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vendredi 22 janvier 2010

Référendum à France Télévisions : C’est parti et bien parti !!!

Référendum à France Télévisions : C’est parti et bien parti !!!

Depuis l’après midi du 17 janvier l’ensemble des salariés de France Télévisions a été informé que le site de vote dédié au référendum organisé par le SNPCA-CGC, la CFDT, SUD, le SNJ, le SITR et le SRCTA, était activé. Ce site a été développé par un ingénieur informaticien extérieur dit « développeur » qui n’a rien à voir avec France Télévisions.

Comment a été crée ce site ? Ce site est un site internet SÉCURISÉ – propriété exclusive des syndicats organisateurs qui en ont acheté le nom en même temps qu’ils faisaient la déclaration préalable à la CNIL.

Quelle est l’adresse de ce site ? Son adresse internet est la suivante : http://www.referendum-tv.fr/. C’est là où l’ensemble des salariés de France Télévisions se rend de FAÇON TOTALEMENT ANONYME pour voter. Après 4 jours de vote, vous êtes déjà plus d’un millier à vous être rendus sur ce site pour vous exprimer.

Quelles sont les deux questions posées ?

1ère question : Estimez-vous avoir été suffisamment informé(e) sur votre place, votre fonction et vos conditions de travail dans la nouvelle organisation ?

2ème question : Souhaitez-vous le maintien des garanties de vos textes conventionnels P.T.A. et Journalistes ainsi que de vos accords d’entreprise ?

Quand et comment voter ? Vous pouvez voter 24h/24 depuis votre PC professionnel ou de chez vous (il existe un lien spécifique), une seule fois avec votre adresse perso : prénom.nom@francetv.fr.

Victime de notre succès comme pour tout lancement de site, nous avons dès le départ subi un « engorgement » technique et quelques salariés souhaitant voter n’ont pu y parvenir, recevant du reste un message d’erreur…ces petits soucis techniques ont été très vite réglés [entre autres le fait le mail ne se trouvait pas dans votre boîte aux lettres, et qu’il était basculé directement dans votre boîte « courrier indésirable », comme le seraient les « spam »]. Il n’y a normalement plus de problème. Pour vous assurer que vous avez voté, vous recevez le message suivant : « équipe référendum France Télévisions : merci pour votre participation au référendum, les résultats seront diffusés sur le site le jeudi 28 ». Si vous n’avez pas eu ce message, c’est que votre vote n’a pas été pris en compte. Comme vous ne pouvez voter qu’une seule fois, réessayez pour vérifier si cela a été fait…si le message est là , vous vous êtes exprimé…sinon recommencez.

Quelques rumeurs absurdes que vous entendez ici et là auxquelles il faut tordre le cou?

· La direction pourrait savoir ce que chacun vote ! FAUX et ARCHI FAUX. Personne ne connaît le vote de chacun, il est parfaitement ANONYME.

· Ce vote ne servirait pas à grand-chose. FAUX et ARCHI FAUX. Ce vote, une fois les pourcentages aux 2 questions connus, sera analysé et transmis pour que la suite qui s’impose y soit donnée.

· Ce vote ne concernerait qu’une partie du personnel ! FAUX et ARCHI FAUX. Ce vote concerne tous les salariés du groupe quelque soit leur statut, les Journalistes et les Personnels Techniques et Administratifs.



jeudi 21 janvier 2010

France Télévisions gonfle le chiffre des grévistes en annonçant 10% alors qu'en réalité il n'est que d'environ 7%

France Télévisions donne à l'AFP le chiffre de "10,46% de grévistes sur l'ensemble du groupe" qui ont répondu à l'appel de la CGT interne dans le cadre de la journée nationale de mobilisation des fonctionnaires, alors que le chiffre global de grévistes sur les 3 chaînes n'est que de 7% et quelques.

France Télévisions annonce pour les 3 chaînes du groupe: "2,33% à France 2 , 14,5% à France 3 et 5,28% à RFO". Pour obtenir ces pourcentages, la direction a divisé le nombre de grévistes par le nombre de salariés sur chaque chaîne. C'est-à-dire pour France 2 par exemple, sur 100 salariés, 2 d'entre eux étaient en grève, etc...En partant de 100% pour chacune des chaînes et en divisant par 3, on est évidemment en dessous de 10% c'est certain et tout cela c'est sans compter l'effectif golobal à savoir celui des 44 autres filiales où le pourcentage de grévistes était là proche de zéro.

Un flop pour la direction qui officieusement se tord de rire mais qui va annoncer un score dépassant les 10% qui permettrait à la CGT qui revendique en permanence d'être le syndicat majoritaire, de ne pas perdre la face. Seulement voila, de quelque façon que l'on se place, les chiffres ont été donnés par la direction de France Télévisions...et les bidonner n'aura servi à rien.
Une trentaine de salariés seulement en grève sur tout France 2...De Télé Matin, au JT de 20h00 en passant par le 13h ou les émissions de flux, l'ensemble des émissions et des programmes sur la chaînes devait être assuré et diffusé "normalement".

Pour France 3, Jean-François Téaldi du SNJ-CGT se disait satisfait: "A la mi-journée, les journaux télévisés nationaux et régionaux de France 3 étaient remplacés par des éditions tout en images et de nombreuses éditions locales étaient annulées". Et la direction de France Télévisions de préciser pour appuyer : " Les journaux nationaux du soir (19/20 et Soir 3), de même que l'ensemble des éditions régionales du soir, devraient être supprimés".

Il est clair que les salariés ne se sont pas laissés balader une fois de plus par la CGT de France Télévisions, qui prétextait demander le "maintien de tous les acquis sociaux dans le cadre de la renégociation de la convention collective et de la réorganisation du groupe" alors qu'elle sait pertinemment qu'en rendant à tout prix un avis au CCE du 16 décembre 2009, c'est l'organisation syndciale et elle seule qui a permis la mise en place de cette lamentable réorganisation .

mercredi 20 janvier 2010

France Télévisions ou l'armée mexicaine: un directeur pour 45 salariés

En milieu de semaine dernière, le SNPCA-CGC publiait un post intitulé: "L’entreprise publique lourde ses CDD, met sur la touche un paquet de CDI en les privant d’activités, vire ses seniors mais nomme des pages et des pages de directeurs, sous-directeurs et autres conseillers : « Vous êtes bien sur France Télévisions"


La plupart des entreprises françaises subissent de plein fouet la crise, bon nombre d’entres elles ont même dû mettre la clé sous la porte, la masse des salariés privés d’emploi ne cesse de grossir augmentant significativement les chiffres du chômage par centaines de milliers, mais France Télévisions nomme des pages et des pages de directeurs!


Pour enfoncer le clou, le Canard enchaîné sort ce jour un "Canard Plus" dénonçant l'armée mexicaine et chiffrant même le nombre de salariés par directeur...."Un directeur pour 45 salariés".


La pub pourrait rester en journée et Carolis dit l'avoir prévu dans la vente de la régie qu'il a voulue...alors pourquoi s'en débarrasser?

Début janvier, Carolis faisait du choix qu'il avait fait de liquider la régie publicitaire de France Télévisions à hauteur de 70% un soi-disant casus belli avec le Gouvernement si ce dernier n'acceptait pas le repreneur qu'il voulait!

Le même Carolis qui écrivait aux salariés de la régie dès le 9 janvier 2008 - il conveint de le dire et de le redire constamment -un communiqué interne pour leur affirmer: « Je tenais pour ma part à vous assurer que je serai très vigilant sur l’impact de cette décision en matière d’organisation de notre groupe mais aussi et tout particulièrement en ce qui concerne la pérennité de votre avenir professionnel au sein de France Télévisions. Ce sera ma première préoccupation ».


Se débarasser de 300 salariés environ et oser se positionner en chevalier blanc du PAF protecteur de ces derniers, faut quand même avoir une bonne dose de cynisme.

Après donc avoir décidé de sacrifier la régie pub, voila à présent que France Télévisions évoque "l'éventualité du maintien de la publicité diurne"; en ajoutant que cette hypothèse "sera prise en compte dans la cession de FTP".

Alors que le dossier de la cession du capital de France Télévisions Publicité « n'est pas encore tranché », Patrick de Carolis indique qu'après l'audition qu'il a passée, ce jour, organisée par la commission des Affaires culturelles et de l'Education et la commission des Finances, de l'Economie générale et du Contrôle budgétaire de l'Assemblée Nationale concernant le rapport de la Cour des comptes sur le groupe public, que cela ne devrait être qu'une formalité!

Tout le monde se souvient du communiqué interne qu'il avait adressé, en interne, aux salariés indiquant le 9 janvier 2009 après l'annonce de la suppression de la pub par le Président de la République, qu'ils y travaillaient ensemble depuis 2 ans.

Interrogé à présent sur la pertinance d'une telle vente dans le cas d'un éventuel maintien de la publicité en journée (6 h-20 h), dont la suppression est programmée pour la fin 2011, il prétend maintenant que « cette possibilité (serait) prévue » et que « le dossier retenu tiendra compte de l'évolution de la loi, si la loi doit évoluer en matière publicitaire »

Selon Carolis, c'est prévu!!! Sûrement comme était prévue la liquidation des 300 salariés de la régie qu'on avait assuré de leur maintien total au sein du groupe!!!

Le préavis ASSASSIN...

Voici le tract de la CGC Lyon, en date 15 janvier 2010, intitulé: "Le préavis ASSASSIN"

Des conséquences dramatiques pour un préavis déposé dans le cadre d’une journée générale de défense des fonctionnaires, un préavis déposé par la CGT pour une journée mais étendu par la section CGT de Lyon, pour d’obscures raisons, à 72h !

L’opération spéciale des 20 et 21 Janvier qui devait servir de vitrine pour la station et qui comprenait des journaux nationaux en direct de Lyon, des émissions phares de la chaine : "Questions pour un champion", "Ce soir ou jamais"… a donc été annulée !


Résultat de cette coquetterie syndicale locale :
- des milliers d’euros en locations et réservation partis en fumée ! Selon nos informations environ 500.000€
- des téléspectateurs qui n’ont rien compris et qui se retrouvent lésés !
- des équipes (production, technique, antenne, journalistes, artistique, communication, encadrement…) investies dans leur travail et qui se retrouvent le bec dans l’eau !
- une réputation auprès des invités régionaux et des politiques locaux (de droite, comme de gauche) au plus bas ! Avec le Président socialiste de la région particulièrement remonté.
Une fois de plus la CGT est partie seule, entraînant vers le fond les salariés, dans un mouvement de grève tenant plus du coup de tête et de la démesure d’égo. Un mouvement étendu sur 72 h, sans doute pour faire oublier aux salariés de Lyon l’attitude de la CGT dans les instances nationale …

Le SNPCA-CGC rappelle aux militants de la CGT que nous ne sommes pas des fonctionnaires et que nos interlocuteurs, ceux qui mettent en place la restructuration ou qui dirigent l’entreprise France Télévisions s’appellent Patrick de Carolis, Patrice Duhamel ou encore Damien Cuier.

C’est donc bien à eux que l’expression syndicale doit s’adresser et non pas aux locataires de l’Elysée ou de Matignon.

Cette "position Patrick" de Carolis la revendique haut et fort, y compris dans les réunions avec les partenaires sociaux et c’est étrange, seule la CGT ne l’a pas entendue …

Du coup Patrick de Carolis ne se rendra pas à Lyon …

Soyons clair, il est des situations où le blocage du dispositif de production est nécessaire et les prétextes sont aujourd’hui nombreux : casse des conventions collectives, restructuration mal vécue par les salariés mais il doit être employé à bon escient !
Pour le 28 Janvier six organisations syndicales CGC, CFDT, SNJ, SUD, SRCTA et SITR soutiennent un préavis UNITAIRE de 24 heures basé sur les véritables préoccupations des salariés, à savoir le gel de la restructuration et pour la défense des acquis sociaux et professionnels.




mardi 19 janvier 2010

Démissions à France Télévisions de tous ceux qui ont donné l'ordre et entrepris au nom de l'Etat, le viol manifeste des principes de la République

Mais dans quelle République, France Télévisions croit-elle être ?

Au nom de l'Etat qui est propriétaire à 100% de France Télévisions, la première semaine de janvier 2010, Carolis a envoyé dans la station de RFO Wallis qui depuis le 20 octobre 2009, n’était plus gérée comme le serait n’importe quel établissement du territoire, une 3ème mission composée des 2 « HOAREAU » à savoir l’ancien directeur de Saint-Pierre et Miquelon et l’ancien DRH de France 2 après RFO , nouvellement propulsé « Directeur des Ressources Humaines Domaine Réseaux rattaché à la Direction Générale Adjointe des Ressources Humaines » .

Le 12 janvier 2010, ce dernier a fait signer sur place un protocole validant la reconduction intégrale des Conventions Collectives signées en 1995…Ce document n'a volontairement pas été daté (voir le dit document en bas de page)

Carolis imagine sûrement qu'un document signé la 2ème semaine de janvier 2010, non daté, pourrait légalement produire des effets rétroactifs 10 mois plus tôt ??!!

Et cela se ferait, redisons-le, au nom de l'Etat qui permettrait alors qu'on signât 10 mois après (le 12/01/10), un texte qui s'appliquerait 10 mois plus tôt( 8/03/09), tout simplement parce qu'il n'y aurait pas de date au bas dudit document?!

D'ailleurs si tel était le cas, cela voudrait dire que tous les CCE que France Télévisions a réunis depuis le 8 mars 2009 sont illégaux puisque :
AUCUN REPRÉSENTANT DE L'ÉTABLISSEMENT RFO WALLIS POURTANT CLAIREMENT IMPOSÉ PAR LA DDTE - N'Y A APRTICIPÉ ALORS QUE LES CONVENTIONS ÉTAIENT SOI-DISANT RECONDUITES A CETTE DATE.

Et que France Télévisions ne vienne surtout pas prétendre que ce document a été signé il y a bien longtemps, plusieurs syndicats de RFO Wallis réunis en intresyndicale ont écrit le 13 janvier 2010 à Augustin HOAREAU l'émissaire de Patrick de Carolis, un courrier qu'ils ont demandé d'annexer au protocole comme l'a fait la CGC le 12 janvier également.

Ce texte précise que "des négociations ont été entamées entre vous (A. Hoareau) et 90% du personnel de la station représentés par leurs délégués syndicaux et le collectif"....

QUID DES 10% RESTANT ??? ILS RESTENT SUR LE CARREAU ET FRANCE TÉLÉVISIONS NE NÉGOCIE PAS AVEC LUI !!!

Voici un extrait du texte:


.../....

Nous le disons ceci est illégal. Ni les pouvoirs publics que nous saisissons officillement, ni le Conseil d'Etat ne peuvent valider cet acte particulièrement invraisemblable.

L'Etat ne peut laisser une entreprise de Service Public comme France Télévisions qui se doit d'être exemplaire dans le respect des principes républicains et des lois, les transgresser à ce point. Ni le Chef de l'Etat, ni aucun membre du Gouvernement, ni aucun ministre, ni aucun sage du Conseil d'Etat, ni aucune juridiction ne validera juridiquement que l'on fasse signer un protocole non daté sous prétexte de produire des effets rétroactifs 10 mois plus tôt ??!!

Les conséquences à tirer sans délai de tels actes, c'est bien évidemment et sans équivoque, la démission en bloc de tous ceux ont permis, donné l'ordre ou encore se sont rendus coupables de ce viol manifeste de la loi.






samedi 16 janvier 2010

Courrier que la CGC demande à annexer au protocole d’accord sigé par france Télévisisosns reconduisant intégralement les Conventions Collectives de 95

Voici le courrier que la CGC demande à annexer au protocole d’accord sigé par France Télévisions reconduisant en intégralité les Conventions Collectives et leurs amendements signées en 1995.

"La CGC Wallis

à

Monsieur HOAREAU Augustin
Directeur des Ressources Humaines Domaine Réseaux
Direction Générale Adjointe Ressources Humaines


Monsieur, nous vous faisons part de nos réflexions, par rapport au protocole d’accord qui fait suite à des négociations entamées entre vous et certains personnels de la station de Wallis et Futuna. Le protocole d’accord qui en est ressorti reconduisant en intégralité les conventions collectives signées en 1995, et leurs amendements, suites aux diverses dénonciations, correspond à nos préconisations de toujours.

Nous vous signifions cependant que notre signature, n’est en aucun cas une approbation de la solution apportée par la direction générale, aux actes répréhensibles qui ont été commis depuis le 20 octobre 2009.
Nous estimons que la situation que nous avons connue depuis plus de deux mois, méritait que des leçons en soient tirées.
Nous refusons avec fermeté, de cautionner et de légaliser, l’autogestion pratiquée par une partie du personnel.

Nous regrettons que ce protocole d’accord ne reprenne en aucune façon nos doléances quant aux mesures à appliquer à l’encontre de ces actes. Il est d’ailleurs hors de question de tenter de présenter, ni légalement, ni juridiquement, ce protocole comme une « réponse » au fait que depuis près de 3 mois certains salariés de Wallis et Futuna aient décidé de diriger la station à leur guise sans mission réelle de Service Public, si ce n’est un service minimum d’information ! Si c’était là, la vison de France télévisions, ce serait la porte ouverte à tous les abus, à tous les chantages, à toutes les menaces et à toutes les dérives !

La population de Wallis et Futuna mérite mieux en 2010. C’est notre conviction profonde. Nous étions convaincus que le passage à France Télévisions entreprise « unique » insufflerait une nouvelle dynamique pour notre station, que nous pourrions enfin proposer à nos populations une nouvelle vision des médias.
En clair, nous souhaitions devenir un réel outil d’information, de débats, et d’échanges culturels surtout à l’approche de la TNT. Au lieu de cela nous avons droit à une manœuvre visant à « acheter la paix sociale ».

La prise par la force de l’outil de travail serait-elle le seul moyen de se faire entendre dans la nouvelle société ?
L’illégalité serait-elle le seul moyen d’exister aux yeux de France Télévisions ?

La CGC constate avec amertume qu’un «conflit sciemment orchestré», une manipulation qui visait à déstabiliser la direction pendant cette période cruciale de fusion, peut donc entraîner une forme de capitulation.... où la compétence des salariés d’un même établissement et le professionnalisme de salariés d’un même établissement, n’est finalement plus l’élément essentiel de son « développement ».

La réalité que vous laissez derrière vous, c’est une station toujours en autogestion qui va pouvoir continuer à se singulariser au sein de France Télévisions.

Nous vous demandons instamment d’annexer le présent courrier au présent protocole d’accord

Fait à Wallis le 12 Janvier 2010 "

Carolis a signé la reconduction intégrale des Conventions Collectives signées en 1995…

Carolis a signé la reconduction intégrale des Conventions Collectives signées en 1995…

Le SNPCA-CGC exige la reconduction immédiate de tous les textes conventionnels par extension et suivant le principe même, inscrit dans la Constitution Française, d’égalité républicaine pour tous.

Les lois et principes constitutionnelles de la République Française sont les mêmes sur tout le territoire français ; n’en déplaise à Patrick de Carolis.

La signature que France Télévisions vient d’apposer, ce 12 janvier 2010, sur un protocole établi dans l’établissement de Wallis et Futuna et reconduisant en intégralité les conventions collectives signées en 1995, engage non seulement le groupe mais est appelé à respecter un principe fondamental de notre République: l’interdiction d’une quelconque forme de discrimination entre les uns et les autres citoyens d'un même Etat.

Ce qui se fait à Lyon, Marseille, Lille, Rennes, Fort-de-France, Pointe-à-Pitre, Saint-Pierre et Miquelon, Wallis et Futuna, Toulouse, Nancy, Bordeaux, Paris et aux quatre coins de l’hexagone ou des territoires, ne peut en aucun cas violer ce sacro-saint principe républicain de non discrimination.

Carolis pensait peut-être que signer, pour Wallis et Futuna, ce 12 janvier 2010, la reconduction des conventions collectives signées en 1995, ne se saurait sûrement pas, ne se verrait peut-être pas vu l’éloignement géographique de la station !?

C’est raté.

C’était sans compter sur la mobilisation et la détermination de la CGC à ne pas laisser faire n’importe quoi avec cette incompréhensible « réorganisation » qui fait reculer de plusieurs dizaines d’années l’entreprise, en y créant contre toute logique, une armée mexicaine, démultipliant et « horizontalisant » les « strates dites décisionnaires ». Avec pour inévitable conséquence : finir de désorganiser encore un peu plus la télé publique.

Alors que depuis le 20 octobre 2009, cela faisait trois mois que la station de RFO Wallis n’était plus gérée comme le serait n’importe quel établissement dont l’Etat est propriétaire, Carolis a envoyé sur place après tout ce temps une 3ème mission.

Il faut préciser que les 2 premières n’y étaient, bien entendu pas, envoyées pour trouver une solution…non, il ne fallait pas risquer de fâcher les salariés locaux se revendiquant de l’UCSA-CGT juste avant le vote de l’organisation syndicale « validant » en CCE la mise en œuvre de la réorganisation voulue par Carolis.

Depuis donc ce 20 octobre 2009, date à laquelle certains salariés excités ont bloqué et empêché le directeur administratif d’accéder à son lieu de travail, puis le 19 novembre 2009 ont réservé le même sort au Rédacteur en chef et dans la foulée au Directeur Technique Chef de centre, prenant donc de force de l’antenne Radio et Télé afin d’y instaurer de fait une situation d’autogestion [voir le rapport de Gendarmerie transmis au Préfet, il est édifiant], France Télévisions laissait pourrir la situation…avec, bien sûr, impossibilité pour le directeur territorial d’engager la moindre procédure disciplinaire que ce soit.

Ce n’est donc que la 2ème semaine de janvier – Carolis avait eu son vote – que France télévisions a envoyé sur place, les 2 « HOAREAU » à savoir l’ancien directeur de Saint-Pierre et Miquelon et l’ancien DRH de France 2 après RFO , nouvellement propulsé « Directeur des Ressources Humaines Domaine Réseaux rattaché à la Direction Générale Adjointe des Ressources Humaines »

La CGC constate avec amertume qu’un «conflit sciemment orchestré», une manipulation qui visait à déstabiliser la direction pendant cette période cruciale de fusion, peuvent donc entraîner une forme de capitulation....
où la compétence des salariés d’un même établissement et le professionnalisme de salariés d’un même établissement, n’est finalement plus l’élément essentiel de son « développement »!

Alors qu’aucune revendication claire, sinon d’avoir la tête des salariés empêchés donc interdits de site par une poignée de contestataires, sur une pseudo pétition non signée et réalisée sur un papier en-tête de RFO, le 2ème « HOAREAU », Augustin de son prénom a signé au nom de France Télévisions (avec quelques uns au début...) ce fameux protocole reconduisant en intégralité les conventions collectives signées en 1995.

- La prise par la force de l’outil de travail serait-elle le seul moyen de se faire entendre dans la nouvelle société ?
- L’illégalité serait-elle le seul moyen d’exister aux yeux de France Télévisions ?
- La construction d’un «contentieux sciemment orchestré» n’aurait-elle comme seule issue que la capitulation ?

La situation que connaissait la station de RFO Wallis depuis près de trois mois, méritait que des leçons en soient tirées. Au lieu de cela et croyant « acheter la paix sociale », la direction de France Télévisions signe un protocole – dont force est de constater qu’elle le lie au contexte puisqu’elle le fait signer par l’un de ses 2 émissaires –qui finalement « cautionne » et «légalise » l’autogestion pratiquée par une partie du personnel interdisant à une autre partie son lieu de travail !

On peut même supposer que puisque c’est « la porte de sortie » qu’a trouvé France Télévisions, c’est donc toujours une station toujours en autogestion qui va pouvoir continuer à se singulariser au sein de France Télévisions !

La reconduction des Conventions Collectives quelles qu’elles soient avec leurs amendements et annexes, a toujours une priorité pour la CGC mais dans ces conditions, elle ne mérite aucune considération et surtout pas de fanfaronnade.

Le protocole d’accord qui reconduit donc en intégralité les Conventions Collectives signées en 1995, et leurs amendements, suites aux diverses dénonciations, a un mérite : il existe aujourd’hui mais surtout cet acte de reconduction des Conventions Collectives manifestée à Wallis doit s’étendre à tous.

Comment France Télévisions pourrait-il encore prétendre que tous les accords et conventions ont été mis en cause depuis la loi du 7 mars 2009 et qu’ils ne pourraient aller au-delà du 7 juin 2010 (12 mois + 3 de préavis !) après avoir signé la reconduction des Conventions à Wallis.

Wallis c’est la France; les principes républicains s’y appliquent. Ne pas vouloir reconnaître aux autres salariés des divers établissements de France Télévisions ce que l’on reconnait à ceux de Wallis, à savoir la reconduction des Conventions Collectives, ce serait violer la loi, discriminer les uns par rapport aux autres et bafouer la République.

P.S : La CGC de Wallis et Futuna qui indique que sa signature sur ce protocole «n’est en aucun cas une approbation de la solution apportée par la direction générale, aux actes répréhensibles qui ont été commis depuis le 20 octobre 2009 », a souhaité instamment que soit annexé au protocole du 12 janvier 2010, un courrier adressé à Augustin HOAREAU ès qualité et reprenant l’ensemble de cette analyse. (cliquez sur le lien pour voir le courrier)

vendredi 15 janvier 2010

La CGT à Lyon dépose un préavis isolé de 3 jours (20,21 et 22 janvier) qui pointe du doigt l'Etat....

Découvrez le tract du SNPCA-CGC intitulé "Le préavis ASSASSIN"

Des conséquences dramatiques pour un préavis déposé dans le cadre d’une journée générale de défense des fonctionnaires (fixée au 21 janvier). Un préavis déposé [à France Télévisions, ndlr] par la CGT pour une journée [le 21 janvier donc, ndlr] mais étendu par la section CGT de Lyon, pour d’obscures raisons, à 72h !

L’opération spéciale des 20 et 21 janvier qui devait servir de vitrine pour la station et qui comprenait des "journaux nationaux en direct de Lyon", des émissions phares de la chaine : "Questions pour un champion", "Ce soir ou jamais"… a donc été annulée !

Résultat de cette coquetterie syndicale locale :
- des milliers d’euros en locations et réservation partis en fumée !
- des téléspectateurs qui n’ont rien compris et qui se retrouvent lésés !
- des équipes (production, technique, antenne, journalistes, artistique, communication, encadrement…)investies dans leur travail et qui se retrouvent le bec dans l’eau !
- une réputation auprès des invités régionaux et des politiques locaux (de droite, comme de gauche) au plus bas !

Une fois de plus la CGT est partie seule, entraînant vers le fond les salariés, dans un mouvement de grève tenant plus du coup de tête et de la démesure d’égo. Un mouvement étendu sur 72 h, sans doute pour faire oublier aux salariés de Lyon l’attitude de la CGT dans les instances nationale …[rapellons que certaines des revendications portées sur le préavis qui appelle les salariés à se mobiliser et à perdre leur salaire, visent la réforme elle-même...vous savez celle dont la CGT a permis la mise en place ddès le 4 janvier en rendant un avis au CCE du 16 décembre 2009, ndlr]

Le SNPCA-CGC rappelle aux militants de la CGT que les salariés [de France Télévisions] ne sont pas des fonctionnaires et que ceux qui mettent en place la restructuration ou qui dirigent l’entreprise France Télévisions s’appellent Patrick de Carolis, Patrice Duhamel ou encore Damien Cuier.

C’est donc bien à eux que l’expression syndicale doit s’adresser et non pas aux locataires de l’Elysée ou de Matignon.

Cette position Patrick de Carolis [celle de "victime", celle par laquelle il se place en position de celui qui subit la réforme de l'Etat, ndlr] la revendique haut et fort, y compris dans les réunions avec lespartenaires sociaux et c’est étrange, seule la CGT ne l’a pas entendue …

C’est dommage de ne pas le comprendre. Du coup Patrick de Carolis ne se rendra plus à Lyon …

Soyons clair, il est des situations où le blocage du dispositif de production est nécessaire et les prétextes sont aujourd’hui nombreux : casse des conventions collectives, restructuration mal vécue par les salariés.... mais il doit être employé à bon escient !

Pour le 28 Janvier six organisations syndicales CGC, CFDT, SNJ, SUD, SRCTA et SITR soutiennent un préavis UNITAIRE de 24 heures basé sur les véritables préoccupations des salariés, à savoir le gel de la restructuration et pour la défense des acquis sociaux et professionnels.

Ne vous trompez pas de combat, rejoignez vous !

Lyon, le 15 janvier 2010

Préavis de grève générale à France Télévisions le 28 janvier 2010


Découvrez le texte du Préavis de grève générale déposé pour le jeudi 28 janvier 2010

Le 4 janvier 2010, la direction a décidé unilatéralement de mettre en œuvre sa restructuration. Faute d'informations concrètes et suffisantes, la confusion règne dans l'ensemble des établissements de France Télévisions.

Les salariés qui voient passer sur l'intranet des listes sans fin de nominations de directeurs, sont désemparés et ne connaissent toujours pas leur place, leur fonction, leurs conditions de travail et l'avenir de leur activité.

En parallèle, les négociations des accords collectifs sont bloquées par une direction qui détruit les garanties les plus essentielles et qui n'a toujours pas communiqué l'ensemble de ses propositions en particulier sur les rémunérations et les métiers.

L'harmonisation salariale annoncée par Patrick de Carolis a pris un très mauvais départ avec l'attribution de mesures disparités 2009. Des mesures incomprises, fondées sur une procédure imposée et aberrante, génératrices de nouvelles disparités.

C'est pourquoi la CFDT, le SNJ et le SNPCA-CGC, soutenus par SUD, SITR et UNSA-SRCTA, appellent l'ensemble des salariés de France télévisions à cesser le travail pour une durée de 24H, le jeudi 28 janvier 2010, jour de réunion du CCE, à partir de 0H00 pour exiger :

1) La transparence sur la restructuration : la communication immédiate du positionnement individuel et de l'activité de chaque salarié dans la nouvelle organisation.

2) Le maintien des garanties conventionnelles :
- sous la forme de deux textes distincts, pour les PTA et les journalistes
- la prorogation des conventions et accords d'entreprises en vigueur pendant le temps nécessaire à la conclusion d'accords préservant les garanties des salariés

3) L'harmonisation salariale pour tous : le règlement des disparités avant la fin du premier semestre 2010 par une méthode négociée, transparente et équitable.

Fait à Paris, le 15 janvier 2010

CFDT SNJ SNPCA-CGC