Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

vendredi 10 juin 2011

Canal + remet la CENSURE au goût du jour !

Canal + remet la CENSURE au goût du jour !

Le site internet « Miroir Social » a connu un peak de connexions incroyable avec un article intitulé : «La communication doit rester l’apanage de communicateurs dûment certifiés »…article qui faisait référence à l’une des récentes publications de la CGC.

Son contenu:

« Facebook, Twitter, blogs, nous constatons que les directions ne savent pas traiter ces nouvelles formes d’expressions, ni aborder dans la sérénité ces nouvelles pratiques, sauf à vouloir freiner autant que possible les initiatives et les expressions individuelles ou collectives…

Nos entreprises sont à la peine et ne savent pas comment réagir face à ce qui apparaît comme un mouvement inéluctable de libération d'une parole autrefois contrainte et totalement contrôlée.

Elles oscillent selon leur niveau de perception de ce qui peut apparaître comme « acceptable » entre libéralisme et judiciarisation, entre respect de la liberté individuelle et expression collective, entre contrôle de la communication et libération technologique… Mais dans l’anarchie et l’affolement.

Les réseaux sociaux existent, se disent elles. À défaut de savoir ou de pouvoir les contrôler, imposons des règles coercitives...

C’est le choix que voudrait faire Canal+ en préparant un texte qui pourrait être prochainement intégré au règlement intérieur et qui imposerait le silence à l’ensemble de ses salariés !

Taisez-vous ou alors, sachez que la moindre expression sur un réseau pourrait vous valoir une sanction.

Quelle audace, quelle ouverture !

Tablons qu’il s’agit plus d’une incompréhension générationnelle. C’est malgré tout étonnant et dangereux.

Étonnant quand l’on constate combien Facebook, Twitter, les blogs et l’ensemble des réseaux de communication bouleversent le monde politique et bousculent jusqu’à des régimes corrompus et violents qui avaient pourtant résisté jusque là !

Ces mêmes outils, n'en doutons pas, vont également bousculer le fonctionnement économique et social de nos entreprises. C’est inéluctable et vouloir ériger on ne sait quel muraille de Chine (justement, la Chine...) apparaît comme bien dérisoire et suranné.

Dangereux parce que ce qui est en cause, c’est bien la liberté d'expression individuelle et collective. Cette liberté si chèrement conquise et constamment remise en question s’arrêterait donc à la porte de l’entreprise ?

L’entreprise du XXIème siècle, quand cela la concerne, serait-elle en marge des évolutions technologiques et sociales qu’elle génère et produit elle-même ?

C’est un débat permanent depuis que les technologies existent et se développent dans les entreprises « modernes »…

· Dans le cas présent, cela ne s’arrête pas à la simple expression de salariés sur les réseaux sociaux, mais aussi à la diffusion possible sur ces réseaux de propos tenus auprès d’autres personnes, amis, famille (sic).

Que l’on soit identifié, identifiable ou pas, peu importe. La sanction pourra tomber sans crier gare, sans distinction…

Affolée, incapable de comprendre et de maîtriser les nouveaux enjeux de la communication sociale, les entreprises en seraient-elles à fabriquer et mettre en œuvre des systèmes rappelant de bien mauvaises pratiques, plutôt usitées dans les pays totalitaires ?

« La communication » doit rester l’apanage de communicateurs dûment certifiés, professionnels reconnus, recrutés, briefés pour cela. Ces professionnels salariés de l’entreprise continueront d’exprimer une parole « officielle ».

Mais à côté de celle-ci, de nouveaux espaces d'échanges individuels et collectifs prennent forme.

Plutôt que d’essayer de freiner, par des règles rétrogrades ou liberticides, un mouvement inéluctable, plutôt que de regarder passer la caravane du progrès avec des lunettes du XIXème siècle, saisissons ces opportunités. Les entreprises et l'engagement des salariés devraient en profiter. »

Deux petites choses à ajouter à ce texte :

1°) La loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 qui définit les libertés et responsabilités de la Presse française en imposant un cadre légal à toute publication, ainsi qu'à l'affichage public, au colportage et à la vente sur la voie publique est assez claire…comme le sont les dispositions sur la liberté d’expression syndicale….Tenter de les restreindre par un quelconque accord, charte ou texte, visant, sous peine de sanction, à réduire au silence et museler ceux qui ont encore le courage de s’exprimer, c’est aller en-dessous de loi donc la violer.

2°) La Cour de Cassation juge de façon jurisprudentielle constante qu’il n’existe aucune restriction dans le cadre de publications syndicales qu’elles émanent d’un élu, d’un délégué syndical ou d’un représentant dudit syndicat.

PS: Il semble bien que les velléités de Canal + ne soient pas un cas isolé, France Télévisons il y encore quelques semaines imaginait arriver à un résultat identique !

Il serait bon de rappeler à tous ces "bien pensant" l'attachement de Voltaire à la liberté d'expression avec sa célèbre phrase: "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire. ..."

jeudi 9 juin 2011

Panique à France Télévisions, la désorganisation gagne la présidence où depuis l’article du Canard enchaîné sur les cabinets extérieurs, le ton monte

Ce mercredi 8 juin 2011, la panique a finalement gagné les plus hauts étages de la maison commune. Martin Ajdari, directeur général délégué à la gestion, aux finances et aux moyens de France Télévision qui depuis sa prise de parole dans "le Canard enchaîné", la semaine dernière, a entendu parler du pays » croise son homologue Patrice Papet directeur général délégué aux Ressources Humaines.
Tu vas où ? … je file à Varet pour une séance de négos....Avec Murielle [Charles-Beretti, directrice déléguée aux relations sociales, ndlr] ? Non sans elle…et toi ? J’ai une réunion interne avec les finances ? A quel sujet ? Au sujet de l’article du Canard enchaîné…ils vont m'entendre ! 
 
Et au fait, t’en es où des déménagements ? M’en parle pas, tout à l’heure je reçois des élus du CHSCT…je vais leur refaire le coup des 300 salariés impactés par les déménagements (le truc raconté à la journaliste de « Télé 2 semaines » en janvier dernier) ! 300 seulement ? Mais non, beaucoup plus mais 300 ça fait mieux ! Et ceux qui ne seront pas d’accord ?! Ils feront ce qu’on leur dit, un point c’est tout…Et les experts ? Qui leur demande leur avis ???? [justement les salariés concernés, non 300 comme le prétend Patrice Papet mais 7 ou 8 salariés sur 10 parmi les 11.500 que compte le groupe, ndlr]

Et Philbert [Jean-Marc de son prénom, nommé Directeur Général adjoint en charge de la fabrication et des techniques à France Télévisions et à l’occasion président du CHSCT, ndlr] il en dit quoi ? Il n’est pas au courant ! Il ne sera pas là ? Non, j’ai demandé à Fabian-Sautter de m’accompagner [Catherine Fabian-Sautter, Directrice de la transformation et du développement des réseaux, ndlr]

C’est sûrement cela que certains appellent la « stratégie d’entreprise » ?!

Petit détail en passant, concernant « les finances » (le secteur qu’a en charge Martin Adjdari, en dehors de la soufflante sur les soi-disant documents dont aurait eu connaissance « Le Canard enchaîné », ils n’ont sûrement pas dû comprendre ce qu’il leur arrivait….accusés d’avoir « émis » des documents qui font pourtant l’objet d’un point à l’ordre du jour du CE Siège de France Télévisions et qui, si une version a été adressée aux élus, en totale entrave, 2 mois après que l’ordre du jour d’avril ait été établi par le Président du CE : Martin Ajdari, lui-même, elle ne peut être que très très « épurée » et partiellement tronquée !!!!!!

Sur le CHSCT n’en déplaise à Patrice Papet qui n’en est pas le Président, les élus ont demandé aux experts de recevoir individuellement chacun des salariés concernés, fussent-ils plusieurs milliers...et ils le feront. Patrice Papet qui, à l'évidence, se moque de la souffrance au travail comme de sa première chemise, va devoir attendre l’avis des experts.

mardi 7 juin 2011

Finalement à MFP les cas ne sont pas isolés....

Nous tenions à publier, non pas sous forme de commentaire, mais bel et bien sous forme d’un post, une réaction qui nous a été adressée après notre article " conditions de travail illégales et humiliantes à MFP".

Ce témoignage est édifiant et se situe dans le droit fil de ce que nous relations. Voici le texte où ni le nom, ni la qualification de la personne ne figurent pour éviter, bien évidemment, toute pression postérieure.

« Je tenais à vous remercier personnellement pour votre article. Ayant moi même travaillé au sein de MFP, je tiens à vous apporter mon témoignage sur mes propres conditions de travail au sein de cette entreprise. J’y ai subi les mêmes humiliations quotidiennes sur la qualité de mon travail, ma vie privée, mes attitudes, etc... et finalement mise au placard.

J’ai subi de ma responsable une pression de plus en plus importante jour après jour : Je n'étais jamais assez rapide, jamais assez performante...

Le leitmotiv était toujours le même, jour après jour, manque de productivité de tout le personnel en général avec en prime les poncifs récurrents soulignant le manque de rentabilité du personnel.

Beaucoup de propos blessant voire diffamatoires étaient distillés ici et là: "celle-ci sort avec un musulman alors qu'elle est juive, tu te rends compte ! Celle-ci est raciste, elle vote Le Pen ! Celle-ci est à l'ouest, trop lente, part à 17h (ne fout rien), est incapable de sous-titrer un programme de 1 mn correctement, etc." cherchant en les prononçant une vaine adhésion à ceux-ci.

Sans « retour » positif (comment aurait-il pu y en avoir un ?), c’était le refus systématique des congés posés…et/ou des humiliations en cascade dès l’instant où l’on ne joue pas le jeu.

Brimades, quolibets, railleries, humiliations en tous genres, prises à partie extrêmement gênantes devant des collègues…à la moindre faute (toujours d'un ton moqueur et condescendant) avec en prime et devant témoins, un « tu ne sais pas écrire ça !! »… a contrario, si la « tâche » était réussie, fusait un « Regardez là, elle n'est pas si incompétente que ça ! ». Et à la moindre réaction, sur un ton sarcastique venait un « dis donc tu te rebelles ! »

Il n’est pas non plus bon, d'avoir des amis en interne… cela créerait des problèmes ! Encore moins de se confier à un délégué syndical ou du personnel sur ce que vous pensiez de la situation ou viviez... Lorsque vous aviez le "malheur" de parler, que votre démarche était découverte, vous aviez droit à « double ration ».

Puis cette épée de Damoclès au dessus de la tête, votre CDD ne sera jamais renouvelé.

Le tapis roulant se mettait ensuite en marche : vous étiez convoquée par la direction (en triumvirat), de façon soudaine, du jour au lendemain (une semaine avant la fin du contrat), vous mettant devant le fait accompli, sans même vous laisser le temps de vous préparer

Là vous aviez droit à une mauvaise foi incroyable : « Vous êtes mauvaise, vous ne faites pas l’affaire, vous n’avez aucune culture, etc… ». Tout argument contraire était inopérant…. par exemple, parler de l’autonomie dont vous faisiez preuve, on vous reprochait d’avoir : « délégué vos tâches » … alors même que pendant six mois vous vous étiez entendu répéter: « [qu’] il fallait savoir déléguer les tâches, accepter l'aide des autres, que c'était primordial pour ne pas se trouver au pied du mur ». Tout et son contraire donc.

En sortant de cet entretien, il n’était pas rare qu’on vous criât dessus devant témoins toujours, en vous précisant que ce sont les plus gênés qui s’en vont pour finir par un péremptoire « prendre ses affaires et foutre le camp du bureau.

Et ce mail est malheureusement loin d'être exhaustif....Boule au ventre quotidienne qui fini parfois à vous mener à la dépression…lorsque ce n’est pas pire. Et chacun à qui cela arrive devrait ne rien dire et tout supporter ? Sûrement pas, il faut bien évidemment essentiel de réagir et dénoncer de tels agissements.

Depuis un an France Télévisions décline irrémédiablement. (source Médiamat)

L'audience de toutes les chaînes de France Télévisions a encore perdu 2,2 points de part d'audience depuis mai 2010 avec 30,4 en mai 2011.

Avec à peine plus de 15 % contre 16,4 % l’an dernier, France 2 enregistre la baisse la plus importante devant France 3 qui est passé sous la barre des 10 avec 9,8 % (moins d’1 français sur 10 regarde F3). France 5 est restée quasiment stable avec 3,3 % contre 3,5% tout comme France 4 qui passe de 2 points contre 2,1 l'an dernier.

Arte, chaîne publique n’est pas épargnée ; elle perd également 0,2 points.

Le groupe TF1, lui, même si l’audience de « La Une » s’est érodée en perdant 0,4 points, progresse avec les audiences comptabilisées de TMC et NT1.

Soit 29,3 points contre 28,7 l’année précédente…il faut quand même noter que les 2 dernières acquisitions du groupe, TMC et NT, sont récentes.

Enfin, la chaîne cryptée Canal+ s’en sort plutôt pas mal avec 3,6 points contre 3,1 l’an dernier.





Le SNPCA-CGC va contester en Justice un accord signé par la direction avec la CGT et FO qui viole le Code du travail et la Convention Collective.

Le SNPCA-CGC, suite à un mail que nos partenaires de la CFDT et du SNJ nous ont fait parvenir mais dont nous n'étions pas destinataires, a adressé un mail à la direction de France Télévisions pour lui rappeler les dispositions du Code du travail et de la Convention Collective.

Le mail de la direction fait référence au calendrier des diverses réunions devant se tenir à France Télévisions.

Le SNPCA-CGC a vivement réagi (voici le courrier):

Au sujet des commissions paritaires, vous écrivez: " En ce qui concerne les Commissions paritaires nationales emploi et salaires, pour les journalistes et pour les PTA, le calendrier vous sera communiqué en début de semaine prochaine puisque certaines dates sont susceptibles d'évoluer pour tenir compte des journées de préparation à ces commissions."

Les protocoles d'accord signés par la direction avec la CGT et FO relatifs au "fonctionnement des commissions paritaires PTA et journalistes qui prévoient des réunions préparatoires d'établissement" ne peuvent avoir pour but de violer ni le code du travail, ni la Convention Collective de la Communication et de la Production Audiovisuelles qui a, il convient de la rappeler, force de loi.

Entre autres, l'article de CCCPA II.4 intitulé "Commission paritaire" dispose clairement : " Les délégués du personnel, en plus de leurs attributions légales, représentent les salariés au sein des commissions paritaires instituées dans chaque entreprise. Des protocoles particuliers, conclus dans chaque entreprise ou établissement fixent les règles de compétence, de constitution et de fonctionnement des commissions paritaires. Toutefois, ces commissions sont, en tout état de cause, compétentes pour donner un avis sur les promotions, les mutations avec changement de résidence, les mesures relatives à la discipline dans les conditions prévues au chapitre VII. En outre, elles sont Informées périodiquement des mutations intervenues dans l'entreprise."

Il paraît indispensable, face à ce que la direction semble ignorer, de redire que les commissions paritaires sont des dispositions conventionnelles.

Il n'est donc absolument pas question de réduire le nombre des délégués du personnel siégeant par établissement (sauf à violer manifestement la Convention Collective plus favorable qui s'impose de facto à l'accord signé par la direction avec la CGT et FO qui, lui, introduit des dispositions moins disantes.) Il n'est pas, non plus question, avec cet accord, d'introduire une restriction flagrante des prérogatives et missions des délégués du personnels en dessous de celles prévues dans le Code du travail.

Ceci étant dit, il est encore moins question de ne pas prévoir un délai raisonnable de prévenance envers les délégués du personnel (et leurs DS ou RSS dont ils peuvent être légalement accompagnés) car ceux-ci doivent avoir le temps nécessaire pour étudier les fiches de carrière (qui ne sont toujours pas remises) sur lesquelles ils devront travailler en amont de ces préparatoires. Concernant les délais nécessaires pour effectuer ces travaux et les dates prévisionnelles des réunions relatives à la NAO ( du 10 juin au 8 juillet), il apparaît clairement que les commissions paritaires ne pourront raisonnablement se tenir avant les congés d'été.

Concernant plus largement les obligations de l'employeur, il n'est pas inutile, de rappeler également que la NAO 2011 n'a pas eu lieu. Cette négociation doit être préalable et indispensable avant toute réunion conventionnelle; elle doit là aussi intervenir dans une temps suffisant pour pouvoir passer aux "mesures individuelles".

Concernant, à présent, la négociation des accords PTA et journalistes, j'attire votre attention sur les articles 1.2-2.1 et 1.2-2.3. de la CCCPA :

- L’article 1.2-2.1 intitulé « durée, dénonciation, révision, avenants » dispose que :

« La présente Convention est conclue pour une durée de trois ans à compter de sa signature. Elle peut faire l’objet d’un renouvellement, d’une dénonciation ou d’une demande de révision dans les conditions ci-après définies en 3 alinéa : a) b) et c)"

a) (…)

b) Elle ne peut être dénoncée que pour l’intégralité de ses articles, annexes et avenants tels qu’ils existent à la date où la dénonciation est formulée (en ce qui nous concerne le 12 mars 2009). La dénonciation ne peut être le fait que de la totalité des signataires et adhérents représentant, soit les employeurs, soit les salariés.

c) à défaut de révision ou de dénonciation, la Convention est reconduite pour une durée égale à sa durée initiale. (3 ans)

- L’article 1.2-2.3 intitulé « dénonciation » dispose que :

"La Convention ne peut être dénoncée que pour l’intégralité de ses articles, annexes et avenants et que par la totalité des parties représentant, soit les employeurs, soit les salariés.

La dénonciation doit être notifiée aux parties par lettre recommandée avec accusé de réception au cours du sixième mois avant la date d’expiration de la Convention et accompagnée d’un nouveau projet de convention. La négociation de ce projet doit s’ouvrir dans un délai d’un mois suivant la notification de la dénonciation."

"A défaut d’accord sur un nouveau texte à la date d’expiration de la Convention (octobre 2012 préavis inclus), celle-ci continue à produire ses effets pendant une période de trois ans au-delà de sa période de validité".

Enfin, je vous renvoie au préambule de la CCCPA qui a toujours force de loi et qui précise que: " Les parties tiennent à souligner leur attachement à l'expérience acquise dans chacune des entreprises ainsi qu'aux usages qui s'y sont instaurés, en tant qu'ils témoignent des acquis collectifs des salariés en matière d'aménagement des conditions de travail et dont l'évolution relève de la négociation entre les parties signataires et adhérentes."

jeudi 2 juin 2011

Patrice Papet DG/DRH à France Télévisions se déclare « garant des textes, respectueux du Code du travail et des lois » mais les viole à l’envi.

Hier dans une « séance de négociation » des textes conventionnels, Patrice Papet qui s’est déclaré « garant des textes et respectueux du Code du travail et des lois » a péremptoirement décrété que seuls les syndicats représentatifs dans tout France Télévisions resteraient autour de la table pour la suite des négociations conventionnelles alors même que Nouméa n’a pas encore voté et que les textes disent le contraire.

Et s’il n’y a avait que cela !!!!! Il a ajouté que « certains syndicats pourraient lui reprocher de ne pas respecter la loi », en l’occurrence les dispositions sur la représentativité de la loi promulguée en août 2008.

Il n’avait sûrement pas à l’esprit la Convention Collective de la Communication et de la Production Audiovisuelles CCCPA qui a, faut-il le redire, comme tout texte conventionnel : FORCE DE LOI ; plus particulièrement l'article III-6 de la CCCPA qui a donc force de loi et qui : "INTERDIT à tout salarié d'être lié avec une entreprise en relation d'affaires avec l'entreprise (ou susceptible de l'être en raison de son activité), quelles que soient la forme et la nature juridique du contrat qui la lie, et d’avoir des intérêts de nature à compromettre son indépendance." La Convention indiquant aussi que "tout salarié doit fournir les renseignements utiles pour permettre la vérification du respect de cette disposition".

Article dont il s’est moqué comme de sa première chemise en proposant en janvier 2011 à Rémy Pflimlin, le recrutement de l’épouse du pédégé d’Altédia cabinet Conseils extérieur sous contrat avec France télévisions, en qualité de directrice déléguée au dialogue social !

« Garant des textes et respectueux des lois » !!!! C’est ça…bonjour la crédibilité.

Il est nécessaire de rappeler quelques éléments essentiels à la réflexion de Patrice Papet protecteur autoproclamé des lois et des textes.

Il y a quasiment un an jour pour jour, la Cour d’Appel de Paris saisie par le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ rendait un arrêt lourd de sens et de conséquences pour les années à venir.

La Cour d’appel de Paris jugeait suite à la loi du 7 mars 2009 qui faisait obligation à France Télévisions de venir aux droits et obligations des chaînes publiques, adhérentes via le contrat de mandataire qu’elles avaient passé avec leur association d’employeurs l’AESPA des différents textes conventionnels, que :

1°) France Télévision de par l’article 86 de la loi du 7 mars 2009 a bien été adhérente de l’AESPA l’Association des Employeurs des Sociétés de l’Audiovisuel Public signataire des conventions collectives ;

2°) La lettre de Carolis ès qualité de pédégé de France Télévisions et de l’ensemble des filiales du groupe dont les chaînes, en réponse à la demande de la Présidente par intérim de l’AESPA en date du 12 mars 2009 était bien considérée comme une lettre de « démission » de l’Association donc comme une dénonciation des conventions, qu’il s’agisse de l’Avenant journalistes mais également et surtout de la CCCPA, la Convention Collective de la Communication et de la Production Audiovisuelles. [La Cour d’Appel indiquant dans sa motivation que c’est bien durant la période du 7 au 12 mars –date de la lettre de Carolis- que France Télévisions a été adhérente de l’AESPA : « un instant de raison » ]

3°) Dès lors, cette dernière ainsi dénoncée, s’appliquait donc pleinement dans toutes ses dispositions, notamment le délai de survivance de 3 ans inscrit dans la CCCPA c’est-à-dire jusqu’en juin 2012, non seulement aux salariés des ex sociétés adhérentes de l’association France 2, France 3 et RFO mais plus largement de tout France Télévision, entre autres FTVI, FTV SA, France 4 et France 5.

4°) L’une des conséquences majeures de cette victoire, c’est donc la pleine et totale validité de l’ensemble des articles de la CCCPA qui a force de loi, faut-il le rappeler, plus particulièrement les articles 1.2-2.1 et 1.2-2.3.

- L’article 1.2-2.1 intitulé « durée, dénonciation, révision, avenants » dispose que : « La présente Convention est conclue pour une durée de trois ans à compter de sa signature. Elle peut faire l’objet d’un renouvellement, d’une dénonciation ou d’une demande de révision dans les conditions ci-après définies en 3 alinéa : a ) b) et c)

Passons sur a) qui fait référence à la révision, ce qui n’est pas notre cas et intéressons-nous à b) et c) puisqu’il y est question de la dénonciation que la Cour d’Appel constate incontestablement d’ailleurs :

b) Elle ne peut être dénoncée que pour l’intégralité de ses articles, annexes et avenants tels qu’ils existent à la date où la dénonciation est formulée (en ce qui nous concerne le 12 mars 2009). La dénonciation ne peut être le fait que de la totalité des signataires et adhérents représentant, soit les employeurs, soit les salariés.

c) à défaut de révision ou de dénonciation, la Convention est reconduite pour une durée égale à sa durée initiale. (3 ans)

- L’article 1.2-2.3 intitulé « dénonciation » dispose que :

« La Convention ne peut être dénoncée que pour l’intégralité de ses articles, annexes et avenants et que par la totalité des parties représentant, soit les employeurs, soit les salariés.

La dénonciation doit être notifiée aux parties par lettre recommandée avec accusé de réception au cours du sixième mois avant la date d’expiration de la Convention et accompagnée d’un nouveau projet de convention. La négociation de ce projet doit s’ouvrir dans un délai d’un mois suivant la notification de la dénonciation.

A défaut d’accord sur un nouveau texte à la date d’expiration de la Convention [octobre 2012 préavis inclus , celle-ci continue à produire ses effets pendant une période de trois ans au-delà de sa période de validité »

En l’espèce, la Cour d’Appel a fixé au 12 mars 2009 la date de dénonciation. Dès lors, la direction qui avait engagé des discussions préalables mais aussi fixé un calendrier de réunions de négociations jusqu’aux vacances d’été 2009 (date où le Chef de l’ État devait nommer le président de France Télé) a donc bel et bien pris acte de ce jugement et entériné la dénonciation en faisant signer à l’ensemble des SEULS syndicats signataires des textes : CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO et SNJ (les seules qu’elles avaient du reste invité aux négociations) un protocole entre la totalité des parties, prorogeant les conventions collectives et l’ensemble des accords d’entreprises.

Pourtant, l’article 1.2-2.3 de la CCCPA, n’en était pas moins violé dans trois de ses dispositions :

1) l- La totalité des parties représentant, soit les employeurs, soit les salariés, n’avait pas dénoncé les textes,

2*- La dénonciation n’avait pas été notifiée dans les formes, à savoir, par lettre recommandée aux parties signataires,

3) - La dénonciation devait être accompagnée d’un nouveau projet [global évidemment] de convention, ce qui n’était pas le cas.

Violé également, l’article 1.2-2.1 de la CCCPA, puisque « La dénonciation qui ne pouvait être le fait que de la totalité des signataires et adhérents représentant, soit les employeurs, soit les salariés », ne l’a pas été.

Patrice Papet ignorerait-il aussi ce que : la totalité des signataires veut dire ! ?

Patrice Papet a fait savoir son intention d’écrire aux uns et aux autres pour leur signifier sa vison de choses…Le SNPCA-CGC attend de pied ferme son courrier pour saisir, le Justice par voie de référé, afin de faire respecter les textes conventionnels qui ont toujours sans ambigüité force de loi, face au trouble manifestement illicite que représente l’attitude d’une direction à 100.000 lieues de la réalité.

mercredi 1 juin 2011

Après le scandale des millions donnés aux animateurs/producteurs à France Télé, le scandale des millions payés à des intervenants extérieurs

Après le scandale des millions accordés aux animateurs/producteurs à France Télé, voici le scandale des millions payés à des intervenants extérieurs.

Le SNPCA-CGC a donné mandat express à son avocat pour déposer dans les plus brefs délais une plainte au Pénal pour « prise illégale d’intérêts, complicité et recel ».

Cela fait presque un an que le Président de la République a nommé Rémy Pflimlin à la tête de France Télévisions et voila que le scandale arrive.

Après les millions (célèbres patates) accordés aux animateurs/producteurs, il y a un peu plus de 10 ans, qui étaient alors en francs, voila les millions payés aujourd’hui aux intervenants extérieurs, quasiment multipliés par 7 puisqu’ils sont maintenant en euros.

Ce matin à France Télévisions c’était la débandade. Chacun avait avec lui un exemplaire du Canard enchaîné du 1er juin 2011(* voir en queue de post) …chacun découvrait avec effarement ce que l’article que la Presse reprend en cœur aujourd’hui (dès hier soir pour certains sites web): les millions d’euros des deniers publics dépensés dans des « conseils fumeux » (dixit).

Depuis près d’un an, l’entreprise aujourd’hui dans une procédure d’alerte votée par l’instance de représentation des salariés, est non seulement dans une situation de faillite sociale et une désorganisation sans nom mais à présent empêtrée dans des suspicions en cascades de conflits d’intérêts.

L’article du Canard enchaîné du 1/06/11 a fait l’effet d’une bombe à France Télévisions…Comme le dit l’article : « De jolis cas d’école, à l’heure où le gouvernement se fait un devoir de sévir contre les conflits d’intérêts ». Les « cas d’école » vont donc être pour un Juge d’Instruction qui sera désigné dans le cadre de la plainte, l’occasion de constater les manquements, la violation des diverses obligations notamment celles pour les entreprises publiques de lancer des appels d’offres selon l’ordonnance et le décret 2005-1742 qui garantit dans son strict respect : la bonne utilisation des deniers publics.

Ce qui semble visiblement loin d’être le cas. Lorsque le Canard écrit « plusieurs syndicats ont longtemps bataillé pour obtenir la liste des cabinets, en vain. Il y a deux mois la CGC est repartie à l’assaut… », c’est clair. Cela fait environ 2 ans que la CFDT, le SNJ et la CGC réclament ces informations, en vain. Quant au courrier des élus de la CGC pour exiger qu’un point sur le nombre des intervenants extérieurs durant ces cinq dernières années figure à l’ordre du jour du CE d’avril, le contenu est intégralement publié sur le blog depuis près de 2 mois ….et le point n’est toujours pas traité.

En fonction des informations dont nous disposons, les 22,1 millions d’euros qu’avance « Le Canard » qui sont déjà une somme hallucinante sont largement dépassés, il convient de multiplier cette somme par 6 ou 7 pour atteindre entre 100 et 150 millions.

Quant à l’encadré en bas à droite de l’article du Canard, où le « nouveau grand argentier » s’exprime ainsi : « Ces expertises privées sont des engagements antérieurs à la prise de fonctions de Rémy Pflimlin, liés pour beaucoup à la mise en place de l’entreprise commune France Télévisions et dues au manque de temps et de disponibilité » il a fini, d’en étouffer plus d’un.

Tout d’abord, cela fait preuve d’un parfait mépris des élus et/ou des délégués syndicaux qui, eux, « ne manquent pas de temps et doivent être toujours disponibles »…sans la moindre « assistance » !

Ensuite, la chanson du « C’est pas nous, ce sont les précédents » sur l’air de « On ne savait pas tout » a assez duré. La direction, quoi qu’il puisse être dit, n’est –elle pas pérenne et l’actuel président de FTV n’a–t-il pas annoncé, urbi et orbi, « faire corps avec les décision prises par son prédécesseur » !?

D’ailleurs qui a resigné le contrat avec Bygmalion (que cite Le Canard) en septembre 2010 ? Rémy Pflimlin.

Qui a embauché, en janvier 2011, Murielle Beretti, la femme du PDG d’Altédia Conseils sous contrat avec France Télévisions (que cite Le Canard) ? Rémy Pflimlin.

Et il y en a malheureusement d’autres…il suffira de lire le texte de la plainte que nous communiquerons dès son dépôt.

Enfin, il y a les propos entendus tenus en Comité d’entreprise par la direction et plus particulièrement l’intéressé à la question d’une élue.

Question d’une élue : « Après l’information parue dans le Canard Enchaîné du 9 mars 2011 concernant les liens très étroits entre la nouvelle DRH et le PDG d’Altedia, le SNJ demande s’il y a encore des contrats en cours avec la société Altedia et lesquels. »

Réponse de la direction: «J'hésite sur la réponse que je dois faire, sur ma réaction par rapport à la formulation de la question. Que l'on souhaite éviter tout conflit d'intérêts me semble normal, mais lorsque l'on vise des individus (°), je suis gêné par la formulation de la question…. cette question, avec un peu de chance, ne relevant pas du CE, pourrait ne plus être posée. »

(°) [ des conflit d'intérêts qui viseraient des individus !!!!! Mais n'est-ce pas la nature même du délit de conflit d'intérêts...qu'est-ce que c'est que cette pitrerie... ?? ]

Là c’est le pompon, la question ne relèverait pas du CE mais alors de qui relève-t-elle ? La seule réponse possible semble finalement bien être : du Juge d’Instruction, de la Justice et des pouvoirs publics.

La direction d’ajouter : « Il y a peu de contrats avec Altedia, des choses qui ont été posées avant. Je ne vois aucune raison pour que nous ne travaillions plus avec Altedia à l'avenir, quelle que soit l'évolution du management ou de l'actionnariat...Il ne faut pas faire de chasse aux sorcières mais être vigilant pour qu’il n’y ait pas de doute… nous ne pouvons pas interdire un fournisseur, un partenaire, un prestataire, au motif qu'il a un lien personnel réel ou supposé avec un membre de la direction…Il existe une queue de contrat qui date d’un an et demi, c'est tout ce qu'il y a aujourd'hui. »

Curieux quand même pour un DG de réécrire les textes notamment la Convention Collective qui interdit ce genre de pratique et quasiment de se dédouaner avec la notion de « queue de contrat » .

Voila une nouvelle notion juridique inventée par France Télévisions qui devrait plaire au Juge d’Instruction mais qui pourrait peut-être inspirer le Chef de l’État et le gouvernement dans la rédaction de la loi sur les conflits d’intérêts !... « être vigilant pour qu’il n’y ait pas de doute mais pas dans le cas d’une queue de contrat ! »[sans s’interidre de renouveler le contrat ensuite !] On rêve.

Que voulez-vous que les élues rétorquent à cela ?

La palme et la conclusion reviennent à la direction qui intervient de façon surréaliste : «En général, cela fait l’occasion d’appel d’offres. Nous ne pouvons pas empêcher quelqu'un de faire un appel d’offres.»

Le «En général » est invraisemblable, il s’agit d’une obligation légale pour toute entreprise publique….et le « nous ne pouvons pas empêcher quelqu'un de faire un appel d’offres » encore plus impensable : « vous ne pouvez pas empêcher quelqu’un de faire un appel d’offres… »dîtes donc, bonjour chez vous, vous n’auriez pas besoin de ceci ou de cela ? Vous ne pouvez quand même pas m’empêcher de vous faire un appel d’offre !...

Pour peu qu’un Secrétaire général ait besoin qu’on lui fournisse des éléments de langage, ça peut marcher !!!!!!

Ce scandale n’en restera pas là spécialement dans le contexte et les « c’est pas moi, c’est lui » servant d’excuses avec les « comment pouvez-vous encore poser la question » pour des réponses à 2 balles, ne justifient en rien une facture en dizaines et dizaines de millions d’euros dépensés..L'inspection générale des finances pourrait bien rapidement être d'ailleurs saisie du dossier.

mardi 31 mai 2011

Le Canard enchaîné du 1er juin rapporte que France Télévisions a déboursé 22,1 millions d’euros en cabinets et consultants divers...

Le SNPCA-CGC qui publiait en fin d'après midi un article sur les pratiques de France Télévisons intitulé: "Murielle Beretti-Charles directrice des relations sociales à France Télévisions ne sait pas ce que conflit d’intérêts veut dire...elle n'est visiblement pas la seule!" prend connaissance avec effarement du post publié il y a quelques minutes par le site internet "teleobs.nouvelobs.com"

En ce qui concerne le SNPCA-CGC qui révélait dès le 27 avril 2009, dans un article intitulé : «DIALOGUES…VOUS AVEZ DIT DIALOGUES ?...PAS A FRANCE TÉLÉVISIONS !!! » que la société Conseils DIALOGUES que cite "Le Canard enchaîné", sous contrat avec France Télévisions, avait au sein de son Conseil d'Administration le directeur général adjoint en charge des ressources humaines (finalement le donneur d'ordre) et aujourd'hui la directrice déléguée au dialogue social, tout ceci relève du conflit d'intérêts.

Le SNPCA-CGC a justement demandé, voila environ 2 mois par courrier, la mise à l'ordre du jour du Comité d'Entreprise d'avril 2

011d'un point sur le recours à ces cabinets conseils et autres consultants sur les 5 dernières années: "les élus et délégués du SNPCA-CGC vous demandent de bien vouloir porter à l’Ordre Du Jour du prochain Comité d’Entreprise la question suivante : - Nombre de Cabinets Conseils et consultants extérieurs sous contrat avec France Télévisions et/ou ses filiales sur ces 5 dernières années, lesquels ont été sélectionnés par appel d’offres, quelles ont été et/ou sont leurs missions et quel est le montant de leurs honoraires par année sur cette période ainsi que le nombre de jours par cabinet."

Le SNPCA-CGC qui n'a toujours pas vu ce point traité après 3 séances du C.E. attend donc avec impatience l'intégralité de l'article du "Canard enchaîné du 1er juin" dont "teleobs.nouvelobs.com" reprend visiblement des extraits mais dont voici la teneur:

Le site fait référence à un article publié par "Le Canard enchaîné du 1er juin" qui rapporte que :

"France Télévisions a déboursé 22,1 millions d’euros pour s’offrir les services d’une soixantaine de cabinets de consultants privés, entre 2009 et 2010...

A elle seule la direction générale aurait dépensé 13,3 millions d’euros pour recevoir les conseils d’"une bonne douzaines de sociétés" privées sur la mise en place de l’entreprise commune France Télé, sur la cession de la régie publ

icitaire du groupe, et autres missions et études d’expertises, selon un document donnant les grandes lignes budgétaires de l’entreprise récupéré par Le Canard.

Chaque service administratif est allé cherché conseil dans le privé: direction de la stratégie, direction de la communication, secrétariat général,direction du personnel… Aux ressources humaines, pas moins de quinze d’entreprises auraient été réquisitionnées pour 2,7 millions d’euros. Au menu: études de “la ligne managériale”, de “développement RH” , “d’accompagnement et de recrutement RH” ou

encore “de la rémunération des cadres dirigeants” , selon le même document officiel

Mais qui sont ces boîtes de conseil?

Surtout des parents, des amis et des anciens de la maison France Télévisions, souligne l’hebdo.

Ainsi Altedia, cabinet spécialisé dans les ressources humaines actuellement dirigé par un certain Pierre Beretti, dont l’épouse, Murielle C

harles-Beretti a été nommée par Rémy PFLIMLIN (PDG de France Télévisions) directrice déléguée au dialogue social. En gros: madame appliquerait les mesures préconisées par la boutique de monsieur, analyse Le Canard.

Autre exemple, Dialogues, boîte experte en relations sociales, dont René-Luc Maisonneuve siège au conseil d’administration, tout en étant sous-directeur du personnel de France Télés… Et la liste continue: l’entreprise de communication Bygmalion, détenue par Bastien Millot, ancien numéro 3 du groupe de télé publique, cumule les contrats avec France Télés. Il y a aussi Deo Gratias Image International, qui conseille la direction internationale sur les affaires extérieures du groupe et qui appartient à Charles Greber, ancien conseiller en la matière pour le même groupe. Enfin, Philippe Bélingard, l’ancien direc

teur juridique de France Télévisions, a aussi monté sa boîte juste après son départ du groupe pour cause de retraite: PHBD détient le marché “d’assistance stratégique à la direction juridique” , selon les documents officiels… Ou quand les bons comptes font les bons amis."...

Le SNPCA-CGC ne trouve pas là, la société Conseil Atos Origin sur laquelle nous avions également écrit et qui depuis 2008 a dépêché sur France Télévisions des centaines de consultants qui, pour des dizaines de millions d'euros supplémentaires - selon n

os informations - ont été chargés de mettre en place deux systèmes dits de "gestion": Ariane 1 et Ariane 2.

Après l'article du "Canard enchaîné du 1er juin", le SNPCA-CGC qui a estimé sur ces 5 dernières années ( y compris à 3 mois

près, l'année imputable à Rémy Pflimlin que le Président de la République nommait il y a environ un an) le montant de la FACTURE GLOBALE, non pas à une vingtaine de millions mais se situant entre 100 et 150 millions d'euros, est totalement conforté dans le contexte de moralisation de la vie publique avec la loi sur les conflits d'intérêts voulue par le Chef de l'État et le gouvernement, dans sa démarche de porter plainte au Pénal pour « prise illégale d’intérêts, complicité et recel de prise illégale d’intérêts » et dans le mandat qu'il confie ce jour à son avocat pour ce faire.

Il est évident que vu l'ampleur des sommes concernées (l'utilisation des deniers du contribuable que des appels d'offres obligatoires pour les entreprises publiques sont sensées garantir) seule une instruction judiciaire menée par un Juge d'Instruction pourra dénombrer et caractériser le nombre de manquements et de violations des textes.



Murielle Beretti-Charles directrice des relations sociales à France Télévisions ne sait pas ce que conflit d’intérêts veut dire.


Murielle Beretti-Charles directrice des relations sociales à France Télévisions ne sait pas ce que conflit d’intérêts veut dire...elle n'est visiblement pas la seule!


Rémy Pflimlin ne pourra pas dire qu’il ne savait pas !
Rémy Pflimlin ne pourra mettre sur le dos de son prédécesseur, des pratiques antérieures sur l'air de "à l'avenir, cela devrait changer" .


Chacun a encore à l'oreille les déclarations de Rémy Pflimlin, au CSA, à la Presse et aux média: "Je fais corps avec les choix qui ont été faits et les initiatives qui ont été prises par Carolis et ses équipes

Fin mars, « Le Canard enchaîné » posait déjà la question du «conflit d’intérêts» à France Télévisions. En effet, sur proposition de Patrice Papet, Rémy Pflimlin nommait au poste de directrice des relations sociales dans l’entreprise Murielle Charles-Beretti, femme du pédégé de la boîte de conseil en management Altédia Pierre Beretti qui travaille depuis près de 3 ans pour France Télévisions.

Cette nomination faite en flagrante violation de la loi puisque plus précisément de l'article III-6 de la Convention Collective de l'Audiovisuel Public qui a force de loi : "INTERDIT à tout salarié d'être lié avec une entreprise en relation d'affaires avec l'entreprise (ou susceptible de l'être en raison de son activité), quelles que soient la forme et la nature juridique du contrat qui la lie, et d’avoir des intérêts de nature à compromettre son indépendance." La Convention indiquant aussi que "tout salarié doit fournir les renseignements utiles pour permettre la vérification du respect de cette disposition".

Le 27 avril 2009, le blog de la CGC-Médias publiait un article intitulé : « DIALOGUES…VOUS AVEZ DIT DIALOGUES ?...PAS A FRANCE TÉLÉVISIONS !!! »

Nous y révélions que René Maisonneuve ex DGA/DRH de France Télévisions était membre depuis janvier 2009 du Conseil d’Administration de « Dialogues » : Association dont Jean-Dominique Simonpoli, ex Secrétaire Général de la fédération CGT des services financiers est le Directeur Général et dont Philippe Bourgallé, lui aussi de la CGT qui lui avait succédé à la fédération à ce poste, en est le directeur.

« Dialogues » qui fait partie des cabinets de consultants extérieurs rémunérés par France Télévisions, a donc dans son Conseil d’Administration non seulement un des dirigeants de France Télé, le DGA/DRH du groupe sous Carolis mais, à présent, un deuxième: Murielle Beretti-Charles directrice des relations sociales à France Télévisions sous Pflimlin.

Une association loi 1901, indiquent les dirigeants à qui veut l'entendre...avec le prix des loyers des bureaux situés dans le 16ème arrondissement de la Capitale au 43/47 avenue de la Grande Armée , encore un peu, ils vont nous dire que l'association est à but non lucratif !!

Structure de conseils en entreprise dont les membres adhérents sont en plus de France Télévisions, Thales (la boîte entres autres, où Murielle Beretti-Charles, son mari Pierre Beretti et René Maisonneuve ont, tous trois, travaillé) puis Altédia mais également le cabinet d'avocats qui travaille en continu pour France Télé que ce soit sous Pflimlin comme sous Carolis, le cabinet Flichy Grangé (cela ne sera pas, du reste, sans poser de questions déontologiques).

Comme si cela ne suffisait pas, alors que René Maisonneuve qui a quitté France Télévisions est bien toujours membre du C.A de Dialogues (cette fois-ci référencé comme Directeur des Ressources Humaines...de quelle société d'ailleurs? ), voilà qu’à présent, « Dialogues » a donc également intégré en son Conseil d’Administration : Murielle Beretti-Charles directrice des relations sociales à France Télévisons, déjà dans le dossier Altédia cabinet Conseil de France Télévisions dont son mari est PDG. (*)

Redisons-le, Rémy Pflimlin ne pourra pas dire qu’il ne savait pas et que son prédécesseur est le grand responsable...non.

Il ne s’étonnera pas après les révélations du Canard enchaîné, de la plainte que va déposer au Pénal le SNPCA-CFE-CGC pour « prise illégale d’intérêts, complicité et recel de prise illégale d’intérêts » à l'évidence renforcée par la loi sur « les conflits d’intérêts » que le Chef de l’État et le gouvernement prévoient de promulguer cette année.

Seule une instruction judiciaire pourra nous renseigner sur l'ampleur des "dégâts" car, est-il besoin de le rappeler, les entreprises publiques en la matière sont soumises à des appels d'offres permettant de garantir la bonne utilisation des deniers publics donc des contribuables. (on verra combien de fois cela aura été la cas!)

Et lorsque le Président de la République parle d'exemplarité pour les ministres comme pour les dirigeants des dites entreprises publiques, c'est notamment de cela dont il est question.


(*)

France Télévisions ne fonctionne pas, ce sont les dirigeants qui le disent

La semaine dernière, en séance du Comité d'Entreprise du Siège de France Télévisions, Martin Ajdari DG délégué en charge de la gestion à France Télévisions déclare devant une cinquantaine de témoins : "L'entreprise ne fonctionne pas, je ne peux pas vous dire le contraire".

Hier, lundi 30 mai 2011, Patrice Papet DG délégué en charge de la DRH à France Télévisions qui s'était invité au CHSCT du Siège indique également devant les élus de l'instance: "Je ne peux pas vous dire que l'entreprise fonctionne...".
Déjà, la semaine précédente, le même Patrice Papet DG avait lâché qu’à France Télévisions " il n’y avait pas assez de proximité….qu’on avait du mal à identifier les interlocuteurs et qu’assez souvent on avait du mal à se repérer...le but étant de donner des repères aux gens" [dixit]

Encore Patrice Papet DG qui il y a une dizaine de jours toujours devant témoin confessait: "Je suis très inquiet pour l'entreprise". (Est-ce vraiment pour l'entreprise qu'il est inquiet?)

Passons sur la "directrice à l'organisation" qui interpelle ce dernier sur l'intitulé de certains postes qu'il conviendrait de simplifier pour que les salariés puissent enfin y comprendre quelque chose... et qui se fait envoyer bouler sur l'air de "on vous a demandé quelque chose!
Ou encore sur le dernier venu aux relations sociales qui appelle Monsieur: Madame et Madame: Monsieur et à qui l'on murmure "vous parlerez quand vous connaitrez l'entreprise!"

Tout cela va mal se terminer...le "combustible" de la centrale télévisuelle a plus que fondu...le dôme et le couvercle de sécurité sont inévitablement sur le point de céder...l'explosion est inévitable et la catastrophe attendue.




lundi 30 mai 2011

France Télévisions vient de nommer un directeur délégué à la circulation…on attend la nomination dans la foulée d’un directeur au Code.

France Télévisions vient de nommer un directeur délégué à la circulation…on attend la nomination dans la foulée d’un directeur au Code.

Le 10 mai 2011 toujours sans le moindre organigramme qui soit, France Télévisions a nommé un directeur délégué à la circulation…la circulation des programmes faut-il ajouter. Sa fonction : « analyser et promouvoir la circulation des programmes à l'intérieur du groupe comme à l'extérieur de France Télévisions. »…

Imaginez un peu !
- « Qu’est-ce que tu fais là, toi ? T’es un programme court, alors ça va, tu peux passer…circule ! »,
- « Et toi qu’est-ce que tu fais là ? T’es un programme de flux…attention à la priorité à droite ! »,
-
ou encore « T’es un magazine…attention, t’es pas passé au contrôle technique…tu peux pas circuler comme ça ! »,
-
Ou bien « T’es un programme long…un prime time ? Oh la la ! Attention, interdiction de stationner ! »,
Voire même « T’es un talk show… t’as pas le droit de prendre l’autoroute !», etc…

Raymond Devos en aurait fait des tonnes et il aurait eu raison.

Toujours est-il que la réalité dépassant ici la fiction, notre directeur de la circulation va soit devoir repasser le Code de la route de la circulation (des programmes), soit attendre la nomination d’un directeur au Code qui saura quoi faire, notamment, les jours où bison futé voit rouge.

Après 537 CDD, il attaque France Télévisions...lisez l'artilcle du quotidien "20 Minutes"

JUSTICE - La chaîne publique est notamment accusée de «travail dissimulé»...

Il assure avoir «couvert six guerres» et fait «quatre fois le tour du monde». Mais il n’a jamais eu le droit à un CDI. Selon nos informations, un ingénieur du son a déposé plainte, jeudi 26 mai à Paris, contre France Télévisions pour avoir enchaîné 537 CDD en l’espace de quinze ans. Dans cette plainte que 20Minutes a pu consulter, la chaîne publique est visée pour «travail dissimulé», «prêt illicite de main d’œuvre» et «marchandage».

Il était «mis à disposition» de la chaîne publique

L’histoire de cet ingénieur du son ressemble à celle de nombreux intermittents du spectacle. Mais, en plus d’avoir lancé une procédure devant les prud’hommes, celui-ci est le premier à attaquer sur le terrain pénal. Pendant des années, il a enchaîné les reportages pour les journaux télévisés de 13h et 20h. «Souvent, quand je partais le soir, le planning me réclamait pour le lendemain et ainsi de suite», confie-t-il. Pourtant, juridiquement, il n’a jamais travaillé pour France Télévisions. Ses contrats étaient, en réalité, signés par Neyrac, une société de production qui le mettait simplement «à disposition» de la chaîne publique.

Pour la CGC, ce n’est pas «un cas isolé»

Le principe était simple: «A chaque mission, il appelait son contact chez Neyrac pour qu’il lui rédige un contrat, explique Grégory Saint-Michel, l’avocat du plaignant. Ensuite, Neyrac facturait à France Télévisions le coût du salarié.» Les fameux contrats duraient en moyenne entre un et deux jours. «Cette mise à disposition [de salarié] était réalisée dans des conditions manifestement illégales puisque son objet était de contourner les dispositions du Code du travail», précise ainsi la plainte que 20Minutes a pu consulter.

«Ce n’est pas un cas isolé, assure Jean-Jacques Cordival, président de la CGC Audiovisuel. Ça permettait simplement à France Télévisions d’avoir une masse salariale moindre que la réalité. Le seul problème, c’est que cela a maintenu des salariés dans la précarité pendant des années…».

Contactée, la direction de France Télévisions nous a indiqué «ne pas encore avoir reçu cette plainte à ce jour». Mais le parquet de Paris l’a bien «enregistrée».

Vincent Vantighem