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mercredi 21 juillet 2010

Bruxelles dit oui à l’attribution de 1,5 milliards d’aides de l’État à France Télévisions pour compenser une partie de la suppression de la pub.

Bruxelles dit oui à l’attribution de 1,5 milliards d’aides de l’État à France Télévisions pour compenser une partie de la suppression de la pub.

Selon l’AFP : "La Commission européenne a donné son feu vert mardi à l'octroi pendant plusieurs années à France Télévisions de subventions compensant le manque à gagner lié à l'arrêt de la publicité sur ses chaînes, estimant qu'elles ne posaient pas de problème de concurrence. "

L'État s’était, en effet, engager à compenser la suppression totale de la publicité, en attribuant chaque année à France Télévisions des subventions dont le montant cumulé jusqu'en 2012 pourrait ainsi dépasser 1,5 milliard d'euros.

Bruxelles qui veille au respect des principes de la concurrence en Europe, avait autorisé en septembre 2009 le versement d'une première subvention de 450 millions d'euros à France Télévisions mais ouvert dans le même temps une enquête sur son financement à plus long terme.

"La Commission a autorisé le mécanisme annuel de financement de France Télévisions comme étant conforme aux règles de l'Union européenne sur les aides d'Etat", indique son communiqué.

D’autre part, la procédure d'infraction séparée concernant la création de deux taxes instaurées par la France sur les recettes publicitaires des chaînes privées concurrentes et sur le chiffre d'affaires du secteur télécoms qu’avait ouvert, en janvier, la Commission est toujours en cours.


Cette procédure peut déboucher en dernier recours sur un renvoi de la France devant la justice européenne.

mardi 20 juillet 2010

Le CHSCT de France 3 (siège) tout comme le SNPCA-CGC exigent une enquête externe après le suicide d'une collaboratrice de France 2.

Le CHSCT de France 3 (siège) tout comme le SNPCA-CGC exigent une enquête externe après le suicide d'une collaboratrice de France 2.

Ils sont quelques uns a déjà avoir donné des consignes en interne: hors de question que ce tout cela sorte dans la Presse.

La disparition tragique de celle dans la fleur de l'âge - tout juste quarante ans - qui aimait à rire et à plaisanter, ne doit pas se répandre...Ben voyons!

La direction qui depuis la loi de mars 2009 fait preuve d'un autisme sans borne et qui refuse d'entendre les mises en garde du SNPCA-CGC, ainsi que de la CFDT et du SNJ, fait tout à présent pour éviter les "fuites" et déconnecter ce geste désespéré de sa "réorganisation" inhumaine dont l'alliance syndicale ne cesse d'exiger l'arrêt.

Depuis la fin de la semaine dernière, les langues se délient et ils sont nombreux ceux qui veulent témoigner des conditions de travail totalement dégradées dans lesquelles ils évoluent.

Avec cette "enquête" externe, cela va enfin être possible et le cabinet mandaté pour l'occasion aura enfin la possibilité de démontrer que cette restructuration illégale se fait au détriment des femmes et des hommes qui subissent depuis plusieurs mois souffrance et stress, qu'elle n'est ni souhaitée, ni partagée et qu'elle constitue une déconstruction programmée de leur outil de travail.

lundi 19 juillet 2010

Elle était entrée à France 2 à 20 ans passés, toujours de bonne humeur et prête à blaguer…pourtant jeudi dernier, elle a choisi d’en finir.

Elle était entrée à France 2 à 20 ans passés, toujours de bonne humeur et prête à blaguer…pourtant jeudi dernier, elle a choisi d’en finir.

Elle avait rejoint en 1994 l’équipe du Comité d’Entreprise de France 2 où pendant 4 ans, elle avait été au service de tous. Après un passage par les services techniques, elle avait finalement intégré le service des relations téléspectateurs de la chaîne où elle avait trouvé sa place et, ses collègues vous le diront, où elle mettait sa gentillesse et sa joie de vivre communicative, encore une fois au service des autres.

Elle revenait de Chine enchantée de son voyage, elle avait repris son travail dans le contexte particulièrement lourd et pesant que subissent depuis le début de l’année l’ensemble des salariés de France Télévisions face à la réorganisation abracadabrante voulue par P. de Carolis.

Qu’est ce qui a bien pu se passer pour que Nat décide à quarante ans de ne pas continuer ?

Quelles souffrances, quel mal être ont pu la pousser à commettre l’irréparable et à laisser pour toujours, sa famille, ses proches, ses amis et nombre de ses collègues dont la peine est aujourd’hui immense?

Pas d’explication…pas d’adieu…pas de mot qui "renseignerait" sur son geste. Ils sont quelques uns qui la connaissaient bien à ne pas comprendre….à se dire, si seulement il y avait eu un signe qui avait pu les alerter…si seulement, ils avaient pu l’empêcher…mais malheureusement, tel ne fut pas le cas.

Oh ! bien sûr, la direction bien peu présente pour l’occasion, dira sûrement que son geste n’a rien à voir avec l’entreprise !!! Ne le disent-elles pas toutes, en telle circonstance ?

La direction qui indiquait vouloir mettre en place une « cellule psychologique » pour ses collègues et souvent amis, extrêmement choqués ! Où en est-on ? Nulle part comme souvent.

Le SNPCA-CGC dénonce depuis des mois le climat irrespirable qui règne à France Télévisions, l’organisation du travail qui se dégrade de jour en jour avec des sommets depuis janvier 2010, le « fonctionnogramme » bidon et impersonnel qui transforme les femmes et les hommes en « cases » ne prenant en considération ni leur travail, ni leur parcours, ni leur carrière !

Dès la fin de l’année 2009, le SNPCA-CGC qui s’est opposé à ce simulacre de « transformation » en soi-disant en entreprise commune et qui ne cesse d’exiger l’arrêt de cette « restructuration » débile, rendait publiques les quelques lignes du rapport commandé par le CHSCT auprès du cabinet indépendant Sexant Expertise.

Voila, il y a plus de 6 mois ce que mettait en évidence, le cabinet Sexant Expertise à la demande du Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de travail CHS-CT de France 3 (siège) ce qu'il écrivaitqui en soulignant avant tout, un manque de concertation évident :

- « un projet qui échappe aux salariés parce que conçu au sommet par une équipe restreinte qui fait club »

ou encore « un système d’exclusivité avec des happy few ».

L’analyse du cabinet d’expertise dans un paragraphe intitulé « III.1 L’appréhension du projet par les salariés du Siège et de la Rédaction Nationale » écrit :
- un mode de pilotage du projet qui fait souffrir
- Une absence de communication et d’information sur le projet de nouvelle organisation
- Le projet de nouvelle organisation de France Télévisions fait souffrir les salariés parce qu’il n’y a pas de communication sur le projet.

- La très grande majorité des salariés rencontrés au cours des investigations a spontanément relevé et déploré cette absence d’information et de communication sur le projet.

Ou encore :
- Une absence de communication et d’information source de tensions et de dysfonctionnements dans les services.
- Un projet qui somme pourtant des salariés de s’exprimer sur ce qu’ils ne connaissent pas avec des salariés n’ont pas été associés en amont à la conception du projet,
Et enfin l’analyse soulignant que :
-Tout ceci est source de souffrance et porteur d’une aggravation des troubles psychosociaux perceptibles...


- Dans son mode de pilotage, centralisé et pyramidal, le projet fait souffrir les salariés. Il génère de l’inquiétude et de la souffrance particulièrement perceptibles chez les salariés….

Ce diagnostic d’un contexte anxiogène, d’un malaise profond et durable, ainsi que l’existence de nombreuses situations de souffrance au travail, est confirmé par le médecin du travail.

Pour le SNPCA-CGC, il n’est absolument plus question de laisser les choses en l’état et de passer sous silence la disparition tragique de Nathalie.
Si l’entreprise a une quelconque responsabilité dans ce drame qu’elle ne reste ni cachée, ni tue!

Ils sont de plus en plus nombreux à France Télévisions à souffrir au travail, de plus en plus nombreux à être en arrêt maladie, à subir presque impuissant cette désorganisation avérée que la direction sortante entend mettre en application dans l'opacité la plus totale.

Dans un tel contexte anxiogène, le SNPCA-CGC exige qu’une expertise externe soit réalisée par un cabinet choisi par le CCE sur les risques psycho sociaux à France Télévisions liés à cette « réorganisation » avec une attention toute particulière sur le fonctionnement du service où travaillait Nathalie.

Lettre publiée sous la responsabilité des élus de la majorité au CCE : CFDT CGC SUD SNJ et intitulée "Comité Central d'Entreprise de France Télé

Lisez la lettre publiée sous la responsabilité des élus de la majorité au CCE : CFDT CGC SUD SNJ et intitulée "Comité Central d'Entreprise de France Télévisions (été 2010)"



mardi 13 juillet 2010

Les nomination des présidents de Radio France et France Télévisions pourraient bien être hors la loi

Lisez à ce sujet la dépêche AFP du 15 juin 2010, passée inaperçue mais qui est dans le droit fil des différents posts que nous avons déjà publiés à ce sujet, intitulée "Ultime vote de l'Assemblée sur le contrôle de nominations présidentielles'':

PARIS, 15 juin 2010 (AFP) - L'Assemblée nationale a donné mardi son feu vert définitif à un projet de loi organique portant sur les modalités de contrôle parlementaire de certaines nominations présidentielles et qui faisaient l'objet d'un désaccord persistant entre députés et sénateurs.

Le projet de loi a été adopté par 325 voix (UMP et Nouveau Centre) contre 25 (PCF et Verts), le PS et François Bayrou (MoDem) s'abstenant lors d'un vote à scrutin public nécessitant la majorité absolue (289 voix).


Ce texte, sur lequel


-une première depuis 1980 pour une loi organique !

- la commission mixte paritaire (CMP, sept députés et sept sénateurs) a échoué début avril, est ainsi considéré comme définitivement adopté par le Parlement. Avant d'être promulgué, il doit toutefois être examiné par le Conseil constitutionnel, ce qui est systématique pour toute loi organique.

Il met en oeuvre une innovation de la réforme constitutionnelle de juillet 2008, voulue par le président Nicolas Sarkozy.

L'article 13 de la Constitution prévoit en effet que le pouvoir de nomination du président de la République, pour certains emplois ou fonctions, fasse préalablement l'objet d'un "avis public" des commissions compétentes des deux assemblées. La nomination ne peut avoir lieu si 3/5e des membres des commissions compétentes s'y opposent.

Sont concernées une cinquantaine de nominations (contre 41 au départ), qu'il s'agisse par exemple du Médiateur de la République, des PDG des entreprises publiques (SNCF, La Poste, EDF, RATP...), du président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA ) ou du gouverneur de la Banque de France.

Assemblée et Sénat sont d'accord sur le fond du texte et c'est sur une mesure assez secondaire que les deux chambres divergent.

Les sénateurs défendent le principe du droit à une délégation de vote, qui permettrait à un élu de la commission compétente de voter pour un collègue absent, ce que refusent catégoriquement les députés, d'où l'échec de tout compromis en CMP.



Le Conseil constitutionnel tranchera ce désaccord.


frd/bbm/eb/mmr"


Or le Conseil constitutionnel n'a tranché qu'hier seulement, le 12 juillet 2010, sur la loi organique permettant la nomination des président de Radio france et FTV.


Les processus de désignation des présidents de Radio France et FTV ont donc été lancés sans que le Conseil constitutionnel se soit jamais prononcé! La décision du Conseil devrait être promulguée aujourd'hui (13 juillet ) ou demain, au JO......

Les processus de désignation des présidents de Radio France et FTV ont été lancés sans que le Conseil constitutionnel pourtant saisi se soit prononcé!

Le Conseil constitutionnel n'a tranché qu'hier seulement, le 12 juillet 2010, sur la loi organique permettant la nomination des président de Radio france et FTV.


Les processus de désignation des présidents de Radio France et FTV ont donc été lancés sans que le Conseil constitutionnel se soit jamais prononcé! La décision du Conseil devrait être promulguée aujourd'hui (13 juillet ) ou demain, ce qui explique cela ......


Quid dans ces conditions de la nomination de Jean-Luc Hees et de la procédure liée à cette nomination qui est intervenue depuis plus d'un an?

Quid également de la nomination de Carolis, dont beaucoup affirment qu'elle est déjà hors la loi?

En effet, en plus du fait que le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat ont été saisis, illégalement donc, avant que le CSA ne rende son avis, le processus a lui aussi été initié avant la publication au Journal Officiel de la décision n° 2010-609 DC du 12 juillet 2010 du Conseil constitutionnel qui indique que cette dernière fera l'objet d'une publication le 13 ou 14 juillet au J.O.

Et ce n'est pas parce que l’avis du CSA été rendu juste avant l’audition de Rémy Pflimlin devant les parlementaires participant à la commission des affaires culturelles de l'Assemblée Nationale et ceux du Sénat ensuite, que cela change quoi que ce soit.

La loi ne dit pas « Une fois l’audition du CSA intervenue quel que soit son avis, la commission de l’Assemblée Nationale ad hoc peut se réunir». NON.

La loi dit bien « Si le CSA rend un avis conforme, le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat seront saisis à leur tour… ».

Or les deux chambres l'ont été vendredi dernier en parfaite violation des termes de la loi. Le « si » du texte de loi fixe clairement la condition de saisine des deux chambres (Assemblée nationale et Sénat via la commission des affaires culturelles) « à leur tour après donc avis conforme du CSA».


Pour info, voici la décison n° 2010-609 DC du 12 juillet 2010 du Conseil constitutionnel:

Loi organique relative à l'application du cinquième alinéa de l'article 13 de la Constitution

Le Conseil constitutionnel a été saisi, le 16 juin 2010, par le Premier ministre, conformément aux articles 46, alinéa 5, et 61, alinéa 1er, de la Constitution, de la loi organique relative à l'application du cinquième alinéa de l'article 13 de la Constitution.

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL,

Vu la Constitution, dans sa rédaction résultant de la loi constitutionnelle n° 2008-724 du 23 juillet 2008 de modernisation des institutions de la Ve République ;

Vu l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 modifiée portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;

Vu le code électoral ;

Vu l'ordonnance n° 58-1066 du 7 novembre 1958 modifiée portant loi organique autorisant exceptionnellement les parlementaires à déléguer leur droit de vote ;

Vu la loi organique n° 2009-38 du 13 janvier 2009 portant application de l'article 25 de la Constitution, ensemble la décision du Conseil constitutionnel n° 2008-572 DC du 8 janvier 2009 ;

Vu la loi organique n° 2009-257 du 5 mars 2009 relative à la nomination des présidents des sociétés France Télévisions et Radio France et de la société en charge de l'audiovisuel extérieur de la France, ensemble la décision du Conseil constitutionnel n° 2009-576 DC du 3 mars 2009 ;

Le rapporteur ayant été entendu ;

1. Considérant que la loi organique soumise à l'examen du Conseil constitutionnel a été prise sur le fondement du cinquième alinéa de l'article 13 de la Constitution ainsi que sur celui de son article 27 ; qu'elle a été adoptée dans le respect des règles de procédure prévues par les trois premiers alinéas de l'article 46 de la Constitution ;

- SUR LES DISPOSITIONS RELEVANT DU CINQUIÈME ALINÉA DE L'ARTICLE 13 DE LA CONSTITUTION :

2. Considérant qu'aux termes du cinquième alinéa de l'article 13 de la Constitution : « Une loi organique détermine les emplois ou fonctions, autres que ceux mentionnés au troisième alinéa, pour lesquels, en raison de leur importance pour la garantie des droits et libertés ou la vie économique et sociale de la Nation, le pouvoir de nomination du Président de la République s'exerce après avis public de la commission permanente compétente de chaque assemblée. Le Président de la République ne peut procéder à une nomination lorsque l'addition des votes négatifs dans chaque commission représente au moins trois cinquièmes des suffrages exprimés au sein des deux commissions. La loi détermine les commissions permanentes compétentes selon les emplois ou fonctions concernés » ;

3. Considérant qu'aux termes de l'article 1er de la loi organique soumise à l'examen du Conseil constitutionnel : « Le pouvoir de nomination du Président de la République aux emplois et fonctions dont la liste est annexée à la présente loi organique s'exerce dans les conditions fixées au cinquième alinéa de l'article 13 de la Constitution » ;

4. Considérant que le législateur a pu estimer, eu égard à leur importance pour la garantie des droits et libertés et pour la vie économique et sociale de la Nation, que les emplois figurant dans la liste annexée à la loi organique soumise à l'examen du Conseil constitutionnel relevaient de la procédure prévue par le cinquième alinéa de l'article 13 de la Constitution ; que l'article 1er de la loi organique n'est pas contraire à la Constitution ;

5. Considérant que l'article 2 de la loi organique modifie l'article L.O. 567-9 du code électoral et l'article unique de la loi organique du 5 mars 2009 susvisée pour y mentionner la référence à la loi organique relative à l'application du cinquième alinéa de l'article 13 de la Constitution ; qu'il abroge, en outre, les dispositions de l'article L.O. 567-9 qui ne relèvent pas du domaine de la loi organique ; qu'il n'est pas contraire à la Constitution ;

- SUR LES DISPOSITIONS RELEVANT DE L'ARTICLE 27 DE LA CONSTITUTION :

6. Considérant qu'aux termes de l'article 27 de la Constitution : « Tout mandat impératif est nul. Le droit de vote des membres du Parlement est personnel. La loi organique peut autoriser exceptionnellement la délégation de vote. Dans ce cas nul ne peut recevoir délégation de plus d'un mandat » ; qu'il ressort de cette disposition que le constituant a posé le principe du vote personnel des parlementaires et de l'interdiction de délégation de vote sauf autorisation prévue à titre exceptionnel par la loi organique ; que, ce faisant, il a nécessairement habilité la loi organique à définir des cas dans lesquels toute délégation de vote est interdite ;

7. Considérant que l'article 3 de la loi organique soumise à l'examen du Conseil constitutionnel complète l'article 1er de l'ordonnance n° 58-1066 du 7 novembre 1958 susvisée par l'alinéa suivant : « Il ne peut y avoir de délégation lors d'un scrutin destiné à recueillir l'avis de la commission permanente compétente de chaque assemblée sur une proposition de nomination selon la procédure prévue au cinquième alinéa de l'article 13 de la Constitution » ; qu'en déterminant un cas dans lequel les membres du Parlement ne sont pas autorisés à déléguer leur droit de vote, le législateur organique n'a pas méconnu la Constitution,


DÉCIDE :

Article 1er.- La loi organique relative à l'application du cinquième alinéa de l'article 13 de la Constitution est conforme à cette dernière.

Article 2.- La présente décision sera publiée au Journal officiel de la République française.

Délibéré par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 12 juillet 2010, où siégeaient : M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, MM. Jacques BARROT, Guy CANIVET, Michel CHARASSE, Renaud DENOIX de SAINT MARC, Mme Jacqueline de GUILLENCHMIDT, MM. Hubert HAENEL et Pierre STEINMETZ.

lundi 12 juillet 2010

Audition de Rémy Pflimlin : Jean-François Coppé rappelle que la loi doit être respectée concernant la suppression de la pub.

Audition de Rémy Pflimlin : Jean-François Coppé rappelle que la loi doit être respectée concernant la suppression de la pub.

Franck Riester indique, ce matin devant les parlementaires participant à la commission des affaires culturelles de l'Assemblée Nationale auditionnant Rémy Pflimlin : « Avec la nomination par le Président de la République, on est enfin sorti de l’hypocrisie»…

Jean-François Coppé intervenant également, ce 12 juillet à partir de 11h00, interrogeant Rémy Pflimlin sur sa position concernant la suppression totale de la pub sur la télé publique, a rappelé qu’il s’agissait d’une loi et qu’ «il fallait respecter la loi ».

S’agissant de la « fin de l’hypocrisie », nous voila servi.
Ce matin, juste avant que ne commence l’audition de Rémy Pflimlin, le CSA donne son accord à la nomination de Rémy Pflimlin à la présidence de France Télévisions à la présidence de France Télévisions par 6 voix et 3 abstentions…pensant ainsi faire taire ceux qui disent que le processus de désignation du PDG de FTV est vicié !

Jean-François Coppé qui affirme son souci de voir respecter scrupuleusement loi, va donc avoir à cœur d’en rappeler les termes.

L’avis du CSA a certes été rendu juste avant l’audition de Rémy Pflimlin devant les parlementaires participant à la commission des affaires culturelles de l'Assemblée Nationale, mais cela ne change rien.

La loi ne dit pas « Une fois l’audition du CSA intervenue quel que soit son avis, la commission de l’Assemblée Nationale ad hoc peut se réunir». Non.

La loi dit « Si le CSA rend un avis conforme, le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat seront saisis à leur tour… ». Or les deux chambres l'ont été vendredi dernier en parfaite violation des termes de la loi.

Le « si » du texte de loi fixe clairement la condition de saisine des deux chambres (Assemblée nationale et Sénat via la commission des affaires culturelles) « à leur tour après donc avis conforme du CSA».

La loi est donc violée et il faut être sûr que Jean-François Coppé n’accepte pas qu’une telle nomination dont il redit l’importance soit entachée d’irrégularité.

dimanche 11 juillet 2010

Le CSA devrait rendre, lundi midi 12 juillet, un avis favorable pour formidable innovation: "une télé de qualité pour tous et sur tous les écrans"

« Une offre de programmes et d’information de qualité pour tous et pour tous les écrans » voila la "vision" de France Télévisions qu'est venu prôner l'ex-PDG de Presstalis (ex-NMPP) devant Conseil Supérieur de l'Audiovisuel...Il y a ajouté une dose de "service après vente" avec son désormais célèbre "contrat de confiance".

Une formidable innovation en matière de télé publique dont chaque français va pouvoir se féliciter et que le CSA devrait apprécier à sa juste valeur tout le week-end puisqu'il rendra lundi midi son avis!

Un inventaire à la Prévert de clichés et autre généralités, "une télé de qualité pour tous et sur tous les écrans", quelques compliments ici et là mais quasiment pas d'informations, le tout avec l'exigence d'une « une garantie de ressources » de l'Etat pour réaliser tout ça...

La Presse n'est pas tendre avec celui que l'Elysée avait proposé comme futur PDG de France Télévisions.

"Rémy Pflimlin enfile les perles devant le CSA" écrit Télérama...
"Rémy Pflimlin, sur un rythme de moteur diesel venait d’achever une roborative entrée en matière.....: "une longue déclaration d’intention entendue mille fois dans la bouche de tous ceux qui ont brigué, avant lui, la présidence de France Télévisions...." écrit l'Express.
"Rémy Pflimlinin et le grand honneur de diriger France Télévisions"… si le CSA en décide précise encore le Parisien.
"Rémy Pflimlin devant le CSA propose "Un contrat de confiance" : "Non, le futur président de France Télévisions, Rémy Pflimlin venu ce jeudi présenter son projet au CSA, ne fait pas de pub pour Darty." publie également "20 minutes"

C'est ce que retient, en gros, la Presse de l'audition de Rémy Pflimlin, de plus de deux heures devant le CSA, faite avec moultes précautions.

La Presse d'ajouter également, raillant au passage le CSA et son président: " Le suspense est insoutenable....Le CSA va-t-il après une telle audition va-t-il rendre lundi 12 juillet à midi, un "avis conforme" au choix du président de la République ?"

Le blog de la Fédération CFE-CGC Médias est en mesure, dès ce dimanche, de vous donner en exclusivité la réponse: OUI

Une bonne leçon à tous ceux qui parlaient d'hypocrisie.

Pour revoir l'audition de Rémy Pflimlin par les membres du CSA:



samedi 10 juillet 2010

Si la fin du mandat de Carolis est bien actée, la nomination de son successeur à la tête de FTV ne réspecterait donc pas la loi.

Si la fin du mandat de Carolis est bien actée, la nomination de son successeur à la tête de FTV ne respecterait donc pas la loi...

Faudrait-il de surcroît que le décret d'application qui permet l'application de la loi organique de nomination du président de France TV publiée au JORF n°0056 du 7 mars 2009 (page 4321 texte n° 1), publié au JO [à moins que !!!!!] soit explicite !

Lisez à ce sujet, les explications très claires et très précises de Wikipédia sur le "Mode de nomination du PDG de France Télévisions"

"On a un peu vite oublié que l'article unique de la loi organique no 2009-257 du 5 mars 2009 relative à la nomination des présidents des sociétés France Télévisions et Radio France et de la société en charge de l'audiovisuel extérieur de la France (NOR: MCCX0823304L), qui stipule que les commissions concernées des deux assemblées législatives, avant de rendre leur avis, procèdent à des auditions publiques, selon les termes suivants :
La nomination des présidents des sociétés France Télévisions et Radio France et de la société en charge de l'audiovisuel extérieur de la France est soumise à la procédure prévue au cinquième alinéa de l'article 13 de la Constitution.

Dans chaque assemblée parlementaire, la commission permanente compétente se prononce après avoir entendu publiquement la personnalité dont la nomination lui est proposée. La nomination intervient après la publication au Journal officiel de l'avis des commissions parlementaires. [...] »

En outre, pour ce qui concerne l'avis conforme du Conseil supérieur de l'audiovisuel, il faut consulter l'article 13 de la loi (simple) no 2009-258 du 5 mars 2009 relative à la communication audiovisuelle et au nouveau service public de la télévision (NOR: MCCX0821956L), qui a modifié l'article 47-4 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, selon les termes suivants :

« Les présidents des sociétés France Télévisions et Radio France et de la société en charge de l'audiovisuel extérieur de la France sont nommés par décret pour cinq ans après avis conforme du Conseil supérieur de l'audiovisuel et après avis des commissions parlementaires compétentes conformément à la loi organique n° 2009-257 du 5 mars 2009 relative à la nomination des présidents des sociétés France Télévisions et Radio France et de la société en charge de l'audiovisuel extérieur de la France.« Pour l'application du présent article, la commission parlementaire compétente dans chaque assemblée est celle chargée des affaires culturelles. »
Enfin, il reste l'article 13 de la Constitution, qui dispose dans un de ses alinéas que :
« Une loi organique détermine les emplois ou fonctions [...] pour lesquels, en raison de leur importance pour la garantie des droits et libertés ou la vie économique et sociale de la Nation, le pouvoir de nomination du Président de la République s'exerce après avis public de la commission permanente compétente de chaque assemblée. Le Président de la République ne peut procéder à une nomination lorsque l'addition des votes négatifs dans chaque commission représente au moins trois cinquièmes des suffrages exprimés au sein des deux commissions. [...] »
En conséquence, certains médias se sont un peu précipités pour relayer une rumeur de très prochaine nomination du PDG de France Télévisions, certains allant jusqu'à la prédire pour ce mercredi, imaginant même son annonce à la sortie du Conseil des ministres, alors que la chose était légalement impossible. S'il est effectif que le mandat de
Patrick de Carolis est prévu pour s'achever vers le 24 août, la nomination par décret de son successeur ne saurait intervenir tant que :
1°) le président de la République n'a pas transmis une proposition au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) ;


2°) que celui-ci n'a pas rendu un avis conforme [il dispose donc d'un droit de veto] ;

3°) que le président de la République n'a pas transmis la proposition à la commission chargée des affaires culturelles de l'Assemblée nationale et à son homologue du Sénat ;

4°) enfin que les deux assemblées n'ont pas rendu un avis dont l'addition des votes favorables globaux doit nécessairement être supérieure à 40 % cumulés de leurs membres.

Une fois ces étapes franchies, le décret de nomination pourra être signé. Mais pas avant.

[Si le 1°) est pour l'heure rempli, les 2°) et 3°) ne le sont pas et ne peuvent à l'évidence plus l'être en l'état...l'un découlant de l'autre, ndlr ]

Suivre aveuglément les âneries racontées en chœur par certains médias, et annoncer la « probable » nomination du successeur de Patrick de Carolis était donc une fiction pure et simple. Le commentaire de Suprememangaka, pour retirer ce qui relevait de l'hypothèse, était donc parfaitement justifié : « On verra bien le moment venu s'il est nommé ou pas. Wikipédia n'est pas là pour relayer des ragots invérifiables ».

Par ailleurs, ceux qui s'intéressent au sujet pourront aussi se reporter au
communiqué de presse du Conseil constitutionnel du 3 mars 2009, qui commentait la décision souveraine prise le même jour au sujet de la loi organique no 2009-257.

Rémy Pflimlin ne peut juridiquement pas avoir lieu, rappelle Michel Boyon!

Michel Boyon président du CSA a rappellé clairement la loi, en préalable à l'audition de Rémy Pflimlin, ce vendredi 9 juillet à 11h00 que "si le C.S.A. ne donne pas son acccord, la nomination ne peut avoir lieu".

Voici les 2 phrases exactes (au mot le mot, qu'il a prononcées) : "Je vous rappelle que le mandat du président Patrick de Carolis expire le 21 août à minuit. La nomination est d'abord soummise au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel.

C'est vrai que si le C.S.A. ne donne pas son acccord, la nomination ne peut avoir lieu".

Comme il est indiqué sans la moindre contestation possible, c'est « Si le CSA rend un avis conforme, que le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat seront saisis à leur tour… ».

Mais voila, le CSA n’a pas rendu son avis… Le CSA par la voix de son président Michel Boyon a décidé de ne se prononcer que lundi 12 juillet 2010 à midi.
Le communiqué de presse publié le 9 juillet sur son site le prouve bien:

"Communiqués de presse
Présidence de France Télévision : le CSA a auditionné Rémy Pflimlin le 8 juillet

Après avoir procédé, le jeudi 8 juillet, à l’audition de Rémy Pflimlin, dont la nomination est envisagée pour la présidence de France Télévisions, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a indiqué qu’il ferait connaître sa décision dans la matinée du lundi 12 juillet.
[son avis donc] Michel Boyon, président du Conseil, a précisé que l’appréciation du Collège portera notamment sur l’aptitude du candidat à diriger le groupe France Télévisions, à répondre aux attentes du public tout en promouvant la qualité des programmes, à donner une forte impulsion au développement et à la mobilisation du groupe, et à assurer l’indépendance de France Télévisions, garantie par la Constitution."

Le « si » du texte de loi fixe précisément la condition de saisine des deux chambres (Assemblée nationale et Sénat via la commission des affaires culturelles) « à leur tour après donc avis conforme du CSA». Cette condition sine qua non est du reste rappelée aussi clairement dans le communiqué de la Présidence de la République du 5 juillet 2010. (ci après)






Nul n'est sensé ignorer la loi...surtout pas Michel Boyon président du CSA qui la rappelle d'ailleurs.

Il sait donc que l'audition de la commission parlementaire avant que l'avis conforme ne soit rendu par le CSA vicie la nomination de Rémy Pflimlin illégale de facto puisque violant 2 lois :

- la loi organique n° 2009-257 du 5 mars 2009 relative à la nomination des présidents des sociétés France Télévisions et Radio France et de la société en charge de l'audiovisuel extérieur de la France -

mais aussi la loi n° 86 -1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication qui a été modifiée par la loi n°2009-258 du 5 mars 2009 notamment en son article47-4.

Les sénateurs communistes et du Parti de Gauche (CRC-SPG) qui ont indiqué dans un communiqué qu'ils "ne valideront pas le choix présidentiel" de Remy Pflimlin pour la présidence de France Télévisions." pourraient bien renouveler ce qu'il avaient déjà fait en janvier 2009, à savoir saisir le Conseil d'Etat pour faire annuler cette désignation.

Rappelons que le Conseil d'Etat saisi en référé d'un recours des sénateurs communistes et du Parti de Gauche (PG) contre la suppression de la publicité sur France Télévisions, qui avait été appliquée avant le vote de la loi par le Sénat et constitue selon eux un "excès de pouvoir", avait suividonné raison aux sénateurs.

Plusieurs voix s'élèvent aujourd'hui pour contester cette désignation. "Nous réaffirmons la nécessité d'une procédure de nomination transparente, indépendante de l'étatisme comme de l'affairisme", affirment en coeur les sénateurs communistes et du Parti de Gauche.

Si en plus, la nomination de Rémy Pflimlin viole la loi que les parlementaires ont eux mêmes votée (sénateurs et députés) , il y a fort à penser que les élus des deux chambres ne puissent valider ce viol manifeste de la loi dont ils sont , entre autres, les garants.


Sachant que la commission parlementaire qui peut rejeter cette nomination par majorité d'au moins 3/5e se prononçant contre, n'a pas été saisi comme la loi le précise incontestablement, après avis conforme du CSA mais bien avant, comment les représentants du Peuple pourraient-ils ainsi accepter que la la loi soit violée par eux-mêmes?

A quoi joue Michel Boyon en rendant la la nomination de Rémy Pflimlin illégale ?

Pourquoi Michel Boyon en tant que Président du CSA a-t-il attendu le 12 juillet pour que l’Instance rende son avis ?

Le meilleur moyen pour saborder le choix de l’Elysée en le rendant de facto illégal et quasiment anticonstitutionnel. Pourquoi donc ce viol de la loi manifeste ?


Que le Chef de l’Etat ne puisse finalement pas désigner celui dont il a communiqué le nom puisque hors la loi et qu'il revienne sur Alexandre Bompard reçu à l’Elysée comme Carolis afin de se voir signifier tout comme lui, qu’il n’était pas choisi ?! Non, il faudrait avoir un esprit des plus tortueux pour l’imaginer !?

Pourtant, ce faisant, le Président du CSA sait à l’évidence qu’il rend la nomination de Rémy Pflimlin illégale puisque violant 2 lois :

- la loi organique n° 2009-257 du 5 mars 2009 relative à la nomination des présidents des sociétés France Télévisions et Radio France et de la société en charge de l'audiovisuel extérieur de la France
- mais aussi la loi n° 86 -1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication qui a été modifiée par la loi n°2009-258 du 5 mars 2009 notamment en son article47-4.


En effet, alors que le communiqué de l’Elysée (voir en bas de post) dit clairement « Si le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel rend un avis conforme, le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat seront saisis à leur tour, afin que la commission intéressée de chacune des assemblées se prononce dans les conditions prévues par la loi organique du 5 mars 2009. », la nomination du futur président (pressenti) pour France Télévisions serait donc bien illégale !

Il est indiqué sans la moindre contestation possible « Si le CSA rend un avis conforme, le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat seront saisis à leur tour… ». Seulement voila, le CSA n’a pas rendu son avis… Le CSA par la voix de son président a décidé de ne se prononcer que lundi 12 juillet 2010 à midi.


Le « si » du texte de loi fixe clairement la condition de saisine des deux chambres (Assemblée nationale et Sénat via la commission des affaires culturelles) « à leur tour après donc avis conforme du CSA».
La commission des affaires culturelles de l'Assemblée Nationale auditionne celui dont le Président de la République a communiqué le nom, dès 11 heures ce 12 juillet 2010, avant l'avis du CSA donc et en parfaite violation de la loi.

La loi ne dit pas « Si le CSA auditionne…NON La loi dit « Si le CSA rend un avis conforme » Cela signifie que les deux chambres ne pouvaient être saisies avant l’avis du CSA.
La loi audiovisuelle est formelle, ce n’est qu’après avis du CSA,
qu’ « à leur tour le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat seront saisis »… … la loi est donc violée comme l'a rappelé Michel Boyon en préalable de l'audition de Remy Pflimlin.

Le communiqué de la Présidence de la République, la rappelle scrupuleusement « Si le CSA rend un avis conforme, le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat seront saisis à leur tour, afin que la commission intéressée de chacune des assemblées se prononce dans les conditions prévues par la loi organique du 5 mars 2009. »

Le communiqué du 5 juillet 2010 de la Présidence de la République (*) la rappelle scrupuleusement : « Le Président de la République envisage de nommer M. Rémy PFLIMLIN, en qualité de président de la société France Télévisions.
Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel est saisi de ce projet de nomination, conformément aux dispositions de l’article 47- 4 de la loi n° 86 -1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication.


Si le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel rend un avis conforme, le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat seront saisis à leur tour, afin que la commission intéressée de chacune des assemblées se prononce dans les conditions prévues par la loi organique du 5 mars 2009. »


lundi 5 juillet 2010

Exit Carolis...contrairement à ce qui a été écrit, sa réforme chaotique laissera de nombreuses blessures

Exit Carolis...contrairement à ce qui a été écrit, sa réforme chaotique laissera de nombreuses blessures.

Il aura tout essayé pour se positionner comme celui qui devait se survivre à lui-même, ayant soi-disant enclenché tous azimuts des chantiers que lui seul et ses équipes prétendaient pouvoir maîtriser.

Sur fond de dégringolade vertigineuse des audiences,


il laisse une entreprise en souffrance, une "restructuration" inexpliquée et illégale puisque l'instance de représentation du personnel (le CCE) n'a jamais été officiellement consultée, une "réorganisation" façon armée mexicaine, totalement irrationnelle où personne ne sait qui fait quoi via un machin (un "fonctionnogramme") qu'aucune disposition légale n'a prévu, tout cela dans un parfait silence sur les "objectifs" et les "moyens", etc...

Quant à ce qu'il est d'usage d'appeler habituellement le "social", Carolis ne s'en soucait finalement guère. Il s'est contenté de marteler que les conventions collectives tombaient au bout de 12+ 3 mois de préavis (le 7 juin) plutôt que d'entendre les arguments du SNPCA-CGC, de la CFDT et du SNJ que la Cour d'Appel de Paris recevait favorablement. C'est donc une profonde erreur d'appréciation que Carolis a commise et qu'il essaie aujourd'hui de faire reposer sur la décision de Justice qui serait responsable du fait qu'il n'ait pas pu boucler le nouvel accord d'entreprise. N'importe quoi.

A se rire en permanence des syndicats, à les pousser régulièrement à saisir la Justice, à toujours les prendre de haut et à systématiquement leur dire qu'ils ne comprennent rien, il ne faut pas s'étonner de l'inévitable effet boomerang.

Les syndicats SNPCA-CGC, CFDT et SNJ qui se sont opposés à la "réforme" menée à marche forcée par Carolis, ils ne souhaitent qu'une chose, que les salariés ne se retrouvent pas les dindons de la farce. Les syndicats SNPCA-CGC, CFDT et SNJ, ils voulaient des négociations loyales et sérieuses, ce qui n'a pas été le cas....ils les veulent plus que jamais.

Alors lorsque certains titres de Presse indiquent que Carolis qui avait assuré de boucler la réorganisation de France Télévisions entamée depuis deux ans part avec "un bon bilan, une réforme sur les rails et bien engagée", cela n'est évidemment pas vrai.

La tâche à venir est donc immense avec en prime, dans les mois qui viennent, le passage au tout numérique pour 2011.

Déclaration préalable lue le 6 juillet à la séance du CCE de France Télévisions

Déclaration préalable

Dans quelques jours, un nouveau président prendra la tête de France Télévisions. Pour les élus du Comité Central d’Entreprise, il est impératif que la nouvelle équipe dirigeante ne commette pas les mêmes erreurs que la précédente.

Pour avoir voulu mener de front la remise en cause des statuts sociaux et la fusion des chaines, la direction sortante a créé le chaos et généré de graves risques psycho sociaux pour les salariés.

Elle a tenté d’imposer une réorganisation complète de l’entreprise sans jamais en expliquer clairement la finalité ni les moyens. Puis elle a tenté de négocier de nouvelles conventions collectives à marche forcée. Enfin, elle est en train de mettre en place des web TV d’une manière empirique, sans cadre précis, sans projet éditorial, sans réflexion sur les moyens humains et financiers.

Il est encore temps de corriger le tir sur les statuts puisque la justice a prolongé la durée de vie des conventions collectives en vigueur. En privilégiant une harmonisation par le haut et en intégrant déontologie et principes professionnels dans l’accord collectif qui sera négocié.

Il est toujours temps d'arrêter la casse professionnelle et humaine en gelant certains aspects de la restructuration et en organisant une véritable consultation des personnels à travers leurs instances, Comités d'établissements et CHSCT.

Il est plus que temps d’avoir une politique cohérente en faveur de l’emploi, car les dégâts sont immenses : avec des CDD sacrifiés, de nombreux postes laissés vacants et des départs à la retraite trop peu remplacés, trop de salariés statutaires connaissent de graves dégradations de leurs conditions de travail, voire de leur santé.

Pour les syndicats SNPCA-CGC, CFDT, SUD et SNJ la nouvelle équipe de direction devra en priorité garantir les conditions d'exercice de la mission d'information en toute indépendance. Cela se vérifiera à travers un certain nombre d'actes concrets :

- respect du pluralisme et maintien des rédactions nationales de France télévisions (France 2, France 3, France Ô)
- respect du pluralisme et maintien des éditions et des rédactions locales, régionales et ultra marines, en toute indépendance vis-à-vis des groupes de presse privés et des collectivités territoriales
- choix des futurs responsables de l'information

Nommer Rémy Pflimlin à FTV c’est accréditer la rumeur et surtout passer en pure perte les 11 millions d'euros que les français vont payer

Nommer Rémy Pflimlin à France Télé c’est accréditer la rumeur et surtout passer en pure perte les 11 millions d’euros que les français devront payer pour renflouer l’entreprise qu’il quitte.


Ce dimanche soir, le chef de l'Etat a demandé à Alain Joyandet et à Christian Blanc de quitter le gouvernement.

L'ex-secrétaire d'Etat au Développement de la région-capitale, Christian Blanc, a donc annoncé ce dimanche soir sa démission du gouvernement (Le Canard enchaîné avait affirmé qu'il s'était fait offrir par l'Etat 12.000€ de cigares dont 3.500€ seulement araient été remboursés).

Un peu plus tôt, c'est Alain Joyandet, secrétaire d'état à la Coopération et à la Francophonie qui annonçait lui aussi sa démission, (Là encore, le Canard enchaîné avait affirmé qu’il était impliqué dans deux scandales, l'un concernant la location d'un jet privé pour 116.500€ l’autre pour un permis de construire obtenu illégalement auquel il avait finalement renoncé )

Selon Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, ce sont Nicolas Sarkozy et François Fillon qui ont exigé ces démissions.

Le président de la République et le Premier ministre auraient ainsi décidé de tirer les enseignements "d’affaires que les Français n'ont ni compris ni acceptés", a indiqué Luc Chatel, cité par L'Express.

De la même façon et considérant qu’il ne peut y avoir deux poids, deux mesures, comment les français accepteraient ils en cette période financièrement difficile que celui qui soit désigné à la tête de la télévision publique puisse l’être après avoir laissé une entreprise en quasi faillite nécessitant un apport de 11 millions de l’argent des contribuables et une recapitalisation de quelques 17,5 millions de celui des actionnaires (soit près de 29 millions au total) ?

11 millions de l’argent des français, c’est nettement plus important que 12.000€ ou même 16.000€ !

Nomination du patron de France Télévisions cette semaine : cacophonie, rumeur, fuite ou rien de tout cela?

Retour sur une semaine ubuesque.

Entre « rumeurs », « confidentiels », « fuites sourcées » ou non, « cacophonie en tous genres » sur fond de démentis successifs de l’Élysée, la pièce en 4 actes que chacun a pu suivre ne se passe ni dans les décors de Roger Harth, ni dans les costumes de Donald Cardwell; elle se déroule de nos jours, d’avril à juillet 2010 et le moins qui puisse être dit, c’est qu’elle a fait beaucoup parler et surtout beaucoup fait fantasmer.

Avant toute chose, il convient de mettre en exergue ce que livrait à des journalistes du Parisien, il y a 24h, Henri Gaino à la fois conseiller de Nicolas Sarkozy et l’homme qui écrit ses discours : « Les comportements de tous les responsables publics doivent être exemplaires ».

Il essentiel que dans cette période de crise tout d’abord financière mais aussi morale, le comportement de responsables publics [le président de France Télévisions en est un] soit effectivement exemplaire.

Nicolas Sarkozy, en campagne avant son élection à la Présidence de la République comme depuis d’ailleurs, ne martelait-t-il pas « il faut restaurer l’autorité de l’État…État qui se doit de montrer l’exemple et n’autoriser la moindre suspicion ».

Comment ne pas être d’accord avec un tel propos ? Cette mise en garde vaut pour la classe politique comme pour les représentations de l’État et leurs représentants.
- I) L’autorité de l’État, il est essentiel qu’elle soit préservée en toute occasion et en tout lieu.

- II) L’exemplarité de l’État, elle doit être la ligne maîtresse de son action et surtout ne souffrir aucun écart plus particulièrement dans une période de crise financière et de « rigueur » en matière de gestion des fonds publics, où chaque euro des contribuables dépensé doit l’être à bon escient.

- I) L’autorité de l’État, elle peut être mise à rude épreuve et ce sous plusieurs formes.


- 1°) Il peut s’agir de l’expression récurrente du représentant d’une société publique qui sur les ondes ou par voie de Presse, conteste en permanence, la pertinence d’une analyse [qualifiée de ridicule, soit dit en passant], les orientations de l’actionnaire voire même ses compétences en matière télévisuelle, etc…


- 2°) Il peut s’agir également d’un contexte, où chaque jour qui passe, chacun se croit finalement autorisé à affirmer ce que bon lui semble comme une vérité qui n’en est pas une évidemment. Ceux qui lancent des « rumeurs » que Nicolas Sarkozy qualifiait à Wasington de "petit clapotis sans importance auquel personne ne doit donner le plus petit crédit" parce qu’ils y ont un intérêt certain…Passer pour celui qui saurait, pour celui qui serait dans la confidence, se présenter comme quelqu’un proche de celui qui décide ou encore lancer le « bruit » comme une « fuite » pour servir des fins propres en étant persuadé que ce on-dit ainsi lancé ne pourra faire autrement que de se transformer en réalité, etc…

- 3°) Il peut s’agir encore, des calculs pour les uns visant à élaborer un scénario à court ou très moyen terme [les Mayas voyaient par exemple en 2012, la fin d’un monde…celui que nous connaissions] destiné à « placer » telle ou tel dans une situation de laquelle ils deviendraient redevables ensuite; des manipulations des autres visant comme dans un jeu de billard à trois bandes, à atteindre un premier but (souvent sans réelle importance), rebondir sur l’effet produit pour ensuite obtenir le coup souhaité, etc…

- 4°) Il peut s’agir enfin, de toute une catégorie d’incorrigibles « diseurs »…il faut qu’ils parlent, qu’ils se répandent souvent mal à propos, qu’ils affirment et finalement qu’ils se proclament « élus », « choisis », ne doutant pas une seule seconde que leur annonce avant même que toute décision soit rendue, les mettra définitivement sur la touche pour ne pas avoir su tenir leur langue.

La nomination du futur président de France Télévisions qui doit intervenir cette semaine, doit plus que jamais après le départ de ces deux minitres, respecter en tout point ces 2 principes républicains fondamentaux.

- Sinon comment, la Présidence de la République serait-elle crédible ? Présidence de la République qui a démenti à deux reprises, les 11 avril et 28 juin 2010, la nomination d’Alexandre Bompard à la tête de France Télévisions que « Le Point.fr » [repris ensuite par la Presse en cœur sur l’air de « le quotidien croit savoir… »] avait donné comme certaine ces deux fois !

- Sinon comment, la Présidence de la République serait-elle crédible ? Présidence de la République qui a démenti à deux reprises, les 30 juin et 2 juillet 2010, la nomination de Rémy Pflimlin à la tête de France Télévisions que « Le Point.fr » [encore et toujours, repris ensuite par la Presse en cœur sur l’air de « le quotidien croit savoir… » alors qu’il donnait Bompard deux jours avant] avait donné comme certaine ces deux autres fois !

Le Point.fr a jeté dans cette « pièce » à rebondissement, un trouble considérable.

Reprise partout et même par l’AFP, la soi-disant « info »: « Ce n’est est plus Bompard, c’est Pflimlin ! » n’en était donc pas une puisque démentie dans la foulée par l’Élysée.


Si l’Élysée n’avait d’ailleurs pas démenti, le lanceur de « scoops » (particulièrement erronés) se serait répandu un peu partout en expliquant qu’il ne s’agissait bien évidemment pas d’une « rumeur » mais d’une « fuite » laissant ainsi supposer que l’Élysée serait une passoire d’où sortirait inévitablement tout ce qui s’y dit ! (catégorie 2 dans la rubrique « Autorité de l’État »)…

Cela se déroulait donc en début de semaine dernière…Et voila que Rémy Pflimlin, en milieu de semaine confie à ses troupes de Presstalis qu’il quittait l’entreprise [qui a échappé au dépôt de bilan et à la quasi faillite, il y quelques semaines] pour France Télévisions après en avoir eu l’assurance lors d’un un rendez-vous discret à l’Élysée le dernier mercredi de juin !

Rémy Pflimlin avait, du reste, été annoncé à Arte et même à Europe 1 pour remplacer Alexandre Bompard s’il venait à devenir président de France Télévisions et si Arnaud Lagardère en était d’accord !

Alexandre Bompard à qui internet promet, à présent, un avenir ministériel, donné si souvent gagnant, il aura eu droit à tout avant finalement d’annoncer mardi dernier qu’il restait à Europe 1.


- II) L’exemplarité de l’État, elle aussi peut être rudement malmenée.

Elle ne doit souffrir aucun doute, aucune suspicion, redisons-le. Dans ce contexte de grave crise financière et de « rigueur » en matière de gestion des fonds publics, où chaque représentant de l’État, chaque dirigeant, chaque Chef d’entreprise est comptable du moindre euro des contribuables dépensé, l’exemplarité doit être un principe sans cesse réaffirmé.


- Sinon comment, la Présidence de la République serait-elle crédible ?


Comment la Présidence de la République pourrait-elle nommer par exemple à la tête d’une entreprise publique, un homme ou une femme laissant une société en état de dépôt de bilan virtuel quelques semaines avant son départ, quasiment sans trésorerie, où le montant des fonds négatifs s’élevaient pour l’année passée à 70 millions d’euros avec un déficit d’exploitation prévu qui devrait dépasser, au total, pour l’année en cours les 100 millions d’euros et dans laquelle suite l’audit d’un d'un inspecteur des finances, l’État va injecter 11 millions d'euros de l'argent public apportés par "La Direction du Développement des Médias (Service de Matignon)" aux côtés des actionnaires procédant, eux, à une "une augmentation de capital proposée, à hauteur de 17,5 millions ?

Les français dans un climat si tendu, exigent transparence, rigueur morale, respect des valeurs républicaines.


Il ne doit plus être possible de « reclasser» à des postes de haut niveau, ceux qui ont failli et ceux qui ont transgressé les 2 principes énoncés : « autorité et exemplarité de l’État …et de tous ceux qui en dépendent et/ou s’en prévalent. »


Ceci est d’autant plus vrai qu’on a bien vu dans le cadre des dernières échéances électorales et qu’on le verra encore dans celles à venir, comment les français avaient rappelé dans les urnes, leur attachement à ces principes (souvent bafoués) qui devraient rythmer notre Démocratie.

Celui que le Président de la République doit nommer à la tête de la télé publique pour les cinq ans à venir, quelles que soient les pressions, quels que soient les conseils, quels que soient les calculs, quels qu’aient pu dire les uns ou les autres, quels que soient les annonces même « sourcées » de même parti politique dont est issu le Président, en plus d’être un professionnel reconnu de tous, se doit par conséquent de ne pas avoir directement ou indirectement trahi ces principes.

Le Président de la République dans son choix aura cela bien en tête et décidera loin des intrigues et des bruits (*) , celui qui répondra à tous ces critères.

(*) « La rumeur est la fumée du bruit » écrivait Victor Hugo et d'ajouter «cautionner une rumeur, c'est les cautionner toutes».

samedi 3 juillet 2010

Rémy Pflimlin, les chinois nous l'envie...Interview après un an à Presstalis: "déficit d'image" plaidait-il, aujourd'hui "déficit tout court"

Rémy Pflimlin, directeur général de Presstalis (ex-NMPP), donnait voila 3 ans, une interview après sa première année à la tête d’un institution qui célèbrait alors ses 60 ans.

L’entretien qu’il a accordé à Médias s’est déroulé quelques jour après l’ouverture d’une crise entre les principaux actionnaires des NMPP et leur opérateur, Lagardère.

Voila ce que répondait Rémy Pflimlin, à la question d'un journaliste, sur son bilan un an après son arrivée à la tête des NMPP?

[Longue réflexion...] "Pour être très honnête avec vous, il y a une grande différence entre l’image que j’avais de cette maison au moment où j’y suis arrivé et la réalité de ce que j’y ai découvert....Aujourd’hui, il convient d’expliquer mieux ce que nous sommes afin de réduire ce décalage entre l’image des NMPP et leur réalité."

Puis à la question "À quoi attribuez-vous ce déficit d’image ?", il précisait "Je crois d’abord que c’est un réflexe très français. Il faut savoir que les NMPP sont une réussite mondiale, regardée avec envie par nos homologues étrangers. C’est le seul modèle centralisé à ce point et qui fonctionne avec un tel degré de finesse et de réactivité. Encore récemment, une équipe de professionnels de la presse chinoise est venue regarder comment nous faisions..."
Trois ans après l'interview, il n'est plus question de "déficit d’image" mais de déficit, tout court:

- Un déficit d’exploitation pour Presstalis qui devrait dépasser, au total, en 2010 les 100 millions d’euros.
- Quasiment plus de trésorerie...
- Une société qui était, il y a quelques semaines, en état de dépôt de bilan virtuel
- Des fonds négatifs qui s’élèvaient pour 2009 à 70 millions d’euros
- La nomination par le gouvernement d'un inspecteur des finances, Bruno Mettling, afin qu’il réalise une étude sur la viabilité financière des NMPP.
- Avec au bout du bout, 11 millions d'euros de l'argent public apportés par "La Direction du Développement des Médias (Service de Matignon)" qui n’avait pas peut-être pas l’intention d’accorder cette somme mais qui respecte ces engagements en la versant
- et en prime un effort des actionnaires pour recapitaliser l'entreprise au bord du gouffre avec "une augmentation de capital proposée, par un apport de chaque éditeur à hauteur de 1% de son volume d'affaires annuel, soit près de 17,5 millions d'euros...somme qui servirait de capital de départ à la nouvelle structure."

Il faut le redire: "une réussite mondiale...que regardent les professionnels de la presse chinoise " !!!!!

P.S: Sinologue averti donc, Rémy Pflimlin que le Point.fr donnait comme le candidat de Nicolas Sarkozy pour France Télévisions, plaisantait même de la situation de crise dans l'interview: "C’est bien connu, en chinois, le même idéogramme veut dire « crise » et « opportunité ». Je pense que nous venons d’ouvrir une formidable période d’opportunités."

A 11 millions d'euros + 17,5 millions de recapitalisation, ça fait cher la blague....et ça fait encore plus cher le ticket d'entrée pour la télé publique!

L’État met la main à la poche à hauteur de 11 millions d’euros pour sauver de la faillite Presstalis que dirige Remy Pflimlin depuis juillet 2006.

Il faut sauver le "soldat Pflimlin"....11 milllions des deniers des contribuables et une recapitalisation in extremis!

Nicolas Sarkozy, à en croire Le Point.fr aurait choisi Remy Pflimlin, arrivé à Presstalis en janvier 2006 et en prenant la direction, en juillet 2006, pour remplacer Carolis.

Alors que le Premier Ministre, se disait très préoccuppé de la situtation de Presstalis (ex-NMPP) : Plus de trésorerie...une société en état de dépôt de bilan virtuel...des fonds négatifs qui s’élèvent alors pour 2009 à 70 millions d’euros, la moitié étant directement imputée aux NMPP, l’autre à Transport Presse ( structure juridique spécialisée dans les arrangements de barême des quotidiens), l'Elysée aurait choisi celui qui en 4 ans a présidé aux destinés de la société au bord du gouffre.

La BNP, la principale banque de Presstalis, refusait il y a peu d’accorder le moindre prêt supplémentaire dans la mesure où elle ne possèdait aucune visibilité sur l’entreprise. Les perspectives pour 2010, demeurent particulièrement inquiétantes.

Le budget prévisionnel prévoyait déjà un déficit de 15 millions d’euros mais avait intégré une aide exceptionnelle de l’État de 18 millions d’euros.

La Direction du Développement des Médias (Service de Matignon) n’avait pas l’intention d’accorder cette somme mais elle respectera ces engagements en versant seulement 11 millions d’euros.

Les 7 millions d’euros de différence correspondaient à une promesse de la DDM à laquelle Rémy Pflimlin, directeur général de Presstalis, avait cru.

En outre, le budget 2010 n’a pas intégré le départ de la moitié des titres du groupe Mondadori, quatrième groupe de presse magazine de France, vers les MLP. La perte de TéléPoche et Téléstar devrait au moins représenter une perte de 10 millions d’euros par an.

Et l’on pourrait ajouter les deux journées de grève qui ont fait perdre au total 1,2 million d’euros. Presstalis accusait déjà un manque à gagner de 33 millions d’euros qui devait continuer de se creuser car la vente des quotidiens nationaux continue de chuter d’environ 10% si l’on compare janvier 2010 à janvier 2009.

Le déficit d’exploitation de Presstalis devrait donc dépasser, au total, en 2010 les 100 millions d’euros.

Dans cette atmosphère proche de la déliquescence, le gouvernement mandatait Bruno Mettling, inspecteur des finances, afin qu’il réalise une étude sur la viabilité financière des NMPP. C'est entre autres, à la suite de cette étude que les des actionnaires, se sont réunis en assemblées générales annuelles, afin d'avaliser une série de msures drastiques; mesures, toutes calquées sur le rapport Mettling.

«Les huit assemblées générales de coopératives - cinq associées à Presstalis et trois associées à Transports Presse - ont toutes voté ces mesures indispensables pour assurer l'avenir de l'entreprise», précise le groupe dans son document."...

Son directeur général, Rémy Pflimlin, en partance laisse donc l'entreprise dans une situation financière plus que préoccupante qui nécessite comme l'indique Presstalis, "une augmentation de capital proposée, par un apport de chaque éditeur à hauteur de 1% de son volume d'affaires annuel, soit près de 17,5 millions d'euros...somme qui servirait de capital de départ à la nouvelle structure."...

"Enfin, un plan de départs volontaires visant 15% des effectifs (sur 600) sera parallèlement et rapidement lancé. dont les premiers départs devraint avoir lieu dès janvier.

Au regard d'un tel constat, comment le Chef de l'Etat justifiera-t-il tout "l'aspect gestion" de Remy Pflimlin s'il devait le nommer à France Télévisions...et cela sans même aborder "l'aspet programmes".

Reste à souhaiter bon courage, à l'entreprise qui l'accueillera ...il va en falloir.

La zone de turbulences chez Presstalis, ex-NMPP, contraint Bolloré à reporter le lancement son quotidien payant à l'automne.

La zone de turbulences chez Presstalis, ex-NMPP, contraint Bolloré à reporter le lancement son quotidien payant à l'automne.

"En juin, il y a eu un problème avec Presstalis. Ce n'était pas possible de lancer notre son quotidien payant haut de gamme dans de telles conditions. Il nous a semblé raisonnable de le reporter à l'automne", explique Vincent Bolloré.

Ce dernier évoque, la zone de turbulences qui est intervenue dans la société que dirige Rémty Pflimlin depuis juillet 2006; « Il convenait attendre qu'un accord fût trouvé pour son refinancement. »

"Notre structure de capital nous permet de faire les choses sur le long terme…. On n'est pas à 5 minutes près. ", dit Vincent Bolloré qui ajoute "Ce sera le premier lancement d'un quotidien depuis longtemps, donc on ne veut pas le rater (...) Le journal est arrêté, la maquette est prête.
"On va vraiment le lancer. Soyez sûr qu'on va le faire. Au fond, on fait toujours ce qu'on dit".

Le nouveau quotidien dont le nom n'est pas encore révélé, portera dans son titre la marque "Direct" comme l'ensemble des actifs médias du groupe. Il sera imprimé sur les rotatives du "Monde", vendu "environ 0,50 euro" avec un tirage de 350.000 exemplaires pour une vente espérée autour de 250.000 à 300.000 exemplaires.

C'est donc l'activité "librairie" que Vincent Bolloré déjà propriétaire des quotidiens gratuits Direct Soir et Direct Plus, ainsi que des chaînes de la TNT Direct 8 et Virgin 17, choisit comme vecteur de développement alors que la distribution en kiosque connaît une crise sans précédent (pas résolue par les Etats généraux de la presse) et que Presstalis, qui assure 80% de la distribution des journaux en France, en faillite, échappe donc de justesse au dépôt de bilan notamment grâce à une recapitalistion salavatrice.

vendredi 2 juillet 2010

Au bord de la faillite, Presstalis ex-NMPP, que dirige R.Pflimlin, sauvée in extremis le mois dernier par ses actionnaires.

Lisez l'article du Figaro paru ce 2 juillet 2010 sur la situation de quasi faillite de Presstalis, ex-NMPP, dont Rémy Pflimlin avait pris les rènes en janvier 2006 en qualité de Directeur Général Adjoint, pour succéder à Ghislain Le Leu en tant que DG au 1 juilletde la même année.

"Rapport d'étape pour Presstalis (ex-NMPP). L'opérateur français, en charge de 80% de la distribution de la presse en France, a fait le point par communiqué vendredi matin sur l'avancée des mesures adoptées le 27 mai dernier pour assurer sa survie. Au bord de la faillite, Presstalis a été sauvé in extremis le mois dernier par le vote d'une série de mesures drastiques par ses actionnaires (cinq coopératives de presse à hauteur de 51%, contre 49% pour son opérateur, le groupe Lagardère). La refonte de Presstalis s'organise, un mois après la signature du plan de sauvetage du principal distributeur en France."

Ces derniers jours, c'était au tour des actionnaires, réunis en assemblées générales annuelles, d'avaliser ces différentes mesures, toutes calquées sur le rapport Mettling. «Les huit assemblées générales de coopératives - cinq associées à Presstalis et trois associées à Transports Presse - ont toutes voté ces mesures indispensables pour assurer l'avenir de l'entreprise», précise le groupe dans son document."...

Son directeur général, Rémy Pflimlin, que la rumeur depuis quelques jours donne partant pour France Télévisions, laisserait donc l'entreprise dans une situation financière plus que préoccupante qui nécessite comme l'indique Presstalis, "une augmentation de capital proposée, par un apport de chaque éditeur à hauteur de 1% de son volume d'affaires annuel, soit près de 17,5 millions d'euros...somme qui servirait de capital de départ à la nouvelle structure."...

"Enfin, un plan de départs volontaires visant 15% des effectifs (sur 600) sera parallèlement et rapidement lancé. Les négociations sociales doivent débuter à la rentrée pour des premiers départs dès janvier. Ce plan devrait générer, en année pleine, une économie de 8 millions d'euros."....

Rémy Pflimlin, annonçant lui-même devant les instances de Presstalis, son départ pour France Télé que dément à nouveau l'Élysée, dépasse les bornes!

"Aucune décision n'a été prise", a affirmé vendredi après-midi à Challenges un porte-parole de la présidence de la République, contestant les soi-disant "révélations" du Point.fr reprises vers 13h par l'Express.fr ne voulant, à l'évidence, pas être en reste.

Pour le Point.fr qui n'en est plus à une contradiction près ces derniers mois (C'était déjà la version net du magazine qui donnait pour acquise la nomination d'Alexandre Bompard dès le 10 avril) : "Nicolas Sarkozy devait officialiser la nomination de Rémy Pfimlin, son choix, ce vendredi à la mi-journée."

L'Express.fr surenchérissait en procédant quasiment à un copié/collé avec une allégation similaire donc infondée :"Nicolas Sarkozy nommera l’ancien directeur général de France 3 Rémy Pfimlin dans la journée

Le constat est sans appel, les deux sites internet "L'Express.fr et Le Point.fr" qui se sont érigés en porte-paroles de l'Élysée, en se livrant au jeu de la surenchère par voie de communiqués plus "informés "les uns que les autres, se retrouvent encore une fois Gros-Jean comme devant.

Ni à la mi-journée, ni dans la journée, Nicolas Sarkozy n'a fait la plus petite annonce concernant France Télévisions.

A l'évidence, Nicolas Sarkozy n'a pas l'intention d'apporter le moindre crédit, aux pseudos "scoops" des deux "sachants".

L'Elysée continue de démentir la nomination de Rémy Pflimlin à la tête du groupe télévisuel public et par là même les élucubrations du Point .fr qui prétendait que "Nicolas Sarkozy se serait rendu à l'avis de Claude Guéant jeudi en fin de journée pour nommer Rémy Pflimlin..."

Le fait que devant les instances de Presstalis, ex-NMPP, société qu'il laisse en état de dépôt de bilan virtuel nécessitant vraisemblablement de la recapitaliser, Rémy Pflimlin, lui-même, annonce son départ pour France Télévisions à la place de Patrick de Carolis, après avoir été reçu par la présidence mercredi soir dernier, n'a pas été du goût de tous. (* lisez à la suite l'article de Emmanuel Schwartzenberg de ce 6 avril 2010 intitulé "Presstalis en quasi faillite")

Pas plus que n'avait été appréciée, mercredi 28 juin au soir, la rumeur de l'annonce sourcée UMP du soi-disant choix par Nicolas Sarkozy de Rémy Pflimlin pour remplacer Carolis !

Et la rumeur, "ce petit clapotis sans importance", passe....Il convient de ne jamais la cautionner dixit le Chef de l'Etat à Washington.

Le 13 avril 2010, la Fédération des Médias publiait un article intitulé "Personne ne doit donner crédit à la rumeur, le Président de la République la jugeait « petit clapotis sans importance », Victor Hugo «la fumée du bruit »".

Depuis presque 3 mois, cette rumeur qui le 10 avril 2010 donnait Alexandre Bompard à la tête de France Télévisions, bien que faiblissant les semaines qui suivirent, le redonnait arrivant ce lundi 26 juin pour finalement 2 jours après, le 28 juin, laisser place à une nouvelle rumeur cautionnant cette fois-ci la nomination par le Chef de l'Etat de Rémy Pflimlin, en lieu et place, pour présider aux destinés de la télé publique.

Rumeur que plusieurs bloggers donnaient ce matin comme une info de première main. Selon l'un d'entre eux, qui l'écrivait de bon matin, c'était même prévu pour la mi-journée.

A l'heure où cet article s'écrit, il est 17h30, la mi-journée est passée depuis longtemps!!!!

Qui se souvient des propos tenus par Nicolas Sarkozy, en marge du sommet de Washington? Nicolas Sarkozy qui déclarait lors d'une interview à CBS: la rumeur c'est un « petit clapotis qui n'a pas d'importance ».

Le Président de la République allait ainsi dans le sens des paroles prononcées par son ami Jacques Attali : « Dans un monde où l’information est une arme et où elle constitue même le code de la vie, la rumeur agit comme un virus, le pire de tous car il détruit les défenses immunitaires de sa victime ».

« La rumeur est la fumée du bruit » écrivait Victor Hugo et d'ajouter «cautionner une rumeur, c'est les cautionner toutes».

Laissons donc comme le dit le Président de la République, les rumeurs pour ce qu'elles sont « de vulgaires agitations sans importance qu'il est essentiel de ne jamais entretenir».

Le chef de l’État devrait donc n'apporter de l'eau au moulin de personne.
Ni de l'eau au moulin du Point.fr qui affirmait que "Nicolas Sarkozy devait officialiser la nomination de Rémy Pfimlin, son choix, vendredi à la mi-journée." , ni de l'eau au moulin de l'Express.fr qui affirmait que "Nicolas Sarkozy devait nommer l’ancien directeur général de France 3 Rémy Pfimlin dans la journée" .

Comment d'ailleurs, pourrait-il en être autrement? Donner raison à ses allégations, c'est donner crédit à la rumeur qu'elles véhiculent depuis des jours et c'est prêter le flanc à de plus larges interrogations.

Si cette rumeur était fondée, quid en réalité de toutes les autres ?