club à « Franceinfo : numérique », il y a un an quasiment jour pour jour ! Demandez donc combien de salarié(e)s elle a reçu(s) pour lui parler de la situation et de coups de téléphone l'ont informé du contexte comme elle dit !

A l’époque voilà ce qu’écrivait alors le tandem Ernotte/Letranchant « France Télévisions est engagée dans une politique d’exemplarité et de zéro tolérance envers le harcèlement » qui indiquait déjà « La Direction de l’Information a été informée de rumeurs concernant des comportements inappropriés au sein des équipes de la rédaction numérique de Franceinfo à France Télévisions.

Immédiatement, nous avons diligenté avec la DRH une enquête interne et déclenché une procédure disciplinaire couverte par la confidentialité. »

Pas au courant non plus dans cette nouvelle affaire comme le précise L’Équipe « Ernotte nous a informé par écrit avoir pris personnellement l'affaire en mains : « J'ai lu les propos de Clémentine Sarlat. J'ignorais cette situation et j'ai engagé immédiatement une enquête. Je l'ai appelée et j'ai échangé directement avec elle. Le harcèlement est intolérable dans toutes les entreprises et particulièrement dans le service public. L'égalité entre les femmes et les hommes est un combat que je ne lâcherai pas »…

Minable communication…toujours la même ignorance des faits !   

Ernotte a même osé dire à Clémentine Sarlat « Je vous crois, je ne remets pas en doute votre parole mais je veux connaître le contexte. »

Indigne, abjecte…elle ne remet pas en cause sa parole mais il faut connaitre le contexte…mais journaliste qui a osé parler aurait « tout son soutien ».

La cellule harcèlement de France Télés saisie à plusieurs reprises en interne, les interventions de la chaine hiérarchique pour ne pas en restituer les travaux …on en a fait quoi ?

C’est bien ce que soulève dans L’Équipe Antoine Chuzeville journaliste du service des sports de France Télés et délégué syndical SNJ.

« "Je suis admiratif de la prise de parole de Clémentine" souligne Antoine Chuzeville journaliste du service des sports de France Télés et délégué syndical SNJ. « Mais je ne suis absolument pas surpris. Elle n'est plus dans la rédaction depuis un an et demi mais les comportements qu'elle décrit sont toujours là. 

L'été dernier, trois jeunes femmes du service des sports vulnérables, c'est-à-dire en stage, en pige ou en CDD, sont venus nous voir pour se plaindre et signaler certains comportements. Il s'agissait de phrases à connotation sexuelle très explicite, des invitations très poussées de rejoindre des journalistes beaucoup plus âgés après le boulot, des réflexions dégradantes.

Cela avait été vérifié et parfois dit devant une petite assemblée.

J'avais demandé un rendez-vous à ma direction et celle des ressources humaines. Le dossier avait été pris très au sérieux. Je ne sais pas trop ce que cela a donné. C'est notre regret. On espère que cette enquête permettra de faire remonter tous les témoignages" 

Certaines journalistes, en poste ou parties de l'entreprise auraient déjà discrètement fais savoir quels étaient prêtes à témoigner. »



La chasseuse d’hommes blancs de plus de 50 ans dont le départ est imminent fera peut-être le ménage avant de partir sauf si sa démission intervient avant…mais cela n’enlèvera en rien la responsabilité qui est à chaque fois la sienne mais qu’elle n’assume jamais.

samedi 4 avril 2020

Une enquête à France Télés après les révélations de L'Équipe…C’est une farce ! Elle a visiblement eu lieu l’enquête.

C’est quoi cette farce ? Elle a visiblement eu lieu l’enquête. Il suffit de lire simplement ce qu’a déclaré la journaliste L'Équipe discriminée : « Même si la RH du groupe m'a écoutée et entendue (*)…Je me suis toujours demandé si ce que j'avais vécu était assez grave pour prendre la parole. Mais Me Too fait prendre conscience aux gens qu'on a le droit de dire qu'on vit un quotidien difficile…».

Chacun sait lire…Les ressources Humaines de France Télés ont donc écouté et entendu de Clémentine Sarlat et n’ont, à l’évidence, rien fait pour donner suite ! « On n’a pas d’appui » ajoute même l’intéressée au journal sportif.

Ernotte n’a rien trouvé d’autre pour tenter d’étouffer l’affaire que le démarrage d"une enquête diligentée pour faire la lumière sur les faits évoqués, conformément au principe de tolérance zéro…" envoyée à l’AFP parce qu’elle a bien compris combien cette interview va faire des ravages (*)

« Le sexisme n’a pas sa place à France Télés » n’a pas cessé de claironner celle qui avait déjà déclaré la guerre aux hommes blanc de plus de 50 ans et qui dit à présent, confinée qu’elle est, combien " France Télévisions (qui se dit) engagée dans une politique d'exemplarité et de zéro tolérance envers le harcèlement sous toutes ses formes" est concernée !

C’est se moquer du mondeErnotte et ceux qui étaient au courant n’ont pas daigné répondre aux questions de L'Équipe (voir l’encart ci-après): "Contactée hier (03/04/20) la direction des sports de france Télévisions n’a pas souhaité faire de commentaires"

C'est après la publication dans L'Équipe du témoignage de Clémentine Sarlat, qu'Ernotte et consort ont réalisé qu'il fallait justement faire des commentaires et ouvrir une équipe...

Plusieurs départs seraient dans les tuyaux, selon nos infos, avant celui attendu de l'ex-Orange que cette énième crise pourrait finir par emporter avant même l'été .


(*) Paris, 4 avr 2020 (AFP) -

France Télévisions a annoncé samedi avoir ouvert une enquête interne, après la publication dans L'Équipe du témoignage de Clémentine Sarlat, ancienne coprésentatrice de Stade 2, qui affirme avoir été victime de harcèlement moral.

"Conformément au principe de tolérance zéro appliqué avec rigueur dans l'entreprise, une enquête est diligentée pour faire la lumière sur les faits évoqués", a indiqué le groupe public à l'AFP, confirmant une information de L'Équipe.

Clémentine Sarlat a raconté au quotidien sportif qu'elle avait quitté le magazine en 2018, après des faits qui relèvent selon elle du harcèlement moral.

"En mai 2017, avant mon congé maternité, la direction des sports m'annonce que je vais coprésenter Stade 2 avec Matthieu Lartot. En réalité, c'était de la com. Il fallait juste annoncer une présentatrice. Lorsque je reviens, en janvier 2018, on me dit : +À cause des lumières et des caméras, tu ne pourras pas être à côté de Matthieu+. Je n'étais plus coprésentatrice", a notamment rapporté la journaliste, aujourd'hui reconvertie dans le podcast après avoir travaillé à TF1.

"J'allais à Stade 2 en pleurant", a confié également Clémentine Sarlat, qui explique avoir été marginalisée à son retour de congé maternité, jusqu'à ce qu'elle décide de partir. "Pour la préparation de l'émission, personne ne me parlait. Ils m'avaient mise dans un bureau à part, loin des rédacteurs en chefs", et "j'avais l'impression d'un coup de poignard dans le dos", dit-elle.

France Télévisions, qui a été confronté à plusieurs affaires de harcèlement sexuel ou moral depuis la naissance du mouvement #MeToo il y a deux ans et demi, a rappelé qu'"une ligne directe a été mise en place dès 2018 pour recueillir la parole de toutes les personnes se sentant victimes de harcèlement ou de discrimination" et que "chaque cas rapporté est suivi et traité avec attention".

"La direction de France Télévisions est engagée dans une politique d'exemplarité et de zéro tolérance envers le harcèlement sous toutes ses formes", ajoute le groupe

Ernotte féministe pour la galerie !…L’Équipe relate la chronique d’un sexisme au quotidien.

Ernotte féministe pour la galerie !…L’Équipe relate la chronique d’un sexisme au quotidien. 

L’ex-Orange qui depuis son parachutage en 2015 n’a cessé de claironner sur tous les toits qu’elle était féministe et que si elle essuyait toutes ces critiques c’était en tant que femme, va probablement à quelques encablures de son départ, ne plus rire du tout.

Une ex-journaliste du Service des Sports de France Télés géré par le tandem Le Lay/Golomer, s’exprime dans L’Equipe (¤) et dit la souffrance qui a été la sienne face au sexisme et à la discrimination dont elle a été l’objet avant et à son retour de maternité.

« Je me suis toujours demandé si ce que j'avais vécu était assez grave pour prendre la parole ! ». Me Too fait prendre conscience aux gens qu'on a le droit de dire qu'on vit un quotidien difficile » avoue aujourd’hui Clémentine Sarlat qui précise qu’elle allait travailler en pleurant.


La journaliste indique également – circonstance aggravante – que ses alertes sont restées vaines « Parce qu'on n’a pas d'appui et même si la RH du groupe (*) m'a écoutée et entendue ».

(*) A part Cécile Lefèvre porteuse et bénéficiaire du plan de licenciements en RCC et partie, selon nos informations, comme DRH d’un groupe mutualiste d’assurances privés « La Villa M », comme RH à avoir été au courant il y a qui ? Arnaud Lesaunier dégé exécutif son responsable direct ?!

« J'ai travaillé pour TF1 pendant la dernière coupe du monde de rugby. Ça m'a fait bizarre tout le monde était normal. » ajoute-t-elle avant de dire au journaliste du titre sportif qui l’interroge ce qu’elle a subi.

Quant à Ernotte qui forcément savait via la RH groupe, elle est responsable… Que son départ soit acté et attendu, elle pourrait donc ne pas attendre le 24 août pour donner sa démission et quitter l’entreprise



C’est aussi cela « LA HONTE DE LA RÉPUBLIQUE » monsieur le Président.

Le blog CGC Média vous propose de découvrir l’interview :

Pourquoi avoir quitté le service des sports à l'été 2018 ? 

En mai 2017, avant mon congé maternité, la direction des sports m'annonce que je vais représenter Stade 2 avec Mattieu Lartot. En réalité, c'était de la com'. Il fallait juste annoncer une présentatrice. 

Lorsque je reviens en janvier 2018, on me dit : « A cause des lumières et des caméras, tu ne pourras pas être à côté de Mattieu.2 Je n'étais plus coprésentatrice. Quand j'ai demandé une augmentation, on m'a répondu : « Rends-toi d'abord indispensable ». Matthieu l’a eue, normal. Mais pourquoi pas moi ? 

Puis on m'a mise en RTT sur mes jours de télétravail demandés pour m'occuper de mon bébé, ça a été la goutte d’eau. Je leur ai dit : « Vous ne sanctionnez pas les trois quarts des vieux qui ne viennent jamais au boulot. J'ai décidé de partir. »

Vous parlez de harcèlement moral ? 

Oui. J'allais à Stade 2 en pleurant. Pour la préparation de l'émission, personne ne me parlait. Ils m'avaient mise dans un bureau à part, loin des rédacteurs en chef. Je devais prendre mon ordi portable pour me rapprocher et comprendre de quoi on allait parler. Du coup, je n'étais pas impliquée, c'est vrai. Mais j'avais l'impression d'un coup de poignard dans le dos. Surtout que le retour d'un congé maternité est une période fragile pour les femmes

Avez-vous vécu d'autres moments compliqués ?

Plus jeune, j'ai travaillé à l'info de France Télés. Un jour, lors d'un duplex, j'ai entendu dans l'oreillette un homme en régie dire « Tu crois qu'elle suce elle aussi ? ». C'est violent. Au Sports, c'était beaucoup plus sournois, à propos de mes compétences, ou alors des blagues bien lourdes. Lors d'un déplacement, un journaliste m'a dit : « Tu connais la différence entre un chien est une chienne ? Bah c'est le prix du collier ! ». Évidemment, je n'ai pas ri. Et toute la journée, il a répété : « On ne peut rien dire aux femmes ». Je suis passée pour la « relou ». 

Aujourd'hui aucune femme ne présente une émission de sport sur France Télés

Au service des sports, on côtoie des gens géniaux mais aussi des gros cons. Avec les vieux, dès que je mettais une jupe, j'avais forcément droit à une réflexion. J'ai travaillé pour TF1 pendant la dernière coupe du monde de rugby. Ça m'a fait bizarre tout le monde était normal.

Pourquoi n'avoir rien dit publiquement ?

Parce qu'on n’a pas d'appui…même si la RH du groupe m'a écoutée et entendue (*). Je me suis toujours demandé si ce que j'avais vécu était assez grave pour prendre la parole. Mais Me Too fait prendre conscience aux gens qu'on a le droit de dire qu'on vit un quotidien difficile

Pensez-vous revenir dans ce milieu ?

Plus jamais dans une rédaction au quotidien ! Je ne supporte plus ce milieu où on te dit : « Arrête de te plaindre, t’as la chance d'être mise en avant » et où, en même temps, on te discrédite en permanence en t'expliquant que tu n'es pas assez compétente, que t'es là seulement parce que t'es blonde aux yeux verts. Je me suis tournée vers le podcast aujourd'hui. Il n'y a pas d'image…Je suis indépendante et heureuse.

(¤)


vendredi 3 avril 2020

Sylvie Gengoul aux abonnés absents en Guadeloupe depuis son confinement …Cela dit, elle l’était déjà avant !

Sylvie Gengoul aux abonnés absents en Guadeloupe depuis son confinement …Cela dit, elle l’était déjà avant !

Depuis leur échappée réunionnaise avec un détour par Mayotte à la mi-février, l’ex-Orange et sa suivante guadeloupéenne qu’elle adoubait, il y a peu, pour prendre la place de Wallès Kotra comme directrice générale des outremers, où dans le cadre d’une de ses habituelles propagandes (11/02) la première dévoilait le nom du portail des Outre-mer dont le lancement était confirmé pour le 31 mars dernier…Plus rien, plus de Gengoul et plus de portail non plus !

Le comble de la visibilité outremer pour une invisible ultramarine !

La proclamation ernottienne très langue de bois ainsi rédigée « En visite à la Réunion, le nom du portail des Outre-mer dont le lancement est confirmé pour le 31 mars prochain sera révélé [sur place, c’est plus chère, ndlr]. Ce portail est l'un des engagements fort pris par France Télévision dans le cadre du pacte de la visibilité Outre-mer » précisait également que « Le portail, offre numérique des trois océans et de proximité, interactive et multiformats, constitue[rait, ndlr] une valeur ajoutée dans le paysage audiovisuel français. Elle a vocation à être le lien quotidien entre les Outre-mer et les publics de l'Hexagone et permettra le partage des valeurs ultramarine pour répondre aux défis contemporains ».


Ernotte continuait son boniment destiné, entre autres, à enfumer les parlementaires sur la nécessité de fermer France Ô comme France 4 d’ailleurs – chacun peut constater aujourd’hui le virage à 180° après la députée Frédérique Dumas qui la première demandait son maintien, tout le monde à présent salue son utilité à commencer par l’ineffable Aurore Bergé qui dans son projet de loi actait pourtant sa disparition – et enchérissait « Il a été indiqué, lors d'un échange avec les collaborateurs de la Réunion la 1ère, que les équipes de France Télévisions travaillent pour offrir au public une offre digne de la pluralité de la richesse des Outre-mer. Le lancement de ce portail se faisait de pair avec le renforcement de l'offre linéaire de programmes ultramarins sur l'ensemble des chaînes du groupe France Télévisions. L'avancée des travaux sera présenté aux membres du comité de suivi du pacte de visibilité au cours d'une réunion qui se tiendra le 24 février prochain ».

Voici la réponse qui était faite en CSE aux élus par Ernotte:
Pourtant, il n’y a pas plus de portail que de beurre en broche…Pas plus qu’il n’y a de Gengoul à l’horizon ! Elle était de toute façon déjà aux abonnés absents avant…alors après ! L’épidémie prenant de l’ampleur, elle a préféré se claquemurer chez ellese mettre à l’abri comme ils disent à France Télés – plutôt que tenter de lancer ce portail au moment où justement les Outre-mer en auraient eu le plus besoin.

D'autant plus invraisemblable, qu'hier jeudi 2 avril, la Délégation interministérielle pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer et la visibilité des outre-mer, lançait officiellement sa plateforme.




« Afin de faire face collectivement à la crise sanitaire que nous traversons, le Gouvernement a pris des mesures pour réduire les déplacements au minimum entre l’Hexagone et les Outre-mer. Particuliers, associations et institutions ont été nombreux à se préoccuper de la situation des ultramarins, notamment des étudiants, restés en Hexagone, à des milliers de kilomètres de leur famille.



Un formidable réseau de solidarité et d’entraide a été ainsi initié. Afin d’accompagner et de renforcer ce réseau de solidarité et d’entraide, la Délégation interministérielle pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer et la visibilité des outre-mer (DIECVI) a pris l’initiative de lancer une plateforme numérique intitulée outremersolidaires.gouv.fr.…



Grâce à cette plateforme, les ultramarins, et particulièrement les étudiants, peuvent dès à présent y manifester leurs besoins.



Dès lors, ils seront mis en relation avec des particuliers, des associations ou des institutions soucieux de les aider et de leur rendre service pendant cette période de crise sanitaire, bien évidemment dans le respect des règles de sécurité... »

Gengoul et Ernotte vous expliqueront probablement que c’est à cause du Coronavirus…Seulement voilà, c’est le 15 février qu’est publié l’édit en question quand le confinement ne sera déclaré que le 16 mars...et le gouvernement, il ne l'a pas ressenti l'epidémie peut-être pour lancer sa plateforme ?!

Dans quelques mois lorsque l’ex-Orange libérera l’entreprise, elle pourra emmener avec elle la remplaçante de Kotra, la guadeloupéenne Sylvie Gengoul et son aéropage.

Didier Lallement qui avait estimé que « ceux qui en réanimation sont ceux qui n’ont pas respecté les règles du confinement », a présenté des excuses.

Didier Lallement qui avait estimé que « ceux qui en réanimation sont ceux qui n’ont pas respecté les règles du confinement », a présenté des excuses.

« Ceux qui sont aujourd’hui hospitalisés, ceux qu’on trouve dans les réanimations, désormais aujourd’hui, ce sont ceux qui au début du confinement, sont ceux qui ne l’ont pas respecté, c’est très simple » affirmait Didier Lallement préfet de Paris, interrogé ce matin sur BFM TV en marge d’une opération de contrôle visant à empêcher les Parisiens de partir en vacances pendant la crise du Coronavirus.

« Il y a une corrélation très simple » ajoutait-il. 
Ces propos ont grandement choqué le Français alors même que l’épidémie de Covid-19 a déjà tué 4503 personnes en France selon le dernier décompte effectué dans les hôpitaux pour un total de 59105 cas évérés dont 6399 en réanimation.
Le mode de l’hôpital et des soignants en première ligne, n’en est pas revenu…sachant que de surcroît car parmi les malades en réanimation aujourd’hui se trouvent des personnes qui avaient le droit de sortir de leur domicile pour aller travailler, dans la grande distribution ou tout simplement pour aller soigner les gens par exemple, et qui ont donc « respecté » les règles du confinement.
Toujours sur BFMTV, Frédéric Adnet, le directeur médical du Samu de Seine-Saint-Denis, très en colère, a appelé à la démission du préfet de Paris, dénonçant des propos « scandaleux » à ce niveau de responsabilité. « On est là pour soigner les gens, pas pour les culpabiliser. »
Un communiqué a été diffusé ce vendredi midi, indiquant « L’intention de Didier Lallement n’étais pas de d’établir un lien entre non-respect des consignes et présence des malades en réanimation. Il s’agissait de rappeler la nécessité d’une stricte application du confinement dans cette période, pour la protection de la santé de chacun. » (ci-après)
Pas sûr que cela suffise !