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lundi 10 mars 2025

Que Martin Ajdari se rassure, la loi Ernotte/Dati ne sera pas au calendrier de l’Assemblée ce mardi, il y a tout de même plus important !

Que Martin Ajdari se rassure, la loi Ernotte/Dati ne sera pas au calendrier de l’Assemblée ce mardi, il y a tout de même plus important !

C’est demain que la Conférence des présidents se réunit à l’Assemblée pour fixer l’ordre du jour est établi par séquences de quatre semaines, dans le respect des priorités définies par l’article 48 de la Constitution.

Le projet de loi Ernotte/Dati ne sera pas plus inscrit ce mardi 11 mars qu’il ne l’était en février. le 11 février dernier lorsque  Patrick Mignola ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, indiquait au Parisien que «  le  texte concernant la réforme de l’audiovisuel – "loin de faire l’unanimité" selon une source gouvernementale -  ne figurerait pas dans la liste finale des quatre prochains mois.

C'est probablement pour faire croire que Rachida Dati garderait la main, que ce 10 mars, la rue de Valois publie le communiqué de presse suivant, indiquant la mission confiée à l'ex-de France Inter Laurence Bloch.

« Dans la perspective de la confirmation d’un nouveau débat sur le texte à l’Assemblée nationale...», écrit la ministre, sachant très bien que ce n’est pas d’actualité ! 

Ouf…Martin Ajdari n’aura donc pas à indiquer dans le descriptif de désignation que « la personne qui sera nommée à la tête de France Télévisions sera automatiquement celle qui prendra la tête du holding »

(*)

En 2020, en pleine épidémie de COVID-19, la procédure du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA devenu Arcom ) pour la nomination des candidats à la présidence de France Télévisions avait été définie dans une résolution du 26 février 2020, modifiée par la suite les 18 et 30 mars 2020 .

Rappelons qu’à l’époque ROM avait de son propre chef exclu du vote l’un 7 membres de l’instance Hervé Godechot – ils sont 9 maintenanten raison de fonctions imaginaires qu’il aurait eu à France Télés et de supposé conflits d’intérêts (*). Foutaise…Une plainte est d’ailleurs toujours pendante

Rappel :

1) Initialement, les candidatures devaient être déposées entre le 4 mars et le 2 avril 2020, par courrier ou dépôt physique au siège du CSA (Arcom à présent). [Nous sommes déjà en retard]

En raison de  la crise sanitaire, le CSA avait adapté les modalités le 18 mars 2020, en exigeant une soumission exclusivement par courrier électronique aux adresses procedure.nomination-ftv@csa.fr` et `secretariat.college@csa.fr`. La date limite a été repoussée permettant également aux candidats ayant déjà soumis un dossier de le modifier ou de le compléter d’ici cette date toujours à cause du COVID. [Ce qui ne devrait plus être le cas ! Sait-on jamais]

2)  Le CSA devait ensuite procéder à l’ouverture des dossiers de candidature et dire dans la foulée quel serait le nombre de celles et ceux qui étaient retenus

3) Le CSA rendait publics la liste des candidatures recevables ainsi que les projets stratégiques des candidats.

4) Une liste des candidats retenus pour une audition était alors  établie à la majorité des membres du Conseil.

5) Les auditions des candidats recevables serait ainsi établie, selon un calendrier fixé par tirage au sort.

6) Chaque audition, d’une durée maximale de deux heures, était divisée en deux parties :

- Une première partie publique (maximum une heure), diffusée en vidéo sur le site du CSA, où les candidats présentaient leur projet stratégique.

- Une seconde partie à huis clos (une heure), conformément à une décision du Conseil constitutionnel du 27 juillet 2000, pour des échanges plus confidentiels avec les membres du CSA.

7) Enfin la décision était rendue publique quelques jours plus tard. Cette année, l’ultime limite est fixée au 22 mai 2025

Cette procédure publique visait à garantir transparence et équité, indiquit du reste le régulateur même si certains ajustements (comme le passage au tout numérique pour les candidatures) avaient été dictés par les contraintes sanitaires de l’époque.

Personne n’imagine sérieusement que les dernières envolées du successeur de ROM "L'Arcom envisage de faire une entorse aux intentions de transparence en accordant la confidentialité aux candidats employés dans d'autres médias ou entreprises, afin de leur permettre de défendre leurs projets et de passer les auditions"  pourraient passer.

L’ensemble de la Presse et des Médias guettent avec vigilance et prêts à réagir, est-il besoin de le préciser,  l’annonce qui sera faire demain et qui devrait être logiquement identique.


Ernotte annonce sur France Culture que « Depuis 2022, les médias publics européens préparent leur plan guerre comme la Suède. »

Ernotte annonce sur France Culture que « Depuis 2022,  les médias publics européens  préparent leur plan guerre comme la Suède. »

Les rares  auditeurs de France Culture, hier soir juste avant le film du dimanche n’ont pas dû en croire leurs oreilles. Ils ont dû être totalement hallucinés avec les propos qu’a tenus Ernotte depuis le studio, 341 de la Maison de la radio.

Puisque personne ne parle d’elle sauf pour sa note de rappel à l’ordre (*voir définition ) dans le cadre de l’utilisation des cartes corporate à France Télés qui fait aujourd’hui l’objet d’une plainte pénale initiée par la CGC de l’Audiovisuel, il fallait bien trouver un truc : « La géopolitique et les préparatifs de guerre des médias publics européens »

(*) Rappeler  à l’ordre :  Anticiper l'évolution d'un comportement délinquant. Le rappel à l'ordre s'applique aux faits portant atteinte au bon ordre, à la sûreté, à la sécurité et à la salubrité publique…

A la question du journaliste « Dans quel esprit êtes-vous presque en fin de deuxième mandat ? » ça part directement dans la stratosphère !

Extrait « Moi ce qui me frappe, c’est le monde dans lequel nous exerçons. Monde  qui change une vitesse folle. La géopolitique évidemment. L’espace médiatique n’est plus celui qu’il était, il y a 10 ans. Les médias internationaux et en général les médias prennent une place incroyable comme on a pu le voir dans les élections en Roumanie et ça ne va pas s’arrêter là. La technologie qui vient au secours de ce qui est déjà une force assez considérable va encore modifier le paysage…C’est une question pour moi de savoir ce qu’on peut faire de notre espace médiatique. Dans ces périodes de tension géopolitique, c’est assez critique. Il se trouve que je suis la présidente des télévisions publiques européennes dont des pays  voisins de la Russie et autour de la table [encore pour quelques semaines seulement, ndlr], il y a le patron de la BBC mais aussi la patronne de la radio suédoise comme de la télé lithuanienne. Prenons le  cas de la Suède depuis 2022. Ils n’ont pas la même façon d’envisager la télévision. Par exemple en Suède, ma collègue me parlait des restrictions budgétaires qui existent comme partout. Bien en Suède, c’est  le ministre de la Défense qui a arrêté la baisse de budget. C’est le ministre de la Défense qui a dit : on ne sait pas si demain on ne sera pas en guerre.

Depuis 2022, les médias publics européens  préparent leur plan guerre comme la Suède. 

Écoutez, si demain on devait être attaqué pour une raison X ou Y sur qui peut-on compter ? On peut compter sur les médias. On doit être prêts. Ça change le rapport avec ce qu’est un média national vs les réseaux sociaux…

Autrement dit Ernotte attend que Sébastien Lecornu intervienne pour lui laisser ses pépettes...Que dire de plus ? En voilà un programme !!

Miloš Forman aurait adoré.





dimanche 9 mars 2025

Martin Ajdari n’espère pas faire avaler ses couleuvres aux 8 autres membres de l’Arcom avec une candidature secrète mais déjà entendue qui sanctuarisera définitivement France Télés, en méga pompe à fric ?

Martin Ajdari n’espère pas faire avaler ses couleuvres aux 8 autres membres de l’Arcom avec une candidature secrète mais déjà entendue qui sanctuarisera définitivement  France  Télés, en méga pompe à fric ?

ou LA GUERRE BANIJAY/MEDIAWAN POUR PRENDRE LE CONTRÔLRE DE FRANCE TÉLÉVISIONS 

Depuis les deux article de La Lettre en début de semaine, le premier ce lundi avec le scandale des cartes de crédit corporate  "France télévisions serre la vis sur les notes de frais" qui a donné lieu à une plainte au pénal que dépose la CGC pour l’Audiovisuel  et celui du lendemain "France TV : les préparatifs de la course à la présidence", le chaos n’a jamais été aussi intense.

Les propos tenus par Ajdari au titre de presse"L'Arcom envisage de faire une entorse aux intentions de transparence en accordant la confidentialité aux candidats employés dans d'autres médias ou entreprises, afin de leur permettre de défendre leurs projets et de passer les auditions" ont déclenché la  colère de très nombreux observateurs. 

Le successeur des Laurel et Hardy des coulisses du PAF a, en effet, provoqué l'indignation du collège avec ce qu’il est allé déclarer à la presse, en revenant notamment sur les règles en vigueur depuis 2015, à avoir la transparence de le procédure liée à des auditions publiques comme les EGI les ont consacrés l’an dernier, mais surtout découvrant qu'il n’en avait pas débattu le moins du monde au sein du collège.

L’annonce devait, en effet, avoir lieu en milieu de semaine mais consigne avait été donnée d’attendre la réunion des présidents de groupes à l’Assemblée nationale mardi prochain (12/03) comme le veut Dati qui continue de s'agiter en marge du gouvernement pour faire adopter le retour de l'ORTF par le Parlement.

« L’ordre du jour est établi par la Conférence des présidents par séquences de quatre semaines, dans le respect des priorités définies par l’article 48 de la Constitution. »

Les "j'te done/-tu m'donnes" se poursuivaient encore entre le cabinet de la rue de Valois et les rapporteurs de la PPL Lafon La ministre de la Culture essayant toujours de faire inscrire, en tout début de semaine prochaine, la proposition de loi sur la gouvernance de l’audiovisuel public à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, "très loin de faire consensus" comme le disait le ministre des relations avec le Parlement.

De plus, aucune mise à l’agenda de la PPL Lafon n’est prévue ce mardi...

Rachida Dati a beau compter sur l'abstention du RN et le vote quasiment acquis du PS en sa faveur - après elle s'est réveillé ! -  la conférence des présidents devant fixer au minimum les travaux pour les 3 semaines qui la suivent, rien ne pourra donc intervenir sans percuter donc le processus de désignation à France Télévisions.

Cerise sur le gâteau, l'un des deux rapporteurs du texte en commission des Affaires culturelles, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons) fait remarquer que la partie qui porte sur la procédure de nomination à la présidence de la holding et sur la composition des conseils d’administration, provoque chez certains des crise d'urticaire ayant encore en mémoire les magouilles de 2015 ayant participé au parachutage de l'ex-Orange !

Après les fuites d'Ajdari, beaucoup soupçonnent plus que jamais un scénario à l'identique!

Chacun se souvient encore de l'épisode Bompard (aujourd'hui en très grande difficultés chez Carrefour) que la presse donnait débarquant  à France Télévisions en avril 2010 mais dont les soutiens jusqu'au plus haut niveau de l'État avaient dû battre en retraite après l'épisode Courbit (un très proche de l'intéressé) aujourd'hui à Banijay. Nicolas Sarkozy réaffirmant même à l'époque «J’avais promis lors de ma campagne électorale une République irréprochable et une Démocratie exemplaire, c’est l’intérêt de notre pays, c’est mon devoir de continuer sous le signe du refus de l’esprit partisan et du sectarisme. »

Marc-Olivier Fogiel qui "a toujours publiquement lié son engagement à la présence de Bompard sur Europe 1" par exemple, déclarait lui aussi en 2010 à Ozap que "son implication était alors directement liée à leur collaboration." Fidélité qui s’est manifestée justement lorsque Bompard avait envisagé de quitter Europe 1 pour la présidence de France Télévisions et qui s'est toujours confirmée depuis. Fogiel, soulignant à l'époque "l’importance de leur tandem". 

Ce qui laissait pantois un internaute qui signe @Mohamed Bouhafsi le nouveau patron de "3ème Œil"  la filiale prod de Médiawan, par tweet interposé






Les sages de l'Arcom ne pourraient du reste pas cautionner de telles intrigues qui reviendrait à faire de Banijay le premier actionnaire de France Télés !

(¤)

Pas plus qu'ils ne se laisseraient prendre par les 2 pages d'encensement pur que réserve Pierre-Etienne Capton  patron de Médiawan à l'ex-Orange  dans les colonnes du Parisien dimanche (¤) mais qui du coup se retrouverait second actionnaire du groupe public

"Avec son ex-dircab, ils ont rendu France Télé ultra-compétitif" dit Capton qui ajoute "Pour moi, le meilleur choix serait celui de la stabilité." [donc des pépettes !!]

samedi 8 mars 2025

Présidence de France Télés : l’Arcom d’Ajdari est à un carrefour !

Présidence de France Télés : l’Arcom d’Ajdari est à un carrefour !

L’instance va-t-elle choisir le chemin de la transparence et du changement ou bien, va-t-elle reprendre à nouveau la route de l’opacité avec son cortège de magouilles ? 

 

L’Arcom et ses membres dont les derniers nommés vont-ils décider de  

- sauver France Télévisions à l’agonie depuis 10 ans voire en faillite si l’État n’avait pas recapitalisé le groupe public, en juin 2023 avec une enveloppe de près de 32M€

- retrouver les heures sombres de 2015 où Schrameck sortait de son chapeau l’ex-Orange dans les conditions que la presse unanime a dénoncées à l’époque… Le même qui qui balançait récemment  en commission d’enquête parlementaire François Hollande ? Ou encore celles d’un ROM qui 5 ans plus tard lui emboitait le pas, éliminant même jusqu’à éliminer de son propre chef l’un des votants pour parvenir à ses fins ?!  

La question ne devrait pas se poser tant la loi est claire mais après la dernière sortie de Martin Ajdari dans la presse, elle se pose : "L'Arcom envisage de faire une entorse aux intentions de transparence en accordant la confidentialité aux candidats employés dans d'autres médias ou entreprises, afin de leur permettre de défendre leurs projets et de passer les auditions."

Sans plénière, sans en avoir visiblement touché mot à personne, le successeur du fan ernottien numéro 1 a déjà provoqué la colère de certains en interne. Ça rue visiblement dans les brancards. « De quel droit décide-t-il et à notre place ? » lance celui-ci. « On ne va pas tout de même pas recommencer les mêmes combines ! » fulmine cette autre, rappelant l’indignation d’il y a dix ans !

Hallucinant.

Autrement dit, à l’instar de son pénultième homologue, Martin pourrait louvoyer suffisamment pour que le toujours dirigeant du boîte de la grande distribution, créât la surprise à la toute fin, au motif qu’il faudrait un gestionnaire ou économiste !

Même pas en rêve. 

Surtout après que l’une des décisions prise à l’unanimité des participants de EGI sous la coupe finale de Patino est celle de la transparence totale en matière de désignation des présidents de l’Audiovisuel public.

Le blog CGC Média serait prêt d’ores et déjà, à déposer chez un huissier dans une enveloppe scellée le nom de celui qui importe absolument de mettre en place pour que tout continue comme avant, à commencer par l’énorme  business avec les grosses boites de prod amies !

(*) 


Les 9 membres de l’Arcom ne peuvent se prêter à un tel scénario et transgresser la loi comme le rappelle l’ADAP publié ce jour. (*)

L'Association qui cite également la plainte déposée par la CGC dans le cadre de l'affaire des cartes corporate. 

Le tout dernier rapport de l’IGF (Inspection Générale de Finances) et celui de la Cour des Comptes qui, malgré certaines interventions devrait à présent sortir très vite, (bien avant l’automne) montrent sans équivoque que la situation et plus que grave, au-delà même de l’imaginable.

L’AUDIT QUE DEVRA IMPERATIVEMENT ANNONCER LA PERSONNE QUI PRENDRA LES RÊNES DU GROUPE FRANCE TÉLÉVISIONS POUR EN ASSURER LE SAUVETAGE PLUTÔT QUE SA DILUTION AU SEIN D'UNE USINE A GAZ COÛTEUSE EN TROMPE-L’ŒIL, NE FERA QUE LE CONFIRMER.

(Les premières pages du rapport ci-dessous avec le lien pour y accéder) 

https://www.igf.finances.gouv.fr/files/live/sites/igf/files/contributed/Rapports%20de%20mission/2024/Rapport%20FTV%20-%20version%20web.pdf 



vendredi 7 mars 2025

Nouvelle plainte de la CGC de l’Audiovisuel visant, notamment Delphine Ernotte ès qualité dans l’affaire des cartes corporate à France Télévisions.

Nouvelle plainte de la CGC de l’Audiovisuel visant, notamment Delphine Ernotte ès qualité dans l’affaire des cartes corporate à France Télévisions.

Le 4 mars dernier, le blog CGC Média revenait sur les révélations de La Lettre à l’évidence toujours bien informée, concernant l’utilisation de cartes bancaires dites « corporate » à France Télévisions (*)

Article que la Cour des comptes qui enquête actuellement sur France Télés et devrait rendre son rapport plus rapidement que prévu, a lu  selon nos sources, avec le plus grand intérêt. 

Dans son enquête  « France télévisions serre la vis sur les notes de frais », la journaliste s’interroge «Déjà dans le rouge, les comptes de France Télévisions ont-ils été affectés, même légèrement, par une négligence dans la gestion des notes de frais ? » 

Puis d'ajouter « Confrontée à des dérives sur l'utilisation de la "carte corporate" réservée aux cadres dirigeants et aux journalistes, la direction de France TV a choisi d'en restreindre l'utilisation » avant d'ailleurs de souligner « Contactée, la direction de France télévisions n'a pas été en mesure de préciser le montant des impayés ni d'indiquer le nombre de cartes corporate en circulation.  » 

Le titre de presse de détailler « Dans une communication interne diffusée le 18 février et intitulée "Repères managers" (*), la direction financière du groupe audiovisuel public adresse un avertissement à ses cadres dirigeants : "Nous constatons une recrudescence d'utilisation de certaines cartes bancaires ‘corporate' à des fins personnelles [et] une augmentation des impayés imputés sur le compte bancaire de France Télévisions." »

Catherine Boullay d’enchérir « De nouvelles règles ont ainsi été édictées et encadrent, à compter de ce mois de mars, l'utilisation de cette carte bancaire business accordée, selon les estimations de La Lettre, à environ 1 000 salariés » avant de poursuivre « Fournie par la banque CIC, cette carte bleue permettait jusqu'ici d'effectuer jusqu'à 4.000 € d'achats chaque mois et de retirer jusqu'à 1.000 € par semaine en liquide… » [Pas pour l’ensemble des collaborateurs concernés dont visiblement France Télés ne connaitrait pas le nombre. Autrement dit pas pour les personnels des équipes de tournages qui n’ont pas ce genre de « facilités» !! ndlr]

La Lettre d’enfoncer le clou « Cette carte bénéficie par ailleurs aux cadres exécutifs travaillant au Siège, qui ont pu profiter du débit différé pour effectuer des achats personnels.

Ce système pose aujourd'hui problème, car, lorsqu'un collaborateur fait défaut, France TV se substitue contractuellement au salarié auprès du CIC. 

La direction financière a donc décidé de ramener la durée du débit différé de 55 à 40 jours. Quant au plafond hebdomadaire de retrait d'espèces de la carte corporate dans son profil standard, il a été diminué de 1.000 € à 500 €….

Ce flou dans la gestion des dépenses courantes fait mauvais effet dans le contexte actuel. En décembre, le conseil d'administration de France télévisions a approuvé un budget 2025 en déficit de 41,2 millions d'euros… »

En conséquence, la CGC de l’Audiovisuel a mandaté en début de semaine Maître Pierre-Olivier Lambert qui avait entre autres fait condamner au pénal Patrick de Carolis dans le volet de l’affaire Bygmalion-France Télévisions afin qu’il dépose plainte contre la représentante légale de France Télévisons ès qualité qu’est encore Delphine Ernotte pour quelques semaines et  tout autre personnes que l’enquête judiciaire déterminera des chefs de « détournement de fonds publics, complicité et recel » 

Maître Lambert qui vient d’ailleurs de faire condamner lourdement France Télévisions, début mars avec un jugement de la Cour d’Appel de Paris dans une énième affaire de recours systémique et abusif de CDD (faussement qualifiés de CDDU pour la plupart) dans laquelle le SNPCA-CGC intervenait volontairement

La Cour d’Appel

DIT que les contrats de travail à durée déterminée sont requalifiés en un contrat de travail à durée indéterminée à temps plein

Puis FIXANT le salaire mensuel de référence du salarié prime d’ancienneté comprise; 

CONDAMNE la société France télévisions à l’indemniser pour près de 200.000€ (à titre notamment de rappel de salaire et congés payés afférents indemnité de requalification, d’indemnité conventionnelle de licenciement, d’indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse avec un copieux article 700 en prime)

DIT que les intérêts au taux légal portant sur les condamnations de nature indemnitaire sont dus à compter du présent arrêt et que les créances de nature salariale produisent intérêts au taux légal à compter de la réception par l’employeur de sa convocation devant le bureau de jugement ; 

DIT que les intérêts échus, dus au moins pour une année entière, produisent intérêt dans les conditions prévues à l’article 1343-2 du code civil ; 

CONDAMNE la société France télévisions à rembourser à l’organisme concerné les indemnités de chômage éventuellement servies à hauteur de 4 mois…

(*)



jeudi 6 mars 2025

Arcom 2025: Schrameck sors de ce corps.

Arcom 2025:  Schrameck sors de ce corps.

Depuis la  parution hier dans La Lettre, de l'excellent article "France TV : les préparatifs de la course à la présidence" et particulièrement le très édifiant encart à la fin concernant le processus de désignation via l'Arcom, le scénario que détaille Catherine Boullay à de quoi  laisser pantois.

Chacun imagine bien que la journaliste qui la veille publiait un papier sur le scandale des cartes "coporate" à France Télés, conduisant dans les jours qui viennent au dépôt d'une nouvelle plainte pénale, ne l'a évidemment pas inventé. 

Elle cite d'ailleurs Martin Ajdari le successeur de ROM et de Schrameck pour écrire "Le compte à rebours est enclenché pour l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) qui doit trouver un successeur à Delphine Ernotte-Cunci à la tête de France Télévisions d'ici au 22 mai. Le calendrier – serré – de la procédure de nomination sera annoncé dans les tout prochains jours (lire notre encadré). Si l'autorité menée par Martin Ajdari est tenue de faire son choix en toute indépendance, le profil retenu pour la future tête du groupe audiovisuel public sera particulièrement scruté par Matignon et l'Élysée. Le poste est d'autant plus sensible que le mandat courra de 2025 à 2031 et que l'heureux élu sera donc

Elle ajoute "Pour attirer d'autres profils, notamment de professionnels en poste, l'Arcom envisage de faire une entorse aux intentions de transparence en accordant la confidentialité aux candidats employés dans d'autres médias ou entreprises, afin de leur permettre de défendre leurs projets et de passer les auditions."


Hallucinant...Annoncer sans en avoir d'ailleurs débattu en séance plénière, en impliquant au passage l'ensemble des membres de l'instance au risque de les instrumentaliser voire de les décrédibiliser, est totalement inconscient...

D’autant plus ahurissant que le message message principal qui ressortait des fameux EGI - les États Généraux de l'Information - "était "la totale transparence de l’Arcom pour la nomination des présidents du service public"…proposition que validait alors à 100% Bruno Patino qui aurait bien les faveurs (mais chut !) du toujours Secrétaire général de l’Élysée!

"Un profil d'économiste" serait même celui recherché pour ne pas dire mis en avant par l'Arcom se murmure-t-il en coulisses - Tiens donc ! - en contravention flagrante avec la loi, soit- dit en passant.

Avec en filigrane, le retour aux méthodes Schrameck de 2015 qui avait conduit au parachutage de l'ex-Orange dont les conditions avaient été dénoncées à l'époque par l'ensemble de la presse unanime et fait l'objet d'une plainte, véritable déni de Démocratie et coup de canif évident à l'arsenal législatif que remettait récemment en lumière, il y a peu, OFF INVESTIGATION (¤ ci-après)

Selon nos informations, tout serait déjà "calé" depuis plusieurs semaines après qu'un triumvirat en ait décidé...le choix devant resté extrêmement secret donc sous couvert d'une totale confidentialité, jusqu'au catapultage.

Pourtant, comme dit le proverbe gabonais : "La faute est comme un galet glissant : celui qui ne fait pas attention bute et tombe."

(¤)


Voici l'encadré du texte précité.

"Si l'Arcom s'en tient à la loi, elle a jusqu'au 22 mai pour nommer un candidat à la présidence de France télévisions. À la fin de la semaine ou en début de semaine prochaine, elle doit rendre publique la date butoir pour la réception des projets des candidats, puis, en avril, le calendrier des auditions. 

Pour le régulateur, une question reste tout de même en suspens : l'inscription ou non à l'ordre du jour de l'Assemblée de la proposition de loi (PPL) du sénateur Laurent Lafon visant à la création d'une holding de l'audiovisuel public. La conférence des présidents, qui doit se réunir – sauf imprévu – mardi 11 mars, déterminera si elle est bien inscrite à l'ordre du jour le 7 avril, comme le souhaiterait la ministre de la culture, Rachida Dati

Se posera alors la question du vote. Si Les Républicains et les macronistes se prononceront bien pour la PPL, le Parti socialiste et La France insoumise voteront contre. Afin d'obtenir l'abstention du Rassemblement national, il faudrait y adjoindre un chapitre sur l'audiovisuel privé qui lui tient à cœur, ce qui compliquerait encore l'affaire. À ce stade, François Bayrou préférerait voir l'idée de la holding abandonnée purement et simplement. 

Dans l'hypothèse où la PPL serait adoptée, l'Arcom sera amenée à se prononcer sur la nomination automatique ou non du futur patron de France télévisions à la tête de la holding."