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mardi 12 mai 2009

Philippe Vilamitjana nommé par Carolis aux "programmes" pour France Télévisions fait bondir les producteurs.

Le SPFA (Syndicat des Producteurs de Films d'Animation) , le SPI (Syndicat des Producteurs Indépendants) et l'USPA (Union Syndicale de la Production Audiovisuelle) adressent une lettre Carolis président de France Télévisions après l'annonce par Monsieur Philippe Vilamitjana qu'il a nommé aux "programmes" et qui, d'entrée de jeu, est allé dans un entretien au magazine Ecran Total faire des déclarations pour le moins intempestives sur "une réduction générale des budgets apportés par la télévision publique à la production" qui attirent aujourd'hui la "stupéfaction" des signataires.

La lettre commence ainsi:

" Monsieur le Président Directeur Général,

Dans le cadre d'une interview au magazine Ecran Total du 22 avril derniuer, Philippe Vilamitjana coordonnateur des unités de programmes de France Télévisions déclare notamment qu'en matière budgétaire, "l'objectif est clair : négocier à la baisse pour réduire les coûts unitaires, permettant ainsi à France Télévisions de financer son développement.

Il affirme également que cette baisse doit toucher "tous les genres" mais conclut que "cela ne signifie pas pour autant une diminution de la contribution du groupe" à la création et que l'accord d'octobre 2008 signé par France Télévisions sera respecté.

Nous ne pouvons croire que l'objectif de France Télévisions soit d'augmenter sans le financer son volume de production d'oeuvres patrimoniales inédites, alors qu'elle bénéficie d'ores et déjà de droits conséquents qui ne sont pas pleinement utilisés, notamment pour des méthodes d'amortissement de ces programmes.

Vous n'ignorez pas que France Télévisions, d'une manière générale, n'offre pas aux producteurs des conditions de production particulièrement favorables par rapport à la concurrence.

Ainsi, France Télévisions .....etc....."

La Cour d'appel de Paris suspend la procédure delicenciement en cours chez RFI qu'elle juge manifestement irrégulière

La CGC Médias se félicite du jugement rendu, le 11 mai 2009, par la cour d'appel de Paris favorable au Comité d'Entreprise de RFI dans sa procédure intentée contre le plan social de la direction.

« La cour d'appel de Paris a jugé que la procédure de licenciement en cours chez RFI était manifestement irrégulière et qu'elle devait être suspendue ».

Cassant la décision rendue le 12 mars par le Tribunal de Grande Instance de Paris, la Cour a jugé notamment que « le refus de la société RFI d'informer et consulter le CE du chef de la mise en place d'AEF (Audiovisuel Extérieur de la France) est constitutive d'un trouble manifestement illicite à la régularité de la procédure d'information et consultation sur son plan de modernisation et ses conséquences sur l'emploi ». La Cour a donc ordonné la suspension de la procédure de consultation sur le plan social.
Lacour a également condamné la direction à verser 3.500 € de dommages et intérêts au CE de RFI.

La direction de RFI « prétendait que son projet global de modernisation n'avait rien à voir avec l'entrée de RFI dans l'AEF ni avec la nouvelle loi sur l'audiovisuel public....». La justice vient de dire clairement le contraire.

En conclusion, la direction de RFI tout comme celle ancienne formule à Radio France sous l'impulsion du DGA/DRH transfuge de France 3 Patrice Papet mais aussi de celles des entreprises de l'Audiovisuel public, à commencer par France Télévisions, ont toujours de bien étranges façons d'interpréter la loi.

lundi 11 mai 2009

La cgt de France Télévisions, moquant les non signataires, s'est déclarée favorable à signer l'accord de méthode qu'aucun autre syndicat ne signe


Alors que jeudi 7 au matin, une soi-disant dernière réunion qualifiée de "négociations" par une direction totalement décrédibilisée proposant de signer un texte de 2 lignes "des négociations ont eu lieu depuis le 5 mars , elles n'ont pas unanimement abouti, ainsi la direction est contrainte de saisir conformément à l'article 87 de la loi du 5 mars 2009, la direction départementale du travail", au sortir de cette réunion personne n'avait signé quoi que soit. Aucun protocole d'accord unanime, encore moins de constat de désaccord et face à un René Maisonneuve furibard, certainement pas le petit texte ci-dessus.

La direction adressait même un mail à l'ensemble des syndicats (au cas où ils auraient été pris de remords) leur indiquant qu'ils avaient jusqu'au 11 mai pour signer; soit plus de 2 mois après le délai légal et impératif de 2 mois fixé justement à l'article 87 de la loi audiovisuelle.

Voici ce mail: "suite à la réunion de négociation de ce jour, au cours de laquelle nous avons soumis la dernière version du projet d'accord de méthode à durée déterminée prévu par l'article 87 de la loi du 5 mars 2009, nous avons bien noté les positions de vos organisations.

Compte tenu de ces différentes positions et des délais impartis par l'article 87 de la loi du 5 mars, nous soumettons à la signature le texte de l'accord jusqu'à lundi 11 mai 2009 (18 heures).

Ce texte est disponible à la DGARH.
Cordialement. "


Eh! bien, que croyez-vous qu'il arriva: la cgt grande donneuse de leçon devant les salariés, plus encline en ce moment à signer n'importe quoi qu'à les défendre, annonçait devant des collègues médusés qu'elle était favorable à signer l'accord qui de toutes les façons nécessitait l'unanimité.... certains ( du syndicat, à moins que...!) ce sont même chargés de faire savoir que la cgt avait était bien dans de telles dispositions....Incroyable!

Point n'est besoin en l'occurrence d'explication de texte.

Après son soutien affiché à Carolis, Christine Albanel refait parler d'elle.

Après les déclarations intempestives Christine Albanel au printemps 2008, (propos qui n’engageaient qu’elle), indiquant à toute la dans toute la Presse que Patrick de Carolis à la tête de France Télévisions, irait jusqu'à la fin de son mandat en 2010: "la loi ne met nullement un terme au mandat des présidents. Patrick de Carolis poursuit son mandat et mènera la réforme" (propos qui lui avait un rappel à l’ordre du Chef de l’Etat), cette dernière fait à nouveau parler d’elle.

Christine Albanel a suspendu, semble-t-il un mois, le collaborateur qui avait adressé un mail privé adressé d’abord reçu par Françoise de Panafieu qui elle-même avait mis en copie le ministère, à TF1 [«Cette correspondance nous est parvenue via le cabinet du ministre de la Culture qui l’a adressée le jour même à la société TF1.» dixit Libé].

Le collaborateur est certes suspendu mais l’auteur du mail, lui, a été licencié illico presto de « La Une ».

Christine Albanel refusant de divulguer l’identité du coupable donc mais refusant aussi d’endosser la responsabilité de l’affaire qui fait grand bruit et ne cesse d’enfler, «revendique sa bonne foi» en précisant qu’elle n’était pas au courant de l’envoi de ce message à TF1….c’est évident, un(e) ministre ne sait jamais ce qui se passe au sein de son ministère et le revendique !!!!!

Et d’ajouter « déplorer cet envoi qu’elle considère comme étant une erreur regrettable…tout en refusant la démission que lui aurait remise ce collaborateur mis à pied pour un mois….» duquel elle se désolidarise totalement, en laissant son entourage indiquer à la presse que « de sa propre démission n’a absolument pas été question ».

« Erreur regrettable » affirme donc la ministre sur l’air de « ni responsable, ni coupable ».
Christine Albanel ne se sent donc pas concernée, mais alors pas du tout, par un quelconque processus d’ « appréciation/notation » imaginé en son temps pour les ministres.
De là à ce que Carolis que soutenait C. Albanel en 2008 et qu’elle maintenait de son propre chef à son poste (alors que le système légal et constitutionnel confère depuis mars ces prérogatives au Chef de l’Etat), lui passe un coup de fil pour l’assurer de tout son soutien et son entière sympathie….

samedi 9 mai 2009

Selon le Nouvel Obs,"Le rapport de la Cour des comptes sur France Télévisions pourrait valoir sa tête au président du groupe."

Voici un large extrait de l'article du Nouvel Obs de ce 9 mai 2009 intitulé : "France Télévisions auscultée par la Cour des comptes" signé Charlotte Clidi.

"Le rapport de la Cour des comptes sur France Télévisions pourrait, fin juin, mettre le feu aux poudres de la télé publique. Présidé par Philippe Seguin, l’organisme de contrôle des finances publiques passe au peigne fin les livres de comptes et l’utilisation de l’argent de l’actionnaire, l’Etat, par le groupe public.

C’est dans ce cadre que la Cour auditionnera à la mi-mai les dirigeants de France Télévisions, Patrick de Carolis et Patrice Duhamel, indique L’Express à paraître ce jeudi.

Si les revenus des animateurs-producteurs sont pointés du doigt, le climat – déjà tendu – risque de se détériorer fortement à France Télévisions. D’autant que l’inquiétude et la grogne montent du côté des personnels qu’inquiète une restructuration interne prévoyant notamment le non renouvellement d’environ 900 postes au sein de la nouvelle entreprise unique.

Alors que Patrick de Carolis a impulsé un plan d’économies drastiques, la mise à jour de marges indécentes dans les contrats des animateur-producteurs, comme Michel Drucker, Patrick Sébastien et Jean-Luc Delarue serait du plus mauvais effet, notamment à l’Elysée. Et pourrait valoir sa tête au président du groupe."....

Juste une indispensable "précision" qui prendra ici toute son importance, de quel plan d’économies drastiques est-il question ????? En tout cas pas celui lié au fonctionnement du holding dont les dépenses n'ont fait qu'augmenter année après année sous Carolis et ce de façon exponentielle!

C'est ainsi que fin 2005, 1ère année d'exercice pour Carolis, rien que les frais de personnels du holding représentaient pour 136 personnes (dont les plus gros salaires) une masse salariale de 9,092 millions d’euros pour 10,216 millions d’euros avec 152 personnes en 2006 augmentant quasiment de 50% en 2007 avec près de 15M€...les chiffres 2008 ne feront pas mentir les précédents...Qui parle donc d'économies drastiques ????

Il faudra donc ajouter au rapport de la Cour des comptes mettant en avant "les marges indécentes dans les contrats des animateur-producteurs", de tels chiffres reflet d'une gestion plus qu'incertaine que la CGC Médias n'a cessé de dénoncer.

Carolis-Duhamel bientôt auditionnés par la Cour des comptes.

La Cour des comptes auditionnera Patrick de Carolis et Patrice Duhamel au sujet d'un point qui intéresse particulièrement les magistrats : les rémunérations des animateurs-producteurs du groupe « France Télévisions ».

Le fameux binome ira vraisemblablement expliquer à cette audition que des mesures ont été prises depuis plusieurs mois avec la mise en place d'audits sur l'ensemble des contrats des animateurs-producteurs en question et que de surcroît c'est avec les recommandations du rapport à venir de la Cour qu'il va falloir travailler.

Des audits sur l'ensemble des contrats des animateurs/producteurs depuis plusieurs mois, voila qui devrait convaincre la Cour des comptes alors que Patrick de Carolis et Patrice Duhamel sévissent depuis 4 ans déjà!
Quant au "on attend le rapport avec impatience pour pouvoir aller plus loin", les magistrats ne pourront être que flattés, c'est évident!

Il semble qu'à l'Elysée comme à Matignon, on attende avec intérêt les conclusions de la Cour, qui seront normalement rendues à la fin de juin.
Mais qui peut dire tout ce qui va se passer d'ici là après l'échec flagrant des 2 mois de stériles et vaines réunions mascarades prévus par l'article 87 de la loi audiovisuelle du 5 mars 2009 auxquelles la CGT n'a rien pu changer?

Aux oubliettes le calendrier Caroliséen avec ses soi-disant 15 mois maximum qu'au bout du compte la CGT et FO restent seules à défendre. L'accès de colère de René Maisonneuve qui voulait au minimum aboutir à un texte bateau de 2 lignes visant à constater justement le désaccord global, jeudi 7 mai, soit 2 mois et 2 jours après la promulgation de la loi au Journal Officiel, n'y aura rien changé.
Et surout pas le tract en date du 5 mai 2009 de la CGT allant à l'évidnece dans le sens de la directio, raillant la CGC (qui en total désaccord avec le syndicat, a l'habitude) qui n'aurait pas compris les enjeux (ben, voyons!) comme la CFDT à ses côtés dans une même plainte mais aussi le SNJ "qui évite[rait] opportunément les foudres de la Justice ayant laissé soigneusement ses petits amis [CGC donc et CFDT] monter au créneau pour une noble cause".

Il n'est pas inutile de rappeler au niveau de ce genre d'élucubrations de bas étages flanquées de caricatures sensées évoquer quelque chose dont la CGT raffole, les écrits de l'ex Administrateur CFDT du C.A de France Télévisions Yves Loiseau publiés le 12 mars 2008 intitulés : "De Carolis et la CGT s'embrassent sur la bouche".

Il est d'ailleurs intéressant de constater que ce tract est daté du 5 mai, date où normalement le TGI devait rendre son jugement dans l'assignation commune CGC et CFDT contre France Télévisions [donc uniquement ces 3 parties et elles seules à être dans la procédure]. Seulement voila, lorsque l'avocat des 2 syndicats s'est rendu au Tribunal, le 5 mai donc, les greffes n'ont pu lui faire part du jugement, il n'était pas encore signé par la présidente. Ce n'est que le 6 mai que le jugement était consultable.Il ne restait donc à cette date que l'avocat de France Télévisions pour y avoir accès ...en aucun cas la CGT n'en avait la possibilité.

La question est donc sur toutes les lèvres, comment la CGT peut-elle annoncer dans un tract une décision de Justice qui n'est pas encore rendue et dans tous les cas, dont seule la direction de France Télévisions avait pu avoir connaissance ?

Tout ceci constitue à n'en pas douter, une nouvelle claque pour Carolis, Duhamel, Maisonneuve et ses derniers soutiens qui non content d'avoir prétendu à la Presse que "l'entreprise unique était en marche" (cette bonne blague) avaient juré -croix de bois, croix de fer, si j'mens...- que "le processus de basculement de la structure précédente à la nouvelle structure était engagé" (tu parles! Pas une avancée alors que le 3ème mois est bien entamé).

jeudi 7 mai 2009

CE unique à Radio France ? Bien sûr que NON ! La direction du travail a tranché: 9 CE distincts

CE unique ? Bien sûr que NON !

Malgré une campagne de désinformation et des attaques sans précédents contre la CGC Radio France, il convenait d'attendre sereinement la décision de la Direction Départementale du Travail et de l’Emploi (DDTE) pour réagir...

Eh bien voilà ! La DDTE a rejoint la CGC Radio France dans son analyse, en maintenant les CE régionaux comme demandé, tant par écrit que de vive voix… et comme cela a toujours été clamé par le syndicat.

Alors que reste-t-il des attaques de la Direction de Radio France et de certains syndicats, qui se sont lamentablement engouffrés dans ses arguments, complices de la manipulation orchestrée par la DRH, en tombant naïvement dans ce piège grossier ?

RIEN ! Si ce n’est une frayeur inutile disséminée dans les régions, auprès des secrétaires des CE régionaux et des élu(e)s, si inquiet(e)s pour leurs mandats et leurs protections… qui accusaient d’avance la CGC Radio France d'hypothétiques maux, persuadés que les effets seraient de mettre au chômage les unes… et supprimer les mandats électifs des autres. Tout par pure diabolisation.....

RIEN donc !? A part une haine savamment entretenue !

Que n’avons-nous lu et entendu…menaces, des insultes, des anathèmes… florilège :

SUD : « CE unique, la honte » « la belle unanimité syndicale n’aura pas duré, la CFTC ( ? ) et la CGC ont décidé de laisser la direction casser l’organisation des instances représentatives du personnel ! … »

CFDT : « Comment ne pas penser aux secrétaires administratives des C.E qui ont peur pour leur emploi ? » « Comment pourrons-nous être aussi efficaces en passant de 140 élu-e-s à 40 élu-e-s ?... »

CGT : « Mais nous savons que, faute d’accord unanime, la DDTE statuera pour un seul CE pour tout Radio France… »

SNJ : « Une autre organisation syndicale (c’est nous !) paraît décidée à provoquer une confrontation devant la Direction départementale du Travail (avec le risque d’un CE unique de 18 élus pour les 4600 salariés de Radio France)… »

Quant aux courriels insultants reçus par le syndicat et autres motions apocalyptiques des CE en régions, ils sont soit du même tonneau soit beaucoup plus violents !

Toutes ces réactions alarmistes ayant été attisées par les écrits et les paroles de la Direction de Radio France qui jura la main sur le cœur qu’elle ne souhaitait pas le CE unique… mais s’empressait d’envoyer un courrier « TGV » à la DDTE, expliquant très précisément que toutes les décisions (dont les embauches) sont prises au siège de Paris, comprenez : « Nous vous signalons clairement que Radio France, c’est un seul établissement ! »

Il est donc utile de rappeler tout de même que, si le protocole d’accord préélectoral n'a pas unanimement été signé, c’est parce que la composition des collèges (Cadres, notamment) ne correspond pas à notre statut d’organisation catégorielle ! Et rien d’autre !!

Par voie de tract, la CGC Radio France a souhaité remercier ses collègues de la CFTC et de FO qui ne se sont pas abaissés à rentrer dans le jeu manipulateur de la DRH et appelé les salariés lors des prochaines élections, à montrer qu'ils ne sont pas laissés impressionner par les gesticulations de la Direction !

Une crainte cependant se fait jour, que l’intersyndicale qui s’est naturellement mise en place autour de la sauvegarde des Conventions Collectives, ne vole en éclats à l’approche des élections du personnel.

La CGC Radio France gardant pleinement son sang froid ne fera rien pour déclencher les hostilités ( pourtant, il y aurait de quoi !!) sachant que le SNPCA-CGC national dépose 2 assignations en Justice par voie de référé:
l'une justement pour faire annuler la dissolution infondée de l'AESPA,
l'autre visant à faire que France Télévisions suivant les dispositions de la loi du 5 mars 2009 respecte les obligations des chaînes ( à savoir France 2, France 3 et RFO) en appliquant de facto les Conventions Collectives.

lundi 4 mai 2009

M6 a fait les yeux doux à Carolis pour qu'il rejoigne la chaîne, selon Télé Loisirs

Selon Télé Loisirs qui assortit néanmoins le titre de son "confidentiel " d'un point d'interrogation: " Après la fin de son mandat à France Télévisions, Patrick de Carolis pourrait ne pas connaître une trop grande période de flottement."
"En effet, [poursuit le journal] Nicolas de Tavernost, le président de M6, lui aurait déjà fait les yeux doux et aurait proposé à l'ancien présentateur "Des racines et des ailes" de revenir à l'antenne sur M6. Pour rappel, Patrick de Carolis a déjà travaillé pour M6 puisqu'il a été le directeur de l'information de la chaîne mais également le créateur et le présentateur de "Zone Interdite"."

Le magazine télé comme la quasi totalité aujourd'hui des titres de Presse ayant totalement intégré le fait que Carolis ne fasse pas de vieux os à France Télévisions, emploie toutefois le conditionnel avec un "pourrait ne pas connaître une trop grande période de flottement".

Patrick de Carolis retrouverait ainsi C. Baldelli (déjà sur M6) fidèle bras droit et de M. Tessier débarqué donc de son poste de dégé de France 2 par P.d.C dès son arrivée en 2005 .....gageons que les deux hommes fêtent dignement leurs retrouvailles.

A moins que C. Baldelli (*) ne songe comme il y pense vraisemblablement tous les jours en se rasant, à un scénario façon "chaises musicales" ?!
Carolis laissant la place, elle est donc libre...S'étant revendiqué à maintes reprises de Nicolas Sarkozy, le mode de désignation ayant changé et son ancien patron devenu chef de l'Etat, le poste devrait en conséquence, imagine-t-il, lui revenir de droit !?

(*) [Christopher Baldelli est ancien élève de l'ENA [correction de taille, il n'est absolument pas énarque....mais n'a jamais démenti la Presse qui l'indiquait], diplômé de l'Institut d'Etudes politiques de Paris. En 1993, il participe à la mission d'information du Sénat sur la télévision éducative/La Cinquième. En août 1994, il est nommé conseiller technique chargé de la presse écrite et du régime de la publicité au cabinet de Nicolas Sarkozy, ministre du Budget, chargé du ministère de la communication. En mai 1996, il est nommé au cabinet du ministre de la Culture, Philippe Douste-Blazy, au poste de conseiller chargé du cinéma, de l'audiovisuel et de la presse. Puis il devient conseiller technique au cabinet du Premier ministre en 1997. En novembre de la même année il intègre le groupe Lagardère, en tant que directeur à la direction générale, puis directeur délégué adjoint du pôle presse quotidienne régionale. En 1999, il est nommé directeur général du quotidien régional « La Provence ». En juillet 1999, il intègre le groupe France-Télévisions en tant que directeur général délégué de France 2. Il en est remercié à l'arrivée de P.de Carolis et est nommé quelques semaines plus tard secrétaire général des programmes de M6 à compter du 5 juin 2006]

Seulement voila, Télé Loisirs prévoit bien un retour à l'antenne pour Carolis mais rien pour Baldelli! "Nicolas de Tavernost, le président de M6, a peut-être déjà fait les yeux doux à Carolis pour qu'il reparte sur M6"....le titre de presse ne dit pas ce qu'il a murmuré en revanche à l'oreille du secrétaire général des programmes de la chaîne!!!!

Une chose parait acquise c'est le départ de Carolis de France Télévisions....la question reste : quand réellement?
Quoi que l'intéressé en dise et malgré les apparences, non les choses ne se passent pas bien à France Télévisions...mais alors là, pas bien du tout. L'équipe toujours en place continue de faire comme si tout allait bien et que la réorganisation du groupe selon le calendrier Caroliséen se passait dans les temps mais il n'en est rien.

Deux mois se sont écoulés, jour pour jour depuis la promulgation de la loi le 5 mars dernier et il n'y a aucun résultat et surtout aucune avancée contrairement à ce délai légal que prévoit bien l'article 87....C'est donc dans les faits, du pur "sur place" qu'effectue quotidiennement Carolis alors qu'il communique à l'inverse à toute la Presse....Et cela sans compter une série de 3 ou 4 assignations en Justice qui doivent arriver en cascade pour venir contredire ses pseudos affirmations ou encore l'inévitable fronde sociale qui monte...qui monte.

Le sport local est finalement devenu : gagner le maximum de temps. Il serait pragmatiquement et rationnellement irresponsable de laisser une telle situation perdurer une dizaine de mois encore...
Il n'y a de toute façon plus 15 mois, encore moins 14 pas même 13....ces délais sont irréalistes, irréalisables et intenables (ils ne l'ont du reste jamais été).

jeudi 30 avril 2009

Quelles sont les 2 syndicats uniquement qui signent à France Télévisions ? FO et la CGT

Cela circule un peu partout à présent. Les salariés font plus que s'interroger maintenant; ils nous interpellent sur les noms qui figurent sur les derniers accords signés avec la direction:

- CHAUVELOT (CGT) et CHAZAUD (FO) concernant « l'accord d'entreprise à durée déterminée sur le nombre de délégués syndicaux centraux et les moyens mis temporairement à disposition des organisations syndicales représentatives» (durée qui soit dit en passant, n'est justement pas déterminée précisément ) dont la CGC demande l'annulation en Justice, entre autres pour terme imprécis.

- CHAUVELOT et TEALDI (CGT) et CHAZAUD (FO) concernant « l'accord d'entreprise sur le dialogue social à France Télévisions". (dialogue social, cela ne manque pas de piquant!)

Les salariés que certains mettent en avant régulièrement, prétextant que c'est dans leur "intérêt" qu'ils signent (tu parles, Charles!!!!) ne sont certes pas surpris de voir la signature de FO figurer à côté de celui de la direction; cela fait bien longtemps que FO, quelque soit la direction, signe tous les accords qu'elle lui présente..

Les salariés n'étaient effectivement pas habitués jusqu'alors ,à voir la CGT emboîter le pas à Force Ouvrière.

Les salariés ne comprennent pas comment la CGT peut signer ces accords au rabais en affirmant qu'il ne resterait que moins de 15 mois maximum (quasiment 13 mois aujourd'hui) pour "relever les défis qui sont imposés" (dixit le syndciat)...Non, vous ne rêvez pas, c'est bien la CGT qui voudrait faire croire cela....

C'est d'ailleurs la même version que soutien Carolis en phase totale donc avec la CGT et FO.

Comme si, le calendrier de la CGT et de fait celui de FO collaient parfaitement avec le calendrier de la direction de France Télévisions !?

Anecdote au passage, dernière réunion du Comité de groupe dont la CGC et la CFDT contestent la composition en Justice, un de "ceux qui y siégeaient" lance: "il serait bon que l'on puisse voter le principe d'un accord de méthode pour le "fonctionnement" à venir du Comité de groupe"....et la direction de France Télévisions d'indiquer que c'était une très bonne idée.

Vous avez deviné de qui venait la proposition ? Eh! oui, Marc CHAUVELOT de la CGT.

Il y a une quinzaine de jours, le même avait dans le cadre d'une réunion sur « l'accord d'entreprise à durée déterminée sur le nombre de délégués syndicaux centraux et les moyens mis temporairement à disposition des organisations syndicales représentatives» qu'il a donc signé, indiqué que la direction montrait sa volonté d'avancer en acceptant une proposition des syndicats faite la veille....Après quelques minutes de réflexion, après que tout le monde se soit regardé, l'ensemble des délégations syndiacales n'ont pu que constater que personne la veille n'avait fait une telle proposition; elle était sortie comme par magie d'un chapeau et Marc CHAUVELOT la mettait pourtant en avant comme l'avancée d'une direction à l'écoute!!!!!

Dommage pour Carolis, la CGT et FO, Marc CHAUVELOT (CGT), Jean-François TEALDI(CGT) et François CHAZAUD (FO), leur calendrier et leur façon de "fonctionner" ne colle absolument pas, à présent, avec le calendrier d'une demi douzaine de syndicats.... dont la CGC, la CFDT, le SNJ et la CFTC qui sont ensemble dans un processus d'assignations en Justice.

mercredi 29 avril 2009

Les négos pour les nuls

A France Télévisions, la mascarade continue. Voici le dernier tract publié le 28 avril par le SNPCA-CFE-CGC et intitulé: "Les négos pour les nuls"

"Alors que les négociations nationales, dans le cadre dans l’entreprise unique et ses conséquences, n’en sont qu’à leur début, le SNPCA-CGC voit avec consternation fleurir des tracts assez curieux d’organisations syndicales concurrentes dont l’objet consiste à fustiger d’autres organisations syndicales qui auraient « piqué » leurs idées ou qui reprendraient les leurs de manière inexacte.

Pour information voici comment se déroulent les négociations actuelles :

  1. La Direction choisit l’ordre du jour.
  2. La Direction propose un document qui sert de base aux discussions.
  3. Les Organisations syndicales débattent et font des propositions.
  4. La Direction décide de ce qu’elle retient de ces propositions et les intègrent dans un document. Retour à la phase 2 jusqu’à ce que la Direction décide de proposer le document à la signature.
  5. Le document est mis à la signature. Les organisations syndicales se positionnent : aucune, une ou plusieurs organisations syndicales signent le document, ne le signent pas ou font valoir leur droit d’opposition ou l’attaquent en justice.
  6. L’accord, suivant le résultat du point 5, est appliqué ou pas.

Lors de la phase 3, les organisations syndicales sont amenées, en fonction leur sensibilité ou objectif, à demander des modifications du texte proposé par la Direction. Au cours des débats chacun a l’occasion d’essayé de convaincre l’autre, Direction ou autres organisations syndicales. Les pauses « machine à café » ou encore l’espace qui sépare chaque séance de négociation sont aussi l’occasion de poursuivre le débat !

Ceux là même qui se plaignent aujourd’hui de voir leurs idées « piquées » par les autres devraient plutôt s’en réjouir surtout lorsqu’ils sont les premiers à venir chercher les autres lorsqu’ils ont besoin de soutenir une de leurs propositions.

Loin de ces querelles de clocher et à un moment où il faudra essayer de se mettre d’accord face à la Direction, voici quelques unes des propositions du SNPCA-CGC :

  • Un CCE où chaque établissement est représenté par un titulaire avec le droit de vote.
  • Une représentation équitable des établissements suivant leur effectif.
  • Un représentant et un observateur par organisation syndicale. Ceci afin de pouvoir, suivant l’ordre du jour du CCE, pouvoir faire participer un salarié spécialiste d’un sujet particulier et qui ne siège pas forcément dans le CE de son lieu de travail.
  • Retirer du texte de la Direction tout élément qui vise à réduire les prérogatives des CE et du CCE.
  • La durée des mandats des établissements concernés par l’accord doit suivre son déroulement naturel. Pas de prorogation ou de réduction des mandats.
  • Même si le CCE doit être transitoire la durée doit être explicite.

Concernant ces deux derniers points, si le texte final devait en faire mention dans les termes actuels, le SNPCA-CGC ne prendrait pas le risque de le signer car ils présentent des incertitudes juridiques certaines. Notamment le point sur la prorogation et réduction des mandats qui, il y a quelques années, a déjà fait couler beaucoup d’encre à France 3 et donné l’occasion aux tribunaux de s’exprimer …"