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mardi 2 juin 2026

N'est pas la BBC qui veut comme aurait pu le chanter Georges Brassens avec Les copains d'abord (*)

N'est pas la BBC qui veut comme aurait pu le chanter Georges  Brassens avec Les copains d'abord (*)

Non, ce n'était pas le radeau
De la méduses ce rafiot
Qu'on se le dise au fond des ports
Dise au fond des ports
Il naviguait en omerta
Pour cacher tout c'qu'on ne dit pas
Et s'appelait "les copains d'abord"
"Les copains d'abord"…

En 2017, Emmanuel Macron promettait la « tolérance zéro » face à la délinquance, aux incivilités et aux agressions. Il s’engageait sur des amendes immédiates pour harcèlement de rue, insultes, crachats ou dégradations, et sur une réponse ferme pour restaurer l’ordre républicain. La sécurité était présentée comme « la première des libertés ». 

En 2022, il prônait à nouveau « tolérance zéro pour les agressions » dans un discours majeur, notamment sur les violences faites aux femmes (grande cause du quinquennat depuis 2017). À l’époque dans une affaire qui touchait un député de l’Assemblée nationale, la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire martelait ces engagements et rappelait la ligne présidentielle de fermeté absolue face aux violences faites aux femmes. Le gouvernement se disait « aux côtés des victimes » tout en renvoyant à la justice.

Chez nos voisins, le 1er avril 2026 (et ce n’est pas un poisson) Le Parisien revenait sur cette figure de la BBC qui, au sein d’une de ses filiales à savoir Radio 2 l'une des stations musicales les plus populaires en Grande-Bretagne, était mis à pied ce 27 mars pour des faits d’agression sexuelles. La BBC était aussi accusée d'avoir eu connaissance de l'enquête en cours depuis 2017…

Ça a tout de même un petit air de déjà-vu depuis la saisine de la procureure de la République par le rapporteur de la commission la commission d’enquête sur l’audiovisuelle publique pour des faits  d’agressions sexuelles survenus dans le le cadre d’une émission diffusée en direct sur France 3 et de l’éviction de la collaboratrice dont c’était le devoir de les révéler. 

Tout comme pour la BBC, le groupe de télévisions public était au courant du dossier puisque c’est l’actuel président de l’ARCOM toujours en poste qui, à l’époque en tant que dirigeant de France Télévisions comme Secrétaire général chargé des ressources, directeur général délégué et mandataire social, signait en juillet 2013, un des deux protocoles, ne faisant  pas soit dit en passant, référence à ces faits mais aux conditions de l’éviction (pénalement répréhensible) de l’intéressée virée alors qu’elle était enceinte de plus de 5 mois ! 


Elle est passée où "la ligne présidentielle de fermeté absolue" promise par le chef de l'État  qui dans quelques mois va devoir quitter son palais ? Pas à France Télévisions en tout cas, où de l'autre côte de la manche les têts seraient déjà tombées aux plus hauts niveaux du secteur, à commencer par les dirigeants comme l'actuel président de l'agence de régulation nommé par Emmanuel Macron qui avait agi ès qualité en dépit de ses dénégations indiquant qu’il ignorait l’objet ou la portée dudit  protocole qu’il a signé de sa main (¤) mais également toutes celles et ceux, au niveau du groupe de télés public quel que soit son niveau de responsabilités [d'irresponsabilités serait plus adéquat !] qui ont choisi le silence au lieu de faire un signalement à la justice comme la loi les y obligeait pourtant

(¤) Il suffit de lire l'extrait de sa condamnation pour comprendre exactement son niveau hiérarchique :

Qui pouvait ignorer ce témoignage en interne dont le CHSCT avait pleinement connaissance où il est question des deux collaborateurs proches du réalisateur? 


"Je travaille pour l’émission « Ce soir (ou jamais !) ». Il n’est nullement dans mon intention de dénigrer l’émission ou son animateur. Ce dernier est très accueillant, et respectueux vis-à-vis des spectateurs, n’hésitant pas à répondre, chaque soir, à leurs sollicitations, et ce depuis le début.

L’ambiance est plutôt légère mais très souvent dégénère au détriment du public : « il est frais ton public ? il est frais ton poisson ?! Elles sont bonnes ce soir ? Elles étaient mieux hier ! ». Cela en leur présence ! Très régulièrement, ce même cadreur est ivre.

Pendant le direct, ceux-ci manquent de respect envers les gens. Ils sont pris pour du décor...Ce même assistant réalisateur a également du mal à maîtriser ses « ardeurs » envers les demoiselles du public. D’ailleurs certaines n’ont pas hésité à en faire part à la responsable public et à la production en fin d’émission..."

Comment aller raconter ensuite que personne n'était au courant, n'a rien vu et rien entendu ? 

La France n'est décidemment pas le Royaume-Uni...sauf si les les sanctions à l'instar des britanniques, tombent en conséquences !





lundi 1 juin 2026

Bravo, l’ARCOM : le nez creux incarné ...à moins que ce ne soit, la couenne souple !

Bravo, l’ARCOM : le nez creux incarné ...à moins que ce ne soit, la couenne souple !


Ils ont eu du flair, ces gardiens du temple audiovisuel

En 2024-2025, ils ont gentiment euthanasié C8 et NRJ12 pour offrir deux beaux canaux tout neufs à T18 et NOVO19

Résultat ? Un triomphe absolu du service public de la TNT deux chaînes (car les fréquences sont publiques) qui cumuleraient à peine 1,7 à 1,9 % de part d’audience en 2026, à elles deux, lorsqu'elles ne flirtent pas avec le zéro pointé certains soirs. 

Une désertion flagrante des téléspectateurs qui préfèrent zapper vers n’importe quoi d’autre plutôt que ces robinets à rediffusions infinies. 

Du côté de NOVO19 (groupe SIPA Ouest-France), c’est encore plus savoureux : 11 millions d’euros de pertes rien que pour 2025, avec un budget initial multiplié par cinq et une audience qui stagne lamentablement entre 0,8 % et 0,9 %

Le groupe affiche un résultat net dans le rouge à -33,3 millions d’euros. On leur promet l’équilibre… vers 2028-2029. Patience donc les actionnaires et surtout comme dit l'adage, gardez bien en tête que les promesses n'engagent que ceux qui attendent qu'elles se réalisent  !

T18 ne fait guère mieux : elle peine elle aussi sous la barre symbolique du point d’audience la plupart du temps, avec des pics à 1 % qui font office de « records historiques ». 

Entre les deux, on parle de centaines de collaborateurs mobilisés, de budgets conséquents et d’une grille qui repose largement sur des redites en pagaille : mêmes séries vieillottes, mêmes documentaires usés jusqu’à la corde, mêmes talks qui tournent en rond devant des audiences microscopiques. Le téléspectateur lambda, lui, a très vite compris le message : pourquoi s’infliger du réchauffé sur des chaînes fantômes quand on a déjà tout vu ailleurs ?

PS: regardez un peu comment le très pro ernottien jusqu’au bout des ongles Philippe Bailly, fan de la première heure et avant l’heure, se paie sur T18 les chaînes d’information en continu en oubliant Franceinfo tv évidemment ! 


On attend avec impatience la prochaine décision éclairée de nos régulateurs. Après tout, avec un budget annuel de près de 50 millions selon les derniers chiffres officiels, l’ARCOM a les moyens de voir grand.

Peut-être une troisième chaîne de rediffusions pour parfaire le tableau ? 

A moins que ce ne soit l'inévitable démission de son président Martin Ajdari toujours pas advenue, après qu'il a signé en 2013, en tant que dirigeant de France Télévisions comme Secrétaire général chargé des ressources, directeur général délégué et mandataire social, un protocole d’accord confidentiel après le licenciement de la femme enceinte qui avait signalé à sa hiérarchie des faits d’agressions sexuelles et de harcèlement sur le plateau de « Ce soir (ou jamais !) » en direct sur France 3 ? 

Des faits qui ont fait l'objet de nombreux témoignages plus accablants les uns que les autres dont le  blog CGC Média a égrainé tout au long de la semaine dernière les verbatims  parfois insoutenables (avec une pause ce weekend) 

Certes il n'est pas tout seul à avoir enfoui tout cela très profondément - enfin les pensaient-ils tous ! - jusqu'à ce que le rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public,  saisisse la procureure de la République via un article 40. 

Ajdari, interrogé devant la commission, avait indiqué ne plus se souvenir précisément de ces faits graves…donc de tous les témoignages hallucinant dans ce dossier !

Après plusieurs articles déjà publiés sur le sujet, Télé Star en remettait une couche.

Extrait :« Charles Alloncle pointe du doigt une affaire concernant l'actuel président de l'Arcom Martin Ajdari 

Par cette action, Charles Alloncle vise la confidentialité d'une transaction qui aurait été signée par Martin Ajdari. Pour rappel, l'actuel président de l'Arcom était à l'époque le président de la filiale MFP, rebaptisée depuis France TV studio, qui produisait le programme incarné par Frédéric Taddéi. 

"Il semble qu'une chaîne hiérarchique qui demeure à établir, consciente des faits reprochés, ait cherché à les couvrir. En sanctionnant le lanceur d'alerte sans interroger les dysfonctionnements ayant donné lieu à ces agressions", aurait ainsi écrit le député dans un récent courrier...."

Que dire de cet autre témoignage que tout le monde à France Télés semble avoir totalement occulté  au nom de l'omerta probablement ? 

Bonjour,

Je suis étudiante en MBA à l’Ecole Supérieure de Gestion et je me permets de vous écrire afin de signaler que lors de l’émission « Ce soir ou jamais », diffusée en direct sur France 3, à laquelle j’ai assisté récemment, j’ai remarqué que l’un des caméramans présents sur le plateau était totalement ivre avant même l’enregistrement de l’émission. Son comportement ainsi que l’odeur qu’il dégageait, reflétaient clairement son état. Malgré une bonne ambiance et un débat intéressant, cette attitude est malvenue dans un tel contexte et peut nuire à l’image de l’émission. En effet, cette situation m’a mis mal à l’aise et m’a interrogée sur le sérieux de la production. Je tenais à vous informer, car je ne souhaite pas participer au déclin de la réputation de l’émission que j’apprécie..."

Alors chapeau bas, l’ARCOM. Grâce à votre vision stratégique, on a remplacé deux chaînes qui, malgré leurs défauts, avaient un public par deux ectoplasmes qui coûtent cher, diffusent du recyclé et attirent trois pelés et un tondu. C’est exactement ce dont la TNT avait besoin : plus de diversité… dans la médiocrité, le gaspillage et les affaires étouffées. 

Le contribuable et le téléspectateur n’en demandaient pas tant. Qu'ils se rassurent tout de même, tout ce petit monde est chèrement payé pour tout ça avec l'argent des Français. 

Au fait, en cas de dis en cas de démission ou de dissolution de l’agence pour une économie de 50 millions à l’année, ça marche aussi ? 


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dimanche 31 mai 2026

Tout se met en place pour un retour en 2032 !?

Tout se met en place pour un retour en 2032 !


Sur les réseaux, on pleure l’indépendance éditoriale, on hurle à la « démocratie en danger »…Elle ne l'est peut-être pas encore mais son pronostic vital est engagé.

A France Télévisions, la valse des pantoufles bat son plein entre l’Élysée, les cabinets ministériels et les dorures du service public. La parachutée de 2015 et sa cour forment un système de recasage parfaitement huilé où l’on passe du pouvoir politique à la présidence d’un grand média public comme on change de costume chez un tailleur du Faubourg Saint-Honoré...Tout cela alors que la France croule sous la dette (quasiment 3500 milliards d'euros) et que les caisses de France Télévisions sont plus vides que n'importe lequel des trous noirs de la galaxie!

La Cour des comptes, dans son rapport de septembre 2025, n’a pas été tendre : une masse salariale qu'Ernotte a explosé en la passant de 894 M€ à quasiment au milliard et ce malgré plusieurs plans de départs et 2700 postes en moins...des avantages en nature de toute nature (sans jeu de mots), des voitures de fonction, des invitations en pagaille à divers évènements, des suites de luxe dans les palaces cannois et des rémunérations au sommet qualifiées de « très élevées » ou « étonnantes », etc...

Les promesses de transparence républicaine jamais tenues, atteignent des sommets aprticulièrement lorsqu'il s’agit des directeurs de cabinet successifs de  Delphine  Ernotte...Pas de chiffre précis mais des recoupements. Circulez, y’a rien à voir.

Les médias ont évoqué des estimations pour le nouveau directeur de cabinet (Baptiste Rossi, nommé en 2026) : entre 150 000 et 200 000 € brut/an + variable (jusqu’à 20 %), avec intégration au comité exécutif.

Il s’agit d’estimations journalistiques, pas de chiffres officiels de la Cour des comptes mais il se classe parmi les plus gros salaires de l'entreprise comme ses prédécesseurs : entre 150 000 et 250 000 € avec part variable et ce alors que la Cour des comptes parle de dissolution avant la fin 2026 mais surtout que l’on serre la ceinture des Français, que l’on explique aux retraités et aux smicards qu’il faut « faire des efforts ». Le service public, c’est beau quand c’est pour les autres.

Que dire en ce moment du grand recasage qui a lieu sous leurs yeux, à quelques encablures de la présidentielle de 2027 ?  Mettre « sa plume », ses fidèles, ses anciens collaborateurs du Château ou de ses "dépendances" dans les organes stratégiques de France Télévisions comme des différentes instances proches du Pouvoir...histoire de préparer tranquillement un come-back de 2032 ? 

Allons donc !? Qu'Emmanuel Macron prépare déjà sa « Legacy », en installant le narratif idoine celui du sauveur indispensable au Pays pour dans 5 ans, SOIT...mais croire que cela arriverait...il faut être sur une autre planète ! La stratégie serait d'ailleurs d'un cynisme diabolique  : laisser — ou même favoriser — la dégradation rapide du pays sous une présidence d’extrême gauche ou d’extrême droite, pour mieux resurgir ensuite en homme providentiel, celui qui « avait raison depuis le début » et qui seul saura « réparer les erreurs des extrêmes »...non mais allo quoi ?

On contrôle le récit à France Télévisions, on place les réseaux, on entretient la peur du chaos… et on attend que la France se fracasse pour mieux se faire supplier de revenir. Ce serait là un plan machiavélique où le destin du pays n’est qu’un décor, une variable d’ajustement au service d’un destin qui serait tracé : celui d'une France qui décroche et perd en crédibilité à travers le monde. De la science fiction, en somme !

Pour tout ça, le contribuable va continuer à payer tous ce petit monde fermé où l’on confond service public et le service des puissants. Il paye leurs salaires confortables, les augmentations automatiques par ancienneté, leurs frasques, leurs écarts, les passe-droits qui défient toute logique économique et la propagande perpétuelle que diffuse l'ex-Orange et sa troupe. On vide les caisses, on nomme des amis, on s’offusque quand on dénonce le système. Classique.

Aux citoyens qui en ont assez de cette rente payée par le peuple pour entretenir une caste qui se croit intouchable, de cette connivence puante entre haute administration, pouvoir politique et grands médias d’État, le blog CGC Média leur dit : Ouvrez les yeux.

Le roi est nu et il coûte cher, très cher...mais s'il croit qu'il va nous refaire le coup dans 5 ans avec l'aide de l'ex-Orange et quelques autres, il serait temps qu'il redescende sur terre !



samedi 30 mai 2026

Ernotte, la Panurge de France Télévisions

Ernotte, la Panurge de France Télévisions...

Chacun aura bien compris pourquoi, le 3ème parachutage a eu lieu et avec quelle cynisme bureaucratique, l'État a validé sa marche au pipeau  vers le gouffre en entraînant derrière elle, comme les moutons de Panurge, les salariés, les journalistes, les techniciens et tout ce qui reste encore de service public à France Télévisions....en n'oubliant pas les Français qui depuis 10  ans n'ont cessé de payer pour ce chaos dans lequel elle a entraîné la groupe public.

Elle a chanté dans toutes les cours qu’elle ne préparait pas la privatisation. Personne n’est dupe. Ses dénégations sonnent aussi faux qu’un JT de 20 heures vantant la « réussite du modèle français ». Pendant qu’elle parle de « transformation numérique » et de « nécessaire adaptation », elle dénonce l’accord collectif, mutile les protections sociales et accélère l’ubérisation chère à McRon et à BlackRock. 

La destruction méthodique des statuts continue. On casse les métiers, on fragilise les conditions de travail, on prépare la grande saignée.

Et tout ça au nom de quoi ? Du « Streaming First » ! La dernière lubie de son ex primo dircab autoproclamé - expert en télévision publique s'il en est et transfuge politique catapulté pour  pour fixer le cap wokiste à ses côtés - Attendons avec impatience les économies mirifiques qui sont annoncées, en confiant l’avenir de France Télévisions à des plateformes qui n'appartiendront jamais à  France Télés.

Ce sont là, les coulisses du système : il n’y a pas de modèle stratégique viable pour une société de télévision qui ne possède ni son outil de production ni les droits de ce qu’elle diffuse. Netflix l’a appris à ses dépens avec Emily in Paris : audience fantastique, mais droits contrôlés par Paramount, coûts qui explosent et série qui finira dans le catalogue du concurrent. FTV, elle, n’a même pas ce luxe. Elle ne conserve ni ses documentaires, ni ses séries, ni ses œuvres. Tout part chez les privés. Le décret Tasca, pondu par une technocrate qui n’a jamais dirigé la moindre entreprise rentable, a transformé la télévision publique en zombie audiovisuel : on socialise les pertes, on privatise les bénéfices. Socialisme de ministère dans toute sa splendeur.

Vouloir faire de France Télévisions une BBC dans ce carcan légal relève de la pure escroquerie intellectuelle. La BBC produit, possède, contrôle. FTV transfère la valeur créée aux boîtes privées qui, elles, rigolent bien en encaissant.

Au printemps 2026, les éternels aboyeurs qui depuis 10 ans ont cheminé jusqu'à conduire l'entreprise dans le gouffre, ont hurlé à une « attaque sans précédent ». Ils ont dénoncé en CSE Central de dégradation des antennes, de conditions de travail massacrées, de situation financière catastrophique devant une chaise vide car Ernotte brillait par son absence à la réunion extraordinaire. Ils ont crié haro sur le rapporteur de la commission d'enquête et ses préconisations pour tenter de trouver un milliard d’économies. 

Les observateurs les plus lucides le disent sans détour, à commencer par le blog CGC Média : elle tente de sauver sa tête en acceptant le démantèlement progressif. Un peu de mutualisations par-ci, un peu de casse sociale par-là, et hop, on rend le groupe suffisamment exsangue pour que la privatisation devienne « inévitable ».

Elle crie au « démantèlement maquillé » quand on lui propose de couper dans le vif mais qui prépare le terrain depuis des années ? Qui accepte toutes les logiques de réduction des coûts inspirées du privé ? Qui transforme lentement France Télévisions en coquille vide prête à être vendue par morceaux ?

Les appels à la démission se multiplient et ils sont dans le vrai. Pour conserver son trône, Delphine Ernotte conduit tout le monde à l’abattoir. Les moutons suivent, dociles, en bêlant « transformation », « numérique », « avenir ». Devant eux, le précipice.

France Télévisions ne mourra pas d’un coup de poignard franc. Elle se videra lentement de sa substance, saignée par des réformes présentées comme modernes, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une marque fanée que des fonds d’investissement rachèteront pour trois francs six sous.

Ernotte, elle continuera de faire bonne mine devant les caméras, répétant qu’elle sauve le service public, pâmant presque lors d'une remise de prix en expliquant que "le seul qui lui faisait perdre ses moyens et la déstabilisait, c'était la toujours chef de l'État"

Personne n’est dupe. Plus personne. Le réveil sera brutal mais il sera bien trop tard pour nombre de moutons mais aussi pour les Français qui y a auront laissé leur chemise pour ne pas dire toute leur garde-robe !

vendredi 29 mai 2026

Quatre émissions qui giclent des grilles de France Télévisions, soi-disant faute d’audience !

Quatre émissions qui giclent des grilles de France Télévisions, soi-disant faute d’audience ! 

Sur les quatre émissions supprimées, il y en a deux fabriquées avec les moyens du siège (Bel et bien, les maternelles) qui font que les équipes en interne auront encore moins de travail… Un scandale social de plus.

Hier, l’Opinion a publié un article sur les « 3 scénarios chocs » pour sauver France Télévisions… il est clair qu’aucun de ces trois là n’empêchera le groupe de télévision publique de couler à pic.

La seule configuration possible aujourd’hui, c’est le départ de l’ex-Orange et de toute sa cour dont les supposées propositions vont, non seulement à l’inverse de ces nombreuses déclarations sur ce qu’elle n’était pas prête à faire ( Souvenez-vous des fromages et des dessert !) et ne sont en réalité que du temps qu’elle essaie de gagner pour vainement tenter de sauver sa tête.

Son ex, primo dircab, visionnaire d’opérette de la « transformation », Mozart supposé de la grille qui nous promettait la main sur le cœur et le verbe haut, que l’audience n’était qu’un vulgaire détail capitaliste On ne fait pas de la télé pour plaire à la plèbe, non ! On « rayonne », on « réinvente », on « accompagne le quotidien », on fait de l’« utile », de l’« inclusif », du « territorial » - le démontre sans ambiguïté avec quatre des émissions du groupe supprimées et des arguments aussi bidons les uns que les autres ! Vlan, pour la première fois, France Télévisions sabre quatre émissions quotidiennes d’un coup.

•  Flavie en France (France 3) : jetée après une saison, comme une vieille chaussette.

•  Bel & Bien ensemble (France 2) : terminé, le feel-good matinal.

•  Les Maternelles (France 5) : l’institution qui « sauvait des vies » selon ses fans, expédiée à la casse.

•  Duels en familles (France 3) : dehors, la famille recomposée.

Motif ? Économies, bien sûr… mais surtout des audiences ridicules, pathétiques, à faire pleurer l’ex collaborateur de Cécile Duflot, un pied déjà dehors... 

Que les Français rassurent, ce monde de l’entre soi ne devrait pas toucher aux enveloppes extérieures sacrifiées chaque année depuis 10 ans, à ce trio ami de sociétés de productions externes !

Flavie qui rame à 138 000 âmes et 3,6 % PDA ? Les Maternelles qui flirtent parfois avec le fantôme ? Il faut tout de même rappeler que son parcours du fait le l’ex-dircab fut particulièrement chaotique. Cette émission être créée sur France 5 dans ses grilles fonctionnait bon an mal an comme le disaient ses promoteurs, « il y a des bébés chaque année ». Sa déprogrammation des grilles de France 5 pour la faire passer sur France 4 puis sur France 2 a déjà dérouté ceux qui suivaient cette émission. Au final, l'estocade est venue de sa programmation de nouveau sur France 4....à  19h. Et tout ceci grâce au manitou de la révolution programmatique de FTV. Le retour à  la maison à  son horaire antérieur n'a pas effectivement pas permis d'effacer tout ce gâchis. Voilà un bel exemple d'un sabordage calculé.

Il convient d’ajouter à cela, l’évolution en : Émission très pratico-pratique pour tous les parents, en émission pratico-wokiste pour jeune parents qui boivent des Moscow Mule au Canal St Martin.

Dix ans que cette direction fait des petits trous dans la coque du navire. Difficile de rester à flot...du coup, elle le service public ne peut plus se payer le luxe de ce mépris souverain. Où est passé le grand discours du Vert Ernottien ? Celui où il chantait  expliquais, avec ce petit sourire supérieur, que « les chiffres, c’était bon pour TF1 et ses vulgaires divertissements » ? Disparu. Évaporé. Comme les téléspectateurs. 

Seulement voilà, lorsque les dures réalités vous rattrapent, quand le trou budgétaire béant pique chaque jour un peu plus, l’audience redevient la reine absolue. Hier méprisée, aujourd’hui bourreau.

C’est invraisemblable cette souplesse intellectuelle. On passe de « l’audience ne compte pas, nous sommes au-dessus de ça » à « 138 000 personnes ? C’est une honte nationale, coupez tout ! » en quelques mois. Du grand art. Du contorsionnisme de salon parisien.

Pendant ce temps, on continue à nous bassiner avec le « service public indispensable et fort », financé par la sueur des Français, pendant que Cyril Féraud perd encore des cases, que Flavie se fait virer et que des émissions qui tournaient depuis des années finissent à la benne.

Que chacun se rassure, tout cela est pensé et s’inscrit dans la « stratégie streaming first ». Les 200 000 malheureux qui osaient encore allumer leur poste vont « rayonner » sur france.tv. Promis. Juré. Craché.

Le public, lui, a compris depuis longtemps. Il zappe. Il fuit. Il va ailleurs pendant que cette caste de l’entre souhait et de l’embrouille continue dans ses bureaux dorés, de « transformer »… le néant.

Quelle constance. Quel détermination. On en redemanderait. La prochaine fois, transformez donc directement FTV en replay permanent. Ce sera plus honnête, au regard de toutes ces rediffusions, dont vous saoulez les téléspectateurs depuis des mois et des mois.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

« France pays des Lumières, que deviens-tu entre les mains de ce petit cercle d’intouchables ?... »

France pays des Lumières, que deviens-tu entre les mains de ce petit cercle d’intouchables qui se protègent entre eux et s’éloignent irrémédiablement du réel ?

C'est surement la première des questions qu'une immense majorité de Français se pose depuis un bon moment déjà. Dans le secteur de la radio diffusion publique et plus particulièrement à France Télévisions, il a belle lurette qu'une certaine petite caste a trouvé la parade : "Nous avons besoin d'un Audiovisuel public fort" ! Ceux qui écornent un peu plus chaque jour son image, n'ont que ce mot là à la bouche. 

Ce 28 mai l'AFP publie une dépêche des plus édifiantes sur les lanceurs d'alertes (*) dont le statut protecteur les livre réellement en pâture à ceux qu'ils dénoncent et en font des cibles idéales qui vont leur permettre d'assouvir leur vengeance.

Des pratiques à vomir que le rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public a dénoncé et signalé au procureur de la République, suite au silence et à l'omerta qui ont régné à France Télévisons après que soient advenus des faits inadmissibles dans le cadre d'un groupe public qui reçoit des spectateurs sur ces émissions en direct, le cas échant des étudiantes et étudiants en journalisme dont certains étaient encore mineurs à l'époque. Ils n'avaient abouti qu'à une chose : le licenciement de la collaboratrice dont c'était le devoir de les dénoncer et celui d'un assistant qui les avaient vus comme tout un tas de témoins qui ont souhaité les relater par écrits, tant ils avaient été choqués.

Les loups ne se dévorent pas entre eu dit l'adage...il semble que certains intouchables ont fait sienne cette formule et peuvent répéter à l'envie :

qu'ils ne se souviennent pas ou bien 

qu'ils n'ont pas participé à une enquête qui de toutes façons par des pressions internes, n'a évidemment pas été menée dans les formes avec l'Inspection du travail,  

voire qu'ils n'ont pas été au courant du fond du dossier !!!

Voilà où est tombé notre Société et comment les dirigeants d'une entreprise d'État dont l'un a été nommé à la tête de l'agence de régulation du secteur, n'auraient pas de comptes à rendre aux Français qui paient des milliards depuis des années pour l'exemplarité !

Tout ce petit monde de l'entre soi, totalement hors sol devrait évidemment subir leur colère...mais au détriment  du Pays qui sombre chaque jour un peu plus dans le chaos...

Comme à chaque fois depuis le début de cette affaire, le blog CGC Média propose à ses lecteurs de découvrir un des témoignages incroyables sur cette sordide soirée. 

Témoignage:

"Bonjour, nous avons assisté à l’émission /Ce soir ou jamais/ du mardi 8 décembre... Comme vous le savez, nous avons aussi été très choqués par les agissements dans l’émission par un cameraman du plateau.

Le deuxième évènement [après celui auquel nous venions d'assister] tourna réellement à l’obscénité. Il était face à mon amie, sa caméra à la main, et proposa de lui filmer la poitrine. Il va de soi qu’elle s’offusqua, mais il balada quand même son objectif pendant 15 bonnes secondes sur son corsage. 15 secondes, scruté par une caméra aux mains d’un inconnu, braquée sur sa poitrine, c’est très long et vraiment déstabilisant. 

Nous avons tous deux été particulièrement choqués par cette attitude, à tel point que mon amie n’osa pas l’évoquer lors de votre entrevueIl semble que la jeune fille qui était alors notre voisine, spectatrice, a également partagé ce choc, peut-être même plus que nous. En parallèle, et ce tout au long de la soirée, nous avons observé de plusieurs “incidents” que d’autres témoins vous raconteront mieux que nous.

Il nous a été difficile, dans ces conditions, de profiter de cette expérience singulière de la télévision. Nous concevons tout à fait l’aisance que peut avoir un professionnel sur son lieu de travail. Nous admettons également l’ambiance festive qui peut régner avant notre arrivée et que l’équipe souhaite nous faire partager. Mais nous étions avant tout invités et étrangers et, à ce titre, la domination déviante de ce cameraman a suscité un profond déplaisir. Entre parenthèses, nous déplorons vivement la réponse du réalisateur à l’issue de ces événements répondant « Il est tactile, c’est comme ça ». 

Enfin lorsque mon amie se plaignit d’avoir été nommée « Bombasse » par le cameraman, un parfait inconnu je le rappelle, le réalisateur ponctua ceci par : « C’est un mot ». 

Je vous laisse juge de cet échange verbal. De notre côté, il nous laissa une certaine amertume..."

Que dit, en résumé, l'article de l'AFP précité :

Lanceurs d'alerte: "sans armure, sans bouclier" face aux représailles "Vous dénoncez mais derrière vous vous faites massacrer": citoyens engagés signalant des atteintes majeures à l'intérêt général, les lanceurs d'alerte s'exposent en France à un impitoyable parcours du combattant et à de violentes représailles professionnelles, psychologiques et financières qui révèlent les défaillances du système de protection actuel.

"Ils sont des cibles sans défense". Ils dénoncent des scandales d’intérêt général et se font massacrer : harcèlement professionnel, ruine financière, destruction psychologique et familiale. Les lois censées les protéger ? Des leurres.

Preuve par l’exemple :

L'alerte interne à l'entreprise mène en effet très souvent à l'escalade et aux mesures de rétorsion, comme en témoigne le parcours emblématique de "Judith" (prénom modifié). Ancienne directrice générale adjointe à la communauté urbaine du Havre, elle a effectué des signalements dès 2021 sur un conflit d'intérêts présumé visant l'ex-Premier ministre qui s'en défend. Bien que la Défenseure des droits l'ait officiellement reconnue lanceuse d'alerte après 22 mois d'attente, l'ancienne cadre territoriale dit vivre un calvaire personnel: 

"Lancer l'alerte dans mon cas, ça m'a déjà coûté plus de 100.000 euros", confie l'ancienne cadre territoriale. Les répercussions ont bouleversé l'avenir de ses enfants au fil de "deux déménagements forcés": l'aînée a renoncé à ses ambitions universitaires et "la cadette a dû s'endetter pour étudier", palliant ainsi la perte de revenus de sa mère. Suivie par un psychiatre et un psychologue, elle constate que "l'institution n'est pas un bouclier". "On nous donne des certificats qui ne valent rien", déplore-t-elle, amère d'avoir été dénigrée sur la télévision publique. [Revoilà FTV, ndlr] Même dans son nouvel emploi, l'acharnement continue: "ça ne s'arrête pas, ça tape toujours sur moi", raconte-t-elle.

  • "Machine à broyer" 

Cette détresse trouve un écho direct dans le parcours de Houria, ancienne directrice du régime de garantie des salaires (AGS), licenciée en 2023 après avoir dénoncé de potentiels détournements de fonds publics."Tant que le lanceur d'alerte est seul, c'est quelqu'un qui est broyé", résume-t-elle. L'ex dirigeante a déposé plainte à Paris après avoir reçu des menaces de mort et subi l'empoisonnement de son chien à la suite de la diffusion d'un documentaire la concernant sur la chaîne Arte. Elle rappelle que "ce n'est pas parce que la loi interdit les représailles qu'elles n'existent pas". Face aux employeurs qui utilisent des procédures-bâillons "pour la faire taire", elle constate que "la reconnaissance institutionnelle et républicaine que représente l'avis du Défenseur des droits ne suffit pas à arrêter la machine".Pour tenter de briser cet isolement, les deux femmes travaillent à la création d'un fonds de dotation européen, avec l'ambition de fournir un soutien financier et d'offrir une véritable protection en seulement trois mois.

  • "Des leurres" -

Du côté des défenseurs, le constat dressé est tout aussi dramatique. Avocat et coprésident de la Maison des lanceurs d'alerte, Me Jérôme Karsenti ne cache pas la réalité à ceux qui viennent le consulter en cabinet. "Je leur dis, ça va être long et douloureux", explique-t-il, pointant du doigt une terrible carence des pouvoirs publics. Pour lui, les lois de protection actuelles, bien que prometteuses sur le papier, ne fonctionnent pas: "Ce sont des leurres, ils y vont sans armure, sans bouclier".

"Vous dénoncez mais derrière vous vous faites massacrer", insiste-t-il, en rappelant que sans l'intervention finale d'un juge, la protection reste inopérante. C'est précisément pour étayer ces témoignages que le deuxième rapport de la Défenseure des droits sur les lanceurs d'alerte, publié jeudi, apporte des éléments cruciaux. L'institution dirigée par Claire Hédon, qui quitte ses fonctions, pointe une hausse de plus de 70% des demandes de protection, confirmant l'impasse de l'alerte interne. Face à "l'inertie des pouvoirs publics", elle réitère sa recommandation de créer un fonds dédié au soutien financier des lanceurs d'alerte. Avocat et directeur exécutif de la Plateforme de protection des lanceurs d'alerte en Afrique (PPLAAF), Me Henri Thulliez plaide de son côté pour une réponse punitive exemplaire afin d'enrayer les représailles et d'indemniser les victimes: "Le jour où les sanctions seront suffisamment démonstratives pour dissuader les persécuteurs de demain, on pourra considérer qu'on est en marche", insiste-t-il.

Demain un nouvel article, celui de Télé Star et un nouveau témoignage. 

Combien de temps encore les responsables de ce véritable scandale au sein d'une entreprise payée par tous nos concitoyens, vont-ils être maintenus en place ?