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mercredi 16 juillet 2025

Un projet de loi sur le holding des médias publics pour planquer un cavalier seul destiné au Privé !

Un projet de loi sur le holding des médias publics pour planquer un cavalier (*) seul destiné au Privé !

(*) En matière de loi, le terme "cavalier" (ou"cavalier législatif") désigne une disposition législative insérée dans un projet ou une proposition de loi, mais qui n'a pas de lien direct avec l'objet principal du texte en question. Cette pratique consiste à ajouter des mesures supplémentaires, souvent sans rapport avec le sujet principal du texte législatif, pour les faire adopter plus facilement, profitant du véhicule législatif en cours.

En France, par exemple, les cavaliers législatifs sont encadrés par la Constitution et le Conseil constitutionnel. Selon l'article 45 de la Constitution française, toute disposition introduite dans une loi doit avoir un lien, même indirect, avec l'objet du texte. Si une disposition est jugée comme un cavalier législatif, elle peut être déclarée inconstitutionnelle et annulée par le Conseil constitutionnel.

Cette pratique est souvent critiquée car elle peut contourner le débat parlementaire approfondi sur les mesures concernées.

Comme suite à la demande de vote bloqué formulée par Rachida Dati donc le gouvernement de François Bayrou,  le Sénat a adopté en 2e lecture la proposition de loi Lafont, par 194 voix contre 113.

Sur les 367 amendements qui avaient été déposés, 34 ont fait l’objet d’un vote isolé (pour exclure France Médias Monde du périmètre de la holding, en majorité) ou ont été retenus par le gouvernement dans le texte soumis au vote final.   

Par rapport à la version adoptée par le Sénat en première lecture, en juin 2023, l’article 12 du chapitre 2 pose de nombreuses questions.

Dans ce chapitre 2, consacré à la « souveraineté audiovisuelle », dont le gouvernement avait proposé la suppression devant l’Assemblée nationale, au bénéfice d’un projet de loi – en préparation – destiné à donner suite aux Etats Généraux de l’Information, le Sénat a souhaité modifier la réforme de la « clause des cinq ans », concernant les délais dans lesquels une chaîne de la TNT nouvellement autorisée ne peut être cédée sans perdre cette autorisation. 

Le Sénat a confirmé le passage d’un délai de cinq à deux ans, et supprimé la disposition adoptée en première lecture permettant de réduire encore ce délai ; énoncé que cette réduction (de cinq à deux ans) ne s’appliquait que pour les nouvelles autorisations, et pas de façon rétroactive (donc pour les 6 autorisations qui seront délivrées en 2027 sur le bloc des « TNT HD » de 2012, mais pas pour TF1 et M6, renouvelées en 2023, ni pour les 11 autorisations délivrées en 2024) ; indiqué qu’en cas de groupes multichaînes, c’est le délai applicable à la chaîne principale qui vaut pour l’ensemble des antennes.

Tout cela arrivant au moment où Pascal Houzelot, l’ancien propriétaire de la chaîne Numéro 23, a été mis en examen (en janvier 2025) pour « trafic d’influence actif, escroquerie et abus de confiance » dans le cadre d’une enquête sur l’attribution d’une fréquence TNT en 2012 et les conditions de cession de cette chaîne.

Par exemple, les 2 chaînes de la TNT : RMC ET BFMTV rachetées récemment par le groupe de Rodolphe Saadé seraient donc concernées et rendraient leur revente plus qu’hasardeuse en cas de rachat d’un bloc de l’audiovisuel plus important !

En effet, le milliardaire a racheté les deux chaînes, le 15 mars 2024. Ainsi, cette disposition sera déterminante, dans la relance des scénarios de consolidation impliquant M6 : sa nouvelle autorisation a été délivrée le 27/04/2023 et le délai de cinq ans qui lui est applicable expirera donc le 27 avril 2028. (Article 12)















Le chapitre 2 du projet de loi Ernotte/Dati en configuration de vote bloqué, en prévoit encore de nombreuses autres. 

Confirmée dans des termes identiques à ceux de la première lecture, l’instauration d’un statut légal pour la mesure d’audience s’imposant à l’ensemble des acteurs de la chaîne publicitaire (supports, régies, agences, annonceurs), prévoyant notamment la concertation avec le marché, la transparence sur la méthodologie appliquée et l’audit par des experts indépendants (Article 12 bis)…

Ou encore la possibilité dune troisième coupure publicitaire, et ajouté la possibilité pour les chaînes de diffuser des bandes annonces et des spots de parrainage pendant les écrans de coupure (Article 13 bis)

Confirmées aussi les modifications de la Loi de septembre 1986 et du Code du sport, visant à ce que les « règles relatives à la retransmission des évènements d’importance majeure » soient respectées, y compris en cas d’acquisition des droits par une plateforme qui n’est pas soumise au décret. (Article 10).

Confirmées les dispositions favorisant l’usage du standard d’interactivité hbbTV (Article 14) et la transition vers la TNT UHD (Article 14 bis), et légèrement allongé le calendrier applicable s’agissant du DAB+ (Article 15).

Supprimé l’article 11 sur les SIG, déjà satisfait par les délibérations de l’Arcom de septembre 2024, l’article 11 bis A prévoyant que les radios doivent consacrer un minimum d’investissement à l’information, l’article 13, revenant sur la nécessité, pour les « décrets production » d’intégrer une clause sur la titularité des mandats de commercialisationdans la définition de la production indépendante.

S’agissant du chapitre 1 portant sur l’audiovisuel public, et outre le retrait de France Médias Monde, le Sénat a précisé que « Le PDG de France Média est nommé pour 5 ans par l’Arcom « au terme d’une procédure transparente, ouverte, effective et non discriminatoire » non pas sur proposition du Conseil d’administration (Article 3). 

Dans l’attente de la nomination du premier PDG, la fonction sera occupée au 1er janvier par le doyen des administrateurs désignés par l’Arcom(Article 8). 

Le PDG de France Média est également PDG de France Télévisions, Radio France et l’INA mais aussi de l’ensemble des filiales qui pourraient être créées (Articles 1er et 3) L’État (cinq représentants) et l’Arcom (5 personnalités qu’elle désigne), le Parlement (1 député et 1 sénateur) et le personnel (2 représentants) composant le Conseil d’administration de la holding (Article 3). 

Alors que le gouvernement en avait proposé la suppression à l’Assemblée nationale, le plafonnement des recettes de publicité de France Télévisions et Radio France a été conservé (la convention stratégique pluriannuelle « fixe un niveau maximal de recettes publicitaires et de parrainage, y compris numériques, aux sociétés France Télévisions et Radio France ») (Article 5). La convention stratégique pluriannuelle « détermine les montants minimaux d’investissements de la société France Télévisions dans le cinéma et la production audiovisuelle, en pourcentage de ses recettes et en valeur absolue » (Article 5). 

mardi 15 juillet 2025

Michel Barnier Candidat à la législative dans la 2eme circonscription de Paris.

Michel Barnier Candidat à la législative  dans la 2eme circonscription de Paris.

L’éphémère Premier ministre post dissolution a déclaré ce 15 juillet 2025 qu’il était candidat dans la deuxième circonscription de Paris après que trois députés ont été déclarés inéligibles par le Conseil constitutionnel.

Au 27 mars 2025, le bloc CGC Medias s’agissant du projet de loi rachido/delphinien écrivait « Avant même de commenter ce document qui prône la création de France Médias pour un coût  nul – sans le moindre chiffre évidemment ! – dont Rachida Dati ministre du gouvernement Bayrou trépigne pour la mise en œuvre au 1er janvier 2026il serait sûrement nécessaire d’attendre l’élection des députés invalidés comme le révélaient, il y a peu La Lettre et L’Opinion » (¤) 

Pas sûre que le toujours Premier ministre appelle à soutenir le candidat ?!

(¤)


A suivre donc très vite...

Treize ans plus tard, Pascal Houzelot enfin mis en examen dans la revente de Numéro 23.

Treize ans plus tard, Pascal Houzelot enfin mis en examen dans la revente de Numéro 23.

En 2022, lors de la campagne présidentielle, Macron avait annoncé vouloir embaucher 8 500 magistrats et personnels pour atteindre « l’impunité zéro » et accélérer les jugements.

Lors du Conseil des ministres du 2 avril 2025, où il a rappelé que « l’autorité judiciaire est indépendante » et que « les magistrats doivent être protégés », tout en soulignant l’importance de « réactivité dans le système judiciaire. »

Question réactivité, le Chef de l’État  en trouve ici la parfaite illustration. Pascal Houzelot, ancien propriétaire de la chaîne Numéro 23, a été mis en examen en janvier 2025 pour « trafic d’influence actif, escroquerie et abus de confiance » dans le cadre d’une enquête sur l’attribution d’une fréquence TNT en 2012 et les conditions de cession de cette chaîne.

L’affaire porte sur la revente de Numéro 23 à NextRadioTV, une fréquence obtenue gratuitement du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel, devenu Arcom) pour une somme pouvant flirter avec 90 millions d’euros.

« Les investigations ont été lancées à la suite d’une plainte de Fiducial TV, filière média du groupe Fiducial SC, qui dénonce avoir été victime de faits de corruption et de trafic d’influence à l’occasion de l’attribution de six fréquences TNT », en 2012, par le CSA alors présidé par Michel Boyon » indique Ouest France.

Le CSA de Schrameck avait initialement bloqué cette vente en 2015, estimant qu’elle constituait une « spéculation frauduleuse » sur une fréquence publique, mais le Conseil d’État avait annulé cette sanction en 2016, permettant la cession partielle (39 % des parts) puis totale de la chaîne.

L’enquête explore donc les conditions d’obtention du canal 23 par Houzelot et sa société TV Diversité, ainsi que des soupçons de pressions et de connivence avec des membres du CSA pour réduire le délai légal avant revente (*).

Une commission parlementaire avait déjà pointé en 2016 la « complaisance » du CSA de Schrameck très proche de Pascal Houzelot comme l’a régulièrement dénoncé le blog CGC Média, dans l’attribution de la fréquence, notamment en raison de l’absence d’analyse du plan d’affaires de la chaîne et des antécédents financiers de Houzelot avec Pink TV.

Houzelot, qui avait également réclamé 20 millions d’euros d’indemnités au CSA pour préjudice (demande qui fut fort heureusement rejetée en 2024), est actuellement sous contrôle judiciaire.

(*) Réduire les délais de revente d’une chaîne de la TNT… C’est justement ce que prévoyait en son article 12 apparemment, le projet de loi pour l’Audiovisuel public….Oui, la radio télédiffusion publique comme le sont les fréquences de la TNT !

Cette disposition fera-t-elle toujours partie du texte final que les députés pourraient avoir à débattre en septembre prochain à l’Assemblée nationale, sous forme d’un incroyable amendement du gouvernement ?

lundi 14 juillet 2025

La BBC rachido-delphinienne donnera le coup de grâce à l’Audiovisuel public.

La BBC rachido-delphinienne donnera le coup de grâce à l’Audiovisuel public.

Le blog CGC Média vous propose de découvrir l’article de La Sociale, intitulé « Audiovisuel public : le destin tragique d’un joyau devenu une « danseuse » de la Ve République finissante ».

Il livre une photographie très juste de ce qu’est devenue la télévision publique de Pierre Desgraupes qui, ces dix dernières années, aura dépensé sur 3 sociétés de production « amies » en situation de quasi monopole, autant les milliards d’euros des Français que tout le budget de l’audiovisuel pour une année.

Extraits: 

« Le projet de réforme de l’audiovisuel public donne lieu à toutes sortes de commentaires hasardeux tant de la part des chroniqueurs que des politiques, en particulier en ce qui concerne la télévision dont les véritables enjeux sont en grande partie escamotés dans le débat. Il est vrai que les médias ont du mal à évoquer leurs propres conditions d’existence. 

Au-delà des strictes considérations éditoriales auxquelles s’attachent la plupart des commentaires (les positions « progressistes » et même crypto-wokistes depuis 2015), la télévision publique est confrontée depuis quelques décennies (et au gré des alternances politiques) à un empilement de stratégies erratiques au conséquences financières et sociales désastreuses. Hélas, ces évolutions et leurs conséquences en interne semblent visiblement ignorées par les politiques en charge du dossier. Et c’est pour une bonne part la source du problème : après Pierre Desgraupes (Antenne2, 1981-1984), la télévision publique fut confiée non plus à des gens du métier mais à des technocrates vagabondant d’entreprises publiques à d’autres. Et si Jean-Pierre Elkabbach était, comme Pierre Desgraupes, un journaliste à part entière (moins la dimension de réalisateur de son prédécesseur), sa politique managériale de France 2 est à marquer d’une pierre plutôt noire : en l’occurrence une pierre néolibérale ouvrant toutes les vannes à la sous-traitance par des sociétés de production privées avec, entre autres, les fameux « animateurs-producteurs ». Cet usage amical des deniers publics devenu un peu trop voyant entraîna, d’ailleurs, la démission de JP Elkabbach en 1996…

En 2010, les diverses sociétés regroupées par la holding France Télévisions se virent fusionnées en une entreprise unique. La plupart des syndicats accompagnèrent le mouvement (au premier rang desquels la CGT voyant là la résurrection de l’ORTF) et se félicitèrent de la suppression de la publicité après 20h, ce qui privait la télévision publique d’un tiers de son financement. Ce manque à gagner (malgré un certain rattrapage par l’État) constituait la justification paradoxale d’appel à des sociétés de production privées initiée auparavant par Jean-Pierre Elkabbach et reprise depuis par Patrick de Carolis et, aujourd’hui, Delphine Ernotte (avec, parmi les principaux gagnants : Mediawan, Banijay et Brut).

Cette injonction paradoxale de faire « une BBC à la française » (puisqu’on le disait déjà) dans une restriction financière entraîna pendant tout le mandat de Rémy Pflimlin une dégradation continue des conditions de travail avec incitation (bien peu convaincante) de départ auprès des salariés. Et ce contexte ne fit que se renforcer à partir de 2015 avec la (trouble) nomination de Delphine Ernotte par le CSA concomitante à la création de France Info TV. À ce titre, on peut se demander si l’exécutif hollandien du moment ne chercha pas alors à faire d’une pierre deux coups : disposer d’une chaîne d’information peu défavorable au potentiel Président-candidat et placer à la tête de France TV une manageuse ayant fait ses preuves chez France Télécom en matière de « réduction de la masse salariale »…

Pierre Delvaux, cet ex de France Télévisions qui signe cette analyse, la conclut ainsi : « Semblant ignorer les conséquences de ces chantiers démultipliant les strates administratives et les mutualisations improbables, l’État veut lancer la holding France Médias qui regrouperait France Télévisions, Radio France et l’INA : l’ineffable « BBC à la française » !...Pour les salariés de France Télévisions qui se souviennent des années de négociation d’une nouvelle convention collective suite au regroupement de leurs regrettées chaînes-entreprises d’origine en 2010, il-y-a de quoi cauchemarder. Le scénario est ici le même à encore plus grande échelle : supprimer des centaines d’emplois dans les vrais métiers de l’audiovisuel pour en créer d’autres centaines dans la bureaucratie et le management (qui complexifient la production, le beau travail basé sur le savoir-faire). (1) 

La tragédie continue donc de par l’impéritie, l’inculture et l’opportunisme des exécutifs successifs considérant l’audiovisuel public comme une « danseuse », le dernier des ministères que l’on confie à ceux dont on ne sait pas quoi faire lors d’une composition de gouvernement.

(1) : On pense à Jean Pratt, le réalisateur des PERSES qui mit fin à ses jours, dégoûté d’avoir vu ses collègues renoncer à leur statut public par appât du gain et dont son ami Yvan Audouard avait dit : « Il est mort de voir agoniser sous son regard impuissant une télévision atteinte de la plus longue, de la plus cruelle des maladies : la médiocrité ».

dimanche 13 juillet 2025

La macronie à l’honneur de la promo 2025 de la Légion d’honneur.

La macronie à l’honneur de la promo 2025 de la Légion d’honneur.

Ce dimanche, un décret publié au Journal officiel dévoile la liste de 589 personnalités qui seront décorées de cette prestigieuse distinction lundi 14 juillet. 

Si parmi elles figurent nombre de femmes, chacun pourra y voir d’anciens ministres d’Emmanuel macron: Éric Dupond-Moretti, Stanislas Guerini et Olivier Véran, ainsi que Bruno Le Maire (probablement pour avoir contenu le léger déficit du Pays ?!) et l'ex-secrétaire général de l'Élysée Alexis Kohler.  

Gisèle Pelicot, l’incarnation de cette violence sexuelle faite aux femmes, en fait également partie. À ses côtés, d'autres femmes du monde médiatique et culturel recevront aussi la Légion d'honneur : l'humoriste Sophia Aram, la comédienne Léa Drucker, la chanteuse Sylvie Vartan, l'astrophysicienne Françoise Combes, l'ancienne résistante déportée au camp d'Auschwitz Yvette Lévy,  l'autrice-compositrice-interprète Catherine Lara ou encore  l'écrivaine Émilie Frèche.

L'historienne Mona Ozouf recevra, elle, la plus haute distinction, celle de grand-croix. Tout comme l'ancien président du Conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud.

D’autres personnalités comme Marc Levy, le chanteur,  Jean-Louis Aubert, le musicien américain, directeur artistique de Louis Vuitton, Pharrell Williams et l’académicien Andreï Malone, seront également décorés.

Enfin pour la première fois, 20 personnes de la société civile (Professeurs, médecins, élus locaux, responsables associatifs) recevront aussi la Légion d'honneur au titre de l'initiative citoyenne. 


Intervilles a perdu près d'un million de téléspectateurs en une semaine.

Intervilles a perdu près d'un million de téléspectateurs en une semaine.

France 3 diffusait jeudi soir, en direct, le troisième épisode du jeu culte « Intervilles ».


Une semaine après la victoire de Coulanges-lès-Nevers (Nièvre), plus forte que la ville-hôte Beauvais (Oise),Nagui, Bruno Guillon, Camillia Cerf, Valérie Bègue, Yoann Riou et Magali Ripoll ont commenté, toujours en direct le deuxième match de la saison qui opposait Gap (Hautes-Alpes) à Bourgoin-Jallieu (Isère).

Malgré une overdose de bandes annonces et l’intervention continue de Nagui dans « n’oubliez pas les paroles » pour rappeler le rendez-vous: « Dans 5h00…Dans 4h00…etc…Intervilles », le programme a perdu près d'un million de téléspectateurs en une semaine ! Cela représente 17,1% de l'ensemble du public âgé de quatre ans et plus, 17,2% des 25-49 ans et 17,7% des Femmes responsables des achats âgées de moins de 50 ans (FRDA-50). À titre de comparaison, le jeudi précédent, le premier numéro du jeu culte avait fédéré 3,35 millions de téléspectateurs (22,0% du public et 27,5% des FRDA-50).

Passer la publicitPlus un décompte horaire à l’antenne réservé aux grands rendez-vous :Passer la publicité

En tout cas, le million n’est pas perdu pour tout le monde. Nagui et sa société continuent d’engranger et FTV qui s’était félicité de l’excellent démarrage de ce jeu des années 70, ne dit mot sur l’effet de curiosité passé et sur cette énorme chute.

Pourtant, pas question de réduction de crédits qui coulent à flot pour les sociétés amies de la télé ernotienne. 

samedi 12 juillet 2025

La démocratie parlementaire, c’est quoi ? Rachida Dati a bloqué sur la question.

La démocratie parlementaire, c’est quoi ? Rachida Dati a bloqué sur la question !

Rachida Dati, ministre de la Culture, a recours à la procédure du « vote bloqué » lors de l'examen au Sénat de la loi de réforme de l'audiovisuel public, le 11 juillet 2025. Cette procédure, prévue par l'article 44, alinéa 3 de la Constitution française, permet au gouvernement de demander un vote unique sur l'ensemble du texte d'un projet de loi, en ne retenant que les amendements qu'il choisit. 

L'objectif était d'accélérer le processus législatif avant la suspension parlementaire, face à des débats prolongés par des tactiques de retardement de l'opposition de gauche, telles que des suspensions répétées et des motions procédurales. 

Celle qui veut le scalp de l’ex-Orange, a justifié cette décision en dénonçant une "obstruction" de la part de certains sénateurs qui empêchait l'avancement des discussions. Grâce à cette mesure, le projet de loi a été adopté par le Sénat en deuxième lecture, avec « 194 voix pour » et « 113 contre ». 

L'utilisation du "vote bloqué" a été vivement critiquée par l'opposition de gauche, qui y voit une atteinte au processus démocratique et une limitation du débat parlementaire. Malgré ces critiques, cette étape marque une avancée significative pour le texte, qui devra encore être examiné par l'Assemblée nationale à l'automne.

Pour le dire autrement le "vote bloqué" de la putative maire de Paris, s’il a permis l'adoption rapide de la loi audiovisuelle au Sénat en seconde lecture dans un climat de tensions politiques, illustre une stratégie gouvernementale pour contourner les obstacles législatifs et faire de l’Assemblée nationale un simple bureau d’enregistrement pour cette soi-disant BBC à la française qui ne sera jamais qu’un hub financier pour une poignée de sociétés de prod’ amies, broyant les femmes et les hommes qui ont cru en leur société.




vendredi 11 juillet 2025

Non la proposition de loi relative à la réforme de l’audiovisuel public, n’est pas encore votée !

Non la proposition de loi relative à la réforme de l’audiovisuel public, n’est pas encore votée !

La proposition de loi relative à la réforme de l’audiovisuel public et à la souveraineté audiovisuelle, si elle a bien adoptée par le Sénat le 10 juillet 2025, doit retourner à l’Assemblée nationale pour une deuxième lecture. Cela est dû au fait que l’Assemblée nationale a rejeté le texte en première lecture le 30 juin 2025, via une motion de rejet préalable. 

« Selon la procédure législative française, lorsqu’un texte est modifié ou adopté par une chambre après un rejet ou des amendements dans l’autre, il doit poursuivre la navette parlementaire » précise Le Monde

Le texte retournera à l’Assemblée nationale pour un nouvel examen, en plein tumulte sur le budget 2026 dont les débats risquent fort d’être animés pour le moins,et si des désaccords persistent, une commission mixte paritaire (CMP) pourrait être convoquée pour tenter de trouver un compromis entre les deux chambres.

Alors non, ceux qui racontent que grâce a une loi sortie des oreillettes, le texte après son passage au Sénat est définitivement adopté se trompent.

Pas plus l’entourage de la ministre assise au grand  banquet londonien à côté d’Emmanuel Macron comme à réussi à le capturer l’instant… 

Selon le plan de table, le roi Charles III est assis entre la ministre française de la Culture Rachida Dati et le président Emmanuel Macron. La princesse Kate, qui avait récemment annulé sa présence aux courses hippiques de Royal Ascot a pris place à la droite du président français. Face à eux, la reine Camilla, entourée du ministre français de la Défense Sébastien Lecornu et de Brigitte Macron. L’épouse du président est assise à gauche du prince William. (*)



Que certains « sachants » sur les réseaux sociaux qui racontent que cette dernière aurait réussi à se servir d’un vieux texte pour éviter le retour à l’Assemblée !




jeudi 10 juillet 2025

Voilà à quoi conduisent les mensonges de l’Arcom: Ernotte dénonce l’accord collectif ce 10 juillet 2025.

Voilà à quoi conduisent les mensonges de l’Arcom: Ernotte dénonce l’accord collectif ce 10 juillet 2025.

La CGC Audiovisuel dénonce à nouveau les manips ernotto/arcomienne qui aboutissent à la dernière partie de la casse organisée depuis 10 ans pour finir par la démanteler comme la SFP en son temps. Pour ce faire dans un premier temps, le syndicat saisit la justice afin de faire invalider au pénal le troisième parachutage de l’orange à France Télés. 

« Dénoncer » c’est « annoncer la rupture », nous dit le dictionnaire. 

C’est probablement ce que l’Arcom qualifie dans  sa mensongère justification d’« engagements pris par Ernotte qui ont fondé sa décision, d’associer, par un dialogue social actif, l'ensemble des salariés de l'entreprise à l'évolution de son accord collectif, de ses métiers et de ses effectifs; pour inscrire dans la durée sa responsabilité sociétale et son ambition environnementale » ?!

cette mascarade intervenue le 14 mai et publiée au JO conduisant donc au triple parachutage de l’ex-Orange à France Télévisions, la CGC a décidé par tous les moyens de la combattre, à commencer par l’annulation au pénal de cette dernière.





La France du mensonge et de la calomnie…vous êtes bien sur France Télévisions !

La France du mensonge et de la calomnie…vous êtes bien sur France Télévisions !

Hier, en conférence de rentrée des programmes, elle chargeait tout le monde Emmanuel Macron y compris, d’avoir fait mourir la démocratie « Nous devons être à la hauteur de la situation de « policrises » qui s’imposent à nous. Mieux. Nous devons à notre échelle, apporter des solutions pour contribuer à la réconciliation du Pays ». 

Autrement dit « Le Pays est dans le déni et les fractures se sont creusées en France ces 10 dernières années. La faute à qui ? » Au Chef de l’État a l’entendre : il est temps de faire baisser la fièvre qui s’est emparée de notre démocratie »

En somme d’accuser pêle-mêle Emmanuel Macron et nombre de ses homologues européens voire mondiaux, de souffler sur les braises:  « Beaucoup sont à l’heure de ces angoisses, les attisent, les creusent, les fracturent. Nous ne céderont pas à cette facilité car notre responsabilité est inverse.

En quelques mois de l’autre côté de l’Atlantique, l’audiovisuel public a été rayé d’un trait plume par Donald Trump et a été attaqué par Javier Milei. 

Plus proche de nous, il continue d’être menacé en Hongrie et en Italie par Victor Orbán  et Georgia Meloni. 

Regardez l’Italie, lorsque la télévision publique est reprise en main, c’est la Culture, tout entière qui agonise et c’est la Démocratie qu’on affaiblit. 


Le ministre des affaires étrangères a dû s’étrangler en lisant les élucubrations ernotiennes tout comme Politique qui produit un mot de ce que raconte l’ex-Orange qui fanfaronnait encore : « Nos audiences sont au plus haut sur toutes nos chaînes et notre plateforme a déjà battu son record olympique. »

Comment peut-on rajouter autant de bobards et  combien y a-t-il encore d'andouilles pour les gober  ?« Nos audiences sont au plus haut …Notre JT, notre emblème, est le plus rassembleur… »!!!

Des craques pour la rue de Valois et quelques affidés, vite démentis par la réalité des chiffres d’audience d’hier soir, quelques heures après « la grande conférence de rentrée «  du ministre des affaires étrangères…. Oh pardon, on me dit dans l’oreillette que c’était la conférence de presse d’Ernotte pour la rentrée pas celle de Jean-Noel Barrot !

La réalité des chiffres est cruelle: 
JT TF1 : 32,4%
JT F2  1ere partie : 19,4%
2eme partie : 16,7% 

Le JT de TF1 fait donc le double d’audience que celui de F2 . À part ça tout va très bien, tout va très bien et Ernotte continue de distiller ses sornettes tous azimuts ici et là sans que personne ne s’en offusque ou siffle la fin de la partie !

Le bateau sombre mais l’urgence reste de sauver les 260.000 emplois des sociétés privées de production dont les contrats ont tous été renouvelés. Pas un mot hier pour les emplois de FTV. Emplois qu’elle a décidé de sabrer en dénonçant l’accord d’entreprise.

Le bateau sombre mais l’ex-Orange a choisi dans le virtuel pour tenter de créer du réel. Le bateau coule mais la direction ne pompe que les idées des autres .C’était déjà le cas avec ICI , titre pompé sur Radio Canada.

La pompe à finances ne fonctionne que pour les grosses sociétés amies dont les émissions ont été reconduites et amplifiées malgré les coupes budgétaires. « C confirmé ! »

Le bateau sombre depuis longtemps mais Ernotte  lance un nouveau slogan :

LIBERTÉ 
ÉGALITÉ 
FRANCE.TV

Toute ressemblance avec le slogan de F24 est fortuite.
LIBERTÉ 
ÉGALITÉ 
INFORMATION.

mercredi 9 juillet 2025

Les pouvoirs publics doivent débarquer Ernotte sur le champ après ses attaques contre le Pays, Giorgia Meloni, l’Europe, le monde et leurs dirigeants.

Les pouvoirs publics doivent débarquer Ernotte sur le champ après ses attaques contre le Pays, Giorgia Meloni, l’Europe, le monde et leurs dirigeants.

Le nombre de réactions indignées après les propos de Delphine Ernotte, tenus ce 8 juillet en conférence de rentrée, est aussi hallucinant que la teneur de ces derniers. 

Du jamais vu et du jamais entendu, sans aucune retenue et  surtout sans aucune réserve. 

"Elle nous fait honte" s'emporte ce fin politique.

Certains n’hésitent pas à les qualifier de  « scandale d'État » au nom de qui elle parle mais aussi légalement de « trahison », à force de salir le Pays comme elle le fait et à exiger le limogeage immédiat avant le 22 août prochain, de celle qui les a prononcés en oubliant de surcroît qu’elle était aussi en charge de l’UER dont les dirigeants de l’Italie et de la Hongrie, entre autres, sont nommément traînés dans la boue.

Ne pas le faire, serait montrer justement au monde, à commencer par nos voisins, qu'elle peut insulter qui elle veut sans la moindre réaction !

Le blog CGC Média vous propose de découvrir le verbatim d'une petite partie de ces intolérables délires...assénés publiquement, rappelons-le, dans une conférence de presse :

« L’audiovisuel public est à la Une. Jamais les Français ne se sont autant réunis autour de leur média public que ces dernières années et jamais nos écrans n’ont autant résonné au même rythme que la société et des battements du monde. Nos audiences sont au plus haut sur toutes nos chaînes et notre plateforme a déjà battu son record olympique.

Il faudrait nous en réjouir mais trop souvent c’est l’inquiétude qui prend le pas.

En quelques mois de l’autre côté de l’Atlantique, l’audiovisuel public a été rayé d’un trait plume par Donald Trump et a été attaqué par Javier Milei. 

Plus proche de nous, il continue d’être menacé en Hongrie et en Italie par Victor Orbán  et Georgia Meloni. 

Regardez l’Italie, lorsque la télévision publique est reprise en main, c’est la Culture, tout entière qui agonise et c’est la Démocratie qu’on affaiblit. 




Ici en France, les débats autour du projet de loi audiovisuel ne cessent de rebondir et certains continuent à rêver de privatisation et font de ce projet un étendard politique. 

Dans ce maelström, nous avons conscience à France Télévisions de notre responsabilité. Elle est de porter sur nos écrans, quelques unes des grandes valeurs qui fondent nos sociétés européennes. Le choix de la démocratie qui se nourrit de la voix de toutes les opinions, la croyance dans notre capacité à vivre ensemble et la foi dans la science. La liberté de créer et d’informer en toute circonstance.

Nous devons être à la hauteur de la situation de « policrises » qui s’imposent à nous. Mieux. Nous devons à notre échelle, apporter des solutions pour contribuer à la réconciliation du Pays.


On entend souvent dire que nous vivrions dans un monde de plus en plus incertain, de plus en plus imprévisible. J’en suis pas si sure.

Le déni souvent l’emporte sur notre raison collective. Nous savons que nous ne pourrons pas limiter le réchauffement à 1,5° et que le mur du dérèglement climatique avec son cortège de canicules et de catastrophes, se dresse devant nous. Tous les scientifiques l’ont établi.

Nous savons que la paix relative que nous avons connue et le système international né après 45 est en train de voler en éclat sous les coups de butoir de quelques grandes puissances.

Nous savons que l’Europe souffre de son déclassement dans le concert des nations.

Nous savons que le creusement des inégalités, le déclassement et le ressentiment des classes populaires et moyennes font le lit des populismes.


Oui, le monde qui est et qui vient peut légitimement faire peur. Beaucoup sont à l’heure de ces angoisses, les attisent, les creusent, les fracturent. Nous ne céderont pas à cette facilité car notre responsabilité est inverse : Trouver des espaces de réconciliation pour toujours servir l’intérêt général.
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France Télévisions est le bien commun de tous les Français, et cela nous engage à unir, à rassembler, à mélanger, à créer des moments d’être ensembles au-delà des solitudes. Il nous oblige à produire du collectif dans une société rongé par la montée de l’individualisme et maintenant des libertarismes.

Nous croyons à la force du contrat qui nous lie à nos concitoyens car notre raison d’être trouve ses racines au cœur du pacte républicain. 

Nous l’avons résumé ainsi, liberté, égalité, France.tv.

Liberté de créer, d’informer et d’enquêter, quel qu'en soit le coût , les coûts qu’elle peut nous valoir. 

Égalité pour faire de nos écrans, une France dans laquelle chacun se reconnaît. 

Fraternité et solidarité pour donner corps à se creuset français qui nous relie.


Beaucoup, nous interrogent sur la place qu’aura la technologie dans les cinq prochaines années. Il est certain que l’IA (l’intelligence artificielle ) va marquer une profonde rupture dans la manière de produire la télé, nos processus, nos manières de faire et de partager l’information. Les contenus ne seront plus les mêmes en 2030. 
Face à cette révolution qui a déjà commencé, nous ne sommes ni technofans, ni technophobes (?!) mais lucides. 
Le changement qui arrive représente un immense défi mais il peut aussi permettre de se réinventer, car ses conséquences ne se borne rompt pas à France Télévisions, mais toucheront l’ensemble de notre écosystème. L’intelligence artificielle sera d’une relation partagée, aussi bien en interne avec les salariés et au-delà, et elle devra aussi être débattue avec nos partenaires, auteurs et producteurs, notamment au sein de la filière audiovisuelle.

Nous serons les premiers à oser les ruptures et sortir du carcan des habitudes mais nous refusons de nous laisser dicter nos choix et notre comportement par les gens de la TEC; Parce qu’enfin qui est Monsieur selon Musk pour dicter au monde ce qu’il doit voter, faire et penser ? 

L’Europe doit se ressaisir et s’approprier l’enjeu de la souveraineté numérique que ce soit au nom de l’IA, de la data ou des réseaux sociaux, nous ne pouvons pas nous laisser confisquer notre espace public par les apôtres de la dérégulation, eux-mêmes tenants de vérités alternatives. Ce règne du faux, cette  topo à leurs algorithmes dans un espace où tout se vaut. (Incompréhensible !!)


Alors cela soigne peut-être leur cours de bourse mais ils rendent malade notre espace public.
 
Il est temps de faire baisser la fièvre qui s’est emparé de notre Démocratie.

Il est temps de mettre un terme à ces attaques ciblées tenues évidement au nom de l'État répétons-le et débarrasser enfin la télé publique de celle qui les tient et les propage, après s'être autoproclamée reine d'un monde perdu et d'une Démocratie qui pour elle n'existe plus.