Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

mercredi 8 décembre 2021

La promo de la compétition de drag queens « The « RuPaul’s » diffusée sur France.tv Slash, assurée par l’ex-collègue de Candilis.

La promo de la compétition de drag queens « The « RuPaul’s » diffusée sur France.tv Slash, assurée par l’ex-collègue de Candilis. 

Nombreux sont ceux qui auraient pu imaginer retrouver sur TF1 ou M6 l’adaptation de l’émission de téléréalité américaine produite aux USA par World of Wonder et Endemol France (*) en France, mais c’est sur le service public que l’émission sera diffusée.

(*) 

Les téléspectateurs ne la retrouveront pas sur les chaînes TNT du groupe mais sur France.tv Slash la chaîne entièrement numérique consacrée à la jeunesse avec une programmation pour les jeunes adultes. Elle a vocation « à générer de la conversation, à montrer que le service public ose et surprend » indique la directrice des jeux et divertissements de France Télévisions qui lance à l’adresse du ministre de l’éducation comme de tout le gouvernement Macron d’ailleurs « nous sommes en adéquation avec l’ADN de France Télévisions » !

Le concours de drag queens qui, chaque semaine aux États-Unis, soumet les candidats à différents défis pour être évalués par un groupe de juges dont font partie RuPaul et d'autres personnalités qui jugent la progression des participants et leurs performances, ne sera donc visible que sur le Net.


France Télévisions qui a donc acquis chèrement les droits d'adaptation de « RuPaul’s Drag Race » ne s’adressera donc qu’aux internautes.

Au prix que cela coûte, entre droits et tournages, chacun imagine aisément les dizaines et dizaines de millions dépensés dans ce type de programme !

C’est donc Alexandra Redde-Amiel qui en fait la promo pour « 20 Minutes » dans une interview réalisée par Fabien Randanne où elle essaie de présenter la succession d’échecs des programmes de divertissements sur France 2 en grande partie comme des succès, des audaces…sans jamais évoquer ni les audiences, ni les coûts !

Le blog CGC Média propos à ses lecteurs de découvrir les extraits de la propagande signée de l’ex-collègue de Candilis au sein de Banijay qui débute ainsi « Alexandra Redde-Amiel, directrice des jeux et divertissements de France Télévisions dresse pour « 20 Minutes » un bilan de l’année (¤) et confirme que le service public a acquis les droits d'adaptation de « RuPaul’s Drag Race ».

« Il y a quelques semaines, la mise en chantier d’une version française de « RuPaul’s Drag Race », célèbre compétition de drag queens, était annoncée. Des rumeurs annoncent une diffusion côté France Télévisions. Vous confirmez ?

Oui, Drag Race France arrive sur France Télévisions. Quand on a eu l’opportunité d’adapter ce format qui est un énorme succès à l’international, on n’a pas hésité une seule seconde. C’est une grande fierté pour nous. Ce programme sera diffusé sur France.tv Slash. Il est à destination d’un public jeune et a vocation à avoir un large écho sur nos plateformes numériques, à générer de la conversation, à montrer que le service public ose, surprend. L’unité des divertissements et jeux travaille d’arrache-pied avec les équipes d’Endemol France et Slash pour présenter une adaptation française innovante et ambitieuse.

L’identité française sera-t-elle très marquée ?

On mise sur la French Touch ! Drag Race célébrera la culture française, ses savoir-faire, la mode, le maquillage, l’art de la scène, la chorégraphie… On va montrer nos spécificités.

Ce concours s’inscrit dans une logique d’universalité du service public – France Télévisions s’adresse à toutes, à tous et à chacun et à chacune –, d’envie de découverte et de recherche de nouveaux talents dans tous les domaines. La scène drag française est riche, on est heureux d’offrir à ces artistes un plateau à la mesure de leur art incroyablement complet, leur permettant d’exprimer toute leur créativité, leur univers artistique, leur personnalité. C’est un spectacle qui va nous faire du bien, nous permettre de partager des émotions et rassembler un public que l’on veut large et divers ».

Voilà ça c’était pour le concours de drag queens. Ensuite et il faut quand même oser, l’intéressée tente de transformer la longue liste de flops sur France Télés en paris nécessaires voire en succès avec un petit mot pour se faire mousser concernant l’UER où l’ex-Orange passe une bonne partie de son temps ! (¤)

(¤)

Quels bilans tirez-vous côté divertissements cette année ?

Sous l’impulsion de Stéphane Sitbon-Gomez [l’ex-dircab d’Ernotte, ndlr] nous avons événementialisé nos offres. Nous continuons les créations de divertissements et les rendez-vous s’installent. Il y a de beaux rendez-vous gagnants : la création d’Eurovision France, l’hommage à Johnny Hallyday, les Victoires de la musique qui ont battu leur record depuis 2014, la Fête de la musique en direct de Roland-Garros, Le Quiz des champions, La Boîte à secrets, Allez viens je t’emmène, les 300 Chœurs ou encore les programmes du week-end comme Vivement Dimanche de Michel Drucker. Il y a eu de beaux records avec Laurent Ruquier et Les enfants de la télé et Jean Luc Lemoine avec sa bande dans Samedi d’en rire.

« The Artist », lancé à la rentrée n’a pas trouvé son public. Plusieurs observateurs ont noté que le concept était une bonne idée mais que la mécanique était confuse. Une saison 2, remaniée, pourrait-elle voir le jour ?

Comme je l’ai dit, découvrir des talents est une marque de fabrique de France Télévisions et nous le revendiquons. C’est une des grandes forces de Nagui, d’ailleurs, avec Taratata. Cette mise en lumière, on la retrouve dans d’autres émission comme Basique ou Eurovision France. C’était aussi l’objectif de The Artist avec la mission de faire découvrir des auteurs, compositeurs et interprètes. C’était un pari. On peut bien sûr toujours analyser ce qui a marché ou non – et c’est essentiel pour construire la suite – mais il me semble important de retenir sur cette émission que Nagui et France Télévisions ont contribué à faire découvrir de très beaux talents qui, je peux vous le dire, nous réservent de belles surprises. Nous continuons à oser, à étonner, à renouveler. C’est un pari difficile, avec des moments faciles et d’autres moins mais c’est essentiel pour avancer.

De toute façon, notre access star avec Nagui est toujours aussi puissant et garde le lead quasiment tout le temps avec « N’oubliez pas les paroles »  et des progressions de presque 1 point sur un an. Le prime spécial a fait 17 % de part d’audience samedi dernier avec plus de 3 millions de téléspectateurs. Cette émission est le rendez-vous que les téléspectateurs attendent et que l’on a envie d’avoir. 

Quel bilan tirez-vous de la version remaniée de « Spectaculaire ! » avec Jean-Marc Généreux rejoint par Cyril Féraud ?

Quand on lance des nouveautés, l’important est de s’installer. On a modifié des choses dans le prime. Ce n’était que le deuxième numéro, un troisième va arriver bientôt. On fera un bilan après cette prochaine diffusion et on verra ce qu’on décidera. Une chose est sûre : on est en adéquation avec l’ADN de France Télévisions qui est de continuer à offrir du grand spectacle….

« Chacun son tour » a été lancé en remplacement des « Z’amours », également présenté par Bruno Guillon. Là aussi vous estimez que le pari est gagné ?

Chacun son tour a très bien démarré. On est à plus de 700.000 téléspectateurs avec des pointes à 18 %. On est ravis de ce qui se passe sur les jeux du matin. il y a aussi Y’a pas d’erreur ? avec Alex Goude qui est venu enrichir la case du samedi. On est autour de 600.000 téléspectateurs et 12 % de part d’audience. En soirée Tout le monde a son mot à dire présenté par Olivier Minne et Sidonie Bonnec a pris trois points sur un an, avec 1.4 millions de téléspectateurs….

En somme, tout va bien et les contribuables en ont pour leur argent !! 

mardi 7 décembre 2021

Transfert des salariés vers FTS : le SNPCA-CGC et le cabinet d’avocat qui le représente dans la procédure, optent pour un nouvel angle d’attaque.

Transfert des salariés vers FTS : le SNPCA-CGC et le cabinet d’avocat qui le représente dans la procédure, optent pour un nouvel angle d’attaque.

Après avoir échangé avec ses conseils le SNPCA-CGC qui avait saisi la Cour d’Appel de Paris pour faire interdire le processus de transferts ILLÉGAUX vers la SA Le Studio que le tandem Sitbon-Gomez/Ernotte n’a pas abandonné contrairement aux sornettes qui circulent sur ce sujet, a opté pour un désistement d’instance mais pas un désistement d’action évidemment.

Pourquoi ? S’agissant de la recevabilité du SNPCA-CGC, France Télés qui pour l’essentiel insiste sur la jurisprudence constante en matière de transfert, selon laquelle seul un salarié concerné par un transfert est recevable à agir en contestation de ce transfert, le syndicat ne pouvant qu’intervenir en appui, la cour aurait pu se laisser entrainer dans ce sens et ne pas suivre les arguments de syndicat.

Cette argumentation est contestable et aurait pu faire l’objet d’un débat de seule forme devant la Cour d’appel…En effet, dans leurs écritures, en vue de l’audience du 9 décembre, la société France Télévisions soutenait que « les demandes du SNPCA-CGC seul syndicat à agir, seraient devenues sans objet, dès lors que Delphine Ernotte, au terme d’un CSE extraordinaire qui s’est tenu le 18 octobre 2021, a[aurait] officiellement annoncé que le transfert automatique des contrats de travail des salariés était annulé ».

« […] je vous annonce que j’ai décidé qu’il n’y aurait pas de transfert automatique des salariés de FTV SA à FTV Studio. Donc, la production des émissions va bien être transférée comme c’est le cas pour Télématin. En revanche, chaque salarié pourra faire son choix.

Ceux qui souhaitent rejoindre FTV Studio pourront le faire dans les conditions qu’on a évoquées dans les instances et qu’on leur a confirmé par écrit. Celles et ceux qui souhaitent garder leur contrat de travail avec FTV SA continueront à travailler dans leurs émissions sous la forme de détachement ou de la mise à disposition » y indiquait « la dame de chez Suez ».

La même qui déclarait pourtant à Voici quelques jours plus tard après la tentative de suicide à Télématin:  "ce drame arrive dans un conteste décrié; maintiens que le renforcement de notre filiale demeure un objectif stratégique, mais dans ce contexte d’incompréhension et cette escalade de tensions, je décide de stopper ce transfert automatique. La production de ces émissions sera transférée, mais les salariés pourront choisir". 

(* Le lien: Crise à Télématin : une salariée de l'émission a tenté de se suicider, Delphine Ernotte sort du silence - Voici)

Il est donc particulièrement clair de constater que la production de ces émissions sera bien transférée (dixit) contrairement à ce que l’entreprise ose prétendre dans ses conclusions qu’elle destinait à la Cour d’Appel.

C’est pourquoi pour ne pas que la Cour se laisse abuser par ces fallacieux arguments et possiblement rejeter techniquement les arguments du syndicat, le SNPCA-CGC a décidé de changer son fusil d’épaule pour mieux combattre les basses manœuvres de la direction.

Avec Maître Gallois et Maître Lambert, l’angle d’attaque retenu par le SNPCA-CGC est donc celui du changement d’instance pour basculer dans une procédure en référé d’heure à heure afin de continuer à faire valoir les droits de salariés.

Le SNPCA demeure farouchement opposé au principe même de transfert partiel de l’activité et des salariés de France Télévisions à FTV Le Studio, contraire à l’esprit de la loi du 5 mars 2009 relative à la communication audiovisuelle et au nouveau service public de la télévision ayant pour objet d’assurer un principe d’unicité du service public audiovisuel et d’égalité de l’ensemble des salariés. 

Le transfert des émissions de France Télévisions à France Télévisions Studio aura aussi comme conséquence de créer d’importantes inégalités de statut et de traitement parmi les salariés des deux sociétés ! 

En effet, au sein de France Télévisions Studio, des salariés qui exerceraient des fonctions similaires seront soumis pour les uns [ceux qui seront détachés par FTV], à l’accord collectif de France Télévisions de 2013 et pour les autres, à la Convention collective nationale de la Production audiovisuelle du 13 décembre 2006. 

Une telle disparité de traitement est parfaitement contraire à la loi de 2009 et à l’accord collectif de 2013 qui a vocation à s’appliquer à l’ensemble des salariés de l'entreprise unique !!

Aussi, si « les salariés travaillant actuellement aux émissions transférées peuvent conserver leur statut de salariés France Télévisions », injustice au regard es salariés en place et qui s’appliquerait à celles et ceux qui seront engagés dans l’avenir par la société France Télévisions Studio afin de travailler sur ces mêmes émissions !

Rien ne justifie que les salariés de FTV Le Studio à qui la direction de FTV impose de récupérer une part importante de l’activité de production de France Télévisions, ne puissent pas bénéficier des dispositions de l’accord collectif de 2013 qui avait pourtant été négocié en leur faveur.

Le transfert d’activité aura pour effet de vider entièrement la loi de 2009 et l’accord collectif de 2013 de leur substance.

Le SNPCA-CGC qui reste en pointe du combat au bénéfice des salariés de France Télévisions, sans aucune compromission, mais toujours avec engagement et vigueur, va donc concrétiser son action dans une nouvelle procédure judiciaire avec la possibilité en filigrane, d’une question prioritaire de constitutionnalité devant tant de mauvaise foi.

lundi 6 décembre 2021

Les députés vont donner des boutons à l’ex-Orange qui pourrait s’assoir sur son partenariat avec Amazon.

Les députés vont donner des boutons à l’ex-Orange qui pourrait s’assoir sur son partenariat avec Amazon. 

Les députés ont apparemment décidé de donner des boutons à l’ex-Orange…ou plutôt de les faire disparaitre des télécommandes TV.

 

Chacun pourrait croire à une mauvaise blague mais le site Futura-Tech sous la plume de Louis Neveu, donne le détail du dossier sur lequel voudrait plancher la Commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale : supprimer la présence de boutons aux principaux services de streaming sur les télécommandes des téléviseurs connectés comme  Netflix, Prime Vidéo (Amazon) ou encore Disney+ qui pourraient « mettre en danger les chaînes de télévision française ».

 

Était-ce le big bang dont parlait Emmanuel Macron, voilà deux ans ?  A force d’entendre pérorer l’ex-Orange depuis une demi-douzaine d’années sur « ces géants américains qui menacent notre souveraineté » – encore tout récemment dans Le Figaro certains ont fini par croire que si la télé publique est au fond du fond, ce serait à cause plateformes Outre-Atlantique !

 

La plupart des parlementaires va-t’en-guerre, n’était sûrement pas au courant du partenariat signé par Ernotte avec Amazon…qui ne va pas vraiment dans leur sens.

 

Le blog CG Média vous propose de découvrir l’article en question sur les travaux parlementaires, deux mois avant l’élection présidentielle :

 

« Avec des ventes de téléviseurs connectés en forte progression, de plus en plus de Français délaissent les chaînes classiques pour regarder la télévision à la demande. Pour la Commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale, la présence de boutons d'accès aux principaux services de streaming sur les télécommandes pourrait mettre en danger les chaînes de télévision française.

 

C'est sur la guerre des boutons que vont plancher les députés français durant deux mois. Les boutons dont il s'agit sont ceux qui donnent un accès direct à Netflix, Prime Vidéo, ou encore Disney+ sur les télécommandes des téléviseurs connectés. Une pratique qui pourrait avoir pour effet de détourner les téléspectateurs des chaînes de télévision françaises puisqu'elle a conduit à la création d'une commission d'enquête parlementaire dite « rapide » par l'Assemblée nationale. La commission des Affaires culturelles du parlement doit en effet rendre un avis à la fin du mois de janvier sur cette question.

 

Avec les téléviseurs connectés et même les box, il faut dire que la consommation de programmes est différente avec des applications de vidéo à la demande ou de replay qui sont accessibles facilement et pratiquement toujours préinstallées. La présence du logo sur la télécommande d'un de ces services de streaming fait d'ailleurs l'objet d'accords financiers avec les constructeurs de téléviseurs. C'est notamment le cas pour Samsung et LG avec Netflix.

 

Encore l’exception française.

 

Les boutons labelisés accentuent sans doute le phénomène, mais est-ce au point de représenter un « danger » pour les chaînes de télévision française comme le souligne Bruno Studer, le président de cette commission des Affaires culturelles ? C'est possible mais la peur n'arrêtant pas le danger, ce sera la réalité des usages qui viendra le démontrer. À moins peut-être d'imposer un bouton Salto

 

Dans ce sens, les députés ont déjà ajouté un article à la loi relative à la liberté de la communication promulguée, le 30 septembre 1986. À compter du 1er janvier 2022, elle imposera, sous peine de forte amende, une visibilité appropriée des services d'intérêt général sur les interfaces des téléviseurs et des enceintes. Une façon de rendre plus visible l'offre française. »

 

Les 52,7% des Français qui sont désormais abonnés à au moins un service de SVoD, apprécieront !

 

Selon la 3ème vague du Baromètre OTT NPA Conseil/Harris Interactive réalisée fin décembre 2020 où Netflix consolide son leadership, Amazon en France comme au Royaume-Uni totalise les plus fortes progressions quand Disney+ lancée le 7 avril l’an passé, enregistre une percée « spectaculaire » avec 13% des Français désormais utilisateurs du service, ça devrait faire un nombre d’électeurs heureux de ne plus pouvoir zapper librement sur leur écran TV.

L’anti-Richard en sauveuse d’Orange !?

L’anti-Richard en sauveuse d’Orange !?

C’est une prédiction très chaotique que dresse à dessein « franceinfo : » sur « La démission de Stéphane Richard (qui) risque de fragiliser Orange à l'heure où l'entreprise doit affronter de grands défis ».

Voilà le décor planté. Qui pour « affronter ces grands défis » de demain et combattre les géants américains ces GAFAM dont « La mainmise sur les plateformes et les réseaux sociaux », a(urait) à en croire l’ex-ingénieure d’Orange parachutée sans aucune connaissance dans l’audiovisuel, « un impact majeur sur les fondements de notre démocratie » Ben voyonsAh! cet État défaillant que certains n'hésitent pas à tacler.

Une petite idée ? Un indice ! 

Qui déverse son flot de bile depuis une demi-douzaine d’années sur ces fameux GAFAM qui seraient la cause de tous nos maux et qui « menace(raie)nt notre souveraineté » mais vient quand même de signer un partenariat avec le champion de la vente par correspondance et de la SVOD, à savoir Amazon ?

Allez, un petit effort…une autre indication peut-être ?!

Elle adressait un mail à 110.000 salariés, le jour même où il était mis en examen. Ça y est, ça vient ?

Alors, que « Stéphane Richard règle ses comptes avec l’establishment – à savoir l’Etat-actionnaire qui l’a porté à la tête de l’opérateur » comme l’écrit Romain Pomian-Bonnemaison pour Pressecitron, l’État, actionnaire à 23%, devrait peser de tout son poids, dit-on en coulisses, pour imposer son choix à 4 mois du 1er tour de l’élection présidentielle.

C’est en gros, la tonalité de l’article de Fanny Guinochet pour le site info de France Télévisions…il faudrait une personne qui connait le secteur (mais l’a quitté) pour en prendre le contrôle et faire refleurir le business !!

« Comme les prétendants en interne ne manquent pas, il risque d’y avoir des tiraillements, ce qui n’est pas bon pour les affaires… Stéphane Richard laisse (certes) un groupe dans une situation économique et financière saine mais qui souffre beaucoup en Bourse. Son titre, qui valait plus de 15 euros fin 2019, végète désormais sous les 10 euros… » peut-on lire sur « franceinfo : ».

« Dans ce contexte, son départ et la période de bouleversements qui s’ouvre risque de dissuader encore un peu plus les investisseurs…Reste que ce changement risque de fragiliser le groupe à un moment où il affronte de gros défis, comme le déploiement de la fibre qui est un levier de croissance important.

Orange qui est une grosse machine de 140 000 personnes, dont 82 000 en France et a réalisé au 3ème trimestre 2021 plus de dix milliards d’euros de chiffre d’affaires, doit accélérer, notamment dans les campagnes. Surtout que côté téléphonie mobile, la concurrence est très forte…  

Les problèmes ne s’arrêtent pas là : d’autres activités du groupe ne fonctionnent pas très bienL’exemple le plus frappant est la création d’Orange Bank, qui a certes séduit plus d’un million et demi de clients mais enregistre 750 millions d’euros de pertes depuis 2017… » explique encore le site public.

Si après tout cela, il subsiste encore un doute sur qui l’État devrait tenter d’exfiltrer pour succéder à l’ex-directeur de cabinet de la ministre de l'Économie Christine Lagarde, c’est que la ficelle n’était peut-être pas assez grosse comme aurait dit Jacques Chirac !  


dimanche 5 décembre 2021

Prime Video d’Amazon et France Télévisions font la promo de la série "Cœurs Noirs".

Prime Video d’Amazon et France Télévisions font la promo de la série "Cœurs Noirs".

Le 30 novembre dernier un des passe-plats de l’ex-Orange adressait un commentaire au blog CGC Média qui avait osé parler du partenariat signé entre France Télés/Amazon après tant craché sur les géants américains et lancé Salto à fonds perdus avec TF1 et M6.

« Je n’ose vous rappeler qu'aucun contrat de coproduction n'a été signé avec Amazon » prévenait le fidèle soldat ernottien (un des innombrables dirlos nommés au sein de la télé publique !) qui trouvait « aussi cocasse que triste » que le blog CGC Média ait osé écrire sur ce mariage de la carpe et du lapin, tout comme l'avait d'ailleurs écrit Le Canard enchainé quelques jours plus tôt.

Au risque d’énerver une fois encore ce piètre commentateur et de s’exposer à un troisième mail de ridicule mise au point, le blog CGC Média a décidé de lui faire découvrir l’article du site MCE en partenariat avec Ouest-France intitulé « Prime Vidéo (Amazon) et France Télévisions teasent la série "Cœurs Noirs"» (*)

(*)

 

« Cœurs Noirs suit un groupe des Forces Spéciales Françaises déployé en Irak » écrit MCE qui dévoile l’intrigue « L’histoire se déroule ″à la veille de la bataille de Mossoul, en octobre 2026″. Les membres de ce commando ont pour mission de retrouver et exfiltrer la fille et le petit-fils d’un important Emir français de Daech. Ils l’ont capturé, mais celui-ci acceptera de coopérer avec eux qu’à cette seule condition… Les voilà embarqués dans une folle aventure ! »

Le site poursuit : « En ce vendredi 3 décembre 2021Prime Video et France Télévisions dévoilent les images de leur première collaboration "Cœurs Noirs", une série d'action spectaculaire de 6 épisodes qui devrait ainsi voir le jour en 2022 sur la plateforme américaine. » avant de donner quelques détails de ce qui n’est pas une copro, attention !!

« On y suit donc un groupe des Forces Spéciales Françaises en pleine guerre contre Daech. En ce moment même, le tournage se poursuit au Maroc. Au casting, on retrouve Nicolas Duvauchelle, Marie Dompnier, Tewfif Jallab, ou encore Nina Meurisse, Jeremy Nadeau et Victor Pontecorvo. Rien que ça ! Mais ce n’est pas tout… Quentin Faure, Thierry Godard et Corinne Garfin sont aussi de la partie. Oui, vous avez bel et bien lu. Que de grands noms ! » raconte le site qui poursuit « La série réalisée par Ziad Doueiri et produite par Gilles de Verdière pour Mandarin Télévision sera diffusée en exclusivité en France, en Belgique, en Suisse et au Luxembourg d’abord sur Prime et ensuite disponible quelques mois plus tard sur France Télévisions ».

Complètement dingue, non ?!... 

Et de faire un peu de promo pour que les étudiants s’abonnent à la plateforme d’Amazon fait des prix « Pour rappel, l’offre Amazon Prime Student est toujours disponible ! Elle permet d’accéder à tout le contenu pour 24 euros par an, au lieu de 49€ ».

« Si vous êtes étudiant, c’est donc une offre à ne pas rater. Cela inclut le catalogue du service de vidéo à la demande, mais pas que ! On retrouve aussi la livraison gratuite, des jeux vidéo inédits et de la musique en illimité. » vante le site qui y va franco sur les prix.

Chacun l’aura compris il n’est pas question ici de faire de la pub pour Salto mais bel et bien pour le géant américain Amazon qui collabore avec France Télés mais ne coproduit pas.

Il est probable que le Gouvernement, Matignon, l’Élysée, la Représentation nationale et ROM le fan number one de la « dame de chez Suez » aient bien enregistré la nuance !

Vive la Contribution audiovisuelle publique et vive la télé française aux couleurs américaines financée par les contribuables.

samedi 4 décembre 2021

A France Télés, ils sont quelques-uns à pousser Ernotte à tenir bon !

A France Télés, ils sont quelques-uns à pousser Ernotte à tenir bon !   


« Il faut tenir bon, dans 4 mois il ne sera plus là » conseillent encore une poignée de courtisans qui, à France Télévisions, seraient bien entendu les premiers à dégager en cas de départ de l’ex-Orange.

Faudrait-il encore que leur prophétie concernant le « il » qu’ils pronostiquent partant dans leur propos, le soit !! 

« Nous avons quatre mois devant nous et les outils nécessaires pour y parvenir » ajoutent même certains. 

Pourquoi un tel emballement ?  Sinon parce dans les 18 semaines qui nous séparent du 1er tour de l’élection présidentielle vont passer tellement vite et qu’à part Anne Hidalgo la pote d’Ernotte, peu trouvent grâce aux yeux de ces diseurs de bonne aventure.

Il est probable que le bruit de la démission d’Ernotte (ne mettant absolument pas fin aux procédures pénales en cours) n’arrange pas leurs affaires.

Les états d’âme de ces passeurs de plat qui seront les premiers déclarer ne jamais avoir adhérer mais toujours avoir subi pour espérer continuer à pourrir le groupe, tout le monde s’en moque. 

Chacun constate aujourd’hui l’état de déliquescence de la télé publique qui depuis une demi-douzaine d’années n’a cessé de décliner mais aussi que le big bang annoncé par Emmanuel Macron, joue désespérément  les arlésiennes. 



vendredi 3 décembre 2021

Si les matinales de France Télés s’écoutent, avec Cyril Viguier et son « Grand JT des territoires » elles se regardent.

Si les matinales de France Télés s’écoutent, avec Cyril Viguier et son « Grand JT des territoires » elles se regardent.

Chaque fin de semaine, les titre de la PQR reviennent sur les images de la semaine diffusées dans « Le Grand JT des territoires » présenté par Cyril Viguier via l’ensemble des chaînes de télévision locales et plus d'ailleurs.

Une vraie mission de Service public en somme, assurée par le Privé.

Tandis que nombreux sont les titres de Presse à vanter l’émission politiquequi rassemble les médias des régions et affiche de très bons scores d’audience - encore Le Point de cette semaine - à France Télés l’ex-Orange fanfaronne lamentablement.

« La Lettre Pro de la Radio » résume assez bien la situation « La radio s'écoute. Désormais, elle se regarde aussi à la télé, en direct, grâce aux images d’actualité mises à disposition par les équipes de France 3 ». 

Autrement dit France Télés propose de la radio filmée que pour tenter de faire croire aux parlementaires que ce serait là une véritable prouesse !


« Chaque station locale de France Bleu est équipée d’une régie vidéo et de cinq caméras ; Le déploiement technique est assuré par les équipes de Radio France. Les studios radio sont décorés et éclairés pour assurer un rendu visuel optimal pour la diffusion à la télévision. France Bleu a lancé ses premières matinales filmées le 7 janvier 2019 : France Bleu Azur et France Bleu Occitanie ont été les deux premières stations locales de France Bleu à être diffusées lors de décrochages locaux sur France 3 de 7h à 8h40 du lundi au vendredi... » écrit La Lettre qui précise « France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur accueille la troisième matinale de France Bleu sur son territoire, après celle de France Bleu Azur, la première à avoir été lancée (janvier 2019), et France Bleu Provence (décembre 2019). France Bleu Vaucluse France 3 Matin est la 23e matinale diffusée sur France 3. En 2023, les 44 matinales de France Bleu seront diffusées sur France 3. Depuis septembre 2021, les matinales filmées sont diffusées du lundi au vendredi, de 7h à 9h (sauf congés scolaires et jours fériés). Les régions couvertes représentent plus de 70 % de la population totale équipée TV… »

C’est dingue tout de même…Faire la promo pour des studios radio décorés et éclairés (encore heureux) et se pavaner comme si c’était un vrai tour de force !

C’est presque aussi ridicule que d’entendre « la dame de chez Suez et de l’UER réunis » appeler à une « mobilisation générale » dans Le Figaro face à « la mainmise des plateformes et des réseaux sociaux [qui] ont un impact majeur sur notre souveraineté » alors même qu’elle a conclu un partenariat avec Amazon.

La même qui ne craint pas de convoquer un colloque des audiovisuels publics européens, le 12 janvier prochain à Paris pour la création « d’un grand portail commun à tout l’audiovisuel public, avec Arte, l’INA, FMM, Radio France », elle qui concernant Salto, évoque déjà sa vente comme « une option dans le contexte de fusion TF1 – M6 »tout en racontant à qui goberait encore les habituelles sornettes que ce serait pour  « concentrer les efforts sur France.tv qui doit être le leader incontesté du streaming gratuit en France ».

.

jeudi 2 décembre 2021

Aurore Bergé et Roselyne Bachelot pour un hommage aux sœurs Kessler!

Aurore Bergé et Roselyne Bachelot pour un hommage aux sœurs Kessler !

Dans son article intitulé « Sur la redevance audiovisuelle, Roselyne Bachelot cherche à gagner du temps », L’Opinion qui cite là Laurent Lafon le président de la commission Culture, Education et Communication au Sénat, explique comment la neo-pote d’Ernotte imagine arriver en 2022 sans solution sur la CAP (Contribution à l’Audiovisuel Public)

Jusqu’ici adossée à la taxe d’habitation qui disparaîtra en 2023, la CAP de 138 euros/an devra être prélevée différemment. L’occasion d’un nouveau mode de calcul…sur ce qui était encore hier la Redevance !

« En octobre, le dossier a été confié par le Premier ministre à l’Inspection générale des finances et à l’Inspection générale des affaires culturelles. Mais cette mission pourrait rendre ses conclusions après l’élection présidentielle…La commission de la Culture au Sénat s’est saisie du dossier de la contribution à l’audiovisuel public dès 2015. » écrit le titre de presse qui pose comme première question à Laurent Lafon « Quelles étaient vos orientations à l’époque ? ».

« Dès 2015, nous savions et nous avons dit qu’on ne pouvait pas continuer à taxer seulement les personnes qui possèdent un téléviseur. Nous avons proposé d’y réfléchir et de s’orienter vers une taxe à l’allemande, c’est à-dire qui porte sur tous les écrans possédés par un foyer. En 2017, on a de nouveau posé la question de cette contribution. On sait depuis plus de quatre ans qu’on doit créer une nouvelle contribution. Or ce qui va se passer, c’est qu’on va se retrouver au deuxième semestre 2022 dans la précipitation pour préparer le projet de loi de Finances 2023, alors que c’est un dossier qui se prépare et qui se prépare maintenant. Tout va aller très vite après l’élection présidentielle et les législatives. Sur cette question, les choses ne doivent pas se faire en catimini. C’est une contribution payée par les Français. C’est donc une question démocratique. » répond l‘intéressé qui souligne perte de temps et opacité !

« Pourtant, nous sollicitons régulièrement Roselyne Bachelot ! Il y a un an, elle nous a annoncé un groupe de travail. Elle ne l’a jamais constitué. En octobre dernier, Le Premier ministre a lancé une mission d’analyse de la réforme de la contribution à l’audiovisuel public (CAP), confiée à l’Inspection générale des finances et à l’Inspection générale des affaires culturelles. Roselyne Bachelot nous a alors annoncé que les parlementaires y seraient associés, mais sans calendrier. Elle veut gagner du temps et passer l’échéance électorale de la présidentielle » poursuit le sénateur Union des démocrates, radicaux et libéraux qui se désole « Matignon précise que la mission commune confiée à l’Inspection générale des finances et à l’Inspection générale des affaires culturelles, est ‘’en train de démarrer ‘’ et que tous les acteurs concernés vont être consultés dans les semaines et les mois qui viennent. Les conclusions du rapport seront rendues « au plus tard au mois de mai » (après le présidentielle donc) !

Il s’interroge également sur le pourquoi du comment « Qu’est-ce qu’on taxe ? L’ensemble des écrans ? Le plus gros sujet évidemment, c’est le niveau de cette redevance. 138 euros, le montant actuel, est-ce suffisant ? Est-ce qu’on demande à l’audiovisuel de limiter la pub après 20 heures ? Est-ce qu’on ouvre tout ? Est-ce qu’il peut y avoir des exceptions ? Les événements sportifs type jeux olympiques peuvent-ils faire partie de ces exceptions ? »

L’intéressé de faire référence à l’invraisemblable interview de l’ex-Orange dans Le Figaro qui dit au gouvernement ce qu’il doit faire et ne pas faire, à laquelle le blog CGC Média a d’ailleurs déjà consacré 2 posts : « Delphine Ernotte a un contrat d’objectifs et de moyens qui arrive à son terme en 2022 [Quasiment jamais respecté, faut-il le redire, ndlr]. Remette le sujet sur la table n’est ni innocent, ni étonnant…Il est normal qu’elle insiste pour obtenir une contribution et non pas d’une subvention versée par le budget de l’État. La nature de la recette est essentielle. Si l’Etat dit que ce n’est plus une contribution, il y aura alors une dépendance beaucoup plus forte. C’est un préalable indispensable ».

Avec toutes ces lignes directrices qu’elle trace et tous ces avis dont elle abreuve le gouvernement mais aussi l'Europe à présent via l'UER, elle devrait au moins être ministre ou commissaire européen faute de retourner chez Orange ! 


Enfin, le numéro de claquettes en hommage aux sœurs Kessler qu’ont entrepris le duo Bacheleot/Ernotte n’aurait pas été complet sans la chorégraphe en chef Aurore Bergé à qui L’Opinion donne le dernier mot et qui n’en démord pas : « L’audiovisuel va devenir un objet politique de la campagne présidentielle » (sic)

C’est ce qu’affirme « Aurore Berger, présidente déléguée du groupe LREM à l’Assemblée nationale et membre de la commission de la Culture, qui redoute les "effets de bords politiques de cette réforme"…et qui propose, elle, d’"adosser" la nouvelle redevance à la facture d’électricité, une bonne solution technique mais une mauvaise solution politique »

Eureka....Que la lumière soit et la lumière fut !! 

mercredi 1 décembre 2021

Tristes et cocasses, les incessantes élucubrations de propagande de l’ex-Orange.

Tristes et cocasses, les incessantes élucubrations de propagande de l’ex-Orange.    

Ces deux qualificatifs, il faut bien l’avouer, nous ont été soufflé par un lecteur du blog dans un commentaire anonyme évidemment.

Il est effectivement triste et cocasse de constater que celle qui a signé un partenariat avec Amazon (*cf. Canard enchaîné du 27/10/2021) retrouve une fois encore ses propos démentis.

(*)

L’information c’est nous, pérorait hier « la dame de chez Suez » dans les colonnes du Figaro : « Nous sommes la seule grande chaîne à organiser le débat politique. Les autres sont des chaînes infos qui gardent des audiences limitées. » et d’ajouter « Laurent Guimier le directeur de l’information qui s’implique directement dans l’émission politique « Élysée 2022 », fait la preuve que c’est [l’Info, ndlr] pour nous une priorité. »

Triste et cocasse déclaration battue comme d’habitude en brèche par le score des JT de 20H pour ce dernier jour de novembre.

Le "20 Heures" de Gilles Bouleau sur TF1 rassemblait 6,50 millions de téléspectateurs pour 27,9% d’audience quand Le "20 Heures" de France 2 -présenté par Anne-Sophie Lapix n’en attirait que 4,82 millions pour une score de 20,6% seulement…soit un écart de 1,68 millions de Français.

Notre lecteur assidu nous expliquera comme toujours en jouant sur les mots que ce jour-là, La Une créait le buzz et qu’il faut comparer ce qui est comparable ! 

Seulement voila, cela plus d’une demi-douzaine d’années au moins que les politiques de tous horizons ne se rendent quasiment plus sur La Deux pour leurs annonces, préférant se presser incontestablement vers la plus regardée TF1.

Effectivement triste et cocasse comme le volume de rediffusions sur France Télés toutes ces dernières années ou comme l’était hier la remise de prix à l’UER !

Celle qui s’y trouvait parachutée voilà un an qui se remettait le prix à elle-même! (ci-après)