mardi 17 mars 2009
Les directions de Radio France et France Télévisions ont demandé la dissolution l'Association des Employeurs du Service Public de l'Audiovisuel
La direction de Radio France a confirmé nos informations en informant les membres du comité central d'entreprise, ce 17 mars 2009, d’une demande de dissolution prochaine de l'AESPA (Association des Employeurs du Service Public de l'Audiovisuel) et de la disparition en conséquence des conventions collectives dont elle est signataire.
Disparition de la Convention Collective de l’Audiovisuel pour l’ensemble des personnels non journalistes et disparition de l’avenant audiovisuel spécifique à la Convention Collective Nationale étendue des journalistes.
Jean-Paul Cluzel pour mettre le feu aux poudres (il n'a plus rien à perdre) a cru de voir annoncer que le Conseil d’Administration de l'AESPA serait convoqué en séance extraordinaire, en avril, pour prononcer la dissolution du collège d’employeurs.
C’est suite au vote de la loi sur l’audiovisuel dont les conséquences désastreuses à venir mais pire encore, les effets boule de neige seront incommensurables que cette annonce a été faite.
La direction de Radio France a indiqué que l'absorption par France Télévisions des sociétés France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO, qui représentent à elles seules plus des deux tiers des effectifs du service public de l'audiovisuel, a conduit Jean-Paul Cluzel conseillé en la matière par Patrice Papet son actuel DGA en charge des relations sociales mais aussi ex DRH de France 3 en 2005 sous Rémy Pflimlin, de sortir du champ de l'AESPA (Association des Employeurs du Service Public de l'Audiovisuel).
Rémy Pflimlin que Patrice Papet son DRH donc de l’époque où il était à France 3, verrait bien succéder à Patrick de Carolis.
Dans le cadre d'un point de l'ordre du jour du Comité Central d'Entreprise donc, consacré aux conséquences de la loi du 5 mars 2009 relative à la communication audiovisuelle et au nouveau service public de la télévision, la direction de Radio France a dès lors estimé que les employeurs des 3 « ex chaînes » de France Télévisions adhérentes n'en étant plus membres, « la télévision y perd toute représentation et donc qu’il apparaît comme une évidence que la légitimité même d'une telle association est mise en cause ».
La direction rappelant que cette situation est analogue à celle qui existe d'ores et déjà à France Télévisions, depuis l'entrée en vigueur de la loi, pour les collaborateurs anciennement salariés par France 2, France 3 et RFO.
Et rebelote Cluzel et Papet nous refont le coup de Carolis et Maisonneuve : « la direction disposera alors d'un délai de quinze mois pour négocier un nouvel accord avec les organisations syndicales représentatives au niveau de l'entreprise » ; en précisant, comble du cynisme que « Dans tous les cas, les textes en vigueur continueront de s'appliquer pendant toute la durée de la négociation, conformément à la réglementation. »
Quelle mascarade. C’est bien l’ensemble des salariés des 6 sociétés de l’Audiovisuel Public que la CGC Médias va mobiliser dans les jours et les semaines à venir car c’est tout bonnement et tout simplement leur système de couverture sociale qui perdurait depuis plus de 30 ans, que certains revanchards peu scrupuleux veulent effacer d’un trait de crayon.
Le Chef de l'Etat valide-t-il de telles annonces qui vont priver des dizaines de milliers de femmes et d'hommes de couverture sociale ? ou bien avec les nouveaux pouvoirs dont il dispose, va-t-il enfin mettre un terme à cette chienlit sans nom qui peut dégénérer à tout moment, en mettant en place aux présidences de ses 2 "entités" des professionnels qui disposeront d'un quinquénat plein pour mener à terme cette "réforme" tant décriée ?
Ce 17 mars, Carolis et Cluzel étaient à la fête.
Sur la même longueur d'onde, les deux hommes ont souhaité sur les conseils de leur DGA-DRH respectifs, la dissolution de l'Association des Employeurs de l'Audiovisuel Public (AESPA) en raison du départ des sociétés de France Télévisions (France 2, France 3 et RFO) qui vont fusionner avec la holding de France Télévisions (reportant ainsi la faute de cette situation sur la réforme de l'audiovisuel public).
Jean-Paul Cluzel l'avait, lui, annoncé en ouverture du comité centrale d'entreprise de Radio France, (annonce qui risque de faire entrer la société dans une zone de turbulences sociales importantes; une « attaque frontale » selon le SNJ) tandis que Carolis l'éternel absent des CE n'avait pas cru devoir rendre publiques les démarches de son DRH en ce sens .
Concrètement, cela signifie que Radio France va mécaniquement dénoncer les deux conventions collectives (P.T.A et Journalistes) qui régissent les rapports sociaux au sein de l'entreprise, conséquence de la promulgation de la loi sur l'audiovisuel public voulue par Nicolas Sarkozy.Et pan!
Il faut admettre un certain courage de la part de Jean-Paul Cluzel qui aurait pu éviter de prendre des décisions impopulaires à la fin de son mandat qu'il souhaite voir renouveler. Jean-Paul Cluzel essaie peut-être, en lançant le compte à rebours de la bombe à retardement qu'il vient d'amorcer et vu le peu de temps dont il dispose, de forcer la main du Président de la République.
Pour le courage devant une telle annonce, on ne peut en dire autant de Carolis. Ce dernier agit, en l'occurrence un peu différemment mais pour une finalité convergente, forcer également la main du Président de la République .
Il pense, lui, avoir le temps de miner le terrain tous azimuts pour ensuite passer comme le seul capable de le déminer. En petit comité d'ailleurs, il se dit que si Président de la République procède à la nomination telle que définie dans la loi audiovisuelle promulguée le 7 mars du successeur du patron de Radio France, il ne peut prendre le risque d'annoncer en même temps la nomination par anticipation de celui de France Télévisions.
Concernant la nomination du président de Radio France, "Le Monde.fr" indique que : "Nicolas Sarkozy aurait proposé au journaliste Jean-Luc Hees de postuler à la présidence de Radio France, et celui-ci aurait accepté, d'après une information révélée par Le Point.
Le journal rapporte que Jean-Luc Hees avait été écarté de France Inter en 2004, par Jean-Paul Cluzel, l'actuel président de Radio France, dont le mandat arrive à terme en mai.
Jean-Luc Hees, 57 ans, animant actuellement une émission sur Radio Classique, correspondrait au profil dessiné par Nicolas Sarkozy dans l'avion qui le ramenait du G20 à Rome : "Un journaliste ni de droite ni de gauche". Selon Le Point, M. Hees se serait toujours tenu loin de toute appartenance politique. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur les Etats-Unis et d'un seul ouvrage de politique intérieure : Sarkozy président ! Journal d'une élection. "Un regard assez neutre sur la présidentielle d'où perce, parfois, une certaine admiration pour l'énergie et le toupet du candidat Sarkozy", juge Le Point.
Toujours selon le journal en ligne, Jean-Luc Hees serait ainsi le premier postulant à se soumettre à la procédure de nomination telle que définie dans la loi audiovisuelle promulguée le 7 mars."
Concernant la nomination du président de France Télévisions, même si Carolis n'y croit pas une seconde, les paris vont bon train pour une annonce conjointe dans les jours à venir au motif imparable que pour une telle réforme, il faut des hommes neufs...On ne peut changer de monture au début voire au cinquième du gué.
lundi 16 mars 2009
Carolis donne des leçons au Chef de l’Etat (des idées aussi) avec son interview Figaro dans le "Il faut avoir une vision qui dépasse mon mandat"
Vendredi 13, Carolis se targuait une nouvelle fois dans son incroyable interview, empreinte d’une humilité totalement feinte, accordée au Figaro : "Il faut avoir une vision qui dépasse mon mandat" (propos recueillis par Paule Gonzales et Enguerand Renault), de donner des leçons (mais aussi des idées) à « l'État actionnaire » (dixit) et donc à son représentant le Chef de l'État.
Il n’a raison que sur un point Carolis dans son interview, le Chef de l’Etat va effectivement "avoir une vision qui dépasse son mandat", c’est inévitable.
Il faut naturellement un homme neuf pour les 5 ans à venir, notamment le passage définitif au « tout numérique », surement un des « 2 noms que le Chef de l'État a déclaré avoir en tête ».
Il ne se trouvera personne pour aller « ramasser les bouses »…et c’est sur cela que compte Carolis. Il aura en quelques mois, mis une telle pagaille, qu’il imagine qu’à part lui, aucun professionnel n’osera plus s’y coller.
Alors, il ouvre les vannes de la désinformation. Sous le soi-disant concept de «détailler sa feuille de route » (il faut quand même beaucoup d’imagination pour y croire), il entend asséner de fausses nouvelles comme étant des « vérités ». Il est indispensable de les mettre à terre les unes après les autres.
Voici, en 10 points, un argumentaire contradictoire étayé dont beaucoup ont aujourd'hui besoin.
1°)Lorsque Carolis affirme : « Depuis le début de mon mandat, je ne cesse d'appeler à une réforme permettant d'établir des passerelles entre les chaînes du groupe… », c’est faux.
Et de tirer sur l'État qui, selon lui, a laissé depuis le début de son mandat donc, « les obstacles juridiques en place qui l’empêchait de transformer en profondeur cette entreprise ».
Les obstacles ne sont pas d’ordre juridique mais de son propre fait. Depuis son arrivée la « mobilité interne » dont il a fait l’apologie tout comme René Maisonneuve son DGA qui la prônait déjà sur Thalès (dont il est issu) ni l’un, ni l’autre ne l’ont mise en place et encore moins développée…le recours aux recrutements extérieurs a été légion…quant aux salariés sans affectation, leur chiffre est de plusieurs centaines (plus de 300).
Sans compter que le principe est contenu dans les COM qu’il a signé (un des derniers en date, celui signé avec l'État début 2007) et il l’a très régulièrement foulé au pied (on ne compte plus les exemples).
2°) Quand Carolis, affirme « Il faut aussi accélérer la transformation de FranceTélévisions en média global et faire en sorte que désormais les programmes soient imaginés en prévision d'une diffusion sur tous les supports.. », c’est faux.
Le passage au « global média », il s’est engagé justement à le mettre en place sans délai, tout au long des 16 pages dévolus à ce sujet contenus justement dans ce COM signé entre lui et l'État début 2007 ; il n’a bien évidemment jamais respecté, le cas échéant, sa signature.
3°) Quand Carolis, affirme encore « La loi va nous permettre de renforcer FranceTélévisions dans sa place de premier groupe audiovisuel français et européen, que ce soit en termes d'audience ou de diversité des programmes », c’est faux.
A l’évidence Carolis ne doit pas avoir connaissance des chiffres de Médiamétrie !!! FranceTélévisions n’a jamais tenu la place de premier groupe audiovisuel français et encore moins européen, ni en termes d'audience ni de surcroît en terme diversité des programmes », c’est de la pure propagande dont tout un chacun sait qu’elle est complètement bidon.
Il suffit, année après année, de constater que les 100 meilleurs audiences des chaînes du PAF, les chaînes de France Télé n’apparaissent que 4 ou 5 fois très souvent dans les 10 ou 15 derniers.
4°) Quand Carolis, affirme toujours « Il faut réduire les coûts de notre organisation interne et les factures de nos fournisseurs car nous faisons tous -acteurs publics comme privés - une télévision trop chère », il raconte n’importe quoi.
D’abord qu’il parle pour lui et pas pour les autres du privé. Ensuite, c’est sous son mandat que les 25 filiales sous Tessier ont été multipliées par 2 passant à 50 filiales au total… C’est sous son mandat que les effectifs d’une petite cinquantaine de salariés à la création du holding en 2000 ont été multipliés avant même les 33 transferts illégaux fin 2008 par 5.
Depuis la création du holding, les effectifs ont été multipliés par 3 et les coûts par plus de 5 : (NB en gras la période Carolis, à savoir depuis 2005)
Notez les informations, respectivement [ 1°) Personnel FTV et 2°) Masse salariale (en millions d’euros) ]
2002 : 56 personnes pour 3,244M€
2003 : 112 personnes pour 6,610M€
2004 : 123 personnes pour 7,977M€
Années Carolis
2005 : 136 personnes pour 9,092M€
2006 : 156 personnes pour 10,216M€
2007 : 172 personnes pour 15M€
Il est aisé de constater que les effectifs depuis la création du holding sous Tessier (une cinquantaine pour quelques 3 millions d’euros) ont bondi sous Carolis de plus de 300% pour une masse salariale augmentant, elle, de quelques 500% ; tout cela sans compter les à-côtés des salariés du holding qui ont gonflé dans les mêmes proportions passant de 1,539 M€ en 2002 à 4,551 M€ en 2006 et environ 6 M€ en 2007.
Quant à ces soi-disant « fournisseurs » que cite Carolis et qui devrait soi-disant réduire leur facturation, qui les a choisis sinon lui-même et ses équipes?
Voyez notamment l’enveloppe globale donnée aux différents prestataires, cabinets d’expertises, de conseils et d’avocats ces 3 dernières années, multipliée dans les mêmes proportions.
5°) Quand Carolis, affirme en plus que « L'État actionnaire et nous-mêmes avons chacun pris nos responsabilités ; les pouvoirs publics en définissant un cadre de réorganisation et FranceTélévisions en s'engageant résolument dans la réforme et nous qui devrions arriver à un accord avec l'État actionnaire sur le plan d'affaires d'ici à fin mars et que Damien Cuier y travaille activement et quotidiennement. », c’est faux car il n’y a là aucun rapport de cause à effet.
A chacune des séances des CE et CCE de France 2 et France3 Carolis a été quasiment constamment absent – à tel point qu’il a du envoyer un message interne au personnel pour assurer qu’il serait présent aux prochaines réunions ce qui n’est bien évidemment pas arrivé – à chaque fois il a fait savoir qu’il était à Matignon pour soi-disant négocier le plan d’affaires !
Avec ces dizaines de réunions qu’il a indiqué avoir fait à Matignon, il est curieux qu’il n’ait toujours pas abouti !!!!!
Enfin, il parait maintenant que « Damien Cuier s’y colle quotidiennement »…ça en fait des réunions avec « l'État actionnaire » qui laisserait Carolis depuis une dizaine de mois maintenant dans la plus grande incertitude !!!!
6°) Lorsqu’on pense comme le dit Carolis qu’il a « une période de négociation légale de quinze mois, cruciale pour France Télévisions, afin de définir un nouveau statut social avec, en accord avec l'État actionnaire, comme but d’éviter le traumatisme d'un plan social. (il le répète, il n'y aura pas de plan social) », quelle mascarade.
Carolis et son équipe, René Maisonneuve en tête avait refait le même coup qu’il avait déjà fait à la Presse avec les soi-disant 900 départs qu’il avait déjà « lancé » dès la fin du premier semestre 2007 et qui se décomposaient comme suit :
-600 lettres d’incitation à faire valoir les droits à la retraite avaient été adressées aux salariés du groupe âges de 56,5 à 63 ans (voire 64 ans)
-300 départs qualifiés de « naturels » par France Télévisions étaient prévus et dixit le direction : non remplacés.
A l’automne 2007, France Télévisions avait dû admettre que seulement 26 demandes sur France 3, 9 demandes sur France 2 et 1 seule pour France 5 avaient été enregistrées. On était loin, bien loin des 900 départs annoncés !!!
Tout au plus France Télévisions disait tabler en fin d’année 2007 sur une centaine de demandes. Précision de taille et qui a son importance : les salariés concernés faisant valoir leur droit à la retraite, quittant donc à leur demande la société (donc pas officiellement à l’initiative de l’employeur) voyaient donc leurs faibles indemnité imposées contrairement à un licenciement ou une mise à la retraite à 65 ans venant de l’employeur où elles ne le sont pas. D’où le peu d’intérêts pour la démarche.
Fin 2008, France Télévisions n’ayant pas eu plus de 150/180 demandes (grand maximum) de resservir la même soupe comme il l’a fait, il y a quelques mois devant les députés PS. Il est bien évident que les 420/ 450 salariés qui n’ont pas donné suite hier n’ont pas l’intention de donner suite aujourd’hui…surtout qu’ils savent à présent pour certains qu’ils pourraient très bien demander à travailler jusqu’à 70 ans.
Carolis peut toujours (précédent itw au Figaro) : " reconnaître que son groupe est contraint à des sérieuses économies en démentant fermement tout projet de plan social seulement l’ouverture d’un guichet de départs volontaires à la retraite pour 900 salariés du groupe", tout cela s’appelle du pipeau et démontre assez bien comment après avoir pris les salariés pour des andouilles, considéré la Presse dans les mêmes termes, il compte bien prendre les députés PS, les politiques, les pouvoirs publics et la Presse pour des naïfs à qui l’on pourrait raconter en boucle la même histoire éculée !
7°) Il est dès lors assez normal pour Carolis de prétendre « Compte tenu de nos efforts et de l'évolution des recettes publiques, nous sommes convenus avec l'État actionnaire que2011 sera la date du retour à l'équilibre opérationnel », quelle rigolade.
En petit comité, certains s’en amusent…on peut bien raconter qu’on aura retrouvé l’équilibre en 2011, ça ne coute rien et de toute façon, on ne sera plus là…au prochain les em….
8°) Il faut également une certaine dose soit d’inconscience, soit de suffisance pour affirmer qu’ « il est impératif d'harmoniser les processus de sélection, de décision et de fabrication des contenus, car jusqu'à présent il était difficile d'avoir une politique commune entre nos différentes chaînes et pour cela nommer des coordonnateurs pour les unités de programmes dont le nombre sera toujours plus raisonnable que celui de directeurs avant le passage à l'entreprise unique », quelle supercherie.
Les très nombreuses nominations « de directeurs avant le passage à l'entreprise unique», style armée mexicaine, qui les a faites ? Le pape ou Carolis ?!
9°) Quand Carolis prétend presqu’à la fin de son interview que « La réforme sera effective à l'échéance de votre mandat », ceci est tout aussi faux que le reste. Parti comme c'est parti, sans aucun soutien des personnels et une déferlente contre lui, il prend ses désirs pour des réalités!
10°) Car lorsque Carolis prétend « 15 mois, cela me laisse le temps de mener à bien cette réforme. C'est le premier point. Le second,c'est qu'il faut avoir une vision qui dépasse mon mandat. », là encore c’est sans compter les procédures judiciaires qui vont se succéder et de toutes sortes, qu’il va devoir affronter comme il va devoir affronter la colère et le rejet des salariés de sa soi-disant réforme et qui vont retarder à chaque fois d’autant ses manœuvres.
Au proverbial Carolis qui indique qu’"Il faut avoir une vision qui dépasse mon mandat", il convient donc de répondre que cela est vrai et qu'il ne faut donc, en conséquence, plus compter avec lui.
Après avoir récusé en 10 points ses pseudos allégations, il faut vraisemblablement dire à Carolis qui ne l'a peut-être pas assimillé, qu’on ne fait pas une réforme contre les salariés. [réforme qui devrait emporter une adhésion largement majoritaire mais qui n’arrive qu’à une chose: , concentrer contre lui toutes les oppositions]
vendredi 13 mars 2009
France Télévisions transgresse toutes les règles et s’en prend à présent aux journalistes.
Ce matin, à une réunion de la Commission arbitrale des journalistes [ Instituée à l’article L. 761-5 du Code du Travail (L. 7112-4 recod.)] qui entre autres :
1) juge du droit à indemnités de licenciement lorsqu’une faute a été alléguée par l’employeur , et ce quelle que soit l’ancienneté du journaliste professionnel dans l’entreprise ;
2) apprécie le montant des indemnités de licenciement après plus de 15 années d’ancienneté dans l’entreprise et, dans ce cas, quel que soit le motif de la rupture du contrat de travail.
France Télévisions a fait savoir que les représentants habituels de France 2, France 3 ou encore RFO qui siégeaient régulièrement avaient ordre de n’y plus siéger.
Les 3 sociétés n’existant plus selon France Télévisions, entité n’étant pas non plus membre de l’AESPA, ce ne sont plus les chaînes qui seront concernées mais le SEPP (Syndicat des Editeurs Publics de Programmes).
Cette bonne blague !!!!! Ils prennent leurs désirs pour des réalités à France Télévisions de croire que les choses se décrètent et que seules des allégations suffisent.
Où sont les décisions du Conseil d’Administration allant en ce sens ??? Existe-t-il le moindre document prouvant ces affirmations gratuites ?? Non, bien évidemment.
Qu’ils se rassurent, ils vont en essuyer dans les semaines qui viennent des procédures judiciaires, de tous genres et de toutes formes.
jeudi 12 mars 2009
Carolis n'a jamais pensé, lui, avoir “commis une erreur d’appréciation” ....

Ou encore « Il est bon qu’on laisse travailler les professionnels. » Rebing!
Plus encore « Nous nous efforçons de faire une télévision respectable, et j’entends qu’elle soit respectée ...Jamais je ne soumettrai un quelconque concept d’émission à un quelconque visa venu de l’extérieur de l’entreprise. » Bing et rebing!
Contrairement à son homologue de Radio France, Carolis n'a jamais indiqué dans une quelconque interview avoir “commis une erreur d’appréciation” en balançant sur RTL sa grenade dégoupillée avec son maintenant célèbre « stupide ».
Comme son homologue de Radio France, Carolis toujours sûr de lui, a également “du mal à penser que Nicolas Sarkozy (...) puisse attacher de l’importance à cela”!
Jean-Paul Cluzel, PDG de Radio France pense avoir “commis une erreur d’appréciation” en posant torse nu et déguisé en catcheur
Il a ajouté dans la perspective d’un éventuel renouvellement de son mandat à la tête de Radio France - son mandat arrive à échéance en mai - “J'ai du mal à penser que Nicolas Sarkozy (...) puisse attacher de l’importance à cela” .
Jean-Paul Cluzel indique qu'avec cet acte militant il montre qu'il s'est toujours posé en défenseur des minorités.....Pourquoi pas mais alors comment expliquer que malgré un accord signé entre lui et les organisations syndicales à Radio France, la direction qu'il incarne encore à Radio France refuse un CDI à un travailleur handicapé pour assurer le secrétariat de la CGC? La CGC a dû saisir très officiellement le Ministre du travail avant de porter l'affaire devant la Justice pour être traitée de la même façon que les autres syndicats.
mercredi 11 mars 2009
Carolis reconnait l'existence du "fait syndical martiniquais" et pérennise ses représentants.
Traduction : les syndicats présents à RFO Martinique ne seront pas éliminés du fait de la transformation de France Télévisions en entreprise unique. Carolis imagine-t-il adapter les lois de la République aux Antilles ?
Rendez-vous est pris entre Patrick de Carolis et l'intersyndicale martiniquaise au mois d'octobre 2009.
La CGC Médias conteste la composition ainsi que la légitimité de "l'actuel" Comité de Groupe à France Télévisions
Dominique Antoine quitte ses fonctions de conseiller
mardi 10 mars 2009
A France Télévisions avec Carolis, un jour c’est blanc, le lendemain c’est noir.
Patrick de Carolis a vainement tenté, hier lundi 9 mars, d’endormir une fois encore les salariés des chaînes et structures du holding France Télévisions après la promulgation de la loi sur l'audiovisuel public au Journal Officiel ce week-end.
Dans un message vidéo interne de propagande assorti de l’envoi par mail du texte de son « numéro d’hypnotiseur », il explique qu’"à présent, une seule entité juridique recouvre l'ensemble des activités d'édition de programmes" du groupe audiovisuel public qui compte une cinquantaine de sociétés filiales.
Il ajoute "J'ai déjà pris un certain nombre d'engagements, je les tiendrai :
1°) Pas de plan social,
2°) Pas de fusion des Rédactions"…
Tu parles Charles !!!! Un rappel des propos précédents :
Au 1° point, interrogé sur le chiffre de 900 départs qu’il est allé livrer aux députés PS il y a peu, Patrick de Carolis a dû évoquer (soi-disant) "un guichet de départs volontaires à la retraite pour 900 salariés du groupe dans les années à venir" [donc pas dans les 13 mois à venir, c’est certain, ndlr].
Carolis s'est néanmoins déclaré "incapable de chiffrer le nombre de départs que la réforme pourrait entraîner ". Il a même enchéri: "ça peut faire plus que 900 personnes".
Le coup des soi-disant départs en retraite (600 auxquels il fallait ajouter d’éventuels départs dits « naturels » non remplacés), Carolis l’avait déjà vendu à l’été 2007 sans succès et, à l’époque, la possibilité de travailler jusqu’à 70 ans n’était pas encore légale.
Au 2° point, devant 600 cadres à la Mutualité, Carolis a rendue publique sa nouvelle organisation où "l’actuelle directrice de l’info de France 2 devrait chapeauter en effet les éditions nationales de France 2 et de France 3. Alors que l’info régionale devrait être confiée à Jérôme Cathala, qui dirige France 3 Sud. Paul Nahon, qui est aujourd’hui à la tête de l’info de France 3, prendrait les magazines d’actualité de France Télévisions, tandis que les sports resteront sous la houlette de Daniel Bilalian"
Il a beau lancer qu’il n’y aura pas de fusion des Rédactions, Carolis avec ses élucubrations qui se contredisent en permanence les unes, les autres, ne trompe plus personne. Carolis dit blanc un jour et noir le lendemain.
Quant à la blague « carambar » qui ne fait jamais rire mais surtout de plus en plus consternante, s'agissant de ses pseudos engagements à "prendre le temps du dialogue et de la négociation" pour mener les deux chantiers ouverts par la publication de la loi…FOUTAISE.
Rappelons qu’il vient d’être condamné à 20.000 euros d’amende ès qualité pour avoir failli ouvertement à ce qu’il prône dans le cadre de la mise en œuvre de sa charte organisationnelle.
Prétendre que la réorganisation de l'entreprise et l'élaboration d'un nouveau statut social se fera en un an et quelque, c’est du bluff et cela vient contredire de facto ses propres affirmations "nous prendrons le temps du dialogue et de la négociation" !
Il peut toujours essayer d’amuser la galerie, en affirmant que "sur les aspects fiscaux de la loi, la rétroactivité s’appliquera au 1er janvier 2009 mais pas en ce qui concerne les aspects juridiques strictement parlant et les aspects sociaux" et que 13/14 mois à "devraient suffire à déboucher sur un accord collectif et de nouveaux statuts sociaux", ce ne sont là qu’incantations et poudre aux yeux.
Juridiquement, il faut environ 6 mois pour parvenir à la transformation du groupe et à la disparition effective des sociétés filiales absorbées (les chaînes, entre autres) – ce qui pourrait signifier également leur « désengagement » de l’Association des Employeurs de l’Audiovisuel Public [AESPA] donc des Conventions Collectives dont elle est signataire – et ce n’est qu’à ce moment là que pourraient courir les 15 mois qu’évoque Carolis.
Avec une simple addition à la portée d’un élève de CM2, cela nous conduirait sans retard et sans la moindre procédure judiciaire (tel ne sera pas le cas puisque la CGC Médias a déjà très officiellement mandaté son avocat afin qu’il dépose plainte, en tout premier lieu, pour entrave dans une première procédure au Pénal), à fin 2010 début 2011, soit quelques mois seulement – en terme de calendrier – avant le début de la campagne pour l’élection présidentielle.
Comme l'a si bien écrit Michel Fugain: "Même en courant, plus vite que le vent, plus vite que le temps, même en volant, Je n'aurai pas le temps, Pas le temps ....Je n'aurai pas le temps, Pas le temps"
lundi 9 mars 2009
Quand Bruno Masure allumait le Paf dont la rentrée de Carolis
Qu'est-ce qui aurait changé depuis? La loi sur l'audiovisuelle promulguée ce week-end après sa validation par le Conseil Constitutionnel, le Chef de l'Etat peut à présent révoquer les présidents de Radio France et France Télévisions sans même qu'un véto des 3/5ème des membres d'une commission parlementaire puisse lui être opposé.
Il devrait donc très prochainement mettre en application cette disposition légale. Avec une logique à toute épreuve: il faut à chacune des 2 entités pour les 5 ans à venir, un professionnel chargé sur la longueur de mettre en oeuvre la nouvelle loi, non pas quelqu'un dont les hypothétiques 13 mois ne seraient ni juridiquement, ni socialement suffisants (6 mois environ pour le passage à la nouvelle société auxquels il faut ajouter de 12 à 15 mois pour l'arrêt des couvertures conventionnelles).
Puisqu'il faudrait entre 18 et 21 mois au total et ce, en imaginant que rien, ni personne ne vienne s'interposer....ce que la CGC Médias n'a bien évidemment pas l'intention de faire, pourquoi prendre le risque de nouveaux dérapages?
La CGC d'ailleurs sur la même longueur d'ondes que certaines autres organisations syndicales représentatives mais surtout de l'ensemble des salariés qui n'ont plus aucune confiance en l'équipe en place, utilisera tous les moyens à sa disposition pour bloquer ceux qui en quelques mois pourraient installer une irréversible pagaille.
Pour reprendre une formule qui a fait ses preuves: "une réforme ça ne se fait pas contre les salariés....et surtout ça ne se fait jamais sans la plus large adhésion" ( Ce qui n'est absolument pas le cas; Rappelons qu'à la fin du sondage en ligne sur notre blog, vous avez été 4% seulement à souhaiter l'entreprise unique et 100% à refuser la perte de vos couvertures conventionnelles et de vos accords d'entreprise).
Quant à ceux qui ne croient pas à ce scénario, affirmant que les mots lourds de sens, en forme de missiles et particulièrement violents prononcés depuis l'été dernier par Carolis à l'adresse de Nicolas Sarkozy: « Il est temps de dire que la télévision, c’est un métier fait par des professionnels. » ou encore « Il est bon qu’on laisse travailler les professionnels. » ou bien « Nous nous efforçons de faire une télévision respectable, et j’entends qu’elle soit respectée » puis « Jamais je ne soumettrai un quelconque concept d’émission à un quelconque visa venu de l’extérieur de l’entreprise. » pour finir en " bombe atomique" sur RTL par « Lorsqu’on dit qu’il n’y a pas de différence entre la télévision de service public et les télévisions privées, je trouve cela faux, je trouve cela stupide, et je trouve cela injuste, profondément injuste. » sont oubliés, ne résonnent plus à ses oreilles et que c'est l'"accord parfait", ils devraient y réfléchir à plusieurs fois.
Alors, s'agissant de Radio France, le nom de Laurent Joffrin - Directeur de la Rédaction de Libération, revient ces derniers temps le plus souvent. S'agissant de la télé publique, dans le cadre d'une nouvelle "organisation" qui la conduira au moins vers le tout numérique en 2011 (quelques mois avant l'élection présidentielle), le Chef de l'Etat a confié, il y a peu, à des journalistes en quête de scoop, concernant le nom du successeur de Patrick de Carolis : « J’ai une idée très précise. J’en ai même deux… » .
Les deux désignations pourraient donc- c'est plus que souhaitable et le plus vraisemblable -intervenir très vite et au même moment.
jeudi 5 mars 2009
Carolis a maintenant 3 chauffeurs

A moins que l'ectoplasme de ce dernier ne hante ces réunions (Carolis avait pourtant déclaré après plus de 3 ans de mandat qu'il se rendrait aux différents CE des filiales du holding...tu parles), on ne l'y voit quasiment jamais.
S'il a fait passer le nombre de ses chauffeurs de 2 à 3 en imaginant que la route pour lui serait encore longue, il se fait inévitablement un film! Celui qui a totalement et irrévocablement perdu la confiance des personnels n'est, de fait, plus en mesure techniquement de conduire qui que ce soit et quoi que ce soit à destination.
mercredi 4 mars 2009
Ce soir vers 23h00 la chaîne allemande de télé ARD diffuse un document mettant en cause France 2.
Certes les intimés, France 2 et Charles Enderlin, se sont pourvus en Cassation mais la chaîne allemande ARD ne se privera pas ce soir à 23h de diffuser un document allant dans le sens de ce que dénonçait Philippe Karsenty et que la Cour d'appel a retenu comme éléménts pour prononcer sa relaxe.
Carolis ira bien en citation directe devant le Tribunal Correctionnel de Paris en entrave avant toute chose.
L'organisation syndicale a remis hier une première série de documents prouvant qu'avant la moindre information donnée aux CE et CCE (ne parlons même pas de consultation) la Presse toute entière a été informée de la réorganisation prévue et annoncée par Carolis à la Mutualité devant 600 cadres.
Carolis a beau préciser dans une "feuille interne" adressée aux managers que la réorganisation n'interviendrait qu'une fois la loi promulguée (heureusement!!!), ses annonces n'en caractérisent pas moins l'entrave.
Dernier document en date, la convocation des salariés par un des 31 coordonnateurs nommés par Carolis, actuel DTE à France 2, à une réunion d'"INFORMATION" aux personnels sur les studios, dans le cadre de la mise en place de l'entreprise unique suite aux annonces de Carolis ( toujours sans que le CE n'en soit informé). Un aspect positif quand même, à cette réunion, c'est que nombre des présents qui se demandaient à quoi ressemblait celui qui a pourtant été nommé il y a environ 3 ans, ont enfin découvert qui il était....en revanche pour les "infos" : sur l'air de "je sais rien mais je dirai tout", peau de balle!

Rappelons également que Carolis concernant France 2, France 3 et France 5, est toujours sous le coup de procédures de droits d'alerte non levées à ce jour.
Quant à la subvention exceptionnelle de 150 millions d’euros décidée l’année dernière pour combler la baisse des recettes publicitaires et versée seulement fin août, soit huit mois après l’annonce du Chef de l'Etat sur la suppression de la pub, n’aura de toute façon pas permis de couvrir toutes les pertes réelles.
Les résultats pour le groupe, en 2008, faisaient déjà apparaître une perte d’exploitation chiffrée en centaine de millions d'euros.
Les 450 millions d'euros 450 millions d’euros adoptée par l’Assemblée Nationale et le Sénat dans le cadre de la loi de finance pour 2009 ne suffiront donc pas à combler le trou financier (digne du tonneau des Danaïdes) qui risque de s’élargir encore considérablement dans les prochains mois, contrairement aux annonces "rassurantes" faites en conseil d’administration.
Il semble bien qu'au regard de la présentation faite par Carolis sur la situation financière volontairement très très en dessous de la réalité, le système de nouvelle taxe destinée à compenser la perte de recettes publicitaires, validée à une réserve près ( qui est de taille) par le Conseil Constitutionnel qui précise que s'agissant des modalités de compensation financière prévue par l'Etat: "Il incombera à chaque loi de finances de fixer le montant de la compensation financière", cette taxe ne suffise absolument pas à combler les quelques 250/300 millions d’euros de perte cumulée à la fin 2009 auxquels il faut rajouter les dizaines de millions d’euros de remboursement de dettes les années suivantes avec des taux bancaires actuels de 7% concernant les emprunts…
La loi organique et son article unique sur la nomination/révocation des patrons de l'Audiovisuel public étant, elle, validée et promulgable sans délai puisque ne faisant l'objet d'aucune réserve du Conseil Constitutionnel, il serait curieux qu'au regard d'un tel contexte tant catastrophique qu'incontrôlable, les choses restent en l'état et dégénèrent au cours des quelques mois à venir!
La loi organique relative à la nomination des présidents des sociétés France Télévisions et Radio France n'est pas contraire à la Constitution.
lundi 2 mars 2009
Carolis dit ne pas redouter la décision attendue du Conseil constitutionnel....tout ce qu'il a entrepris, il l'a toujours réussi !
1°) La loi organique sur la nomination des présidents des sociétés de l’audiovisuel public adoptée en seconde lecture par l’Assemblée Nationale le 5 février 2009
2°) La loi visant la suppression de la pub sur la télé publique donc son mode de financement et corrélativement son organisation dite réforme Carolis.
mercredi 25 février 2009
La CGC Médias ira bien au Pénal, en entrave, contre Carolis chef des entreprises de France Télévisions.
Le 11 février dernier, quasiment un an après jour pour jour, Carolis remet ça. "Il a donc réuni voila quelques jours « 600 de ses cadres » dits managériaux pour leur annoncer sa réorganisation".
Il en a profité également pour communiquer à toute le Presse, le plus largement qui soit le même jour, cette réorganisation illégale à plus d’un titre.
La CGC Médias, en conséquence, a de nouveau mandaté très officiellement son avocat afin de porter plainte au Pénal pour entrave contre Carolis chef des entreprises de France Télévisions.
Il s’agira d’une citation directe au Pénal visant à constater le délit qui, est-il besoin de le dire, est on ne peut plus caractérisé ne serait-ce par le fait que le CE de France 2 n’ait été ni informé, ni même consulté sur cette réorganisation car ne se réunissant que le 12 février, soit le lendemain des annonces…pas plus que celui de France 3.
Carolis en a, du reste, bien pris conscience car dans une nouvelle publication interne intitulée « Lettre aux managers de France Télévisions » (déjà le n°5 et personne ne sait qui la reçoit et pourquoi ?! voir les 6 pages document en fin d'article) page 3, il y écrit tout un chapitre sur l’entrave au titre outrancièrement mensonger : « Pourquoi attendre avant de proposer un nouveau modèle d’organisation ».

Il n’a rien attendu du tout Carolis lorsque le 11 février, est-il besoin de la redire, il a fait « urbi et orbi » les déclarations intempestives qu’il a faites avant toute information aux Instances Représentatives du Personnel (I.R.P.) sur les « 7 directeurs de projet chargés de nommer des coordonnateurs des 7 secteurs autrement appelés « grands domaines d’activité » ; coordonnateurs qui seront au nombre de 31 dont 20 d’entre eux seront sous la responsabilité du secteur « antennes/programmes et information » donc de Patrice Duhamel et les 11 autres, répartis entre 5 des 6 autres directeurs de projets (Les noms de ces 31 coordonnateurs annoncés le 18 février toujours à la Presse mais pas aux I.R.P.)».
Alors quand il ose écrire sur sa « Lettre aux managers de France Télévisions » : "La mise en œuvre de la nouvelle organisation est subordonnée à l’information et à la consultation préalable des Instances Représentatives du Personnel ; procéder différemment constituerait un délit d’entrave qui engage la responsabilité pénale de l’employeur et peut donner lieu à une action civile en réparation du préjudice ", il sait de quoi il parle.
Prétendre que des déclarations, hors la loi, ne caractériseraient pas l’entrave au fallacieux motif qu’elles ne seraient « pas encore mises en œuvre et totalement finalisées » confine au ridicule et n'aura bien entendu aucune portée sur le Tribunal.
La loi dit bien « information et consultation préalable des IRP ». Il est tout à fait établi que comme l’écrit Carolis : « le défaut d’information et de consultation du CE…peut constituer un délit d’entrave » [Et il n'y a eu aucune information dans le délai légal de 3 jours porté à 5 par le règlement intérieur du CE], à la différence que ce n’est pas « peut » c’est bien « constitue ». A qui Carolis compte-t-il faire croire qu’il ne sait pas, non plus, ce que « préalable et informations » veulent dire ?
Carolis peut bien inciter la CGC Médias à n’entreprendre qu’« une action civile en réparation du préjudice », cela ne sera pas.
La CGC Médias ira bien dans un premier temps au Pénal.
Quant à la réparation du préjudice (soit dit en passant avec l’argent des contribuables) elle sera inévitablement postérieure.
Carolis a une bien étrange conception de la Justice ! Encore dernièrement dans un procédure où il était condamné ès qualité, entre autres, à 20.000 € au titre du préjudice subi, il osait sortir un bulletin de com interne (Agora) présenté comme une victoire au lieu d’une lourde condamnation.
Seulement là, ses ultimes gesticulations ne tromperont personne. Il a dû, à l'évidence, les perdre ses "repères" Carolis ! Il est grand temps que tout cela s'arrête....Elle approche l'heure de vérité.
mardi 24 février 2009
Un acte fondateur suite à l'avis du Conseil Constitutionnel
Si tel est bien le cas comme nous ne cessons de le répéter, une telle situation mettrait en pièces, de facto, toute la nouvelle architecture du financement des chaînes publiques....De surcroît, TF1 et M6 ont enregistré des recettes publicitaires en baisse respectivement de 19 % et 5 %, un mois et demi après la suppression de la publicité à France Télévisions après 20 heures, selon une étude de Yacast spécialiste de la mesure publicitaire publiée mercredi 18 février.
L'étude portant sur la période du 5 janvier au 15 février avec un comparatif sur la période du 7 janvier au 17 février 2008 mettait en évidence un recul notable des recettes enregistrées avant 20 heures (-27 %), pour TF1 "particulièrement handicapé" tout comme M6 qui affichait des recettes pub enregistrées après 20 heures en net recul (13 %).
Partant de ce principe, il n'y aura plus personne pour payer...à part le contribuable.
Le Conseil Constitutionnel devrait aussi souligner l'impact de certaines décisions déjà mises en application et ce hors la loi, impliquerait de rétroactivité. Rétroactivité qui est illégale.
Enfin, s'agissant de la nomination des PDG de chaînes par l’exécutif, il semble bien que ce dernier point, qui fait un temps polémique, on s'en souvient, ne fasse pas l’objet d’une quelconque réserve de la part des sages comme la CGC Médias l'écrivait le 16 février 2009.
De là, à imaginer que fort de cette légitimité le Chef de l'Etat ne procède avec un acte fondateur fort, à savoir la désignation du successeur du président de France Télé ( parmi les 2 noms en tête) - successeur qui à l'évidence, devra être associé à la réécriture et à la refonte de la réforme pour les 5 ans à venir - il n'y a qu'un pas que la CGC Médias franchit et souhaite le plus rapidement et le plus pragmatiquement qui soit.
lundi 23 février 2009
Carolis, un effet bœuf sur France 2 samedi 21 février au soir avec le retour de la pub.
Finalement Carolis fait ce qu’il veut ! Depuis le slogan de la campagne qu’il lançait fin 2008 : « 20h 35 - Mettez-vous à l'heure de France Télévisions » et dont il expliquait à qui voulait l’entendre que l’initiative (bien que la loi ne fût même pas, à ce moment là, parvenue au Sénat) n’était pas vraiment de son fait mais fonction d’une lettre reçue de la Tutelle, Carolis n’en fait qu’à sa tête.
Rappelons que pour supprimer dès le 5 janvier 2009, la pub des écrans de France Télé après 20h, il faisait référence à la loi…loi qui, nous n’avons cessé de le dire et le répéter, n’était alors pas promulguée; pas plus qu’elle ne l’est aujourd’hui !!!!!
Que se passe-t-il depuis ? Carolis qui n’a peur de rien et de personne, alors qu’il s’était engagé à commencer ses programmes à 20h35 a permis que le JT de 20h glisse ostensiblement un peu chaque soir. La semaine dernière à part le vendredi et le samedi où le programme d’après JT a bien commencé à 20h35, le lundi, le jeudi et le dimanche c’était 20h39 ; le mardi 20h39 et le mercredi 20h 48.
Ils n’y verront que du feu s’amuse-t-il en petit comité. Que ne ferait-il pour contourner les principes qu’il a lui-même fixés mais surtout rabioter de précieuse minutes ?! Dernièrement, au risque de se fâcher définitivement avec les producteurs de la série diffusée le lundi : « F.B.I portés disparus », il a pris soin de tronquer le générique de début de l’épisode inédit des trois diffusés à la suite, faisant ainsi passer à la trappe le nom des comédiens et autre équipe de réalisation (ils apprécieront).
Le plus beau pied de nez au Pouvoir, c’est samedi soir qu’il a lieu. Vers 22h 10 après la pièce de théâtre en direct sur France 2 : « Le temps des cerises », certains n’ont pas dû comprendre ce qui leur arrivait. PUB pour le bœuf : « Qui mange du bœuf, mange du bœuf… », ponctuée en fin de message par une « virgule » autrement dit un écran France 2 intitulé « publicité ».
Il a raison Carolis, la loi n’est pas promulguée, il peut théoriquement toujours faire passer de la pub contrairement à ce qu’il a annoncé….de toute façon, il a bien l’intention de faire comme il veut...loi ou pas loi. Exactement comme il l’a dit en séance du CE de « La Deux » du 12 février où il indique : « La loi dit "entreprise unique" parce que j’ai dit "entreprise unique", j’aurais dit "entreprise commune" la loi dirait "entreprise commune"….la loi c’est lui !
Il pourtant savoir, ou bien il y une loi en vigueur, ou bien la loi n’est toujours pas en vigueur ! Ce n’est pas comme cela arrange Carolis.
A cet effet, la CGC Médias mandatera très officiellement dans ces prochains jours son avocat pour qu’il entreprenne une action en Justice pour faire condamner Carolis au Pénal en entrave….le cas échéant , avant même que ne se réunisse le CE de France 2 ce 12 février et le CCE de France 3, Carolis a réuni 600 de ses cadres (personne ne sait encore sous quels critères, certains dits « dirigeants » ne l’était pas plus que ça et invités, d’autres vraiment cadres « dirigeants » n’avaient pas du tout été conviés) le veille, le 11 février et rendu public devant eux mais aussi à toute la Presse sa soi-disant « réorganisation ».
Tout cela dans la plus parfaite illégalité car les CE et CCE à qui légalement la direction aurait dû communiquer au moins trois jours avant les documents sur cette réorganisation : ( « 7 directeurs de projet chargés de nommer des coordonnateurs des 7 secteurs autrement appelés « grands domaines d’activité »,
soit 31 coordonnateurs : 20 d’entre eux seront sous la responsabilité du secteur « antennes/programmes et information » donc de Patrice Duhamel, les 11 autres, répartis entre 5 des 6 autres directeurs de projets (Philippe Santini chargé des « activités commerciales » n’ayant personne avec lui) tous annoncés le 18 février, de fait, bien avant l’avis du Conseil ou encore la promulgation de la loi ») …informer et consulter les CE et CCE avant ces annonces intempestives.
Carolis prétend toujours officieusement qu’il n’en avait pas besoin, la nouvelle loi ne le prévoyant pas ! D’autant que ce que prétend Carolis sur les soi-disant prérogatives du Comité de groupe est une totale violation de la loi et du Code du travail.
Foutaise ; la soi-disant nouvelle loi n’est ni promulguée, ni publiée au J.O. Nous verrons bien si le Tribunal juge et fait reposer sa motivation sur la loi à venir…et puis surtout, la loi n’est pas malléable comme le souhaite Carolis, le penser serait « faux, stupide et profondément injuste ».
mercredi 18 février 2009
« Je suis très fier d'avoir été élu par le CSA pour qui j'ai une très grande estime » répète à loisir Carolis
Du haut de son mètre quatre-vingt-douze, il n'a toujours pas changé d'avis...Il n'y croit toujours pas, le Chef de l'Etat ne pourra rien contre lui...du reste, nul doute que le Conseil constitutionnel saisi officiellement déclarera ce point inconstitutionnel.
Autrement dit, le Conseil ne pourra pas invalider toutes les applications de la loi que Carolis a prises et continue de prendre ces jours-ci sans loi et en parfaite entrave avec les CE et CCE mais la loi organique dont il ne veut pas, là le Conseil pourra la rejeter. C'est évident!!!!!
Alors il déclame, il annonce...la CGC Médias ne manquera d'ailleurs pas de saisir la Justice pour toute déclaration intempestive faite avant la promulgation de la loi [jamais rétroactive], à savoir ce jour : "Le vote par le Parlement et la prochaine promulgation de la loi sur l’audiovisuel public conduisent France Télévisions à entrer désormais dans une phase plus opérationnelle du projet. En conséquence, Patrick de Carolis a précisé le 6 février dernier [en toute illégalité et en totale entrave, redisons-le avec les CE et CCE des chaînes qui juridiquement n'ont pas disparu] la mission de sept membres du Comité exécutif et leur a confié la direction d’un groupe projet pour mener à son terme le travail sur l’organisation et le fonctionnement de l’Entreprise commune France Télévisions par grand domaine d’activité.
La réflexion menée pour les 7 grands domaines d’activité sera déclinée et précisée au niveau de 32 secteurs, chacun piloté par un coordonnateur, ou par un binôme dans le cas des activités ultramarines.
Sur proposition des directeurs de projets, Patrick de Carolis a nommé aux fonctions de coordonnateur...." et 32 nom suivent....
Il est comme ça Carolis, la loi n'est pas promulguée donc pas publiée au JO, donc normalement pas en application mais il nomme, il décide, il réorganise par anticipation...encore et encore....On est en France et en France on ne "bouge" pas un patron de groupe, en pleine réforme! Il ne risque rien.
Les mots que Patrick de Carolis a prononcé sur RTL le 2 juillet dernier, estimant que le jugement du président de la République était « faux, stupide et profondément injuste » , il ne les regrette surtout pas...il estime même qu'ils ont sonné comme un électrochoc nécessaire pour faire prendre conscience « à tous ceux qui portent un jugement inexact sur France Télévisions ».
Quant au financement dont il disait également « nous verrons si le compte y est ». « Pour l'instant, il n'y est pas - et s'il n'y est toujours pas à la rentrée ? - A l'impossible, nul n'est tenu : Je dirais stop », ça il n'en parle plus trop...ou juste un minimum, au dernier CE de France 2, il est encore parti sur l'air de : le plan d'affaire n'est toujours pas finalisé....il faut que j'y aille.
Eh! oui, puisque le plan d'affaire est toujours en discusssion avec lui, c'est bien la preuve qu'il ne risque rien!







