Le président de Public Sénat voyage en Corse aux frais du contribuable… pendant qu’il sabre les budgets
Selon Mediapart, Jean-Emmanuel Casalta, président-directeur général de Public Sénat a trouvé depuis janvier 2025, la formule magique du service public : faire payer ses allers-retours vers sa résidence principale d’Ajaccio par la chaîne parlementaire, tout en imposant une cure d’austérité aux journalistes et pigistes. Bravo l’artiste.
Selon les révélations du titre de presse, l’homme a glissé dans ses notes de frais professionnels près de 11 827 euros de trajets Paris-Ajaccio et de dépenses liées à la Corse depuis sa prise de fonctions. Des billets d’avion vers chez lui, une location de voiture à Calvi, une nuit dans un hôtel 5 étoiles corses à 321 euros… Le tout alors que le Sénat, unique actionnaire, avait explicitement refusé de prendre en charge ces déplacements lors de la négociation de son contrat. Détail qui n’a visiblement pas freiné l’intéressé.
Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? On trouve aussi cinq nuits dans un palace de La Rochelle pendant les Francofolies (2 300 euros), deux nuits au Lausanne Palace (844 euros) – ville où étudiait sa fille – et une location Sixt à Aix-en-Provence à 1 080 euros pour trois jours, dont personne ne retrouve la trace à un tel tarif. Des dépenses « professionnelles », jure-t-il. On imagine déjà les réunions stratégiques décisives pour l’avenir de la démocratie parlementaire tenues en pyjama dans un suite 5 étoiles. (rmc.bfmtv.com)
Pendant ce temps, le même Casalta taille dans les émissions, supprime la matinale du vendredi et réduit drastiquement le recours aux pigistes. Au nom des économies, évidemment. Les journalistes se serrent la ceinture pendant que le patron se fait rembourser ses week-ends familiaux et ses escapades de luxe. L’argent public, c’est sacré… sauf quand ça sert à rentrer à la maison ou à aller voir sa fille.
Le Sénat a finalement demandé un audit. On attend avec impatience de voir si la « dépense à titre professionnel » justifie aussi bien les vols vers Ajaccio que les nuits de palace. En attendant, le spectacle est parfait : un dirigeant d’audiovisuel public qui prêche la rigueur tout en se servant dans la caisse comme dans un self-service. Public Sénat, chaîne de la transparence parlementaire ? Plutôt vitrine du « faites ce que je dis, pas ce que je fais ».
On croirait l’ex-Orange et sa suite au Majestic de Cannes qui ose encore raconter, elle, que les Français n’auraient rien payé !
Si c’est ça, le nouveau management de la chaîne, on comprend mieux pourquoi les économies se font toujours sur le même dos !

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