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mardi 5 mai 2026

Ce matin l'ex-Orange s'en est donnée à cœur joie en CSE Central pour flinguer le rapport Alloncle et acter l'enterrement de la télé linéaire.

Ce matin l'ex-Orange s'en est donné à cœur joie en CSE Central pour flinguer le rapport Alloncle et acter l'enterrement de la télé linéaire.

C’est une propagande dans toute l'acception du terme que Delphine Ernotte est allée chanter devant les élus. Après avoir adressé un mail de propagande à l'ensemble des salariés pour y dérouler son narratif qui n'a évidement rien à voir avec la réalité (*), elle a comme de coutume entonné ce refrain éculé auquel plus personne ne croit sur l'air de "L'État comme certains parlementaires ne peuvent pas vous attaquer impunément, je suis là ! 

En plus de se victimiser, elle a quasiment acté la mort de la télé linéaire et mis en avant cette stratégie mortifère « streaming first » :  priorité au numérique (france.tv et réseaux sociaux) avec le rôle de "vitrine/promotion pour toucher un large public et driver vers les plateformes".

Sur sa lubie  du « streaming first » et la réorganisation (début 2026), elle a redit qu'il s'agissait là de la plus importante réorganisation du groupe depuis 20 ans  : « J’engagerai dès ce mois-ci la plus importante réorganisation du groupe depuis vingt ans. Celle qui mettra le numérique au cœur de nos activités. Elle fera du streaming et de notre présence sur les médias sociaux la part principale de notre activité. » 

Les caisses sont vides mais bon !! Le but est de devenir un « média nativement numérique » face au recul du linéaire (qui ne serait plus dominant d’ici 2030)". Elle a ressassé que cette politique des partenariats (YouTube pour l’info, Amazon Prime Video, etc.) pour toucher les jeunes et les publics éloignés du linéaire traditionnel.

Elle a martelé "le rôle du linéaire comme « vitrine » / tremplin pour le numérique et les réseaux sociaux"...et a explicitement décrit les chaînes linéaires comme une formidable vitrine pour promouvoir les contenus et les rendre accessibles au plus grand nombre, y compris ceux nés sur le numérique, en insistant sur les recettes pub que cela allait "générer".

Que du vent évidemment.

Les chaînes linéaires seront pensées pour promouvoir les contenus et les rendre accessibles au plus grand nombre, y compris ceux nés sur le numérique: " Il faut bel et bien penser nos canaux linéaires comme une formidable vitrine de ce que France Télévisions fait de mieux, pour rendre ces contenus accessibles au plus grand nombre. » 

En résumé, pour Ernotte :

  • Streaming first = priorité stratégique (france.tv + réseaux sociaux au centre).
  • Le linéaire ne disparaît pas mais devient un outil de promotion large (« vitrine ») au service du numérique et des plateformes.

S'agissant du rapport Alloncle elle a comme dans son message interne, tapé allègrement sur son rapporteur dont les oreilles ont largement dû siffler. Son propos comme dab, contient plusieurs approximations, omissions ou contournements de la réalité, surtout sur l’impartialité, la gestion et le contexte du rapport. 

Voici quelques exemples :

1. Sur l’impartialité et le « débat qui n’a pas eu lieu »

Ernotte affirme que le débat n’a reposé que sur des généralisations, caricatures et extraits tronqués, et que les propositions du rapporteur sont « écrites d’avance » pour affaiblir le service public.

Foutaises: la commission d’enquête (lancée fin 2025, rapport Alloncle publié le 5 mai 2026) a auditionné de nombreux acteurs pendant six mois. Des témoignages (ex. Patrick Sébastien, Jacques Cardoze, etc.) ont pointé des dysfonctionnements concrets : conflits d’intérêts, pantouflage vers la production privée, avantages en nature, etc. 

Des biais éditoriaux récurrents sont pourtant documentés depuis des années : surreprésentation de certaines sensibilités (progressistes sur les questions sociétales, immigration, climat, etc.), sous-représentation d’autres (ex. critiques de l’immigration ou du multiculturalisme). Les déclarations d’Ernotte elle-même (« télévision d’hommes blancs de plus de 50 ans, il va falloir que ça change » ou qualifier CNews de « chaîne d’extrême droite ») montrent un positionnement partisan qui contredit le discours de neutralité absolue.

La Cour des comptes, l'IGF et des observateurs indépendants ont souvent critiqué le manque de pluralisme réel, malgré les obligations légales. Dire que « nous n’appartenons ni à un camp » sonne creux quand la direction exprime publiquement des jugements politiques clairs.

Le débat est légitime (elle le reconnaît), mais elle le présente comme une attaque orchestrée plutôt que comme un retour sur des dysfonctionnements mesurables (audiences en déclin relatif sur certains segments, concurrence de TikTok, YouTube (avec qui elle a signé une espèce partenariat) etc..

2. Sur la gestion et les « marges de progrès »

Elle annonce des mesures (réduction frais de taxi, fin véhicules de fonction, révision hébergement Cannes, prévention conflits d’intérêts) et dit suivre les recommandations de la Cour des comptes de septembre 2025.

Du pipeau en hors sol majeur...

•  Ces mesures sont souvent cosmétiques et tardives. La Cour des comptes a décrit une situation financière « critique » et « non soutenable » : déficits cumulés (autour de -80 à -256 M€ selon les périmètres sur 2017-2024), trésorerie négative, capitaux propres sous la moitié du capital (risque de dissolution sans recapitalisation de l’État).

•  La dotation publique a augmenté sous sa mandature (environ +136 M€ entre 2015 et 2024 selon des critiques) malgré ses ridicules dénégations sous serment que Charles Alloncle n'a pas hésité à qualifier de parjures (LCP ) et les 2.300 départs intervenus et surtout son discours d’économies seriné à la Représentation nationale depuis 10 ans. Les rigidités RH, avec entre autres selon le rapport de la rue Cambon, les 3à plus gros salaires entre 200.000 et 300.000 et les 20 suivant entre 100.000 et 200.00€ sans compter les avantages en nature ont été pointés. contribuablesassocies.org 

•  Les scandales (Cannes, pantouflage, etc.) ne sont pas des « situations particulières » isolées mais des symptômes d’une gouvernance laxiste avec l’argent public.

Réduire quelques taxis ou voitures de fonction après des années de critiques ressemble plus à du damage control qu’à une transformation profonde.

3. Sur les missions et la « fierté »

Elle insiste sur le professionnalisme, le service essentiel rendu aux Français, l’impartialité, et la fierté du travail.

Contre-arguments :

•  Le service public a une mission noble (information fiable, culture, pluralisme), mais son exécution est contestée : polarisation croissante de la société, montée des médias alternatifs et de la défiance (une partie significative des Français perçoit un biais). Des contenus sur France TV Slash ou certaines émissions ont été accusés de militantisme. 

•  La transformation « streaming first » et le partenariat YouTube sont positifs en théorie, mais ils ne résolvent pas les problèmes structurels (coûts, gouvernance, biais).

•  Dire « nous appartenons aux Français » est rhétorique en plus d'être une lapalissade  : un média financé par l’impôt (la TVA) doit refléter la diversité réelle des opinions, pas seulement « telle qu’on voudrait qu’elle soit ».

En somme, le texte est une énième supercherie propagandiste. Il fait mine d'humaniser, défendre le collectif, reconnaît des « marges de progrès » sans les détailler et renvoie les critiques à une « volonté de remise en cause » politique. Un vrai boulot de "spin doctor"... du management de crise.

Mais il évite les faits durs :

•  Situation financière alarmante confirmée par la Cour des comptes (institution indépendante, pas une « fachosphère »). vie-publique.fr 

•  Problèmes récurrents d’impartialité et de gouvernance documentés par des auditions parlementaires, rapports officiels et observations publiques.

•  Manque de réforme structurelle profonde malgré des années de critiques.

Taper sur le rapporteur ne résoudra évidemment rien et ne fera qu'empirer le sentiments de Français qui en ont la clque d'une petite caste de privilégiés qui n'est jamais responsables de rien et appelle à continuer se réfugiant d'un audiovisuel fort synonyme pour eux de pompe à fric ! 

C'est pourquoi l'infirmière TV se devait une fois encore d'abreuver les salariés des ses sempiternelles balivernes. (ci-après)

(*)

Chers toutes et tous,

La publication du rapport de la commission d’enquête sur l’impartialité, l’organisation et le financement de l’audiovisuel public marque la fin de six mois particulièrement éprouvants pour notre entreprise et pour chacun d’entre nous. Je tenais donc à m’adresser à vous directement et sans tarder.

 D’abord pour vous dire ma considération et ma confiance. Chaque jour, partout sur le territoire, dans des conditions souvent exigeantes, vous faites vivre un service public essentiel. Vous informez, vous racontez, vous éclairez, vous rassemblez. Vous êtes au contact du réel, au plus près des Français, dans leur diversité. Vous le faites avec professionnalisme, avec exigence, et avec un sens profond de la responsabilité éditoriale et démocratique.

Le débat sur l’audiovisuel public est légitime. Il l’a toujours été, et il doit l’être. Parce que nos missions sont fondamentales, parce qu’elles mobilisent des moyens publics, parce qu’elles participent à la vitalité du débat démocratique et à l’accès de tous à la culture et à l’information, il est normal que la façon dont nous les menons à bien soit discutée, questionnée, évaluée.

Mais ce débat ne peut être fécond que s’il repose sur des faits établis, une analyse équilibrée, une volonté sincère de comprendre ce que nous faisons, pourquoi nous le faisons et la réalité du monde dans lequel nous le faisons. Un débat ouvert et démocratique. Ce débat n’a pas eu lieu.

Six mois durant, des situations particulières ont été généralisées. Des choix éditoriaux ont été caricaturés. Des réalités de gestion ou de marché, des parcours individuels ont été simplifiés à l’extrême. Des personnes ont été traînées dans la boue. La défiance a été distillée à longueur d’extraits tronqués sur les réseaux sociaux. Les défis colossaux qu’affrontent notre secteur et notre entreprise n’étaient manifestement pas assez intéressants pour faire le buzz.

Les propositions finales du rapporteur traduisent la suite logique d’un programme écrit d’avance : instiller le doute pour justifier la remise en cause du service public, dans son ambition ou dans son existence même.

Je veux être très claire : nous continuerons à défendre, avec détermination et sang-froid, le rôle et les missions du service public audiovisuel. Nous le ferons avec notre professionnalisme, avec notre intégrité, avec des arguments, avec des faits, avec la transparence qui s’impose à nous. Et sans nier les marges de progrès qui existent, car elles existent et nous devons les traiter avec lucidité.

Nous nous devons d’abord d’être à l’écoute des attentes légitimes qui s’expriment et apporter des réponses chaque fois que cela est nécessaire. Toute critique formulée à notre égard, d’où qu’elle vienne et quelles que soient les intentions qui l’accompagnent, mérite considération et examen de notre part.

C’est dans cet esprit que j’ai décidé de mettre en place un suivi exhaustif des recommandations et préconisations du rapport publié par la Cour des comptes en septembre dernier. C’est aussi pour cette raison que nous avons souhaité répondre, sans attendre la publication du rapport, à certaines des critiques récurrentes émises dans le cadre de la commission d’enquête. 

Nous avons ainsi décidé de réduire fortement les frais de taxi, de mettre fin aux véhicules de fonction pour les cadres parisiens, de réviser la politique d’hébergement lors du festival de Cannes ou encore de travailler à la mise en place d’une nouvelle procédure de prévention des conflits d’intérêt pour certains salariés souhaitant rejoindre le secteur de la production. L’exemplarité de l’audiovisuel public étant sans cesse à conforter, je resterai attentive aux interpellations qui pourraient nous être adressées.

Nous devons ensuite rester pleinement mobilisés au jour le jour pour remplir nos missions au service du public. L’actualité politique s’intensifie déjà en vue de 2027 et, dans un climat de violence qui se généralise, nos concitoyens ont besoin d’une information fiable, rigoureuse et impartiale. Quand certains soufflent sur les braises de la polarisation, nous sommes là pour rassembler avec rigueur et calme. Quand certains nous accusent de parti-pris, nous devons accueillir tous les points de vue, même lorsqu’ils expriment une critique à notre égard. Nous n’appartenons ni à un camp, ni à un parti. Nous appartenons aux Français. Ils attendent de nous impartialité, rigueur et indépendance. Rien ne doit nous faire renoncer à informer, enquêter, révéler. Ni auto-censure, ni militantisme.

Nous nous devons, enfin, de continuer à transformer nos offres et nos structures, qu’il s’agisse de la mise en place d’une nouvelle organisation opérant la bascule vers un modèle « streaming first », du partenariat stratégique avec YouTube qui permettra de renforcer notre engagement dans la lutte contre la désinformation, ou encore de l’évolution de nos modes de production en interne comme en externe pour gagner en efficacité par l’innovation.

Dans les semaines et mois qui viennent, le débat public va se poursuivre et probablement s’amplifier. Il nous appartiendra d’y prendre toute notre place. Nous le ferons collectivement, car c’est par le travail et l’expertise de chacun que se construiront nos réponses de média public.

Dans ces moments déstabilisants, il est plus que jamais essentiel de se rappeler le sens de ce que nous faisons. Nous avons une responsabilité particulière vis-à-vis des citoyens. Nous contribuons, chaque jour, à éclairer le débat public, à faire vivre la culture, à créer du lien. Cette mission est exigeante et je veux vous redire que vous pouvez être fiers de votre travail. Je le suis.

Sauvez France Télévisions, sauvez l’honneur monsieur le président.

Sauvez France Télévisions, sauvez l’honneur monsieur le président.

Il n’avait rien retenu des préconisations du rapport Borloo. Rien. Comme d’habitude, on range le document dans un tiroir, on fait un communiqué de presse et on passe à autre chose. Mais cette fois, ce n’est plus possible.

Pendant six mois (amputés de presque deux), une commission d’enquête parlementaire a disséqué l’audiovisuel public, France Télévisions en particulier. Ce qui en est sorti n’est pas une simple note de gestion : ce sont des révélations qui restent en travers de la gorge des Français. Gaspillages, copinages, propagande à peine déguisée, salaires indécents, gestion catastrophique, mépris du contribuable. 

Tout y est passé. Les Français ont vu. Les Français ont entendu. Les Français n’oublieront pas. et toutes les vidéos comme leur compte-rendu seront là pour leur rappeler.

Aujourd’hui, la maison brûle. Audimat en berne, confiance publique effondrée, dette abyssale, et une ligne éditoriale qui colle de plus en plus à une pensée unique. Pour sauver ce qui peut encore l’être, il n’y a plus qu’une solution, une seule, aussi évidente qu’au Louvre quand la statue menace de tomber : accepter la démission de celle qui l’a elle-même déboulonnée. Celle dont l’échec est désormais indissociable du sien. 

La garder, c’est assumer personnellement le naufrage. C’est dire aux Français : « Je m’en moque, je protège un petit club très fermé. » C’est choisir le clan contre l’intérêt général.

Les Français ne pardonneront pas. Pas cette fois. Pas après le « en même temps », pas après les promesses de réforme, pas après le grand barnum du « nouveau monde et la big bang annoncé » après avoir qualifié en 2017, la gouvernance de France Télés de "Honte de la République" pour finir en vieux monde recyclé. 

En 2027, les comptes seront rendus. Et si le clan persiste à vouloir sauver les meubles en couvrant l’incompétence, il risque fort de tout perdre. Absolument tout.

L’heure n’est plus aux petits arrangements ni aux entourloupes. 

La décence commande un geste clair : une Louvrière. Pour France Télévisions. Pour les Français qui la financent et accessoirement pour ne pas être accusé d’avoir sacrifié la télévision publique à une caste.

Le peuple regarde et sa mémoire est longue.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

lundi 4 mai 2026

Pour Ernotte après la prime de performance, la prime à la banqueroute ?

Pour Ernotte après la prime de performance, la prime à la banqueroute avec les intérêts du contribuable ?!

Ah, l’ex-Orange qui a transformé France Télévisions en un paquebot en perdition où la seule performance réellement mesurable reste la capacité à creuser le déficit tout en donnant des leçons de morale au pays et récemment en chef de guerre qui parle aux états-majors européens !

Pendant dix ans, elle a eu les mains libres, des budgets confortables malgré ses dires et les copains bien placés. Dix ans de promesses de réforme, de « modernisation », de « recentrage sur les missions de service public ». Résultat ? Des coûts qui explosent, une audience qui s’effondre chez les jeunes, des accusations de partialité à répétition, et un mille-feuille administratifque même un rapport parlementaire arrive à faire passer pour un scandale de gestion publique.

Et maintenant ? Catherine Pégard la convoque comme une collégienne qui n’a pas rendu son devoir. Le comble de l’humiliation : on demande à celle qui a piloté le naufrage de sortir soudainement les gilets de sauvetage qu’elle avait soigneusement rangés au fond de la cale.

On imagine la scène. Ernotte, après avoir touché sa prime de performance (parce qu’évidemment, dans le service public, on est toujours performant quand il s’agit de dépenser l’argent du contribuable), se voit aujourd’hui proposer la prime à la banqueroute : « Allez, soyez gentille, faites maintenant ce que vous avez passé dix ans à éviter. »

C’est beau, la France d’en haut. On nomme une cadre d'Orange pour « piloter » l’audiovisuel public en s'asseyant sur les dispositions légales de 2013 voulues par Hollande, on la laisse accumuler les strates de dépenses inutiles, on tolère les dérives et quand la machine tousse trop fort, on fait mine de s’étonner. Puis on lui demande, avec le sourire de la ministre fraîchement nommé, de réparer ce qu’elle a patiemment contribué à déglinguer.

C'est une insulte à l'intelligence collective et Ernotte n’est pas une exception, elle est le symptôme. Celui d’une caste qui considère que l’échec coûteux est une compétence et que le contribuable est une vache à traire infiniment. Pour un petit clan,  il n'est donc pas question de perdre le jouet, les postes, les indemnités et surtout l’impunité.

Alors bravo pour la convocation. Mais à ce stade, ce n’est plus une réforme qu’il faut. C’est un constat de faillite en bonne et due forme avec une seule et unique solution "le big bang que celui qui va laisser la place en 2027 avait annoncé....et bien évidemment en changeant la donne donc en que ce qui vaut pour Le Louvre vaille enfin pour France Télévisions avant que le service public ne sombre définitivement.


Le rapport intégral c’est pour mardi…et l’Outremer dans tout ça ?

Le rapport intégral c’est pour mardi…et l’Outremer dans tout ça ?

Alors qu’il se murmure que la publication du rapport sur la commission d’enquête concernant l’audiovisuel public qu’une caste de l’entre-soi a tout fait pour torpiller, pourrait bien être décalée de lundi à mardi 5 mai, Balthazar nous a fait part de ses frustrations et de ses regrets.


Non, Charles Alloncle n’a pas eu le temps d’aborder les problèmes de l’Outre-mer lors de la commission d’enquête sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public »…et  pourtant il y aurait beaucoup à en dire. Aucune trace malheureusement dans les comptes rendus publics, articles ou synthèses de discussions spécifiques sur les problématiques ultramarines que l’ex-Orange a considéré à peu près comme la cinquième roue du carrosse (La 1ère, réseaux ultramarins de France TV/Radio France). Pas de convocation dédiée des dirigeants ultramarins ou de thèmes liés aux « Premières » traités en séances. 

​​Avant ce mardi 5 mai, Balthazar avait tout de même envie d’apporter sa collaboration. Il parle d’un symptôme pourri d’un système qui gangrène tout le Pôle Outre-mer jusqu’au siège à Paris…et que tout le monde connaît , à commencer par celle que la « dame du Majestic » a placée à la tête du Pôle. La vraie question n’est plus « est-ce que c’est vrai ? », elle est « jusqu’à quand va-t-on continuer à couvrir ça ? »

Voici à titre d’exemple, un des derniers tours de passe-passe advenu dans l’un des départements ultramarins. Les faits sont accablants. Un administrateur de production qui n’administre quasiment rien : ni réunions, ni suivi, ni pilotage mais qui produit des magazines, engage de l’argent public, empoche salaire, titre et droits d’auteur propulse sans expérience, sans formation, sans concours, des chargés de production et coordinateurs aux liens familiaux bien commodes. Un adjoint au directeur taillé sur mesure pour un seul homme. Liens, faveurs, népotisme pur et simple : appelons un chat un chat.

D’autres cumulent avec leur propre société de production, en toute opacité en plein conflits d’intérêts sans que cela ne choque personne !

Le résultat ? Un management fantôme, des règles à géométrie ultra-variable, une incompréhension totale et un sentiment d’injustice qui pourrit l’ambiance. Ceux qui bossent vraiment encaissent les arrêts maladie, l’épuisement, les démissions. 

Casse humaine en direct. L’audit financier lui-même s’est heurté à un mur : impossible d’obtenir les infos. Ceux qui devraient répondre se taisent, ceux qui travaillent trinquent. RH ? Invisible. Psychologue du travail qui pointe les problèmes ? On ne cherche même plus à la joindre. On préfère étouffer plutôt que guérir.

Et malgré tout ça, on nous serine que tout va bien. Quand tout est dans le rouge et qu’on affirme le contraire, ce n’est plus de l’aveuglement, c’est un choix assumé de protection. Un système qui a déjà produit d’autres scandales, d’autres drames, comme l’affaire Gérard Guillaume encore dans les mémoires poussé au suicide par des dirigeants pointés du doigt par la justice dans une première condamnation.

Alors oui, la question est brutale : qui couvre ? Qui protège ? Et pourquoi ? Tout le monde voit mais surtout personne ne parle, et ça continue.

Assez. Il faut maintenant de vraies investigations indépendantes, sans filtre, sans copinage, pour que la lumière soit faite et que chacun, enfin, rende des comptes.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​..autrement dit avec une nouvelle tête à France Télés mais surtout de nouvelles pratiques pour en finir avec ce système de clans.  


dimanche 3 mai 2026

L’hypocrisie style décontracté…Les Français, vous dites ?!

L’hypocrisie style décontracté…Les Français, vous dites ?

On les voit, radieuses, complices, posées comme des amies de toujours pour les pages glacées de Closer : Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationaleet Najat Vallaud-Belkacem, fraîchement parachutée à la Cour des comptes après une carrière politique en dents de scie. 

Sourire sur commande, mise en scène millimétrée.  L’entregent parisien dans toute sa splendeur.

Pendant ce temps, sur CNews la même YBL tacle Charles Alloncle (*) « Trop dans la lumière » dit-elle, trop médiatique, trop visible. Il faut oser !!

 Celle qui a passé des années à soigner son image, à enchaîner les plateaux et les couvertures, ose donner des leçons de discrétion. Que fait-elle sinon continuer aujourd'hui le même ballet grotesque avec la femme du président PS de l’Assemblée nationale.

La même qui donne des leçons au rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, pose effectivement en tandem avec une ex-ministre socialiste le  magazine people. La même qui sait parfaitement que dans ce microcosme, la visibilité est le nerf de la guerre, la monnaie d’échange, l’oxygène.

Dans son interview avec Laurence Ferrari  (*), elle lâche, docte : « Moi j’attends de mes parlementaires qu’ils ne se mettent pas dans la lumière » comme si ils lui appartenaient !!! 

(*) 

https://youtu.be/5EW5mf_IXKs?is=BDwUD0zwQWsO62z2

C’est toujours le même refrain de la caste : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais. » Restez dans l’ombre, vous, les petits parlementaires.

Nous, on gère les projecteurs, les réseaux, les unes de magazines, les amitiés transversales qui sentent bon le renvoi d’ascenseur. On est au-dessus des contingences que l’on impose aux autres...."

Ce petit monde de l’entregent ne déteste pas la lumière. Il la déteste quand elle n’est pas braquée sur lui. La discrétion, ils la prônent comme un sermon dominical, juste avant de rappeler leur attachée de presse pour caler la prochaine séance photo.

Pathétique et tellement grotesque.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

samedi 2 mai 2026

« La Farine de la Trahison » en terre picarde. Quel spectacle !

« La Farine de la Trahison » en terre picarde. Quel spectacle !

Amiens, Picardie. Olivier Faure défile quand une volée de farine s’abat sur lui. « Casse-toi, sale traître ! » crient les manifestants. Visage blanchi, le patron du PS incarne soudain une gauche déconnectée.

Amiens, Picardie, ce 1er mai 2026. Le vent du nord porte encore l’odeur de la baguette fraîche et de la colère populaire.

En Picardie, terre ouvrière et de mémoire, la nouvelle fait mouche. Quatre députés socialistes ont voté contre la publication du rapport Alloncle sur l’audiovisuel public : contre la transparence, contre le débat sur la neutralité et surtout le financement de l'audiovisuel public avec l'argent public.

Les conversations fusent dans les bistrots et sur les marchés :

"Ils protègent leur télé comme un fromage pendant qu’on galère."

- "Peur que le peuple voie la partialité et surtout qui arrose qui ? Trahison."

L’enfarinage devient symbole : une caste qui préfère cacher les conclusions plutôt que d’éclairer le débat. 

Imaginez la scène : Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste, défile aux côtés du maire socialiste d’Amiens et de quelques élus locaux, brandissant les étendards usés d’un parti qui se veut encore « de gauche ». Soudain, une volée de farine blanche s’abat sur lui comme un jugement populaire. « Casse-toi, sale traître ! » hurlent les manifestants. Le visage blanchi, la cravate poudrée, il incarne soudain le spectre d’une gauche qui perd ses repères.

La colère picarde...

En chœur, le jeune précaire du bassin de la Somme et l’ouvrier retraité à Amiens : "Le PS qui bloque un rapport sur le fonctionnement de la télé publique, alors que tous les Français ont vu les auditions en direct sur tout un tas de gabegies enfin mises à jour? Pendant ce temps, on nous parle de pouvoir d’achat et on voit les mêmes têtes bien-pensantes nous rouler dans la farine !...Faure enfariné ? Ce n’est pas de la violence, c’est de la justice poétique." 

La Picardie, fière et rugueuse, n’aime pas les leçons de morale venues d’en haut. Elle voit dans cet enfarinage le symptôme d’une exaspération plus large : une gauche institutionnelle qui protège ses institutions (médias, administrations, subventions) pendant que le peuple galère. 

Le vote des 4 députés PS devient, dans les conversations, le symbole d’une caste qui préfère l’entre-soi à la vérité. 

La prise de parole de Boris Vallaud tentant de justifier l'injustifiable avec ses côtés celle qui l'a visiblement poussé à s'exprimer au nom de tous, ils la trouvent hors sol comme beaucoup d'autres de leurs prises de position.  "Il y a peu de chance celle-là qu'elle soit réélue en 2027 avec des voix de gauche...les Français ont de la mémoire" lance même une femme particulièrement remontée.

La leçon est cruelle, certes mais elle traduit assez bien le ras-le-bol d'une France qui décline à la vitesse grand V ...Quand on vote contre la lumière, on finit souvent couvert de poudre blanche sous les huées.


vendredi 1 mai 2026

RAPPORT ALLONCLE : DES POSTURES AU RÉSULTAT — CE QUE LE VOTE RÉVÈLE

RAPPORT ALLONCLE : DES POSTURES AU RÉSULTAT — CE QUE LE VOTE RÉVÈLE

Entre promesses, revirements, menaces, attaques, sarcasmes et enfin décision finale...chacun comprendra mieux le climat délétère que la rapporteur a dû affronter durant l'intégralité de cette commission d'enquête sur l'audiovisuel public.  


Notre ami Balthazar qui observe toujours à distance respectable - non par malice, mais par méthode - fait un point avant la parution du rapport dit Alloncle, le 4 mai prochain,  après son adoption formelle en commission d'enquête.

Il illustre avec brio, le lancement de la mini série dont chacun attend avec impatience le dénouement après ces 6 mois de tensions en tous genres et en coups bas de toutes sortes...

En politique, ni le bruit, ni les coups d’éclat, ni les zones d’ombre ne disent la vérité. Tout se joue dans l’écart entre ce qui se dit et ce qui se fait. Ces derniers temps, cet écart s’est transformé en gouffre difficile à masquer. Il y a les faits et puis il y a la manière de les raconter à sa sauce.

Au lendemain des récits du Canard Enchaîné et de Marianne, le vote sur le rapport Alloncle ne se lit pas tout à fait de la même façon. 

D’un côté, la scène captée : sortie de commission, tension palpable. La députée socialiste Ayda Hadizadeh lance au président Horizons Jérémie Patrier-Leitus : « Vous nous avez lâchés en rase campagne. » La phrase claque. Elle ne se discute pas, elle accuse. Une promesse aurait été faite… et elle n’a pas tenu au moment décisif ! Cette séquence révèle une époque où l’écart entre la parole et le vote n’est plus un accident, mais une véritable méthode. 

De l’autre, Marianne décrit les coulisses : un week-end d’appels frénétiques, de tractations intenses, de tentatives désespérées pour faire basculer le vote. Une ligne défendue jusqu’au bout… avant de se fracasser sur le résultat

Désormais, les déclarations de Charles Alloncle sur CNews apportent une clé décisive. Selon le rapporteur, le clan Attal a raté son coup pour une raison simple et cynique : Gabriel Attal a annoncé l’abstention de son groupe en sachant pertinemment que cela ne suffirait pas à bloquer le rapport. Il connaissait les équilibres de voix. En s’abstenant plutôt qu’en votant clairement contre, il a cherché à préserver une image de modération tout en laissant le soin aux autres de tenter d’étouffer le travail. Un calcul qui s’est retourné contre lui puisque le rapport a été adopté de justesse, malgré la manœuvre. 

Charles Alloncle l’a dit sans détour de celles et ceux qui ont mis la pression pour censurer constats et recommandations : « ce sont des gens qui ont un problème avec la démocratie et avec le pluralisme ».

Deux récits. Même vote. Même homme au centre mais plusieurs niveaux de lecture qui s’entrechoquent. Ils sont de plus en plus nombreux à présent les observateurs qui s'interrogent sur certains liens entre membres de la commission et l’écosystème qu’ils étaient censés examiner. 
Le parcours passé d’Ayda Hadizadeh au sein de structures liées à l’audiovisuel public nourrit, chez beaucoup, des questions sur d’éventuels conflits d’intérêts ou recoupements de trajectoires. 
Erwan Balanant (MoDem) évoquait déjà un contre-rapport. 
Sophie Taillé-Polian la porte parole de François Ruffin candidat à la présidentielle de 2027 qui s'est payé le rapporteur dès la première séance, n'a pas non plus hésité à diffamer le secrétaire général de la CGC l'accusant faussement d'avoir menti. En tout cas, il n’était pas parti skier à Courchevel.
 
Le compte rendu  qui a été le plus long à sortir - trois semaines après l’audition de la CGC - et qui ne disparaîtra pas, le prouve clairement. Ce compte rendu d'où la séquence avec Ayda Hadizadeh qui indique au syndicat, qu’il devrait savoir que "dans toutes les commissions d’enquête, les questions sont transmises avant aux convoqué(e)s" a été caviardée mais qui est bien toujours sur la vidéo  qui ne disparaître pas.

Toute la gauche - si ce positionnement a encore un sens ! - elle, s’est regroupé : « Touche pas au grisbi ». Le reste, tout le monde l'aura compris. Autour du rapport Alloncle, ce n’était plus une commission : c’était un rond-point politique. Chacun mettait son clignotant, personne ne prenait la même sortie. L’un photographie l’instant de la rupture. L’autre décrit le processus : l’effort, les pressions, puis l’échec. 
(¤) 

Probablement ce que Christophe Tardieu le secrétaire générale de France Télés qui écrit des livres avec David Lisnard, lui aussi candidat à la présidentielle de 2027, qualifiait dans Télérama "cette ère de post-vérité où un mensonge répété finit par devenir une vérité" faisant référence à la commission.

Le même Tardieu qui le 13/12 était bel et bien sur CNews dans l'émission "Face à Bock-Côté" pour faire la pub de son bouquin qu'il a trouvé le temps d'écrire (¤) 

Le bobard à répétition est hélas devenu un concept politique moderne...celui qui permet de tenir une ligne… et de ne pas la retrouver au moment de voter. Qui autorise l’effort… sans jamais garantir le résultat. 
Comme le disait Jacques Chirac : "Les promesses n’engagent que ceux qui y croient." 

Certains défendent une ligne de conduite et de convictions mais sont de moins en moins nombreux.. D’autres défendent surtout la sortie de secours et c’est là que tout se joue. Vu de l’intérieur : arbitrages, rapports de force, tentatives de sabotage. 
Vu de l’extérieur : un seul chiffre, un seul vote. Le reste s’efface. Certains diront qu’il s’est battu. D’autres qu’il a cédé. La scène publique, elle, ne retient qu’une impression : la promesse non tenue, le lâchage perçu, et la manœuvre du clan Attal qui a fait pschitt.

En politique, il y a ceux qui annoncent… et ceux qui décident. Et ce ne sont pas toujours les mêmes. Au fond, le seul vainqueur devrait être un audiovisuel public réellement indépendant, neutre, irréprochable, transparent dans son financement, pensé pour tous les Français, porté par des professionnels compétents et doté d’un pilotage sain. 

Il est clair que ce rapport doit maintenant déclencher, sans délai, de véritables conséquences avec des changements de gouvernance à la hauteur des dérives pointées. La vraie question reste simple et brutale : qui rendra des comptes… et dans combien de jours ?  

La rouge courroie de transmission ernottienne s'en prend aux "lâches députés" du bloc central qui ne sont pas allés dans son sens…

La rouge courroie de transmission ernottienne s'en prend aux "lâches députés" du bloc central qui ne sont pas allés dans son sens…comme dans celui de l'ex-Orange.

Dans un de leur propagande dont ils sont coutumiers du même tonneau que celle qui, parachutée à l'été 2015, inonde les boites mails des salariés de France Télévisions, ces indéfectibles soutiens de première heure, pilonnent à présent les députés de la commission d'enquête qui ne pensent pas comme eux (*)

(*) Extrait


Ils ne sont pas contents les fervents promoteurs de la pensée unique, ceux ont il y a belle lurette  la défense des troqué "la lutte des classes" pour la préservation des privilèges d’un petit clan.

Ils viennent de traiter d’abstentionnistes lâches, les élus du « bloc central » qui refusent de s’aligner sur leur ligne directrice comme d'autres l'ont pourtant fait !

Selon les indéfectibles soutiens de la "dame du Majestic", ne pas se rouler par terre devant elle serait une preuve de couardise.

Autrement dit : « Si vous n’êtes pas assez courageux pour défendre notre machine à gaspiller l’argent du contribuable, notre usine à propagande et nos privilèges intouchables, alors assumez publiquement votre trahison. »

Encore un communiqué à vomir. On l’a lu. Et on confirme : c’est du vent militant, vide de faits et plein de victimisation.

Ils exigent maintenant que ces élus rédigent des contributions écrites, pondent un contre-rapport et se servent de la niche parlementaire du 25 juin pour que l'iceberg ne se dirige tout droit sur Le Titanic (pas l'inverse, évidemment). Parce que visiblement, pour ces donneurs de leçons, le courage politique se mesurerait à l’aune de la servilité face aux corporatismes les plus voraces du pays.

On aura tout vu : des syndicats qui vivent et cogèrent  France Télévisons depuis bien plus d'une décennie, qui bloquent signent quasiment tout ce qu'Ernotte leur met sous le nez, qui protègent l’inefficacité et l’idéologie militante, osent dicter leur conduite à ceux qui osent ne serait-ce que rester silencieux face à leur vision institutionnalisée.

La lâcheté, la vraie, c’est celle qui consiste à continuer de financer sans broncher cette machine hors de contrôle, obsolète et politisée. La lâcheté, c’est de se taire pendant que des milliards partent en fumée pour entretenir une caste qui méprise le public qu’elle est censée servir mais aussi les salariés qui n'en peuvent plus, contrairement à ce qu'ils voudraient faire croire.

Cerise sur le gâteau : Delphine Ernotte elle-même, dans Télérama, ose reprendre leur argumentaire bidon « les salariés souffrent » à cause du rapport.

Ridicule. Pathétique. Mensonger.

Les salariés ne « souffrent » pas du rapport.

Ils souffrent depuis dix ans de :

•  Une direction qui a mis l’entreprise au bord du gouffre financier

•  Des parachutes dorés à répétition

•  D'un petit groupe qui protège les copains et méprise les réalités du terrain

•  D'une ligne éditoriale devenue militante qui a éloigné le public

•  Des choix aussi incompréhensibles comme Salto, ente autres, qui ont plongé France Télés au bord de la faillite 

•  Des centaines de millions d’euros d’argent public jetés par les fenêtres 

Le pompiers pyromanes qui se sont platement excusés devant la commission pour le tract communautariste aux relents nauséabonds qu'ils avaient commis contre une journaliste de France 3 n'ont  même pas lu le rapport de Charles Alloncle qu'ils hurlent déjà : l est « mauvais », « à charge », « truffé d’erreurs » et « nourri par Bolloré ».

Classique et consternant comme toujours...

Comme d’habitude, ces rouges ayatollahs condamnent avant d’ouvrir le document. La vérité les dérange : un rapport parlementaire qui ose pointer du doigt la gabegie, le gaspillage et la gestion catastrophique de France Télévisions après dix ans de règne Ernotte. Non mais allo, quoi !

Résultat ? L’entreprise est dans le mur...et que fait Ernotte ?

Elle dénonce l’accord d’entreprise…La aussi la tactique du pompier pyromane dans toute sa splendeur. 

1.  Vous mettez le feu à la baraque par votre mauvaise gestion et votre complaisance.

2.  Vous hurlez au scandale quand quelqu’un sort l’extincteur.

3.  Vous vous posez en sauveurs en négociant à nouveau… avec vos complices habituels.

Eh oui, renégocier avec les mêmes qui lui passent les plats depuis dix ans et qui continuent de le faire avec une de leurs dernières publications où ils expliquaient ne pas être à l'origine de cette dénonciation mais devoir l'accompagner le plus vite possible et au mieux (pas des personnels, cela se saurait!)

C’est du grand art. Sauf que les Français, qui paient tous aujourd'hui l'audiovisuel public avec la TVA l'audiovisuel  en ont ras-le-bol de ne pas pouvoir lire ou comprendre sur l'étiquette ce pour quoi ils paient et la composition du produit !

Ernotte et ses proxys, ont transformé France Télévisions en machine à perdre de l’argent et à produire de la propagande. Au lieu de le lire et de répondre sur le fond, vous criez à la « chasse aux sorcières » et au « dénigrement des salariés ». Pathétique et abject.

Les vrais dénigrement, c’est celui qu'ils infligent depuis des années aux Français et au téléspectateurs. Il est temps de rendre des comptes au lieu de protéger la caste qui a saccagé l’audiovisuel public, en  se réfugiant systématiquement derrière les salariés honnêtes de France Télévisions.

Alors non, messieurs les censeurs : l’abstention n’est pas toujours de la lâcheté. Parfois, c’est simplement le dernier reste de lucidité dans un monde où le courage consiste surtout à ne plus vous céder...et si un jour,  les élus du centre trouvent enfin une colonne vertébrale, ce ne sera pas en vous obéissant, mais en commençant par vous ignorer superbement.


jeudi 30 avril 2026

Jérémie Patrier-Leitus voulait prendre la lumière, il va prendre une veste...Sa collègue Ayda Hadizadeh s'y emploie !

Jérémie Patrier-Leitus voulait prendre la lumière, il va prendre une veste...Sa collègue Ayda Hadizadeh s'y emploie  !

Ce mercredi 29 avril, Le Canard enchaîné publie un article expliquant comment "Patrier-Leitus a manœuvré en loucedé pour faire adopter le texte"

Le palmipède indique également qu'"il a eu accès à des échanges salés entre députés".

Il faut dire que la députée pro ernotienne dans les couloirs de l'Assemblée, lui avait bien savonné la planche allant même jusqu'à balancer "le fascisme ne passera pas" ! (*) tout en enfonçant le clou "La démocratie est plus sûrement défendue par ceux qui sont censés la défendre et l'abandonnent; et c'est ce qui s'est passé hier avec Jérémie Patrier-Leitus. Je pense qu'il a perdu pied, qu'il a peur de la vague des médias Bolloré, qu'il a eu peur de perdre sa circonscription"  

Avec de telles(tels) collègues qui se sont opposés à la sortie du rapport - il n'y a pas que JPL que les Français les jugeront dans 11/12 mois, il y en aura bien d'autres à commencer par les cafteurs !  - notre Pays est bien représenté !!!

Au même moment Marianne écrit une toute autre histoire "Patrier-Leitus s'est activé tout le weekend pour vote contre " en coulisses

Alors il s'est activé à faire voter POUR ou CONTRE ?

Avant de vous présenter notre  analyse détaillée de l’article du Canard enchaîné, le blog CGC média vous invite à découvrir le flingage en direct du président de la commission par Ayda Hadizadeh. (*)

https://youtube.com/shorts/pry3l0ve4bU?is=Ttl8zv4Pl-_FkLjn

Contexte général de l’article

Le Canard enchaîné relate les coulisses mouvementées de l’adoption, le lundi 27 avril 2026, du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public ».

Charles Alloncle rapporteur de la commission, a rédigé un texte très critique envers l’audiovisuel public (France Télévisions, Radio France, etc.). Le rapport contient environ 80 propositions, dont certaines jugées radicales par ses opposants (les mêmes depuis le début).

La commission, présidée par Jérémie Patrier-Leitus (député Horizons, Calvados), a finalement voté la publication du rapport par 12 voix pour, 10 contre et plusieurs abstentions. Le texte doit être rendu public le 4 mai 2026. Le Canard se concentre sur les manœuvres politiques qui ont permis ce résultat serré, plutôt que sur le contenu détaillé du rapport lui-même. 

Le ton et le style du Canard enchaîné

Comme toujours, l’article est satirique, ironique et mordant. L'hebdomadaire adopte ici un regard moqueur envers :

•  Les députés de droite (LR et UDR) accusés de « machine à polémiques ».

•  Les manœuvres du centre (Horizons et apparentés), présentés comme opportunistes.

•  Le rapporteur Alloncle, dépeint comme un personnage qui se victimise sur CNews tout en obtenant gain de cause.

•  Les jeux d’ego et les échanges WhatsApp acides entre élus.

Le titre de presse met en lumière l’hypocrisie et les calculs politiciens derrière un vote qui, selon lui, relève plus du rapport de force que d’un consensus sur le fond.

Chronologie des événements selon l’article

L’article reconstruit la séquence :

•  En amont : La présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, avait anticipé les problèmes et demandé à Patrier-Leitus de garantir la publication des auditions sur le site de l’Assemblée « en tout état de cause ».

•  23 avril : Charles Alloncle permet à certains députés (Erwan Balanant MoDem, Céline Calvez Renaissance, Ayda Hadizadeh ) de consulter son rapport sur place seulement, sans possibilité de l’emporter ou de le scanner. 

Les députés se retrouvent ensuite dans un bistrot près du Palais-Bourbon pour en discuter via un groupe WhatsApp.

•  Week-end : Discussions intenses. La gauche (emmenée par Ayda Hadizadeh) reproche à Alloncle des passages « surréalistes » (référence à une anecdote sur Ségolène Royal/Sibyle Veil et Emmanuel Macron à l’ENA, ou des insinuations sur la « connivence » entre Radio France et l’Élysée). Le rapporteur est accusé de vouloir se « victimiser ».

 Lundi 27 avril : Réunion de la commission. Patrier-Leitus fait durer la séance et prévoit initialement de faire « aller » jusqu’à 18h30 pour que le vote ait lieu après une intervention sur CNews d’Alloncle. Des échanges WhatsApp sont cités : « On ne votera pas avant 18h30. »

Le retournement décisif : Deux députés LR (Les Républicains) passent de l’abstention au vote pour. Laurent Wauquiez aurait compris que voter contre risquait de relancer des polémiques internes à la droite.

Rôle clé de Jérémie Patrier-Leitus : Initialement perçu comme plus modéré (il avait pourtant donné une interview quelques jours plus tôt où il avait annoncé qu'il voterait POUR le rapport), il finit donc par voter pour la publication. Il obtiendrait en échange le retrait de passages gênants pour lui et pour Braun-Pivet (critiques sur son poste au conseil d’administration de France Médias Monde et une attaque contre elle). 

Les personnages mis en scène

•  Charles Alloncle (rapporteur de la commission) : Dépeint comme le « méchant » de l’histoire –  très offensif dans ses questions – dont plus de 9/10 Français disent attendre le rapport, indique sur CNews avoir été victime d’un complot, en obtenant toutefois gain de cause. 

•  Jérémie Patrier-Leitus (président de la commission) : Au centre des critiques. Il est accusé d’avoir manœuvré en coulisses tout le week-end, d’avoir fait traîner la réunion, et d’avoir fini par « retourner sa veste » en votant pour le rapport après négociations. La gauche l’accuse de trahison.

Il a également fait l'objet d'un billet (¤) de la journaliste Julie Solveig particulièrement incisif.

(¤) 

https://youtu.be/K_0Se2r6gnI?is=CYSRd3IxMjDe82h7

•  Yaël Braun-Pivet : Présidente de l’Assemblée, intervient en amont pour sécuriser les auditions et bénéficie du retrait de passages critiques.

•  Députés de gauche (Ayda Hadizadeh en meneuse) : Ils s’indignent, reprochent à Alloncle de vouloir les faire « changer de groupe » et dénoncent un rapport partial. Hadizadeh est citée dans un échange musclé. (*)

•  Laurent Wauquiez et les LR : Leur basculement de deux voix est décisif. Wauquiez est présenté comme pragmatique, voulant éviter de « remettre une pièce dans la machine à polémiques ».

Les éléments satiriques et révélations

•  Le Canard indique avoir eu accès à des échanges WhatsApp et à des conversations dans un bistrot (« boucle WhatsApp »).

•  Il insiste sur le timing : Alloncle devait passer sur CNews à 18h30, et la réunion a été calibrée en conséquence (« Il a prévu CNews à 18h30. Hanouna à 18h45. Faut faire durer »).

•  Allusion à une « victimisation » calculée d’Alloncle sur CNews.

•  Critique implicite du rapport : passages « surréalistes », accusations de partialité, volonté de « recréer l’ORTF » selon certains opposants (même si l’article ne détaille pas les 80 propositions).

Portée politique plus large

L’article illustre plusieurs dynamiques de la politique française en 2026 :

•  Fragmentation : Un vote très serré (12-10) dans une commission qui reflète l’éclatement de l’Assemblée.

•  Alliance de circonstance : Droite (LR + UDR) + basculement du centre (Patrier-Leitus) contre la gauche unie dans l’opposition.

•  Guerre culturelle : Le rapport Alloncle est présenté systématiquement par les écolo-socialo-insoumis comme une attaque en règle contre l’audiovisuel public - Tu parles Charles, c'est le cas de le dire ! - et accusé de biais idéologique. Le Canard relaie d'ailleurs ce  point de vue avec ironie.

•  Opacité des commissions : Consultations limitées, négociations en coulisses, pressions sur le rapporteur pour « caviarder » certains passages.

•  Certains députés  enfin, (comme Erwan Balanant MoDem) ont annoncé vouloir produire un contre-rapport. 

En conclusion

L’article du Canard enchaîné est typique de son style : il ne fait pas une analyse de fond du rapport Alloncle (sur la neutralité, le financement ou les propositions concrètes), mais il dénonce les petits arrangements et les calculs politiciens qui ont permis sa publication malgré les tractations infructueuses, au final  !

Il présente le résultat comme une victoire tactique d’Alloncle et de la droite, obtenue grâce à un président de commission (Patrier-Leitus) qui a « retourné sa veste » (Ayda H.) après négociations et au basculement opportun de deux LR. 

Le ton est moqueur envers presque tous les acteurs, mais particulièrement acide sur les manœuvres du président qui accusait le rapporteur, quelques semaines plus tôt sur le service public lors d’interviews sur France Inter (« L’invité de 8h20 », le grand entretien du mardi 28 avril 2026)  où il déclarait : « Je me demande si Charles Alloncle n’est pas le cheval de Troie du Rassemblement national » 

Quelqu'un aurait quand même pu dire charitablement à l'intéressé qu'un cheval de Troie, c’est bien connu, ça se cache à l’intérieur du cheval en bois, ça reste invisible jusqu’au dernier moment pour surgir par surprise et ouvrir les portes de la ville à l’ennemi au cœur de la nuit...Le rapporteur, lui, ne s'est caché derrière personne...il a bien été visible pendant 6 mois, il n'y a aucun doute.

mercredi 29 avril 2026

« Charles-Henri Alloncle, sortez de ce corps » lance Erwan Balanant à Charles Consigny avocat et essayiste qui lui tient tête sur le plateau de BFMTV.

« Charles-Henri Alloncle, sortez de ce corps » lance Erwan Balanant à Charles Consigny avocat et essayiste qui lui tient tête sur le plateau de BFMTV.

C'est en toute fin d'après-midi, qu'invité de l'émission d'Alain Marschall sur BFMTV, il vient au lendemain de l'adoption du rapport pour lequel il s'est abstenu, taper à nouveau sur le rapporteur. Face à  Charles Consigny avocat et essayiste qui lui tient tête, tout en le poussant dans ses retranchements sur le coût, l’opacité ou l’utilité réelle de ces exorbitants contrats externes, il lâche « Charles-Henri Alloncle, sortez de ce corps ». On aurait cru entendre Pigasse ou Niel !

C'est le même qui, en commission, avait déjà sorti son élégant « T’inquiète, on va te régler… » à l’adresse du rapporteur

Il ne s’est pas non plus privé de balancer avec un souverain dédain pour les équipes de France Télévisions que : « Le recours à ces sociétés extérieures revient sûrement moins cher que le coût des équipes maison » Tout aussi faux que consternant. On imagine les techniciens, journalistes et ouvriers du service public ravis d’entendre qu’ils sont un luxe inutile face aux cabinets privés.

Le Finistérien a également affirmé avec aplomb, suite à une pique de l'avocat qui revenait sur les 112.000€ dépensés dans les suites du Majestic de Cannes - sans avoir la moindre idée de ce que contient le dossier pénal concernant la plainte déposée par la CGC de l'Audiovisuel que le Parquet a transmise à l'Instruction, après enquête - que « les chambres d’hôtel au Majestic n’avaient pas coûté un euro »Circulez, y’a rien à voir. L’ignorance revendiquée comme méthode de défense, c’est dingue.

On croit rêver. Au lieu de répondre sur le fond – le gaspillage, les millions envolés en prestations opaques, la sous-traitance qui coûte parfois plus cher que les équipes internes –, le parlementaire préfère l’exorcisme de pacotille. Classique pour un petit clan : quand on n’a plus d’arguments, on invoque le démon Alloncle.

Balanant entonne donc pleinement le même refrain éculé d'une majorité supposée centriste : oui aux boîtes privées, aux consultants et à la sous-traitance pour « moderniser » et « gagner en efficacité ». Pendant que d’autres y voient du gaspillage organisé, du copinage feutré et une privatisation rampante de l’État par petits bouts. 

Comme si ça ne suffisait pas, il promet un contre-rapport car il n'a probablment pas eu une minute pour faire des propositions en six mois  !? Hallucinant.

Ce qui choque le plus, c’est l’image donnée : celle d’un élu qui méprise publiquement ceux qui osent poser des questions légitimes sur l’argent du contribuable. Un parlementaire qui, dès qu’on gratte un peu le vernis du « service public intouchable », sort les griffes et les sous-entendus. Le recours systématique aux cabinets et sociétés privés devient ici une idéologie : celle du « privé est toujours mieux », même quand les factures s’envolent et que le contrôle démocratique s’évapore.

Balanant ne défend pas l’audiovisuel public. Il défend un système confortable où l’on peut continuer à dépenser sans trop de questions gênantes. Aujourd’hui, le député breton monte au créneau avec son fiel habituel. Demain, il veut sortir son contre-rapport.

Dans ses déclarations (notamment sur Franceinfo le 28 avril 2026), il utilise le « nous » (« nous allons faire un contre-rapport », « le travail ne fait que commencer pour nous », « nous allons produire un contre-document »). Cela renvoie principalement à son groupe parlementaire MoDem (Les Démocrates), dont il est issu et qui est annoncé comme travaillant collectivement à ce document. Certains articles évoquent un contre-rapport « porté par plusieurs députés, dont Erwan Balanant ». (lejdd.fr) 

Aucune source ne précise un ou plusieurs co-auteurs spécifiques en dehors du cadre du groupe MoDem (pas de nom d’autres députés d’autres groupes comme la gauche ou d’autres centristes explicitement cités comme partenaires espérés pour la rédaction). Balanant présente cela comme un travail rapide d’analyse critique des 80 propositions d’Alloncle et des sujets non traités (utilité de l’audiovisuel public face aux GAFAM et à l’IA, etc.), sans prétendre à l’exhaustivité du rapport officiel. (lefigaro.fr )

En résumé : Balanant espére écrire ce contre-rapport au nom de son groupe politique ou avec potentiellement d’autres députés opposés, sans qu’un partenaire précis hors de ce cadre soit nommé dans les déclarations et articles récents. Il s’agit du grotesque SAV politique classique après la publication du rapport parlementaire en question 

Pathétique.