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dimanche 18 avril 2021

Les mensonges de France Télés pour tenter, au fur et à mesure, de virer des salariés de l'entreprise unique par paquets.

Les mensonges de France Télés pour tenter, au fur et à mesure, de virer  des salariés de l'entreprise unique par paquets.

Dans une de ses cyniques propagandes dont elle est coutumière, l’entreprise qui a tenté de faire passer avec la bienveillance des Secrétaires du CSE Central puis du CSE Siège probablement un des plus grosses arnaques en matière de droit social, voudrait faire gober aux premiers salariés qu’elle entend dégager que, quasiment rien ne changerait pour eux.   

Toute la malice du propos est d’ailleurs dans le "quasiment"Si rien ne change comme le baratine allègrement France Télés, alors pourquoi essayer d’imposer à une première fournée de personnels – beaucoup d’autres suivraient évidemment, si la boite réussissait ce premier coup – leur basculement illégal vers une filiale qui ne respecte pas les obligations légales de l’entreprise unique.

Les salariés visés ont d’ailleurs eu droit à une opération lavage de cerveau en règle au travers de quelques bobards mis noir sur blanc dans un soi-disant document confidentiel que devait leur vendre, entre autres, le transfuge de l’Info parachuté à la tête des programmes du Studio.

Cette information-consultation bidon est illégale tant sur la forme que sur le fond.

Sur la forme, le Secrétaire CGT du CSE Central qui fixe l’ordre du jour a bien inscrit ce point alors même que son syndicat dénonçait dans son actu de mars « Le dépeçage des émissions produites au siège » avant d’écrire – attention il faut le voir pour le croire – « FTV veux liquider ses émissions de programmes historiques en les filialisant. Seule motivation, faire baisser artificiellement les effectifs et réaliser des économies sur le dos des salariés. Scandalisés par ses méthodes brutales, la CGT sera à leurs côtés pour s'opposer à ce dépeçage. La consultation sur ce point est prévue au CSE central du 31 mars et au CSE siège du 8 avril ».

Il était donc simple de ne pas mettre ce point à l’ordre du jour des deux CSE pour ces deux cégétistes (*) qui dénoncent ce dépeçage se disant scandalisés par les méthodes brutales de la direction 

Mais NON, les deux Secrétaires CGT ont bien fait figurer l’information-consultation voulue par la direction aux séances des 2 instances sans s’y opposer évidemment...ce qui, s'ils avaient refusé, aurait forcé Ernotte a convoquer unilatéralement des CSE extraordinaires illégaux de toute manière !

Voyant la tournure que prenait la manœuvre et pour gagner du temps, ils a donc fallu faire voter une résolution au CSE Central puis 15 jours plus tard au CSE Siège établissement concerné au premier chef le même texte – la loi prévoit clairement l’inverse mandatant Sécafi-Alpha leur fidèle cabinet d’expertise pour une énième étude mais aussi les Secrétaires CGT de chaque CSE pour aller éventuellement en Justice !

Une énorme et machiavélique farce.

C’est l’histoire de cet homme qui sait que son chien est très dangereux mais qui le promène sans laisse et sans muselière.

Une fois que le chien a inévitablement mordu un passant qui se retrouve à l’hôpital dans un état grave, son propriétaire qui avait donc parfaite connaissance qu’il violait ainsi la loi, déclare « Je vais saisir la Justice pour qu’elle ordonne que les dispositions légales s’appliquent » !!

Hallucinant...

IL FAUT VRAIEMENT OSER PRENDRE LES PERSONNELS POUR DES TRUFFES !

Sur le fond, c’est aussi hallucinant. 

Il suffit de lire le texte que les deux Secrétaires CGT (Pierre Mouchel et Marc Chauvelot) on fait adopter insistant vraiment sur l'importance du projet  au niveau de chaque instance qui n’a pas vraiment flairé la manip.  

Ils vont même jusqu'à mettre en avant un nouveau concept, celui des règles d’or sur le recours prioritaire aux moyens internes à France TV. qu'aurait fait valoir Ernotte - dans leurs rêves probablement - qu'ils soutiennent systématiquement depuis près de six ans.

Force est de constater, du reste, qu'ils assurent d’emblée la promo de ce projet de la direction : « Compte tenu de la nature de ce projet et de son importance (sic)...

Le projet présenté par la direction aux élus du CSE Siège est censé s’inscrire dans le mouvement entamé par France Télévisions en 2015 pour renforcer ses capacités de production interne via sa filiale FranceTV Studio, mouvement précisé lors de la présentation des Orientations Stratégiques de l’entreprise en CSEC le 19 février 2019. »

Voilà pour ceux qui n’auraient pas saisi le stratagème des scandalisés du dépeçage qui détaillent ensuite pour les récalcitrants, encore et toujours, l’importance du projet.

Extrait du blablabla de la résolution de 4 pages qui n'est en réalité que vent et écran de fumée :

« L’entreprise souhaite mettre progressivement fin à la gestion directe de la production de 6 émissions hors information, sport et autopromotion - « Des chiffres et des lettres », « Télématin », « Thalassa », « Faut pas rêver », « Des racines et des ailes » et « Passage des arts » - pour la transférer à France TV Studio, afin, explique-t-elle dans son projet, de :

• Renforcer la position de France TV Studio en tant que créateur et développeur de contenus (production de programme de flux et développement de nouveaux formats aussi bien pour les offres linéaires que non linéaires), notamment en vue de leur diffusion par France TV ;

• Développer l’expertise de production et d’innovation du groupe en regroupant l’ensemble des activités de production interne au sein de sa filiale dédiée France TV Studio ;

• Assurer la cohérence de l’organisation transversale de la Direction des Antennes et des Programmes autour de l’édition de programmes…

...Ben voyons !

La suite vaut son pesant de cacahuètes: 

« Néanmoins, pour se mettre en conformité avec la procédure d’information-consultation, les élus du CSE Siège constatent qu’il s’agit d’un projet important qui impacterait directement a minima 86 salariés (84 permanents et 2 non permanents) dont au moins 80% de leur temps de travail est consacré à l’activité de production. 23 métiers sont concernés. En plus de ces 86 salariés, le projet impacterait également les salariés qui consacreraient moins de 80% de leur activité, et potentiellement d’autres salariés.

Par ailleurs, les élus du CSE Siège font l’hypothèse que ce projet risque également d’impacter directement ou indirectement :

• les Unités de programmes de la DGDAP qui travaillent au quotidien avec les émissions concernées par ce transfert. En effet, même si les Unités de programmes restent commanditaires de ces émissions, les relations fonctionnelles et organisationnelles entre les personnels des Unités de programmes et les personnels de production de ces émissions risquent d’évoluer à moyen ou long terme (contraintes propres à chacune des entités France Tv et France TV Studio, nouvelles modalités contractuelles et de prestations…) ;

• le projet questionne aussi les relations avec les moyens internes de fabrication (La Fabrique) dont Delphine Ernotte a rappelé qu’il s’agit d’un atout stratégique pour l’entreprise, et la difficile application des Règles d’or sur le recours prioritaire aux moyens internes à France TV. » 

Attention à la chute !! 

« Compte tenu de la nature de ce projet et de son importance, les élus du CSE Siège s’inquiètent et s’interrogent sur son bienfondé tant concernant les impacts organisationnels, sociaux et économiques (en termes d’emploi, de salaire, d’organisation du travail, de représentation des personnels, de couverture conventionnelle, de conditions de travail, et de santé) sont disproportionnés pour les personnels concernés » 

Ils s’interrogent [encore, ndlr] sur son bienfondé mais indiquent toutefois devoir se mettre en conformité avec la procédure d’information-consultation, en affirmant pourtant s’opposer au projet alors qu’en l’inscrivant à l’ordre du jour dès le 31 mars, redisons-le, ils font courir le compte-à-rebours des 3 mois permettant qu’il soit réputé validé... si tant est qu’il soit légal, ce qu’il n’est absolument pas  !

Quant à l’article L.1224-1 du Code du travail mis fallacieusement en avant par la direction, histoire de mystifier un peu plus le personnel, il ne s’applique évidemment en rien ici.

Voici ce qu’il prévoit réellement et qui est à des années lumières de cette pitoyable tentative d'enfumage collectif: « Lorsque survient une modification dans la situation juridique de l'employeur, notamment par succession, vente, fusion, transformation du fonds, mise en société de l'entreprise, tous les contrats de travail en cours au jour de la modification subsistent entre le nouvel employeur et le personnel de l'entreprise ».

Il convient ici de montrer comment France Télés met l’article à sa sauce pensant surement faire gober son bobard. « Le transfert d’une branche d’activité entraine l’application de L.1224-1 (poursuite de plein droit des contrats de travail et transfert automatique) dès lors que la branche d’activité transférée constitue une entité économique autonome conservant son identité et que le repreneur poursuit la même activité. ».

Un pipeau sans nom comme chacun peut le vérifier, destiné évidemment à nuire aux salariés et à pouvoir s'en débarrasser à moindres frais dans une quinzaine de mois.

La transformation de l’entreprise, elle a eu lieu en 2009 avec la création voulue par le Législateur de la Société France Télévisions en entreprise unique, figeant irrémédiablement son périmètre du fait du TUP (Transfert Universel de Patrimoine)…

Rien depuis et surtout pas l’avènement bidon d’entités économiques autonomes, impossible de toute façon au regard de cette loi de 2009, à part ce qui n’est rien d’autre qu’un fantasme de l’ex-Orange et de sa cour !  

Tout le reste de cette note sur laquelle le blog CGC Média devrait revenir très vite avec l'action judiciaire en référé que le SNPCA-CGC devrait engager très vite maintenant, n’est que baratin nauséabond.

La ridicule référence à la jurisprudence inventée de toutes pièces pour faire croire à l’existence d’entités économiques autonomes imaginaires, présentées comme des « ensembles organisés de personnes et d’éléments corporels ou incorporels permettant l’exercice d’une activité poursuivant un objectif propre ou des intérêts propres », c'est de la foutaise !

Le Nota bene qui raconte qu’un « le projet d’apport partiel de la branche d’activité constituée par la production des émissions en gestion directe constitue(rait) une forme de cession de fonds de commerce dès lors qu’il emporte succession de FTVS à FTV en ce qui concerne la propriété et l’exploitation de la branche d’activité constituée par la production des émissions. » est aussi un invraisemblable canular.

Chacun notera d’ailleurs la formule des plus idiotes « une forme de cession de fonds de commerce »! Tu parles, Charles...C’est se foutre du monde, n’ayons pas peur des mots ? une forme de.... juridiquement cela ne tient pas a route une seule seconde.

Quant à la CONCLUSION de cette lamentable propagande qui garanti(rai)t que « l’activité de production des Émissions sera bien poursuivie dans des conditions similaires de fonctionnement après le transfert sans interruption » elle est du même tonneau que le reste de l’indigne attrape-mouches servi au personnel que la Justice condamnera bien entendu, en tous points.

Il parait, affirment certains observateurs, que c’est Emmanuel Macron qui mènerait la danse et aurait chargé Ernotte de mettre en pièces France Télévisons…Ce n’est pourtant pas ce qui semblait lorsqu’il a qualifié sa gouvernance de « Honte de la République » !

Le calcul à quelques encablures de 2022 serait pour le moins, bien risqué !

(*) 

samedi 17 avril 2021

Encore une claque pour le trio Buñuel/Sitbon-Gomez/Ernotte.

Encore une claque pour le trio Buñuel/Sitbon-Gomez/Ernotte.

« Fauteuils d’orchestre » l’émission de France Télés dont l’audience ne cesse de chuter  2% hier vendredi 16 avril 2021 pour 502 000 curieux 502 000battu sur France 5 par « M comme Maison » l’émission que le trio Buñuel/Sitbon-Gomez/Ernotte dégageait de La Cinq il y a quelques mois et aujourd’hui diffusée sur C8 avec un autre titre.



vendredi 16 avril 2021

Le tandem Sitbon-Gomez/Ernotte dégage encore deux émissions…une preuve supplémentaire aux salariés des transferts illégaux qu’il imagine.

Le tandem Sitbon-Gomez/Ernotte dégage encore deux émissions…une preuve supplémentaire aux salariés des transferts illégaux qu’il imagine.

C’est encore Le Parisien qui révèle la nouvelle. « Diffusés en alternance le matin, "Mot de passe" et "Un mot peut en cacher un autre" ne reviendront pas à l’antenne à la rentrée prochaine. » écrit le titre de Presse qui précise que « Débauchée de TF1 cet été pour animer les deux émissions sur France 2, Laurence Boccolini ne semble pas menacée ».

Pour des « Raisons budgétaires » écrit Michaël Zoltobroda le journaliste qui commet l’article et cite France Télés « Voilà comment la direction de France Télévisions justifie les modifications des matinées de France 2, notamment la disparition de ce programme d’origine américaine produit par Fremantle, intitulé « Password » dans sa version originale et qui avait déjà été stoppé en 2016, après sept ans de présentation assurés par Patrick Sabatier sur le service public. »

Les caisses de FTV sont de plus en plus vides malgré l’indécente propagande à laquelle se livre l’entreprise depuis l’été 2015…ce que le blog CGC Média a pourtant écrit des dizaines de fois, au travers d’articles particulièrement étayés

« Autre victime de ce nettoyage de printemps : « Un mot peut en cacher un autre », autre jeu animé par Laurence Boccolini, actuellement diffusé le matin à 9h55...Cette émission avait déjà connu une première vie de 2015 à 2016, avec Damien Thévenot aux commandes » conclut le quotidien qui enfonce le clou « Laurence Boccolini tien(drai)t la corde pour remplacer Nagui à la présentation de ‘’Tout le monde veut prendre sa place’’ ».

Les salariés de l’entreprise unique France Télévisions SA que l’ex-Orange et son ex-dircab imaginent pouvoir transférer en violant la loi sous couvert de l’utilisation frauduleuse d’un article du Code du travail (L1224-1) qui ne saurait justifier de telles manips illicites, comprennent jour après jour avec quel cynisme dans 15 mois ils seront dégagés comme le sont toutes ces émissions supprimées les unes après les autres. (*)


(*) Le blog CGC Média va publier très vite, un nouveau dossier sur la minable balade hors la loi que certains dans l’entreprise étaient prêts à faire avaler aux personnels avec l’aide de quelques-uns de leurs valets.


jeudi 15 avril 2021

Bertrand Delais reconduit à la tête de LCP alors qu’Emmanuel Kessler ex-pédégé de la Public Sénat fait ses valises.

Le journaliste et documentariste Bertrand Delais nommé en 2018 patron de LCP a été reconduit mercredi à la tête de la chaîne de l'Assemblée nationale qu'il dirige depuis trois ans, a annoncé ce mercredi dans un communiqué l'institution.  

« Lors d'une audition par les députés début avril, le dirigeant a estimé que LCP, qu'il avait qualifiée il y a trois ans de "belle endormie", s'était "réveillée" durant son premier mandat. Il avait indiqué vouloir "consolider ce qui a été entrepris" depuis son arrivée aux commandes de la chaîne, notamment en poursuivant le développement de contenus sur les plateformes numériques, qui permettent de toucher de nouveaux publics » écrit par exemple CBNews.

Quant à Emmanuel Kessler en poste depuis 2015 qui briguait un 3ème mandat à la présidence donc de l'autre chaîne parlementaire, Public Sénat, qui partage avec LCP le canal 13 de la TNT, il vient d’en être sorti et s’active à présent à finir ses cartons.



mercredi 14 avril 2021

Trois désignations de Rédacteurs en chef en Outremer pour France Télés.

Trois désignations de Rédacteurs en chef en Outremer pour France Télés.

Elias AKOUN est nommé Rédacteur en chef de Réunion La 1ère

Sidibé PALLUD est nommé Rédacteur en chef de Guyane La 1ère

Philippe SANS qui était rédacteur en chef adjoint sur France 3 est nommé Rédacteur en chef de Martinique La 1ère.

Il semble qu’il n’y ait pas eu pour cette dernière une Rédacteur en chef adjoint capable d’être nommé Rédac chef…voila qui devrait localement faire réagir !



FO assure une nouvelle fois la promo de la direction et valide, de fait, le transfert illégal des salariés de France Télés vers Le Studio.

FO assure une nouvelle fois la promo de la direction et valide, de fait, le transfert illégal des salariés de France Télés vers Le Studio.

Dans un liminaire surréaliste, lu hier mardi 13 avril, en séance du CSE Siège de France Télés et alors même que les élus CGC votaient une résolution pour le retrait du point 5 sur le transfert de salariés de l’entreprise quand tous les autres s’abstenaient, FO éternel soutien de la direction voyait quasiment dans ces transfert une opportunité pour celles et ceux qui seraient visés.

Après avoir fait l’article de la filiale dont « Force Ouvrière reconnait qu’elle marche plutôt bien, très bien même en fait », avec des chiffres probablement transmis par l’ex-Orange et ses troupes, FO s’il écrit « trouver la pilule est dure à avaler quand même » ! (*) manifeste bien noir sur blanc, son adhésion au projet.

(*) Il convient de lire ici la définition de la formule dans le dictionnaire pour comprendre leur adhésion au projet : « Supporter quelque chose de déplaisant ou faire accepter un désagrément par des paroles aimables ou flatteuses »

Pour que la pilule soit plus facile à avaler comme le précise FO, il est nécessaire de vanter d’abord les mérites de France Télés Le Studio « une jeune filiale à 100% FTV SA, dynamique, pleine d’avenir, avec l’objectif de devenir un concurrent sérieux des producteurs privés » (sic, il faut se pincer pour le croire)

La manipulation est absolument grotesque « France Télés Le Studio, une jeune filiale … » c’est se foutre du monde particulièrement quand chacun sait que la filiale existe depuis 35 ans -  anciennement Multimédia France Productions (MFP), créée sous le nom de Méditerranée Film Productions en 1986 la filiale du groupe public France Télés  a juste changé de nom en 2018 pour s’appeler France.tv Studio – il y effectivement de quoi en avoir la nausée.

« Pas le choix, pas le droit de résister au changement. Il faut aller vite, vite… » indique encore FO à ces potentielles victimes du machiavélisme ernottien, leur expliquant combien ce sera agréable pour eux d’y atterrir.

Résultat des courses comme dirait Eric Vial délégué FO et chroniqueur hippique à ses heures perdues, son organisation déroule encore et toujours le tapis rouge à l’ex-Orange et cette fois-ci à l’ex-drh d’entreprise Arnaud Lesaunier parachuté pédégé de la structure peu de temps après sa condamnation. (lire ici l'arrêt rendu le 28 juillet 2020 par la Cour de discipline budgétaire et financière qui condamne l’ex-DRH pour infraction aux règles de l’audiovisuel public, publié au JO) 

Lisez-vous même leur publication intitulée sans ambiguïté « Ici la Télévision, à vous le Studio… ».

« France Télévisions Studio (FTVS) est une filiale de France télévisions SA qui consacre 87% de son activité à la production déléguée et exécutive des émissions de flux.

Force Ouvrière reconnait que la filiale marche plutôt bien, très bien même en fait.

La production de “Un Si Grand Soleil” à Vendargues a accéléré la croissance de FTVS depuis 2018. Le Studio est devenu sur la saison 2019-2020 le 2ème producteur de contenus de flux du marché́ avec 1400 heures produites et un chiffre d’affaires de 100M€. La coproduction de “Plus Belle La Vie” n’avait rapporté quasiment aucune marge à FTV, malgré ses plus de 4 000 épisodes et c’est le groupe TF1 qui en a profité.

FTVS est une jeune filiale à 100% FTV SA, dynamique, pleine d’avenir, avec l’objectif de devenir un concurrent sérieux des producteurs privés. France Télévisions Studio pourrait aussi devenir le 1er créateur de contenus de FTV SA et les marges dégagées par les activités de production restent ainsi dans le groupe. »et de faire mine d’aller dans le sens des personnels pour leur montrer que finalement, ce ne serait pas si grave !

« Il n’y aura pas de perte d’emploi nous promet la direction. Pourtant on sait bien que la réduction des effectifs est désormais inscrite dans l’ADN de France Télévisions. Maintien des conditions contractuelles, de l’ancienneté, du salaire brut, pas de perte de congé, ni de RTT. » enchérit FO qui raconte qu’il faudra bien en passer par là « Il y a quelques jours, 86 salariés qui travaillent sur les productions internes des émissions (hors information, sport et autopromotion), ont appris [la nouvelle, ndlr] leur futur transfert à FTVS. Pas le choix, pas le droit de résister au changement. Il faut aller vite, vite… Mais la pilule est dure à avaler quand mêmeattention [tout de même, ndlr] à la noyade car ce sont des personnes qui sont transférées, pas seulement des “activités de production”».

Vite une cuvette !

(*)



Nagui arrête la présentation de son jeu quotidien "Tout le monde veut prendre sa place".

Nagui arrête la présentation de son jeu quotidien "Tout le monde veut prendre sa place".

Le Parisien dans une interview exclusive que l’animateur a donné au quotidien annonce qu’il a décidé d’arrêter de présenter le jeu "Tout le monde veut prendre sa place" sur France 2 qu'il présente depuis plus de 15 ans sur la chaîne.

"Chaque fois que je proposais des idées, elles n'aboutissaient pas..." indique entre autres Nagui avant d’ajouter "J'avais des envies de faire évoluer cette émission, de la moderniser un tout petit peu. Chaque fois que je proposais des idées, elles n'aboutissaient pas. Peut-être par peur d'un rejet des téléspectateurs. Résultat, ça fait 15 ans que c'est exactement le même jeu qu'au premier jour..." indique entre autres Nagui avant d’ajouter "Ce jeu conçu pour durer une demi-heure est passé à 45 minutes sans changer le concept, ni le nombre de questions. Dans la première partie, les interviews prennent donc autant, voire plus, d'importance que le reste. (...) Au final, c'est mieux pour tout le monde. J'en ai informé par courrier France 2 et la boîte Effervescence, avec qui je coproduis « Tout le monde veut prendre sa place »... " 

Et de conclure "Le jeu va continuer avec quelqu'un d'autre. Ça va faire du bien à l'émission et permettre d'y mettre autre chose. Il a plein de personnes capables de tenir la boutique. Mais on ne m'a pas demandé mon avis."

Chacun peut donc pousser un ouf de soulagement, Nagui va honorer les contrats qu'il signe avec Ernotte en continuant de produire l'émission. 




Ernotte la porteuse d’eau « en service commandé »…une mission d’État soi-disant !

Ernotte la porteuse d’eau « en service commandé »…une mission d’État soi-disant !

Payée près d'un demi million par an par le contribuable français, celle que Le Canard enchainé avait épinglée pour arrondir copieusement ses fins de mois en tant qu’administratrice de Suez environnement (*) se trouvait bien dimanche 11 avril, vers 21 heures au Bristol, aux côtés du président du conseil de Suez Philippe Varin.

(*)

(* la vidéo de Suez)

 

Elle aurait été selon certaines mauvaises langues « en service commandé » !

Commandé par qui ? « Par un proche de l’Élysée » pensent savoir certains observateurs ?! Ah ! bon ?

Pour quoi faire ? Pour tenter de mettre des bâtons dans les roues de Veolia ou pour essayer de conserver son poste d’administratrice chez l’absorbé au sein de l’absorbant ?

Non mais allo quoi !

« On la verra probablement aux cotés de Hollande ou d’Hidalgo à moins que ne soit derrière Éric Piolle ou Yannick Jadeau, histoire de les accompagner sino les porter pour la présidentielle de 2022 ! » ironise cette spécialiste de l’Audiovisuel.

Le blog CGC Média vous propose de prendre connaissance de l’article signé Isabelle Chaperon et Jean-Michel Bezat « Les coulisses de l’accord entre Veolia et Suez » publié dans les colonnes du Monde de ce 14 avril.

Extrait :

« Les coulisses de l’accord entre Veolia et Suez.

L’entente entre les numéros un et deux mondiaux des services à l’environnement doit être conclue d’ici au 14 mai

RÉCIT

Il s’en passe des choses, au Bristol ! C’est dans ce palace du 8ème arrondissement de Paris que la fin des hostilités a été signée, dimanche 11 avril, vers 21 heures.

Il y avait là Antoine Frérot, PDG de Veolia, accompagné de l’ex-patron de Renault, Louis Schweitzer, administrateur-clé du numéro un mondial des services à l’environnement. Face à eux : Philippe Varin, président du conseil de Suez, flanqué de Delphine Ernotte, une administratrice de poids…

Et, au milieu, Gérard Mestrallet, presque étonné d’avoir bouclé aussi vite une médiation qui s’annonçait longue et difficile entre les dirigeants des numéros un et deux mondiaux des services à l’environnement (eau, déchets, énergie). Les deux maisons sont en concurrence depuis la fin du XIXe siècle. Et en guerre ouverte depuis ce 30 août 2020, jour où M. Frérot a annoncé le grand projet de sa vie de chef d’entreprise : absorber l’ex-Lyonnaise des eaux pour créer en France le « champion mondial de la transformation écologique ». Sans doute ignore-t-il alors qu’il vient de déclencher une bataille politique, judiciaire et médiatique comme le capitalisme français en a rarement connue dans son histoire.

Médiation

Au fil des mois, le conflit autour de cette offre publique d’achat (OPA) hostile devient si délétère que de plus en plus de protagonistes sentent qu’il faut en sortir au plus vite. Veolia n’est-il pas prêt à aller jusqu’à assigner en justice les administrateurs de Suez, hostiles à l’opération, en réclamant à chacun une pénalité de 20 millions d’euros ? Une médiation s’impose. Celle du ministre de l’Économie et des finances, Bruno Le Maire, et du directeur du Trésor, Emmanuel Moulin, avait échoué, à l’automne 2020. Afin d’assurer cette délicate mission, M. Varin propose le nom de M. Mestrallet, qui vient de s’associer avec Maurice Lévy, ancien patron de Publicis, et l’Italien Enrico Letta, pour soutenir la création par deux avocats d’une plateforme internationale de médiation, Equanim International.

M. Frérot accepte le choix de l’ex-PDG de Suez parce que « c’est un industriel ». Sans doute est-il aussi le plus qualifié pour trouver une voie de sortie, même s’il était opposé à l’OPA de Veolia. M. Mestrallet ne cache pas qu’il a, lui aussi, rêvé d’un tel mariage, qui avait donné lieu, en 2012, à des négociations avancées avec M. Frérot. Dès jeudi 8 avril, M. Mestrallet reçoit les deux parties séparément. Durant trois jours, il les consulte sur le prix de l’action Suez et le périmètre d’activité qui restera à son ex-société. M. Frérot ne lâche rien sur les « actifs stratégiques » qu’il veut arracher à Suez : Agbar, le géant de l’eau de Barcelone, les activités au Chili, aux Etats-Unis, en Australie et au Royaume-Uni. Tout juste concède-t-il une partie de l’eau en Chine. Ces actifs sécurisés, il accepte de porter son offre de 18 euros à 20,50 euros par action Suez. Un minimum réclamé par la « cible », qui correspond à l’état d’un marché boursier euphorique. De son côté, Bruno Le Maire demande à Laurent Burelle, président de la puissante Association française des entreprises privées, de ramener Veolia et Suez à la raison. Il reçoit le directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), Éric Lombard, jeudi, et lui indique qu’il souhaite que l’établissement public, déjà actionnaire de Veolia (6,5 %), se renforce dans ce qu’il reste de Suez, aux côtés des salariés, des fonds français Meridiam et Ardian, et de l’américain GIobal Infrastructure Partners, tenus à l’écart de ces ultimes négociations. Ce que la CDC devrait faire, et qui donnera à l’opération une coloration publique susceptible de rassurer des syndicats, défavorables, dès le départ, à l’opération Veolia.

Le ministre de l’économie se réjouit immédiatement, lundi, d’un « accord à l’amiable » qui, selon lui, préserve la concurrence en France, les capacités de développement futures de Suez à l’échelle internationale et les emplois dans l’Hexagone. Un accord à l’arraché dont il cherche aussi à s’attribuer les mérites, après avoir été incapable d’empêcher Engie, début octobre 2020, de vendre à Veolia l’essentiel de ses actions dans Suez, rendant la contre-offensive de Suez presque impossible. M. Varin l’admettra quelques heures après l’« accord du Bristol » : durant six mois, Suez a actionné tous les leviers juridiques et boursiers possibles « pour défendre les intérêts de l’entreprise face à une situation hostile ». Aller au-delà devenait « contre-productif », relève-t-il. Choix du compromis Le 2 avril, l’Autorité des marchés financiers l’avait sèchement prévenu que la direction de Suez avait enfreint le droit boursier et que leur contre-offre avec le consortium Ardian GIP « portait atteinte aux principes de transparence et d’intégrité des marchés ». « On ne pouvait pas entrer dans une guerre que l’on ne gagnerait pas », reconnaît-il aujourd’hui, tout en assurant que le coup de semonce du « gendarme » de la Bourse n’est pour rien dans son choix du compromis.

L’opération doit être définitivement conclue d’ici au 14 mai, avant d’être soumise à l’examen d’une vingtaine d’autorités de la concurrence, dont celle de la Commission européenne. Elle laisse subsister dans le paysage deux groupes aux profils très différents, qui resteront en concurrence sur le marché hexagonal (avec la Saur) et dans les quelques pays étrangers où Suez pèsera encore. D’un côté, le mastodonte Veolia, présent sur cinq continents dans l’eau, les déchets et l’énergie, fort d’un chiffre d’affaires de 37 milliards d’euros et de 220 000 employés ; de l’autre, un « nouveau Suez », qui gardera une forte empreinte nationale, des actifs dans les technologies de l’eau et une présence sur quelques marchés importants (Chine, Inde, Australie, Italie…), avec 40 000 salariés et une activité de 7 milliards d’euros (contre 17 milliards en 2020), qui doit néanmoins lui permettre de se développer sur les secteurs de l’eau et des déchets complexes. S’il y a un grand gagnant dans cette affaire, c’est Veolia. La persévérance de son PDG a payé. Longtemps snobé par une partie de ses pairs du CAC 40, M. Frérot partira à la retraite sur un coup de maître. Les dirigeants de Suez n’ont pu que sauver les meubles. L’avenir du groupe dépendra de la capacité de la future direction à jouer de l’agilité de cette société qui se veut plus technologique, à condition que ses nouveaux actionnaires accompagnent son rebond…


Comment est-ce qu'il disait déjà Emmanuel Macron ? La honte pour la République...c'est bien ça ?!

mardi 13 avril 2021

La responsabilité éditoriale d’Ernotte sur le dérapage raciste de Laurent Bignolas ne fait aucun doute.

La responsabilité éditoriale d’Ernotte sur le dérapage raciste de Laurent Bignolas ne fait aucun doute.

L’affaire du dérapage raciste de Laurent Bignolas sur France 2, ce samedi 10 avril dans Télématin, est loin d’être éteinte bien que selon nos informations, la chasseuse d'homme blancs de plus de 50 ans la considère comme close !

Le coup de fil du journaliste qui a appelé le chorégraphe niçois Sadeck Waff à qui ses propos étaient destinés « C’est une bonne idée, pour tous ceux qui ont l’habitude de voler… Mais dans les grands magasins seulement, et comme ils sont fermés, bah voilà, autant faire de la "chouré-graphie" ! », afin de lui présenter ses excuses, n’enlève rien sur le fond à ce qui s’est passé.

Sadeck Waff qui était l’invité de Cyril Hanouna, ce 12 avril dans Touche pas à mon poste a indiqué que Bignolas l’avait effectivement « appelé pour s’excuser…Il m’a dit que c’était maladroit et non intentionnel… donc c’est cool...» avant d’ajouter « C’est bien que ça ait pris cette ampleur car il faut que ça s’arrête ».

En effet l’émission étant enregistrée et la production déjà confiée depuis 2019 afin d'en réduire les coûts à France Télévisions Studios (ex-MFP) la filiale du groupe en virant une partie des salariés en même temps (* lire Le Parisien du 6/10/20), il était tout à fait possible de couper au montage les propos déplacés. 

Cela n’a bien évidemment pas été fait…Ce qui pose la question de la responsabilité éditoriale.

Au moment où l’ex-Orange avec la complicité de quelques suiveurs veut transférer illégalement encore plus de personnels vers cette filiale, ça a de quoi laisser pantois tout un chacun.

En l’occurrence elle devrait être double

- Ernotte au premier chef puisqu’elle assume légalement la responsabilité éditoriale de l’émission qui n’est pas diffusée en direct le samedi,

- mais aussi et surtout Aranud Lesaunier l’ex-drh de France Télés parachuté peu de temps après sa condamnation, pédégé de France Télévisions Studios qui assure la production de l’émission.

 

(*) Extrait :

« …Onze chroniqueurs historiques, dont Brigitte-Fanny Cohen, Anissa Arfaoui, Sarah Doraghi ou encore Marie Mamgioglou et Jean-Philippe Viaud, ont disparu de l'antenne depuis le 30 septembre (2019), date de la fin de leur collaboration avec le service public.

Le résultat de longs mois d'incertitude pour la quarantaine de visages de « Télématin », dont la production a été confiée cette saison à France Télévisions Studios, une filiale du groupe, afin d'en réduire les coûts.

Libre à eux d'accepter un CDI, après des années de CDD cumulés, mais avec 20 à 40 % de réduction de salaire, une affectation aléatoire dans l'entreprise et zéro négociation possible. Ou option 2 : prendre la porte…

Certains sont sous antidépresseurs. En signant ce contrat, on pouvait très bien se retrouver sur la chaîne info ou juste sur le site web, alors qu'on a travaillé pendant plus de vingt ans pour Télématin », précise une des personnes concernées, ne sachant toujours pas où elle va être affectée…»