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jeudi 4 février 2010

A France Télé, on attend la nomination du Responsable du pôle développement de la Web TV arctique, chargée du programme audiovisuel des palmipèdes

Si vous aviez raté l’article intitulé : « La direction de la fiction de France Télévisions réorganisée » paru le 18 janvier (Source : Satellifax) sur le « réorganisation » de la fiction à France Télévisions, découvrez le texte ci-dessous.

Juste avant de vous plonger dans cette "réorganisation" notez quand même 2 nominations dont les définitions valent leur pesant d'or:

Anne Holmes: Responsable du pôle séries longues, chargée de la politique de "pilote de séries pouvant faire l’objet d’une production rapide d’épisodes supplémentaires en cas de succès "

Marie Dupuy d’Angeac: Responsable du pôle hors cases, chargée des "fictions société pouvant donner lieu à débat (4 à 6 par an) et des propositions atypiques (auteurs, genres, comédiens, formats) pouvant créer un événement d’antenne (2 ou 3 par an)".

Nous attendons incessamment, sous peu, la nomination du Responsable du pôle développement de la Web TV arctique, chargée du programme audiovisuel des palmipèdes locaux pouvant faire l’objet de l’implantation rapide d’une station RFO en cas de succès »

Voici donc le texte:

"Le 1er janvier, la réforme de France Télévisions qui a rassemblé les différentes chaînes du groupe en une société unique est entrée en vigueur. Celle-ci implique une réorganisation des directions de la fiction qui ne sont plus désormais organisées chaîne par chaîne.
Tout cela à peine plus de six mois avant la fin du mandat de Patrick de Carolis, et son remplacement par un nouveau Président du groupe France Télévision nommé par l’État, qui amènera forcément son lot de nouveaux changements...


Sous la Direction de Vincent Meslet, l’organisation repose désormais sur des “lignes éditoriales”.

Six responsables de pôles ont ainsi été nommés, leur mission est de coordonner « le travail éditorial des responsables de programmes, l’accueil des projets, le suivi des développements, la validation des choix artistiques, l’acceptation artistique », explique France Télévisions dans un document remis aux producteurs et cité par Satellifax. « Ils sont l’interlocuteur des antennes et participent aux réunions avec les antennes ».

La majorité d’entre eux ont également une fonction d’encadrement de responsables de programmes, ces derniers pouvant être en charge de plusieurs dossiers et donc intervenir dans plusieurs pôles. Chaque responsable de programmes « a la responsabilité de son secteur de compétence de la sélection du projet au suivi de la communication ». Il est « l’interlocuteur unique pour ce projet des producteurs, auteurs et réalisateurs, de la sélection à sa diffusion », indique le document.Les responsables de programmes, chargés d’informer de la ligne éditoriale des cases sur lesquelles ils travaillent, sont aussi « principalement » les interlocuteurs des producteurs pour la présentation de leurs projets. « Si les projets sont déposés auprès du directeur de la fiction ou du responsable du pôle première partie de soirée, ils seront répartis et étudiés par l’équipe des responsables de programmes de la soirée appropriée », explique le groupe.
La sélection des projets se fait lors de « réunion de textes (une par case) » et « répond à des objectifs éditoriaux et d’audience, explicites et précis », indique le document. Outre leur responsabilité éditoriale, les responsables de programmes ont également une « responsabilité économique » tant dans la « gestion équilibrée (des soirées concernées) » que dans leurs choix artistiques. Ils doivent définir les étapes de développement en fonction des sujets, France Télévisions précisant que cette phase se distingue de la phase de production « qui intègrera désormais l’écriture finale des scénarios ». Le groupe précise ainsi pour le prime qu’une fois les objectifs de développement atteints, « une étude conjointe entre les responsables de programmes, le responsable du pôle prime et le directeur de la fiction déterminera de la poursuite ou de l’arrêt du projet ».


Pour les projets retenus, le responsable de programme - qui communique l’accord - organise une « réunion pour valider avec le producteur et les auteurs, les objectifs éditoriaux, les objectifs économiques, le planning et les objectifs d’audience ». Il est également chargé de communiquer les refus, par téléphone ou par courrier, « dans la semaine qui suit la réunion de textes ».

Les responsables de programmes de l’unité fiction

Les responsables de programmes du pôle premières parties de soirée (unitaires, feuilletons, séries classiques), dirigé par Judith Louis :

- Histoires et lieux de pouvoirs contemporains :
Olivier Prieur (lieux de pouvoirs contemporains, passé colonial, histoire des Dom-tom),
François Hitter (années 68-2011),
Viviane Zingg (histoire romanesque)
et Paule Zajdermann (histoire antérieure à 1968).
- Polars contemporains : Carole Leberre (séries polars « classiques », feuilletons), France Camus (unitaires et séries polars « classiques »), Olivier Prieur (nouveaux territoires du suspens, soit l’espionnage, l’infiltration, le fantastique),

Christine Coutin (unitaires).

- Cultures : Jean-François Luccioni (grandes coproductions internationales et adaptations des classiques),
Fanny Rondeau (cultures et héros populaires, séries),
Paule Zajdermann (adaptations d’unitaires contemporains),
France Camus (patrimoine de genre comme les polars, le fantastique..., et séries).
- Contemporains :

Fanny Rondeau (séries et comédie sentimentale, familiale, burlesque...), Carole Leberre (séries et unitaires société, thrillers),
Viviane Zingg (unitaires drame, romanesque et feuilletons),
François Hitter (séries et unitaires société, comédies et genres comme le fantastique, l’uchronie (évocation imaginaire dans le temps, ndlr), l’anticipation...).

Le suivi logistique des projets (supervision des lecteurs, respect des délais) est assuré par la conseillère littéraire Elisabeth de Jerphanion et par Francine Burlereaux.

Pôle développement et international, dirigé par Sophie Gigon :
- Développement : Harold Valentin (offre de divertissement plutôt pour l’été, web TV).
- International : Jean-François Luccioni (patrimoine, cases histoires et cultures) et Caroline Pierce (polars et contemporains).


Pôle 26 minutes, dirigé par Thierry Sorel :
- Plus belle la vie : Christine Coutin et Caroline Ferrier, adjointe.
- Nouvelles générations : Sarah Valmont et Caroline Pierce.
- Soirées : François Hitter (comédies), Ségolène Cazenave (comédies) et Fanny Rondeau (cape et d’épée).


Pôle coordination avec les antennes, le marketing et des relations avec les professionnels, dirigé par Hélène Saillon : Yasmina Yahiaoui, chargée de missions sur la diversité.

Deux responsables de pôle n’ont pas de fonction d’encadrement mais sont dédiés à une « mission particulière dont l’importance implique une autonomie et un lien direct avec le directeur de la fiction », note France Télévisions.
Il s’agit d’Anne Holmes, responsable du pôle séries longues, chargée de la « politique de pilote de séries pouvant faire l’objet d’une production rapide d’épisodes supplémentaires en cas de succès ».
Par ailleurs, Marie Dupuy d’Angeac, responsable du pôle hors cases, est chargée des « fictions société pouvant donner lieu à débat » (4 à 6 par an) et des « propositions atypiques (auteurs, genres, comédiens, formats) pouvant créer un événement d’antenne (2 ou 3 par an) »."


Dans un post de spin-off.fr intitulé : "Le merdier de la fiction à France Télévisions" (que vous pourrez lire en cliquant sur le lien), le journaliste conclut cette liste de nominations par:

"En plus de ces grandes lignes, Vincent Meslet donne à la fiction de France Télévisions trois priorités : de la coproduction internationale, de la fiction politique et le développement des comédies en 26 ou en 52 minutes. Bref, c'est une drôle de façon de clarifier la fiction française. Bonne chance aux producteurs car c'est à eux que revient désormais le privilège d'avoir à déchiffrer ce foutoir. "

mercredi 3 février 2010

Carolis se moque de la "lettre ouverte" de Lagardère active et fait valider par le C.A. de France Télé la vente de la régie pub.

Carolis se moque de la "lettre ouverte" de Lagardère active (à lire en bas de post) et fait valider par le C.A. de France Télé la vente de la régie pub.


"Je serai naturellement très vigilant sur l’impact de la décision de Président de la République de supprimer la pub sur le service public en réorganisant en même temps l'entreprise, travail mené depuis deux ans en totale concertation avec l'actionnaire et que nous souhaitons amplifier, en particulier pour les collaborateurs de notre régie publicitaire, dont la pérennité de l’avenir professionnel au sein de notre groupe sera ma première préoccupation." voila ce qu'écrivait Carolis il y a environ 2 ans.

Les 300 salariés de la régie pub comprennent à présent ce que "préoccupation première" signifie dans la bouche de Carolis!

Les 300 salariés de la régie pub mais plus largement l'ensemble des salariés de France Télévisions, peuvent maintenant constater comment les assurances que donne Carolis sont suivies d'effet etappréhender pleienement ce que "pérennité de l’avenir professionnel au sein du groupe France Télévisions" veut dire!

Les 300 salariés de la régie pub mais plus largement l'ensemble des salariés de France Télévisions, ont pu aussi lire la lettre dede Lagardère active qui "souligne" le contexte et évoque le "risque " que la décision du Conseil d'Etat pourrait induire.

France Télévisions n'en a cure. Ce matin lors d'un conseil d'administration extraordinaire, France Télévisions a donc décidé "d'entrer en négociation exclusive pour la privatisation de sa régie France Télévisions Publicité avec Lov Financière et Publicis."

Sur 12 administrateurs, seuls les 2 représentants du personnel ont voté contre.

Dominique Wolton s'est abstenu après avoir proposé que la décision soit différée.

Carolis, président du C.A. n'en a pas tenu compte. Il s'est réfugié derrière le courrier qu'il avait récemment adressé aux «tutelles» en l'occurrence Christine Lagarde et François Fillon pour leur demander d'affirmer la nécessité de la vente de la régie.

Pour autant, il n'a pas estimé nécessaire d'attendre la réponse de l'État ( et encore moins la décision du Conseil d'Etat) pour enclencher cette discussion exclusive et prônant même qu'"elle serait absolument nécessaire pour prendre «des garanties» sur les éventuels conflits d'intérêt avec un acheteur" Stéphane Courbit, qui est également fournisseur de programmes pour les antennes de France Télévisions.

Pour le SNPCA-CGC "C'est le dépeçage de l'entreprise" auquel nous assistons et dans quelques semaines, chacun se rendra compte de l'inultilité de cette cession telle qu'elle est ficelée en fonction du changement de contexte.

mardi 2 février 2010

Viré le Rédacteur en Chef de Wallis…le motif : sans doute était-il un obstacle à la cogestion locale consacrée par France Télévisions !

Viré le Rédacteur en Chef de Wallis…le motif : sans doute était-il un obstacle à la cogestion locale consacrée par France Télévisions !

Début janvier 2010, France Télévisions envoie à la station de Walllis en « crise », où une partie du personnel était empêchée d’accéder à son lieu de travail donc, une troisième mission avec Monsieur Augustin HOAREAU l’ex DRH de France 2 et aussi ex DRH de RFO et son homonyme ex DRH de St Pierre et Miquelon.

Sans aucune revendication Monsieur Augustin HOAREAU va signer un protocole d’accord qui prorogeait les conventions collectives contre, notamment, un « retour à un fonctionnement normal » de la station. Par fonctionnement normal, il était logique de comprendre : un retour de l’encadrement aux postes respectifs occupés.

Monsieur Augustin HOAREAU avait bien précisé en signant le dit protocole qu’il n’était aucunement question d’évincer à nouveau Monsieur Patrick CAILLET. L’assurance, certes verbale, en avait été donnée devant témoins de sa bouche même. Il avait été également dit que le nouveau directeur régional parachuté sur place déciderait si oui ou non, il devait changer d’encadrement.

Cette décision de virer le Rédacteur en chef de Wallis aurait été prise lors des négociations qui ont eu lieu dernièrement du 9 au 13 janvier 2010 entre des représentants de France Télévisions et un certain nombre de personnes représentant le collectif « cogérant » la station. (rien pourtant à ce sujet d’ailleurs dans le fameux protocole d’accord ni durant toutes les tractations « officielles »qui ont eu lieu avec les organisations syndciales).

De retour sur Paris, celui qui a donné sa parole sur place, que des milliers de kilomètres sépare à présent de la station ultramarine, pense vraisemblablement pouvoir dire que les mots qu’il a prononcé là-bas auront été mal interprétés. Et France Télévisions d’indiquer que c’est la décision du nouveau directeur alors que celle-ci émane directement du siège et qu’elle n’est en réalité que concessions faite sur de soi-disant négociations.

Il faut donc d’ores et déjà « remercier » la nouvelle équipe chapeautée par Madame GIARD pour « la considération sincère réservée aux salariés qui se sont levés pour défendre les valeurs qu’ils croyaient être celles de l’entreprise et du bon sens » !!!

Une fois encore ce ne sont pas les valeurs républicaines qui prévalent avec une « paix sociale » troquée à coups de concessions plus ahurissantes les unes que les autres. L’éviction de Monsieur CAILLET de ses fonctions de Rédacteur en Chef à Wallis et Futuna, qui faut-il le rappeler n’a commis aucune faute, en est un exemple plus que malheureux.

Si c’est cela la nouvelle gestion à France Télévisions, il est clair qu’elle n’a rien de réjouissant ?!

La CGC exige la réintégration immédiate Monsieur CAILLET à ses fonctions qui n'a commis, il faut le redire, aucune faute.

La CGC tire à boulet rouge sur le PDG de Thales...la situation dénoncée est quasi similaire à celle de France Télé

La Tribune.fr publie un article intitulé: "La CGC tire à boulet rouge sur le PDG de Thales".

Thales l'entreprise dont le directeur général adjoint de France Télévisions René Maisonneuve est issu...Ce que la CGC (dont La Tribune.fr dit la CGC d'ordinaire modérée)vit sur place, la CGC France Télévisions le dénonce et le vit également.
Voici l'article de la CGC La Tribune.fr.

"Le syndicat des cadres a publié un tract incendiaire contre la direction de Thales. Il y dénonce une démotivation générale et critique durement le plan de réorganisation du PDG de Thales Luc Vigneron.

Ambiance, ambiance chez Thales. Même la CGC d'ordinaire modérée, tire à boulet rouge sur la direction du groupe d'électronique, en publiant un tract très critique vis-à-vis de la situation du groupe. Selon le syndicat des cadres, "les anciens n'y retrouvent plus l'excellence collective technique et industrielle qui les avaient stimulés et motivés durant des années. Les plus jeunes n'imaginent plus leur avenir dans ce groupe sans stratégie lisible".

Un constat qui pousse le personnel à la "démotivation". Cette dernière "gagne toutes les couches du personnel, de l'ouvrier aux cadres, y compris aux dirigeants, toutes les tranches d'âge, du plus jeune au plus vieux". Et la CGC s'inquiète sur les perspectives. "

Plus inquiétant, plus grave encore, la démotivation naissante s'étend pour la première fois, jusqu'aux cadres dirigeants. Il suffit de constater les départs précipités du jour au lendemain, et, pour d'autres, des responsabilités réduites au minimum". Dans ce contexte très noir, la CGC, estimant que le PDG "a décidé de brimer au travers de mesures vexatoires, comme les voitures de fonction, et ce sans réelles économies", pose un certain nombre de questions qui traduisent le désarroi des cadres: "Comme le laisse entendre la rumeur, compte-t-il trouver 1,3 milliard d'économies par la limitation des forfaits des téléphones portables, par la diminution de la participation de la direction au restaurant d'entreprise, par le rabais des subventions au CE, par une baisse des revenus variables obtenus au travers d'objectifs natteignables, par une politique salariale insignifiante, par des suppressions d'emploi, par des délocalisations?".

Et de conclure, "la direction souhaite-t-elle faire partir ses forces vives?".

La CGC est également vent debout contre le plan de réorganisation de Thales. "Force est de constater, fait-elle valoir, que le groupe semble être complètement désorganisé, nageant dans un flou et une confusion jamais connues à ce jour". Le syndicat critique "la logique dite pays", qui transfère certaines prérogatives des divisions vers les pays responsables du compte d'exploitation (pertes et profits). En clair, explique-t-elle, "ce projet ne nous semble pas abouti, et soulève beaucoup de questions auxquelles nos dirigeants ne sont pas en capacité de répondre". Et de se demander "quel est le projet de notre PDG pour le groupe: un management basé sur la peur et le stress qui risque de nous entraîner vers un syndrome à la France Télécom?"

Enfin dernières questions adressées à l'actionnaire industriel de
référence, Dassault Aviation et a l'Etat: "quelle feuille de route
l'Etat et le groupe Dassault ont-il données à notre président? Cash et dividende, ou avenir industriel: quelle est sa priorité?".

La CGC ouvre la porte au PDG Luc Vigneron qui doit être "convaincant s'il veut gagner l'adhésion des cadres et du groupe a son organisation, à son projet tant qu'il est encore temps". La balle est dans son camp."

latribune.fr


L'ensemble des errements que dénonce la CGC à Thales est un copié/collé de ce que dénonce la CGC à France Télévisions et que les salariés viennent de sanctionner à plus de 90% lors d'un référendum:
- "le projet de réorgansiation ne nous semble pas abouti, et soulève beaucoup de questions auxquelles nos dirigeants ne sont pas en capacité de répondre"
-"quel est le projet du PDG pour le groupe: un management basé sur la peur et le stress qui risque de nous entraîner vers un syndrome à la France Télécom?"
- "la démotivation est générale et les critiques se portent durement sur le plan de réorganisation du PDG.
- "les anciens n'y retrouvent plus l'excellence collective technique et industrielle qui les avaient stimulés et motivés durant des années. Les plus jeunes n'imaginent plus leur avenir dans ce groupe sans stratégie lisible".
- la "démotivation". Cette dernière "gagne toutes les couches du personnel, de l'ouvrier aux cadres, y compris aux dirigeants, toutes les tranches d'âge, du plus jeune au plus vieux"
- la démotivation naissante s'étend pour la première fois, jusqu'aux cadres dirigeants. Il suffit de constater les départs précipités du jour au lendemain, et, pour d'autres, des responsabilités réduites au minimum".
- "l'entreprise a décidé de brimer au travers de mesures vexatoires et ce sans réelles économies", qui pose un certain nombre de questions qui traduisent le désarroi des cadres"
- "Force est de constater, fait-elle valoir, que le groupe semble être complètement désorganisé, nageant dans un flou et une confusion jamais connue à ce jour"
"quelle feuille de route l'Etat a-t-il donné au PDG?"

Bien sûr la CGC France Télévisions est totalement solidaire de la CGC Thales pour vivre au quotidien le même "souk".



lundi 1 février 2010

Quatre syndicats réunis contre la cession de FTP par Carolis

Quatre syndicats réunis contre la cession de France Télévisiosn Publicité (*) par Carolis

La CFDT, le SNJ, la CGC et Sud ont publié vendredi un communiqué commun s'opposant à la cession de France Télévisions Publicité qui selon le quotidine "La Tribune" devrait échoir au producteur Stéphane Courbit, président de la Financière Lov, associé à Publicis.

Mercredi le Conseil d'Administration de France Télévisions se réunit normalement pour en décider!

La CFDT, le SNJ, la CGC et Sud estiment que « si le Conseil d'Etat suit les recommandations de son rapporteur, il censurera cette décision inique [la suppression de la publicité, décision du conseil d'administration de France Télévisions le 16 décembre 2008, à la demande de la ministre de la Culture Christine Albanel] dans les prochains jours ».

Ils rappellent également que la Commission européenne juge la taxe imposée aux entreprises des télécoms pour financer l'audiovisuel public comme « une charge administrative incompatible avec le droit européen » (nos informations de vendredi).

Ils demandent à la direction de France Télévisions « de renoncer à brader France Télévisions Publicité au privé et à nos tutelles de garantir, dès aujourd'hui, un financement pérenne pour toutes les missions du service public ».

(*)La régie FTP commercialise les espaces publicitaires et le parrainage des chaînes de l'audiovisuel public et d'un portefeuille de médias hors France Télévisions (Discovery Channel, FoxLife, EuroNews, TV5Monde, sites internet fixes et mobile, dont ceux des chaînes de Radio France, etc.).

vendredi 29 janvier 2010

TAXE TELECOMS / France Télévisions: Bruxelles ouvre une procédure d'infraction contre la France

Voyez l'article de Satellifax intitulé : "TAXE TELECOMS / France Télévisions: Bruxelles ouvre une procédure d'infraction contre la France"

Satellifast / résumé : Cinq mois après l'ouverture d'une enquête approfondie sur le nouveau financement de France Télévisions, la Commission européenne a ouvert hier une procédure d'infraction contre la France sur la taxe télécoms instaurée en compensation de la suppression de la publicité sur les écrans publics. Elle estime qu'elle « constitue en réalité une charge administrative incompatible avec le droit européen ». Le gouvernement a deux mois pour répondre à la lettre de mise en demeure. Une procédure qui peut aller jusqu'à la Cour de justice européenne.

La Commission européenne a ouvert hier une procédure d'infraction contre la France suite à la mise en place de la taxe de 0,9 % due par les opérateurs de communications électroniques en compensation de la suppression progressive de la publicité sur France Télévisions.
Elle estime qu'« une telle taxe constitue en réalité une charge administrative incompatible avec le droit européen ».
La lettre de mise en demeure a été envoyée hier au gouvernement qui a deux mois pour y répondre. En l'absence de réponses ou en cas de réponses insatisfaisantes, la Commission peut émettre un avis motivé et, « si la France ne respecte toujours pas les obligations que lui impose la législation communautaire », porter l'affaire devant la Cour de justice européenne.

« Non seulement cette nouvelle taxation des opérateurs ne semble pas compatible avec les règles européennes, mais elle vient frapper un secteur qui est aujourd'hui un des principaux moteurs de la croissance économique », a jugé Viviane Reding, la commissaire en charge de la Société de l'information, dans un communiqué. « De plus, le risque est grand que la taxe soit répercutée sur les clients, alors que nous cherchons précisément à faire baisser la facture des consommateurs », a-t-elle ajouté, rappelant avoir exprimé ses « doutes à plusieurs reprises » sur cette taxe.

La taxe télécoms, instituée par la loi du 5 mars 2009, est imposée depuis mars sur les services (hors télévision, radios et services de médias audiovisuels à la demande) fournis par les opérateurs ayant fait l'objet d'une déclaration préalable auprès de l'Arcep. Ses revenus, même s'ils sont affectés au budget général de l'Etat, font partie du nouveau modèle économique de France Télévisions, au même titre que la taxe sur les recettes publicitaires des chaînes. La taxe télécoms devrait rapporter de 300-350 M€ selon la Fédération française des opérateurs des télécoms (FFT) à 400 M€ selon la Commission, citant le Trésor public.

Une taxe « ne peut couvrir que certains coûts »

La contestation de cette taxe par le secteur télécoms s'est concrétisée en novembre 2009 par la voie de la FFT qui a saisi la Commission européenne (nos informations du 19 novembre 2009). La Fédération, qui faisait notamment référence à une directive européenne dressant une liste d'activités pouvant justifier l'instauration d'une taxe, se voit d'ailleurs confortée dans l'un de ses arguments. « Selon les règles européennes, une charge administrative liée à une telle autorisation ne peut couvrir que certains coûts spécifiés dans les textes européens, et essentiellement liés au régime d'autorisation ou aux travaux de réglementation », considère Bruxelles dans son communiqué.

« On attend de recevoir les griefs et on y répondra en continuant à expliquer pourquoi, de notre point de vue, elle est recevable », nous a indiqué Mathieu Gallet, directeur adjoint du cabinet de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication.

Yves Le Mouël, directeur général de la FFT, se déclare lui « satisfait » de cette décision mais reste « attentif » : « Nous ne sommes qu'au début de la procédure », nous a-t-il indiqué. Pour la Fédération, la taxe vient « amputer la capacité d'investissement » des opérateurs à hauteur de « plus de 6 % » et va « à l'encontre » de la politique consistant à vouloir « déployer le plus vite possible internet pour tous, le haut débit voire le très haut débit ». « Laissez-nous faire notre business et l'Etat verra que la dynamique de services sera bien plus efficace qu'une taxe pour financer telle ou telle activité déficitaire » avec « des recettes fiscales bien plus importantes que les 300 M€ pour l'audiovisuel public », a-t-il considéré. Si la procédure devait aller à son terme, devant la Cour de justice, et que la France était déboutée, « la législation devra être modifiée » et la totalité des sommes perçues au titre de cette taxe « remboursée » aux opérateurs, a aussi précisé Yves Le Mouël.

Une jurisprudence pour l'audiovisuel public européen ?

Cette mise en demeure intervient cinq mois après l'ouverture par la Commission européenne d'une enquête approfondie sur le nouveau mécanisme pluriannuel de financement de France Télévisions (nos informations du 2 septembre). Elle indiquait s'interroger sur sa conformité, émettant deux « doutes » sur, d'une part, d'éventuelles affectations des deux taxes créées par la loi du 5 mars et, de l'autre, une surcompensation des coûts de service public à l'horizon 2011-2012.

Ces deux procédures ont d'autant plus d'importance qu'elles pourraient former une sorte de jurisprudence pour le financement des groupes publics audiovisuels européens. Car, depuis l'adoption du nouveau modèle économique de France Télévisions, l'Espagne a suivi le même chemin : suppression totale de la publicité sur les chaînes de la RTVE à partir du 1er janvier 2010 compensée par la création de taxes (sur les diffuseurs et les opérateurs télécoms) et, en l'absence de redevance, l'attribution de la majeure partie de la taxe existante sur l'utilisation du spectre radioélectrique. La Commission a d'ailleurs fait preuve de constance : en décembre, elle ouvrait une enquête approfondie sur le mécanisme mis en place par le gouvernement espagnol (nos informations du 3 décembre)."


© Satellifax

NON MASSIF À LA DIRECTION DE FRANCE TÉLÉVISIONS

Nous vous invitons à lire le communiqué commun (CFDT, SNJ, CGC, SUD, SITR, SRCTA)de ce 29 janvier 2010 intitulé: "NON MASSIF À LA DIRECTION"

C’est un succès ! Le mouvement de grève du 28 janvier, lancé par 6 organisations
syndicales (CFDT, SNJ, CGC, SUD, SITR, SRCTA) a fortement perturbé les antennes de
France Télévisions. Sur le terrain, vous vous êtes mobilisés en masse, et même audelà
des sensibilités syndicales.

Une mobilisation qui montre votre profond désarroi.


Décidément les faits sont têtus, vous n’adhérez pas à la réorganisation sauvage de
l’entreprise unique et encore moins à la remise en cause des conventions
collectives.

Le référendum le confirme sans ambiguïté.

Vous êtes déjà plus de 2000 à avoir voté *: à la quasi unanimité, vous n’êtes pas
suffisamment informés sur votre situation professionnelle dans le nouveau
dispositif et vous refusez de perdre vos acquis sociaux.


La direction, elle, n’en a cure. Au comité central d’entreprise du 28 janvier, le PDG a feint d’ignorer l’ampleur de la mobilisation et s’est montré très irrité par le référendum et par son résultat. En effet, les salariés lui ont clairement signifié qu’ils ne voulaient ni du rouleau compresseur de l’entreprise unique ni de la grande braderie des conventions collectives.

Les organisations syndicales signataires de la grève du 28 janvier mettent en garde la direction contre la tentation du mépris. Les salariés ont démontré qu’ils étaient unis contre elle. Après la grève du 21 janvier, et plus encore celle du 28, la direction ne peux plus miser sur le « diviser pour mieux régner ».

Télé sans pub selon Libé....

Nous vous invitons à lire ci-dessous un extrait de l'article paru dans Libération du 28 janvier 2010.

"Télé sans pub : la hâte de Sarkozy au court-bouillon
Par RAPHAËL GARRIGOS, ISABELLE ROBERTS Libération

Service public . La suppression de la réclame avant même l’examen de la loi avait choqué les sénateurs qui ont saisi le Conseil d’Etat. Il devrait leur donner raison.

La suppression de la pub sur France Télévisions est-elle en passe de rejoindre la taxe carbone au palmarès déjà lourd du «Caramba, encore raté» de Nicolas Sarkozy ? S’il y a peu de chances de voir refleurir la réclame après 20 heures sur le service public, le président de la République est en passe de se voir infliger une sacré volée de bois vert juridique. Et ce, s’il vous plaît, par le Conseil d’Etat : on ne s’assoit pas impunément sur le Parlement, vous nous le copierez cent fois.

Bulldozer. L’affaire remonte à décembre 2008. La loi sur l’audiovisuel entérinant la suppression de la pub, exigée par Nicolas Sarkozy, traîne à l’Assemblée nationale et n’est pas près d’arriver au Sénat. C’est que l’opposition se refait la cerise en multipliant les interventions. Mais il y a urgence : le 5 janvier 2009 dès 20 heures, il ne devra plus y avoir de réclame sur France Télévisions. C’est Sarkozy qui l’a dit, et ce que Président veut… Le recours au 49-3 est envisagé, puis rejeté : un peu trop bulldozer. A l’Elysée, on pense à un décret. Là, c’est le président du Sénat, Gérard Larcher, qui prend vapeur : décréter la fin de la pub alors même que la loi n’est pas encore passée au palais du Luxembourg, pas classe. Du coup, le gouvernement a une idée sacrément plus élégante : Patrick de Carolis. C’est le président de France Télévisions qui va lui-même supprimer la pub lors d’un conseil d’administration. Ce même Carolis qui a appris en regardant Sarkozy à la télé la suppression de la pub. Après tout, il n’en est pas à une humiliation près… Aussitôt dit, aussitôt fait : Christine Albanel, alors ministre de la Culture et de la Communication, envoie une lettre au président de France Télévisions lui demandant d’anticiper la loi. Il obtempère.

Dire si le 7 janvier, quand la loi revient devant la Chambre Haute, les sénateurs l’ont saumâtre. Les voilà obligés de débattre une loi dont l’objet - la suppression de la pub - est déjà effectif depuis deux jours. Très remonté, le sénateur communiste Jack Ralite dénonce une «incivilité du pouvoir, une pratique gouvernementale délinquante». Son groupe, allié aux sénateurs du Parti de gauche, dépose un recours devant le Conseil d’Etat. La loi sur l’audiovisuel, elle, est promulguée en mars 2009.

Un an après, le Conseil d’Etat a tenu audience sur le fond et entendu, lundi dernier, les conclusions du rapporteur public chargé de dire la loi. Et c’est violent. Il parle d’«ingérence» des pouvoirs publics, dénonce «la piètre gestion d’un dossier sensible mettant en cause l’avenir du service public de l’audiovisuel», parle de «mauvaise gouvernance». Enfin, concluant que la demande des sénateurs est «imparable», il demande que les décisions de la ministre de la Culture et du conseil d’administration de France Télévisions soient annulées. Pas sûr que la décision du Conseil d’Etat, attendue d’ici à trois semaines, soit à l’identique, mais il suit en général l’avis du rapporteur.

Pour autant, l’annulation n’entraînera pas la suspension de la suppression de la pub car la loi est passée par là. Mais c’est un sérieux rappel à l’ordre à l’endroit de Nicolas Sarkozy. En langage de Jack Ralite : «C’est un pavé dans la mare du foutoir autoritaire.» L’avocat des sénateurs, Carlo Santulli, estime quant à lui l’affaire «sans précédent dans la Ve République, c’est la première fois qu’on met en place une loi avant qu’elle soit votée».
Régie.
A France Télévisions, les syndicats sont ébahis. Carole Petit, du SNJ, soupire : «C’est un camouflet pour le fait du prince, mais y en a marre d’avoir raison après coup.»...."


Au SNPCA-CGC nous ne pouvons qu'avoir les mêmes interrogations. Et dire qu'il y a encore 2 jours nous éditions un nouveau post posant clairement la question sur la vente par Carolis de la régie publicitaire.(ndlr)

FTV : 93,4 % des salariés ne s'estiment pas assez informés selon un sondage mené par six syndicats (Satellifax 29 janvier 2010)

Les résultats du sondage organisé via un site dédié par la CFDT, le SNJ, le SNPCA-CGC, Sud Télévision, le SRCTA Unsa et le SITR auprès des salariés de France Télévisions sur la réforme du groupe ont été présentés hier en assemblée générale, nous a indiqué Jean-Jacques Cordival, secrétaire général du SNPCA-CGC.

A la question « Estimez vous avoir été suffisamment informé(e) sur votre place, votre fonction et vos conditions de travail dans la nouvelle organisation ? », 93,4 % des votants (1 990 personnes) ont répondu « non ».

A la seconde question « Souhaitez-vous le maintien
des garanties des textes conventionnels P.T.A. et journaliste ainsi que de vos accords d'entreprise ? », 95,9 % (2 041 personnes) ont répondu « oui ».

Au global, sur les dix jours qu'a duré le vote (18 au 27 janvier), 2 257 votes (soit 24,5 % du personnel) ont été effectués dont 2 129 votes exprimés, a-t-il ajouté. Rappelons que les six syndicats avaient été mandatés par les salariés présents à l'assemblée générale du 4 janvier (nos informations du 5 janvier). « Les résultats du référendum sont parlants : personne ne comprend rien (à la réorganisation) », considère Jean-Jacques Cordival, qui garantit la viabilité du site de vote, tant dans le « respect de l'anonymat » des votants (le vote s'est effectué via les adresses mail en francetv.fr des salariés) que dans sa « sécurisation ».

Le syndicaliste a par ailleurs indiqué que tous les salariés n'ont pas encore reçu leur « lettre » qui doit les informer de leur poste et de leur place dans la nouvelle structure. Selon la direction du groupe, « plus de 80 % des lettres » ont été remises à ce jour. Elle fait valoir que ces lettres sont remises « de la main (du manager) à la main (du salarié concerné) avec, si nécessaire, du temps passé avec le salarié », nous a-t-on indiqué.

S'appuyant sur les résultats du sondage, les syndicats ont demandé à la direction, dans le cadre d'une déclaration préalable au CCE d'hier, des « organigrammes nominatifs précisant pour chaque poste le contenu des activités ainsi que les liens fonctionnels et hiérarchiques avant et après restructuration ». « Il y a eu un manque de lisibilité, une volonté de ne pas communiquer au plus près », a dénoncé Didier Givodan du SNJ. Les six syndicats veulent par ailleurs demander aux pouvoirs publics - « le président de la République et les tutelles » - de « tirer les conséquences de ce sondage », a déclaré Jean-Jacques Cordival.

La CFDT, le SNJ, le SNPCA-CGC, Sud Télévision, le SRCTA Unsa et le SITR s'inquiètent également de la « souffrance » ressentie par certains salariés dans le cadre du bouleversement de l'entreprise. Ils envisagent ainsi de concevoir un nouveau sondage d'une « dizaine de questions, plus précises, avec des implémentations de 1 à 10 », qui aborderaient notamment ce sujet, nous a aussi expliqué Jean-Jacques Cordival. « On va vraisemblablement se rapprocher d'un expert qui avait travaillé pour le CHSCT qui est en train de développer un rapport sur la souffrance au travail et on s'inspirera largement des questions du sondage France Télécom », a-t-il ajouté.

jeudi 28 janvier 2010

Carolis balaie d’un revers de main le référendum…

Carolis balaie d’un revers de main le référendum…et Patrick Poivre d’Arvor laisse entendre que proposition lui a été faite de prendre la présidence de France Télévisions !!!

Jeudi 28 janvier 2010, jour symbolique du CCE grève générale à France Télévisions. Six syndicats, le SNPCA-CGC, la CFDT, le SNJ, Sud, le SRCTA UNSA et le SITR qui appelaient à la grève, rendaient public les résultats du référendum qu’ils avaient organisé à partir du 17 janvier après midi.

Alors que les élus SNPCA-CGC, CFDT, SNJ et Sud s’apprêtaient à lire un texte en CCE pour justifier de leur départ et exiger le report de l’instance - un CCE ne se réunit pas un jour de grève générale – c’est Carolis lui-même qui a abordé les résultats du référendum; en déclarant qu’il ne les reconnaissait pas, en gros qu’il s’asseyait dessus….son argument bidon : "il n’y aurait qu’un quart des personnels à s’être exprimé."

Carolis ne doit pas bien comprendre ce que référendum veut dire. Le référendum a été notifié par mail aux 11.000 salariés du groupe (l’ensemble des adresses mails que la direction utilise pour sa propagande interne), l’affichage a été massif et l’adresse du site apparaissait même sur « Google.fr ». Tout un chacun pouvait donc voter…le site était pendant 10 jours ouvert à tous.

Quant aux résultats sans appel, parce que Carolis considère qu’ils n’émaneraient que d’un quart des salariés (¾ ne s’étant pas exprimés), ils ne représenteraient rien !

Carolis doit sûrement oublier que les sondages sont représentatifs à partir d’un panel de 1.000 sondés.

Comment Carolis pourrait-il dénier les résultats du référendum alors qu’il a validé le sondage basé sur un millier de panélistes qu’il avait, voila quelques semaines, commandé à TNS Sofres sur la satisfaction des téléspectateurs à son sujet ?

Comme l’écrit le journal « Libération » : « Et vous, vous en pensez quoi, de Patrick de Carolis ? Rien ? Eh bien, vous n’êtes pas représentatif de la population qui, à en croire un sondage TNS Sofres a, dans son écrasante majorité (94 % !) une bonne opinion du président de France Télévisions »

Selon donc les élucubrations de Carolis, le référendum en faveur d'une collectivité unique, qui fusionnera département et région qui vient d’avoir lieu en Guyane et en Martinique où seulement 27,44% des inscrits en Guyane se sont déplacés et 35,78% en Martinique se sont prononcés, leurs votes ne seraient pas valables vu le faible taux de participation tout comme le référendum à France Télé !!!

Dans le cadre d’un pourcentage quasiment similaire, ¼ des sondés en Guyanne, leurs votes ne seraient pas valables parce que ¾ des autres n’aurait pas voté. Voila une conception bien particulière de la démocratie que développe Carolis!

Et donc puisque seulement 1/4 des votants à la question n°1 :"Estimez-vous avoir été suffisamment informé(e) sur votre place, votre fonction et vos conditions de travail dans la nouvelle organisation ?" où 93,3 % des votants répondaient "Non" et à la question n°2 :"Souhaitez-vous le maintien des garanties de vos textes conventionnels P.T.A. et Journalistes ainsi que de vos accords d’entreprise ?",95,9 % des votants répondait "Oui", Carolis décrète donc que ce référendum n’a aucune valeur….Autrement dit, il méprise et vomit les salariés qui se sont exprimés!

Comment pourrait-il en être autrement ? Carolis a tellement raconté à qui voulait l’entendre et notamment aux diverses interviews des journalistes de Presse, que « les salariés souhaitaient cette réforme voire mieux, l’attendaient »….qu’après un tel désaveu avec près de 95% de réponses contre sa réorganisation, il ne peut que contester ces chiffres.

Carolis ne recueille plus finalement que 5 à 7% des salariés prêts à le suivre et à le soutenir. C’est une véritable défiance qu’ont signifiée les personnels par ce référendum en affirmant haut et fort, ne rien comprendre à sa pseudo réforme et ne vouloir ni de sa réorganisation, ni des conséquences sociales et organisationnelles qu’il voudrait imposer.

Ce serait donc Patrick Poivre d’Arvor qui pourrait succéder à Patrick de Carolis lors de la nomination, à présent constitutionnelle, faite par le Président de la République du nouveau patron de France Télévisions.
C’est donc Télé 7 Jours dont les journalistes se sont entretenus avec Patrick Poivre d’Arvor, reconverti présentateur de magazine littéraire et animateur des cérémonies avec les Globes de Cristal sur Virgin 17 , qui l’écrivent : « Patrick Poivre d’Arvor, confirme avoir été contacté pour le poste et laisse planer le doute sur son engagement » !
L’intéressé de préciser pourtant comme Denis de Olivennes le faisait alors en « ON », il y a u mois environ au journal « Capital »: "Je ne suis pas candidat, même si ce serait un beau challenge (…) Attendons donc les échéances."

Le Président de la République va annoncer dans les semaines qui viennent, le nom du professionnel qu’il nommera à la tête de France Télévisions pour les 5 ans à venir. Le Président de la République devrait faire cette annonce, au plus tard en avril, 2 mois avant juillet 2010.

A la lecture des résultats du référendum, pourquoi le Président de la République, devrait-il attendre avril ?