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samedi 19 septembre 2026

France Inter cède : l’édito de Charles Sapin est supprimé sous la pression…

France Inter cède : l’édito de Charles Sapin est supprimé sous la pression…

La direction de France Inter a finalement abandonné. Ce samedi 19 septembre 2026, Céline Pigalle, directrice de la première radio de France, a annoncé à Charles Sapin la suppression pure et simple de son éditorial hebdomadaire du dimanche matin. Le directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles a lui-même rendu publique la décision dans un message sur X, regrettant que la direction de Radio France ait « décidé de rendre les armes ».

Quelques semaines seulement après l’avoir fait venir à l’antenne au nom du pluralisme, la radio publique plie face à la fronde interne. L’arrivée du journaliste (passé par L’Opinion, Le Figaro et Le Point) avait déclenché dès fin août une forte opposition de la Société des journalistes (SDJ) de France Inter, des syndicats et d’une partie du personnel. Ceux-ci dénonçaient l’invitation d’un responsable d’un média plusieurs fois condamné, notamment pour injures racistes et accusaient Valeurs actuelles de porter des idées d’extrême droite incompatibles avec le service public. Des grèves avaient déjà perturbé les antennes les 13 et 14 septembre ; un nouveau préavis était déposé pour le lundi 21 septembre.

Face à cette pression, et après avoir un temps proposé de transformer l’édito (environ 2 minutes 30 vers 7 h 40) en séquence de débat contradictoire, la direction a tranché : l’édito disparaît.

Charles Sapin a refusé le plan B. « Pour éviter toute propagation du “conservatovirus”, il m’a été proposé un débat en lieu et place de mon éditorial », a-t-il ironisé, avant d’ajouter qu’il refusait d’entrer dans « ce cercle vicieux » de disqualification. Il estime que son nom, son intégrité professionnelle, ses travaux et son journal ont été « diffamés » dans le but d’exclure « la voix unique qui est la nôtre ».

Radio France a pris acte de son refus. Le groupe a déclaré que « ce n’est une victoire pour personne » et réaffirmé sa volonté de rester « un lieu de dialogue reflétant la diversité des sensibilités », notamment en année présidentielle. Deux éditos de Charles Sapin avaient déjà été diffusés ; le troisième n’aura donc pas lieu.

La décision a immédiatement suscité des réactions politiques. Bruno Retailleau, président des Républicains, a fustigé sur X un « petit théâtre antifasciste » financé par les impôts des Français et interrogé la position de la ministre de la Culture et du chef du gouvernement.

Cette affaire illustre une nouvelle fois la tension récurrente autour du pluralisme sur le service public audiovisuel. La direction avait initialement défendu le recrutement au nom de la diversité des points de vue. Elle a fini par céder face à la mobilisation syndicale et à une pétition d’environ 300 personnalités (principalement de gauche littéraire et culturelle) qui jugeaient que les « limites admissibles du pluralisme » avaient été franchies.

Pendant que les Français peinent à remplir leur réservoir et subissent de plein fouet l’inflation des produits de première nécessité, il est déjà difficile d’accepter d’aller brandir des banderoles devant le ministère de la Culture pour préserver avant tout les budgets de grands groupes de production comme Mediawan, alors même que la direction de France Télévisions n’a toujours pas mis d’ordre dans sa propre maison.

Depuis l’été 2015, les réorganisations incessantes, le recours permanent aux consultants extérieurs, le maintien d’un mille-feuille administratif et la création de postes coûteux et flous n’ont jamais cessé. Aucun modèle stable n’a été trouvé pour les services, aucun tri réel n’a été opéré entre l’indispensable et l’accessoire, et les rumeurs de plans de départs continuent de circuler. Dans ces conditions, soutenir le discours de l’ex-Orange reviendrait à jouer les figurants dans une pièce dont les personnels ne sont ni les auteurs ni les metteurs en scène.

En 2027, quelles que soient les échéances électorales, les missions et les moyens de l’audiovisuel public seront inévitablement interrogés. Pour être crédibles à ce moment-là, il faut d’abord exiger de la direction qu’elle balaye devant sa porte et à l’intérieur. Ce n’est qu’à cette condition que la défense de France Télévisions pourra reposer sur des bases solides…et non sur une mascarade destinée à sauver des intérêts extérieurs.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

Charles Sapin, lui, tire un bilan amer : face à ce qu’il qualifie de dérive, Radio France a préféré battre en retraite.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​ (*)

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https://x.com/csapin/status/2101271394344472656 




vendredi 18 septembre 2026

Ernotte dit « tirer la sonnette d’alarme »… sur les conséquences de sa propre gestion.

Ernotte dit « tirer la sonnette d’alarme »… sur les conséquences de sa propre gestion.

Dans Le Monde du 18 septembre 2026, Delphine Ernotte à France Télés depuis plus de onze ans, déclare : « Je tire la sonnette d’alarme sur la sauvegarde de notre modèle culturel. » Elle évoque une baisse de la dotation de l’État de 47 millions d’euros en 2027, un manque total estimé à 90 millions (publicité en recul, fin des cessions immobilières), et la perspective de réduire encore les investissements dans la création audiovisuelle, déjà passés de 440 à 400 millions, potentiellement vers 380 millions. Le risque ? Une « vassalisation » où les plateformes américaines ou chinoises décideraient, financeraient et concevraient les séries et films français. « On a déjà externalisé l’acier, est-ce qu’on va externaliser la culture ? » piaille-t-elle.

L’alarmisme est sciemment calibré. Le quotidien comme toujours la présente en défenseure ultime de l’exception culturelle, victime d’un État pingre et de la concurrence étrangère. Ben voyons !!

Pourtant, cette posture omet un fait central : c’est sous sa coupe prolongée en troisième parachutage, que France Télévisions a accumulé les rigidités, les choix éditoriaux contestés et les difficultés structurelles qui rendent aujourd’hui chaque euro manquant dramatique.

Une alerte qui arrive après des années de continuum

Depuis 2015, Ernotte a bénéficié de moyens considérables (budget autour de 2,3-2,4 milliards) tout en multipliant les discours sur la transformation numérique et la diversité…Mais selon elle le public vieillit structurellement, l’âge moyen dépasse souvent les 55-60 ans selon les critiques et analyses parlementaires, et le groupe peine à reconquérir durablement les jeunes hors de l’écosystème public. (en gros, c’est depuis son premier parachutages à l’été 2015, qu’elle ressort les mêmes pensi). Les records annoncés masqueraient selon elle, une dépendance aux grands événements (JO, sport) et une érosion relative face aux plateformes et aux chaînes privées plus agiles.

Les commissions d’enquête récentes ont mis en lumière des questions de neutralité, de gouvernance et de coûts (masse salariale, projets comme Salto, franceinfo aux performances modestes malgré les investissements). Ernotte a fait mine de défendre sa façon de voir les choses, évoquant parfois une « France telle qu’on voudrait qu’elle soit » plutôt que telle qu’elle est. Cette vision, assumée sur la parité des experts ou la représentation, a nourri le soupçon d’un service public orienté, éloigné d’une partie du public qu’il est pourtant censé rassembler avec l’argent de tous. Quand la confiance s’érode, les justifications budgétaires deviennent plus difficiles.

Le modèle culturel… ou le modèle Ernotte ?

Réduire la création de 440 à 380 millions n’est pas anodin mais présenter cette contrainte comme une menace existentielle pour toute l’industrie culturelle française relève de l’exagération. 

France Télévisions n’est pas le seul financeur ; le CNC, les chaînes privées, les plateformes (soumises à des obligations) et les producteurs existent. L’argument de la « vassalisation » (mot qu’elle doit même expliquer *) ignore que le vrai problème est souvent l’efficacité de l’argent public : lourdeurs, externalisations sélectives, programmes qui peinent à exporter ou à fidéliser hors du créneau senior et une culture de la plainte systématique dès que la tutelle serre la vis.

* « Ce qui se dessine, c’est que les plateformes étrangères consentiront bientôt les plus gros investissements dans la création française. Est-ce qu’on souhaite cette forme de vassalisation ? C’est-à-dire des séries et du cinéma décidés, financés, castés, écrits, conçus par les Américains ou les Chinois ? »

Ernotte prétend rogner sur les programmes et les droits sportifs. C’est un choix politique : protéger l’existant plutôt que restructurer en profondeur une entreprise publique dont la gouvernance et les coûts ont été pointés entre autres, dans le dernier rapport catastrophique de la Cour des comptes qui parle de « dissolution ». Après plus d’une décennie, le bilan n’est pas celui d’une catastrophe totale mais celui d’une adaptation insuffisante à un monde fragmenté. Les plateformes n’ont pas « volé » la création française ; elles ont comblé un vide d’attractivité et de volume que le service public n’a pas su remplir avec assez d’audace et de rigueur.

L’ironie de cette pseudo sonnette d’alarme

Il est aisé de sonner l’alarme quand on a longtemps tenu le marteau. Delphine Ernotte a tenté d’imposer une certaine conception de la télé publique. C’est raté ! Aujourd’hui, face aux restrictions, elle appelle à la « vigilance collective » mais la vigilance devrait aussi porter sur le bilan de celle qui a conduit le navire pendant toutes ces années vers le fond. Si le modèle culturel français est en danger, ce n’est pas uniquement à cause d’une ligne budgétaire 2027. C’est aussi parce que, sous cette direction, le service public a parfois confondu mission d’intérêt général et projet idéologique, audience large et public captif, investissement culturel et préservation de structures coûteuses.

Les plateformes étrangères investiront là où il y a des talents, des histoires et un public. Si France Télévisions veut éviter la vassalisation qu’elle met en avant, elle doit d’abord cesser de se présenter uniquement comme la victime d’un État indifférent. Un vrai sursaut passerait par une refonte plus radicale : moins de rigidité, plus de pluralisme réel, une offre capable de rivaliser sans se contenter de brandir l’exception culturelle comme un bouclier. Tant que l’ex-Orange qui a façonné la situation actuelle monopolisera le discours de l’alarme, la crédibilité de l’appel reste limitée.

Le modèle culturel français mérite mieux qu’une plainte récurrente. Il mérite des résultats à la hauteur des moyens publics qui lui ont été longtemps accordés.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

France 3 : le grand déménagement volontaire vers l’inconnu (ou vers le chômage, au choix)

France 3 : le grand déménagement volontaire vers l’inconnu (ou vers le chômage, au choix) ?

Ah, la musique grinçante des couloirs de France 3… Plus de JT régionaux, plus de reportages de proximité, plus de « la France des territoires ». Non. Juste le bruissement nerveux des cartes de presse qui tremblent et le bruit sourd des calculatrices de la direction. 

La lettre de l’audiovisuel a lâché la bombe et posé la question. La direction n’a même pas eu la décence de démentir : un plan de 1 000 départs volontaires. Plus de 10 % des 8 720 ETP du groupe, selon les chiffres un peu plus précis qui circulent. On ne pinaille pas sur les virgules quand on parle de casse globale.

« Volontaires », bien sûr. Comme si, après des années de compressions, de polyvalence forcée, de matinales filmées aujourd’hui menacées et de budget de création en chute libre, les salariés allaient se bousculer pour signer en disant « merci Delphine». La pyramide des âges est « favorable », paraît-il. 196 quinquas et plus de 65 ans, 1 149 entre 60 et 64, 1 762 entre 55 et 59. Autant de « volontaires » potentiels qui n’attendent que le chèque pour quitter le navire avant qu’il ne prenne l’eau définitivement. Pratique. Juste un point assez notable, c’est que de l’argent, il n’y en a plus.

On n’ose même pas parler de licenciements secs : trop vulgaire, trop visible. Le départ volontaire, c’est plus chic. Ça fait moderne, responsable, presque écologique. On recycle les vieux et on garde les plus dociles…et puis on lance des procédures disciplinaires ici et là pour gagner du temps.

Pourquoi au juste ? Pour sauver 70 à 90 millions d’euros par an à partir de 2028. Pendant que le ministère de la Culture propose de tailler dans la création, le sport et les programmes de flux (histoire de faire hurler les producteurs), la direction de France Télévisions préfère trancher dans la chair. Moins de gens, moins de salaires, moins de problèmes. Pas question pour autant de tailler dans les gros salaires !

Les programmes ? On verra bien. L’information de proximité ? On a déjà « ICI », non ? Les antennes régionales qui peinent déjà à tenir la charge avec des effectifs en érosion silencieuse depuis des années ? Elles se débrouilleront. Ou elles disparaîtront doucement, comme tout ce qui n’est pas rentable dans l’audiovisuel public transformé en centre de coûts.

On imagine déjà la suite. Les réunions « d’information » où l’on explique que c’est pour le bien de l’entreprise, pour préserver l’avenir, pour ne pas toucher davantage aux programmes. Les tracts syndicaux qui crient au massacre. Les managers qui tournent en rond en murmurant « on n’a pas le choix ». Et les salariés qui, entre deux plateaux, calculent s’ils ont assez d’années pour partir « correctement » ou s’ils devront rester pour porter le double de charge. Parce que les postes partis, on ne les remplace pas. On redistribue. On « optimise ». On automatise un peu. On polyvalence encore plus. Et on continue de parler de « service public » avec un sérieux digne des meilleurs communiqués.

France 3, c’était censé être la télévision des régions, celle qui allait sur le terrain, celle qui ne se contentait pas des plateaux parisiens. Aujourd’hui, on discute sérieusement de supprimer un dixième des troupes pour équilibrer des comptes que l’État lui-même ne veut plus vraiment financer.  

On a transformé un outil de démocratie locale en variable d’ajustement budgétaire…et le plus beau ? Personne n’a encore officiellement acté le plan. On « étudie l’hypothèse ». On « n’a pas démenti ». On laisse planer. Parce que l’incertitude, c’est déjà une forme de management.

Alors, chers « volontaires potentiels », préparez vos dossiers pour dans 2 ans. Aux autres : serrez les dents. Le spectacle continue. Avec moins de monde derrière la caméra mais toujours autant de discours sur l’excellence du service​​​​​ public ! 

jeudi 17 septembre 2026

Le canard enchaîné (*) souligne le coût des vacances de Pigasse (Mediawan)

Le canard enchaîné (*) souligne le coût hallucinant des vacances de Pigasse (Mediawan)

Après la parution de l’article concernant l’un des trois patrons de Mediawan (Avec Niel et Capton), les réseaux sociaux s’en donnent à cœur joie. 

Le blog CGC Média a décidé de retenir les propos du site « Padup Media » particulièrement bien présenté : 

« Il dit prendre le métro et faire ses courses lui-même. On vient de le retrouver dans une villa-palais de l'île privée de Moustique, aux Caraïbes, l'un des refuges les plus fermés de la planète.

🏝️ LA VILLA À 22 868€ LA NUIT :

Selon Le Canard enchaîné, qui a sorti l'affaire le 15 septembre 2026, Matthieu Pigasse, banquier d'affaires et patron de Radio Nova et des Inrockuptibles, a séjourné du 26 juillet au 14 août 2026, soit 19 nuits, dans la villa The Terraces. Plus de 2600 m², 9 suites, 3 piscines, un cinéma et un court de tennis. Le tarif catalogue atteint 130 000€ la semaine.

Le journal satirique dit avoir obtenu un devis pour une location estivale : 22 868€ la nuit, taxes comprises. Pour 19 nuits, la note est estimée à plus de 434 000€. [soit quasiment 294 SMIC mensuels nets. En équivalent de SMIC annuels (pour un temps plein sur toute l'année: 24 ans et 6 mois de SMIC net]

L'hebdomadaire affirme aussi détenir un extrait du registre de la Mustique Company qui mentionne son séjour.

💸 LE BANQUIER QUI PREND LE MÉTRO :

Le problème n'est pas qu'un banquier d'affaires soit riche. Le problème est ce qu'il raconte de lui. En juillet 2026, Matthieu Pigasse expliquait se déplacer à pied, en métro ou à vélo, et faire ses courses lui-même. En août, aux universités d'été des Écologistes, il assurait devant les militants ne pas être issu de la noblesse.

Entre les deux, 19 nuits à Moustique, l'île où les têtes couronnées et les milliardaires viennent se cacher des regards. Le récit du financier proche des gens tient donc exactement le temps d'un vol vers les Caraïbes.

📉 LA GAUCHE DES PALACES :

Voilà l'homme que la gauche et le service public présentent comme le banquier fréquentable, celui qu'on invite sur les plateaux et dans les universités d'été pour parler du pays. Il possède une radio et un magazine qui donnent le ton à toute une génération de journalistes…et il passe ses étés dans une villa que l'immense majorité des Français ne pourrait pas se payer en une vie de travail.

Personne ne lui reproche de dépenser son argent. On lui reproche de se raconter en homme simple qui prend le métro, pendant que le devis de ses vacances dépasse 434 000€. Alors on attend des médias qui l'invitent qu'ils rappellent, la prochaine fois, où il passe ses étés.

Un banquier « de gauche » qui vit comme un prince a-t-il encore une leçon à donner aux Français ? Et les médias qui l'invitent, pourquoi n'en parlent-ils jamais ? »

(*)


Source : Le Canard enchaîné, 15 septembre 2026.


Contexte

Matthieu Pigasse a récemment affirmé s’être retrouvé bloqué dans sa tentative de participer à la primaire de la gauche (organisée notamment par le PS) en vue de l’élection présidentielle de 2027.

En septembre 2026 (notamment lors de la Fête de l’Humanité le 12 septembre), le banquier d’affaires et patron de médias (groupe Combat, Radio Nova, Les Inrockuptibles, etc.) a publiquement regretté de ne pas pouvoir entrer dans le processus de désignation du candidat. Il a lancé une « alerte SOS enlèvement » ironique visant Olivier Faure (premier secrétaire du PS), en disant que celui-ci avait disparu après l’avoir encouragé à se lancer, et qu’il se heurtait à un « bunker dans lequel personne ne peut entrer ». Il a résumé la situation ainsi : « J’ai dit, je suis prêt, et on me dit, non, on ne veut pas de toi. » ( huffingtonpost.fr)

Selon les comptes rendus (notamment Le Monde, HuffPost et Wikipédia), sa candidature à la primaire aurait été bloquée ou freinée par Olivier Faure et Raphaël Glucksmann (Place publique). Faure a déclaré officiellement être favorable à l’ouverture (« je ne veux pas bloquer l’entrée de la boîte de nuit »), tout en indiquant craindre un veto de Place publique. Le camp Glucksmann, de son côté, a rejeté la responsabilité sur Faure, affirmant qu’il n’y avait pas de veto de leur part et que Pigasse se serait « fait berner ». Il a multiplié depuis 2025-2026 les interventions pour « peser » sur 2027, en se présentant parfois comme « candidat à idées » ou disponible si la gauche en a besoin, tout en défendant une ligne de « gauche radicale de gouvernement ». Il a participé à des événements de LFI et convergé idéologiquement avec certaines positions de Jean-Luc Mélenchon, ce qui a creusé les tensions avec l’aile plus sociale-démocrate (dont Glucksmann). Il ne fait finalement pas partie  des candidats retenus à la primaire socialiste.

Ces déclarations datent de mi-septembre 2026 et s’inscrivent dans les divisions internes de la gauche non-mélenchoniste autour de la primaire.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​


France Inter : vers un débat pour désamorcer la crise autour de Charles Sapin

France Inter : vers un débat pour désamorcer la crise autour de Charles Sapin

Selon des informations de Satellifax, une piste de sortie de crise se dessine à Radio France. Ce jeudi 17 septembre, les directions de la Maison ronde et de France Inter devraient proposer à l’intersyndicale de transformer l’éditorial politique du dimanche matin en débat. Charles Sapin, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, resterait à l’antenne, mais face à des contradicteurs.

Cette solution, qui nécessite l’accord de l’intéressé qui intervient chaque dimanche matin, vers 7 h 40 / 7 h 42 dans la matinale de France Inter assurant un édito (ou chronique) politique de quelques minutes (environ 2 min 30) mais aussi d’intervenants d’autres sensibilités, répondrait notamment aux critiques de la société des journalistes de France Inter. Celle-ci jugeait comme « une ligne rouge » le fait de confier un édito à un représentant d’un média condamné notamment pour injures racistes. La direction avait défendu ce choix au nom du pluralisme.

L’arrivée de Charles Sapin (passé par Le Point avant Valeurs actuelles) a provoqué un vif émoi, des mobilisations syndicales perturbant les antennes et une tribune de près de 300 personnalités dans Le Parisien jugeant la décision « révoltante ». Une nouvelle journée d’action est envisagée lundi 21 septembre.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

mercredi 16 septembre 2026

Léa Salamé et Hugo Clément : encore un gros flop avec « Sauvons nos forêts »…

Léa Salamé et Hugo Clément : encore un gros flop avec « Sauvons nos forêts »…

Léa Salamé n’a pas quitté l’antenne de France Télévisions. Elle a juste changé de fauteuil. Après s’être « mise en retrait » du 20 heures pour cause de compagnon candidat, la voilà déjà de retour mardi soir, bras dessus bras dessous avec Hugo Clément, pour une grande soirée spéciale baptisée « Sauvons nos forêts ». Objectif affiché : comprendre les incendies de l’été, donner la parole aux victimes, aux experts, aux solutions concrètes. 

Résultat concret : 1,153 million de téléspectateurs et 6,7 % de part d’audience seulement, au coude-à-coude avec 9-1-1 sur M6 (1,124 million). Loin, très loin, derrière La Stagiaire sur France 3 (3,647 millions) et Koh-Lanta All Stars sur TF1 (2,771 millions).

On se souvient de « Aux arbres citoyens » en 2022, déjà avec le même duo : 1,62 million. Quatre ans plus tard, le même registre « urgence climatique + service public + plateaux d’experts » et on perd 470 000 curieux. 

Le message est clair : les Français préfèrent voir Michèle Bernier en stagiaire ou des aventuriers se débattre sur un îlot panaméen plutôt que Léa et Hugo expliquer une nouvelle fois pourquoi les forêts brûlent !

Le dispositif était pourtant rodée : reportages, scientifiques, victimes, « solutions concrètes ». Le genre d’émission que France Télévisions adore produire pour se donner bonne conscience et remplir les cases « engagement ». Sauf que le public, lui, a voté avec la télécommande. Pendant que TF1 enchaînait tranquillement sa saison All Stars (déjà 2,6 millions la semaine précédente), France 2 a terminé la soirée en spectateur de luxe… loin très loin derrière La Une.

On ne reprochera pas à Léa Salamé de rester fidèle à Ernotte. On lui reprochera juste de continuer à recycler le même format moralisateur qui, année après année, peinait déjà à remplir le canapé. Hier soir, « Sauvons nos forêts » n’a sauvé ni les forêts ni les audiences de France 2. Il a juste confirmé que, même retirée du JT, Léa Salamé n’a toujours pas quitté l’antenne… mais que l’antenne, elle, continue de la quitter plus qu’un peu.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

« Droit dans les yeux… sauf quand ça dérange : Ernaux autorisée, Haenel censurée par France Télévisions »

« Droit dans les yeux… sauf quand ça dérange : Ernaux autorisée, Haenel censurée par France Télévisions »

En juin 2025, Annie Ernaux Prix Nobel de littérature, s’assoit dans le fauteuil de La Grande Librairie. Elle regarde la caméra droit dans les yeux.

Elle parle de Gaza. Elle parle de génocide. Elle parle d’enfants morts et mutilés, d’écoles et d’hôpitaux détruits, d’une population dont « la réalité est maintenant la mort et non plus la vie ». Elle dénonce l’anéantissement d’une civilisation. Elle appelle au cessez-le-feu, au retour des otages israéliens et à la libération des prisonniers palestiniens. Elle demande qu’on fasse pression sur le gouvernement français.

France Télévisions applaudit. La séquence est promue, partagée, mise en avant. Le service public s’enorgueillit de cette « tribune libre ». On vante le courage. On célèbre la parole qui « prend aux tripes ». Aucune « mesure conservatoire ». Aucune dépublication. Aucune excuse sur le « cahier des charges » qui imposerait plusieurs points de vue. La Prix Nobel a parlé. Tout va bien.

Quinze mois plus tard, en septembre 2026, Adèle Haenel s’assoit dans le même fauteuil. Elle regarde la caméra droit dans les yeux. Elle parle aussi de Gaza. Elle parle aussi de génocide. Elle dit que l’État d’Israël en commet un en Palestine et que la France est complice. Elle ajoute : « N’acceptez pas l’inacceptable. Alors sanctionnez Israël et libérez la Palestine. »

Cette fois, le service public s’étrangle. Le lendemain, le replay disparaît. L’émission entière est retirée de France.tv. On invoque soudain le cahier des charges, l’absence de contradiction, les saisines, l’Arcom, une « mesure conservatoire ». On jure la main sur le cœur qu’il n’y a « aucune censure »

Seulement une coïncidence très malheureuse qui frappe exactement la séquence où une femme ose dire tout haut ce qu’Ernaux avait pu dire un an plus tôt… en un peu plus direct, et sans le prestige du Nobel pour la protéger.

Voilà la grande leçon de liberté d’expression à la française, version service public :

- Quand c’est Annie Ernaux, c’est de la littérature, du courage, une belle séquence « Droit dans les yeux ».

-  Quand c’est Adèle Haenel, c’est trop, c’est déséquilibré, c’est dangereux, il faut effacer.

Même fauteuil. Même caméra. Même sujet. Même mot — génocide. Même appel à faire pression. Mais deux poids, deux mesures. L’une a droit à la promotion officielle. L’autre a droit à la disparition discrète.

On nous avait vendu une « tribune libre ». On découvre qu’elle est libre… jusqu’à un certain point. Jusqu’à ce que la parole devienne trop claire, trop accusatrice, trop gênante pour ceux qui préfèrent le silence télévisuel bien huilé. Annie Ernaux avait le droit de dénoncer. Haenel n’a eu que le droit d’être effacée.

Le plus corrosif, ce n’est même pas la censure. C’est le mensonge qui l’accompagne. « Il n’y a aucune censure », répète France Télévisions pendant qu’elle retire l’émission. Comme si retirer une parole dérangeante de l’espace public n’était qu’une opération technique, une question de conformité administrative.

La séquence d’Ernaux en 2025 prouve que l’on pouvait dire ces choses. Celle de Haenel en 2026 prouve qu’on ne peut plus — ou plutôt qu’on ne veut plus. Que la liberté d’expression du service public s’arrête exactement là où commence le véritable inconfort.

Droit dans les yeux ? Seulement quand les yeux regardent ce qu’on a envie de voir.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

NB: Il est probable que cette mise en parallèle intéresse le député Aymeric Caron rapporteur pour avis sur le budget de l’audiovisuel public (compte de concours financiers « Avances à l’audiovisuel public »), qui inclut notamment France Télévisions, au sein de la Commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale.







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mardi 15 septembre 2026

Deux programmes de TF1 occupent actuellement le top 10 des contenus les plus regardés sur Netflix (en France).

Deux programmes de TF1 occupent actuellement le top 10 des contenus les plus regardés sur Netflix (en France).

1-  La Cible (minisérie d’action française avec Tomer Sisley et Fauve Hautot) → 7ᵉ place.
Elle a été lancée sur TF1 le 7 septembre 2026.

2-  Koh-Lanta : All Stars (le divertissement d’aventure présenté par Denis Brogniart) → 10ᵉ place.
La saison a démarré fin août 2026.

Ces succès confirment le bon démarrage du partenariat TF1/Netflix lancé en juin 2026, qui permet aux abonnés Netflix d’accéder aux programmes de TF1+ (avec publicité).​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

lundi 14 septembre 2026

France Télévisions vient de parfaitement démontrer ce qu’est la censure moderne…

France Télévisions a parfaitement démontré, en septembre 2026, ce qu’est la censure moderne : pas le grand coup de ciseaux ridicule des régimes autoritaires mais quelque chose de bien plus hypocrite et de bien plus efficace. Une censure de service public, parée des oripeaux du « pluralisme », de l’« honnêteté » et de l’« article 35 ». (Communiqué du groupe de télés public)

 

Pourtant, souvenez-vous, il n’y a pas si longtemps, l’an dernier en mai 2025, Thierry Ardisson compare Gaza à Auschwitz dans Quelle époque !. Une comparaison que beaucoup, y compris des institutions juives, qualifient d’ignoble, de révisionniste, de blessante pour la mémoire de la Shoah. 

Que fait France Télévisions ? Rien. Ou plutôt : elle laisse passer. Ardisson demande lui-même qu’on coupe la séquence. Personne ne le fait. Ni la production, ni le représentant de France Télévisions présent. La séquence est diffusée, reste accessible, circule. On se contente d’un communiqué de regret après coup, d’une main sur le cœur et d’un « on est vigilants ». L’article 35 sur le pluralisme et l’expression des différents points de vue ? Mystérieusement silencieux. Pas de « mesure conservatoire ». Pas de retrait du replay. Rien.

Quinze mois plus tard, Adèle Haenel, dans La Grande Librairie, accuse Israël en direct de génocide, dénonce la complicité de la France et appelle à sanctionner Israël. Même logique unilatérale, même absence de contradiction immédiate, même format « carte blanche » mais  cette fois, France Télévisions sort l’artillerie lourde: suppression pure et simple du replay de toute l’émission.

« Mesure conservatoire ». « Multiples saisines ». « Cahier des charges extrêmement strict » et  bien sûr, l’article 35 brandi comme un saint sacrement : les questions controversées doivent être présentées de façon honnête et les différents points de vue doivent être assurés.

Traduction : quand on banalise la Shoah en comparant Gaza à Auschwitz, le pluralisme peut attendre. Quand on accuse Israël de génocide, le pluralisme devient une urgence absolue qui justifie d’effacer l’émission entière de la plateforme officielle. Deux poids, deux mesures. Ou plutôt : un poids et une balance qui penche toujours du même côté.

Ce n’est pas de la maladresse. C’est une doctrine. France Télévisions a intériorisé une hiérarchie des interdits. Certaines paroles sont « controversées » au point d’exiger une suspension immédiate. D’autres, tout aussi unilatérales et explosives peuvent tranquillement rester en ligne. 

Le service public ne censure pas tout le monde : il censure ce qui dérange un certain consensus, tout en laissant prospérer ce qui le conforte ou le flatte. Il invoque le pluralisme uniquement quand cela arrange et l’oublie quand cela dérange.

La censure n’est plus l’interdiction pure : c’est le pouvoir de décider après diffusion de ce qui a le droit d’exister encore sur les plateformes officielles. C’est le pouvoir de faire disparaître ce qui a été dit, tout en prétendant que « ce n’est pas de la censure » parce que ça a été diffusé une fois. C’est l’art de transformer un article réglementaire en arme sélective.

France Télévisions n’a pas censuré par accident. Elle a censuré avec méthode, avec une justification totalement ridicule et avec la bonne conscience du service public qui « permet » le débat.

C’est précisément cela qui est corrosif : la démonstration que, sous couvert de pluralisme, on peut parfaitement choisir quelles paroles méritent d’être effacées et lesquelles ont le droit de rester.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​ 


dimanche 13 septembre 2026

France 2, championne de la pub clandestine : quand le service public se fout royalement de l’ARCOM (et des citoyens)

France 2, championne de la pub clandestine : quand le service public se fout royalement de l’ARCOM (et des citoyens)

Hier soir, France 2 a encore prouvé qu’elle vit dans un univers parallèle où les règles de l’ARCOM ne s’appliquent qu’aux autres. Pendant que TMC et C8 se font coller des amendes pour un logo de baskets ou un sweat-shirt un peu trop visible, la chaîne publique a diffusé le spectacle (enregistré, rappelons-le) de Léna Situations en laissant filer un véritable catalogue de marques : BoursoBank, Bulgari, Lime, Uber… Sans floutage, sans coupure, sans vergogne.

Peu importe le prix finalement payé – qu’on parle des 200 000 € officiellement avancés par France Télévisions ou des 1,2 million d’euros évoqués dans certaines émissions – le résultat est le même : un fiasco d’audience (moins de 180 000 téléspectateurs) et un florilège de placements de produits parfaitement assumé. On a même conservé la séquence BoursoBank où l’argent n’est pas offert aux téléspectateurs mais aux gens déjà présents dans la salle. Autrement dit, une pub gratuite pour une banque, financée avec l’argent public, pour un public captif… pendant que l’audience s’effondre.

On rappelle le principe, pour ceux qui ont encore un minimum de mémoire : l’ARCOM exige au moins trois citations de marques ou un floutage sérieux pour éviter la publicité clandestine. Cyril Hanouna et ses équipes se sont déjà fait remonter les bretelles pour bien moins que ça mais Léna Situations, elle, peut citer sa banque, exhiber son collier Bulgari et offrir des plans prolongés sur des vélos Lime et des Uber sans que personne ne bronche à France Télévisions. Magique, non ?

France 2 n’a pas seulement diffusé un spectacle médiocre. Elle a diffusé une démonstration en direct (enfin, en différé) de son deux poids, deux mesures. Que ça n’ait coûté que quelques centaines de milliers d’euros ou beaucoup plus, le constat reste identique : de l’argent public jeté par les fenêtres pour un carton d’estime battu par plusieurs chaînes de la TNT, le tout agrémenté d’une belle pub clandestine. L’ARCOM pendant ce temps ? Silence radio. Comme d’habitude quand ça touche le service public ! 

samedi 12 septembre 2026

France Télévisions transforme une carte blanche de deux minutes en un monument national de lâcheté institutionnelle.

France Télévisions transforme une carte blanche de deux minutes en un monument national de lâcheté institutionnelle.

Adèle Haenel a dit tout haut ce que des millions de gens murmurent et vous, service public financé par l’argent des Français vous avez paniqué comme des adolescents surpris en train de fumer derrière le gymnase. Pourtant, c’est bien vous qui lui avez laissé la parole, libre de surcroît !!

« Il n’y a aucune censure », osez-vous écrire d’un air solennel, avant d’ajouter le chef-d’œuvre de la novlangue : « mesure conservatoire ». Conservatoire de quoi, exactement ? De votre confort ? De vos relations ? De la fiction selon laquelle le cahier des charges (article 35, on vous l’enfonce dans la gorge) exige une « diversité de points de vue »… sauf quand le point de vue dérange vraiment ?

Vous l’avez invitée en toute liberté. Vous lui avez donné le fauteuil. Vous l’avez diffusé en direct et le lendemain matin, face aux « multiples saisines » (traduction : quelques coups de fil bien placés et une avalanche de plaintes de ceux qui ne supportent pas qu’on nomme les choses), vous avez purement et simplement effacé l’émission entière. Pas juste le passage. Toute l’émission. Comme si Ananda Devi, Lilia Hassaine et Philippe Jaenada avaient eux aussi commis le crime de lèse-majesté. Effet Streisand en mode turbo : maintenant le monde entier regarde la séquence en boucle, et votre communiqué bidon du 11 septembre 2026 est devenu le meilleur argument en faveur de ce qu’elle disait.

« Sujet géopolitique particulièrement sensible »…Tellement sensible qu’il faut le cacher sous le tapis dès qu’il sort de la bouche d’une femme qui n’a plus rien à perdre. Vous qui passez votre temps à nous bassiner avec la « liberté d’expression », la « pluralité », le « débat démocratique », vous avez juste prouvé une chose : il y a des mots qui ne doivent surtout pas être dits sur le service public. Et en les faisant disparaître, vous avez offert à Haenel la plus belle démonstration possible de son propre propos.

Il convient de revenir sur la phrase de l’ex-primo dircab ernottien qui lançait «Une carte blanche c’est la liberté… ». Qui, selon lui a décidé de l’inviter ? 

Pendant que vous jouez les gardiens de la morale géopolitique à géométrie variable, le scandale que vous avez vous-mêmes créé fait plus de bruit que les paroles de la comédienne ou de qui que ce soit d’autre. Parce que rien n’est plus bruyant qu’un silence imposé. Rien n’est plus visible qu’une page blanche là où il y avait encore hier une vidéo.

France Télévisions, si vous n’avez pas censuré, vous avez juste avoué…et ça, personne ne pourra plus le dépublier.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​