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dimanche 5 juillet 2026

Renaissance vient au secours d'Ernotte, histoire de torpiller tout contrôle démocratique

Renaissance vient au secours d'Ernotte, histoire de torpiller tout contrôle démocratique

C'est "une mauvaise  farce", disent certains...C'est "une nouvelle preuve de la dérive autoritaire de notre Pays et un nouveau coup de boutoir  à la Démocratie"  dénonce l'immense majorité qui voit dans la dernière frasque ernottienne portée par le parti fondé par Emmanuel Macron (*), la démonstration d'une  connivence entre la Pouvoir actuel (encore pour quelques mois) et la télé qui n'a de publique que l'adjectif ! 

Les caisses de France Télévisions sont vides, exsangues, ruinées par des années de gabegies, de salaires dorés pour certains dont la Cour des comptes donne la fourchette comprise entre 200 000 et 300 000€/an pour les 50 plus gros en dehors de celui de l'ex-Orange (à plus de 400 000€), de productions pharaoniques via trois sociétés amies pour de minuscules audiences comme celle du "Grand échiquier" produit par Médiawan pour un coût estimé : 1,2 à 1,5M€/émission qui le 3 juillet était à peine  au dessus des 6% et de propagande militante déguisée en « service public ». 

Ernotte et sa cour nous serinent que sans nouvelles subventions, c’est la fin du monde culturel. Pourtant, quand il s’agit de défendre son pré carré, l'ex-Orange n'hésite pas à faire payer les Français. Elle le commande, paie (avec l’argent du contribuable, bien sûr) une « étude » sur mesure à un fidèle de la macronnie bien choisi pour essayer de faire croire que le milliard d’économies promis préconisé dans le cadre de la commission d'enquête sur l'Audiovisuel public ne serait qu’illusion, que toute réforme est impossible et que ni la ministre de la Culture, ni le Premier ministre, ni même la Représentation nationale tout entière ne peuvent rien contre elle !

C’est du pur mépris institutionnel.

Pendant que les Français serrent la ceinture, que les hôpitaux manquent de tout et que la dette explose, la caste de l’audiovisuel public continue son petit manège : les déficit s'accumulent mais il reste toujours quelques pépettes pour payer de soi-disant études destinées à bloquer tout contrôle démocratique. On touche à quoi que ce soit à France-Orange et c'est quasiment un crime de lèse-majesté ! 

Ernotte et ses courtisans ont trouvé la martingale parfaite : transformer France Télévisions en forteresse imprenable. Le rapport fruit de ladite commission parlementaire, est balayé d’un revers de calculette commandée. « Désolé, Messieurs les députés, le peuple souverain et ses élus ne peuvent rien. Nous, les intouchables, avons notre propre vérité chiffrée. »

C’est la démonstration éclatante d’un État dans l’État. Une direction qui, au lieu d’accepter le contrôle des représentants de la Nation comme le prévoit la Constitution, préfère arroser des amis da la macronie (¤) pour produire une propagande technocratique et dire, en substance : « Vous pouvez toujours voter, nous on s’en fout. »

Pendant ce temps, le spectre de la dissolution du à cette totale faillite du système, s'approche à grands pas …mais qu'importe ! Il en reste toujours un peu pour financer la défense du statu quo. Le contribuable paie deux fois : d’abord pour entretenir la machine, ensuite pour qu’on lui explique pourquoi il est interdit d’y toucher.

Voilà où nous en sommes : une transfuge de la téléphonie  qui se comporte comme une châtelaine assiégée, prête à tout pour préserver son royaume, même à instrumentaliser l’argent public contre la volonté politique exprimée.

Réveillez-vous. Tant que ce système perdurera, les économies seront « impossibles », les réformes « catastrophiques » et les fonds de tiroir toujours miraculeusement là pour payer les études qui le démontrerait !

La France mérite mieux que cette aristocratie médiatique qui se croit au-dessus des lois et des urnes.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

(¤) 

Renaissance Numérique (dont Henri Isaac a été président 2016-2021)

Think tank pro-numérique créé en 2007, positionné comme « indépendant » mais très actif dans le lobbying et la production d’idées sur la régulation du numérique, la transformation digitale, la souveraineté européenne, etc.

Il entretient des relations étroites avec les cercles macronistes depuis l’origine comme son nom l'indique :

- Auditionné régulièrement par les pouvoirs publics.

- Positionne souvent ses travaux en soutien aux orientations nationales portées par la macronie (IA, régulation des plateformes, inclusion numérique, etc.).

-Très impliqué pendant la campagne Macron 2017 (questionnaires aux candidats, analyses pro-Macron sur le numérique).

- Sollicité par le gouvernement Macron (# notamment par l'ex. : secrétariat d’État aux Affaires européennes en 2020-2021).

 (#)


​​​​​​​​​​​​​​​​​Henri Isaac y a été un acteur central (membre depuis 2009, président 2016-2021, puis vice-président). Il incarne la ligne « régulation intelligente + innovation » typique des cercles pro-Macron.

Il y a aussi la Chaire Gouvernance & Régulation (Dauphine)

- Créée à l’Université Paris-Dauphine, elle est fortement liée à Emmanuel Macron : la chaire a été lancée et parrainée par Macron lui-même lorsqu’il était ministre de l’Économie (2015).

- Elle réunit universitaires, régulateurs, entreprises et décideurs publics autour des questions de gouvernance, régulation économique et numérique.

Henri Isaac y collabore (ce n’est pas anodin : Dauphine est un vivier historique de hauts fonctionnaires et cadres macronistes).

Renaissance Numérique et la Chaire sont des lieux de réflexion « progressistes-centristes », pro-business, pro-régulation « intelligente » (voir les dernières initiatives de Lasserre, Ajdari et Lafon)  parfaitement alignés avec la macronie historique mais aussi le positionnement d’Horizons dont le président Édouard Philippe a tout de même été l'une des figures comme Premier ministre d'Emmanuel Macron pendant 3 ans.

- Beaucoup d’acteurs gravitant autour de ces structures sont issus du même écosystème (énarques, Dauphine dont Jérémie Patrier-Leitus député Horizons  du Calvados, est lui-même diplômé, cabinets ministériels, think tanks macroniens).

Nous sommes là dans un écosystème typique de la macronie avec une proximité idéologique, réseau et culturelle très marquée dans la galaxie Macron/Horizons. Henri Isaac en est un représentant académique classique. C’est ce qui explique pourquoi France Télévisions a naturellement fait appel à lui... 


samedi 4 juillet 2026

La plume du roi et la reine des chaises musicales…

La plume du roi et la reine des chaises musicales…


La grande prêtresse de la gabegie publique, la championne de « l’argent publique qui coule à flot » version TVA, vient encore de frapper. Alors que les caisses sont vides, que les Français se serrent la ceinture, que les hôpitaux ferment des lits et commandent des climatiseurs mais aussi que fondent les retraites, « la dame du Majestic » nomme Baptiste Rossi, la plume fidèle de Macron, directeur de son cabinet (à compter du 6 juillet 2026) comme l’avait annoncé le blog CGC média il y a plusieurs semaines, reprenant ainsi une info de La lettre.

Un siège tout chaud, parfaitement rodé. Olivier Roger qui avait lui-même remplacé Bruno Loutrel sur le poste rejoint la direction du Marketing. Dans la perspective de la réorganisation de la direction, son prédécesseur lui confie « une mission de préfiguration relative à la valorisation de l’image du Groupe et à la coordination des dispositifs d’écoute et de dialogue avec les publics, en lien avec l’ensemble des directions concernées. » (*)

(*)

A « La maison du placard », ils font les mêmes !

Bruno Loutrel aura donc occupé le poste pendant quatre ans avant de céder la place à Olivier Roger et de glisser en douceur vers la direction du marketing et de la communication. En 2026, dans le cadre de la grande « réorganisation streaming first », il restera donc tranquillement directeur du Marketing, bien au chaud dans le comité de direction.

Quatre années passées pour l’intéressé et un peu moins de la moitié pour son remplaçant à polir l’image d’Ernotte, à gérer les relations avec les pouvoirs publics et à défendre l’indéfendable.

Même salaire, mêmes avantages, même mépris des contribuables. Classique.

Alors que le Premier ministre Sebastien Lecornu demandait des efforts à France Télévisions, il va pouvoir constater que la télévision publique remporte ici la médaille olympique de la coûteuse mission fumeuse. (*)

Au royaume ernottien, on ne vire personne, on ne réforme rien : on fait juste tourner les chaises. Loutrel et Roger sortent par la porte, Rossi entre par la fenêtre...Un beau recyclage macroniste aux frais du contribuable.

Ernotte, cette experte en plans de productivité d’opérette et en valorisation d’image, adresse un message à la Cour des comptes et plus largement à l’ensemble des citoyens:  Ce n’est pas du gaspillage, c’est une tradition maison !

Emploi bidon pour l’un  ?  Non, « mission de préfiguration ». Une rémunération parmi les premières du groupe pour l’autre (probablement les deux d’ailleurs) ? Non, cela s’inscrit dans la « valorisation de l’image ».

L’argent coule à flot… surtout quand il s’agit de caser les plumes du Château et de garder les fidèles dans le circuit. Pour les Français, c’est plutôt le robinet qui fuit dans leur poche depuis des années.

On est en 2026 et le pathétique spectacle continue: les mêmes têtes, les mêmes combines, le même mépris de caste. Ernotte nomme Rossi comme on nomme un dauphin. Pas pour des compétences exceptionnelles en matière de télévision (à part savoir écrire « en même temps »), mais parce que le club des intouchables est bien fermé !

Message à Delphine Ernotte, Bruno Loutrel, Olivier Roger et Baptiste Rossi :

Continuez votre petit manège. Continuez à vous recaser, à vous auto-congratuler, à distribuer les sinécures comme des parts de gâteau. Les Français ont bonne mémoire. Un jour, ce ne sera plus la Cour des comptes qui posera des questions, mais le peuple qui demandera des comptes.

(¤)

Et ce jour-là, ni la propagande permanente et son cortège de chiffres bidon sur l’air de « On est les meilleurs partout » (encore récemment avec cette grotesque propagande (¤)) ni ces réorganisations cosmétiques, ni ces éternels « directeurs marketing », ni vos plumes élyséennes - il y avait d'ailleurs eu une autre : Bertrand Delais, la première plume de Macron dès  2017 recruté à France Télévisions Studio  - ne pourront protéger cette caste qui nargue depuis trop longtemps les Français. 

L’argent public n’est pas une manne pour les courtisans et leur roi !

En 2027, les électeurs qui ont toujours bonne mémoire, vont le leur  prouver…

Point final.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

Des nouvelles du vide-greniers rochelais lors du grand jeu de cache-cache organisé par France Télés !

Des nouvelles du vide-greniers rochelais lors du grand jeu de cache-cache organisé par France Télés !

Ah, le beau Sunny Side of the Doc 2026 ! La grand-messe du documentaire à La Rochelle, ce temple où l’on vient encenser la création, la coproduction internationale et la « force de la communauté ». D’abord annulé en décembre 2025, le Sunny Side of the Doc s’est finalement tenu en 2026…oui mais !  Il a été sauvé in extremis grâce à des aides du CNC et un partenariat avec Documentary Campus.

Trois jours seulement, cette année. Un jour de moins, comme un costume trop serré qu’on a raccourci pour faire illusion. On a plié bagage plus vite, histoire de ne pas trop s’attarder sur le cadavre dans le placard.


France Télévisions toujours parmi les sponsors - apparences obligent - a plutôt joué  cette année le remake de "Cours après moi que je t'attrape"! Le partenaire majeur, le mécène souriant, le géant généreux qui parade dans l’Auditorium, a certes présenté sa  "liste de courses" et redit "ses ambitions internationales" mais cela faisait partie du décorum ! Sur le « planqué tout au long de l’évènement » : France Télévisions est parvenu tenir son rôle ! L’ambiance générale du marché était marquée par les incertitudes économiques du secteur (baisse des financements traditionnels, transition numérique) mais les discours officiels voulaient croire en la « force de la communauté documentaire », les coproductions internationales et les ambitions de FTV plutôt que sur les coupes précises. C’est courant dans ce type d’événements : on célèbre les projets en cours et les partenariats, même quand le contexte budgétaire est tendu en coulisses. 

En résumé, rien d' « explosif » explosif pendant l’événement lui-même, mais un contexte de austérité budgétaire forte qui pèse sur les achats de documentaires (et la création en général). La filière documentaire traverse une période de transition difficile (moins d’argent des diffuseurs publics, évolution des plateformes, etc...). Le festival a servi de vitrine positive malgré tout, ce qui peut donner l’impression que le sujet était minimisé. 

A  entendre le groupe public, on en avait presque les larmes aux yeux. On se serait cru en 2015, quand l’argent public coulait encore à flots et que le service public jouait les philanthropes du réel.

Sauf que dans les coulisses, c’était une autre chanson. La plupart des producteurs – ceux qui font vraiment le boulot, ceux qui galèrent pour boucler des projets dignes de ce nom – ont erré comme des âmes en peine à la recherche d’un interlocuteur valable du groupe public. Porte close, agenda surbooké par des cadres en mode survie, réponses évasives, silences embarrassés. Le roi est nu, et il a froid.

Pendant que les communicants de France Télévisions posaient pour la photo de famille avec leur badge Gold Sponsor, la maison brûlait. Budget amputé de dizaines de millions, engagements dans la création rabotés, documentaires relégués au rang de variable d’ajustement dans un plan d’économies « historique ».

Ajoutez à cela la nomination, il y a plus d’un an, de Bertrand Delais (ex-président de LCP et ex-plume d'Emmanuel macron ) comme directeur du pôle documentaire chez France Télés Le Studio - un très cher parachutage ou si peu, et la morosité était totale.  Pas de grand souffle créatif, pas de projets marquants qui sortent du lot, pas de révolution documentaire mais les salaires, eux, tombent tous les mois, bien au chaud, pendant que les producteurs indépendants se serrent la ceinture et que les budgets fondent comme neige au soleil. 

Un vrai symbole de cette France Télévisions en déconfiture : on nomme, on communique, on encaisse… et on produit du vent.

C’est ça, le Sunny Side nouvelle génération : un marché du documentaire qui ressemble de plus en plus à un vide-greniers de la création subventionnée. 

On solde les illusions, on brade les promesses, et on fait mine de s’émerveiller devant les stands encore éclairés. Pourtant la chienlit était palpable. Le documentaire méritait mieux que ce bal des hypocrites en costume-cravate.

Pendant ce temps, les vrais créateurs, eux, continuent de ramer. Comme d’habitude.


vendredi 3 juillet 2026

Impunité des "élites" : France Télévisions, miroir de la macronie qui s’effondre !

Impunité des "élites" : France Télévisions, miroir de la macronie qui s’effondre ! 

Télérama a jeté cette semaine un pavé dans le marigot ernottien dont les révélations depuis la commission d'enquête sur l'Audiovisuel public n'ont cessé d'indigner les Français (*)

Les Français révulsés par l’affaire Ernotte/France Télévisions voient souvent un microcosme de ce qu’ils reprochent à la « macronie » depuis une dizaine d’années : une élite dirigeante qui semble au-dessus des règles communesqui communique sur la transparence et la compétence tout en pratiquant l’esquive, le déni et le recours à des outils opaques (cabinets privés, storytelling), avec très peu de sanctions visibles à la clé, réagissait Marianne, il y a peu.

Le Figaro pour sa part, enfonçait le clou et parlait de France Télés comme d’une institution « protégée » qui perd sa légitimité aux yeux du public par accumulation de dysfonctionnements niés ou minimisés.

(*)

Que nous révèle le magazine télé cette semaine dans l'article signé François Rousseaux "Le médecin et animateur Jimmy Mohamed accusé de violences : comment RTL et France Télévisions réagissent" 

Jimmy Mohamed, 38 ans, coqueluche des matinales RTL, du JT de France 2 et du Mag de la santé sur France 5 (bientôt sur France 2, promotion oblige), le médecin des pauvres, le successeur de Michel Cymes, l’ami des femmes enceintes et de la santé mentale, accusé par son épouse Souailla Mohamed de violences physiques et psychologiques. 

Photos d’hématomes à l’appui, datées, postées sur Instagram. Messages déchirants sur les insultes, menaces, infidélités et le cyberharcèlement depuis la demande de divorce...

Que fait la caste ? France Télévisions se réunit en urgence, l'ex-Orange et son-ex-primo dircab en personne devrait réagir ! On annule prudemment le JT du vendredi avec Laurent Delahousse, on discute, on « prend en considération » mais on maintient l’essentiel : pas surtout pas de mise à l’écart. 

RTL, visiblement, ne semble pas s'en émouvoir : « Vous allez nous parler de l’aspirine… » et hop, chronique normale. Pas un mot des patrons. Le bon docteur reste à l’antenne, ses millions d’abonnés intacts, ses livres qui se vendent à 500 000 exemplaires toujours en rayon. 

Un « gros bosseur », « toujours au taquet », « discret sur sa vie privée », disent certains collègues, ajoutant tout de même « il est protégé par l’audience» ! Évidemment...

Contactée par Télérama, la direction de France Télévisions tente une analogie d’ailleurs bien fumeuse par rapport aux exemples qui vont suivre. Elle fait état d'un précédent en 2021, lorsque Diego Buñuel, l’ex-directeur des programmes, visé par des accusations de viol de son ex-femme, s’était de lui-même mis en retrait - ce que Jimmy Mohamed aurait refusé à ce stade, n’étant pas pour le moment visé par une plainte, comme le souligne le groupe public -  Il avait retrouvé son poste une fois la procédure judiciaire classée sans suite ! 

Jimmy Mohamed, lui, dément et qualifie le tout de mensonges, argumentant via son avocat qu'il n'y pas de plainte pour l’instant. Et alors ? 

Où est passé le vitriol que ces mêmes médias et plus précisément France Télés réservent habituellement aux accusés ? Souvenez-vous de ces trois journalistes sportifs...Quand les accusations ont fusé, pas d’états d’âme, pas de « attendons la justice », pas de « il dément ». Aucune plainte au pénal n’avait pourtant été déposée. 

Ernotte les a lynché publiquement, traîné dans la boue, présumés coupables jusqu’à la moelle. Finalement, la justice leur ont donné raison pour leur licenciement sans cause réelle et sérieuse mais le mal était fait.


Que dire de l’affaire Richard Berry ? En 2021, à peine sa fille Coline l’accuse d’inceste et de viols sur mineure, France 3 déprogramme illico le téléfilm La loi de Damien, déjà tourné, dans lequel il jouait. On ne prend même pas le temps de vérifier, on sacrifie le travail de toute une équipe et la diffusion d’une œuvre finie sur l’autel de la présomption de culpabilité. Le Blog CGC des Médias avait d’ailleurs dénoncé cette lâcheté et cette cancel culture maison dans un papier de l’époque.  

Que penser également de Martin Ajdari, l’actuel patron de l’Arcom : auditionné devant la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, qui a « oublié » d’invoquer l’article 40 du Code de procédure pénale pour des faits graves de harcèlement et d’agression sexuelle survenus en 2009 sur le plateau de Ce soir (ou jamais !) de Frédéric Taddeï sur France 3. 

Devant les députés, il a affirmé ne plus se souvenir précisément de ces faits graves… et surtout qu’il « n’était pas aux responsabilités à ce moment-là ». Un mensonge patent, comme l’ont rappelé les faits et les documents de l’époque. Le Blog CGC des Médias avait, là encore très récemment, dénoncé ces agissements dans plusieurs articles, soulignant cette cette amnésie sélective et cette gestion pour le moins complaisante.

Rappelons aussi ce qu’affirmait Delphine Ernotte elle-même dès 2020, lors de son audition devant le CSA de Roch-Olivier Maistre : elle y martelait sa politique de tolérance zéro à France Télévisions face à tout soupçon d’agression sexuelle ou de harcèlement, promettant une fermeté absolue, une prise en charge sans faille des victimes et une culture d’entreprise irréprochable sur ces sujets. 

Des mots et des engagements… qui sonnent totalement creux aujourd’hui.


Quant à Flavie Flament - figure médiatique de la lutte contre les violences faites aux femmes, elle a porté plainte pour viol contre Patrick Bruel - recrutée pour présenter la nouvelle formule du Mag de la santé aux côtés de Jimmy Mohamed à la rentrée sur France 2, comment peut-elle ne pas réagir ?!

Selon plusieurs sources, elle vit « très mal » la situation après ces révélations. Difficile de co-animer une émission sur la santé, le bien-être et les femmes avec un homme accusé de violences conjugales par son épouse. Pourtant, le duo continue d’être poussé par la direction. L’image d’un groupe public « exemplaire » en prend un sacré coup...Le  "trop c'est trop " devrait emporter toute cette caste de l'entre-soi qui se protège en tapant sur les autres !  

Quand c’est un chouchou du service public, un « Monsieur bien-être » qui vend du soda light et des conseils vertueux en plateau tout en laissant (selon son épouse) des canettes traîner dans la voiture, on temporise ! On protège la marque. On pense à l’audience, aux partenariats, au business. Surtout ne pas froisser la poule aux œufs d’or.

Le médecin qui sermonne la France sur la santé mentale serait un mari violent ? Silence, on tourne. Les bleus sur les bras d’une ancienne sage-femme, mère de ses trois enfants ? « Hyper compliqué », souffle-t-on dans les étages de France Télévisions.

Jimmy Mohamed n’est pas encore jugé, certes ! Il a droit, comme tout le monde, à la présomption d’innocence mais la complaisance écœurante des rédactions qui le portent aux nues, alors qu’elles ont massacré d’autres sans état d’âme, révèle leur vrai visage : celui d’une caste qui protège les siens, défend son business et ne découvre les « valeurs » que quand ça arrange l’audimat ou l’idéologie du moment.

C’est toujours le même constat, du deux poids deux mesures  : présomption d’innocence pour les amis du régime médiatique, cancel culture expéditive pour les autres. En interne, à France Télés certains soi-disant RH sont spécialistes du genre depuis un bon moment ! 

La justice tranchera probablement. En attendant, bienvenue dans le monde merveilleux du groupe public où les hématomes d’une épouse ne pèsent rien face aux courbes d’audience d’un chroniqueur vedette, où un téléfilm déjà tourné s’efface d’un claquement de doigts, où les responsables d’hier « ne se souviennent plus », et où la « tolérance zéro » s’applique surtout aux autres....

Vous savez, la République exemplaire qu'on avait vendu aux Français voilà 10 ans  !




"A FTV, ce n'est pas Le Grand Échiquier mais toujours le Grand Chéquier ?"

"A FTV, ce n'est pas Le Grand Échiquier mais toujours le Grand Chéquier ?" 

Comme c'était prévisible pour ne pas dire prévu, le bide était au rendez-vous. Le magazine présenté par Claire Chazal et André Manoukian (coût estimé : 1,2 à 1,5 million d’euros par émission) consacré hier à la Méditerranée, n'a réuni que quelques curieux avec 6,7 % de part d’audience seulement


Avant-hier, le blog CGC Média dans  son article "France Télévisions : l’argent public coule à flots pour Mediawan…" dénonçait une fois encore, "le fric de dingue claqué par France Télés pour faire la promo d’une émission à la gloire de Mediawan..." pendant que le groupe de télés public continue sa longue descente aux enfers depuis l'été 2015 et ce parachutage organisé de la téléphonie vers l'audiovisuel.

Cette  pleine page de pub dans La Tribune pour Le Grand Échiquier spécial Méditerranée (jeudi 2 juillet sur France 2) n'"aura évidemment servi à rien sauf à jeter toujours plus d'argent par les fenêtres.

Pendant ce temps, le service public accumule les déficits, taille dans les programmes utiles, voit ses comptes s’effondrer et ses collaborateurs de plus en plus inquiets de cette fuite en avant, la télé ernottienne trouve à sortir quelques millions pour pour continuer d'arroser les copains !

Qu’est-ce que le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé à Delphine Ernotte ? De réaliser « un effort supplémentaire d’économies » sur les frais de fonctionnement et en particulier les dépenses jugées excessives ou « somptuaires » pointées par la Cour des comptes » !

"Scandaleux", réagissait un de nos lecteurs assidus dont la conclusion nous sert de titre titre  "A FTV, ce n'est pas Le Grand Échiquier mais toujours le Grand Chéquier ?" 



jeudi 2 juillet 2026

Perrine Storme arrive sur Franceinfo tv !

Perrine Storme arrive sur Franceinfo tv !

Selon nos informations, Philippe Corbé devrait faire venir Perrine Storme sur Franceinfo tv.

Perrine Storme avait été écartée de la matinale de BFMTV en mars 2026. La direction de BFMTV (Fabien Namias) a remplacé le duo Perrine Storme / Dominique Tenza à la présentation de BFM Première (matinale) par Pascale de La Tour du Pin et Mathieu Coache. La raison invoquée : la baisse d’audience sur cette tranche stratégique, seulement six mois après le lancement de la nouvelle formule en août 2025


Perrine Storme n’est plus revenue à l’antenne depuis et serait  en arrêt maladie. 

Son départ de la chaîne serait donc imminent et son arrivée sur France Télévisions dont les caisses sont archi vides, faut-il leur-il le rappeler, visiblement déjà programmée.

Ernotte a flingué la télé publique, Catherine Pégard va l'achever !

Ernotte a flingué la télé publique, Catherine Pégard va l'achever !

La dame de Versailles passée ministre de la Culture comme on passe de la cour du Roi-Soleil à la cour des miracles budgétaires, promettait, la main sur le cœur de présenter les Contrats d’objectifs et de moyens (COM) de France Télévisions et Radio France « fin juin » devant l’Assemblée nationale.

Fin juin est arrivé et rien, bien évidemment. Comme Delphine Ernotte qui raconte que tout va bien à France Télévisions depuis son premier parachutage à l'été 2015, pendant que les chaînes agonisent, les salariés trinquent et que les économies s’abattent en « scénarios choc », Pégard nous sert la même soupe : réformes, impartialité, baromètre magique…tout en vantant l'exemplarité et l'importance de l'Audiovisuel public !!

Les même craques que l'ex-Orange qui claironnait par exemple, il y a peu sur RTL, être « vraiment ravie et très fière » du journal de Léa Salamé, qu’elle qualifiait de « très grande qualité », assurant même qu’il avait « augmenté les audiences ».

Seulement voilà, pour ce nouveau tandem, la réalité est tout autre et à l'inverse de leur narratif éculé. Le JT de France 2 reste distancé de 1,5 à 2 millions de téléspectateurs par Gilles Bouleau sur TF1, avec des écarts flagrants (5,11 M contre 3,35 M, ou 4,72 M contre 3,24 M). Les vacances d'été aidant, France 2 pourrait ne pas attendre que son compagnon Raphaël Glucksmann lance vraiment sa campagne pour la présidentielle de 2027 pour la remplacer au moins jusqu'en mai 2027 pour un problème de crédibilité et d’impartialité.

Pas dit pour autant que les téléspectateurs reviennent, notamment après les nombreuses révélations de la commission d'enquête qui ont révulsé environ deux tiers des Français

De son côté, l'ancienne gardienne des ors de la République peut bien peaufiner son narratif « On va accélérer la transformation », « des chartes éditoriales pour l’impartialité », « l’audiovisuel public sauvé par l’été », personne n'est plus dupe. Des mots, des annonces, de la com'… mais en réalité les même craques que celles de l'ex-Orange. Il ne faudrait tout de même pas fâcher le chef de l'État sortant pour les quelques mois qui lui restent et le gêner dans la rédaction de son Légacy  !

Pégard et Ernotte, même combat : elles nous vendent du rêve et l'exception  culturelle pendant que la réalité se réduit comme peau de chagrin. La transparence  ? Un beau conte de fées. Le contribuable, lui, qui paie toujours la note ? Une bonne poire ! 

Deux femmes, une même méthode : raconter des histoires. 

L’une vante des audiences fantasmées et un service public rayonnant. L’autre annonce des réformes « accélérées », des baromètres d’impartialité et des contrats qui n’arrivent jamais.

Résultat ? Des économies qui tombent, un audiovisuel public sans cap clair et les Français pris pour des pigeons.

Le service public mérite mieux que ce tandem du storytelling. Ernotte et Pégard doivent arrêter de nous raconter des histoires… ou laisser la place à ceux qui les assument vraiment. Le changement n’attend plus.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​