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mercredi 25 septembre 2019

Sybile Veil réunit les salariés de Radio France à qui elle a écrit pour leur présenter la réforme audiovisuelle Riestero-Philippienne !


Sybile Veil réunit les salariés de Radio France à qui elle a écrit pour leur présenter la réforme audiovisuelle Riestero-Philippienne !

A peine Franck Riester avait-il parlé au Figaro et l'AFP que Sybil Veil a décidé de réunir les salariés de Radio France pour contredire sur plusieurs aspects le ministre et leur expliquer la réforme dont le Parlement n'est même pas officiellement saisi!

Le blog CGC Média vous propose de découvrir ce courrier (*) au moment où Le Canard enchaîné de ce mercredi en remet une couche.



(*)
Chères toutes, chers tous,

Ce matin [25/09/19, ndlr], le Ministre de la Culture a présenté les grandes orientations du projet de loi sur les évolutions de l’audiovisuel public qui sera discuté l’an prochain au Parlement et mis en œuvre à partir de 2021. Je vous propose de nous retrouver à 11h30 au Studio 104 pour parler des effets de cette réforme pour Radio France.

Le projet de loi prévoit que nous intègrerons une holding avec France Télévisions, France Médias Monde et l’INA. Il ne s’agit pas d’une fusion : Radio France restera Radio France, la maison de la radio et de la musique que nous sommes, le vaisseau amiral de l’audiovisuel public dans le domaine du son. L’objectif de la réforme est d’amplifier le mouvement des coopérations que nous avons engagé ces dernières années.

Plusieurs pays ont fait le choix d’une organisation semblable de leurs médias publics et cela a deux avantages : celui de la puissance, notamment pour permettre au service public de peser dans le monde numérique, et celui d’une offre de service public qui devient plus lisible pour les citoyens. Dans un contexte où la question de la redevance est régulièrement remise sur la table, mettre en évidence nos complémentarités et l’ampleur de notre utilité à la société peut être un atout pour l’audiovisuel public.

Pour autant, je suis convaincue que pour que l’ensemble soit fort, chacune des entreprises doit être forte. Radio France connaît des succès sans précédent. Les évolutions du numérique nous ouvrent de formidables perspectives. Nous faisons preuve d’une modernité, d’une agilité et d’une capacité d’innovation [les éléments de langage que chacun emploie et qui ne veulent rien dire, ndlr] que beaucoup n’imaginaient pas possible dans le service public. Cette avance, nous devons la conserver. Elle nous permettra demain d’incarner toujours pleinement le pôle audio fort et à l’avant-garde dont l’audiovisuel public a besoin.

L’entité commune devra donc porter une ambition spécifique pour Radio France, ses métiers et ses talents. Je serai à vos côtés pour porter cette spécificité, ainsi que la nécessité que la nouvelle organisation ne s’accompagne pas de rigidités ou de coûts qui viendraient s’ajouter aux efforts importants dans lesquels nous sommes engagés. A cet égard, le projet de loi ne modifie pas notre trajectoire financière jusqu’au 1er janvier 2023 [les économies du PLF 2020 ce n'est pas pour elle, ndlr]. Par conséquent, la mise en œuvre de notre projet stratégique Radio France 2022, qui permet de préserver l’ensemble de nos offres éditoriales et d’adapter nos manières de produire la radio à l’ère numérique tout en répondant à cette contrainte budgétaire, reste indispensable. 

Le diagnostic que nous avons fait il y a quelques mois est toujours le même : nous sommes à un moment décisif pour Radio France, car les changements s’amplifient dans le secteur de la radio et de l’audio plus largement avec l’évolution des usages et des formes de concurrence. C’est pourquoi il nous faut faire des évolutions à venir une opportunité pour Radio France. La phase de transition qui s’ouvre jusqu’à la fin de l’année 2022 doit être plus que jamais celle de l’action, et non celle de l’attente.

Face à nos enjeux, un autre volet du projet de loi est central pour Radio France : celui qui vise à adapter notre cadre législatif aux réalités de l’ère du numérique, pour que les médias traditionnels que nous sommes aient toutes les chances de réussite. Depuis que je suis à la tête de Radio France, je défends la valeur de nos contenus, pour qu’elle soit justement reconnue et valorisée, mais aussi les droits des créateurs et la diversité culturelle. 

Au total, nous connaissons désormais le cadre qui sera le nôtre : celui de médias de service public qui gardent leurs spécificités et qui coopèrent davantage sous une présidence commune. Nous savons aussi que notre stratégie et notre budget sont confirmés jusqu’à la fin de l’année 2022 et que nous devons continuer pendant cette période à construire l’avenir. Nous savons enfin que l’évolution de la législation doit également nous donner un cadre plus adapté à l’ère numérique [rebelote, les  fameux éléments de langage, ndlr] .

Nous devons maintenant construire à partir de là : imaginer les façons de faire rayonner encore plus nos contenus et nos savoir-faire dans le futur ensemble de la holding, penser aux projets que nous n’aurions pas les moyens de développer seuls mais qui pourront voir le jour grâce à cette nouvelle organisation. Les années qui viennent nous amènent donc des changements qu’il ne faut pas craindre. Elles seront aussi celles des possibles.

Bien à vous,

Sibyle Veil

Riester annonce le regroupement sous un même toit des sociétés de l’Audiovisuel Public comme du temps de l’ORTF…L’ex-Orange hors-jeu.

Riester annonce le regroupement sous un même toit des sociétés de l’Audiovisuel Public comme du temps de l’ORTF…L’ex-Orange hors-jeu.

C’est banlieue voire en grande banlieue – impossible évidemment dans la Capitale pour des problèmes de coût – que Franck Riester implanterait France Média la Maison commune aux 4 sociétés de l’Audiovisuel qu’il a annoncé "réunir sous un même toit".

Chaque contribuable français, au moment où sort le rapport de la Cour des comptes sur les économies qui n’ont pas eu lieu – tout au contraire – avec le passage de 22 à 13 régions, combien tout cela va coûter ! Des milliards d’euros évidemment qui ne sont pas prévus au Projet de Loi de Finances (PLF 2020) imposant d’ailleurs à l’Audiovisuel public de faire avec 70 millions d’euros de moins qu’en 2019, soit une enveloppe en baisse de 1,8 %.

"Le projet de loi que je porte prévoit la création d'une société mère à la tête d'un groupe baptisé France Médias" a déclaré l’actuel ministre de la Culture, précisant au Figaro "La société mère détiendra 100 % du capital des sociétés filles: France Télévisions, Radio France (*voir courrier Sybil Veil), France Médias Monde (qui chapeaute RFI et France 24, ndlr) et l'Ina (Institut national de l'audiovisuel)".

« Ce grand "meccano" de l'audiovisuel reviendra à regrouper sous un même toit des télévisions et des radios séparées depuis l'éclatement de l'ORTF en 1975, mais qui doivent de plus en plus faire cause commune sur de nombreux fronts, de la création de la chaîne d'info franceinfo et la lutte contre la désinformation à l'information de proximité, avec le lancement de matinales communes aux antennes régionales de France 3 et de France Bleu » écrit encore l’AFP.

Ce serait, à en croire Franck Riester qui n’a que BBC à la bouche, visant à répondre aux souhaits du « gouvernement » qui raconte que ce serait pour "un service public plus efficace et agile face aux révolutions du numérique" qu’il a opté pour la solution d'un "regroupement des entreprises du secteur au sein de cette même holding".

Eléments de langage éculés a 100.000 lieues de la réalité ! 

Cette holding, en débat depuis le début du quinquennat, devrait être créée début 2021, a également indiqué Franck Riester laissant entendre qu’au moment du vote au Parlement (fin 2020 voire début 2012 donc) les dirigeants en place dans les entreprises concernées pourraient voir leurs mandats prolongés jusqu'à fin 2022 pour s'aligner sur la mise en place de cette nouvelle organisation.

Jusqu'à fin 2022…Au fait, y a pas un truc en 2022 avant les vancences d'été ?!  

France Télévisions ne sera bien entendu pas concernée puisque les candidatures pour sa présidence devraient arriver au CSA en février/mars 2020 pour que l’Autorité de régulation nomme une dernière fois en avril et avant sa transformation, le prochain (et probable dernier) pédégé de France Télés …le ministre ayant  annoncé la création de la future autorité de régulation issue de la fusion entre le Conseil supérieur de l'audiovisuel et de l'Hadopi (l'agence de lutte contre le piratage des œuvres en ligne) qui  s'appellerait "Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique" et aurait pour sigle ARCOM.

De toute façon, le futur patron de cet invraisemblable « ensemble » fusionné issu de la réforme Riestero-Philipeinne, ne sera plus nommé par le CSA qui aura alors muté voire disparu le cas échéant mais sera choisi par le Conseil d'administration des entreprises concernées dont celui de France Médias.

« Tout ça pour ça » lancent certains acteurs du secteur qui n’en reviennent encore pas, enchérissant « Il s’agit de tout sauf d’un big bang…et ça va coûter un pognon de dingue ».

D’autre plus optimistes rétorquent « Vous verrez, c’est comme le Brexit…ça ne se fera finalement pas !..C'est mon p'tit doigt qui me l'a adit ». God save the queen… and Lord ear them !

mardi 24 septembre 2019

« Ne répétez pas les ragots du Canard Enchaîné » lance Carolis aux quelques journalistes présents lors de sa conférence de presse à Arles !

« Ne répétez pas les ragots du Canard Enchaîné » lance Carolis aux quelques journalistes présents lors de sa conférence de presse à Arles !

Après sa condamnation définitive par la Cour d’Appel le 17 avril dernier (que l’intéressé a fini par régler au retour des vacances d’été), à de la prison, des amendes civiles et des dommages et intérêts à verser aux demandeurs, notamment le SNPCA-CGC à l’origine de la plainte en avril 2011 :

5 mois de prison avec sursis

25.000€ d'amende 

Et à verser solidairement au SNPCA-CGC, à l'origine de la plainte dès 2011: 25 .000€ de dommages et intérêts  et 15 000€ au titre de l'article 475-1 du Code de Procédure Pénale. Pour le SNJ et la CFDT,  les prévenus sont condamnés à verser à chacun 5.000€ de dommage et intérêts et 1.000€ au titre de l'article 475-1 du Code de Procédure Pénale,

Carolis candidat à la mairie d’Arles au printemps 2020 a décidé de réécrire les jugements et de taper pêle-mêle sur les uns et les autres :

- à commencer par son « collaborateur [le Secrétaire général, ndlr] » d’avoir signé les contrats [contrats avec Bygmalion qu’aucune des 2 juridictions n’a jamais vu réapparaitre, ndlr] entachés de favoritisme » (sic) 

- au « Procureur qui ,quand il voit le juge d’instruction Van Ruymbeke l’interroge sur cette affaire et lui dit : qu’est-ce qu’on fait là-dessus ? ”… On est blanchi ! » (sic)

- à la Présidente du Tribunal de première Instance comme au Présidente de la Cour d’Appel qui auraient « aussi souhaité [le] condamner parce [qu’il était] président » (sic)

- à la Presse et plus particulièrement qu’il menace de façon à peine voilée et plus particulièrement au Canard Enchaîné «Je vous préviens, ne faites pas d’amalgame là-dessus… Attention, ne dites pas ça, vous risquez vraiment de franchir la ligne jaune. Ne répétez pas les ragots du Canard Enchaîné » (sic),

- et enfin aux parties civiles comme aux Arlésiennes et aux arlésiens dont il espère devenir maire « Si demain je suis maire, je serai responsable de l’ensemble de mes collaborateurs et si un panneau tombe sur quelqu’un, c’est le maire qui est responsable »
Gageons qu’ils n’y tomberont pas dans le panneau les arlésiens pour éviter que le candidat-condamné  ne doive prendre ses responsabilités.

Il est vrai qu’aujourd’hui, de plus en plus souvent, les condamnés n’étaient pas coupables !!!! Face à de telles procédés destinés purement et simplement à réécrire les jugements, le syndicat à l’origine de la plainte en 2011 envisage sérieusement de porter plainte cette fois-ci pour “ escroquerie au jugement ” c’est-à-dire lorsqu’on tente de « faire dire à un jugement ce qu’il ne dit pas ».





Le blog CGC Média vous propose de découvrir dans son intégralité l’article de l’Arlésienne, titre de Presse locale qui ne s’est pas laissé impressionner « A Arles, le condamné Patrick de Carolis réinterprète sa condamnation » , publié le 13 septembre dernier et signé Eric Besatti

Patrick de Carolis pendant sa conférence de presse à l’hôtel restaurant le Calendal, 4 septembre 2019 à Arles.


A Arles, le condamné Carolis, Patrick de Carolis réinterprète sa condamnation



Lors de sa déclaration de candidature à la mairie d’Arles la semaine dernière, Patrick de Carolis a expliqué aux journalistes que sa condamnation pour favoritisme n’était en réalité qu’une simple conséquence de sa qualité de président de France Télévisions.

Dans son entretien à La Provence du 4 septembre, Patrick de Carolis dit de la justice qu’elle avait « aussi souhaité [le] condamner parce [qu’il était] président », chargeant un « collaborateur [Camille Pascal, ndlr] » d’avoir signé les contrats entachés de favoritisme. « Si demain je suis maire, je serai responsable de l’ensemble de mes collaborateurs et si un panneau tombe sur quelqu’un, c’est le maire qui est responsable », a t-il comparé.

Une version que contredit pourtant le délibéré de son jugement « Pour tenter d’échapper à sa responsabilité, Patrick de Carolis ne saurait s’abriter utilement derrière les compétences, moyens et autorités reconnus à Camille Pascal » comme le rappelle le Canard Enchainé daté du 11 septembre dans l’article « La fable provençale de lou Patrick de Carolis (*) ».
En relisant le délibéré, on peut lire une deuxième phrase sans équivoque « Patrick de Carolis a été avec Bastien Millot [fondateur de Bygmalion ndlr] à l’origine de la mise en place d’une nouvelle forme de collaboration entre ce dernier, qui venait de lui annoncer son départ, et France Télévisions ».

Le 17 avril 2019, le juge de la Cour d’appel de Paris a condamné Patrick de Carolis à 25 000 euros d’amende et cinq mois de prison avec sursis pour délit de favoritisme et Bastien Millot pour recel de favoritisme. Camille Pascal n’avait pas fait appel de sa condamnation pour favoritisme. A Arles, Carolis se permettrait-il de réécrire l’histoire de son procès ?
Jean-Jacques Cordival, syndicaliste à l’origine de la plainte en 2011 ne s’interdit pas de porter plainte pour “ escroquerie au jugement ” soit « faire dire à un jugement ce qu’il ne dit pas ».

Petit rappel : lorsqu’il était président à France Télévisions entre 2005 et 2010, Patrick de Carolis a favorisé l’entreprise Bygmalion, de Bastien Millot, ancien directeur adjoint du cabinet de Jean-François Copé alors ministre du budget. Le montant des contrats accordés pendant sa mandature s’était élevé à 1 034 672 euros entre 2008 et 2010 pour de la « veille internet », gestion des « courriers téléspectateurs », conseils stratégiques, « dossiers et éléments de langages » et « prestations diverses », selon les factures détaillées dans le délibéré. Bastien Millot, avant de créer Bygmalion, n’était autre que le directeur de la communication à France Télévisions recruté par de Carolis.
Enrichissement personnel ?

« Il n’y a pas eu d’enrichissement personnel », c’est le deuxième élément de langage utilisé par Patrick de Carolis pour prendre de haut sa condamnation. Alors question, pourquoi Bygmalion, la même société qu’il avait privilégié durant son mandat à France Télévisions, l’a rémunéré en 2011 et 2012 dès la fin de son mandat ? Une rémunération à hauteur 119 500 euros [près de 140.000 TTC donc, ndlr] via sa société Patrick de Carolis Consulting. « Parce qu’il y a eu un travail de fourni », répond Patrick De Carolis aux questions de l’Arlésienne en demandant de « ne pas faire d’amalgame », lors de sa conférence de presse au Calendal le 5 septembre.

Selon un communiqué de son avocate à l’époque (2014) des révélations dans la presse, « Patrick de Carolis a été sollicité pendant une période de six mois sur certains dossiers, à savoir l’élaboration d’un dossier à l’attention du CSA pour la création d’une chaîne de télévision locale ainsi que la conception de la grille de programme. Patrick de Carolis a également été sollicité à l’occasion de la création d’un musée. »
La presse et notamment le NouvelObs questionnait alors une possible rétrocommission de la part de Bygmalion. Face à une rémunération de 119 500€, les journalistes n’avaient trouvé que des missions de consulting pour la création d’une télé locale – dont le PDG nie le travail réalisé sur la grille de programmation. Et pour le travail à « l’occasion de la création d’un musée », il s’agissait du musée Bonnard du Cannet pour lequel Bygmalion avait été choisi pour les relations presse et la recherche de mécène. De Carolis était venu à l’inauguration et le musée avait enregistré l’arrivée de France Télévision Publicité comme mécène. A l’époque, les avocats de Patrick de Carolis n’avaient pas pu apporter plus de détails sur l’amplitude des travaux réalisés. En tout cas, Patrick de Carolis, s’est enrichi personnellement grâce à son travail à très haute valeur ajoutée.
Et aujourd’hui, que répond le principal intéressé ? Lors de la conférence de presse au Calendal, Patrick De Carolis n’a cessé de répéter : « il a été prouvé que j’ai fourni un travail à ce moment-là. C’est passé au tribunal ! Quand le juge d’instruction Van Ruymbeke est sur mon affaire, il interroge, il voit le procureur, il dit : qu’est-ce qu’on fait là-dessus ?. On est blanchi ! Ne venez pas dire après  il pourrait y avoir une affaire… Alors, on croit le juge Van Ruymbeke sur un aspect de l’histoire et on ne le croit pas sur ce versant-là ?
Il n’y a pas d’affaire. Je vous préviens, ne faites pas d’amalgame là-dessus. » Effectivement, le fameux juge d’instruction avait été averti de ces rémunérations par Bygmalion. Et aucun chef d’inculpation supplémentaire n’a été retenu à l’époque en plus de celui de favoritisme.

« Patrick de Carolis dit n’importe quoi, rien n’a été prouvé sur son travail pour Bygmalion », s’insurge Jean-Jacques Cordival, syndicaliste SNPCA-CFE-CGC Média et véritable caillou dans la chaussure de Carolis. « Un juge choisit de mener l’instruction comme il le souhaite. La procédure durait depuis des années, il a privilégié l’angle du favoritisme pour aller au bout. Pour le poursuivre pour escroquerie, il aurait fallut demander un réquisitoire supplétif qui aurait encore allongé la procédure. Je rappelle le contexte, la défense essayait de faire tomber plusieurs fois les poursuites pour qu’elles n’aillent pas jusqu’au procès. Contrairement à ce qu’il dit, le juge Van Ruymbeke n’a jamais blanchi personne et de plus, il serait invraisemblable qu’il ait pu rencontrer le juge d’instruction pour évoquer l’affaire, il y a séparation des pouvoirs en France. C’est du n’importe quoi, il prend les gens pour des imbéciles qui ne connaissent pas les institutions judiciaires pour flouter ses responsabilités. Il utilise des jolis noms pour noyer son propos. Il réécrit tout bonnement les jugements ».

Pendant le procès, le syndicaliste se souvient d’avoir pointé « le problème éthique » du travail pour Bygmalion de de Carolis après son départ de France TV. « Je suis allé à la barre pour préciser que monsieur de Carolis avait touché six chèques de la société Bygmalion pour 140 000 euros et redire que son travail n’avait été en aucune manière clairement justifié, au regard en particulier des différentes révélations de l’époque. Le juge, président de la Cour d’appel, m’a répondu qu’il n’était pas saisi du délit d’escroquerie. Un point c’est tout », recadre Jean-Jacques Cordival.


Patrick de Carolis se défend de s’être enrichi personnellement grâce à son passage à France Télévision et sa relation à l’entreprise Bygmalion. Mais c’est son point de vue. Auquel il est possible d’opposer l’inverse.

Pour être précis, le terme « enrichissement personnel » utilisé par Patrick de Carolis ne renvoie à aucune notion de droit. Celui qui s’en rapproche le plus est le délit d’« enrichissement injustifié ». Durant son procès, les juges n’ont pas eu à se pencher sur ce volet des activités de Patrick de Carolis. Ni d’ailleurs sur son achat en 2010 d’actions à très bon prix de la société Anaprod, propriétaire d’Eclectic, une entreprise qui a vu son chiffre d’affaires augmenter notamment grâce aux commandes de France Télé, sous la présidence de Patrick De Carolis, comme le révélait Le Canard Enchaîné en avril 2012.

Y aurait-il eu, ici, un enrichissement personnel ? « Attention, ne dites pas ça, vous risquez vraiment de franchir la ligne jaune. Ne répétez pas les ragots du Canard Enchaîné », prévient Patrick De Carolis lors de sa conférence de presse. La campagne risque d’être longue. Et dure.





« France Télévisions a manqué à ses obligations en matière d’honnêteté et de rigueur de l’information » dit le CSA.

« France Télévisions a manqué à ses obligations en matière d’honnêteté et de rigueur de l’information » dit le CSA. 

La décision concerne une photo (prise par un photographe de l’AFP) diffusée en décembre 2018 dans un des journaux de France 3 visant à illustrer le mouvement des « gilets jaunes », montrant des policiers à cheval face des manifestants, place de l’Opéra à Paris.
Le CSA a estimé que « France Télévisions avait manqué à ses obligations en matière d’honnêteté et de rigueur de l’information » après la diffusion de cette d’une photo retouchée pour masquer une inscription « Macron dégage ».
La diffusion d’une photographie ainsi modifiée, altérant sa signification dans un contexte particulièrement sensible », constituait bien « un manquement à l’exigence d’honnêteté de l’information » qui s’impose à France Télévisions, et « un manquement à l’obligation de rigueur dans la présentation et le traitement de l’information ».
Le CSA a néanmoins estimé qu’il n’y avait pas lieu d’infliger une sanction au groupe public, qui « ne conteste pas l’existence de ce manquement, a immédiatement pris l’initiative d’informer les téléspectateurs et les acteurs du secteur audiovisuel de l’erreur commise et de s’en excuser », et a en outre « mis en œuvre une série de mesures […] pour éviter, à l’avenir, la réitération de manquements de cette nature ».
Juste une simple mise en demeure a été adressée à France Télévisions afin qu’à l’avenir elle respecte ses obligations en matière d’honnêteté et de rigueur de l’information.
Chacun imagine la tête de l’ex-Orange qui met en avant à tout bout de champ, le décryptage et la rigueur de l’info !!! Probable qu’au moment de son départ, personne ne prendra la peine de modifier la pancarte !

lundi 23 septembre 2019

Christopher Baldelli remercié en mai dernier de RTL se voit à France Télévisions (ou à la future holding).


Christopher Baldelli  remercié en mai dernier de RTL se voit à France Télévisions (ou à la future holding). 

La rumeur enfle, celui qui fut le dégé de Tessier à France Télévisions avant de rejoindre RTL reviendrait à France Télés.

A la tête de la radio depuis dix ans, Christopher Baldelli remercié en mai dernier et remplacé par Régis Ravanas (ex-TF1), se voit déjà à France Télévisions voire à la future holding). 

Il aurait le vent en poupe pour reprendre les rênes l’audiovisuel public. Il serait au mieux avec le Premier ministre et Emmanuel le Chef de l’État (selon qui ? Eole peut-être !)