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mardi 5 janvier 2010

GRÈVE DES PERSONNELS DES RÉGIES DE FRANCE 2 DEPUIS LE 4 JANVIER, PUJADAS PRÉSENTERA SON JT FAIT DE LA RÉGIE FINALE SANS ANNONCE

GRÈVE DES PERSONNELS DES RÉGIE DE FRANCE 2 DEPUIS LE 4 JANVIER, PUJADAS PRÉSENTERA SON JT FAIT DE LA RÉGIE FINALE SANS ANNONCE

Le 4 janvier 2010 à 14h00 a débuté un préavis de grève à France Télévisions. Ce préavis a été suspendu à 0h30 le 5 janvier, au moment ou un préavis de grève à durée indéterminée appelant les techniciens des régies France 2 à cesser le travail à partir de minuit commençait le même jour. [ce préavis n’est toujours pas levé]

Qu’à cela ne tienne, David Pujadas a présenté « son JT » de la régie finale comme si rien n’était. Pas d’annonces, pas le moindre mot pour indiquer que « le journal n’était pas réalisé dans les conditions normales, suite au mouvement de grève de certains personnels »…

David Pujadas préfère sans doute annoncer la grève des « autres » plutôt que d’annoncer celles de collaborateurs avec qui il travaille et qui font chaque soir son journal ! Après avoir ces dernières semaines annoncé la grève des transporteurs routiers, des cheminots, des dabistes, des agents de la RATP ou encore des dockers …etc, David Pujadas ne souffle mot de la grève de ses collègues.

C’est bien solidairement que William Leymergie a coupé le journaliste sur le Télématin de ce jour qui, lui aussi, a eu lieu en régie finale (les personnels toujours en grève)…fort heureusement, à chaque édition le journaliste l’a redit, tout comme Elise Lucet l’a également annoncé au 13h.

C’est sûrement cela que David Pujadas appelle : le journalisme de proximité !

David Pujadas imaginait sûrement, tout comme William Leymergie que cela ne se voyait pas ! Il n’y a qu’à comparer les 2 images ci-dessous (à gauche un 20h des studios pas en grève, à droite le gros plan style une ex télé des pays de l’ex bloc communiste)

CHERCHEZ L’ERREUR

Pas très joli tout ça

lundi 4 janvier 2010

Quand Carolis (avec ses bioman) mettait la situation de crise sur le dos de Nicolas Sarkozy en prenant les salariés pour des ringards

"Il y a un an, je vous avais réunis pour faire face à une situation de crise: le Président de la République venait d'annoncer sa volonté de mettre fin à la publicité sur la télévision publique."


Voila comment Patrick de Carolis lance le clip que France Télévisons a réalisé le 1er avril 2009 [cela ne s'invente pas et n'a rien d'un poisson d'avril]....la situation de crise grave que connaissait alors France Télévisions, était donc due au Président de la République (vous savez, celui avec qui le "narrateur" écrivait dans un communiqué interne, "avoir travaillé depuis 2 ans sur la suppression de la pub")


Cliquez sur la vidéo ci-dessous pour voir le clip de France Télévisions

ou bien cliquez sur le lien suivant: http://www.youtube.com/watch?v=JTPH2PA9BjU



Cela ne s'invente pas, il faut le redire....il suffit d'écouter et de regarder: "La croisière s'amuse", le générique début de "La guerre des étoiles" avec la bande son s'il vous plait, et tout au long de cette manifestation flagrante d'un abêtissement rare, les amis de Carolis "Les bioman"....

Attention, intellectuels s'abstenir....le clip qui affiche donc franchement le parti de prendre les salariés pour des ringards, se termine effectivement par le générique de "La croisière s'amuse" (Love Boat) ....

Comme si les salariés, tous emmenés dans le même bateau de la réorganisation tant incohérente que vieillotte, s'amusaient!

Pitoyable mise en scène d'un ridicule consommé qui imaginait certainement faire passer un message (lequel????)....mais qui ne réussit à provoquer qu'une chose, la consternation.

Si vous aviez manqué ce clip, cela commence par une présentation style "La guerre des étoiles" avec le message oral de Carolis qui met donc la situation de crise grave sur le dos du Chef de l'Etat....puis un enchaînement de séquences plus affligeantes les unes que les autres avec ses amis "Les bioman" qui courent dans tous les sens (y compris dans le RER) pour finir sur le parvis avec un "EN -TRE-PRISE-COM-MUNE" dit en coeur.

Plus ridicule c'est difficile. La vidéo conclut par une invitation au voyage faite aux "bioman" par le capitaine d'un "paquebot à la dérive" sur le "pont supérieur" de l'entreprise sur la musique du générique de la série kitch "La croisière s'amuse" ...

Chacun appréciera.



COMMUNIQUÉ suite à l'AG du 4 janvier 2010


COMMUNIQUÉ

Les salariés qui se sont réunis en Assemblée Générale organisée au siège de France Télévisions à l’initiative des syndicats : SNPCA-CGC, CFDT, SNJ, SRCTA, SITR et SUD, ont voté à l’unanimité deux principes d’actions:

- Le dépôt de nombreux préavis de grève (en cascade déposés jour après jour) vraisemblablement d’une heure par jour mais qui pourraient également très bien prendre la forme de grèves par secteur.

- L’organisation d’une consultation globale des salariés sous forme d’un référendum. Les salariés n’ayant jamais été associés à la réorganisation que personne ne comprend et que la direction tente de mettre en place à marche forcée, doivent savoir ce qu'ils vont devenir.

Malgré les questions maintes fois réitérées par les syndicats qui organisaient l’A.G., la direction a toujours refusé de répondre. Dans le contexte anxiogène généralisé et palpable dans tous les secteurs, personne ne sait ce qu'il va devenir, où il sera situé, si et comment il pourra continuer à exercer son activité. Ceci est inacceptable.

Quelques interventions entendues en A.G. dont la tenue fut exemplaire:
- « souhaitez-vous la perte des Conventions Collectives ? » [à l’unanimité – quoi de plus logique – l’A.G. a répondu NON]

- « en fonction des nouvelles règles sur la représentativité, il va y avoir de nouvelles élections, pour les syndicats l’occasion de se "compter"….c’est entre autres pour cela que la CGT a voté NON au CCE »….le délégué CGT s’est copieusement fait hué et sifflé par l’A.G.

- « l’alliance CGT/FO, ça a quand même été le maximum….ça suffit » a dit tout simplement une salariée très applaudie.

- « France Télévisions nous conduit vers un gouffre, nous ne sommes pas prêts à ce qu’on nous y précipite sans réaction »…réaction collégiale.

En conclusion : Il est grand temps de montrer à tous que, contrairement à ce que martèle Carolis, cette réorganisation ne se passe pas bien du tout, est faite sans concertation aucune et que ce 4 janvier est bien le point de départ des mouvements sociaux à venir à France Télévisions.

Lisez l'article du Figaro intitulé "France Télévisions: une donne syndicale favorable"

France Télévisions : une donne syndicale favorable.

La CGT, majoritaire à France Télévisions, tient ses troupes et a passé une alliance objective avec la présidence.

Patrick de Carolis, le président du groupe France Télévisions, peut aujourd'hui compter sur une donne syndicale favorable. En effet, la CGT, majoritaire à France Télévisions, tient ses troupes et a passé une alliance objective avec la présidence. C'est grâce à elle et à la bienveillance de Force ouvrière qu'un avis - bien que négatif - a été donné par le comité central d'entreprise en décembre permettant aujourd'hui le passage à l'entreprise commune.

Mais les autres syndicats menacent. La CFDT, le SNJ, la CFE-CGC et des comités d'entreprise de France Télévisions ont promis de déposer au tribunal de grande instance une demande d'annulation de la consultation organisée, car ils estiment avoir été insuffisamment informés.

Préavis de grève

De plus, une action est aussi en cours concernant la représentativité du comité central d'entreprise dans les établissements de Toulouse et de Marseille. Si elle était remise en cause, cela signifierait que la CGT perd sa maîtrise du comité d'entreprise et la négociation deviendrait plus ardue pour Patrick de Carolis. Ces derniers ont, par ailleurs, déposé un préavis de grève pour aujourd'hui 14 heures. Mais il y a peut-être pire. Théoriquement, le passage à l'entreprise unique exige des partenaires sociaux de se mettre d'accord d'ici au 7 juin sur la nouvelle convention collective. Si ce n'est pas le cas, ce sera la convention du holding France Télévisions qui s'appliquera. Or, les conventions des chaînes sont bien plus favorables que celles du holding. Ce qui explique la volonté des syndicats d'arriver à un accord dans le délai. Cependant, une disposition de la convention collective de l'audiovisuel public porterait ce délai de survivance à trois ans. Si c'était effectivement le cas, les syndicats n'auraient plus de raison de se presser.

par Paule Gonzales – Le Figaro 04/01/2010

dimanche 3 janvier 2010

"Les élections régionales de mars devraient être l’occasion pour le Président de la République, d’arrêter son choix sur le nom du PDG de France Télé"

Voila ce qu’écrit « Le Monde » du 2 janvier 2010 : « La nomination du PDG de la holding publique, troisième acte de la loi sur l'audiovisuel public, appartient désormais au Président de la République, Nicolas Sarkozy, qui devrait arrêter son choix après les élections régionales de mars. »

Le quotidien d’ajouter « P. de Carolis à qui Frédéric Mitterrand, ministre de la culture, a d'ores et déjà apporté son soutien, en déclarant dans un entretien publié mi-décembre par l'hebdomadaire Stratégies, qu'il "avait de sérieux atouts et demeurait une option", sera-t-il renouvelé à son poste pour profiter de ces bons résultats ? »

« Pas sûr » finit quand même par s’interroger « Le Monde ».

Donc en résumant, selon le titre de Presse
- 1°) Ce serait donc mars, après les régionales ?!
- 2°) Le renouvellement serait une option soutenu par F. Mitterrand, le Ministre de la culture
- 3°) Le Président de la République suivrait donc ce schéma ?!


Curieux lorsque l’on sait que le Président de la République à qui revient de désigner le prochain PDG de France Télévisions ne laissera personne décider à sa place ....ainsi le stipulent la loi et la Constitution !

De plus, quel rapport devrait-il ya avoir entre l’échéance électorale de mars et le choix du Président ?

Pour le SNPCA-CGC la logique et le pragmatisme devraient l’emporter. Quant aux soi-disant "bons résultats" dont parle « Le Monde », où sont-ils ?

Rétrospective

1°) A l’été 2007, Carolis va présenter sa réforme à l’Etat juste après que le Presse révèle au printemps les soi-disant 900 départs qu’il prévoyait alors . Souvenez-vous ce que disait la Ministre de la Culture le 21 octobre 2008 au JT de 20h de Pujadas : " Ce n'est pas l'État qui dit vous allez faire ça, ça et ça. Le rôle de l'État c'est quoi? C'est de fixer le cap, d'exprimer une ambition, des attentes et de garantir les financements c'est ça qui est important; après...vous savez la réforme elle était voulue d'ailleurs par Patrick de Carolis qui l'avait demandée à l'été 2007"

2°) Avant même, l’étape législative dont les nombreux rebondissements sont maintenant connus, Carolis va affirmer indument pour justifier sa réforme [celle qu’il demandait, dixit la Ministre] que :

-a) Les salariés la souhaitaient !!! il est clair que cela n’a jamais été le cas.
-b) Les syndicats le soutenaient dans cette démarche !!!! il est clair que cela est faux également.


3°) « Le Monde » peut toujours écrire que « dans le cadre d'un "accord de méthodologie" signé avec les syndicats, la direction de France Télévisions a informé régulièrement les comités d'entreprise (CE) ainsi que les comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de chaque société, et a tenu douze comités centraux d'entreprises (CCE) pour faire aboutir le projet. »…. il est clair que cela est encore faux…seule l’alliance CGT/FO aidée de la CFTC a signé cet accord de méthodologie que l’Inspection du travail qualifiait récemment dans son courrier « d’illégal » et qui a été violé régulièrement depuis le départ per ceux qui le revendiquaient.

4°) Les syndicats SNPCA-CGC, SNJ, CFDT et Sud n’ont pas eu besoin de « l’aide du cabinet d'experts Sécafi-Alpha, et encore moins de la synthèse des propositions de la direction regroupées dans un document de 57 pages » toujours comme le laisse entendre « Le Monde » pour "décrypter et se positionner pour donner son avis consultatif"…tout au contraire.
Les syndicats SNPCA-CGC, SNJ, CFDT et Sud insuffisamment informés, dénonçant le viol manifeste de l’accord de méthodologie et le vote d’une demie douzaine de CE allant dans le même sens, ont refusé de rendre un avis.

5°) Il est tout aussi inexact d’écrire comme le fait « Le Monde » que : "Finalement, le 18 décembre 2009, sur fond de divisions syndicales, le CCE de France Télévisions a émis un avis négatif sur cette réorganisation du groupe public en entreprise commune." Tout d’abord, ce n’était pas le 18 décembre mais 2 jours avant le 16 décembre, mais seule la présidence a communiqué qu’il s’agissait d’un avis (ce que réfute l’alliance syndicale précitée) et s’est félicité de cet avis pour continuer.

6°) Il est en revanche, tout à fait vrai comme l’écrit le quotidien : "Qu'il soit positif ou négatif, un "avis rendu" valide néanmoins automatiquement la consultation"….mais cela n’a pas "entraîné une division syndicale".

Effectivement les dix élus de la CGT aux CCE (la moitié précisément, soit 10/20) ont absolument tenu à rendre un avis donc en votant « contre », alors que les dix autres élussyndicaux SNJ, CFDT, CFE-CGC, Sud et un sans étiquette (l’autre moitié, soit 10/20) ont voté une résolution refusant de prendre part au vote, estimant "ne pas avoir été suffisamment informés" sur le projet.

Constat. Que l’on se place comme on veut, 10/20 qui votent contre et les dix autres qui refusent de rendre un avis, ça fait 20/20 des élus pour invalider la réforme Carolis qui s'est félicité, lui, "de la bonne qualité du dialogue social"….Quelle mascarade.

7°) Carole Petit, déléguée du SNJ, qui n'exclut pas des "suites judiciaires" a bien raison d’indiquer qu’"Il risque d'y avoir des contentieux un peu partout, car de nombreux comités d'entreprise, de France 2 et de France 3, ont refusé de rendre un avis".

Comment donc dans de telles conditions, qui font passer les propos de Carolis pour de vulgaires affirmations erronées, à savoir que les syndicats à 100% ne valident pas sa réforme…réforme que les salariés n’ont jamais voulue.

8°) Il n’est pas non plus exact d’affirmer qu’ "à partir du 4 janvier, France Télévisions se transformant en entreprise commune le fera par l'intégration dans sa holding d'une quarantaine de ses filiales ". Ceci est complètement faux car, à part France 2, France 3, France 4, France 5, RFO, FTVI et FTV SA, la quarantaine de filiales restant n’intégreront pas l’entreprise unique.

9°) Quant à la soi-disant "date butoir du 7 juin" où "toute cette réorganisation devra être bouclée pour légale pour la fin des négociations", là encore cela n’a pas de sens et ne fait référence au 7 juin 2010 que parce que France Télévisions prétend que les conventions collectives du fait de la loi de 7 mars 2009 seraient « tombées » à cette date (12 mois + 3 mois de préavis). Allégation totalement infondées que les syndicats SNPCA-CGC, SNJ, CFDT contestent en Justice et plaideront devant le TGI le 16 février 2010.

10°) Autre constat et de taille celui-là, la CGT peut bien avec les déclarations pour enfumer les salariés,
- celle de Marc Chauvelot, CGT P.TA. qui dit "craindre la mise en place d'un "dézingage social"…mais qui fait partie des 10/20 à avoir voté et rendu un avis
- ou encore de Jean-François Téaldi, CGT Journalistes qui dit "estime que la réorganisation de France Télévisions se fait sur le dos de France 3 et des régions" mais dont l’organisation syndicale la CGT est bien celle qui a rendu un avis !

Tenter ensuite de prétendre que "ce vote n'est pas un chèque en blanc pour la direction de France Télévisions" alors qu’en ayant insisté pour voter, la CGT savait pertinemment qu’elle clôturait le processus de réorganisation proposée par Carolis et que ce chèque elle le lui faisait.

Cerise sur le gâteau, menacer de "mettre l'enjeu public de France 3 au centre de la campagne pour les élections régionales en mobilisant les salariés dès la rentrée" faut quand même pas avoir peur du ridicule !"

La conclusion, il convient de la laisser à André Rossinot maire (UMP-Radical) de Nancy et ex ministre de la République qui a dénoncé à France Télé " un projet mené en l'absence totale de transparence, de manière unilatérale, et sans concertation "

Il a effectivement "vivement dénoncé" le projet de réorganisation dont «la réforme des antennes régionales de France 3 », visant à supprimer les directions régionales, dont celle de Nancy, au profit de quatre pôles de gouvernance.
"C'est un projet qui a été mené en l'absence totale de transparence, de manière unilatérale, et sans concertation ni avec les équipes de télévision elles-mêmes ni avec les élus", déplore le maire de Nancy dans un communiqué.
"Comment (...) expliquer le choix de Strasbourg comme siège du pôle Nord-Est alors que ce site n'est à l'évidence pas en position centrale par rapport aux régions concernées: Nord-Pas de Calais, Lorraine, Alsace, Bourgogne et Franche-Comté?", interroge-t-il par ailleurs, alors que siège à Nancy un "Pôle images" depuis 1982, chargé notamment de réaliser les habillages de nombreux programmes nationaux de la chaîne publique….ce que « Le Monde » appelle "la partie la plus visible de cet immense iceberg audiovisuel où France 3 devra réorganiser son réseau régional en regroupant les 24 régions actuelles en 4 "pôles de gouvernance" et en créant 24 Web-télévisions "

France Télévisions peut bien vouloir « écrire aux 11.000 salariés du groupe public pour les avertir par lettre du changement de statut de l'entreprise qui [selon la direction] est cadré par la loi et par le Code du travail [avec tout les 10 points détaillés ci-dessus, il faut oser], si le Chef de l’Etat avait encore un doute sur, l’impréparation, l’absence de transparence, l’unilatéralité, le manque de concertation et de dialogue sauf entre la direction et l’alliance CGT/FO, le refus à 100% de la réorganisation Carolis, il ne peut plus aujourd’hui laisser la mayonnaise médiatique monter ca plus vite elle retombera sur les salariés qui paieront, eux, le prix fort de toute ce jeu de dupe.


mercredi 30 décembre 2009

Le Ministère qui fait du maintien des seniors dans l'emploi une priorité, aurait du écrire à Carolis!

Le Ministère du travail et de l’emploi écrit le 16/12/09 et reçu le 30/12/09, "encourager la négociation dans le cadre du maintien de l’emploi des seniors" (voir lettre au bas du post)

Voila ce qu’écrit, entre autres, le Ministère : « Compte tenu des échéances [1/01/10, ndlr], il me semble important d’attirer une nouvelle fois votre attention sur ce dispositif [priorité gouvernementale en faveur de l’emploi des salariés âgés –dixit dans le courrier !] et de vous encourager à la négociation collective afin qu’u accord soit conclu à votre niveau et déposé rapidement et en tout état de cause avant fin janvier 2010 pour permettre la couverture des entreprises visées à compter du 1er janvier 2010 ».

Invraisemblable.

Deux jours avant le 1er janvier 2010 (le cachet de l’enveloppe faisant foi), le Ministère attire l’attention de chacun sur l’importance qu’il y a négocier un accord pour garder les seniors dans l’entreprise !!!

Que n’a-t-il écrit directement à Carolis ou encore Cuier ou Maisonneuve à France Télévisions pour le leur dire directement ?

Le 28/09/09 le SNPCA-CGC publiait un post intitulé : « Un plan pour les seniors: prendre la porte (volontairement !) » afin de dénoncer le Plan Social au rabais que la Présidence et ses relais tentent vainement de faire passer pour une opportunité et qui ne concerne justement que les seniors de 60 ans et plus que l'on essaie d'inciter à prendre la sortie avec un soi-disant petit "plus"!

Alors même que France Télévisions vient d’adresser un millier de lettres à ces « salariés âgés » (écrit dans le courrier ministériel) pour leur indiquer qu’ils pouvaient partir (voir notre dossier de 4 pages intitulé : « Les lésés comptez vous ! ») , le ministère tient à sensibiliser tout un chacun sur le maintien de leur emploi !!! C’est surréaliste.

Certes, le décret du 20 mai 2009 fait obligation à l’employeur d’établir un accord avant le 1er janvier 2010 déclinant globalement 6 objectifs (France Télévisions laissant de côté le «recrutement des salariés âgés dans l’entreprise » et l'« anticipation et évolution des carrières professionnelles » puisque son plan de départs soi-disant « volontaires » prône le contraire!) mais comment Carolis et sa garde rapprochée pourraient-ils faire croire qu'on se préoccupe des seniors, alors que la discrimination à l'âge est interdite par la loi et que la seule perspective qu'envisage France Télé pour eux, c'est leur départ!

Comment un syndicat digne de ce nom pourrait-il aller signer un quelconque texte avec d'illusoires engagements qui ne seront jamais tenu, vu le contexte?

Comment d'ailleurs, l'équipe dirigeante de France Télé pourrait-elle parler d'« anticipation et évolution des carrières professionnelles » ou même de «recrutement des salariés âgés dans l’entreprise » quand elle estime nécessaire de se débarasser des "salariés âgés"?

France Télévisions ne doit pas vraiment comprendre ce que « maintien dans l'emploi» signifie pour cette "catégorie" de personnel qui représenterait jusqu'à 15% des effectifs.

Comble du cynisme, France Télévisions au chapitre 4 de son projet d'« accord » avait même le toupet d’inscrire pour les seniors: « maintien d’emploi innovante et dynamique »…Et le Ministère voudrait que l'on soit "sensible" à une telle pantomime?! Et de mettre en avant dès le préambule de ce texte que personne ne signera « sa cohérence avec ses valeurs et missions de service public et dans un contexte de profonde évolution des dispositions législatives relatives à la retraite et de ses conséquences immédiates sur l’allongement de la durée de l’activité professionnelle, à engager des échanges sur la gestion de l’emploi des salariés seniors.»

Des échanges ? Des discussions ? Les seuls échanges que la direction est prête à faire pour le départ de ces seniors, c'est "un chèque minimum" contre une lettre du salarié faisant valoir ses droits à la retraite qui prendra la porte avec 3 fois moins d’indemnités que dans le cadre d’un P.S.E. plan dit de sauvegarde de l’emploi! Voila pour l'innovation et la dynamique !!!

Le Ministère serait donc bien inspiré, faut-il le redire, d'interpeller directement à France Télévisions: Carolis, Cuier, Maisonneuve et consort pour attirer leur attention sur le problème!... comme 3 membres du Gouvernement le faisaient dans un courrier commun il y a peu.

mardi 29 décembre 2009

Préavis de grève générale à France Télévisions dès le 4 janvier 2010

Vous trouverez ci-après le texte du préavis de grève générale déposé le 18 décembre 2009 appelant les salariés de France Télévisions à cesser le travail à partir du 4 janvier 14h00.

La date et l'heure sont l'occasion pour les salariés de se réunir en Assemblée Générale et de décider de la suite à donner au mouvement:


- dans le contexte anxiogène généralisé et palpable dans tous les secteurs

- face à une réorganisation que personne ne comprend et où personne ne sait ce qu'il va devenir, où il sera situé, si et comment il pourra continuer à exercer son activité

- avec en filigrane la perte des Conventions Collectives que la direction estime à 15 mois maximum, vision contre laquelle le SNPCA-CGC mais aussi la CFDT et le SNJ se battent et ont assigné France Télévisions au Tribunal de Grande Instance le 16 février 2010,


le texte du préavis est clair suspension de la "réforme" tant que l'ensemble des salariés n'ont pas été consultés et n'y ont pas adhéré.

mercredi 23 décembre 2009

Dossier avec tableau sur le tour de passe-passe social du soi-disant dispostif volontaire à France Télévisions

Voir ci-après le dossier de 4 pages avec tableau que vous pourrez également télécharger en version image en fin de texte.

Plan de départ en retraite à France Télé : Les lésés (*) comptez vous !
(*) ils appellent cela les "volontaires" à France Télévisions…

Vous avez été quelques centaines parmi le plus âgés (60 ans et plus) à recevoir le courrier générique de France Télévisions que vous trouverez en bas de post, vous invitant à faire valoir vos droits à la retraite et à être volontaire au départ. Pour vous décider la « carotte » (il faudrait plutôt dire la radicelle, tellement elle est petite) vous est tendue :

- 6 mois de salaire brut pour moins de 10 ans d’ancienneté
- 7 mois de salaire brut pour plus de 10 ans mais moins de 20 ans d’ancienneté
- 8 mois de salaire brut pour plus de 20 ans mais moins de 30 ans d’ancienneté
- 9 mois de salaire brut pour plus de 30 ans d’ancienneté



1°) La direction ajoute : « Nous attirons votre attention sur le fait que le départ effectif en retraite devra intervenir dans un délai de 9 mois à compter de la date à laquelle les conditions d’éligibilité sont remplies pour partir dans le cadre du présent dispositif ».

C’est ce qui est écrit mais ce n’est pas ce que la direction indique oralement, à savoir : « Attention, vous n’avez que 9 mois pour vous décider après il sera trop tard ». CECI EST FAUX ET ARCHI FAUX ne vous laissez pas piéger….et ce n’est absolument pas ce qui est écrit.

2°) Pas un mot sur ce courrier, concernant la règle en matière d’imposition sur les indemnités de départ en retraite qu’il convient de rappeler :

Dans le cadre d'une mise à la retraite à la demande du salarié, les indemnités de retraite sont imposables alors qu’à l'initiative de l'employeur (mise en retraite qui n’est plus possible avant 70 ans), les indemnités de départ ne sont pas imposables.

La aussi la direction se contente d’indiquer oralement, que pour 2010 les indemnités de départ en retraite devraient ne pas être imposables… cela sans garantie pour 2011, 2012 etc…

Et d’ajouter toujours oralement: « Pour 2010, nous avons un « accord » particulier [à noter que cela n’est pas écrit et à ceux qui demandent à voir l’accord, on répond que ce n’est pas possible puisque c’est un accord particulier !] …et donc après 2010, rien ne serait sûr !

Le message contenu dans le courrier à l’attention des soi-disant 900 salariés « retraitables » est finalement assez clair, dépêchez-vous…[là encore ce sont les chiffres que la direction donne unilatéralement, sans vérification possible, soit pour des départs entre 60 et 62 ans entre 1349 et 844 départs]. PIPEAU



Page suivante : un tableau comparatif entre la demande de départ volontaire et la mise en retraite à l’initiative de l’employeur impossible avant le soixante-dixième anniversaire.

En, effet, la loi de financement de la sécurité sociale de 2009 et un décret du 30 décembre 2008 ont repoussé à 70 ans l'âge de mise à la retraite : l’employeur ne peut mettre un salarié à la retraite d’office que si celui-ci a atteint 70 ans sans que cela soit considéré comme un licenciement.

Vous avez passé 60 ans, vous avez 40 ans de maison et vous percevez 3.000€ bruts (ce qui vu votre âge et en fin de carrière est loin d’être un luxe !), voila à quoi vous aurez droit !

Voir le tableau en fin de post

1°) P.T.A. (plan de départ)
A la demande du salarié

- Indem. retraite conventionnelle:
1/8ème pour les 10 ans soit 0,125 de 10 mois, soit 1,25 x 3.000 €=3.750€
+ 1/5ème pour les 30 ans après soit 0,2 de 30 mois, soit 6 x 3.000€= 18.000€
Total : 21.750€
avec Indem. retraite plan de départ: 9 mois à 3.000€ = 27.000€
Donc Indemnité totale (retraite):
16,25 mois soit 48.750€
Imposables a priori sauf texte contraire(que France Télé doit produire)

2°) P.T.A. (licenciement)
Indem. licenciement conventionnel:
- 1 mois les 12 premières années :12 x 3.000= 36.000€
+ ¾ mois les 8 suivantes :6 x 3.000= 18.000€
+ ½ mois les 8 suivantes : 4 x 3.000= 12.000€
+ 1/4 mois les autres soit pour 12 :3 x 3.000=9.000€
Total : 75.000€
----------------------------pas de "prime supplémentaire"
Indem. totale (licenciement):
25 mois soit 75.000€ (différentiel : -26.250€ )
Non imposables jusqu’à 24 mois (c’est la règle)

3°) Journalistes (plan de départ)
A la demande du salarié

Indem.retraite conventionnelle:
4 mois de salaire après 20anssoit 4 x 3.000€ =12.000€
+Indem.compensatrice conventionsi le montant annuel des retraitesinférieur à 60% de la rémunération des 12 derniers mois...
Prenons un somme de 18.000€
Total : 30.000€
Indem. retraite plan de départ: 9 mois à 3.000€ = 27.000€
Indem. totale (retraite): 19 mois soit 57.000€
Imposables a priori sauf texte contraire(que France Télé doit produire)

4°) Journalistes (licenciement)
Indem. licenciement conventionnel:
-
15 mois de salaire pour 15 ans et +soit 15 x 3.000€ =45.000€
+ Indem. Complémentaire conventionnelle, soit au minimum 7 mois, soit 7x3.000€= 21.0000€
(cela c'est le minimum du minimum...souvent les indemnités sont au mois le mois par année de présence)
Total : 75.000€
----------------------------pas de "prime supplémentaire"
Indem. totale (licenciement):
22 mois minimum soit 75.000€
(différentiel minimum: -18.000€ )
Non imposables jusqu’à 24 mois voire plus après passage en commission arbitrale

Rappel : Que disent les textes de loi ?

Jusqu'en 2003, la mise à la retraite à l'initiative de l'employeur pouvait intervenir dès les 60 ans à condition toutefois, que le salarié dispose du nombre de trimestres requis pour bénéficier d'une retraite à taux plein.
A partir de août 2003, il n'a plus été possible pour l’employeur de mettre à la retraite un salarié avant qu'il n'ait atteint 65 ans. Peu importait, du reste, qu'il totalise avant cet âge le nombre de trimestres lui permettant de bénéficier d'une retraite à taux plein.



La loi de financement de la sécurité sociale de 2009 et un décret du 30 décembre 2008 ont repoussé à 70 ans l'âge de mise à la retraite : l’employeur ne peut mettre un salarié à la retraite d’office que si celui-ci a atteint 70 ans.

Jusqu’à présent la mise à la retraite décidée unilatéralement par l’employeur était donc possible dès 65 ans. Désormais, pour mettre un salarié à la retraite avant 70 ans, l’employeur devra interroger par écrit le salarié dans les 3 mois précédant son 65ème anniversaire - puis chacune année jusqu’à son 69ème anniversaire en respectant le même délai - sur son intention de quitter volontairement l'entreprise pour bénéficier d'une pension de vieillesse.
En cas de réponse négative du salarié dans un délai d’un mois à compter de la date à laquelle l’employeur l’a interrogé ou encore si l’employeur n’a pas respecté le délai de 3 mois, la mise à la retraite sera impossible avant les 70 ans. Si le salarié répond « oui », il a tout intérêt ne pas faire valoir ses droits à la retraite mais à attendre que l’employeur le mette à la retraite !!!

En effet, en cas de mise à la retraite par l’employeur, l’indemnité versée au salarié est plus avantageuse que l’indemnité de départ volontaire à la retraite puisque l’indemnité est égale à l’indemnité légale de licenciement (de plus dans le cadre d'une mise à la retraite à l'initiative de l'employeur, les indemnités de départ ne sont pas imposables alors que lorsque la demande de mise en retraite émane du salarié, elles le sont).

Que disent les Conventions Collectives….voici les textes au mot le mot :

P.T.A. [Personnels Techniques et Administratifs]
- Indemnités de retraite conventionnelles (par nature imposables)
L’article IX.4 intitulé « Indemnité de départ à la retraite » page 74 de la Convention Collective de l’Audiovisuel Public (CCCPA) dit :
« Tout salarié qui part à la retraite dans les conditions fixées à l'article IX.2 ci-dessus, a droit à une indemnité de départ fixée comme suit:

- Moins de 10 ans d'ancienneté dans l'entreprise: un huitième de mois par année d'ancienneté.
- A partir de 10 ans d'ancienneté: un huitième de mois par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, puis un cinquième de mois par année d'ancienneté au-delà de 10 ans.

Le montant de l'indemnité ne peut être inférieur à un minimum de 300 points d'indice par année d'ancienneté, plafonné à 9 000 points d'indice à partir de 30 ans d'ancienneté. La rémunération prise en compte pour le calcul de l'indemnité de départ est la moyenne calculée sur les six derniers mois de la rémunération mensuelle contractuelle (part de PFA incluse) telle que définie au chapitre V ou, selon la formule la plus avantageuse pour l'intéressé, la dernière rémunération mensuelle contractuelle (part de PFA incluse) versée, abondée du supplément familial s'il y a lieu…. »

- Indemnités de licenciement conventionnelles (par nature non imposables jusqu’à 24 mois)

L’article IX.6 intitulé « Indemnité de licenciement » page 76 de la Convention Collective de l’Audiovisuel Public (CCCPA) dit :

« Tout salarié confirmé, lorsqu'il a droit, en cas de dénonciation du contrat de travail prononcée par l'entreprise dans les conditions fixées à l'article 5 du présent chapitre, à une indemnité, celle-ci est calculée par année continue d'activité ou de congé rémunéré égale à :

-
un mois de rémunération pour la tranche comprise entre 1 et 12 ans de présence,
- trois-quart de mois de rémunération pour les 8 suivantes années de présence,
- un demi-mois de rémunération pour les 8 suivantes années de présence,
- un quart de mois pour la tranche au-delà de trente ans de présence.

Pour le calcul des années d'activité, il sera tenu compte :
a) du temps de présence effectif accompli au sein de l'une des entreprises assujetties à la présente Convention ou de toutes celles qui l'ont précédée au sens de l'article 122.1 2 du code du travail;
b) du temps pendant lequel le salarié a été détaché.
Les fractions d'année donnent lieu à l'attribution d'une fraction d'indemnité calculée comme ci‑dessus pour l'année considérée, et réduite au prorata du nombre de mois.
Toutefois, l'indemnité de licenciement ne pourra excéder le montant des salaires que l'intéressé aurait perçus entre la date de fin de son contrat et l'âge de soixante-cinq ans. Cette disposition ne peut cependant conduire à verser une indemnité inférieure à celle prévue aux articles L. 122-9 et R.122-1 du code du travail.
La rémunération prise en compte pour le calcul de l'indemnité de licenciement est la moyenne calculée sur les six derniers mois de la rémunération mensuelle contractuelle telle que définie au chapitre V ou, selon la formule la plus avantageuse pour l'intéressé, la dernière rémunération mensuelle contractuelle versée, éventuellement abondée du supplément familial.

JOURNALISTES
- Indemnités de retraite conventionnelles (par nature imposables)
L’article 47-3 intitulé « Indemnité de départ à la retraite » page 97 de l’avenant audiovisuel à la Convention Nationale des Journalistes (CCNTJ) dit :

« L'indemnité de départ à la retraite est fixée comme suit :
- un mois de salaire après un an de présence,
- deux mois de salaire après cinq ans de présence,
- trois mois de salaire après dix ans de présence,
- quatre mois de salaire après vingt ans de présence (et plus).

La rémunération à prendre en compte est celle qui est définie à l'article 40 de l'avenant, l'ancienneté est celle qui correspond au temps total de présence dans l'entreprise, tel que le définit l'article 21, en qualité de journaliste et, le cas échéant, dans une autre filière professionnelle. »

L’article 47-3 se poursuit par l’article 47-4. « Indemnité compensatrice de retraite » : « Lorsque le montant annuel des retraites est inférieur à 60 % de la rémunération des douze derniers mois du journaliste, celui-ci perçoit une indemnité compensatrice définie en pourcentage de l'indemnité de licenciement résultant de l'article 40 de l'avenant à la C.C.N.T.J.

Cette indemnité n'est pas due lorsque le départ intervient avant l'âge limite de la retraite, sauf si ce départ résulte d'une inaptitude physique totale reconnue par la sécurité sociale. Elle est versée selon un barème fixé [il y a là un tableau d’une page très descriptif qui brosse tous les cas qui va de 100% si le pourcentage des retraites est de 0 à 25,5% du salaire terminal à 0% a partir de 60% et plus]

- Indemnités de licenciement conventionnelles (par nature non imposables jusqu’à 24 mois voire plus si passage en commission arbitrale)
« L'indemnité légale de congédiement des journalistes - et par assimilation l'indemnité versée en cas de résiliation du contrat du journaliste pour l'une des causes prévues à l'article L 761.7 - est celle dont le montant est fixé soit directement par l'article L 761.5 ( ex référence du Code du travail) à un mois de salaire par année d'ancienneté lorsque celle-ci n'excède pas 15 ans soit par une commission arbitrale lorsque l'ancienneté dépasse cette limite.

L’article 40-3 intitulé « Calcul de l’indemnité de licenciement » page 87 de l’avenant audiovisuel à la Convention Nationale des Journalistes (CCNTJ) dit :
« En dehors du cas du licenciement disciplinaire, tout journaliste licencié percevra, outre l'indemnité calculée conformément à l'article L. 761.5 du code du travail, une indemnité complémentaire ainsi calculée:
- pour plus de cinq ans d'ancienneté : quatre douzièmes de sa rémunération annuelle,
- pour plus de dix ans d'ancienneté : cinq douzièmes et demi de sa rémunération annuelle,
- pour plus de quinze ans d'ancienneté : sept douzièmes de sa rémunération annuelle.

En conclusion que vous soyez P.T.A. ou journalistes, dans le cadre du plan de départ volontaire que la CGT et FO qualifient « d’opportunité » (ce dernier le chiffrant même à quelques 66 millions d’euros au global [3 ou 4 fois moins qu’un P.S.E. dit plan social]…l’opportunité c’est pour FTV donc !):
si le départ en retraite est à votre initiative, vos indemnités sont légalement imposables et vous êtes en moyenne refaits de plusieurs dizaines de milliers d’euros –ceux là, non imposables– que vous toucheriez normalement dans le cas d’un licenciement…CHERCHEZ L’ERREUR








lundi 21 décembre 2009

Lisez l'article de Médiapart: France Télévisions: "salariés et direction s'affrontent sur la réorganisation en cours"

Lisez l'article de Médiapart intitulé "France Télévisions : salariés et direction s'affrontent sur la réorganisation en cours"
19 Décembre 2009 Par La rédaction de Mediapart

"Alors que la réorganisation de France Télévisions va débuter concrètement le 4 janvier prochain, soit deux ans jour pour jour après la décision de Nicolas Sarkozy de supprimer la publicité sur les chaînes publiques, les tensions entre la direction et sa base sont importantes. La transformation en une entreprise unique suscite incompréhension et mal-être chez les salariés. Une enquête de David Serfati......"

vendredi 18 décembre 2009

DÉCLARATION DU SNPCA-CGC LUE AU C.C.E. DE FRANCE TÉLÉVISIONS LE 15/12/09

DÉCLARATION DU SNPCA-CGC LUE AU C.C.E. DE FRANCE TÉLÉVISIONS LE 15/12/09
Concernant la situation à Wallis

À l’aube d’une nouvelle ère qui commence, il nous semble plus qu’important de savoir si cette entreprise est en bonne marche. Monsieur le Président, nous tenons à attirer votre attention de l’existence d’une station de télévision et de radio implantée dans la collectivité de Wallis et Futuna appartenant à votre entreprise. Et si nous demandons aujourd’hui la parole, c’est pour vous informer Monsieur le Président, que cela fait maintenant 58 jours que France Télévisions n’a plus le contrôle de cette station.

58 jours, depuis le 20 octobre, date à laquelle l’encadrement a été expulsé de la station par un collectif et depuis une autogestion s’est installée.

Nous comprenons que cette situation intolérable n’entre point dans vos préoccupations prioritaires.

Qu’en est-il si c’était la même situation dans une station des régions de métropole ? Auriez-vous pris tant de temps pour agir ?

Un grand nombre de salariés souffre de la situation et de la confiscation de leur outil de travail. Ces mêmes salariés qui sont mis à l’index par un petit nombre n’ont qu’un but assurer la survie et la pérennité de la station.