Le tandem Corbé/Sitbon-Gomez devrait dejà être viré pour faute lourde.
Le tract FO-CGC a le mérite de dénoncer une faute éditoriale lourde (*) mais surtout de désigner ceux qui se planquent. Pourquoi la CGT a-t-elle décidé de faire de Laurent Delahousse le fusible d’une séquence dont la responsabilité éditoriale ne peut pas être examinée sans remonter à toute la chaîne hiérarchique de l’information à France Télévisions ?
Le reportage sur la mobilisation du 17 octobre, diffusé dans l’édition spéciale « La France sous le choc »,crédité à Astrid Mezmarian, Dorian Liscouët et Vivien Chareyre, soulève des questions précises : Quand le sujet a-t-il été demandé en conférence de rédaction ?
Qui l’a inscrit au conducteur ?
Qui l’a imposé face au refus de Delahousse ?
Qui a validé sa diffusion ?
Et que s’est-il dit lors du débriefing ?...
Ces questions méritent des réponses documentées.
La capture du profil professionnel d’Astrid Mezmarian, qui la présente comme grand reporter au service politique de France Télévisions, chargée du suivi de Matignon, ajoute un élément de contexte à examiner. Certes ce rattachement professionnel ne suffit pas, à lui seul, à démontrer une intervention de Matignon dans la fabrication ou la diffusion du reportage mais c'est précisément la chaîne de décision qu’il convient de souligner.
On condamne le résultat, on dénonce l’externalisation, on pointe la direction de l’information… mais qu’en est-il de celui qui porte la responsabilité suprême de l’information à France Télévisions, l’ancien directeur de cabinet de Delphine Ernotte ?
Peut-on sérieusement disséquer les responsabilités sans remonter jusqu’au sommet de la chaîne hiérarchique, c'est à-dire au tandem Corbé/Sitbon-Gomez ?
La responsabilité remonte toujours vers le haut, mais les questions semblent s’arrêter soigneusement avant d’atteindre certains étages. Derrière les grands mots — indépendance, expertise, déontologie — une question demeure : comment une telle séquence a-t-elle pu être décidée, produite et diffusée sans que les garde-fous éditoriaux ne fonctionnent ? Où était le contrôle de celui qui est précisément chargé de veiller à la qualité et à la cohérence de l’information du groupe ?
À France Télévisions, on sait manifestement produire des reportages en urgence. Pour établir les responsabilités, en revanche, on réclame toujours du temps, de la prudence et une enquête méticuleuse.
Le scandale est à l’écran ; le malaise est dans les coulisses. Si l’on veut vraiment rechercher les responsables, il faudra avoir le courage de regarder au-delà des exécutants : jusqu’au sommet de la hiérarchie, là où se prennent les décisions et où le pouvoir ne peut pas se contenter de regarder ailleurs.
Lire également: Le Blog CGC des Média: Delahousse en fusible pour la CGT, les chefs de l'info aux abonnés absents ?
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