L’ex-Orange
vole la vedette à Rahida Dati qui avoue chez Delahousse qu’« elle
a accepté son invitation pour voir
Richard Gere » !
"La dame du Majestic" qui a remis le couvert dans le 4 étoiles du groupe Barrière (*) malgré la plainte en cours pour "détournement de fonds publics et abus de confiance" qui la vise comme trois autres des membres de sa garde rapprochée, ne s'est pas contentée de monter les marches, son sac de courses à la main (sur l'image), elle a porté la flamme olympique comme si elle avait gagné une quelconque épreuve. Hallucinant !!
Pendant
ce temps-là, au CSE du Siège de France Télés, le SNJ met à juste titre les pieds dans le plat. Le
syndicat ne mâche pas ses mots.
Extraits
« Une entrée sur la
musique de Pretty Woman… Un plateau
partagé avec Richard Gere… En temps normal, on en aurait peut-être un peu
rigolé… Mais recevoir ainsi
au 20H la ministre de la Culture, dans le contexte actuel, laisse un sacré goût
amer…
Le présentateur a fait le taff dans l’interview sur la fusion
programmée de l’audiovisuel public, la grève à venir et les inquiétudes des
salariés.
Non, l’objet de notre courroux n’est pas à son adresse. C’est
plutôt le mensonge asséné par la ministre qui nous irrite. Avec ce fameux
mantra :
– « Rassembler c’est rendre plus
fort », contre les Netflix, Amazon et compagnie…
– « Rassembler c’est lutter contre
les fake news »… tout en en créant une énorme au passage…
– « Le financement sera
pérenne »…
Pendant quelques minutes, comment ne pas bondir de colère ? La
fusion voulue par Rachida Dati, qui ne s’intéresse que depuis peu à la
question, n’est rien de ce qu’elle en dit !
Nous, notre mantra, vous le connaissez : « regrouper, c’est
affaiblir ». Nous l’avons déjà écrit et nous le dirons haut et fort jeudi
et vendredi pendant notre mouvement de grève intersyndical et inter-entreprises
du secteur ! À la lumière de ce qu’a déclaré l’acteur Vincent Lindon sur France
Info, à propos de la fusion : « C’est
une régression dans un des plus beaux pays du monde, voire le plus grand pays
du monde pour la culture ».
Cette proposition de loi sénatoriale qui instaurait une holding
est devenue à l’Assemblée un projet de fusion, par la grâce d’un amendement
ajouté en toute discrétion le 10 mai dernier. La commission des affaires
culturelles a voté cela, maintenant le temps des débats est venu à l’Assemblée.
Nous verrons bien…
Une ministre qui fait dans l’élément de langage en plein 20 Heures,
et pendant ce temps-là nos dirigeants prennent de grandes décisions ! Antisociale
comme d’habitude, la direction produira le débat entre le premier ministre et
le représentant de l’extrême droite avec des moyens privés… On ne
change pas une équipe qui perd ! Nous verrons avec l’intersyndicale comment
réagir à cette provocation, une de plus… »
Il
poursuit :
« Non
contente de défier les règles du gendarme des médias (l’ARCOM), Delphine
Ernotte et ses affidés se moquent bien de notre conflit et même de France
Télévisions. Madame Ernotte est bien trop occupée à faire campagne pour
diriger la future grande maison France Médias.
Pendant ce temps, on continue à abîmer. Le réseau régional
mutualise à tour de bras, pour passer d’une régionalisation de proximité à des
journaux “grande région”, soit la totale opposée. Au passage, nous ne savons
toujours pas quel sera le visage d’ICI l’année prochaine. Ni dans les 24
antennes, ni pour la partie nationale.
Quid des 3 et 7 minutes produits par les équipes du Siège ? Quid du
news national et international quand on sait que le directeur de l’information
veut utiliser les sujets de France info, réalisés par les deskeurs
(journaliste/monteur) pour alimenter les journaux régionaux. Non seulement
c’est contraire à l’accord France Info, mais en plus, il pose la question de
l’activité des journalistes de la rédaction nationale qui participent aux
journaux nationaux de France 3 réalisés pour les antennes régionales…
En même temps, cette même direction dit devoir économiser une
vingtaine d’ETP (équivalent temps plein) à la chaine info… Premières
victimes, les cadres et l’édition à priori. Des journalistes en CDD qui font
tourner la machine depuis des mois et à qui la direction se prépare à dire au
revoir, sans merci. Et pour faire correspondre, le moins de monde avec le même
temps d’antenne, sans doute que le visage de France Info changera une fois de
plus. Ce qui exaspère les équipes depuis des années.
N’oublions pas, dans ce constat bien triste, les audiences des
journaux de France 2 qui perdent pied face à la concurrence.
Sans doute parce qu’aucune remise en cause éditoriale n’a été opérée. Et il
faut y ajouter un transfert de public venant de France 3, déstabilisée, vers la
Une.
Déboussolés par le grand n’importe quoi de l’organisation des
tranches régionales, ils ont quitté le navire du service public, ce qui
provoque des écarts de plus en plus importants entre les deux 13 Heures et les
deux 20 Heures, à notre détriment. Après, on ne peut pas changer de décor, de
studio et en même temps de ligne éditoriale…
À un an de la fin de son second mandat (oui, second
!), qu’aura réussi Delphine Ernotte en matière d’information ? Rien !! Des
journaux nationaux supprimés, un réseau régional désorganisé et affaibli, et le
navire amiral en danger, victime de nombreuses avaries.
Alors, vous pouvez vous amuser en fusionnant, en affaiblissant
encore plus France Télévisions. Ce ne serait en fait qu’une suite logique de
ces presque 10 ans de triste gouvernance. »
(*)