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jeudi 1 avril 2021

Transferts illégaux de dizaines de salariés de France Télés vers l’espèce de coquille dite de production !

Transferts illégaux de dizaines de salariés de France Télés vers l’espèce de coquille dite de production !

Le Secrétaire CGT du CSE central de France Télévisions a inscrit à l’ordre du jour de la séance de l’instance qui se déroule sur 3 jours : les 31 mars, 1er et 2 avril, un point sur le transfert de salariés de la société unique France Télévisions (¤) entreprise d’État régie par la loi donc des obligations impératives notamment celles des marchés publics légalement sujets à appels d’offres, un accord d’entreprise, un cahier des missions et des charges et un COM, vers sa filiale prod « Le Studio » (ex-MFP) qui ne répond à rien de tout cela !


Transferts illégaux à plus d’un titre . Deux cabinets d’avocats sont déjà saisis pour engager des procédures contre la société évidemment mais également contre l’État si cela est nécessaire, afin de stopper immédiatement cette lamentable et machiavélique  manipulation, hors la loi de surcroit, qui n’a pour but à court et moyen terme de se débarrasser à moindre coût des salariés que l'ex-Orange n’a pu pas faire partir avec cette grotesque RCC. 

 Si l’article L1224-1 du Code de travail dispose que: « Lorsque survient une modification dans la situation juridique de l’employeur (*) notamment par succession, vente, fusion, transformation du fonds, mise en société de l’entreprise, tous les contrats de travail en cours au jour de la modification subsistent entre le nouvel employeur et le personnel de l’entreprise », ceci ne s’applique qu’à ces cas visant des sociétés mais en aucun cas à l’activité de différents services de ces dernières qui sont partie intégrante de l’entreprise.

(*) La modification de la situation juridique voulue par le Législateur des ex-sociétés qui composaient France Télévisions est intervenue en 2009 par voie de TUP (Transfert Universel de Patrimoine).

Cette opération qui certes est rapide n’a pas nécessité par exemple,  de valoriser le patrimoine de chacune des entités absorbées a eu pour effet de FIGER le tout en entreprise unique comme une sorte de bloc monolithique qui ne peut, quitte à revenir en arrière et/ou changer la loi, être modifié.

Autrement dit, pas une gomme, pas un crayon ne peut sortir de l’entreprise ainsi constitué sans violer les termes du TUP puisqu’aucune valorisation n’est réellement intervenue.

« Lorsqu’une entreprise est absorbée par une autre, elle se vide de son activité pour la transférer à la société accueillante. Cette opération ou transmission universelle de patrimoine (TUP) fait que les contrats des salariés sont préservés en l’état »…seuls les accords collectifs dont ils dépendent, négociés par la société absorbée, sont mis en cause.

Ce qui fut le cas à France Télés qui a renégocié et signé en 2013 un nouvel accord d’entreprise qui ne s’applique pas aux salariés du Studio qui n’ont qu’une couverture collective a minima celle de la Production audiovisuelle proche du Code du travail à bien des égards. 

Il n’est donc pas question, principalement pour ces raisons, quelle que soit la présentation qui en sera faite par l’ex-Orange, Mayerfeld et consort, de sortir des salariés de l’entreprise unique au prétexte que les émissions seraient transférées ailleurs, sans violer les textes et la loi dans son esprit comme dans sa lettre afin de s’assoir sur la volonté du Législateur !

De tout cela, le blog CGC Média va très vite reparler…en attendant nous vous proposons de prendre connaissance du très bon papier que publie le cabinet Ktorza, ce 1er avril intitulé « Delphine verse dans la délocalisation ».

Le transfert forcé de salariés devient pandémique. Après Renault, qui y recourt faute de candidats au départ volontaire, France Télévisions s’y essaie.

Le transfert forcé de salariés est une forme de réduction des effectifs extrêmement intéressante pour les employeurs privés parce que sans coût en termes d’indemnisation des victimes. L’article du Canard enchaîné (Lire ci-dessous ou Télécharger le PDF ) le relate exemplairement à propos du secteur automobile. Or voici que, dans l’esprit des dirigeants de la télévision publique, l’idée germe de reproduire le même schéma.

Sur ce : jour après jour, nous recevons les dépositions et confidences de ceux qui font Télématin, opposés à ce projet. 

Bref florilège de ce que pensent les hommes et femmes de télévision concernés :

Ils ne sont pas demandeurs d’informations managériales.

Ils ne demandent ni ne cherchent à comprendre ce qu’on veut leur expliquer à coup de « communication descendante ». 

Aucun ne se déclare transporté par la perspective d’aider FTV Studio à devenir « le premier producteur et fournisseur de contenu de France Télévisions » (sic).

Il leur est indifférent de savoir si le groupe FTV est plus ou moins gros que tel ou tel groupe privé.

Ils ne demandent pas que la mesure leur soit administrée sans « brutalité », une expulsion de leur entreprise ne sera pas plus acceptée doucement que brutalement.

Et ils supportent mal la câlinothérapie qui les vise, d’où qu’elle vienne.

En revanche,

Ils veulent conserver leur poste et leur statut.

Ils refusent de travailler pour un sous-traitant. 

Ils veulent continuer à développer leur magazine, qui a un public et une place bien identifiée dans le PAF. 

Télématin a 36 ans, Today ( NBC ), dont l’émission française est l’adaptation, a 69 ans et passe à 4 heures quotidiennes. 

L’émission n’est donc pas essoufflée, une formule peut l’être, un présentateur, une équipe, mais pour autant, le magazine a un avenir.

Ils refusent que des gens qui ne connaissent rien à la télévision et qui ont la main sur un budget annuel de 3 milliards d’euros prétendent saborder le magazine pour « économiser » 3 millions d’euros. Il s’agit de faire de la télévision de service public, pas de copier sur BFM.

Ils voudraient s’exprimer, non pas sur leurs inquiétudes ou leur stress, mais sur la ligne éditoriale, sur les choix de présentateurs. Parce que ce sont eux qui font l’émission.  

Et nous, nous nous permettons d’ajouter :

Qui est plus légitime que des agents de l’audiovisuel public qui réalisent une émission pour porter un avis pertinent sur leur sort et celui de l’émission ? 

Il se trouve que le droit est de leur côté.

Nous détaillerons le volet juridique dans nos prochaines publications.

(¤)

















mercredi 31 mars 2021

Nouvelle et énième déconfiture pour le trio Field/Sitbon-Gomez/Ernotte avec le troisième numéro du "Grand oral".

Nouvelle et énième déconfiture pour le trio Field/Sitbon-Gomez/Ernotte avec le troisième numéro du "Grand oral".

Chaque semaine qui passe le blog CGC Média égraine les mauvaises audiences qu’enchaînent et accumulent pour l’ex-Orange et son ex-dircab que le tandem partageait hier mardi soir en prime time avec Michel Field l’ex-directeur de l’Info deux fois mis en défiance mais promu « Monsieur Culture du groupe » qui se payait à nouveau un énorme bide avec son "Grand oral".

Cette troisième édition du "Grand oral" toujours diffusée sur France 2 produite par Kiosco, Elephant & Webedia et présentée pour la première fois par Leïla Kaddour, s’est pris une nouvelle et énorme gamelle.

Une audience au plus bas depuis la création de cette émission avec 5,1% seulement d’adeptes pour 1,03 million de téléspectateurs qui, une nouvelle fois, positionne La Deux derrière TMC.  

Que chacun se rassure, Field essaiera encore de jouer  les contorsionnistes pour se féliciter du nombre de « clics » post-diffusion sur le Net comme il l'a fait ces deux dernières années en déclarant "Nous étions quand même assez contents du résultat avec Delphine Ernotte"...Pardi !!

Pour mémoire, l’émission présentée le 4 février 2020 par Laurent Ruquier s’était déjà pris une tôle avec 7,7% du public pour 1,39 million de Français, dans le droit fil de la première édition qui n’avait guère fait mieux avec 7,9% et 1,48 million de curieux.

Un bonheur n’arrivant jamais seul comme dit l’adage, le troisième volet d’Antidote dimanche dernier voulu par l’ex-dircab de l’ex-Orange, a aussi pris un énorme bouillon.  

Le magazine présenté par Miche Cymes poursuit sa dégringolade avec le score abyssal 4,2% qui plombe la chaîne et notamment cette fin d’après-midi dominicale qui enregistre grâce au retour de Michel Drucker de plutôt bonnes audiences.

"Vivement dimanche" (France 2) : 1,50 million (12,4%).
"Vivement dimanche prochain" (France 2) : 1,23 million (10,3%).

Le Canard enchaîne dénonce ce « Magnifique double atterrissage à France télés » mis en avant il y a quelques jours par le blog CGC Média.

Le Canard enchaîne dénonce ce « Magnifique double atterrissage à France télés » mis en avant il y a quelques jours par le blog CGC Média.

Le 29 mars dernier le blog CGC Média annonçait dans son article « Francis Donnat remplacé au secrétariat général de France Télés par un haut fonctionnaire » le recrutement pour remplacer l’intéressé qui sort de France Télés le 1er mai prochain de « Christophe Tardieu l’ex-directeur de cabinet de l’ex-ministre de la Culture Christine Albanel  », la même Albanel ex-Orange comme l’autre dont nous rendions public l’invraisemblable promotion faite au nom de l'indépendance dans notre post publié une semaine plus tard exactement « Le comité d'éthique de France Télés promeut Christine Albanel une autre ex-Orange à sa présidence ».

« Ah ! ce petit monde de l’entre-soi où tout le monde se retrouve » écrivions-nous, nous interrogeant sur le sens à donner à la déclaration d’Emmanuel Macron qui avait qualifié quelques moi plus tôt la gouvernance de France Télévisions de « Honte de la République » !?

Le Canard enchaîne de ce mercredi a visiblement les mêmes préoccupations.

Dans son papier « Magnifique double atterrissage à France télés » concernant les deux susnommés qui se termine ainsi « Dans la vie, il y a ceux qui font du télétravail et ceux qui trouvent un bon travail à la télé ! », le palmipède met en avant les possibles conflits d’intérêts qui entourent ces deux nominations (*)



Elle est incroyable la nouvelle télé voulue par Chef de l'État !!

Virginie Sainte-Rose sortie de France Télés juste après Francis Donat.

Virginie Sainte-Rose sortie de France Télés juste après Francis Donat.

L’article de Cyril Lacarrière pour L’Opinion concernant le feuilleton Sainte-Rose à France Télés, débutait ainsi « Par où t’es rentrée ? On t’a pas vu sortir » (*)

Le blog CGC ne pouvait pas trouver meilleure entrée en matière car aujourd’hui, comme Francis Donnat l’ex secrétaire général du groupe sorti il y a peu de l’entreprise de télé publique, Virginie Sainte-Rose part « se consacrer à de nouveaux projets professionnels » ce 1er avril 2021 et ce n'est pas un poisson !

Il ne restera donc plus que Sylvie Gengoul au COMEX et au CODIR pour faire mine de représenter la Diversité jusqu’à son départ.

Nombreux sont ceux qui constatent aujourd‘hui que l’ex-dircab de Schrameck aura coûté fort cher pour pas grand-chose !

Comment résister au bonheur de relire les quelques lignes du journaliste totalement d'actualité aujourd'hui et de retrouver sa phrase de conclusion à laquelle il faudrait ajouter "et tout cela avec l'argent des contribuables" 

 

Souvenez-vous...(ci après)



« Un classique qui pourrait s’appliquer à ce qui se passe du côté de France Télévisions. Dans le rôle vedette : Virginie Sainte-Rose. Au casting : la commission de déontologie, Delphine Ernotte, Olivier Schrameck, Stéphane Sitbon-Gomez et Eve Demumieux.


Je vous dis pourquoi… c’est n’importe quoi. Et pour bien s’y retrouver, un petit retour en arrière s’impose. Mi-février, Virginie Sainte-Rose, éphémère directrice de cabinet d’Olivier Schrameck lorsqu’il était président du Conseil supérieur de l’audiovisuel, est nommée directrice de la communication de France Télévisions. Un bon point de chute pour l’ancienne journaliste, notamment passée par L’Equipe, avant de devenir conseillère à la communication de Christiane Taubira à la Justice, puis du CSA. Mais l’affaire tourne court : six semaines plus tard, la commission de déontologie de la fonction publique dit niet à son atterrissage à France Télés. On lui reproche un conflit d’intérêts entre ses fonctions de directrice de cabinet, poste qu’elle a occupé trois mois, et sa nouvelle affectation. Coup aussi dur qu’inattendu pour la future-ex-Rose et Delphine Ernotte qui pensait avoir trouvé la remplaçante de Nilou Soyeux, depuis nommée déléguée générale de la fondation France Télévisions.


Qu’à cela ne tienne, le groupe audiovisuel décide de promouvoir Eve Demumieux qui jusqu’ici s’occupait de la communication de l’information et connaît la maison comme sa poche. Vous pensiez qu’on allait en rester là ? Erreur ! Dans le même temps, Virginie Sainte-Rose fait appel de la décision de la Commission… et l’emporte ! Et voilà que le jeu des chaises musicales va repartir pour un tour. Celle qui a été, avant de ne plus être, va finalement bien devenir directrice de la communication de France Télévisions. Elle devrait réinvestir son bureau dès lundi prochain.

Un retour, normalement définitif, qui devrait rapidement s’accompagner d’une réorganisation des équipes de communication, à l’instar de ce qui a été entrepris sur les antennes et les programmes. Quid de Eve Demumieux, appelée à la rescousse ? Son cas va devoir être tranchée par la présidente car il est délicat. Après tout, jamais la notion d’intérim n’avait été mentionnée lors de sa nomination. Les joies du service public…

mardi 30 mars 2021

Emmanuel Macron en phase avec le régime de terreur développé à France Télés sous Ernotte?!

Emmanuel Macron en phase avec le régime de terreur développé à France Télés sous Ernotte?!

« Il est forcément d’accord avec elle puisque, lui et son gouvernement l’ont laissée en place en juillet dernier dans un grotesque farce afin qu’elle fasse le sale boulot » tempête ce cadre supérieur qui comme 200 autres, va entrer en visioconférence avec elle et « son monsieur info positive ».

Le 21 janvier dernier, le blog CGC Média dans son article « Une délirante visio-conférence ernottienne à France Télévisions ! » relatait déjà la même mascarade « Ils étaient 200 directeurs ou issus de l’encadrement à avoir été sélectionnés pour participer, à la demande de l’ex-Orange à une visioconférence sur l’état de France Télés probablement depuis la Suisse dans son bureau de l’UER où elle passe le plus clair de son temps…. »

A la toute fin de son intervention, devant des participants médusés à qui l’intéressée venait de déclarer : « France Info TV continue sa course en tête et maintient son leadership », aucune question n’avait été posée tant ceux qui étaient restés jusqu’au bout n’en avaient pas cru leurs oreilles.

Ce 28 mars 2021, rebelote. 

Ernotte avait convoqué les mêmes de 17h30 à 18h05 pour leur chanter l’éternelle litanie des satisfécits bidons : Des audiences au top, une info plébiscitée, des programmes qui fonctionnent, des collaborateurs ravis de travailler pour le groupe ou d’être transférés vers ‘’Le Studio’’, des téléspectateurs au rendez-vous, FTV premier groupe public du PAF, etc…

17h33, trois minutes après l’heure dite, la séance commence.  Juste après qu’Ernotte se soit tressée comme à sa cour des tombereaux de louanges, les cadres estomaqués – il n’y a guère d’autre mot - par la présentation systématiquement lénifiante de cette dernière, ont dû se coltiner le doc de 23 pages intitulé pompeusement « Nous sommes la plateforme d’information de la démocratie » dont s’enorgueillit Laurent Guimier.

Aux alentours de 18h03, l’ex-Orange demande « Des questions ? ». Pas une seule comme d’hab  et pour cause les présents se sont crus dans la quatrième dimension!

18h05, l’EOTS (*) lève le camp après 35 minutes d'hallucination collective « Pas de questions ?! Alors merci et au revoir » 

(*) Ex-Orange, Toujours Suez.

Une partie de celles et ceux qui sont allés au bout de cette interminable pitrerie, se demandera si Emmanuel Macron cautionne le régime de la terreur qui règne à France Télés ?! « Il est évidemment à la manœuvre. Il n’y a qu’à tendre l’oreille dans les étages supérieurs de la maison pour les entendre s’en revendiquer et affirmer agir sur ordre » lance ce directeur avant d’ajouter « Il va voir en 2022 ce que ça va lui coûter » 

Ruth Elkrief retrouve le groupe TF1.

Ruth Elkrief retrouve le groupe TF1.

Ruth Elkrief qui avait annoncé il y a peu son départ de BFM TV -  un temps donnée à la présidence de la chaîne parlementaire - rejoint en définitive le groupe TF1.

Elle animera un rendez-vous quotidien sur l'antenne de LCI à la rentrée prochaine. Un retour aux sources, chacun s’en souvient, puisque la journaliste politique fut l’un des visages au lancement des piliers du lancement de LCI en 1994.



Sibyle Veil peut toujours demander à Ernotte comment elle peut déclarer avoir fait du bénef en 2020 !

Le Canard enchaîné a épinglé à deux reprises la patronne de Radio de Service Public qui cherche à faire des sous, en créant La Chouette Radio qui en s’alliant aux éditions Bayard devrait pouvoir commercialiser ses produits !! (*)

Sybile Veil qui a repoussé en CSE la validation de son mini COM 2020-2022 a visiblement quelques soucis pour boucler son budget.

La pédégère de la Maison ronde devrait demander à Ernotte comment elle s’y prend pour chanter tout le temps la même chanson sur l’air du « TVB-RAS ».

Celle qui est en train de casser France Télévisions avec le soutien d’Emmanuel Macron – en tout cas c’est ce qui se dit partout – a cette année encore déclaré être soi-disant dans le vert.

Dire qu‘il y a encore des gogos qui gobent ! Il faut quand même oser la formule de l’ex-Orange : « France Télévisions est restée bénéficiaire en 2020, des reports de dépenses et des départs non remplacés ayant compensé l'impact de la crise sanitaire et la baisse des crédits de l'État…hors éléments non récurrents, notamment ceux liés au lancement de la plateforme Salto »Ben voyons! 

Sybile Veil devrait pouvoir s’inspirer de ce type de communiqué bidon pour fanfaronner : A part tout ce qui n’était pas prévu et qu’on ne compte pas, nous sommes positifs (au niveau du groupe et pas de l’entreprise FTV SA évidemment). Ben voyons! 

(*)



lundi 29 mars 2021

Les audiences désastreuses de Public Sénat qu’Emmanuel Kessler n’a pas cru devoir communiquer au Sénat !

Les audiences désastreuses de Public Sénat qu’Emmanuel Kessler n’a pas cru devoir communiquer au Sénat !

Mardi 23 mars, les trois candidats à la présidence de Public Sénat ont été - comme l’avait écrit le blog CGC Média - auditionnés par la commission de sélection composée de sénatrices et de sénateurs.

Par ordre alphabétique, Christopher Baldelli, Damien Fleurot, Emmanuel Kessler (le sortant) avaient chacun 40 minutes pour présenter leur projet pour la chaîne du Sénat. (voir les auditions en cliquant ici)

À l’issue des auditions, la commission qui s’est réunie à huis clos pour délibérer, a décidé de retenir intégralement les trois candidatures.  Ces derniers seront donc entendus une nouvelle fois le 15 avril prochain mais cette fois-ci par le Bureau du Sénat.

Sur la proposition du Président du Sénat Gérard Larcher, il appartiendra au Bureau de nommer le nouveau pédégé de Public Sénat, pour une prise de fonction le 1er juin 2021.

Lors de son audition et en quête d’un renouvellement de son mandat, Emmanuel Kessler a laissé entendre qu’il ne lui était pas vraiment possible de communiquer les audiences de Public Sénat

Pourquoi donc ? La chaîne est pourtant mesurée par Médiamétrie… Chaque mois les deux chaînes parlementaires, qui ont souscrit un abonnement, reçoivent pourtant les analyses en part d’audience chez les 4 ans et +.

Chacun se doute bien que sur l’ensemble des chaines de la TNT, Public Sénat qui bénéficie de 17 millions d’euros d’argent public grâce à la dotation de la Chambre Haute, est évidement en queue de peloton mais tout de même !

Au-vue des documents que nous nous sommes procurés, on comprend aisément pourquoi le sortant souhaitait faire l’impasse !

Le blog CGC Média vous propose de découvrir les audiences catastrophiques de la chaîne présidé depuis deux mandats par Kessler.

Public Senat : Les vraies audiences !

Les chiffres montrent par exemple que l’audience de Public Sénat est inférieure de 60% à celle de LCP sa consœur de l´Assemblée Nationale avec qui elle partage le canal 13. L’écart est énorme.

Sur la période février 2021 avec une moyenne d’environ 10 000 téléspectateurs sur la TNT, Public Senat se révèle le plus mauvaise élève de tout le Paysage Audiovisuel.

A noter que les changement opérés par Kessler sur la grille au fil de ces trois années avec la suppression d’émissions emblématiques comme « Territoires d’infos » et le « JT des Territoires » deux émissions qui étaient présentées par Cyril Viguier ou encore « La Bibliothèque Médicis » qu’animait Jean Pierre Elkabbach comme « Le 22h » de Sonia Mabrouk, ont fortement impacté les résultats.

Vitrine de la chaîne selon Emmanuel Kessler, la nouvelle session matinale présentée par Oriane Mancini remplaçante de Cyril Viguier sur la tranche qui accueille régulièrement les sénateurs, affiche des scores calamiteux, guère supérieurs à 1300 téléspectateurs voire moins de 500 téléspectateurs certains jours.

La surface d’exposition que représente cette session devait être un bénéfice d’image et d’audience pour les élus qui y participent mais c’est manifestement tout le contraire. Quant à son coût : plus d’un million d’euros, il laisse sans voix.

« Emmanuel Kessler a semble-t-il voulu éliminer tout ce qui marchait mais sur quoi il n’avait pas de prise » confie cette source interne à la Rédaction, ajoutant « les audiences il n’avait probablement pas le temps de les consulter, trop occupé à aller porter ses talents à l’extérieur »

« Si vous souhaitez réserver ses talents d’animateur ou lui faire faire quelques "extras", les tarifs sont même à disposition sur internet » lance ce cadre désabusé du Senat qui alerte depuis belle lurette et considère que laisser perdurer la situation mènerait « à sa perte cette chaîne qui a coûté déjà si chère ! ».

« Sans vergogne il fait figurer sur sa proposition commerciale (voir capture d’écran) sa qualité de Président de Public Sénat ! » surenchérit cette autre source.


Une plainte à la Haute autorité de la transparence !?

« Cette mention inscrite sur sa présentation : "Je souhaite réserver Emmanuel Kessler" (*) ce n’est certainement pas de l’humour…mais une provocation a minima où il se sert de son poste de président pour proposer ses services à l'extérieur » peste encore ce parlementaire médusé - Attention, kermesses et banquets s'abstenir !  - avant de préciser « Réélection ou pas, nous étudions la possibilité de saisir, s’il le faut, la Haute Autorité pour la Transparence de la vie Publique et décider des actions à mener » (voir article précédent)

(*)



Alors que la défiance entre les Français et les institutions est déjà immense, comment expliquer qu’Emmanuel Kessler soit passé à travers les gouttes et que son C.A. ne l’a jamais rappelé à l’ordre ?

Pourquoi Emmanuel Kessler, en l’espèce, n’a-t-il pas cru devoir mettre à disposition du public et/ou des autres candidats, les comptes de la chaîne ?  

N’était-il pas en mesure comme pour les audiences, de les rendre public ?!

Le comité d'éthique de France Télés promeut une autre ex-Orange à sa présidence.

Le comité d'éthique de France Télés promeut une autre ex-Orange à sa présidence.

Avant qu’Emmanuel Macron ne devienne président de la République, François Hollande et son gouvernement faisaient adopter le 14 novembre 2016, une loi visant à créer dans « tout média de télévision diffusant des émissions d’information politique et générale et tous les médias de radio généraliste, un comité composé de personnalités indépendantes destiné à "renforcer la liberté, l'indépendance et le pluralisme des médias"».

Autrement dit un énième comité Théodule qui n’a pas de pouvoir de sanction et ne traite pas des questions d’éthique interne de chaque société concernée mais est chargé de rendre un rapport annuel public (avant le 31 mars) – il va devoir se dépêcher car il reste que 48h en l’occurrence – et d’informer le CSA de tout fait susceptible de contrevenir aux principes d’indépendance, d’honnêteté et de pluralisme.

Waouh...rien que ça !? 

Si sur Radio France et France Médias Monde ce comité composé de personnalités dites indépendantes, s’appelle bien « comité relatif à l’honnêteté à l’indépendance et au pluralisme de l’information et des programmes », à France Télés l’ex-Orange a choisi de le rebaptiser comité d’éthique. (¤)

Ce dernier vient donc de porter une autre ex-Orange à sa présidence pour un mandat de trois ans : L’ex et éphémère ministre de la Culture ministre de la Culture Christine Albanel.

On l'applaudit  bien fort....

L’ancienne ministre, également conseillère d’État honoraire, présidente du conseil d’administration d’Orange Studio est aussi présidente de la société C. Albanel Conseil. (*)

Niveau indépendance c'est top!

La Société Conseil créée en 2020 dont elle est présidente est « spécialisée dans le secteur d'activité du conseil pour les affaires et autres conseils de gestion ».

Ah ce petit monde de l’entre-soi où tout le monde se retrouve. C’est peut-être ça aussi la télé voulue par Emmanuel Macron qu’il avait qualifiée de « Honte de la République » !?

(*)




(¤)