Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

mercredi 4 novembre 2026

Les administrateurs de France Télés comme les divers CSE légalement responsables, ont-ils été informés (au mieux) et/ou consultés pour "la vente de l'immeuble Valin"?

Les administrateurs de France Télés comme les divers CSE légalement responsables, ont-ils été informés (au mieux) et/ou consultés pour "la vente de l'immeuble Valin"? 

Ernotte n'a pas dû se rendre compte de ce qu'elle venait de déclarer aux 200 Top managers de France Télévisions concernant les paiement des salaires du groupe public au dernier trimestre de cette année : "On pourrait se dire on cède Valin et avec cet argent on finance les gens qui veulent partir, sauf que VALIN ON L'A DÉJA VENDU pour financer, euh.. pour pour tenir l’équilibre 2026." (¤) 

Au regard du rapport de la Cour des comptes qui parle de possible "dissolution de France Télés  fin 2026, si rien n'est fait" et en dehors de tout COM (Contrat d'Objectifs et de Moyens), dont elle a d'ailleurs rejeté la faute sur l'État et la Tutelle donc Catherine Pégard lors d'une question "L’objectif de signer un COM toujours là ?" : « Bien sûr mais on peut vivre sans. Ça fait des années qu’on n’a pas de COM; bon bah voilà ! ÇA NE VA PAS NOUS EMPÊCHER DE DORMIR et moi je préférerais car nous on est prêts, on a des tas de versions de COM qu’on a déjà envoyées dans tous les sens, donc on est prêts »

Pas de COM donc mais pour autant elle poursuit: 

"On a vendu Valin occupé. On ne va pas déménager. Juste c’est transparent pour les usagers de Valin. Juste pour l’entreprise on va payer un loyer au lieu d’être propriétaire de l’immeuble (une charge énorme et supplémentaire)" puis d'indiquer comme Pierre Lescure le ministre des Finances à l'Assemblée que l'augmentation des prix à la  pompe, lui aussi "NE L’EMPÊCHAIT PAS DE DORMIR" 

C'est au minimum un délit d'entrave mais plus grave, une présentation insincère des comptes pouvant déboucher sur une banqueroute voire une dissolution qu'elle a eu le culot de nous servir avec ces mots : « On a repoussé le moment où on sera propriétaire ».  

Comme si c’était une subtilité de grand seigneur. Non. C’est un crédit-bail. Un emprunt nouveau déguisé. Une option d’achat en fin de course qui correspond exactement au capital restant dû.

Exactement comme une voiture en leasing : tu paies pendant des années, et à la fin tu as le droit de racheter ce qui reste… à un prix qui arrange d’abord le bailleur. Les crédit-bailleurs ne sont pas des philanthropes. Ils savent parfaitement que la valeur de l’option sera inférieure à la valeur du bien. Ils ne prennent jamais le risque de se retrouver avec un reste à charge supérieur à la valeur vénale. Donc on paie cher, très cher, pour le droit de continuer à jouer les propriétaires en carton.

Pendant qu’on nous vend cette belle histoire de « report du moment où l’on sera propriétaire », personne n’a demandé à Ernotte d’aller chercher un nouveau crédit sur le bâtiment Valin. Personne. Pourtant le tour de passe-passe est là, sous nos yeux : on finance en silence une opération extrêmement coûteuse qui ne dit pas son nom, surtout pas au personnel. Une façon de masquer l’indigence. Comme un ménage ruiné qui porte le vaisselier en argent au mont-de-piété pour payer le loyer du mois suivant, tout en continuant à recevoir du monde en prétendant que « tout va bien ».

Dans quasiment tous les territoires d’outre-mer et  les régions, les caisses sont vides comme au Siège. Tellement vides qu’il faut un nouvel emprunt juste pour tenir jusqu’à la fin de l’année et payer les salaires. Partout les programmes sont gelés ou purement et simplement arrêtés. Les fournisseurs, eux, savent déjà ce qui les attend : des retards de paiement monstrueux. On les fera attendre, on les fera râler, on les fera parfois couler, pendant que la direction financière s’abrite derrière des formules soigneusement polies et des euphémismes de salon.

On ne dit plus « on est couvert de dettes ». On dit « on a repoussé le moment où on sera désendetté ». On ne dit plus « les caisses sont vides et on gèle tout ». On parle de « priorisation » et de « report ». On ne dit plus « on paie les fournisseurs avec six mois de retard ». On appelle ça de la « trésorerie tendue ».

Au final, qui paie ? Les Français. Cent pour cent. Parce que les Français sont les seuls et uniques propriétaires de France Télévisions. C’est leur argent, leurs impôts, leur redevance (ou ce qui en tient lieu aujourd’hui) qui servent à financer ce montage coûteux, ces retards, ces programmes arrêtés et cette indigence soigneusement maquillée. Pendant que la direction peaufine ses formules, c’est le contribuable qui assume le risque, la charge et les conséquences.

C’est de l’enfumage. Une opération de communication financière destinée à cacher que la maison est à l’os, que les régions et l’outre-mer trinquent en premier, et que le personnel, les prestataires… et surtout les Français paieront la facture réelle pendant que certains s’amusent encore à peaufiner la formule.

(¤)

Le bâtiment Valin (extension du siège de France Télévisions le long du boulevard du Général-Martial-Valin, face au tramway T3a, à Paris 15e) est détenu par la SCI Valin France Télévisions. 

Voici les éléments juridiques principaux :

•  Forme : Société civile (SCI / société civile immobilière), immatriculée au RCS de Paris sous le SIREN 487 664 732, capital social de 100 000 €. Siège social au 7 esplanade Henri de France, 75015 Paris.

•  Objet social (selon les statuts) : études (juridiques, financières, fiscales, immobilières) du projet de construction d’un immeuble sis notamment au 21 boulevard Martial Valin (75015 Paris), destiné en particulier à abriter le siège de France 5 ; acquisition des terrains nécessaires auprès de la SCI France Télévisions ; construction de l’immeuble ; administration et gestion de l’immeuble après construction ; et plus généralement toutes opérations se rattachant à cet objet (dans le respect du caractère civil). 

•  Propriété / contrôle : La SCI est détenue à 100 % par France Télévisions SA (SIREN 432 766 947). Initialement, les parts étaient réparties entre France 5 (majoritaire) et FTGI ; suite à la loi de 2009 et à une AG de 2010, elles sont intégralement passées à France Télévisions. France Télévisions en est le gérant et l’associé unique (indéfiniment responsable). 

•  Contexte historique : L’extension a été réalisée vers 2010 (architecte Jean-Paul Viguier, comme le bâtiment principal). Elle fait face au tramway sur le boulevard du Général-Martial-Valin. France Télévisions y a donc un établissement secondaire déclaré (ex. au 15 boulevard du Général Martial Valin). 

En résumé, ce n’est pas un bien du domaine public stricto sensu, mais un immeuble privé détenu via une structure SCI classique de gestion immobilière, entièrement contrôlée par France Télévisions (société nationale de programme détenue à 100 % par l’État). La SCI assure la propriété, l’administration et la gestion du bâtiment. Les informations publiques (statuts, comptes consolidés de France Télévisions, registres) confirment cette détention.


Aucun commentaire: